A.H.C.S

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  • Dans la série « relai »

    Un message de Mussie Zerai

    Les migrants et réfugiés africains à la merci de la violence des militaires libyens

    Des milliers de réfugiés subsahariens sont gardés en captivité, à la merci de militaires violents, qui les maltraitent et abusent des femmes. Ce matin, une femme enceinte de quatre mois, son mari et d’autres réfugiés, ont été transférés du centre d’accueil du Croissant-Rouge à Benghazi vers la petite prison d’Ala Lamayr, puis neuf d’entre eux, dont la femme enceinte, transférés au centre de détention de Tuweshia, où ils ont été battus. La femme a perdu beaucoup de sang et avorté.

    Dans la prison de Ganfuda à Benghazi, des centaines de réfugiés survivent dans des conditions très précaires, sans toilettes, ni médicaments, maintenus dans l’obscurité pendant des semaines.

    Au centre de détention Shurman, il y a des migrants qui ont besoin de soins médicaux, et nous savons que trois personnes sont dans un état grave et ne reçoivent aucun traitement.

    Tous ces migrants fuient les guerres et la famine, ils n’ont commis aucun crime sur le territoire libyen, et ont absolument besoin d’une protection internationale.

    Fr. Mussie Zerai
    Chairman of Habeshia Agency
    Cooperation for Development
    E-mail : agenzia_habeshia@yahoo.it
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  • Dans la série « relai »

    76 Erythréens risquent d’être expulsés de Libye vers leur pays d’origine

    Un groupe de 76 Erythréens ont été intercepté en mer par ce qui semble être un bateau d’une patrouille jointe italienne et libyenne. Leur bateau, le Napolyo 25 a été renvoyé vers Tripoli le 29 juin 2012. Les demandeurs d’asile ont été confiés à des soldats libyens et transféré dans un centre de détention dont la construction n’est pas encore terminée. Le groupe comprend des femmes et des enfants dont le plus jeune a deux ans. Ces demandeurs d’asile risquent d’être expulsés en direction de leur pays d’origine. Nous demandons de l’aide pour empêcher ces déportations et nous en profitons pour dénoncer les violations permanentes du droit des migrants et des demandeurs d’asile dans toute la région méditerranée. Nous demandons aux autorités italiennes et libyenne, dans le cadre de leur accord bilatéral, de renoncer à leur expulsion dans leur pays d’origine pour ne pas mettre leur vie en danger, et de confier la responsabilité de ces demandeurs d’asile au HCR a Tripoli.

    Fr. Mussie Zerai
    Chairman of Habeshia Agency
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  • Rubrique « relai »

    Israël Migrants Réfugiés Violence

    Message de Mussie Zerai de l’Agenzia Habeshia per la Cooperazione allo Sviluppo
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    Une loi israélienne considère les migrants et demandeurs d’asile comme des « infiltrés », et a priori comme une population hostile. Nous sommes très préoccupés par les récentes violences et attaques contre les migrants à Tel-Aviv. Les migrants venant du Soudan, d’Ethiopie et d’Erythrée sont aussi violentés, rançonnés par des trafiquants dans le désert du Sinaï et à la frontière entre l’Egypte et Israël. Les meurtres d’au moins 33 migrants ont été documentés depuis 2007.

    le Premier ministre Netanyahu, a déclaré que les « infiltrés menacent la sécurité et l’identité de l’Etat juif : 99 % des clandestins sont des migrants économiques qui recherchent du travail, et par conséquent, ce ne sont pas des réfugiés ». Ce que dit Netanyahu est contradictoire avec les statistiques européennes où 99% des réfugiés érythréens et soudanais sont reconnus comme réfugiés. C’est essentiellement pour cette raison qu’Israël poursuit la construction d’un mur le long de la frontière avec l’Egypte, et construit un immense centre de détention dans le désert du Néguev, lequel pourrait accueillir jusqu’à 10 000 personnes.

    Au mois de janvier 2012, la Knesset a approuvé un amendement à la loi sur l’immigration, lequel qui autorise la détention pour une période maximale de trois ans pour toute personne qui se trouve en Israël sans permis de séjour.

    Les migrants et demandeurs d’asile ne peuvent espérer qu’être rapatriés dans leur pays d’origine, même si c’est dangereux pour eux. L’accès aux instances où ils pourraient déposer une demande d’asile est très difficile.

    Le ministre de l’Intérieur, Eli Yishai, a déclaré : « pourquoi Israël devrait leur donner des emplois ? Ça leur permettrait de s’installer ici et d’avoir des enfants, et cela ne ferait qu’en attirer des centaines de milliers d’autres. Le rêve sioniste est en train de mourir ».

    Même les États-Unis ont reconnu qu’Israël nie les droits fondamentaux des migrants africains en ne reconnaissant pas le statut de réfugié et les privant ainsi de l’accès aux services de base tels que l’aide et la santé. Sur 4603 demandes d’asile déposées en 2011, une seul a été approuvée… 3692 ont été rejetées, les autres sont toujours en cours.

    Environ 60 000 immigrants sont arrivés en Israël au cours de ces dernières années, beaucoup se sont regroupés dans la banlieue sud de Tel-Aviv, précisément là où ont eu lieu les attaques les plus violentes. Ceux qui ne trouvent pas de logement dorment sur les pelouses. Dans ce quartier, chaque jour, des centaines de migrants attendent d’être recrutés pour des emplois de quelques jours et souvent payés en dessous du minimum légal. chaque jour, seulement quelques uns ont la chance d’être pris. A partir de 22 :30, les pelouses et les jardins se remplissent de gens qui dorment où ils peuvent, y compris sous les toboggans et les jeux pour enfants.

    Dans les manifestations, on a entendu des slogans tels que « les noirs dehors ! » Le premier ministre Netanyahu dit à qui veut l’entendre que les migrants menacent l’identité d’Israël. Il soutient sans faille le processus d’exclusion, avec pour effet direct chants racistes et cocktails Molotov. Il prétend aussi qu’il n’y a pas – en Israël – de politique d’immigration. Il semble pourtant clairement qu’il y en ait une : l’intolérance.


  • Dans la série « relai »

    L’armée soudanaise aurait massacré vingt réfugiés subsahariens

    Message de Mussie Zerai
    Presidente dell’Agenzia Habeshia per la Cooperazione allo Sviluppo
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    21st May 2012

    In the morning, at Scegarab refugee camp in Sudan, according to the testimonies we collected up to now, there was grave violation of the rights of refugees and « a massacre » of refugees who were demanding more protection against traffickers who seize persons to « sell » them in the Sinai.

    Around 300 refugees were demonstrating close to the offices of UNHCR, asking for more protection. Witnesses said that police attempts to disperse the group. Refugees opposed resistance : in response, the Sudanese military fired tear gas and live ammunition, killing twenty people, injuring seriously many others.

    There is some indication of cooperation between the police in the Sudanese refugee camp, and the traffickers who come to seize people.