Le Monolecte

http://blog.monolecte.fr

  • Partis sans laisser d’adresse
    http://blog.monolecte.fr/post/2013/05/09/Partis-sans-laisser-d-adresse

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    Il m’a fallu plusieurs semaines, entre autres activités, pour finir de nettoyer mes flux RSS. En fait, tout cela, c’est de la faute à Google. Un peu comme, il y a 10 ans, c’était forcément de la faute de Microsoft. Parce que Google a pris une place énorme dans la vie de la plupart des connectés et que, comme je le prédisais à l’époque, il nous murmure à l’oreille et voit même à travers nos yeux. Toujours est-il que Google offre plein de services réellement très utiles et que, quand la firme décide que (...)

    #Le_Monolecte_expliqué_aux_enfants #bled #chroniques #communication #Internet #multinationales #mémoire


  • L’Etat nous explique pourquoi les dépenses publiques augmentent plus vite que le PIB (en 2009)

    (suite débat du blog d’Agnès Maillard)
    http://blog.monolecte.fr/post/2013/04/11/De-la-marchandisation-des-droits

    http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/depenses-publiques-depuis-siecle.html

    Tout d’abord, l’économiste allemand Adolph Wagner (1835-1917) avait avancé dès la fin du XIXe siècle (« loi de Wagner ») que le progrès économique s’accompagnerait d’une hausse de la part des dépenses publiques dans le PIB, en raison du développement de nouveaux besoins pour le bon fonctionnement de l’économie (infrastructures, réglementations, services publics urbains), et de l’importance croissante accordée par la population à l’éducation, la culture, les loisirs, la protection de l’environnement, la santé, et plus généralement, la prévention de tous les risques.
    Cette tendance pourrait, par ailleurs, être renforcée par la plus grande faiblesse des « gains de productivité » dans des secteurs comme l’éducation, la santé ou la culture que dans l’industrie, et par l’"effet de cliquet" des dépenses publiques résultant d’une plus grande facilité à augmenter des dépenses et à mettre en place des politiques ou des administrations publiques, qu’à les supprimer.
    Enfin, le ralentissement de la croissance, l’apparition du chômage de masse et la hausse de la dette publique ont mécaniquement accru la part dans le PIB des dépenses liées à l’indemnisation du chômage, au soutien de l’emploi et aux intérêts de la dette.
    En outre, les politiques d’inspiration keynésienne, consistant à moduler le niveau des dépenses publiques pour agir sur la conjoncture, apparaissent aujourd’hui beaucoup moins efficaces que dans les années 1960. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation :
    l’ouverture croissante de notre économie, qui réduit l’effet multiplicateur d’un surcroît de dépenses publiques sur l’économie nationale ;
    la libéralisation des marchés de capitaux ;
    l’importance prise par les taux d’intérêt, qui risquent d’être plus élevés avec une hausse des dépenses et des déficits publics ;
    enfin, et surtout, la complexité croissante de notre environnement économique et juridique : le diagnostic de la conjoncture est aujourd’hui difficile, et il faut ensuite, sauf pour les mesures d’urgence prises dans le cadre de crises récentes, plusieurs semaines au Gouvernement pour prendre une décision et au Parlement pour voter des crédits supplémentaires. Parfois plusieurs années de procédure (enquêtes d’utilité publique, appels d’offre, études préalables, etc.) sont nécessaires pour que ces crédits soient effectivement dépensés, quelques fois à contre-temps.

    L’Etat fait appel à Wagner en 1900, pour nous expliquer que l’Etat rend toujours plus de services aux administrés...
    On est rassuré, peu importe que les services publics soient allégés, le commerce dérégulé, la fiscalité assouplie, les investissements sous-traités au privé, et les administrations équipées d’ordinateurs, il est normal que ça nous coûte plus cher.
    On évoque rapidement le coût du chômage de masse, de la charge de la dette et le problème de la fuite des capitaux pour pointer du doigt le problème de l’entropie administrative et l’incapacité de l’Etat à se montrer réactif et efficace dans ses missions d’investissement (la faute à la complexité réglementaire et administrative)
    Bien entendu, c’est une analyse objective bien étayée avec des chiffres vérifiables, et pas du tout teintée d’idéologie tout ça.
    Une étude réalisée sans doute par un brillant spécialiste
    (genre projet de fin d’études d’un étudiant de sup de co de Dauphine)

    • J’ai pourtant exploré des pistes qui me semblent intéressantes comme explication de l’augmentation des dépenses publiques, ne serait-ce que parce qu’elles recouvrent plus d’aspects de notre vie et avec de plus haut critères de résultats :
      http://blog.monolecte.fr/post/2013/04/11/De-la-marchandisation-des-droits#c12335955

      D’un autre côté, c’est normal qu’il y ait plus de dépenses publiques quand il y a plus de droits et services couverts, non ? Ça ne revient pas au même d’amener 30 ou 40% d’une génération au certificat d’étude que de pousser 80% d’une autre génération au Bac + ouverture à l’université.
      Ce n’est pas pareil de rembourser l’aspirine et les premiers antibios d’une population qui va encore chez le rebouteux que de rembourser une trithérapie ou une chimio. Il y a eu une progression des dépenses, parce que la population est différente et que notre degré de « civilisation » est plus important. Avant Le RMI, y avait que dalle pour les miséreux. Tant que le chômage ne s’est pas massifié, l’assurance chômage ne pouvait qu’être anecdotique. Les différents droits sociaux actuels couvrent bien plus de choses que les droits sociaux de la période après-guerre et les standards de vie ont évolué.

      On peut les critiquer, mais dans un monde où le moindre petit salarié doit maîtriser des outils complexes, des moyens de communications nombreux, des technologies plus ou moins élaborées, on comprend bien que la charge de la formation est nécessairement plus lourde. Dans un monde où l’on soigne des maladies graves et complexes, il est normal que le panier de soin soit nettement plus important. Et entre le vieux des années 60 qui tricottait au coin du feu et celui d’aujourd’hui qui va aux sport d’hiver, on comprend bien que le montant des retraites, c’est autre chose.

    • NB : Ce qui justifie le RMI (enfin, les allocations pour personnes sans ressources) est davantage la privatisation progressive de toujours plus de choses publiques au nom de l’efficience économique que le progrès. A force d’interdire, au besoin par la force publique à chacun de se débrouiller comme il peut, l’économie a le devoir soit d’employer chacun, soit à minima de le nourrir. Dans un cas comme dans l’autre, la dépense publique monte, puisque la puissance publique n’a guère vocation qu’à employer la main d’oeuvre dont le sacro-saint secteur concurrentiel ne veut pas.

    • Notre système est en situation de surchauffe.
      Dans les années 70 on était capable de développer un avion de chasse en moins de 10 ans pour un coût raisonnable et contrôlé. Les US tentent de développer le F22 et le F35 depuis 20 ans, sans succès, et si le F22 vole à peu près, le F35 n’a pas encore de date de livraison...
      Ce cas particulier est tout à fait représentatif de l’incapacité de notre monde de réaliser des projets collectifs sans y dépenser des milliards.
      Plusieurs raisons à tout cela : la corruption, le technologisme, l’incapacité de nos sociétés privées à atteindre un objectif quelconque sans digresser...
      Il y a cette anecdote des années 60 sur le programme Apollo il me semble... où le projet n’avançait pas à cause des procédures de mise en concurrence des fournisseurs, et qui au final engendrait plus de chaos et de perte en ligne que de résultats effectifs.

      Ca fait deux fois que je rédige ce message... et je suis toujours aussi peu satisfait de ce que j’écris... mais... dans le fond... je crois qu’il faut déjà admettre que ce sujet concerne des grands chiffres et des systèmes hautement complexes qu’il n’est pas possible de résumer en une seule phrase, un seul paragraphe, une seule publication. D’où la porte ouverte à l’idéologie à tout niveau. Et finalement l’absence de vision réaliste.

      Il existe une matière en économie qui se nomme « la comptabilité nationale ». On ferait sans doute bien d’y revenir un peu, histoire de se rendre compte des masses en jeu.

      Si disposer de pléthore de fonctionnaires n’est pas une fin en soit, n’en avoir aucun de même. La question des moyens pour aboutir me semble arriver trop tôt dans le discours politique. Bref.

    • @monolecte : ces pistes sont pertinentes, mais pour moi le mystère reste entier : est-ce que l’augmentation des dépenses publiques destinées à financer les droits élémentaires de la population a été proportionnellement supérieure à l’augmentation du PIB ? Je n’en suis pas sûr. Oui on vit plus longtemps, mais je crois surtout que dans la dépense publique sont apparues 2 nouvelles charges : le chômage de masse (réduction de la part de la population active ayant accès aux revenus de l’emploi) et la charge de la dette (l’Etat devant avoir un rendement financier garanti pour ses créanciers, comme une vulgaire entreprise..)
      Il me semble plausible d’imaginer que les droits sont menacés à cause de cette évolution structurelle de l’économie du pays... dictée par la révolution néolibérale (offensive économique, y a plus de sous, et offensive idéologique, sus à l’assistanat, à l’Etat providence et aux impôts)

    • @BigGrizzly : ce que tu évoques voudrait dire que la productivité n’évolue plus vraiment, que le système économique a atteint les limites de son potentiel (voire qu’il régresse) et que donc le PIB ne croit plus aussi vite que les dépenses publiques ? C’est possible, on voit bien que la croissance dans les pays développés n’est plus la norme, que celle des uns (Allemagne, US..) se fait au détriment des autres (Europe du sud, Japon..).
      Mais ça ne dit pas pourquoi la hausse des dépenses publiques se traduit par une remise en cause déguisée des prestations de la puissance publique en faveur des citoyens (sujet initial d’Agnès). Oui il faudrait une étude analytique sérieuse et non biaisée caractérisant l’évolution « physique » des flux financiers pour comprendre. Pas facile de distinguer entre la poule et l’oeuf, et la queue du serpent qui se prend la tête !

      Là c’est effectivement très idéologique. Dans ce durcissement financier de l’accès aux droits, il y a sans doute l’idée que les aides de l’Etat, ça se mérite. Les forts ne supportant pas l’idée de payer pour les faibles, d’où l’idée de rendre l’accès à ses prestations payantes pour tout le monde, plutôt que le financer par l’impôt. Il y a l’idée que chacun doit payer pour ce qu’il consomme. L’argument officiel est que la mutualisation des dépenses favorise l’assistanat au lieu de favoriser l’initiative entreprenariale. Dans le courrier des lecteurs du Point ou Valeurs Actuelles on dira plus crûment que cela encourage les pauvres à vivre comme des parasites au crochet des riches.
      C’est le fruit de l’idéologie individualiste du capitalisme néolibéral. Culpabiliser les faibles, victimiser les forts. Les forts renforcent le pays, les faibles l’affaiblissent.

      Bien entendu au niveau macro, on ne parlera pas du sacro-saint principe de « privatisation des profits / mutualisation des pertes », ni de l’évasion fiscale (clandestine ou légale, l’Etat n’ayant cessé de mettre en place des niches et autres moyens d’échapper à l’impôt, au nom de la doctrine de l’incitation fiscale) qui pourrait avoir un impact tout de même dans le fait qu’on nous répète à l’envi qu’on « vit à crédit » et qu’il faut songer à remettre en cause nos « acquis »..


  • De la marchandisation des droits
    http://blog.monolecte.fr/post/2013/04/11/De-la-marchandisation-des-droits

    http://farm9.staticflickr.com/8106/8638011583_a101937851.jpg

    À quoi sert un droit si l’on est dépossédé des moyens concrets de le réaliser ?

    Il y a ce que l’on appelle communément des droits acquis. C’est un peu un abus de langage parce que chacun sait bien que depuis le règne de Laurence Parisot et avant elle, celui de Madame Thatcher, que tout est précaire, surtout quand il s’agit précisément des droits des plus fragiles et que donc, rien ne doit jamais être tenu pour acquis.

    Prenons la #retraite, comme ça, totalement au hasard.

    Personne ne se pointera jamais (...)

    #Pol-éthique #citoyen #confiscation_démocratique #débat #inégalités #libéralisme #lutte #marchand #politique #santé #société #solidarité #économie

    • Le billet sur ton blog me rappelle un article sur Valeur Mutualiste (magazine des adhérents MGEN) concernant le non-recours aux droits et services sociaux.
      On peut déjà aller sur le site de la mutuelle pour en prendre connaissance :
      http://www.mgen.fr/index.php?id=2745

      Puis sur le document suivant qui donne quelques éclairages supplémentaires.

      DROITS SOCIAUX : des silences qui en disent long :

      Chaque année, en France, des milliers de personnes ne réclament pas les milliards d’euros de prestations sociales auxquelles elles auraient droit. Une réalité ignorée, bien plus importante que la fraude sociale.

      Le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été marqué par un discours sur la « fraude sociale », répandant l’idée que les droits économiques et sociaux se méritent. A force de pister l’assisté et le fraudeur, une suspicion est née à l’encontre des bénéficiaires légitimes. A l’inverse des principes qui fondent le modèle social français, il a été prétendu que les droits ne sont pas une obligation et les prélèvements les finançant pas un devoir. Résultat, un sondage IFOP publié en début d’année1 se montrait sans appel : 8 Français sur 10 y estimaient qu’ « il y avait trop d’assistanat et (que) beaucoup de gens abusent des aides sociales. ». Or, selon des chercheurs de l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Onedore), le non-recours est bien plus important que la fraude sociale : ils l’estiment à 4 milliards d’euros par an2.

      Une exclusion aux causes multiples :

      Quelles sont les causes du non-recours ? Philippe Warin, politologue, directeur de recherche au CNRS et cofondateur de l’Onedore, nous éclaire : « Pour différentes raisons, des personnes ou des ménages n’accèdent pas aux droits et services auxquels ils peuvent prétendre. Ce phénomène s’explique par le manque d’information, la complexité des démarches, le contenu de l’offre ou encore par une inhibition des ayant-droit. » De plus, certains individus n’engagent plus de démarches et les institutions les perdent de vue. « Beaucoup de jeunes ont perdu l’idée de droit à l’aide. On ne leur a pas transmise et ils la trouvent stigmatisante. Alors ils rompent avec la citoyenneté et vivent hors droits. » Un constat formulé également par Pierre Mazet, sociologue, chargé d’études à l’Onedore : « Certaines populations s’excluent de la société ; Ce sont des invisibles sociaux. Je ne parle pas des grands exclus comme les SDF à qui l’on offre beaucoup d’aides. Je pense à celles et ceux que j’appelle les « mamies biscottes », telles ces personnes âgées avec un toit sur la tête mais avec une toute petite retraite. Pour elles, c’est une honte de demander de l’aide de l’assistanat. »

      Un surcoût pour la collectivité :

      Le phénomène a d’énormes conséquences. Les prestations sociales représentant un salaire indirect, leur non-versement a une incidence sur le niveau de vie des ménages. Ce que confirme Philippe Warin : « Les non-dépenses liées au non-recours peuvent être vues comme des économies, mais ce searit oublier le surcoût qu’elles induisent à termes pour la collectivité. Car les dommages sanitaires et sociaux qu ’elles provoquent reviennent ensuite peser sur le système social. Un jeune ou un adulte qui ne se soigne pas régulièrement aura ainsi recours aux urgences quand il lui arrivera quelque chose, beaucoup plus chères pour la collectivité. Le non-recours est destructeur de richesse. » Et Pierre Mazet d’ajouter : « Quand une personne âgée n’a pas d’aide, elle ne consomme pas, elle n’emploie pas de personne à son domicile. »
      La lutte contre le non-recours bénéficie aujourd’hui d’un vent meilleur. En décembre dernier, lors de la conférence sur la pauvreté et l’exclusion, la ministre des affaires Sociales, Marisol Touraine, a clairement affirmé : « Il y a dans notre pays non pas des excès de fraude mais des excès de non-recours à des droits qui existent et auxquels nos concitoyens ne font pas appel pour des raisons diverses. » sa collègue en charge de la Lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, a dernièrement consulté les chercheurs de l’Onedore. Quant au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, il a annoncé une hausse de 2% des plafonds de la Couverture Maladie Universelle complémentaire (CMU-C) et de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) en septembre 2013. De sorte à ne pas laisser sur le bord du chemin une bonne partie des destinataires de prestations sociales. Reste que réduire le non-recours implique mécaniquement plus de dépenses et demande à regarder plus loin que la crise économique actuelle et les coupes budgétaires qu ’elle engendre. Dilemme.

      Louise Bazin

      Chiffres clés :

      Le non-recours aux droits sociaux ne concerne jamais moins de 10 % de la population.

      Selon l’OCDE, il atteint entre 20 et 40 % de la population selon les pays.

      En France, il varie entre 10 et 90 % en fonction des prestations (ex : 50 % des ayant-droit au RSA et 68 % des ayant-droit au RSA-activité en 2011). Ne sont ainsi pas versé :
      5,3 milliards d’euros de RSA
      700 millions d’euros de CMU-C
      378 millions d’euros d’ACS
      (Sources : DARES, Observatoire des inégalités, OCDE, Onedore)

      On appréciera (ou justement pas) la posture de l’auteur qui, me semble-t-il, caresse un peu trop la social-démocratie dans le sens du poil.

      En savoir plus sur l’Onedore http://www.economia.ma/fr/numero-14/kq/investir-dans-la-societe

      Le site de la DARES http://travail-emploi.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques-de,76


  • Hommes et #féminisme
    http://www.crepegeorgette.com/2013/03/27/hommes-et-feminisme

    Revenons donc à nos hommes féministes. Je ne nie pas qu’ils le soient bien sincèrement. Simplement j’en vois très peu discuter de leur propre condition dans le patriarcat. J’en vois très peu travailler par exemple sur la virilité, sur le fait que les garçons échouent beaucoup à l’école, que les hommes se suicident davantage. Pourtant l’on sait bien que pour que la condition des femmes évolue, celles des hommes doit changer aussi. Tant qu’on considérera qu’un homme n’a pas à prendre un congé pour s’occuper de son gamin malade, alors les #femmes continueront d’être dévolues au ménage et aux soins aux enfants. Le #sexisme est une médaille à deux faces ce qui ne veut PAS DIRE que les classes hommes et femmes subissent les mêmes dominations. Il est bel et beau de brailler qu’il est totalement injuste que les femmes soient cantonnés dans certains rôles sociaux quand la plupart des hommes – féministes compris – ne souhaitent surtout pas modifier les leurs. En clair, ils comprennent tous bien qu’il est anormal qu’une femme soit systématiquement sollicitée quand il s’agit des enfants par exemple, mais n’ont aucune intention de renoncer à leur carrière, leurs loisirs ou que sais je pour qu’elle ait le choix.

    • un billet qui tombe à point nommé pour illustrer ce dont je débattais avec @mad_meg chez @tanxxx.
      http://seenthis.net/messages/128181

      OK, certains hommes qui se prétendent féministes (et j’en suis peut être) ne rendent pas service à la cause des femmes. Certains font ça pour se faire bien voir et amadouer les féministes, les neutraliser, pour faire secrètement subsister la domination masculine. D’autres font ça pour se faire « mousser », pour jouer les sauveurs en se montrant condescendants et paternalistes envers les femmes, victimes à aider.
      Et enfin d’autres, dont Bourdieu, veulent dédouaner l’homme de ses responsabilités dans la réalité de la domination pour secrètement faire passer le message que la domination c’est la faute à personne, donc on peut pas la contrôler et la supprimer.
      Décidément l’homme est fourbe !
      Bref l’homme féministe, c’est « Harry, un ami qui vous veut du bien ».
      Et Crêpe Georgette d’inviter les mecs à s’occuper de ce qui les regarde. Chacun sa lutte, chacun chez soi. Chacun sa merde, même, pourrait-on lire...

      Je trouve intéressant de décortiquer en quoi la participation masculine peut être contre-productive dans la lutte féministe, mais ce genre de coup de gueule m’exaspère et me désespère.

      Pour ma part je m’estime féministe car je me sens corresponsable du destin de l’humanité, au même titre que n’importe quel autre humain sans distinction de sexe ni d’origine, et je ne supporte pas l’idée d’une civilisation qui crée et entretient les conditions d’une domination d’une part de l’humanité sur une autre. C’est tout. je m’implique sur le sujet comme sur n’importe quel autre sujet qui concerne cette foutue civilisation. Et je ne crois pas être un cas isolé parmi mes pairs. J’ai un peu de mal avec les procès d’intention où on m’explique quelles sont mes motivations profondes et secrètes.
      Faisons-nous confiance, la cause féministe n’est pas que l’affaire des femmes, puisque CG le dit bien, c’est avant tout aux mecs d’évoluer. Rétablissons donc le dialogue au lieu de maintenir la défiance..

    • @petit_ecran tu as mal lu

      j’en vois très peu discuter de leur propre condition dans le patriarcat. J’en vois très peu travailler par exemple sur la virilité, sur le fait que les garçons échouent beaucoup à l’école, que les hommes se suicident davantage. Pourtant l’on sait bien que pour que la condition des femmes évolue, celles des hommes doit changer aussi.

      et là depuis hier, de quoi parle tu ? Tu fait beaucoup de reproches aux féministes, tu montre que ca t’énerve, mais pour le moment tu ne questionne jamais la condition masculine, tu n’analyse pas ton point de vue tu ne fait que critiquer les féministes qui ne sont pas douces avec toi. Crèpe gorgette ne dit pas que le féminisme est une affaire de femmes, elle dit que les hommes féministes ne font que très très rarement une analyse de leur place et toi pour le moment tu ne le fait pas non plus.

    • (g)Rêves de femmes
      http://blog.monolecte.fr/post/2010/09/17/g-Reves-de-femmes

      Mais en fait, elle ne fera jamais aussi bien la démonstration de son importance de femme qu’en cessant d’être là, de faire à longueur de temps toutes ces petites choses sans importance qui font que toute la structure ne tient que par son travail continu et discret.
      Les hommes ne prennent toute la mesure de la place réelle que prenait leur femme dans leur vie que le jour où elle les plaque.
      En plus du désert affectif.
      Quand la vaisselle ne disparaît plus toute seule dans le placard, lequel devient trop petit. Le frigo ne se remplit plus. Les gosses ne rentrent plus miraculeusement de l’école, ils ne trouvent pas tout seuls le chemin du cabinet médical et de la pharmacie, leur emploi du temps de ministre rentre subitement en conflit ouvert avec celui de leur père. Et qui s’occupe du gâteau d’anniversaire, des étrennes des pompiers, du flux subtil des factures, de la visite aux grands-parents, des relations diplomatiques avec les voisins, et des innombrables sollicitations de la vie scolaire ? Organisation des loisirs, des emplois du temps, réactions aux imprévus, baby-sitting au débotté, appeler le véto pour le chat et ne pas oublier le bon Carrefour pour la promo sur le pack de bière.

      « Et qu’est-ce qu’on mange ce soir (dans les limites des préconisations sanitaires contre les maladies liées à la malbouffe !) ? »

      Toutes ces choses, toutes ces taches, tous ces moments, ces renoncements, ce jonglage permanent et épuisant entre de multiples contraintes, écrasées dans les emplois du temps compressés et contradictoires, tout ce temps, ce travail cette énergie qui ne sont mesurés par personne, comptabilisés en rien mais qui sont le ciment de notre société.

      Parfois, elles ont juste un rêve. Celui de ne plus se préoccuper de toutes ces petites choses insignifiantes et permanentes. Toutes ces choses qui sont la moindre des choses...

      « Ha ben merde, je n’ai plus de dentifrice ! T’as pensé à prendre un tube de rechange ? »

      Penser pour les autres, pour le reste de la famille. Ne se voir notifier que les manquements, les oublis, les ratages. Le travail invisible du quotidien, comme le technicien qui sait qu’il a réussi sa prestation quand personne ne parle technique.

    • Si seulement le problème des femmes se résumerait au partage des tâches ménagères et aux soins des enfants... Je pense que la plupart des femmes en seraient très heureuse ! Malheureusement on parle bien d’une misère galopante, d’un analphabétisme (parfois soutenu par les « féministes » quand elles soutiennent l’interdiction du voile à l’école par exemple), et de violences de toutes sortes. Tant que la valeur communément accepté sera uniquement celle de l’argent, la situation ne risque pas de changer. Car comment voulez-vous que dans un monde où tout s’achète et tout se vend, que l’on déclare qu’un individu qui « gagne » moins est l’égal d’un individu qui « gagne » plus ?

    • @mad_meg : ok je la ferai cette analyse, je vais y réfléchir. Il faudrait que je fasse ma biographie pour tout comprendre :-)
      En fait j’ai sans doute un problème pour savoir quoi dire.
      Je peux raconter que ma femme est légèrement plus payée que moi (on bosse dans la même boite, avec des responsabilités équivalentes, mais elle manage plus de monde), que c’est plus souvent moi qui garde les enfants malades car c’est plus facile pour ma fonction. Qu’elle est au conseil municipal et moi pas. Qu’on est assez interchangeable, puisque quand elle est au conseil municipal, c’est moi qui fait manger les gosses à la maison et elle a confiance. Par contre elle ne me laisse pas trop faire les lessives car elle a pas trop confiance, du coup je me spécialise dans la vaisselle, c’est moins délicat. Globalement elle est bien plus sensible et assidue à la logistique familiale que moi (cf billet Agnès), j’essaie de me soigner.
      Je ne cherche pas à avoir une grosse bagnole neuve pour briller socialement, et je suis content de passer pour un plouc vis à vis de mes voisins qui ne doivent pas me trouver viril, winner et cie, vu que j’ai une vieille bagnole et que ma femme existe socialement plus que moi. Moi je m’épanouis sur le web.
      Je suis content de montrer cet exemple dans la vraie vie, à mes voisins, à mes enfants, pour montrer un autre chemin du possible. Mais j’ai été bien incapable de l’écrire jusqu’ici. Pour dire quoi ? Pour dire à mes congénères masculins : « soyez plus sympas avec vos nanas, elles ne vous demandent rien, certaines n’en sont pas forcément conscientes mais elles souffrent en silence et vous êtes méchants d’en abuser ». Je suis bloqué là dessus, j’ai l’impression justement de parler au nom des nanas, et de leur dénier le droit à parler d’elles-mêmes et de rentrer dans le profil du faux-amis tant décrié. J’ai peut être tort mais j’aurais l’impression d’être paternaliste. J’ai sans doute un blocage quelque part, je creuserai. Peut être aussi parce que les mecs qui devraient lire cela ne lisent pas les blogs ?

      @monolecte : super billet, que je ne connaissais pas. Je le ferai lire à ma femme, elle va adorer. Il résume parfaitement le constat que nous faisons sur la mission « implicite » des femmes et sur nos « instincts » respectifs. Par exemple, malgré toute ma bonne volonté, je suis mauvais en logistique domestique, je ne m’intéresse au frigo que quand il est vide. C’est caricatural mais c’est pas faux. Ce constat ne veut pas dire qu’on se résigne à cette réalité. C’est juste le point de départ sur lequel on n’a pas envie de s’attarder, de peur d’y rester scotché sur des thèses sans doute invérifiables à notre niveau. Peu importe que cet instinct soit génétique, culturel, éducationnel, on travaille à le neutraliser pour que ma femme puisse s’appuyer plus sur moi pour avoir une maison qui tourne et pouvoir s’accomplir, se réaliser (cf pyramide de maslow) . Et quand on dit neutraliser cet instinct, ce n’est pas attendre que je devienne aussi prévoyant et bon gestionnaire que ma femme (c’est une compétence que j’aurais beaucoup de mal à acquérir je pense), mais qu’on mette en place une organisation qui me soit accessible et qui donne un résultat équivalent (pour les courses en général elle est le cerveau et moi les bras :-)
      Un mec, c’est un humain comme les autres, ça se « manage » pour le rendre pertinent et performant dans une organisation. Je sais que je suis chiant à toujours parler de responsabilité (et par extension de faire la chasse à la victimisation/culpabilisation) et que les mots « Maslow », « management » ou « compétence » c’est pas sexy quand on est de gauche, mais c’est une conviction forte. Le monde du travail est un vrai laboratoire très précieux pour moi. Il n’y a pas d’organisation implicite qui fonctionne spontanément. Il y a l’analyse de nos besoins, le partage des responsabilités, la recherche de la solution la plus pertinente et la plus efficace qui doit précéder le partage des tâches. Sans ces phases préalables de mise à plat explicite, le partage des tâche basée sur l’interprétation de ce que l’on pense être bon pour l’autre n’est qu’une histoire de charité sans intérêt. Voilà pourquoi je réagis pour demander le dialogue plutôt que le « que chacun balaie devant sa porte » ou « chacun chez soi ».

      Je ne suis pas d’accord avec l’idée que Bourdieu veuille déresponsabiliser les hommes avec l’idée que rien ne bouge. Bourdieu dissèque pour nous donner les moyens de bouger. Expliquer n’est pas justifier, expliquer n’est pas excuser.
      C’est cette lucidité qui m’intéresse, je ne prétends pas être plus lucide que tel ou telle, moi aussi je veux dépasser le stade de l’émotion, de nos réflexes égotiques et des ressentis personnels.
      Expliquer, c’est identifier les mécanismes plus ou moins conscients qu’il nous faudra démonter pour sortir de l’ornière. Peu importe qu’on soit homme ou femme pour le faire, tant que ça contribue à démanteler la structure de la domination.


  • Stardust memories
    http://blog.monolecte.fr/post/2013/04/04/Stardust-memories

    http://farm9.staticflickr.com/8383/8619041784_1a57f69c40.jpg

    C’est comme si j’étais née à l’âge de six ans La gosse vient de monter à mes côtés dans la voiture et elle lâche cela dans l’élan sans même prendre le temps d’attacher sa ceinture. C’est dire si ça la perturbe.

    Qu’est-ce que tu veux dire ? Je suis en train d’oublier mon #enfance !

    Cela pourrait prêter à rire, venant d’une fillette de 10 ans, mais je comprends instantanément ce qu’elle veut dire.

    Ça fait longtemps ? Je viens de m’en rendre compte. Je n’arrive pas à me souvenir de quelque chose d’avant mes six (...)

    #Brouhaha #chroniques #humanité #moment #mémoire


  • Schiste happens
    http://blog.monolecte.fr/post/2013/04/02/Schiste-happens

    http://blog.monolecte.fr/public/.schiste0001_m.jpg

    Les plus confiants d’entre nous en étaient restés à l’idée rassurante et confortable que le nouveau président en exercice avait interdit pour toute la durée de son quinquennat l’exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique, ce qui nous laisserait largement le temps de voir si ce nouvel eldorado énergétique tenait vraiment toutes ses promesses dans les autres coins du monde où il tourne à plein régime. C’était bien, cette idée que la mobilisation citoyenne fait reculer les hyènes (...)

    #Poil_à_gratter #bled #catastrophe #confiscation_démocratique #débat #Les_Affabulateurs #lutte #écologie #économie #gaz_de_schiste

    • En fait de médias de masse, nous avons surtout hérité de propagande massive où le mensonge est le mode d’expression par défaut. J’ai vu la plupart des reportages sur les gaz de schiste et ils ont tous en commun de rapporter comment des salariés des groupes qui opèrent dans ce secteur sont venus raconter aux populations concernées que les gaz de schiste, c’était juste la solution à tous les problèmes et qu’il n’y avait aucun danger afférent. Sauf que, nous disposons de suffisamment de sources différentes et convergentes pour savoir que l’exploitation des gaz de schiste, c’est forcément dégueulasse pour l’environnement, les populations alentour et, à terme, via la contamination des nappes phréatiques (les gaz remontent pendant des années à la surface, traversant toutes les couches supérieures du sol, sans compter les liquides pollués et non traitables qu’on va forcément retrouver un peu partout par la suite !), pour de très grandes régions.

      Vous pouvez interroger les spécialistes de l’eau qui vous expliqueront que les nappes phréatiques du Sud-Ouest communiquent entre elles sur tout le territoire et que donc, la pollution de l’une sera la pollution définitive et irréversible de toutes. Je pense qu’on peut tout à fait se passer de gaz, mais se passer d’eau potable n’est absolument pas possible.

      Nous savons et il est public que les liquides injectés pour la fracturation hydropique sont particulièrement nocifs et pourtant, dans l’un des reportages (celui qui est passé sur Arte pour la soirée spéciale, il y a un mois ou deux), on entend un salarié d’un groupe minier annoncer aux gens qui vivent sur place qu’il n’y a aucun danger et que ça revient à injecter de la limonade. Ce mec ment. Il ment effrontément en regardant les futures victimes dans les yeux. Il ment en toute tranquillité parce qu’il est payé pour mentir et probablement bien payé. Il est absolument impossible que ce mec ignore ce qu’il est en train de faire. Il est absolument impossible que les groupes qui jouent la cavalerie financière sur les gaz de schiste ignorent ce qu’ils font réellement. Leurs responsables et nombre de leurs salariés choisissent délibérément de faire ce qu’ils font pour de l’argent, tout en se sentant totalement irresponsables des conséquences de leur comportement.

      Cette impunité doit cesser. Il ne doit plus être possible de prendre délibérément des décisions et de participer en toute connaissance de cause à ce genre de décision sans porter la responsabilité des conséquences de ces actes. Je pense que si chaque personne physique impliquée dans des empoisonnements industriels était pénalement responsable de ces empoisonnements, il y aurait beaucoup moins de salopards qui toucheraient de l’argent pour déclarer aux gens que l’exploitation des gaz de schiste se fait avec des la limonade...

    • Tout à fait d’accord avec toi.. et ça me rappelle que je voulais réfléchir à l’occasion manquée liée à l’instauration du principe de précaution.
      Les mots sont importants comme diraient l’autre : le principe de précaution joue sur le registre de la sécurité, donc de la peur. Résultat ses détracteurs s’en donnent à coeur joie pour démonter ce qu’ils qualifient de « principe de frilosité », pour binariser le débat entre obscurantisme et progrès. Il leur suffit de nous rassurer avec n’importe quelle étude scientifique bidon ou en discréditant telle autre étude, et hop, cela leur offre un grand boulevard pour se lancer dans les actions les plus irresponsables.

      Au lieu de cela, nous aurions mis en place un « principe de responsabilité », je pense que cela aurait été plus efficace. Il s’agirait d’interdire toute introduction technologique dont le bénéficiaire ne peut assumer seul les conséquences civiles et environnementales.
      Ou bien l’obliger à provisionner financièrement les risques liés à son exploitation, si tant est qu’ils soient estimables et que cette exploitation soit réversible. On verrait que bien des ruées vers l’or s’avéreraient moins alléchantes du coup.

      L’aspirant-exploitant devrait prouver que les risques sont réparables. Ce qui n’est pas le cas d’une exploitation se soldant par un décès humain, une modification biologique immaitrisable, ou une pollution irréversible à l’échelle humaine (par exemple qui dure sur plus d’une génération ?), et exclue de facto les OGM, et le nucléaire, et sans doute le gaz de schiste...
      Vu qu’on est incapable de moraliser le monde économique, tentons au moins de le responsabiliser en rendant mécaniquement non rentables les perspectives qui nous font prendre des risques forcément inutiles...

      Les capitalistes sont des pitbulls pas si difficiles à neutraliser finalement, ils ne s’attaquent qu’à ce qui est rentable.
      Ce n’est pas un hasard si la première mission de l’OMC a été de désarmer les Etats pour les empêcher de garantir l’intérêt général et leur interdire de peser sur la rentabilité des marchés, au nom de la lutte contre le protectionnisme...

      La ficelle est si grosse qu’elle nous bouche les yeux. Il suffirait juste de rétablir la souveraineté politique des peuples... Vaste programme....

    • Nous savons tous, je pense, que l’appétit salarial du journaliste de média de masse ne se contente ni des revenus de vente des journaux, ni du statut fiscal sur mesure de la profession.

      Ne lui suffit pas davantage les revenus annexes des ménages ou même la publicité officielle dans la presse. Il lui faut de plus monnayer l’influence (réelle ou supposée) de sa plume. Au point qu’on en vient à se demander s’il a jamais eu d’autre ambition pour elle que s’en nourrir.

      En ce qui me concerne, j’ai pour habitude de fermer ma porte aux témoins de Jéhova et aux vendeurs d’aspirateurs. C’est donc fort logiquement que j’interdis à la presse papier, radio, ou télévisée d’entrer dans mon foyer. Car je refuse sous couvert d’information d’être désinformé, de devenir le cerveau disponible que cette engeance vend au premier industriel venu.

      Etant maintenant admis que le bourgeoisie continuera avec ou sans allocs plafonnées à fournir le capital en plumes mercenaires, nous pouvons être certains que tôt ou tard le gaz de schiste sera exploité en France comme partout. Nous pouvons également être certains que ce sera de la manière la moins sûre et la plus polluante, donc la plus économique pour l’exploitant. A la différence du nucléaire, nous pouvons espérer que les premiers accidents industriels ne tarderont pas à se produire. Et, là, on verra, comme d’habitude, sans que les institutions n’aient le moins du monde contribué à éviter un pire annoncé.


  • Qui va croire que Sarkozy est sérieusement menacé par la justice ?
    La bulle médiatique apprend avec émoi que Nicolas Sarkozy est mis en examen pour abus de faiblesse. Youpi, la #justice est juste et elle touche tout le monde, devant elle, il n’y a ni faibles ni puissants.
    Maintenant, tu réfléchis deux secondes de plus : il est mis en examen et non inculpé, s’il faut, l’instruction débouchera directement sur un non-lieu. Et pour abus de faiblesse. On admet donc qu’il a palpé du dessous de table, qu’il a été corrompu, mais on retient de tout cela que c’était d’une vieille dame un peu gaga. Elle aurait été plus jeune, il aurait pu lui tirer tout le blé qu’il voulait...

    Comme le disait Camille Bou Dicca, on est strictement dans le cadre du #théâtre #politique : il s’agit de mettre en scène l’opération de blanchiment de Sarko pour préparer son retour au barnum politique. Cela va donner l’impression que la justice n’est pas une justice de caste, que les politiques ne sont pas intouchables, mais dans les faits, l’essentiel du débat va être escamoté et il sera soit totalement innocenté, soit condamné à une peine symbolique pour n’avoir pas utilisé une taille d’enveloppes réglementaire.

    • ça rejoint mon scepticisme, dans la mesure où son clône politique Berlusconi n’a jamais été gêné par la justice pour revenir au pouvoir.
      A moins d’un blocage institutionnel (inéligibilité), ça ne freinera pas Sarko car toutes les casseroles qu’il a aux fesses n’ont jamais semblé perturber l’opinion et notamment l’électorat de droite. L’affaire de l’Epad avec son fiston ou son augmentation de salaire semble avoir plus d’incidence négative sur sa popularité que les basses oeuvres de Takkiédine sur les contrats d’armement, ou même le double jeu de Woerth qui gérait conjointement le budget de l’Etat et celui de l’UMP en distribuant assez facilement des légions d’honneurs (et une drôle de souplesse fiscale) aux généreux donateurs de l’UMP, ce qui en dit long sur les capacités de discernements de l’opinion publique.

      Je reste à chaque fois ébahi par leur capacité à riposter : hier soir Estrosi laissait entendre que Sarkozy était victime d’une riposte du PS pour faire oublier l’affaire Cahuzac, ce matin un gars de l’UMP disait que Sarko payait son volontarisme pour réformer la justice. C’est gros, mais ce sera efficace pour ses partisans.

      Là où je me marre, c’est que oui il a effectivement énervé le juge en novembre, quand il pavanait après avoir échappé à la mise en examen, pour s’être foutu publiquement de sa gueule quand il a déclaré que le juge avait confondu Liliane Bettencourt avec Ingrid Bétancourt sur l’agenda... Quel crétin ce Sarko. C’est un peu con de transformer un juge en pitbull...

      Je serais quand même bien content que son arrogance finisse par (enfin) lui ruiner sa carrière politique..


  • #seenthis_nouveauté : refonte de tous les flux ATOM/RSS d’un auteur :

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  • La dette extérieure de la Tunisie 1970 – 2011. A qui profite le crime ? | Nawaat - Tunisia
    http://nawaat.org/portail/2013/02/26/la-dette-exterieure-de-la-tunisie-1970-2011-a-qui-profite-le-crime
    Remarquable étude, suivie de non moins intéressants commentaires. Un pavé dans la mare douloureux pour nos amis tunisiens, en attendant le deuxième volet annoncé de l’analyse

    En 2011, l’endettement à court terme représente plus de 65% du service total de la dette extérieure de la Tunisie. Ce type d’endettement, cette spirale héritée de la dictature, est une épée de Damoclès sur le pays qui met en danger son économie, sa finance, sa souveraineté politique et ce dans un délai très court.

    http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2013/02/tunisie-service-total-dette-exterieure.jpg

    Conclusion

    En 2012, la Tunisie est plus que jamais aspirée par la spirale de la dette. La situation économique excessivement grave, associée à une profonde crise sociale et politique, conduit le pays directement vers un défaut de paiement anarchique dont les conséquences réelles pour le peuple tunisien sont encore difficiles à mesurer. A qui la faute ?

    Le dictateur Ben Ali a mis le pays dans une situation inextricable, sauf en usant du droit national pour un audit et un moratoire sur la dette tunisienne et le droit international pour l’annulation de la dette odieuse et illégitime.

    Le gouvernement de Beji Caid Essebsi, suivi de celui dominé par Ennahdha ont tous les deux poursuivi inexorablement les crimes de la dictature en matière d’endettement. Ils ont tous les deux ignoré la volonté du peuple tunisien et les objectifs de sa révolution qui lui a été confisquée dans une stratégie de choc sociaal et de contre révolution.

    #Tunisie
    #Dette


  • L’incompréhension - Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2013/01/31/L-incomprehension

    Vous avez remarqué comme les caissières des supermarchés sont devenues terriblement rapides, ces derniers temps ? Bip, bip, bip, elles passent les articles au scanner à toute berzingue, ça couine encore pire que le cœur d’un écureuil sous ecsta, le temps de le dire, une semaine de votre vie de famille s’entasse de l’autre côté de la caisse et vous n’avez même pas fini de décharger le caddie. Vite, vite, vite ! Les trucs volent et arrivent plus rapidement que vous ne parvenez à les saisir. Alors, ranger la camelote, vous n’y pensez pas ! Malgré toutes vos stratégies dans l’agencement des marchandises sur le tapis roulant en amont, il arrive toujours un moment de l’autre côté où vous vous retrouvez à balancer la boite d’œufs au fond du gros sac de conserves, à cogner les bouteilles entre elles en espérant que l’apéro ne va pas finir par goutter lamentablement sur le parking. Et alors que vous présentez tous les signes les plus évidents de la débâcle logistique, les autres clients, déjà, poussent leurs propres monticules dérisoires à l’assaut du vôtre tout en vous faisant bien sentir que vous ne dégagez pas assez vite le plancher, quand bien même ils vont passer un quart d’heure ensuite à donner des nouvelles du petit-neveu tout en triant un annuaire de bons de réduction.

    #shameless_autopromo


  • Le photojournalisme, ce loisir… | On the road par Xavier Malafosse
    https://xaviermalafosse.wordpress.com/2013/01/23/le-photojournalisme-ce-loisir

    Le #photojournalisme, c’est connu, est un loisir assez chouette, pour ne pas dire fun : l’occasion de boire des coups avec des célébrités et de voyager dans des hôtels prestigieux autour du globe. La vie de rêve, quoi !

    Enfin presque…

    Comme tout le monde n’est pas né dans un palais, certains cherchent à se faire payer pour cette activité. Du moins par les professionnels. Un grand nombre de collègues fait preuve, en effet, d’une grande tolérance à l’égard des nombreux blogs qui se servent de leurs photos pour se faire une petite promo en ligne. Que dire dans un tel cas ?

    Un billet succulent que j’ai commencé à vraiment appliquer depuis quelques mois. Ce n’est pas un succès, j’avoue, mais au moins je ris un peu plus ;)
    #photo #profession #revenu #foutagedegueule #droit #image #Creative Commons #photographie


  • Le retour des bons Français - Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2013/01/24/Le-retour-des-bons-Francais

    Les bons Français, les bons citoyens, les braves gens. Quelque chose de sombre et de rampant sous la surface des jours. Comme une béance qui nous tire vers le bas et englue nos pensées. Quelque chose qui n’a pas de nom, pas de visage, pas d’époque et qui est toujours là, attendant son heure.
    Ce n’est pas juste une vieille crispée du ciboulot qui crache sa haine au visage de son jeune voisin qu’elle ne trouve pas assez BBR. C’est toute une ambiance qui me pèse depuis des mois et qui éclate froidement au détour d’un local à poubelles. Ça n’a l’air de rien et c’est tout en même temps.
    Cela me raconte comment j’ai cessé d’argumenter. Comment j’ai cessé de discuter. Comment j’ai cessé de vouloir échanger. Comment j’ai cessé d’écrire. Comment les débats sont morts, noyés sous l’invective et l’anathème. Celui qui n’est pas d’accord avec nous, celui qui n’est pas comme nous, celui qui ne pense pas exactement comme nous, celui qui ne vit pas comme comme nous, celui qui n’aime pas les mêmes choses que nous, celui-là est contre nous. La dialectique du western du fond de la cour de récré. La récession de la pensée, la déflation des idées, la médiocrité des temps incertains.

    • J’aime bien ce passage, qui prélude à la réflexion de fond :

      L’autre jour, donc, alors qu’on torchait un Petit Chablis de bonne tenue, Juan nous raconte avec son petit accent traînant qu’il a croisé la voisine en descendant les poubelles. Certes, il faut avoir descendu pas mal de bouteilles de jaja pour embrayer sur le tri sélectif, mais la question n’était pas là. La voisine fait comme beaucoup de vieux du coin : elle n’y comprend rien à ces conneries de tri des déchets — elle n’a probablement pas très envie de comprendre non plus —, aussi balance-t-elle tout et n’importe quoi n’importe comment. Juan entreprend donc de la convertir aux joies du recyclage et au casse-tête quotidien de savoir pourquoi on peut mettre le pot de yaourt dans le bac jaune, mais pas le gobelet de la cafetière automatique. La vieille a coupé court à ses tentatives d’évangélisation par un très définitif :

      — Je suis une bonne Française, moi.

      Depuis, ces quelques mots hantent mes journées et mes pensées. Il y a, dans cette petite phrase, tout ce que j’exècre et que je redoute dans la nature humaine. C’est comme si une sorte de long malaise qui m’englue et m’obsède depuis des mois venait brusquement de prendre corps. J’ai eu honte, sur le coup. Honte de faire partie, de par ma seule naissance, de ce club très fermé des bons Français.


  • Benoît Hamon veut développer les Scop
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130123trib000744280/ce-que-va-faire-benoit-hamon-pour-les-scop.html

    Soutenir la croissance des Scop n’est pas, selon le ministre, un principe idéologique, mais plutôt une action pragmatique. Car les Scop résistent mieux et durablement aux difficultés économiques. Ce, « pour la raison simple que la totalité de leur excédant est reversé dans l’entreprise. Les Scop ne sont pas tendues par un objectif de rémunération du propriétaire en capital de l’entreprise », argue Benoît Hamon. « La crise nous laisse un testament : nous avons le devoir de promouvoir un modèle économique plus patient, plus tempérant et plus durable », revendique le ministre depuis la tribune du Cese.

    • C’est rare de plussoyer avec un socialiste, mais là je ne m’en prive pas.
      Pour moi il me reste un truc à creuser :
      « Les Scop ne sont pas tendues par un objectif de rémunération du propriétaire en capital de l’entreprise »
      je ne crois pas que ce soit forcément dans les statuts, si ? C’est ma crainte, que les salariés se mettent à se comporter en petits actionnaires/propriétaires, dans une petite structure, est-ce forcément pérenne ?

      Intuitivement je vise plutôt une structure où chaque entité est rémunérée dans la fonction où elle exerce sa compétence. La question de la propriété est résolue par la décomposition des missions et des responsabilités qu’on lui accorde traditionnellement.
      En rémunérant de façon rationnelle le rôle d’administrateur (fonction : établir la stratégie de développement de la boîte et superviser son application par l’équipe dirigeante) et d’investisseur (fonction : financer l’activité et les investissements de la boite), il n’y a plus besoin d’actionnaire, la question de la propriété est ainsi définitivement enterrée. Chacun est rétribué à la hauteur de la valeur ajoutée qu’il apporte à l’entreprise, et le pouvoir de décision est partagé de façon pertinente par toutes ses composantes.
      Ce n’est pas le privilège de l’actionnaire de répartir comme bon lui semble cette rétribution aux dépens de la société et de ses salariés. Ce ne devrait plus l’être !

    • @petit_ecran_de_fumee Le statut de SCOP verrouille énormément de choses sur la place du capital dans l’entreprise.
      – tous les salariés ont vocation à être actionnaires. Il peut y avoir des associés extérieurs, mais leur poids total est strictement limité et ils peuvent être virés à tout moment par une décision à la majorité simple.
      – de plus, il y a un principe 1 homme, 1 voix. Indépendamment donc du nombre d’actions.
      – les réserves de l’entreprise (bénéfices accumulés) n’appartiennent pas aux actionnaires. Ils sont la propriété collective de l’entreprise. En conséquence, les actions ne peuvent jamais être valorisées au dessus de leur montant nominal (jamais de plus-value sur les actions)
      – comme les actionnaires (= salariés) ne sont, par définition, pas des financiers, tout est fait, notamment fiscalement, pour encourager la mise en réserve des bénéfices. Et, statutairement, la plus grosse part des bénéfices doit être distribuée en participation des salariés qui, pour être exonérée, doit être bloquée en réserves ou en quasi-réserves.

      J’ai commencé mon activité professionnelle dans une SCOP. J’en reste convaincu que c’est une excellente forme de société et, en particulier, pour la prestation de services intellectuels. À l’époque, il y avait aussi des sociétés industrielles importantes sous cette forme (VOA qui n’est plus une SCOP, l’actuelle Verrerie d’Albi a perdu la signification du O en 1989 prenant ses distances avec la VOA de Jaurès…, ou l’Acome).

      La question cruciale reste la fixation des rémunérations. D’autant plus que la rémunération du capital est, la plupart du temps, directement liée à la rémunération du travail (participation). Dans mon cas, faute de me battre sur le sujet, la boîte a fini par tourner à la PME familiale et a fermé boutique.


  • Droits rechargeables pour les chômeurs : c’est du pipeau !, par Sophie Hancart
    http://www.actuchomage.org/2013012323992/Social-economie-et-politique/droits-rechargeables-pour-les-chomeurs-cest-du-pipeau.html

    Notre ami SLOVAR a interviewé Maurad Rabhi, le négociateur de la CGT qui a refusé de signer cet accord scélérat. Et voici ce qu’il dit à propos du projet ô combien fumeux des droits rechargeables : « Les droits rechargeables pour les chômeurs devront être financés à coût constant par le budget de l’Unedic. Rien n’a été arrêté sur leur paramétrage. La prochaine convention d’assurance-chômage devra définir la durée des droits, le taux d’indemnisation et la période que l’on retient pour les calculer. Ce qui est sûr, c’est que le Medef propose en contrepartie, pour ne pas grever le déficit de l’Unedic, de remettre en place la dégressivité de l’allocation pour tous les demandeurs d’emploi ou alors de baisser le niveau des allocations de 10 à 15% pour tous. Enfin, autre proposition, c’est de diminuer la durée des droits pour tous. Autrement dit, cela signifie qu’on déshabille Paul pour habiller Jacques. »


  • Les églises politiques et les sectes révolutionnaires de gauche | Yovan Menkevick
    http://reflets.info/les-eglises-politiques-et-les-sectes-revolutionnaires-de-gauche

    Comme l’ambiance est au beau fixe sur Reflets, que la sérénité des débats est parfaite, il est important de continuer sur la même lancée. Mais quelle est donc cette lancée, se dit le lecteur attentif et perspicace ? Mais celle d’essayer, tenter d’analyser le fonctionnement politique français, pardi ! En partie, bien entendu, mais d’autres [...]


  • La faim d’un monde - Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2012/12/20/La-faim-d-un-monde

    Pire ! Il y a des gens qui misent sur leur survie ! Des gens qui dépensent sans compter depuis des mois, voire des années, pour se bunkériser dans un placard à godasses avec un an de haricots Heinz sur les étagères et deux fois le stock d’armes des Men in Black dans le buffet pour s’assurer une bonne place dans le monde d’après.

    Putain, rien qu’à l’idée que je pourrais survivre à la fin de la civilisation pour me retrouver sur la même planète que ces mecs-là, ça me file gravement le bourdon ! Ce serait comme maintenant, mais sans la douche chaude et Internet et avec plus que des killers pétomanes comme voisins ! Franchement, vous avez toujours envie de survivre ?

    Les « killers pétomanes » de @monolecte - j’ai bien rigolé :)


  • La faim d’un monde - Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2012/12/20/La-faim-d-un-monde

    Bref, il faut des gens pour vendre la mèche, sinon, aller dire ses quatre vérités à quelques personnes bien triées sur le volet demain peut s’apparenter à un suicide social dès lundi prochain quand il faudra retourner au taff devant des collègues hilares et nettement plus prévoyants que vous. Parce que c’est ça, le truc bandant avec la fin du monde, c’est que ça commence par être la fin des conséquences. Un monde sans lendemain est un monde où on n’a pas à assumer ses erreurs, ses conneries, ses lâchetés, ses renoncements, ni même sa gueule de bois. C’est un monde sans règles, sans contraintes, sans sanctions, c’est probablement ce qui se rapproche le plus du paradis néolibéral, la triste réalité en moins. Dans la vraie vie, on peut effectivement se lobotomiser à grands coups de mauvaise foi jusqu’à nier superbement les conséquences sonnantes, trébuchantes et agonisantes de ses décisions égoïstes, mais dans un contexte de fin globale imminente, tout acte est égal à un autre, parce qu’il n’y aura plus personne pour présenter l’ardoise à la fin des festivités.


  • J’imagine vue la façon dont elle évoque les traces écrites diverses qu’elle est déjà en train de réaliser un dossier pour les prud’hommes ? Si ce n’est pas le cas, faut surtout pas hésiter à investir quelques euros en conseil auprès d’un avocat pour rédiger la plainte... Le nombre de fautes de la part de l’employeur est incalculable.

    Le Nouvel Obs m’a tuer (mais je respire encore) | A contrario
    http://www.acontrario.net/2012/12/18/le-nouvel-obs-ma-tuer-mais-je-respire-encore


  • Infidélité délibérée - Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2012/12/18/Infidelite-deliberee

    À moment donné, j’ai voulu juste délester mon portefeuille. Au fil du temps, il était devenu une petite chose bombée et lourde, et ses nombreux compartiments dégueulaient de rectangles de plastique colorés. Même si je déconsomme au maximum — peut-être pas encore aussi radicalement que nos amis Grecs, Portugais et Espagnols, mais je sens que ce n’est là qu’une sorte de contretemps historique — j’avais encore la poche gonflée de ces cartes qui te promettent immanquablement quelques bonnes affaires, voire, carrément, du pouvoir d’achat en échange de ta constance à toujours aller dépenser le fric que tu n’as pas dans les mêmes bouges qui te fourguent ce dont tu n’as pas besoin.

    • hi hi, quand on me propose une carte de « fidélité », je décline en m’excusant de ne pas être « fidèle ». La fidélité, la vraie, c’est une chose qu’il ne faut pas confondre avec la philopatrie :)

      En éthologie, on parle de philopatrie pour désigner la fidélité d’animaux à un site.

      Cela dit, j’ai celle, et c’est la seule, de la grande surface du quartier. Par deux fois, je dois dire que j’étais bien contente
      de l’avoir en temps de crise. Le garde manger désespérément aussi vide que le porte-monnaie, je me suis souvenue que j’accumulais des points sur ma carte et qu’en récupérant tous mes points, je pouvais m’acheter à bouffer.


  • Après l’épilation : la labiaplastie - Tetue.net
    http://www.tetue.net/spip.php?article480

    La norme de l’épilation — d’abord exclusivement féminine, puis depuis quelques années également masculine — n’a eu de cesse de s’étendre pour coloniser de plus en plus de morceaux du corps. Avec l’épilation intégrale (voire définitive) elle atteint ses limites. Pourtant l’infantilisation du corps des femmes adultes ne va pas s’arrêter là. En effet la chirurgie esthétique prend le relais, en proposant l’ablation de tout ce qui dépasse de la fente vulvaire (des grandes lèvres).

    Beurk.

    • Ah oui ! On parlait déjà d’épilation ce matin sur seenthis :) Mais le pire est cet adage du ’souffrir pour être belle’ qui n’est autre qu’un ordre de soumission à divers sévices, en cas de refus, le titre de « femme » est retiré ?
      Je revois ces deux femmes se suivant dans la rue au bras de leurs hommes : l’une de pied en cape dans un voile masquant ses yeux ses chevilles, ses mains, l’autre, ultra maquillée à moitié nue et perchée sur des talons. L’une et l’autre avaient du mal à se déplacer.
      Voici un seen qui concerne le fameux vulvomaton contre la nymphoplastie et remonte à quelques mois http://seenthis.net/messages/83339

    • http://blog.monolecte.fr/post/2011/04/29/Lache-moi-la-vulve

      Mais la connerie humaine est bien plus insondable que l’obscurité au fond d’un puits de mine de charbon effondrée. Parce que voilà, ma’ame Lolita, ton chemin de croix est loin d’être terminé. Maintenant qu’à force de privations absurdes, tu arrives à rentrer dans les frusques de ta fille prépubère dont on a sexualisé la mode pour encore plus de confusion sexuelle, maintenant que tes nichons surdimensionnés par la magie du bistouri peuvent tuer un reptile irascible, maintenant qu’à force de cire et de laser, ton mont de Vénus est aussi dégagé qu’une piste d’A380, il faut bien dire ce qui est, avec ta vulve qui s’épanouit comme une belle grande fleur de corail pourpre, tu ne ressembles toujours pas à une poupée Barbie, ton Saint-Graal de la femme parfaite... et monstrueuse.

    • @monolecte je revenais de ton blog, et justement de cet article :)
      C’est étrange d’avoir tellement honte de son corps que l’on demande à en faire un objet de consommation tout en façonnant à l’autre, des désirs pédophiles.