L’article est intéressant, mais :
– on dit « salafistes », mais on ne parle jamais d’Al Qaeda (malgré la présence de drapeaux très explicites) ;
– au doigt mouillé, on estime à « quelques centaines » ces excités ; c’est mieux qu’il y a quelques semaines, où l’estimation médiatique était de zéro, mais on ne sait toujours pas comment on compte ;
– le plus beau : on explique que l’Arabie séoudite n’a pas d’autre choix que de soutenir la lutte armée, mais on ne sait pas pourquoi elle devrait le faire avec des salafistes, et encore moins avec des gens qui agitent le drapeau d’Al Qaeda (dont on n’a pas parlé, sinon le trou logique apparaîtrait trop visiblement) :
« Ces combattants jusqu’au-boutistes ont pour mission de faire du prosélytisme chez les rebelles syriens, afin de pouvoir peser dans le futur régime », affirme Fabrice Balanche. « Ils ne seraient toutefois que quelques centaines », tempère le spécialiste. Pourquoi les Saoudiens s’intéressent-ils tant à la Syrie ?
« L’Arabie saoudite a tardé à soutenir la militarisation de la révolution », rappelle Thomas Pierret. « Elle y a été obligée en raison du fort mouvement de solidarité qui s’est développé au sein de sa population. »
Maintenant, si on se souvient qu’à Bab al-Hawa, ces « salafistes » brandissaient devant la caméra un drapeau d’Al Qaeda, que devient cette explication ? Que c’est l’Arabie séoudite qui expédie Al Qaeda en Syrie ? Comment est-ce possible ?