22 septembre 2012 « Pense-bête

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  • Charlie Hebdo et la réaction.
    22 septembre 2012 « Pense-bête
    http://www.archyves.net/html/Blog/?p=3551

    N’empêche, ils auront beau se réclamer de la lignée de l’Assiette au beurre, l’argent de ce beurre-là sent le rance. Les Charb & Cie devraient méditer l’avertissement de feu Pierre Desproges : « On peut rire de n’importe quoi, mais pas en n’importe quelle compagnie ». Leurs gauloiseries et rires gras de fin de banquet républicain ne font pas d’eux de nouveaux Diogène, rétifs aux honneurs et à toutes les crédulités, mais de cyniques excommunicateurs de la libre-pensée et profiteurs de guerre… de religions.
    Et pour en finir avec ce fonds de commerce, en guise de dédicrasse à ses plumitifs, la reproduction de la une d’un brûlot anarchiste anglais datant de 1916 et le petit poème satirique que ça m’a inspiré :

    Cours, cours, petit canard sans tête
    aux pas cadencés
    des trompettes apocalyptiques
    cela fait belle lurette
    que ton esprit critique
    s’est de lui-même décervelé.


  • Misère et décadence de l’esprit satirique, « Charlie Hebdo » et son fonds de commerce | Yves Pagès (Pense-bête)
    http://www.archyves.net/html/Blog/?p=3551

    N’empêche, ils auront beau se réclamer de la lignée de l’Assiette au beurre, l’argent de ce beurre-là sent le rance. Les Charb & Cie devraient méditer l’avertissement de feu Pierre Desproges : « On peut rire de n’importe quoi, mais pas en n’importe quelle compagnie ». Leurs gauloiseries et rires gras de fin de banquet républicain ne font pas d’eux de nouveaux Diogène, rétifs aux honneurs et à toutes les crédulités, mais de cyniques excommunicateurs de la libre-pensée et profiteurs de guerre… de religions. (...) Source : Pense-bête

    • D’accord, et le texte est bien troussé, ceci dit la comparaison avec l’Assiette au beurre est discutable, on y trouvait un peu de tout, y compris quelques dessins ultra-réacs. Mais très beaux, par contre : Steinlein, Forain,...
      C’était un journal un peu opportuniste (chaque numéro était sur un thème de l’actualité de la semaine), surtout fier de sa méthode de production très au point et qui laissait la parole à des gens très différents - dreyfusards et anti-dreyfusards, socialistes et bourgeois,...

    • Le débat est assez proche de celui-ci :

      L’ #humour est une chose trop sérieuse...
      http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2012/08/lhumour-est-une-chose-trop-serieuse.html

      Moi : Au moins un exemple d’humour intelligent, qui dévoile les ressorts de cet humour qui vise certaines catégories. Pour que cet humour fonctionne, il est essentiel que l’on puisse diviser le monde entre eux et nous.
      Lui : Mais arrête ! On fait aussi des blagues sur les mecs !
      Moi : Oui, donc on divise bien le monde entre eux et nous, femmes et hommes, l’essentiel étant de savoir où on se place. On peut le faire avec d’autres catégories. Dans tous les cas, on suppose l’étrangeté de #l'autre. Quand tu dis qu’on ne peut pas rire avec n’importe qui, c’est ça que tu dis finalement : tu choisis avec qui tu veux #rire, et tu exclus les autres.