La crise syrienne au prisme latino-américain (Venezuela, Brésil et Argentine)

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  • La crise syrienne au prisme latino-américain | Janaina Herrera (Les carnets de l’Ifpo)
    http://ifpo.hypotheses.org/4144

    De mars 2011 à septembre 2012, les positions des gouvernements latino-américains ont oscillé entre franche hostilité à l’égard des rebelles syriens et attachement à une solution négociée avec le régime. Rares sont ceux, tels le Chili ou le Mexique, qui ont clairement condamné les exactions du régime syrien. Comment expliquer que les nations latino-américaines, qui ont pour la plupart subi des décennies de dictatures militaires, ne montrent pas davantage d’enthousiasme et d’empathie vis-à-vis de la révolution syrienne ? (...) Source : Les carnets de l’Ifpo


  • La crise syrienne au prisme latino-américain (Venezuela, Brésil et Argentine) | Les carnets de l’Ifpo
    http://ifpo.hypotheses.org/4144

    De mars 2011 à septembre 2012, les positions des gouvernements latino-américains ont oscillé entre franche hostilité à l’égard des rebelles syriens et attachement à une solution négociée avec le régime. Rares sont ceux, tels le Chili ou le Mexique, qui ont clairement condamné les exactions du régime syrien.

    Comment expliquer que les nations latino-américaines, qui ont pour la plupart subi des décennies de dictatures militaires, ne montrent pas davantage d’enthousiasme et d’empathie vis-à-vis de la révolution syrienne ?

    Nous proposons d’analyser les positions de la diaspora syro-libanaise au Venezuela, au Brésil et en Argentine et de revenir sur la tournée du président Bachar al-Assad en Amérique latine (juin 2010) comme temps fort du rapprochement latino-syrien

    • Intéressant, mais l’article comporte un biais certain.

      Il analyse les positions des pays d’Amérique latine qui ne sont pas alignés sur Washington sur la crise syrienne, pays dont les positions sont pourtant assez diverses, comme toutes fondées sur de mauvaises raisons et, en tout cas, déterminés par des facteurs extérieurs à la connaissance de la réalité supposée de cette crise par les équipes dirigeantes : poids de la diaspora libano-syrienne, méconnaissance des réalités du régime, liens anciens et alliances avec Damas, anti-impérialisme de gauche excessif, ...

      Cependant que l’article occulte trois faits, ou au moins refuse d’envisager trois hypothèses :
      – l’hypothèse que ces positions peuvent aussi avoir à faire avec le refus de principe du droit d’ingérence (au moins pour le Brésil de Roussef), et ce dans un contexte qui a vu récemment deux gouvernements démocratiques (au Honduras et au Paraguay) renversés par des coups d’Etat constitutionnels manifestement soutenus par Washington.
      – l’explication du fait que les deux seuls pays d’Amérique latine a avoir condamné sans nuance al-Assad et soutenu les initiatives américaines en Syrie - positions qui traduiraient de l’empathie pour la révolution syrienne, selon l’article - sont justement les deux seuls pays d’importance dont les élites politiques sont alignées sur Washington, non seulement sur ce sujet, mais sur la plupart des autres : le Chili et le Mexique - je ne sais qu’elle est la position de la Colombie sur ce sujet, mais je la devine... Du coup que l’article n’évoque pas comme hypothèse explicative des positions du Chili et du Mexique, à côté de l’"empathie", les liens de ces deux pays avec Washington me semble être une sérieuse lacune !
      – l’hypothèse selon laquelle la position assez extrême de Chavez, la plus favorable au régime de Damas, pourrait aussi avoir à voir avec les deux tentatives de renversement qu’il a subies dont la première, en 2002, à la suite d’une sorte de révolution colorée d’inspiration américaine et à habillage idéologique démocratique ; évènements dont on peut supposer qu’ils pourraient avoir logiquement généré une sorte de méfiance chez Chavez contre toute révolte de ce type là quand elle est soutenue et qu’elle semble concorder avec les intérêts américains.