La Paix Maintenant - Une chanson est ne : histoire d’une mlodie controverse

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  • Non ce n’est pas celle de Zebda Une vie de moins , le CRIF partira-t-il en guerre contre celle-là ? Une question d’habitude Par Alona Kim’hi (paroles) & Yizhar Ashdot (musique)

    La Paix Maintenant - Une chanson est née : histoire d’une mélodie controversée
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    Par Yuval Ben-Ami
    Traduction : Tal Aronzon pour LPM

    Brisons-le-Silence était encore un mouvement en construction, uniquement fait de soldats israéliens ayant pris part à l’occupation et désireux de fournir des documents et des informations sur ses atrocités. L’association élargissait ses activités. Manekin était venu à Tel-Aviv pour échanger des idées sur l’organisation de visites d’Israéliens et d’étrangers à Hébron. « J’aimerais y amener des écrivains, me dit-il, il me semble que les écrivains ont sur la société un impact plus durable que les journalistes. »

    « Intéressant que vous disiez cela, observai-je. Vous voyez cette femme à la table derrière moi ? C’est Alona Kim’hi. Allons la saluer. » Trop timides pour nous adresser directement à un mythe littéraire tel qu’Alona Kim’hi, nous primes le parti de poursuivre notre dialogue un ton plus haut, en lui jetant de ci de la un regard dans l’espoir qu’elle se mêlerait à la conversation. Elle le fit et finit par s’asseoir à notre table. « J’adorerais venir à Hébron, dit-elle, mais j’aimerais y aller avec vous deux en tout et pour tout. Je ne veux pas me retrouver dans un bus avec un groupe de gauchistes occupés à m’embrouiller les idées. Si je vous accompagne, et que ce que je vois s’avère intéressant, je vous enverrai assez d’autres d’écrivains pour remplir un bus. »

    Nous sommes allés à Hébron avec Kim’hi et l’avons vue encaisser le choc que tout Israélien subit quand on le confronte à la réalité de cette ville maudite. Elle parla aux soldats postés dans la rue et tira des enseignements de leur vécu. Remplir tout un bus d’écrivains Tel-Aviviens se révéla une tâche surhumaines, mais Kim’hi envoya plusieurs de ses amis participer à la visite suivante organisée par Brisons-le-Silence et fit, au fil du temps, allusion à cette expérience dans des interviews.

    Les années passant, nous nous dimes que c’était tout. Et puis, récemment, une chanson passa à la radio. Les paroles de Kim’hi étaient mises en musique et chantées par son époux, l’icône du rock israélien Yzhar Ashdoth. J’aurais pu ne jamais entendre parler de cette chanson sans son interdiction, temporaire tout au moins, de diffusion radiophonique. Quand Ashdoth et son groupe arrivèrent aux studios de Galatz (l’acronyme de Gaalé Tsahal), la très populaire station de radio de l’Armée, pour faire la promotion de leur nouvel album, on leur intima l’ordre de ne pas l’interpréter.