Liban : « misère » de l’école publique
http://ifpo.hypotheses.org/4871
- La liberté scolaire contre l’égalité ?
– L’enseignement public libanais : un déclin irréversible ?
– La politique du ministère : une privatisation larvée du système scolaire ?
Liban : « misère » de l’école publique
http://ifpo.hypotheses.org/4871
- La liberté scolaire contre l’égalité ?
– L’enseignement public libanais : un déclin irréversible ?
– La politique du ministère : une privatisation larvée du système scolaire ?
Post-Revolutionary Cairo: Blocking the City, Un-Blocking the Urban Planning? | Les carnets de l’Ifpo
في حادثة هي الأولى من نوعها وهدفها كسر خجل الرجال للعمل ببرامج البطالة
http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=today\05z497.htm
http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/269/files/2011/07/Fatimi2.jpg
في حادثة هي الأولى من نوعها وهدفها ’كسر خجل الرجال’ للعمل ببرامج البطالة
فتيات من غزة يتركن العمل في المكاتب ويحملن ’المكانس’ لتنظيف الشوارع
Le « Printemps » arabe, une affaire de balais ? Après les manifestants nettoyant la place Tahrir en gage de civisme, ce sont les femmes de Gaza qui montrent que les temps changent : elles n’hésitent pas à sortir dans la rue pour balayer, histoire de faire comprendre aux hommes de la famille qu’il n’y a rien de déshonorant à se livrer à ce genre de travail, surtout quand le chômage est là.
(La photo renvoie à une oeuvre du Marocain Mounir Fatmi commentée ici : http://ifpo.hypotheses.org/2387)
« Égratigneuse » enquête de Walid Raad sur l’histoire de l’art dans le monde arabe | À La Une | L’Orient-Le Jour
http://www.lorientlejour.com/category/À+La+Une/article/796643/<<+Egratigneuse+>>_enquete_de_Walid_Raad_sur_l'histoire_de_l'art_dans
Dans son étude détaillée de ce réseau économico-artistique, il se penche, également, sur le phénomène que constitue la rapide émergence d’espaces et institutions artistiques dans certaines villes du monde arabe comme Abou Dhabi, Doha, Sharja, Le Caire ou encore Beyrouth. Et questionne l’impact que ces nouvelles infrastructures destinées aux arts visuels (à l’instar des musées du Louvre et Guggenheim dans le Golfe, dont il présente, par ailleurs, un peu plus loin, des maquettes très grand format) pourraient avoir sur la « tradition » des pays de la région. D’autant qu’en pénétrant au cœur du système des spéculations engagées dans l’art du monde arabe, la démonstration de l’artiste libanais semble aboutir à une implication... d’Israël.
Exposition "conceptuelle" de Walid Raad ; signalée ici dans L’Orient-Le Jour. Pour aller plus loin, un bon billet http://ifpo.hypotheses.org/809 d’Arnaud Chabrol dans les Carnets de l’Ifpo.
#Liban #arts plastiques #politiques culturelles
L’armée libanaise : symbole d’une nation réconciliée ? | Les carnets de l’Ifpo
http://ifpo.hypotheses.org/4687
« Tant que l’Armée va bien, le pays va bien ». C’est en ces termes qu’un commandant en chef de l’armée résume la place de l’institution militaire au sein de la société libanaise (Bulletin d’orientation de l’armée libanaise, 2010). Car, en effet, depuis sa création le 1er août 1945, l’armée libanaise (al-jaich al-lubnani) est à la fois un indicateur et un réceptacle des déchirements, des passions, des tensions, mais aussi des moments d’unanimisme patriotique et de réconciliation nationale que connaît le pays (Dupont, 1999). Plus que toutes autres institutions de l’État, l’armée constitue le pouls de la société libanaise, tant dans ses tendances à l’autodestruction que dans ses aspirations à la reconstruction. Pourtant, en dépit du fait que l’armée se situe au cœur de tous les discours politiques, des discussions quotidiennes et des mobilisations citoyennes (Moussa, 2011), le fonctionnement de l’institution et ses rapports avec la société et l’État demeurent largement inconnus du grand public. C’est précisément pour combler ce vide que le Département des études contemporaines (DEC) de l’Ifpo a organisé le 5 décembre 2012 une séance sur l’armée libanaise, avec la participation d’acteurs de l’institution militaire – les généraux Fouad Aoun, Élias Farhat et Jean Nassif, et des chercheurs spécialistes des questions de défense et de sécurité – Nayla Moussa (doctorante à l’IEP de Paris) et Yezid Sayegh (Carnegie Middle East Center).
« L’éphémère Sandjak d’Alexandrette. Chronique d’une annexion annoncée », par #Basile_Khoury
En 1938, les Français, préoccupés par la situation internationale et les risques de conflit, veulent s’assurer l’alliance de la Turquie. Une monnaie d’échange existe…
http://ifpo.hypotheses.org/4348
« Le jour où la #France a donné un bout de #Syrie à la #Turquie », par #Arianne_Bonzon
Entre les deux guerres, la France mandataire crée de toutes pièces le Sandjak d’#Alexandrette sur le territoire syrien. Elle l’offrira à la Turquie en 1939. Une amputation que Damas n’a jamais acceptée.
►http://www.slate.fr/story/63873/france-antioche-syrie-turquie
Eviter une alliance entre l’Allemagne et la Turquie / Le prix à payer
Le Caire après la révolution : blocages de la ville et déblocage de l’urbanisme | Les carnets de l’Ifpo
►http://ifpo.hypotheses.org/4419
Dans ce contexte politique transitoire qui paraît exacerber tous les maux de la ville et accabler ses principaux acteurs, existe-t-il des perspectives de déblocage de l’urbanisme ? Celles-ci pourraient bien provenir de la « société civile », dont la liberté d’action et de parole s’est accrue depuis la révolution et dont les centres d’intérêt convergent de plus en plus vers l’aménagement urbain.
Intéressante réflexion sur la militarisation du Caire post-révolutionnaire et questions sur une reprise en main civique. Personnellement, j’ai des doutes : voir http://seenthis.net/messages/93298
#Le_Caire
#Egypte
#urbanisme
#militarisation
#révolutions_arabes
Architecture and War: From Baghdad to Kabul | Les carnets de l’Ifpo
http://ifpo.hypotheses.org/4232
Kabul is witnessing a remarkable private sector-led construction boom, sustained by the “economic bubble” that is mainly generated by the temporary presence of international forces and organizations. Observers of the situation believe that the international “controls on the movement of money” in the aftermath of 9/11, the millions of dollars that the Afghan Government and donor community are spending on infrastructure rebuilding since 2002, and, more recently, the global economic crisis have prompted some expatriate Afghan entrepreneurs and traders to invest in the real estate business at home. Many Kabulis are however convinced that the resources for new construction have been mostly acquired through illegal means, particularly from the proceeds of the narcotics industry that are in part laundered into real estate.
#Kaboul
#guerre
#urbanisme
#informal
#gated_communities
#Afghanistan
La crise syrienne au prisme latino-américain | Janaina Herrera (Les carnets de l’Ifpo)
►http://ifpo.hypotheses.org/4144
De mars 2011 à septembre 2012, les positions des gouvernements latino-américains ont oscillé entre franche hostilité à l’égard des rebelles syriens et attachement à une solution négociée avec le régime. Rares sont ceux, tels le Chili ou le Mexique, qui ont clairement condamné les exactions du régime syrien. Comment expliquer que les nations latino-américaines, qui ont pour la plupart subi des décennies de dictatures militaires, ne montrent pas davantage d’enthousiasme et d’empathie vis-à-vis de la révolution syrienne ? (...) Source : Les carnets de l’Ifpo
La crise syrienne au prisme latino-américain (Venezuela, Brésil et Argentine) | Les carnets de l’Ifpo
►http://ifpo.hypotheses.org/4144
De mars 2011 à septembre 2012, les positions des gouvernements latino-américains ont oscillé entre franche hostilité à l’égard des rebelles syriens et attachement à une solution négociée avec le régime. Rares sont ceux, tels le Chili ou le Mexique, qui ont clairement condamné les exactions du régime syrien.
Comment expliquer que les nations latino-américaines, qui ont pour la plupart subi des décennies de dictatures militaires, ne montrent pas davantage d’enthousiasme et d’empathie vis-à-vis de la révolution syrienne ?
Nous proposons d’analyser les positions de la diaspora syro-libanaise au Venezuela, au Brésil et en Argentine et de revenir sur la tournée du président Bachar al-Assad en Amérique latine (juin 2010) comme temps fort du rapprochement latino-syrien
Intéressant, mais l’article comporte un biais certain.
Il analyse les positions des pays d’Amérique latine qui ne sont pas alignés sur Washington sur la crise syrienne, pays dont les positions sont pourtant assez diverses, comme toutes fondées sur de mauvaises raisons et, en tout cas, déterminés par des facteurs extérieurs à la connaissance de la réalité supposée de cette crise par les équipes dirigeantes : poids de la diaspora libano-syrienne, méconnaissance des réalités du régime, liens anciens et alliances avec Damas, anti-impérialisme de gauche excessif, ...
Cependant que l’article occulte trois faits, ou au moins refuse d’envisager trois hypothèses :
– l’hypothèse que ces positions peuvent aussi avoir à faire avec le refus de principe du droit d’ingérence (au moins pour le Brésil de Roussef), et ce dans un contexte qui a vu récemment deux gouvernements démocratiques (au Honduras et au Paraguay) renversés par des coups d’Etat constitutionnels manifestement soutenus par Washington.
– l’explication du fait que les deux seuls pays d’Amérique latine a avoir condamné sans nuance al-Assad et soutenu les initiatives américaines en Syrie - positions qui traduiraient de l’empathie pour la révolution syrienne, selon l’article - sont justement les deux seuls pays d’importance dont les élites politiques sont alignées sur Washington, non seulement sur ce sujet, mais sur la plupart des autres : le Chili et le Mexique - je ne sais qu’elle est la position de la Colombie sur ce sujet, mais je la devine... Du coup que l’article n’évoque pas comme hypothèse explicative des positions du Chili et du Mexique, à côté de l’"empathie", les liens de ces deux pays avec Washington me semble être une sérieuse lacune !
– l’hypothèse selon laquelle la position assez extrême de Chavez, la plus favorable au régime de Damas, pourrait aussi avoir à voir avec les deux tentatives de renversement qu’il a subies dont la première, en 2002, à la suite d’une sorte de révolution colorée d’inspiration américaine et à habillage idéologique démocratique ; évènements dont on peut supposer qu’ils pourraient avoir logiquement généré une sorte de méfiance chez Chavez contre toute révolte de ce type là quand elle est soutenue et qu’elle semble concorder avec les intérêts américains.
Traduire la citoyenneté | Les carnets de l’Ifpo
http://ifpo.hypotheses.org/4185#comment-1620
Une réflexion d’Elisabeth Longuenesse sur la traduction des mots du champ sémantique de la citoyenneté vers l’arabe et retour.
Dans le monde arabe et musulman du 19e siècle, les penseurs de la Nahda, intrigués par ce qu’ils observent dans la société européenne, et préoccupés par ce qui leur apparaît comme un déclin des sociétés musulmanes, en particulier au sein de l’empire ottoman, développent à leur tour une réflexion sur l’idée de citoyenneté, en s’inspirant de la pensée occidentale des Lumières, tout en l’inscrivant dans le contexte de leurs sociétés, avec les mots de la langue arabe. Ils sont confrontés, ce faisant, à la nécessité d’inventer un vocabulaire qui rende compte à la fois du mouvement des idées dans leur société et de la découverte d’une expérience européenne qu’ils lisent et discutent à l’aune des valeurs du monde qui est le leur – mais aussi des idées nouvelles qui agitent une société en pleine mutation, où la revendication nationale fait son chemin face à l’oppression ottomane.
Retour sur l’atelier de travail sur la reconstruction de la banlieue sud de Beyrouth : une expérience unique | Eric Verdeil
http://ifpo.hypotheses.org/4110
Au total, cet atelier a été un événement très intéressant mais un peu frustrant. Le projet Waad est une opération fascinante et très originale. Ses résultats sont remarquables par l’ambition ouvertement non capitaliste et la recherche de la stabilité du peuplement qui ont prévalu. Ceci n’a pu se faire que grâce à la mobilisation d’un financement étatique et non étatique important et la mise en place d’un acteur au statut original, non étatique, bénéficiant de la confiance des habitants et plus largement, des concours techniques d’acteurs professionnels extérieurs au Hezbollah et à la société chiite, au nom de la Résistance à l’agression israélienne. Pour autant, de la part du Hezbollah, cet investissement exceptionnel répondait à une finalité politique objective trop négligée dans ces journées de discussion, la nécessité de recouvrir la confiance de ses électeurs-partisans. L’intervention elle-même, intéressante sur le plan social, restitue un tissu urbain de qualité médiocre malgré l’amélioration de l’habitat. Mais le plus intéressant à mon sens est la banalisation en cours, promesse d’une évolution qui échappera en large partie aux décisions du parti.
#Waad
#Beyrouth
#Haret_Hreik
#Dahiyeh
#urbanisme
#reconstruction
#Hezbollah
Les Frères musulmans syriens et la communauté alaouite (Signets sur la route, 3) | Les carnets de l’Ifpo
http://ifpo.hypotheses.org/3825
27 juin 2012 - Réédition de l’État de barbarie
Les Frères musulmans syriens et la communauté alaouite (Signets sur la route, 3
)
« La révolution islamique veut être franche avec les enfants de la communauté alaouite, en leur assurant qu’elle ne nourrit de haine contre personne. L’histoire récente le montre bien qui a consigné la marche de ce peuple derrière ses chefs, eux-mêmes issus de toutes les communautés, tant qu’il faisait preuve de compétence et de loyalisme. (…) Le pays ne peut être soumis à la domination de neuf ou dix pour cent de sa population. Cela est contraire à toute logique, et nous sommes persuadés que les esprits censés au sein de cette confession nous rejoindront sur un point, savoir que ni eux ni nous ne sommes dans l’obligation de soutenir l’Empire de [Hâfez] ou de Rif’at al-Asad. Le déclenchement de la guerre confessionnelle n’est pas le fait de la masse du peuple qui essaie de se garder de la tyrannie de la minorité, mais bien plutôt de la minorité, laquelle est du reste le jouet d’une caste insensée qui, dans sa vaine tentative d’imposer son autorité tyrannique sur la majorité écrasante des citoyens, fait fi de toutes les vérités de l’histoire et de leur logique implacable.
Nous attendons des fils de la communauté alaouite, à laquelle se rattachent cette calamité régnante, Hâfez al-Asad, et son bouffon sanguinaire de frère, qu’ils contribuent de manière positive à ce que la tragédie ne touche à son ultime dénouement… Il est encore temps, et le cœur de notre peuple est ouvert à tous ceux qui reviennent à lui. Nous croyons fermement que les problèmes peuvent être résolus sans violence et dans le dialogue, mais que faire quand l’autre bord persiste à ignorer les autres et ne tenir avec eux que le langage de la force ? »
Michel Seurat, L’État de barbarie (rééd. Paris, Puf, 2012, col. Proche-Orient, p. 124).
Plus que jamais, le clan au pouvoir à Damas tente aujourd’hui de transférer sur le terrain sécuritaire et confessionnel une contestation qu’il sait perdue sur le terrain politique. Dans ce but, il s’emploie à radicaliser au-delà de toute mesure l’image de l’opposition qu’il a contrainte à prendre les armes.
ziadmajed
Le groupe Jabhat an-Nusra ou la fabrique syrienne du « jihadisme » | Les carnets de l’Ifpo ►http://ifpo.hypotheses.org/3540
Le groupe Jabhat an-Nusra ou la fabrique syrienne du « jihadisme » | Les carnets de l’Ifpo
►http://ifpo.hypotheses.org/3540
Les notes qui suivent entendent se faire écho des termes d’une analyse identique, mais dont l’intérêt tient à ce qu’elle soit venue des rangs, au demeurant divisés sur le sujet, de la mouvance jihadiste internationale. Dans un texte posté par ses partisans sur le forum muslm.net, un activiste syrien vivant à Londres, ‘Abd al-Mun‘im Mustafâ Halîma, plus connu sous le nom d’Abû Basîr at-Tartûsî4 et qui aurait lui-même rejoint récemment les rangs de l’armée syrienne libre, expose les raisons qui le conduisent à douter de la réalité de ce « Front du secours » qui rappelle à ses yeux d’identiques créations du régime syrien dans les années 1980. At-Tartûsî a régulièrement cautionné les luttes armées transnationales contre des occupations étrangères (en Tchétchénie, en Irak ou en Afghanistan). Même s’il manie lui-même la terminologie sectaire courante dans la mouvance salafie pour stigmatiser « les minorités musulmanes », il s’est, en revanche, régulièrement démarqué aussi bien des attentats aveugles commis en Europe que de l’action de certains groupes armés aux filiations opaques.
L’assimilation des normes internationales dans l’identité politique du Hezbollah | Les carnets de l’Ifpo
http://ifpo.hypotheses.org/3279
S’il note que des domaines importants du débat politique national et international ne sont pas traités – le Hezbollah, par exemple, ne mentionne pas la question du droit des personnes qui demeure, dans le système libanais, du ressort des autorités religieuses (mais ce n’est pas le seul acteur politique libanais à demeurer silencieux sur cette question) –, F. Dionigi n’en considère pas moins que l’analyse des documents diffusés par le #Hezbollah met en évidence l’évolution de ce mouvement islamiste vers l’intégration d’un nombre important de normes internationales qui contribuent à complexifier son identité politique.
A contrecourant des idées développées par exemple dans Le Hezbolah. De la doctrine à l’action, de D. Avon et A. Khatchadourian (Seuil)
Week In Photos (3 Mar - 9 Mar 2012) | Al Akhbar English
http://english.al-akhbar.com/photoblogs/week-photos-3-mar-9-mar-2012
http://english.al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/6cols/photoblogs/WiP_Mar9_En_pic_2.jpg
A man holding al-Qaeda flag during a Salafi demonstration in Martyr square, Beirut. The demonstrations was called for to express solidarity with people in Homs. (Photo: Haytham al-Moussawi)
voir en complément : Romain Caillet, Le phénomène Aḥmad al-Asīr : un nouveau visage du salafisme au Liban ? (2/2) http://ifpo.hypotheses.org/3240.
Remarquable travail d’analyse des militants salafistes - mais cela hérisse le poil ces controverses qui partent d’une lecture du monde exclusivement à l’aune des versets du Coran et des premiers textes de la tradition...
Le phénomène Aḥmad al-Asīr : un nouveau visage du salafisme au Liban ? (1/2) | Les carnets de l’Ifpo (Romain Caillet)
http://ifpo.hypotheses.org/3075
Au sein du monde arabe, le courant salafi syro-libanais apparaît comme une exception en raison de son absence de visibilité, en comparaison avec celle dont il jouit dans les sociétés du Golfe, au Maghreb, en Jordanie ou en Égypte . [...] La situation au Liban est, en revanche, plus complexe. Relativement bien implanté dans la ville de #Tripoli, sans toutefois y rencontrer une adhésion massive, il demeure minoritaire à #Beyrouth, malgré l’existence de l’institut Sirāj al-Munīr dirigé par ‘Abd al-Hādī Wahbī, un disciple de Muḥammad Nāṣir al-Dīn al-Albānī (1914-1999). Cette indifférence d’une large part de la population sunnite libanaise, y compris à Tripoli, s’explique principalement pour l’essentiel par l’absence de personnalités réellement charismatiques, tant au niveau des oulémas qu’à celui des prédicateurs. En effet, jusqu’à présent, aucun imam salafi au #Liban ne s’était imposé comme un orateur exceptionnel, capable d’enthousiasmer son auditoire du jumuʿa (vendredi) à travers des prêches « enflammés ». S’il existe des individus reconnus comme des références religieuses, au seul niveau local, aucun n’incarne cependant une sommité incontournable, capable d’attirer des étudiants en théologie musulmane venus du reste du monde.
Il est rare de disposer de telles informations sur les mouvements salafistes. Mais il est aussi dommage que l’analyse ne dépasse pas les enjeux de légitimité théologique pour spécifier les ressorts sociaux et de politique locale de ces mobilisations. Comment, à Tripoli par exemple, ces éléments s’articulent-ils au jeu des grands leaders politiques ?
Voir en complément :
Dewailly B., 2012, Transformations du leadership tripolitain : le cas de Nagib Mikati, in Mermier F., Mervin S. (éd.), Leaders et partisans au Liban, Paris-Beyrouth, Karthala - IFPO, p. 167–187. < http://halshs.archives-ouvertes.fr/IFPO/halshs-00663450 > (consultation le 8 février 2012)
Et http://seenthis.net/messages/56867
Violences au Liban : « Ces événements ne sont pas nouveaux » - Fabrice Balanche
http://www.lemonde.fr/international/article/2012/02/13/violences-au-liban-ces-evenements-ne-sont-pas-nouveau
#Abra
#Saïda
« Résistance » et/ou « révolution » : un dilemme libanais face à la crise syrienne | Les carnets de l’Ifpo
http://ifpo.hypotheses.org/2833
Très intéressante analyse de Nicolas Dot-Pouillard de l’IFPO.
Bien loin donc d’une théorie du complot, attribuant à des éléments « étrangers » la paternité supposée du soulèvement, une partie du discours politique et intellectuel libanais semble être confrontée à un choix cornélien : il s’agit tout à la fois de reconnaître la légitimité d’un mouvement et d’un soulèvement populaire et donc de s’inscrire partiellement dans la logique de la « révolution », tout en opérant une série de mises en garde à valeur stratégique et morale, censées elles-mêmes sauver la « résistance ».
Quel avenir pour les revues papier ? | Les carnets de l’Ifpo
http://ifpo.hypotheses.org/2758
Réflexions intéressantes sur les enjeux de l’édition électronique, vus par un éditeur qui est en même un centre de recherche.
L’Ifpo manque de recul pour évaluer avec précision les conséquences de la mise en ligne des volumes récents de ses revues sur les ventes au numéro et sur l’évolution du nombre d’abonnés. Il faudra observer de près ces chiffres pour voir si les revenus générés par les portails partenaires (Revues.org, Jstor, Cairn) compenseront d’éventuelles baisses de vente du papier et, s’il le faut, réajuster la politique éditoriale, tout en tenant compte naturellement des « bénéfices » liés à une meilleure diffusion grâce au support électronique.
[...]
La vente de nos revues sur papier génère des revenus, apport non négligeable pour un laboratoire comme le nôtre, à l’heure où les budgets « rétrécissent ». Syria et le BEO ont également une forte valeur d’échange. Par exemple, échanger nos revues avec des ouvrages de laboratoires ou bibliothèques partenaires constitue une part très importante du budget d’acquisition de la Médiathèque de l’Ifpo. C’est là un fait souvent négligé (voire occulté, comme dans le billet de Clarke) dans le calcul du coût d’une revue papier.