Moi ça me parait une bonne approche. J’étais contre cette idée d’assistanat sexuel, à cause justement de cette idée de reconnaissance implicite de droit au sexe, mais je suis en train de changer d’avis.
Va-t-on dire à un handicapé, tiens, on pourrait te procurer du plaisir, il y a des volontaires, mais on va pas le faire sinon on va être obligé de le faire aussi à tous les « handicapés sociaux masculins » qui n’arrivent pas à trouver de partenaires sexuels.
Moi ça me fait penser à ce qu’on pourrait avoir dans une école : tiens la classe de CM1 pourrait aller en classe verte, on a tout pour monter le projet, mais on va pas le faire car les autres classes du coup vont exiger d’y aller aussi, on pas dire oui aux uns et non aux autres, donc personne n’y va. ce serait comme interdire le bénévolat au motif que cela ne peut pas bénéficier à tout le monde à la fois.
Arrêtons de considérer la population comme des gosses, sinon c’est sûr on fait plus rien. Qu’on arrête de raisonner en « dûs », en « acquis » et jurisprudence, sortons de ce paternalisme arquebouté sur un égalitarisme rigide, et fonctionnons projets par projets, par expérience et voyons ce qui est viable. S’il n’y a pas de volontaire, ce sera vite plié de toutes façons.
Si les mecs valides font des caprices de gamins pour obtenir des faveurs sexuelles de la part des femmes, qu’ils aillent se faire voir. Mais qu’au moins ça ne bloque pas quelque chose qui pourrait bénéficier à quelques handicapés...
(oui en vieillissant je deviens pragmatique... je sais pas si c’est grave, docteur ?)