Cessez-le-feu en Palestine occupée : malgré sa force militaire et sa cruauté, l’État sioniste n’a rempli aucun de ses objectifs
21 novembre 2012 - Source : Abdel Bari Atwan - Traduction : al-Mukhtar
http://www.info-palestine.net/Palestine/Article010.html
Netanyahu acceptera probablement l’accord de trêve sans pouvoir imposer toutes ses conditions à l’autre partie parce qu’il ne veut pas engager une invasion au sol - même partielle - terrifié qu’il est à l’idée des surprises qui l’attendent, après avoir été durement secoué de voir la résistance palestinienne envoyer des roquettes jusqu’à Tel Aviv.
Si la fusée Fajr-5 - qui coûte à peine 5000 dollars – est capable de pénétrer le Dôme de Fer dont chaque missile coûte plus de 50 000 dollars, cela démontre la faiblesse d’un système qui a coûté des milliards de dollars, tandis que c’est le frère de la fusée Fajr-5, le missile antichar Cornet, qui a empêché Netanyahu et son ministre Ehud Barak de commettre la folie d’envahir la Bande de Gaza.
Nous écrivons ces mots avant que les articles de l’accord de trêve aient été publiés, et certains de ceux-ci bénéficieront certainement à Israël. C’est normal et prévu. D’autres articles, plus importants, bénéficieront à la résistance, renforçant d’abord ses moyens militaires et en second lieu, sa légitimité politique.
La Bande de Gaza a payé un lourd tribut pour ces deux accomplissements, et c’est douloureux à tous les niveaux. Les martyrs et les blessés sont nos proches et nos enfants, mais c’est une guerre qui leur a été imposée par un ennemi arrogant et terroriste, le tout au milieu d’une honteuse passivité arabe.
(...)
Les habitants de Gaza peuvent être fiers d’être restés fermes et de n’avoir pas imploré n’importe quel dirigeant arabe de les sauver, contrecarrant les plans du gouvernement de Netanyahu tels qu’exprimés par son adjoint Eli Yishai qui s’est montré digne des Nazis en menaçant de renvoyer Gaza au Moyen Âge.
Nous ressentons tristesse et douleur en devant inscrire l’ex-Président palestinien Mahmoud Abbas et son Autorité dans la colonne des « perdants » dans cette guerre. Abbas n’a pas su se lever dans ce moment historique, et n’a pris aucune mesure un tant soit peu courageuse pour racheter toutes ses prises de position précédentes qui ont eu pour seul résultat de le mener à plus d’humiliation et d’affaiblissement.