• Principes du gouvernement représentatif - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article656
    Introduction du livre de #Bernard_Manin "Principes du gouvernement réprésentatif" , 1995, Champs / Flammarion, 1996, pp. 11 - 18

    Les démocraties contemporaines sont issues d’une forme de gouvernement que ses fondateurs opposaient à la démo­cratie. L’usage nomme « démocraties représentatives » les régimes démocratiques actuels. Cette expression, qui dis­tingue la démocratie représentative de la démocratie directe, fait apparaître l’une et l’autre comme des formes de la démo­cratie. Toutefois, ce que l’on désigne aujourd’hui sous le nom de démocratie représentative trouve ses origines dans les ins­titutions qui se sont progressivement établies et imposées en Occident à la suite des trois révolutions modernes, les révolu­tions anglaise, américaine et française. Or ces institutions n’ont nullement été perçues, à leurs débuts, comme une variété de la démocratie ou une forme du gouvernement par le peuple.


  • Un hiver électoral de plus - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article660

    « Un hiver électoral de plus », « Le républicanisme, comme discours de l’oligarchie » et « La liste des reniements » sont trois textes extraits du bulletin « Le crépuscule du XXe siècle » (1997-1999), réunis dans la brochure « Le ’Front National’ et la Régression française », mai 2001, supplément au « Crépuscule du XXe siècle » n°9.

    Rédigés peu de temps après la victoire de la « gauche plurielle » aux législatives de 1997, ils montrent non pas le chemin parcouru depuis, mais le piétinement répétés de l’époque, et notre embourbement.


  • #Karl_Polanyi - Le sophisme économiciste - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article658

    Notre génération est confrontée au problème général de l’existence matérielle de l’homme ; toute tentative qui se propose d’offrir une image plus réaliste de ce problème rencontre dès l’origine un obstacle insurmontable : le mode de pensée particulier qui nous vient de l’économie du XIXème siècle, et des conditions de vie qu’elle a créées dans toutes les sociétés industrialisées. Cette mentalité est personnifiée dans l’#esprit_marchand.


  • Le parti #situationniste - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article655

    Deux ouvrages viennent de paraître qui, partant d’une critique globale du vieux monde, découvrent dans les nouvelles formes de contestation de l’ordre établi le signe d’une révolution sans précédent. Ils se présentent, l’un et l’autre, précédés de leur commune réputation. De l’invention d’une internationale situationniste, de la séduisante outrecuidance de quelques pamphlets, de l’agitation qu’ont faite en leur nom des étudiants strasbourgeois — assez bruyants pour inquiéter un moment l’autorité du syndicat et celle de l’université — ils ont tiré un prestige qui désigne leurs livres à l’attention particulière d’un petit nombre. Ces livres, après le temps des déclarations, des déclamations et des dénonciations inaugureraient-ils celui de la réflexion ? Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations [1], La Société du spectacle [2], leurs titres font attendre un mode d’expression auquel #Debord et #Vaneigem ne s’étaient pas encore décidés. Se pourrait-il donc que prenne forme un discours subversif d’un nouveau genre ? Il n’est pas jusqu’à la coïncidence de leurs publications qui ne nous mette en alerte. Un discours qui, dans le même moment, naît de deux sources différentes, semble échapper à l’arbitraire, il multiplie son effet.

    Texte de #Claude_Lefort paru le 15 décembre 1968 dans la Quinzaine Littéraire. Repris dans Le Temps Present, Ecrits 1945-2005, Belin, Paris, 2007, p.211-215.



  • #Tunisie : « La défaite prochaine des islamistes sera l’annonce d’un début de libération du carcan religieux » - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article650

    Interview d’un camarade tunisien (voir sa précédente interview http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article582).

    Propos recueillis le 30 octobre par notre collectif.

    Cela fait un an que les islamistes d’Ennahda sont au pouvoir en Tunisie, et l’actualité est depuis rythmé par l’escalade du radicalisme religieux, notamment salafiste, couvert par le gouvernement. Offensives bigotes autour de la Constituante, multiples manifestations violentes ou opérations coup-de-poing d’escadrons intégristes, condamnation de jeunes caricaturistes tunisiens pour blasphème, mise en accusation d’une jeune femme pour avoir provoqué son viol par des policiers, etc. Vu de France, le pays à l’origine des « révolutions arabes » semble sous l’influence croissante des extrême-droites musulmanes. Qu’en est-il ? Et pourquoi rencontrent-elles une si faible résistance dans une Tunisie qui était une des avant-gardes de la laïcité dans le monde arabo-musulman ?


  • Inertie historique - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article640#nh10

    Les dérèglements qui se manifestent depuis 2007-2008 sur toute la planète, et dans tous les champs de l’activité sociale, économique, politique, géopolitique, etc., se développent dans un cadre qui semble échapper à l’emprise des divers “acteurs”, alors que ceux-ci devraient s’employer à tenter de le modifier. Cette inertie est sans doute le trait le plus notable de la situation. Pour qu’une telle impuissance se maintienne au fil d’évolutions perçues comme pernicieuses, il faut nécessairement que plusieurs conditions soient réunies, et c’est d’abord à celles-ci qu’il convient de s’intéresser. Rechercher ainsi les conditions d’existence des stratégies et des idéologies en présence implique toujours une rupture de fait avec la pensée héritée, dont le #néo-libéralisme, inébranlable, et son jumeau mimétique et affectif, le #marxisme (sous ses diverses formes, apocalyptiques ou pragmatiques), demeurent les références “de granit”.


  • Contribution à l’impiété
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article641

    #Dieu n’existe pas, seule existe la parole qui s’en réclame. Dieu ne parle donc pas, seul parle celui qui professe son existence. La parole professe l’existence de ce qui n’existe pas, mais ce qui n’existe pas vient aussitôt à l’existence par cela même qui est une parole. Le cercle vicieux du discours prophétique, et le cercle infernal d’une « vérité » qui n’est valable que si on demande instamment à une foule de fidèles d’y apposer sa foi, naissent tous les deux de toutes pièces. Pas seulement le discours mais aussi le symbole puissant de sa légitimation et les opérations potentielles dont il sera capable.


  • L’homme, cet animal suicidaire peint par Jared Diamond
    http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/09/27/l-homme-animal-suicidaire_1766966_3246.html

    Il habite à Bel Air, quartier très chic aux jardins luxuriants de Los Angeles, dans une grande maison de bois pleine de gravures animalières. Avec son imposant collier de barbe, ses 74 ans, il fait penser à un vieux prêcheur amish. L’homme en impose. Il faut dire que ce professeur de géographie de l’UCLA, la vénérable université de la « cité des anges », biologiste évolutionniste réputé, fait à nouveau parler de lui après l’échec du Sommet de la Terre, cet été, à Rio, où aucune mesure n’a été prise pour rendre notre planète plus durable.

    Depuis, beaucoup se demandent si #Jared_Diamond n’a pas raison. Si l’humanité ne court pas au désastre écologique, danger contre lequel il nous a mis en garde dans son essai Effondrement (2005). Dans ce best-seller mondial, âprement discuté par l’élite scientifique, il montre comment, à plusieurs reprises, les destructions de notre environnement ont contribué à l’écroulement de sociétés. L’auteur va même jusqu’à parler d’"écocide" : le génocide écologique. Si certains critiquent son #catastrophisme, Diamond donne des conférences dans le monde entier, appelant l’humanité à se ressaisir.

    via http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article639


  • De l’étiquette « libertaire »... - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article627

    Le 20 novembre 2011, suite à un vif échange à propos des événements en #Tunisie sur le site « Jura libertaire » qui nous calomniait au passage http://juralib.noblogs.org/2011/11/11/informations-fiables-sur-la-tunisie, le commentaire suivant fut refusé par le dit « modérateur », faisant justement mentir nos dernières remarques...


  • Techniques autoritaires et démocratiques - #Lewis_Mumford
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article638

    « #Démocratie » est un mot dont le sens est désormais confus et compliqué par l’usage abusif qu’on en fait, souvent avec un mépris condescendant. Quelles que soient nos divergences par la suite, pouvons-nous convenir que le principe qui sous-tend la démocratie est de placer ce qui est commun à tous les hommes au- dessus de ce que peuvent revendiquer une organisation, une institution ou un groupe ? Ceci ne remet pas en cause les droits de ceux qui bénéficient de talents naturels supérieurs, d’un savoir spécialisé, d’une compétence technique, ou ceux des organisations institutionnelles : tous peuvent, sous contrôle démocratique, jouer un rôle utile dans l’économie humaine. Mais la démocratie consiste à conférer l’autorité au tout plutôt qu’à la partie ; et seuls des êtres humains vivants sont, en tant que tels, une expression authentique du tout, qu’ils agissent seuls ou en s’entraidant.

    De ce principe central se dégage un faisceau d’idées et de pratiques connexes que l’histoire met en évidence depuis longtemps, bien qu’elles ne se trouvent pas dans toutes les sociétés, ou du moins pas au même degré. On peut citer parmi ces éléments : l’autogouvernement collectif, la libre communication entre égaux, la facilité d’accès aux savoirs communs, la protection contre les contrôles extérieurs arbitraires, et un sentiment de responsabilité morale individuelle quand le comportement touche toute la communauté. Tous les organismes vivants possèdent un certain degré d’autonomie, dans la mesure où ils se conforment à leur propre forme de vie ; mais chez l’homme, cette autonomie est la condition essentielle de son développement. Lorsque nous sommes malades ou handicapés, nous renonçons en partie à notre autonomie : mais y renoncer quotidiennement, et en toute chose, transformerait notre vie même en maladie chronique. La meilleure vie possible – et ici j’ai parfaitement conscience d’ouvrir un débat – est une vie qui exige plus d’auto-organisation, d’expression et d’accomplissement de soi. Dans ce sens, la personnalité, autrefois attribut exclusif des rois, appartient à tous les hommes en vertu du principe démocratique. La vie, dans sa plénitude et son intégrité, ne se délègue pas.


  • Réflexions : révolte et morale (Koestler et Camus)
    http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=1685

    Nous prendrons comme point de départ le parcours et la résistance au totalitarisme stalinien d’#Arthur_Koestler : journaliste d’origine hongroise, militant dans le parti communiste allemand, puis membre du Komintern, -(organisme représentatif du communisme international),- de 1931 à 1938. Une de ses œuvres, « Hiéroglyphes », est une autobiographie politique et psychologique soulignant des aspects essentiels de la « foi » communiste, les difficultés à s’en dissocier, et l’accent mis progressivement sur la morale en politique, - selon un acheminement différent de celui de Soljénitsyne, qui, interné pendant 8 ans dans le système concentrationnaire soviétique, a d’emblée pris la position d’un moraliste. « Le zéro et l’Infini », qui fut publié après la guerre en France, fut l’œuvre de Koestler qui le rendit célèbre : il relatait le processus complexe et tragique qui conduisit des vieux bolchéviques à des aveux mensongers de trahison, lors des grands procès organisés par le pouvoir stalinien, à la fin des années 1930. L’aveuglement quant à la nature totalitaire et terroriste de l’U.R.S.S. était encore si répandu qu’il fit scandale non seulement parmi les communistes, mais dans une partie de l’opinion intellectuelle française.

    via http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article598


  • Ce qu’est notre bataille - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article634

    Déclarations d’un collectif tunisien, août 2011.

    Notre bataille est celle d’un projet d’#autonomie. C’est celle de l’#auto-transformation de la société.

    Cette bataille ne se résume pas à l’opposition à tel ou tel gouvernement, elle vise la construction d’un nouveau mode d’exercice politique, basé sur le partage de la décision par tous les individus. Il s’agit pour nous d’imaginer et de construire cette démocratie radicale où toute tentative d’accaparement du pouvoir par une minorité est bannie .

    Cette démarche implique une égalité sociale toute aussi radicale. Nous ne considérons pas l’égalité économique comme la fin d’un modèle, mais plutôt comme un moyen permettant à l’individu de pouvoir exister pleinement dans le groupe sans s’aliéner aux modes de productions et aux supposées luttes de classe.

    Nous ne considérons pas notre projet comme une tentative bienfaisante d’un monde plus vertueux mais comme une nécessite imminente pour faire face aux injustices et aux dangers que connaissent notre pays et le monde entier. Cette conscience de la nécessité de telles institutions émane de l’échec cuisant des modèles totalitaire et oligarchiques dans leur rôle de gouvernance.

    Nous ne visons pas un modèle fini où toute inégalité ou injustice est impossible mais au contraire nous voulons une société a même de poser et de confronter ses problèmes sans évitement ou délégation.

    Notre vision de la radicalité est en rupture totale avec tout jusqu’au-boutisme. Dans ce sens nous ne considérons pas l’abolition de l’état ou des rapports de productions comme notre mission historique. Mais nous croyons en une société capable de suppléer ces formes inégalitaires d’existence commune. Nous travaillons à créer et ce par tous les moyens que notre imagination propose.

    Nous ne voyons pas en ce qui s’est passé en #Tunisie et dans d’autres pays du monde l’imminence de la réalisation de notre projet. Mais nous constatons de plus en plus la nécessité de s’y atteler.

    Nous ne sommes pour l’instant qu’une poignée de personnes à converger vers un tel projet mais nous voyons de plus en plus se formuler en Tunisie et dans le monde des aspirations à une démocratie réelle et à des sociétés plus égalitaires. (...)


  • Tract de Sidi Bouzid (juillet 2012) - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article635
    http://www.magmaweb.fr/spip/IMG/jpg/tract.jpg

    Communiqué d’information

    Nous les jeunes de la révolution de la dignité à Menzel Bouzaiene et devant la nonchalance et la politique d’exclusion et de marginalisation du gouvernement de la troïka, déclarons la fin de la trêve accordée a ce gouvernement et l’entrée en désobéissance civile.

    Dans sa lancée dans une politique de marginalisation et de vol de l’argent public, le gouvernement projette d’indemniser les ex-détenus politiques d’Ennahdha d’une somme s’élevant à 1.150 millions de dinars et ce dans une période marquée par un coût de vie exorbitant pour la population [1] Nous rappelons que cette somme suffirait à elle seule à résoudre les problèmes économiques des régions de Sidi Bouzid, Gafsa et Kasserine. Devant cette attitude obstinée du gouvernement nous décidons de le boycotter et de mettre en œuvre tous les moyens possibles pour bloquer tous ses projets.

    Comme premier pas, nous avons confisqué sept camions chargés de phosphates et avons coupé les chemins de fer et ce pour exiger nos droits à l’emploi, au partage de l’argent public et au développement local.

    Enfin, nous précisions que nos agissements n’ont rien avoir avec le mouvement des journaliers des chantiers publics, emplois que nous considérons comme procédés antalgiques visant à l’assujettissement de le population [2].

    Vive les luttes des opprimés 

    C’est une révolution jusqu’à l’autodétermination.

    [1] Le parti au pouvoir, Ennahdha ne cesse d’avancer depuis son congrès un projet de loi visant à « indemniser » les prisonniers politiques du temps de Ben Ali, à la hauteur de 30.000 € chacun. Ils seraient 30.000, dont 90 % seraient des islamistes, et dont seulement une partie sont actuellement cadre du parti ou à des postes : il s’agit donc de se fidéliser les autres qui risqueraient sinon d’entrer en dissidence. Le sujet est évidemment très sensible auprès des populations, qui y voient un abus de pouvoir, voire un racket pur et simple.

    [2] Les ouvriers journaliers ont été payé après deux mois de retard (les retards de payement sont extrêmement fréquents et bien plus importants) et des mouvements de contestation. Il s’agit d’emplois très précaires et très durs, à 7 dinars la journée, et qui constituent de fait la seule réponse du gouvernement au problème du chômage


  • Sur la « convergences de luttes » - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article630

    Aux organisateurs du FRAP 2012,

    Bonjour à vous,

    Nous aimerions vous faire part de quelques remarques sur le déroulement de la réunion à laquelle vous nous aviez invités, fin mai.

    Nous avons une part de responsabilité dans le déroulement de cette soirée, puisque nous étions partie prenante des réunions préparatoires à l’organisation du festival. Nous aurions dû vous faire ces remarques et suggestions dès février. Mais nous avons cru bon de rester en re­trait parce que nous voulions respecter votre démarche d’organisateur du FRAP, qu’il s’agissait de notre première participation à ce festival, que nous ne savions pas plus quelle serait l’ambiance au Condensateur, ni si nos pressentiments allaient se vérifier.

    Ceci n’excuse pas notre passivité, mais l’explique quelque peu.

    Tout cela pour dire que les remarques qui suivent sont un appel au travail qui nous concerne en premier lieu.


  • Le marxisme-léninisme, idéologie réactionnaire - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article622

    Ce texte est une critique du #marxisme-léninisme. Mais pour reprendre la terminologie de ce courant poli­tique, nous critiquons ici le marxisme-léninisme d’un point de vue révolutionnaire. Nous voulons l’émancipa­tion du genre humain. Nous voulons une société égalitaire. Nous pensons que cette société ne peut être insti­tuée que par une transformation radicale. Mais nous pensons aussi que le marxisme-léninisme et tous ses déri­vés idéologiques omniprésents n’aboutissent qu’à des impasses, qu’ils sont des obstacles à cette transforma­tion.

    Trois parties à ce texte, qui peuvent être lues indépendamment les unes des autres : d’où parlons-nous, que critiquons-nous, et pourquoi le critiquons-nous.

    http://www.magmaweb.fr/spip/IMG/pdf/MLIdeologieReactionnaire.pdf


  • Le Graal illusoire de l’Organisation - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article564

    Il est des époques où de nombreuses personnes comprennent qu’un changement fondamental des mécanismes sociaux est nécessaire. Quand cette disposition prend la voie de l’action politique dans les sociétés modernes, elle exclut l’adhésion aux partis constitués, qui ne sont plus que les locataires de l’appareil d’État, voués à la gestion des affaires courantes. Quels regroupements souhaiter, vers lesquels se tourner ? Telle est la question que nous avons eu à résoudre depuis plus de quarante ans.

    #Stalino-gauchisme et #radicalisme_abstrait


  • Élections françaises 2012 : L’oligarchie à visage humain - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article620
    Impasses technocratiques, illusions populistes, émeutes nihilistes, mouvements sociaux

    Les élections françaises de 2012 ont évidemment moins été une victoire du clan « de gauche » qu’un refus du clan « de droite ». Sarkozy n’a tenu ses promesses ni sur le pouvoir d’achat ni sur la sécurité (la crainte d’émeutes comme en 2005 est toujours là), et il a ridiculisé tous les symboles de la République. Le seul enjeu de ces élec­tions a donc été « n’importe qui plutôt que la mafia Sarkozy » : ce « n’importe qui », ça a été Hollande et sa clique, devenu en quelques mois le candidat improbable d’une irréelle restauration du républicanisme et de la social­-démocratie.

    http://www.magmaweb.fr/spip/IMG/pdf/OligarchieAVisageHumain.pdf


  • Sur les racines de la disparition de la pensée critique - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article612

    Le projet d’autonomie, c’est-à-dire le projet pour une autotransformation radicale et démocratique de nos sociétés, ne peut se résumer à un changement de la structure politique et économique des régimes oligarchiques en place. Il nécessite en effet une mutation anthropologique, un changement radical en d’autres mots, qui toucherait toutes les sphères de la vie sociale, tant au niveau collectif qu’individuel. C’est précisément pour cette raison que toute tentative de revendiquer une telle perspective politique doit essayer d’élaborer une nouvelle forme de praxis, au sein de laquelle l’engagement proprement politique, au sens étroit du terme, se concilierait avec une tentative d’élucidation théorique. Dans le cadre de cette approche, il faut reconnaître un fait fondamental : depuis la fin des années 1970, il n’existe plus de tradition majeure de pensée politique critique.

    Il y a bien évidemment des penseurs ou des auteurs qui, à titre individuel, continuent de critiquer les insti­tutions en place et proposant, parfois, leurs propres projets politiques censés les dépasser. Mais ils restent minoritaires et ne font partie d’aucun courant théorique et idéologique véritablement important en termes de retentissement social. Aucun renouveau n’aura lieu tant que cette situation ne sera pas élucidée.

    http://www.magmaweb.fr/spip/IMG/pdf/DisparitionPenseeCritique.pdf