Civilisation

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  • Traite des êtres humains : « l’Europe doit arrêter de traîner les pieds »
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/2748-traite-des-etres-humains-europe-doit-arreter-de-trainer-des-pi

    « Il est difficile de croire que dans une Europe libre et démocratique, 23 600 êtres humains ont pu être privés de leur liberté, exploités et vendus comme des matières premières pour le profit. Mais c’est la triste vérité : alors que je vous parle, des hommes, des femmes et des enfants sont vendus pour servir dans le commerce du sexe, les travaux agricoles, le bâtiment ou l’industrie textile », lançait la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, en présentant le rapport. « Ce sont les plus vulnérables de nos sociétés qui deviennent les cibles toujours plus nombreuses de cet esclavage de notre époque ».


  • Penser l’agriculture au-delà du rendement
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/2731-penser-agriculture-au-dela-du-rendement

    C’est un terrible paradoxe. Nous produisons plus de #nourriture que jamais, mais il y a toujours près d’un milliard de personnes dans le monde, un humain sur sept, qui se couche chaque soir en n’ayant pas mangé à sa faim. Et il y a un milliard et demi de gens en surpoids ou obèses. On pourrait croire qu’il s’agit de problèmes opposés, mais il s’agit en fait des deux faces d’un même problème : un système de production alimentaire qui ne nourrit pas l’humanité. Qui ne prend en compte comme références que les calories et le rendement.

    La plupart des recherches et des investissements dans l’#agriculture se concentrent sur les féculents. Au lieu de s’intéresser aux cultures riches en nutriments, ou à protéger les ressources en eau, à fertiliser les sols, ou encore de promouvoir l’égalité des sexes ou encourager la jeunesse.


  • Femmes et islamophobie

    « Ce fut principalement contre les Turcs devenus mahométans que nos moines écrivirent tant de livres, lorsqu’on ne pouvait guère répondre autrement aux conquérants de Constantinople. Nos auteurs, qui sont en beaucoup plus grand nombre que les janissaires, n’eurent pas beaucoup de peine à mettre nos femmes dans leur parti : ils les persuadèrent que Mahomet ne les regardait pas comme des animaux intelligents ; qu’elles étaient toutes esclaves par les lois d’Alcoran ; qu’elles ne possédaient aucun bien dans ce monde, et que dans l’autre elles n’avaient aucune part au paradis. Tout cela était d’une fausseté évidente ; et tout cela a été cru fermement. »

    [ Voltaire , Questions sur l’Encyclopédie (1770), cité par Alain Gresh]

    "Le rapport note par ailleurs une spécificité de « l’aversion à l’islam » et de son évolution. « En 2009 la réticence à l’égard de l’islam était plus fréquente chez les hommes, en 2012 elle progresse fortement (17 points) chez les femmes, qui devancent maintenant les hommes de 8 points. »

    Cette tendance reste aussi à confirmer, note la CNCDH, mais « l’idée que l’islam remet en cause les droits des femmes est de plus en plus présente dans le débat public, de la droite à la gauche de l’échiquier politique, et pourrait expliquer ce retournement. ». Cette « forte réticence envers l’islam et ses pratiques » a également connu une progression vertigineuse (+22 points) chez les personnes les plus diplômées, pourtant « généralement les plus tolérantes. »..."

    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/2682-islamophobie-de-plus-en-plus-feminine


  • Assistants sexuels : un conseil général s’en mêle
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/2680-assistants-sexuels-un-conseil-general-sen-mele

    La question de l’assistance sexuelle pour les personnes handicapées revient par la grande porte. C’est Le Parisien qui l’explique ce 21 mars : le conseil général de l’Essonne compte inscrire, le 25 mars, la notion « d’assistant sexuel » dans son schéma départemental en faveur des personnes handicapées. Ce sera « uniquement pour les personnes lourdement handicapées qui n’ont pas la maîtrise de leur corps », précise le président de l’assemblée départementale, le socialiste Jérôme Guedj.

    Et les assistants sexuels seraient des volontaires. Ils ne pourront être rémunérés, car ces services seraient alors assimilés à de la prostitution et le conseil général pourrait être poursuivi pour proxénétisme. Il ne s’agit pour l’instant que d’« engager un débat/une réflexion sur le statut de l’assistant sexuel », soulignent dans un communiqué Jérôme Guedj et le président de l’Association des paralysés de France (APF) Jean-Marie Barbier.

    #handicap #femme #femmes #prostitution #droit_au_sexe

    • Moi ça me parait une bonne approche. J’étais contre cette idée d’assistanat sexuel, à cause justement de cette idée de reconnaissance implicite de droit au sexe, mais je suis en train de changer d’avis.

      Va-t-on dire à un handicapé, tiens, on pourrait te procurer du plaisir, il y a des volontaires, mais on va pas le faire sinon on va être obligé de le faire aussi à tous les « handicapés sociaux masculins » qui n’arrivent pas à trouver de partenaires sexuels.

      Moi ça me fait penser à ce qu’on pourrait avoir dans une école : tiens la classe de CM1 pourrait aller en classe verte, on a tout pour monter le projet, mais on va pas le faire car les autres classes du coup vont exiger d’y aller aussi, on pas dire oui aux uns et non aux autres, donc personne n’y va. ce serait comme interdire le bénévolat au motif que cela ne peut pas bénéficier à tout le monde à la fois.

      Arrêtons de considérer la population comme des gosses, sinon c’est sûr on fait plus rien. Qu’on arrête de raisonner en « dûs », en « acquis » et jurisprudence, sortons de ce paternalisme arquebouté sur un égalitarisme rigide, et fonctionnons projets par projets, par expérience et voyons ce qui est viable. S’il n’y a pas de volontaire, ce sera vite plié de toutes façons.

      Si les mecs valides font des caprices de gamins pour obtenir des faveurs sexuelles de la part des femmes, qu’ils aillent se faire voir. Mais qu’au moins ça ne bloque pas quelque chose qui pourrait bénéficier à quelques handicapés...
      (oui en vieillissant je deviens pragmatique... je sais pas si c’est grave, docteur ?)

    • Oui, on ne pourra empêcher l’existence de formes de rémunération d’une manière ou d’une autre (le bénévolat offre souvent une gratification à un moment ou un autre, matérielle ou ou immatérielle), mais cela doit rester complètement illisible et trop hypothétique pour susciter des démarches intéressées. Le plus important est que cela ne crée pas un « marché » officiel ou même tacite, dans lequel proxénètes et désespérées viendraient s’engouffrer pour l’appât du gain, car effectivement cela ferait un appel d’air pour la prostitution.
      (en disant cela, je me dis que si ça se trouve, des réseaux clandestins doivent déjà exister, la prohibition n’ayant jamais empêché les gens malhonnêtes de sévir..)

      Dommage que l’Eglise ait un problème avec le sexe, car sinon cela donnerait une mission vraiment charitable et utile pour les moines et les bonnes soeurs qui s’ennuient dans les monastères :-)

      (mon pragmatisme n’a vraiment pas de limites :-)

    • Ce qui me chiffonne un peu dans tout ça, c’est qu’on ne considère les handicapés qu’en fonction de leur corps et de besoins physiques : manger, boire, dormir, pisser, baiser... Mais se pose-t-on la question de leur besoins intellectuels et notamment de leur éducation et de leur accès au savoir ou leurs désirs de contribuer à la bonne marche de la société. Je trouve un peu hypocrite et choquant de les cantonner dans ce schéma unilatéral. Comme s’ils n’avaient rien à nous apporter, et comme si une turlute de temps à autre allait compenser tout le mépris avec lequel notre société les traite.

    • @monolecte : je parlais ironiquement des moines et des bonnes soeurs mais ce n’était pas anodin, car justement un assistant sexuel dans mon esprit doit être asexué, indifféremment homme ou femme : il n’a qu’un rôle d’aide à la masturbation (et quand je pensais ça, je n’avais pas pensé à ce que dit le témoignage ci-dessus). Lui propose directement la mécanisation (le sex toy) pour maintenir l’aspect autonome et intime de la masturbation. Du coup ça résout de facto le problème.

      Mon approche peut sembler froide et clinique, mais effectivement dans l’assistance sexuelle j’excluais la dimension sociale privée, le rapport intime entre deux êtres.
      L’assistance aux handicapés ne pourra jamais compenser les aspects sociaux, privés, intimes, bref tout ce qui dépasse le fonctionnement physiologique et dont leur handicap les prive aussi.
      Un(e) assistant(e) peut simuler un ébat sexuel, mais alors ce n’est que de la prostitution à titre bénévole. Et si on fait ça, on pourra aussi leur simuler une vie amoureuse. Une vie familiale. Ils vivront au milieu de figurants qui les berceront d’illusions pour leur permettre d’occulter leur handicap... Alors qu’il me semble bien plus humain de consacrer nos moyens à ce qu’il puissent bien vivre avec leur handicap, à accéder à une vie sociale, privée, intime non simulée, c’est mieux que la simulation et l’illusion. C’est ce que dit en substance le témoignage je crois, faudra que je le relise attentivement, je l’ai lu alors que j’étais déjà en train d’écrire cela.

      @odilon : tout à fait, d’ailleurs la ministre te rejoint sur ce point :

      Pour la ministre chargée du handicap, Marie-Arlette Carlotti, « la réflexion sur la vie affective, sentimentale et sexuelle des personnes en situation de handicap doit avoir lieu ».
      « C’est une question légitime qui doit être étudiée de façon sereine. Le débat ne doit pas se résumer à la seule question des assistants sexuels », a-t-elle déclaré à l’AFP.

      http://fr.news.yahoo.com/lessonne-relance-lid%C3%A9e-controvers%C3%A9e-dassistants-sexuels-han


  • La « révolte des femmes arabes » s’affiche en grand pour le 8 mars
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/2642-la-qrevolte-des-femmes-arabesq-saffiche-en-grand-pour-le-8-mar

    http://www.lesnouvellesnews.fr/images/stories/photo/2013/03/rvolte-des-femmes-arabes.jpg

    Loin des escarpins rouges ou autres séances de maquillage, c’est une initiative qui fait sens, pour la journée internationale des droits des femmes. Ce vendredi 8 mars au matin, plusieurs bâtiments de grandes villes arabes - Sana’a au Yémen, Beyrouth au Liban, Le Caire en Egypte, Tunis, Benghazi en Libye, Tanger au Maroc, Ramallah en Palestine et Amman en Jordanie - affichaient de gigantesques visages de femmes porteurs de messages :
    dire que le corps des femmes n’est pas tabou ; dire non à la violence sexuelle, non aux tests de virginité ; clamer leur droit à donner leur nationalité à leur mari et enfants ; affirmer leur volonté de participer à la construction de leurs pays comme elles ont participé aux révolutions ; appeler les hommes et les femmes à travailler ensemble pour libérer la femme et la société dans une atmosphère d’indépendance et de sécurité.

    #8mars #femme #femmes #féminisme #féminisme_arabe


  • Sarah Silverman’s sister detained for we... JPost - National News
    http://www.jpost.com/NationalNews/Article.aspx?id=302844

    Jerusalem police spokesman Shmuel Ben-Ruby confirmed that the women were detained for wearing tallitot, especially what police refer to as “male style” tallitot. Police allow women to wear the colorful tallitot around the shoulders which police refer to as “female tallitot” as opposed to the “male tallitot” which are blue and white or black and white and worn folded across he shoulders. Ben-Ruby said “the moment they put on the other [male tallit] its problematic.”

    Des femmes arrêtées au mur des lamentations : elles portent le talit (châle de prière) réservé aux hommes…


  • L’allongement du congé paternité revient dans le débat
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/2540-allongement-conge-paternite-revient-dans-le-debat

    la délégation du #Sénat aux droits des femmes relance l’idée d’un #congé_paternité plus long et obligatoire

    On pense aux hommes au Sénat :)

    Donner le même congé aux hommes qu’aux femmes - 4 semaines après la naissance de l’enfant - et le rendre obligatoire, cela permet de déplacer la focale de la question de la maternité vers celle de la parentalité. Face à un jeune homme de 30 ans, le patron va aussi se dire qu’il peut avoir un enfant et va s’arrêter. Cela change la donne du point de vue de la discrimination.

    Et là, je dis : pas con.



  • Autour de Malala, mobilisation pour l’éducation
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/2318-autour-de-malala-mobilisation-pour-education

    Un mois après avoir échappé à la mort, la jeune pakistanaise Malala Yousafzai est plus que jamais un symbole du combat pour le droit des filles à aller à l’école. Un symbole qui fait de l’effet sur le gouvernement pakistanais.

    Ne pas lâcher la pression !

    #Malala #Pakistan #éducation #filles


  • Les #prestations_familiales bénéficient aux plus riches
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/solidarite/2148-les-prestations-familiales-beneficient-aux-plus-riches

    120 millions d’euros pour les 10 % de familles les plus pauvres, près d’un milliard pour les 10 % les plus aisées... A l’image du complément de mode de garde, les prestations familiales versées sous condition de ressources ont « perdu de leur efficacité sociale » dit la Cour des comptes.

    #inégalité #stupidité



  • Quand les #écoles_non_mixtes renforcent les stéréotypes
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/61-education/2086-quand-les-ecoles-non-mixtes-renforcent-les-stereotypes

    Dans l’État de Virginie, l’école primaire publique Van Devender accueille filles et garçons dans des classes séparées. Et avec des méthodes d’éducations différentes : entre autres, les filles sont incitées à rester assises calmement, tandis que les garçons peuvent bouger à leur aise. Les classes des garçons sont plus fraîches, mieux éclairées..

    C’est ce qui a conduit une mère de famille soutenue par l’ACLU, principale association états-unienne de défense des libertés civiques, à intenter une action en justice contre l’école Van Devender. Parallèlement, l’ACLU a publié, lundi 20 août, une version préliminaire d’un rapport destiné au ministère US de l’Éducation, pour appuyer la campagne contre les classes non mixtes qu’elle a lancée au mois de mai dernier : « Teach kids, not stereotypes » (« L’éducation des enfants, pas des stéréotypes »)

    rjholala, ça ne s’arrange vraiment pas !

    En France, la mixité dans les écoles publiques n’est plus obligatoire depuis un amendement à la loi anti-discriminations de mai 2008.

    ouhouhouh, ça alors !

    #éducation #sexisme


  • Le « scandale mondial » des grossesses des adolescentes
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1989-le-l-scandale-mondial-r-du-declin-des-plannings-familiaux

    Une fille sur cinq dans le monde devient mère avant d’avoir 18 ans. Les enfants qui font des enfants voient la mort de près : chaque année 50000 adolescentes environ meurent des complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Et un million de bébés nés de mères adolescentes meurent avant leur premier anniversaire. « Un scandale mondial » dénonce l’Organisation non gouvernementale Save the Children, dans un rapport intitulé « Comment le planning familial sauve la vie des enfants », cité par l’AFP ce mercredi 27 juin.
    A quelques jours du « sommet international sur le planning familial » qui doit se tenir à Londres le 11 juillet prochain, l’ONG veut sensibiliser l’opinion. Et elle aura fort à faire !


  • Le #droit des #femmes à procréer ou non effacé à Rio+20
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1987-le-droit-des-femmes-a-procreer-ou-non-efface-a-rio-20

    Le débat a été houleux, les pressions fortes mais la notion de « droits reproductifs des femmes » a été exclue de la déclaration finale de la conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio + 20. Les droits affirmant que les femmes ont le pouvoir de décider si elles veulent des enfants, quand et combien, ne figurent pas dans ce document. Un texte dont beaucoup de femmes auraient pu se prévaloir dans le monde.
    Le Vatican, en tant qu’observateur mais aussi la Russie, le Honduras, la République dominicaine, le Nicaragua, le Chili, la Syrie, l’Egypte, et le Costa Rica ont fait pression pour que cette mention soit retirée.


  • Enfants en rétention : le changement avant juillet ?
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1977-enfants-en-retention-changement-avant-juillet

    François Hollande entendait mettre fin « dès mai 2012 » au placement de familles avec enfants en centre de rétention. Mais en juin, la pratique se poursuit. Le ministère de l’Intérieur promet une réponse « sans doute la semaine prochaine ».

    #hollande #politique #retention #enfant


  • Harcèlement sexuel : premiers éléments du projet de loi
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1957-harcelement-sexuel-premiers-elements-du-projet-de-loi

    France Inter a dévoilé, mardi 12 juin, le premier article du projet de loi sur le harcèlement sexuel, que la Garde des Sceaux Christiane Taubira présentera mercredi en conseil des ministres. Le nouveau texte s’appuie sur la définition européenne du harcèlement sexuel, mais en modifie quelque peu les contours. Il s’agit, selon le texte du gouvernement, du « fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des gestes, propos ou tous autres actes à connotation sexuelle soit portant atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créant pour elle un environnement intimidant, hostile ou offensant » (1).

    Le harcèlement repose-t-il sur la répétition de ces actes ? Pas forcément, selon le projet de loi, qui entend punir également les actes précisés ci-dessus, « même en l’absence de répétition » s’il s’accompagnent « d’ordres, de menaces, de contraintes ou de toute autre forme de pression grave ».

    Le texte du gouvernement entend aussi faire de l’abus d’autorité une circonstance aggravante.




  • Au Royaume-Uni, le malaise du rapport au corps
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/bien-etre/1932-royaume-uni-le-malaise-du-rapport-au-corps

    « L’insatisfaction à l’égard de son image corporelle n’a jamais été aussi forte au Royaume-Uni », s’inquiète Jo Swinson. Cette parlementaire présidait la commission d’étude qui a publié, mercredi 30 mai, ses « Réflexions sur l’image du corps ». Les conclusions de ce rapport de 80 pages sont sévères.

    Le malaise à l’égard de son corps vaut pour les adultes comme pour les enfants... dès leur plus jeunes âge. L’une des conclusions les plus frappantes de l’enquête est que « dès l’âge de 5 ans, des filles s’inquiètent de leur taille et leur aspect ».

    Mais rapidement, les garçons aussi sont confrontés à ce mal-être. A l’adolescence, un tiers des garçons et la moitié des filles ont déjà eu recours à un régime. Et 60% des adultes disent avoir honte de leur apparence.

    #corps

    • J’ai l’impression qu’on passe rapidement de questions (dont certaines sont totalement loufoques : « 60% des hommes seraient prêts à donner un an de leur vie pour obtenir un corps de rêve ») portant presque toutes autour le maîtrise du poids à « l’image du corps dans les médias ». Et l’article en question propose de faire le lien avec le rapport sur l’hypersexualisation des jeunes enfants (manière de bien se focaliser sur le rôle des médias).

      Pourtant le truc anglais dit des choses comme :

      The Inquiry heard that parents may live in fear of their children being overweight an may see their child’s waist size as an indicator of their own parental success. By monitoring what and how often their children eat, it was suggested that parents may believe they are keeping their children safe.

      Bref, sans écarter totalement l’impact des images de maigreur ou la retouche Photoshop, je remarque que la plupart des questions laissent transparaître le fait que les gens se trouvent trop gros, et surtout craignent que leurs enfants deviennent trop gros.

      Ça ne me semble pas une crainte totalement irrationnelle. Pas une crainte, en tout cas, qu’on pourrait confondre avec : « OMG, je ne suis pas le sosie de Pamela Anderson ! » On entend partout que le développement du surpoids en Europe, à la suite des États-Unis, est un problème de santé publique, et là on lit clairement les craintes de la population (dont il n’est pas impossible que certains comportements de « protection » aggravent en réalité les problèmes, ce que suggère la suite du paragraphe que je cite) en la matière (et notamment/surtout pour leurs enfants). Sauf que ces craintes pas totalement irrationnelles semblent réduites à la dénonciation des photos de people photoshopées et à l’apprentissage de l’acceptation de soi.

      Le rapport dénonce l’indice de masse corporelle comme peu pertinent et tente carrément de nier le lien entre obésité et problèmes de santé :

      Although there is evidence to suggest that there is a correlation between increased health risk and obesity, the Inquiry received evidence that many of these risks can be reduced by exercising and maintaining cardiovascular fitness – factors that are independent of weight loss.

      The Inquiry received research wich suggested that obese individuals that are fit have lower mortality rates than normal weight people who are not fit, and that is was healthier to be fat and fit than slender and sedentary.

      (Bien vu : je remplace un facteur de risque par un autre et je fais une comparaison. Les obèses fumeurs ont-ils une plus grande espérance de vie que les anorexiques alcooliques ?)

      L’OMS (cette bande de propagandistes du corps publicitaire) utilise la mesure de l’IMC et écrit surtout :
      http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs311/fr/index.html

      À l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a doublé depuis 1980.
      […]
      Le surpoids et l’obésité sont le cinquième facteur de risque de décès au niveau mondial. Au moins 2,8 millions d’adultes en meurent chaque année. En outre, 44% de la charge du diabète, 23% de la charge des cardiopathies ischémiques et de 7% à 41% de la charge de certains cancers sont attribuables au surpoids et à l’obésité.

      Je vois des choses pas inintéressantes dans ce rapport sur « ce qui ne marche pas » (notamment : la focalisation sur la maîtrise du poids par l’alimentation et la stigmatisation du physique augmentent les risques de mauvais comportements alimentaires plutôt que le contraire), mais les seules propositions sur « ce qui marche », du coup, ça se limite à proposer de mieux accepter l’image de son corps. Fuck l’OMS.

    • Ce n’est pas un rapport sur l’obésité (dont les risques ne sont pas niés par le rapport dans la phrase que tu cite, sinon que ces risques peuvent être diminués par le sport), mais sur l’image de soi, et à ce titre, c’est là dessus que la commission propose des solutions. Dans tous les cas, la stigmatisation du rôle des médias a d’autant plus de sens que leur rôle est aussi majeur dans la montée de l’obésité.

    • @baroug, come on, ça ne parle que de ça (et en plus, c’est le Grande Bretagne, où c’est un des sujets dont on cause). Il n’y a pas de mentions des gens qui n’aiment pas leurs oreilles décollées, leurs jambes arquées, leur menton fuyant, leurs yeux qui se fuient, leurs yeux violets… mais uniquement de gens qui se trouvent trop gros et, surtout, de gens qui ont peur que leurs enfants soient trop gros.

      Ce que je vois, c’est que l’article, et même le rapport, décident de se focaliser sur la question de l’« image de soi », qu’on réduit ensuite à la question de la publicité, tout en ne parlant que d’obésité (et, si, regarde page 61, ça minore clairement les affirmations de l’OMS, en dénonçant l’utilisation de l’indice de masse corporelle, puis en disant qu’en fait, une personne obèse dans certaines conditions sera en meilleure santé qu’une personne pas obèse dans d’autres conditions – alors que l’OMS indique que c’est un facteur de mortalité direct très important, et que c’est un facteur aggravant d’une tripotée d’autres problèmes de santé).

    • Il n’y a pas de mention des oreilles décollées parce que ce n’est précisément pas une préoccupation des gens parce que ce n’est précisément pas une focalisation médiatique. Il semble que l’enquête menée par la commission a conclu que la grosseur était la préoccupation majeure des gens (d’ailleurs, grosseur ≠ obésité et si l’obésité est morbide, ce n’est pas le cas d’une « petite » grosseur).

      Et que ça ne parle que de ça ou non, le sujet n’est pas la santé publique mais l’image de soi et ce qu’elle entraine. Il me semble que dans ce contexte, cette minoration des risques de l’obésité s’oppose à l’apparente centralité totale du phénomène dans l’esprit des gens interrogés.

    • @baroug c’est un rapport sur le rapport au corps où le surpoids est abordé dans chaque partie :
      –positivement : le faire considérer comme « normal » aux petits enfants et non comme un paria, dédramatiser le fait qu’un gros musclé vivra peut être mieux/plus (ce n’est pas clair) qu’un maigre peu actif.
      –négativement : il faut que les parents luttent contre le surpoids de leur enfant (ce n’est plus normal ?) et le surpoids est un facteur de risque de santé public très important.
      c’est assez schizo comme discours je trouve…

      @arno Effectivement, il y a bien un peu de discussion sur les traitements chirurgicaux correctionnels abusifs mais les blanchiment de peau, agrandissement de jambes, réduction d’oreilles, de nez, orthodontie ne sont pas abordés vraiment ce qui donne le sentiment que ce rapport très superficiel n’aborde que l’obésité et encore, avec un discours schizophrène : aimez vos amis les « gros » ils sont comme vous mais ne devenez pas gros « c’est mal ».

      (C’est surprenant comme ce rapport fait brochure de com’ lissée sans intérêt ; un peu comme celui d’une société qui se donne une image en publiant « un truc » mais qui ne s’intéresse pas au sujet)

    • « Apparente centralité », j’insiste : c’est l’Angleterre. Selon certains chiffres, 24% de la population est considérée comme obèse (contre 11% en France).
      http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/sante-publique/presentation/comparatif-l-obesite-en-europe.html

      Donc plus de 60% de la population est sans doute en surpoids. Et tous ces chiffres, notoirement, sont en progrès (le paysage humain n’est pas le même aujourd’hui que quand j’étais gamin).

      Ça n’est pas une « apparente centralité », c’est une véritable question de santé publique. Comment peut-on sérieusement ramener le fait de surveiller son alimentation (et celle de ses enfants) quand un quart de la population est obèse, à une question d’« image de soi » ?

      @allergie : j’ai posté ceci avant de voir ton message ; très d’accord avec toi.

    • Je sais pas si vous avez lu le même rapport que moi (ou si comme moi vous le l’avez pas lu non plus évidemment, mais survolé donc).
      Il expose les conclusions d’une enquête sur l’image de soi de la population qui montre que celle-ci est extrêmement préoccupée par les questions de poids, bien au delà d’une réalité déjà largement problématique, tout le monde en convient. Il montre que cette préoccupation ne conduit pas à une amélioration de la situation mais plutôt à une détérioration de celle-ci, et que la focalisation sur l’image des enfants de 5 ans entraîne des conséquences importantes.
      Promouvoir l’exercice (comme le fait le rapport) dans la mesure ou la focalisation sur l’alimentation et les régimes n’est apparemment pas la solution, ne parait pas, dans ce contexte, absurde.
      Par ailleurs, quand une partie importante de la population est grosse, la solution ne semble pas immédiatement être de faire en sorte qu’elle vive dans l’angoisse et la stigmatisation, comme vous semblez tous les deux le souhaiter. C’est ce que dénonce ce rapport en tout cas.
      Par ailleurs ailleurs, je répète mon argument déjà invoqué : il me semble que l’OMS oublie précisément les médias, l’industrie agro-alimentaire, et les liens entre les deux dans les causes majeures de l’obésité, la publicité etc. Corps minces et coca sont promus par les mêmes écrans.

    • Tu fais comme si la situation était déjà stable. Mais ça n’est pas le cas :
      http://ec.europa.eu/health/reports/docs/health_glance_en.pdf
      En Grande-Bretagne :
      – 10% d’obèses en 1987,
      – 19% en 1998,
      – 25% en 2008.
      C’est un phénomène massif et nouveau, en évolution rapide. Tu m’étonnes que les gens sur-réagissent et se mettent à carrément s’inquiéter pour leurs enfants.

      J’ai déjà fait ce commentaire il y a quelques semaines sur un sujet proche : il y a tout de même une sacrée différence entre la dénonciation du « culte du corps mince dans les médias » (qui est l’axe des articles qui reprennent ces études, et je maintiens que l’étude est elle-même douteuse sur ce sujet) et un pays qui se retrouve avec un quart de la population en situation d’obésité alors que ça ne concernait qu’un dixième de la population il y a 20 ans.

      Quand j’étais gamin, la surcharge pondérale était gérable, l’obésité était l’exception, et l’obésité sévère une véritable rareté. Maintenant, si j’étais britannique, je vivrais désormais dans un monde où les statistiques me prédisent que, sur mes 4 enfants (OK, j’en ai que 3), statistiquement, deux seront en surpoids à l’âge adulte et un sera obèse. Un seul de mes enfants aura un poids qui ne soit pas un facteur de risque (celui-là, p’têt qu’il fumera). (Et vue la répartition sociale du phénomène, la question serait quasiment réglée à la naissance : dans certains quartiers j’aurai 90% de chances que mes 4 enfants deviennent forcément gros, cela représentant des facteurs de risque graves.) Et vraiment, la question c’est de savoir si j’ai un problème d’acceptation de l’image de mon corps et du corps de mes enfants ?

      Bon sang : tu as une population qui sait qu’un quart de ses enfants sont destinés à subir un risque sanitaire plutôt grave. Je veux bien qu’on répète à ces gens qu’il ne faut pas accentuer le problème en ayant un mauvais rapport à son corps. Mais on espère quoi, sérieusement ? Que les gens prennent un risque sanitaire qui menace leurs enfants avec le sourire, histoire de pas aggraver la situation ?

      Les politiciens qui essaient des responsabiliser les gens sont critiqués parce qu’ils stigmatiseraient les gros. Quand les anglais veulent tenter une taxe sur les produits gras, non seulement ils se cognent un lobby industriel, mais en plus on leur reproche de « taxer les obèses », ou de « taxer les pauvres » (parce que l’obésité est un marqueur social). Les anglais ont aussi pensé à introduire des cours sur l’alimentation à l’école, ils se sont heurtés au fait que le programme scolaire était déjà trop chargé. Come on.

    • Ben dans la mesure ou si tu réagis simplement comme ça, l’étude montre que ça ne règlera pas le problème voire l’empirera, il vaudrait mieux que tu accepte ton corps à ce compte là.

      Trêve de plaisanterie, parce que les inégalités explosent on ne devrait pas s’occuper de féminisme ? Parce que les guerres impériales s’enchaînent on ne devrait pas se préoccuper des inégalités raciales ? Cette logique de priorité me parait d’autant plus fallacieuse que l’inquiétude des gens n’est clairement pas la solution, qui est, comme tout problème de société, une question structurelle (organisation du travail, industrie agro-alimentaire, etc).

    • Baroug, tu me lis mal (aussi mal que ce rapport) :-))

      Je dis : le rapport est consacré à l’obésité, mais ne le dit pas officiellement, l’article passe aussi côté de ça, et je trouve que c’est soit malhonnête, soit idiot. Je note que désormais tu acceptes l’idée (que tu rejetais au début) que c’est bien le sujet du rapport.

      Tu dis (comme le rapport), que l’« image de soi » dégradée, provoquée par le surpoids, ça accentue le problème. Je ne dis pas le contraire.

      Mais je dis : c’est bien gentil, mais on a un problème sanitaire massif qui provoque la (sur-)réaction de la population. L’Angleterre est passée de un dixième de sa population obèse à un quart en vingt ans. C’est un risque sanitaire majeur. L’OMC le dit. Le rapport minimise ce fait. Le corps (physique, réel, dans lequel les gens vivent) change. Évidemment que le rapport au corps devient problématique ! Comment pourrait-il en être autrement ? (Et non : ça n’est pas parce que la pub dit qu’il faut être super-maigre, mais évidemment parce que le corps des gens a réellement changé.)

      Tu peux mettre des panneaux Don’t panic si tu veux pour éteindre l’incendie.

      http://fc05.deviantart.net/fs71/f/2011/127/a/e/don__t_panic_and_carry_a_towel_by_ashique47-d3fu8qd.jpg

    • Donc selon toi, si les gens sont globalement mal dans la peau — pas juste les gros, tous — c’est parce qu’il y a 22 % d’obèses et que ça augmente ? Ça ne tient pas. Les gens ne sont pas effrayés ou préoccupés par leur santé, ils sont inquiets pour leur image, ce qui est très différent. Je ne suis pas sur que la même étude en France ou comme tu l’as dit l’obésité est bien moindre donnerait des résultats très différents de ce point de vue.

      Ensuite, tu remonte à ce qui provoque cette réaction selon toi — les gros sont plus nombreux, les gens ont peur de devenir gros — mais dans ce cas, il faut remonter à pourquoi les gens sont gros. Or de ce point de vue, ce n’est pas seulement parce que la pub dit qu’il faut être super maigre, effectivement, mais parce qu’elle dit aussi qu’il faut manger des saloperies. Et c’est les mêmes gens derrière.

    • Ça n’est pas moi qui le dit, c’est l’étude, et c’est justement le passage que j’ai cité initialement :

      The Inquiry heard that parents may live in fear of their children being overweight and may see their child’s waist size as an indicator of their own parental success.

      Complété par ce que je perçois comme un jugement de valeur à la con :

      By monitoring what and how often their children eat, it was suggested that parents may believe they are keeping their children safe.

      (Je répète : le rapport fait mine de parler d’image de soi en général, mais ne parle réellement que de surpoids. Ça ne parle pas des gens qui ont des grandes oreilles, un air idiot ou un gros nez, mais des gens qui ont peur d’être gros. Ta généralisation sur « tous » les gens, elle n’est pas dans le rapport.)

      Alors, oui, ma grande fille (3 ans et demi), on « monitore » ce qu’elle mange, on est contents qu’il y ait une cuisine à l’école (et pas une entreprise qui vient livrer des pizzas), on apprécie que le menu soit affiché à l’entrée, on essaie de la faire manger à heures fixes, assise à table avec au moins l’un de nous, on n’a plus en permanence ni chips ni bonbons à la maison, de façon à ce que ce ne soit pas un habitude mais une exception, on va au MacDo pas plus d’une fois par mois, on achète des boîtes de gâteau que de temps en temps et on ne la laisse pas toute seule avec la boîte… Et, non, ça n’est pas pour une question d’image (même si le marqueur social de l’obésité n’est jamais à exclure de l’équation), mais bien parce qu’on craint l’obésité en tant que risque sanitaire. De la même façon que, si on a moyen d’éviter, on préférerait qu’elle ne se commence pas à fumer à 12 ans.

    • Le rapport est une enquête issue d’un questionnaire qui permet donc d’établir que ce qui dans l’image des gens les préoccupe le plus voire uniquement c’est leur apparence en terme de grosseur, pas leurs oreilles décollées, ou leur gros nez (juste un peu pour le nez via la chirurgie esthétique). Ça ne me semble pas conclure que c’est parce que l’obésité est très répandue que cette peur grandit, en tout cas pas que.

      Tu fais bien ce que tu veux avec ta fille et je pense que peu de parents ne se préoccupent pas de ce que leurs enfants mangent (à priori la même chose qu’eux au bout d’un certain âge). Le rapport stigmatise une attitude qui semble aller au delà puisqu’il y est notamment question de régimes et autres saloperies inefficaces. Après, tu as la chance d’appartenir à un milieu et une classe sociale (les gènes ont l’air d’aller aussi malgré le côté libanais mais je ne connais peut-être pas tout) qui font que ta fille ne court quasiment aucun risque de tomber dans l’obésité. Tu ferais mieux de te méfier de la cigarette, en effet…

    • Tu me dis donc que les gens, dans une enquête sur l’« image du corps », se disent uniquement préoccupés, pour eux et pour leurs enfants, par un aspect qui constitue réellement un facteur de risque médical majeur, et pas du tout par d’autres aspects qui relèvent pourtant uniquement de l’aspect esthétique.

      Je suis surpris qu’on n’en tire aucune autre conséquence que la dénonciation de l’esthétique du corps telle que véhiculée par les médias.

      L’article, les commentaires et le rapport veulent conclure à une « dégradation » de l’image de leur corps par les anglais. Mais dans le même temps, le corps des anglais a réellement et objectivement changé. À nouveau, on dit une banalité en s’étonnant d’un changement de la « perception » que les gens ont d’eux-même : que l’« aggravation » de la perception soit liée au fait que le corps a réellement changé et que des politiques publiques médiatisent ce changement, franchement, ça me semble peu douteux.

      « L’insatisfaction à l’égard de son image corporelle n’a jamais été aussi forte au Royaume-Uni », commence l’article, sans rappeler que justement, les Anglais n’ont jamais été aussi gros (et qu’ils sont les plus gros d’Europe) et que le gouvernement passe son temps à leur rappeler que c’est un problème dangereux. On fait semblant de s’étonner d’une évidence.

    • Sauf que cette dégradation de l’image est générale si j’ai bien compris (mais je vais finir par lire le rapport intégralement plutôt que de vous répondre entre deux édition d’articles) alors que même si l’augmentation de l’obésité est fulgurante, elle ne concerne toujours d’un cinquième de la population. Par ailleurs, oui, du peu que je les côtoie, les médias mettent avant tout l’accent sur la grosseur dans les questions physiques. Se faire refaire le nez reste plus complexe que de faire un régime idiot. Mais je fais confiance à M6 pour innover de ce point de vue. Et je ne doute pas que les anglais ont du lourd là dessus.


  • Pour l’OCDE, la croissance passe par les #femmes
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/parite/1914-ocde-la-croissance-passe-par-les-femmes
    Sauf que dès que les femmes investissent un bastion masculin d’activité, cela justifie la pression à la baisse sur les salaires

    Dans la trentaine de pays développés qui composent l’OCDE, près de 60 % des universitaires diplômés en 2009 étaient des femmes, mais le rapport note les divergences persistantes entre hommes et femmes dans leurs choix de filière d’études et de carrière. Pour l’OCDE, il faut donc « trouver de nouvelles façons d’inciter les femmes à étudier et à se projeter professionnellement dans les domaines à dominance masculine, qui offrent souvent de meilleures perspectives de carrière et de revenu. »

    #économie