Le mouvement des places en Grèce Les réalités grecques aux prises avec les exigences de la démocratie directe
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La société grecque a connu une évolution comparable à celle des sociétés occidentales à partir de la fin des années 60. Le recul du mouvement social, combiné à l’amélioration substantielle du niveau de vie a conduit à la privatisation de l’individu, au désintérêt pour la chose publique, et à une convergence vers un consensus « néolibéral ». La majorité de la société grecque a souscrit à l’idée que la plupart des projets politiques, excepté les « utopies » de l’extrême gauche et de l’anarchisme, ne pouvaient, sur les questions politiques majeures, que converger. La démocratie représentative proposait une « alternance » entre deux partis, deux familles plutôt : Papandréou-Karamanlis, Karamanlis-Papandréou…, Ajoutez à cela un peu de libéralisme, de consumérisme, de bureaucratisation et d’Etat-providence et vous obtenez l’horizon indépassable de toute société « moderne » qui se respecte. Les rares tensions sociales étaient facilement régulées par l’oligarchie politico-bureaucratique dominante, grâce à l’abondance matérielle relative qu’assurait l’économie parasitaire.
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