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  • Travaillez un an chez Ryanair : vous ne serez payé que neuf mois | Une Vigie Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/17/travaillez-an-chez-ryanair-serez-paye-neuf-mois-242401

    Les révélations sur les conditions de travail chez Ryanair semblent plus scandaleuses à chaque nouveau témoignage.

    Une ancienne membre du personnel de cabine, sous contrat avec un sous-traitant, témoigne dans le quotidien anglais The Independent. Elle raconte notamment avoir dû :

    Prendre trois moins de congés sans soldes - obligatoires - dans l’année. Pendant ce temps-là, interdiction de travailler ailleurs.
    Payer 360 livres (environ 425 euros) pour son uniforme et 1 800 livres (environ 2 130 euros) pour prendre un cours de sécurité - obligatoire.

    De vol quatre jours par semaines, elle devait rester d’astreinte le cinquième jour sans que cela ne lui soit payé.

    http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/join-ryanair-see-the-world-but-were-only-paying-you-for-nine-months-a


  • Galbraith : « Vous avez besoin d’un grand plan collectif d’assurance social » *
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/16/galbraith-leurope-a-besoin-dun-vaste-plan-stabilisation-sociale-242374

    James Galbraith est un économiste américain, situé à gauche du parti démocrate. Il est professeur à l’université d’Austin, au Texas, spécialiste des questions d’inégalités et proche de l’Institut Roosevelt, cofondé par son père, le célèbre économiste John Kenneth Galbraith, dont il s’inscrit dans la lignée.

    Selon lui, l’Union européenne ne pourra s’en sortir qu’en adoptant un vaste filet social financé par le budget européen, comme l’avait fait Roosevelt en 1933. Entretien décoiffant.❞



  • « L’entreprise ne se développe que parce que les salariés résistent »

    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/14/lentreprise-developpe-parce-les-salaries-resistent-242291

    Pour doper la compétitivité des entreprises françaises, le gouvernement a concocté sa potion. L’ANI, l’accord national interprofessionnel, assaisonné par six syndicats, doit finir de mijoter ce mardi au Sénat.

    Et l’ANI pourra être avalé, avec son goût de flexibilité : les salariés pourront être amenés à accepter des baisses du temps de travail ou des salaires, en cas de difficultés dans leur entreprise ; ils pourront aussi changer d’employeur quelque temps ou aller travailler à l’autre bout de la France, à certaines conditions.

    Pour rendre nos entreprises plus dynamiques et plus fortes, pourtant, d’autres pistes pourraient être explorées. Machines usées qui font perdre du temps, consignes devenues inadaptées, répartition des tâches contre-productive : dans les ateliers et dans les bureaux se nichent des gisements d’économies, des leviers pour plus de compétitivité.

    Mais, pour cela, il faut connaître la réalité du travail sur le terrain, remarque Philippe Davezies, qui intervient en entreprise sur les questions de souffrance au travail. Or, constate l’enseignant-chercheur en médecine du travail, les directions se trouvent de plus en plus éloignées des ateliers, des bureaux. Philippe Davezies propose quelques idées pour restaurer le lien.


  • Cinq ans après, rien n’a changé, le lobby bancaire a gagné

    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/15/cinq-ans-apres-rien-na-change-lobby-bancaire-a-gagne-241715

    Avant de lire cet article, s’il vous plaît, regardez cette émouvante vidéo. C’était il n’y a pas encore cinq ans. Autant dire hier.

    SARKOZY, LE 23/09/2008 : « QUI EST RESPONSABLE DU DÉSASTRE ? »
    Incroyable non ? Tout le monde s’accordait alors sur la nécessité de mettre au pas une finance devenue folle. Où en est-on aujourd’hui ?

    Mercredi soir, sur France 3, pour son 100e numéro, le magazine « Pièces à conviction » diffuse une enquête corrosive sur le sujet, montrant comment les bonnes résolutions prises après la crise financière de 2008 ont été oubliées.


  • Cinq ans après, rien n’a changé, le lobby bancaire a gagné | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/15/cinq-ans-apres-rien-na-change-lobby-bancaire-a-gagne-241715
    #reportage ce soir sur france 3 à 23h30

    « Pièces à conviction » s’interroge sur le rôle, dans cette affaire, de la Corefris une commission opaque au cœur du système. Elle a aidé à préparer ce projet, alors qu’elle comptait parmi ses membres deux personnalités liées à la BNP (Jean-François Lepetit, administrateur de la banque, et Jacques de Larosière, conseiller pendant plus de dix ans du Président).

    Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, affirme aux deux enquêteurs que la commission a entendu des acteurs de différents horizons, mais la liste des personnes auditionnées n’a pas été rendue publique. J’ai moi-même fait la demande pour obtenir cette liste, le 22 avril, sans succès : personne ne m’a rappelé.

    Le lobby bancaire a gagné sur toute la ligne. Pendant ce temps, depuis cinq ans, les #banques n’ont cessé de grossir. Le total des actifs de la seule BNP (et non le produit net bancaire, comme le disent par erreur les auteurs de l’enquête) vaut aujourd’hui autant que le PIB de la France, 2 000 milliards d’euros. S’il devait y avoir un problème, l’Etat serait obligé de venir au secours de ces énormes banques : il reste l’otage de la finance.
    Ils spéculent sur la mort d’Américains

    Autre sujet abordé : la moralisation des activités bancaires. Laurent Richard et Jean-Baptiste Renaud ont choisi d’examiner ce qu’est devenue une des activités les plus immorales qui soit : la spéculation sur la mort.

    http://www.dailymotion.com/video/xztrn5_investir-dans-la-mort-extrait-de-pieces-a-conviction-france3_new


  • Dans une start-up à Berlin, j’ai découvert le cynisme absolu | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/14/start-up-a-berlin-jai-decouvert-cynisme-absolu-242288

    Stage non payé, pas de salaire minimum : expatriée en Allemagne, cette jeune diplômée raconte sa douloureuse expérience du système allemand.

    Une grande et belle galerie d’art berlinoise, qui édite une revue de design et organise un festival annuel d’illustration, me propose un poste d’assistante et de graphiste en CDI, pour un salaire de 1 500 euros net, avec une période d’essai d’un mois. On me promet que j’aurai mes matinées libres pour mes cours d’allemand.

    Je débute donc, enthousiaste et motivée, passant l’éponge sur le fait que je n’ai en réalité qu’un contrat de freelance d’un mois, pour la dite période d’essai, payée... 400 euros. Un contrat de freelance, cela signifie que l’employeur ne contribue pas aux charges sociales, et que la sécurité sociale revient donc à la charge du travailleur. Celle-ci coûte entre 150 et 600 euros par mois en Allemagne. Quand on est en bonne santé.

    Une grande et belle galerie d’art berlinoise, qui édite une revue de design et organise un festival annuel d’illustration, me propose un poste d’assistante et de graphiste en CDI, pour un salaire de 1 500 euros net, avec une période d’essai d’un mois. On me promet que j’aurai mes matinées libres pour mes cours d’allemand.

    Je débute donc, enthousiaste et motivée, passant l’éponge sur le fait que je n’ai en réalité qu’un contrat de freelance d’un mois, pour la dite période d’essai, payée... 400 euros. Un contrat de freelance, cela signifie que l’employeur ne contribue pas aux charges sociales, et que la sécurité sociale revient donc à la charge du travailleur. Celle-ci coûte entre 150 et 600 euros par mois en Allemagne. Quand on est en bonne santé. [...] Lors de la troisième semaine, alors que je commence à me demander quand je vais partir, malgré mon taux de réussite de 87,3%, le processus de « team building » monte encore d’un cran. Le CEO vient faire un tour dans l’open space. Loin de se souvenir de nos prénoms, il concentre son attention sur le tableau et commente nos scores. Il déclare la compétition officielle, ajoutant qu’à partir de maintenant, il offre au meilleur un bon d’achat Amazon d’une valeur de 100 euros.

    Et de conclure

    Je ne compte pas généraliser à partir de ma seule expérience. Mais il me semble qu’à mon âge, j’en ai vu assez pour me sentir triste, profondément atteinte, et affirmer que nous vivons une époque désenchantée.

    #travail #exploitation #arnaque #désenchantement cc @myeurop


  • http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/13/comment-les-journalistes-bloomberg-espionnaient-les-financiers-242262

    les journalistes de l’agence avaient la possibilité technique d’accéder aux terminaux et de suivre en partie les activités de leurs utilisateurs. Goldman Sachs a déclenché le scandale en s’étonnant des questions d’un journaliste, qui souhaitait confirmer le départ d’un collaborateur de la banque... en faisant remarquer que celui-ci ne semblait plus utiliser son terminal Bloomberg.

    le New York Times affirme que la hiérarchie de l’agence Bloomberg avait sciemment formé ses journalistes en leur apprenant comment profiter des informations consultées et échangées par les utilisateurs des terminaux...


  • « Les tailles XL interdites chez Abercrombie font polémique aux Etats-Unis »
    http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/les-tailles-xl-interdites-chez-abercrombie-font-polemique-aux-etats-unis-

    La polémique a émergé la semaine dernière quand le site internet Business Insider a révélé que la marque ne constituait aucun stock de vêtements de tailles XL et XXL. L’auteur de la pétition, un certain Benjamin O’Keefe, dénonce le fait qu’Abercrombie « ne veut pas que des jeunes en surpoids portent sa marque ». Il explique qu’Abercrombie doit « des excuses formelles à des milliers de jeunes gens » et il demande que la marque fabrique des vêtements « pour toutes les morphologies ».

    En consultant la grille des tailles en vigueur chez la marque, on constate que le XL et le XXL sont absents chez les femmes. Concernant la France, une cliente ne peut ainsi pas dépasser la taille 40 pour porter un top ou une robe. Niveau pantalon, le 42-44 est la limité autorisée. Pour le tour de poitrine, la marque voit un peu plus large, puisqu’en France on peut trouver des exemplaires taillant 90D / 95C. En résumé : taille de guêpe impérative, mais formes autorisées... à la plage seulement et juste pour les seins. Chez les hommes, le maintien des tailles XL et XXL permettrait d’attirer les sportifs musclés dont l’image est valorisée, et donc valorisante pour la marque.

    Un homme se retrouve sous le feu des critiques dans cette affaire : Mike Jeffries, le PDG de la marque. Sur internet, il est la cible de nombreuses attaques, notamment en raison d’une interview donnée en 2006 et vers laquelle la pétition de Benjamin O’Keefe renvoie. Jeffries y détaillait la politique de sa marque. « Dans chaque école il y a des enfants cools et populaires, et d’autres qui ne sont pas si cools que ça. Franchement, nous nous adressons aux enfants cools, qui ont une attitude super et qui ont plein d’amis. Plein de gens ne rentrent pas dans ce cadre et ne pourront pas y rentrer. Sommes-nous exclusifs ? Complètement. »

    cc @beautefatale (au cas où)
    #mode #femmes #normes

    • En vrai, la logique est purement économique : la variable explicative de l’obésité, c’est essentiellement la classe sociale et donc le pouvoir d’achat des gens. Plus ils sont riches, plus ils dépensent d’argent pour se nourrir correctement et rester minces, ce qui est aujourd’hui la distinction sociale affichées dans les corps, de la même manière que le bourgeois était gras au XIXe siècle, quand les prolos crevaient la dalle.
      Autrement dit : la marque se revendique marque pour riches (donc vous allez payer plus cher pour vos sapes, ce qui est tout bénef pour la marque !) et donc déstocke les fringues pour gros qui n’auront qu’une toute petite clientèle dans le segment visé.
      Voilà, voilà !

    • @monolecte : logique économique certes, mais sur 2 tableaux.
      La niche marketing est essentielle. Un peu comme l’Oreal qui s’occupent des femmes qui le « valent bien », et La City qui « habille les femmes nues », « Abercrombie n’habille pas les thons » est le slogan en creux qui va attirer les femmes qui sont prêtes à payer pour avoir un look qui flatte leur image, qui les classe dans la bonne catégorie...
      #marketing_de_la_honte

    • Pas besoin d’aller si loin faire de la pub à un magasin qui fabrique de l’exclusion de grosses. En france, la liste des magasins avec des fringues au-delà du 42 n’est pas bien longue, de là à en interdire la vente, c’est pas loin. A part taper un scandale invivo, vaut mieux éviter. Il y a même des magasins que des mômes de 13 ans ont déjà repéré comme étant réservés aux anorexiques…

      #parole_d_expert #formatage

    • Au delà des très justes remarques d’@monolecte, on peut pousser le raisonnement plus loin : l’apparence qu’on se choisit « librement » en décidant d’acquérir tels ou tels oripeaux est toujours une manière de revendiquer une appartenance à une classe sociale généralement favorisée.

      S’offusquer qu’une entreprise s’étant choisie un nom aussi risible du point de vue prolétarien qu’ « Abercrombie & Fitch » décide de ne pas avoir à supporter la coûteuse présence de gros non-rentables dans leurs magasins me semble faire preuve d’une immense hypocrisie qui consiste à prétendre qu’il y eut un moment où ils y auraient été bienvenus. Ce qui revient à refuser de constater que l’espace n’est désormais plus simplement privatisé, mais de plus en plus souvent accaparé par les classes dominantes, qui s’y réservent des quartiers, des villes et des régions entières. Alors, bien entendu, il se trouvera toujours de bonnes âmes pour prétendre qu’il en est autrement dans la loi. A ceci près que le détenteur du monopole exclusif de son application, l’état, se contentera toujours en pratique de consacrer par inaction l’accaparement, c’est à dire l’expropriation, tout en socialisant l’essentiel des coûts d’entretien de cette privatisation de fait.

    • « Franchement, nous nous adressons aux enfants cools, qui ont une attitude super et qui ont plein d’amis. Plein de gens ne rentrent pas dans ce cadre et ne pourront pas y rentrer. Sommes-nous exclusifs ? Complètement . »
      C’est la méchanceté incarnée ce type !

    • @monolecte
      On est d’accord que le corps formaté par le modèle dominant a le devoir de faire jeune donc beau et frêle. Mais non parce qu’il est signe de bonne santé des riches, la maigreur n’étant surement pas un signe de bonne santé.
      Par contre, il est beaucoup moins cher et plus rentable en mètres de tissus d’habiller du 34 que du 42, là, oui, les classes dominantes y trouvent leur compte, main d’oeuvre et transport compris.
      Et plus on déshabille, plus on vend !
      A preuve, on ne va pas blâmer vraiment l’obésité qui touche les plus démunis, il y a pour ces gros là des magasins spécialisés qui rapportent. Ici, c’est l’exclusion des « moyens gros », des… non anorexiques, car grossir en vieillissant et faire du 42 est plutôt commun au-delà de 40 ans. C’est cette classe là qu’il faut culpabiliser pour qu’elle consomme plus.
      Les vieux et donc les « gros » ne sont pas vecteurs directs de désirs, donc ils ne feront pas vendre plus. En ne leur fournissant pas de vêtements, ces magasins vont vendre uniquement à des jeunes « maigres », et faire perdurer leur image publicitaire dans la rue, je ne sais plus comment on nomme ce phénomène, chaque acheteur devient une sorte de #mannequin ambulant et gratuit pour la marque.
      Cette guerre culturelle du désir formaté enjoint 95% de la population (et pas seulement des pauvres mais tout ceux qui ne sont pas du modèle prôné) à de terribles frustrations qui elles, sont vecteurs d’économie.
      Ceux qui n’entrent pas dans ce moule de jeunes maigres sont priés de consommer des glaces, des graisses et des sucres devant leurs écrans pour se consoler.


  • Cette enseigne américaine qui préfère brûler ses vêtements que d’en faire don | Une Vigie Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/08/cette-enseigne-americaine-prefere-bruler-vetements-den-faire-don-242157

    Abercrombie and Fitch est une marque de prêt-à-porter américaine qui souhaite se donner un certain standing. Et pour l’enseigne, plutôt brûler ses vêtements que d’en faire don. Question d’image.

    Un manager d’Abercrombie and Fitch a révélé que les produits retournés par les clients étaient immédiatement détruits. Et ce, quel que soit le défaut. Pourtant de nombreuses associations se sont déjà adressées à l’enseigne pour obtenir des dons. Refus catégorique expliqué par ce manager :

    « Abercrombie and Fitch ne veut pas laisser penser que n’importe qui, une personne pauvre, peut porter ses vêtements. Seuls les personnes d’une certaine stature peuvent acheter et porter le nom de la compagnie. »

    Il y a quelques jours, la firme c’était déjà illustrée en cessant de proposer des tailles supérieures au 38. La marque veut être associée à des « jeunes branchées ». Qui de toute évidence sont beaux et minces !


  • Qui veut la peau du médecin de la centrale nucléaire ? | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/06/veut-peau-medecin-centrale-nucleaire-242089

    Première en France : trois entreprises portent plainte contre des médecins, qui ont lié les pathologies de salariés à leurs conditions de travail.

    Le médecin de la centrale nucléaire de Chinon n’est pourtant pas un débutant. Dominique Huez exerce depuis 1978 et ne compte plus ses interventions, prises de position, publications en faveur de la protection de la santé des salariés. Bref, jusqu’à présent, s’il avait dérangé, ni EDF ni aucune entreprise du Chinonais n’avait voulu le couler.

    Voilà qui vient de changer. La société Orys a porté plainte contre lui devant le Conseil de l’Ordre des médecins, pour manquement à ses « obligations professionnelles et déontologiques ». Ce sous-traitant d’EDF a estimé que le médecin du travail avait outrepassé ses prérogatives en établissant que la pathologie d’un de ses salariés était liée à ses conditions de travail dans l’entreprise.

    Une première ? A un jour près, une plainte similaire a été déposée contre un autre médecin du travail, dans le même département, par EDF cette fois. Enfin, dans l’Ain, la même procédure a déjà abouti à un blâme, qui fait actuellement l’objet d’un appel. Ce sont les seuls cas que le Conseil national de l’Ordre des médecins recense jusqu’à présent. Les trois premiers.

    #médecin_du_travail #nucléaire #EDF #Orys


  • L’extension de garantie, le juteux business que Darty a sauvé | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/02/lextension-garantie-juteux-business-qua-sauve-darty-241760

    Un sénateur a tenté d’introduire dans la loi française une « durée légale de conformité » de cinq ans. Après tout, au Royaume-Uni, elle est de six ans. Mais la proposition de loi sur l’obsolescence programmée, présentée par l’écologiste Jean-Vincent Placé, n’a pas été retenue par Benoît Hamon, ministre délégué à l’Economie solidaire et à la Consommation.

    Dans son projet de loi sur les droits des consommateurs qu’il a présenté ce 2 mai en conseil des ministres, point de référence à l’obsolescence ni aux extensions de garantie.


  • Peut-on être un Economiste atterré et vanter la modération des salaires ? | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/04/26/peut-etre-economiste-atterre-vanter-moderation-salaires-241836

    Ce vendredi matin, sur France Inter, j’entends l’un des deux duettistes de l’économie, Dominique Seux, journaliste aux Echos, se féliciter d’une prise de guerre libérale :

    « Les esprits sont assez flottants actuellement. Je lisais une étude de Philippe Askenazy, qui n’est pas particulièrement un économiste libéral [il fait partie des Economistes atterrés, groupe bien ancré à gauche, ndlr]. Que dit-il cette semaine ? Que les salaires ne baissent pas en France et que c’est un problème.

    Les salaires ne s’ajustent pas à la conjoncture et il explique que les entreprises préfèrent augmenter les salaires – 0,8% par an depuis 2008 – alors que les salaires baissent dans les autres pays. On entend donc des économistes de gauche, keynésiens a priori, qui disent qu’il faudrait baisser plus les salaires. »


  • L’éloge de gauche de la collaboration :

    Etre membre d’une instance comme le CAE est un exercice très particulier et difficile : un exercice technocratico-scientifico-consensuello... Le fait qu’un Atterré s’y retrouve a un avantage, c’est que tous les autres Atterrés peuvent critiquer autant qu’ils le souhaitent les travaux du CAE – y compris cette note ! – sans qu’on leur renvoie la critique imparable “

    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/04/26/peut-etre-economiste-atterre-vanter-moderation-salaires-241836


  • Vous allez voir que dans pas longtemps, l’UMPS va commencer à nous expliquer qu’il va falloir créer des emplois publics de coaches cuisine/nutrition pour pauvres :

    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/04/24/manger-viande-boucher-cest-chez-parents-241746

    Une fois les factures payées, le couple dépense en priorité pour sa fille. A trois, 300 euros filent chaque mois dans les courses : beaucoup de surgelés (« on est obligé »), et « des trucs à grignoter devant la télé ».


  • Pour se concentrer au bureau, il faut avoir bien chaud | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/01/21/pour-se-concentrer-au-bureau-il-faut-avoir-bien-chaud-238822

    Cette « température de confort », comme l’appellent les chercheurs, est évidemment très personnelle et dépend de l’activité, mais les études et les observations de terrain permettent de déterminer quelques « normes », précise Jean-Pierre Meyer, chargé d’études à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) :

    « On situe la température de confort entre 19 et 25°C, si on a une activité physique limitée. Le corps ne souffre alors pas objectivement de la température, il n’y a pas de travail physiologique spécifique. »

    Plus précisément, poursuit le médecin-chercheur, la température de confort se situe :

    autour de 19°C dès que les salariés bougent un peu ;
    plutôt à 23-24°C dans les moments où les salariés exercent un « travail mental » sans se déplacer.


  • #Conforama, le pays où les salariés rebelles sont fichés | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/03/15/conforama-le-pays-ou-les-salaries-rebelles-sont-fiches-240562

    A côté du nom des vendeurs qui n’ont pas atteint leurs objectifs, un smiley, le front perforé d’une balle. Le tableau, affiché dans le couloir du personnel d’un magasin Conforama, a été pris en photo en mars 2012. Force ouvrière a porté plainte contre le numéro 2 du meuble en France. Un de ses délégués syndicaux, David Malesieux, est encore choqué par cette image :

    « Quand vous arrivez le matin et que vous voyez vos performances affichées avec ce genre de symbole très violent, c’est très difficile à vivre. Ces mauvais outils de management sont forcément générateurs de risques psychosociaux. »

    http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/03/envoye_special_tableau_smiley_0.jpg

    Les alliés en vert, les rebelles en rouge foncé

    Cette méthode de #management consiste à classer les salariés selon un code couleurs :

    http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/03/slide_15_strategie_des_allies.jpg

    La pratique de cette cartographie des salariés n’est pas propre à Conforama. Benoît Pommeret, consultant du cabinet de conseil Cegos, assure avoir enseigné la stratégie des alliés à des cadres de la distribution essentiellement, mais aussi de compagnies d’assurances, et même de Pôle emploi.

    #travail

    • Ils encouragent les mauvais salariés à se tirer une balle, c’est vraiment desgueu ce système. Conforama, le magasin ou même les smileys se suicident.

    • Les alliés : « qui ont su garder un esprit critique sur le projet ».

      « rebelles » et « opposants », j’ai envie de dire que ce n’est pas forcément la même chose.

      Et que quand on manage de bonne foi, on n’est pas forcément contre un peu de rebellitude. Pour avoir eu à gérer des « pies », comme ils évoquent, je vois tout à fait ce qui est déclaré comme « opposants » : des gens qui se sont trompés d’endroit... ou qui s’opposent pour ne pas avoir à rendre des comptes sur leur incompétence. Par exemple. Et pour ce qui concerne mon vécu.

      Une vraie difficulté est de savoir si on manage (est managé) de bonne foi... ou pas.

      Je me souviens avoir reçu à plusieurs entretiens d’affilés, des personnes issues de la même société. A chaque fois la même histoire : super chef de projet parti, nouveau chef arrivé, harcèlement, objectifs sans queues ni têtes, démissions à la chaîne. Je crois qu’il y avait un management « de mauvaise foi », où la notion de projet commun n’avait plus d’objet. Ils étaient tous tellement dépressifs qu’on en a pris aucun... spirale négative...


  • #Viande de cheval : comment la coopérative basque a dérivé | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/02/18/viande-de-cheval-comment-la-cooperative-basque-derive-239720

    Entré chez Lur Berri à 18 ans, Sauveur Bacho a vu une « coopérative au service des agriculteurs » gagnée par la folie des grandeurs et l’appel de la finance mondiale.

    Petite rétrospective qui illustre bien les débordements de l’#agroalimentaire...

    Trois ans plus tard, Barthélémy Aguerre devient vice-président de Lur Berri. La coopérative s’est associée à un leader mondial du maïs semence, Pioneer, pour planter jusqu’à 3 000 hectares de la marque et l’exporter un peu partout en Europe. Une manne.

    Lur Berri en profite pour développer la production animale, mais pas forcément localement. La coopérative devient l’actionnaire de référence du groupe Arcadie Sud-Ouest, spécialisé dans l’abattage et la découpe de viande fraîche. En 2009, 60% de la viande commercialisée dans le département provient d’Allemagne et de Pologne, d’après Le Journal du Pays basque.

    « En théorie, ce sont les agriculteurs qui dirigent Lur Berri. Mais l’expansion de cette coopérative les a dépossédés de cette fonction. Il aurait fallu cesser de fermer les abattoirs locaux et d’acquérir des entreprises, pour rétablir au contraire un lien entre producteurs et consommateurs. »

    ah ça, les coopératives agricoles, c’est pas tout à fait ce qu’on entend dans le meilleurs sens du terme !
    #agrobusiness

    • La fiche Wikipédia du groupe est intéressante.

      Les éleveurs adhérents de la coopérative Lur Berri commercialisent leurs productions animales au sein de quatre groupements de producteurs : bovins, ovins, porcs et palmipèdes. La politique de ces groupements vise la reconnaissance de la qualité de ces productions animales, à travers certifications et labels. Citons, entre autres, les label rouges « Bœuf Excellence » et « Bœuf Majesté » permettant de valoriser la viande Blonde d’Aquitaine, ainsi que « L’Agneau de Lait Baskari », « Le Porc Fermier Élevé en Plein Air » et, dernièrement, « CertiConfiance ».

      Lur Berri est un actionnaire de référence d’Arcadie Sud-ouest (42 % du capital), société spécialisée dans l’abattage, la découpe et la commercialisation de viandes de bœuf, veau, porc et agneau, avec une prédilection pour les produits labellisés.

      le partenariat avec Pioneer, leader mondial de la semence de maïs, date de 1963 et permet de proposer environ 3 000 hectares de production/an aux semenciers ;
      le partenariat avec Pinguin Belgique, groupe à dimension internationale, spécialiste du légume surgelé, permet d’offrir aux agriculteurs des contrats de productions légumières plein-champ.

      http://www.gentside.com/insolite/il-trouve-une-souris-morte-dans-une-bo-te-de-conserve-d-039-haricots-verts
      http://media.actu.woopic.com/pictures/france/photo.1196283.jpg


  • La fable bidon de la famille RSA qui gagne plus que la famille salariée | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/03/12/la-fable-bidon-de-la-famille-rsa-qui-gagne-plus-que-la-famille-salariee-24049

    Mieux vaut être au RSA que travailler, selon un tableau posté sur Facebook et partagé 100 000 fois en deux jours. Sauf que le tableau est truffé d’erreurs.

    #stigmatisation #pauvreté

    • La question du salaire indirect est un des plus gros fiasco de l’Etat en terme de communication « marketing »... Ou comment un avantage offert aux gens est perçu comme une charge... Dans l’esprit des gens désormais, on croit que le salaire brut est « taxé » par l’Etat, et que ce serait donc seul le salaire net qui nous revient. Comme si on payait un impôt à la source sur notre salaire, alors qu’on cotise pour soi-même, pour bénéficier de la sécurité sociale sous ses différentes formes. Mais être conscient de cela exige de nous d’avoir une attitude responsable et adulte, citoyenne on pourrait dire, ce qui n’est plus dans l’air du temps...

      Il est tellement facile de se défouler sur les plus fragiles.. ( c’est à se demander si ce n’est pas pour ça que je déteste à ce point Wauquiez...)


  • Licencié d’une usine de câbles, Sébastien a su se reconvertir | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/03/05/licencie-dune-usine-de-cables-sebastien-su-se-reconvertir-238702

    Sébastien Dahler, artisan de 40 ans, a ouvert l’année dernière son entreprise de motoculture de parcs et jardins après avoir été licencié de l’usine Nexans, leader mondial du câble, à Chauny (02) en décembre 2009. Récit d’une reconversion réussie.

    #câbles @thibnton