« L’INFÂME DIALECTIQUE » Le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du XXe siècle
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Ces « aventures de la dialectique », pour reprendre le titre du livre de Merleau-Ponty, sont significatives d’un certain régime d’alliance entre théorie et politique, mais d’une alliance qui n’est pas analysée en tant que telle et qui se trouve déportée sur le terrain de la philosophie elle-même.
Pour le dire autrement, alors que la dialectique était chez Marx une « méthode » de l’analyse historique -le terme de « méthode » restant à discuter-, du moins une théorie des contradictions du réel qui ouvre à l’intervention politique son champ propre, la dialectique devient ici l’enjeu politique d’un débat strictement théorique, qui ne prend plus en charge l’histoire réelle. Néanmoins la discussion autour de la dialectique conserve sa portée politique indirecte : elle va contribuer à littéralement interdire un certain type d’approche historique, du moins sur le terrain de la philosophie, mais assez largement aussi sur celui des sciences humaines.


