• Google et Facebook font-ils semblant de lutter contre la surveillance de la NSA ?
    http://www.vice.com/fr/read/google-et-facebook-font-ils-semblant-de-lutter-contre-la-surveillance-de-la-ns

    Ce qu’il s’est passé est en réalité bien plus subtil. L’industrie high-tech a exercé officieusement son influence grâce à deux lobbies afin de s’opposer à certaines restrictions en matière de surveillance d’Internet : l’ITAPS (The Information Technology Alliance for Public Sector) et la SPSC (State Privacy and Securtiy Coalition). Il suffit de jeter un œil à l’activité de ces deux groupes pour comprendre que les géants du web veulent des réformes, certes, mais seulement si elles n’affectent pas leurs affaires quotidiennes.

    #GAFA #NSA #Numérique #PRISM_(programme_de_surveillance) #Silicon_Valley #Surveillance_de_masse #Économie_numérique #États-Unis


  • 19 Reasons Latin Americans Come To The U.S. That Have Nothing To Do With The American Dream
    http://www.huffingtonpost.com/2014/04/18/immigration-latin-america_n_5168356.html

    Living on the northern side of the U.S.-Mexico border, it’s easy to view Latin America as another world, isolated from the United States. But the truth is that the U.S. government has historically made life in Latin America harder by overthrowing democratically elected governments, financing atrocities and pushing trade policies that undermine Latin American industries, dealing blows to local economies. Perhaps instead of building walls, the United States should focus on being a better neighbor.

    Here are 19 ways the U.S. government has helped spur immigration by making life harder in Latin America.

    1- Took over almost half of Mexico
    http://i.huffpost.com/gadgets/slideshows/345888/slide_345888_3627765_free.jpg


  • « Alimentation, énergie, production, emplois,... quelle souveraineté pour faire face à la crise ? » | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/alimentation-energie-production-emplois-quelle-souverainete-pour-faire-face

    Quand on évoque la notion de « #souveraineté », quelles sont les premières définitions ?
    Ici c’est une conception centrée sur la notion d’#Etat qui domine ou une approche politico-juridique qui caractérise le terme souveraineté.
    Pour ne prendre que l’exemple d’une communauté linguistique, il est clair que dans le cas de la #langue_basque, pour en assurer la survie, il faut des outils politico-juridiques apportant plus de protection que ceux en vigueur actuellement. Et il faut il faut aussi plus d’outils pour pouvoir prendre des mesures socio-économiques et assurer un développement durable. Mais avec un Etat, on n’a pas de garantie sur la pérennité de la communauté linguistique, ni sur celui d’un modèle de développement social, écologique et démocratique.
    En effet, les Etats actuels sont aussi dépossédés de leur pouvoir. Ils doivent récupérer le pouvoir politique pour leur territoire, car ils sont dépendants de l’oligarchie financière.
    Il me semble qu’au Pays Basque on a des difficultés pour repenser et enrichir la notion de souveraineté. L’Aitaren Etxea (la maison de nos ancêtres), ou la forme politico-administrative-territoriale de notre pays a marqué l’agenda de la gauche basque, qui n’a pas eu suffisamment de force pour mettre en place des organisations sociales alternatives ou construire ici et maintenant d’autres modes de vie en commun, en commençant de la base pour aller au sommet. Souvent, le modèle de développement n’occupe que les deux derniers paragraphes dans les projets de société.

    Les initiatives populaires changent-elles ce point de vue sur la « souveraineté » ?
    Quoiqu’il arrive au niveau du cadre politico-juridique, et tout en avançant dans la lutte politique en sa faveur, nous devons en tant que citoyens aller de l’avant. Et cela, en tenant compte de l’aptitude montrée par les initiatives populaires dans l’histoire de ce pays à créer des structures indispensables dans des domaines propres à la vie en société (langue, économie, éducation, etc. ). Selon toutes les apparences, il nous faudra, dans un premier temps, gérer sans Etat cette période qui ne pourra compter sur la « #croissance », et pour cette nouvelle phase, nous devrons mettre en place de nouvelles stratégies, ainsi que de nouveaux outils, par nos propres moyens.

    Comment votre parcours a-t-il façonné votre point de vue sur la « souveraineté » ?
    Les deux sujets de recherche que sont l’économie solidaire et la #transition éco-sociale m’ont amené à penser la question de la souveraineté au-delà des sentiers battus. L’économie solidaire, de par ses formes nombreuses et variées, provoque de petites ruptures dans les failles du système, en faisant vivre une #économie au quotidien selon d’autres logiques. Le risque c’est qu’elle devienne un palliatif du système et une économie permettant la propre subsistance du système. Son enjeu est de faire grandir ces petites ruptures et de se positionner dans un projet politique plus grand, qui ait comme objectif d’accroître la capacité d’#autodétermination des personnes, des peuples et des territoires.

    Par conséquent, qu’ajoutez-vous au concept de « souveraineté » ?
    Pour ce qui est de la question éco-sociale, il suffit de prendre quelques minutes pour comprendre le fait que le modèle de civilisation qui est aujourd’hui hégémonique est condamné. Pendant quatre décennies nous avons dit que nous nous dirigions vers la collision et nous vivons désormais un moment de collision.
    Les ressources matérielles et énergétiques vont en s’amenuisant, et les #déchets (dont les émissions de gaz à l’origine du réchauffement global) en augmentant, ainsi que les stocks d’armes. Et, paradoxalement, la machine ne donne aucun signal qu’elle s’arrêtera, ni même qu’elle ralentira son allure. Elle a comme unique solution la “fuite en avant” et cela aura assurément de terribles conséquences. Avec ce choix, l’#effondrement n’est plus une probabilité lointaine, il devient un événement certain.
    Il est assez clair que des changements énormes nous attendent. Essentiellement du fait de la #crise_énergétique globale, il sera très difficile de maintenir le métabolisme social actuel, l’échelle qu’a l’économie actuelle, et la complexité de la société. Le #changement_climatique nous dit que nous devrions changer si nous ne voulons pas vivre ses terribles conséquences, et la crise énergétique nous dit que nous devons changer. Ceci veut dire que la contraction sera le mouvement réellement important : dans l’utilisation de l’énergie, dans la production, dans la mobilité géographique, dans la consommation, dans la démographie, dans le narcissisme… Il s’agit de voir à quel rythme et dans quelle mesure. De toute façon, l’exigence physique est de vivre avec moins. Mieux vivre avec moins est le scénario politique que nous avons à mettre en oeuvre.

    Pourquoi ces éléments sont-ils indispensables et donnent-ils sens au concept habituel de « souveraineté » ?
    L’avenir sera principalement marqué par une phase de contraction. Pour y faire face en s’appuyant sur des bases solides, il sera essentiel de renforcer les #communautés de petite et moyenne taille, d’effectuer un saut qualitatif et quantitatif dans l’organisation de la société, de créer des structures plus petites et auto-gérées, d’améliorer les taux d’auto-suffisance tant au niveau de l’énergie que de l’alimentation. En un mot, de faire progresser la souveraineté des territoires.
    Vu ainsi, la réflexion autour de la souveraineté prend un tour très sensible. Le concept cesse d’être une vaine « entéléchie » (idéal suprême), et sa « praxis » (mise en pratique) cesse d’être sous l’emprise de la volonté de l’ennemi…
    Il se remplit de contenu en portant pour une fois la question du modèle de développement au cœur du débat politique. Et il nous emmène de la logique de la protestation, de la dénonciation ou de la résistance à la logique de la construction.
    Il suffit de revendiquer la souveraineté avec la même force et dans toutes les directions, y compris pour l’alimentation et l’énergie. Et nous pouvons dès à présent commencer à créer les structures et les stratégies pour cela. Nous avons déjà commencé.

    Quelles sont les conséquences de cette manière de voir dans le cas d’Euskal Herri ?
    Le projet de souveraineté a le potentiel d’attirer des personnes non abertzale. Le mouvement de construction national d’Euskal Herri avait en son temps intégré le principal conflit de la société moderne industrielle, en mettant côte à côte la « nation » et la « classe ».
    Nous avons besoin aujourd’hui d’une opération d’envergure sur les plans idéologique, politique et pratique en intégrant la question fondamentale de la nouvelle ère : la #transition socio-écologique (qu’elle soit contrainte ou volontairement organisée) aura des conséquences extraordinaires sur la vie de tous les citoyens et dans tous les domaines de la société.
    Cela nous amènera à repenser la globalité : comment organiser la société sans croissance.
    Et l’abertzalisme doit réfléchir à des solutions face à l’aggravation de la crise socio-écologique.
    Le renouvellement peut être profitable puisque nous disons que la gestion de la vie se fera à une échelle plus petite que celle des Etats. Il s’agit là de renforcer les muscles des régions ou des #bio-régions, et de constituer des communautés plus souveraines. Le projet de construction d’un territoire comme Euskal Herria va de pair avec l’idée de répondre avec sérieux aux enjeux d’un monde durable qui passe par le renforcement de l’échelle territoriale.

    Cette réflexion nous amène à la contradiction entre la croissance illimitée et un monde durable…
    Le projet d’avenir ne peut être la croissance, la stimulation de l’économie et l’augmentation du #pouvoir_d’achat selon la doctrine keynésienne. La politique #néolibérale comme la vision sociale-démocrate sont toutes les deux accrochées à la religion de la croissance, comme s’il n’y avait pas de limite bio-physique.
    L’Etat-providence n’est pas la panacée. Celui-ci a été mis en place par l’apport des matières premières et des flux énergétiques fondamentaux des pays les plus pauvres vers les pays les plus riches.
    Et d’un point de vue écologique, on peut difficilement trouver de période historique plus destructrice : à travers toute l’histoire de l’humanité, elle a produit l’interférence la plus grande dans toutes les infrastructures nécessaires à la vie.

    Qu’est ce que le concept de la #relocalisation ?
    Les produits de consommation font environ 1.600 kilomètres de l’endroit de production jusqu’au consommateur. C’est absurde et inefficient. Ce système n’est possible que parce qu’il n’inclut pas les coûts sociaux et écologiques.
    Le projet viable peut être la relocalisation, de prendre conscience de comment se font les choses. Selon toute apparence, la crise civilisationnelle va nous apporter de plus en plus de souffrance, mais en même temps cela peut être une occasion incomparable pour repenser le monde, le réécrire, le concevoir différemment.
    Certains disent que cela sera difficile de résister pour des macro-structures économiques et politiques comme l’Europe. Pour beaucoup, les Etats-nations eux-mêmes auront du mal à résister, un certain nombre pouvant disparaître (surtout ceux qui ont une grande dépendance énergétique).
    Les territoires qui ont un projet stratégique et une activité endogène se comporteront beaucoup mieux.
    Nous sommes en train de dire que le défi est de récupérer le pouvoir social, d’accentuer la capacité de contrôler les processus économiques et politiques des citoyens. Au mieux, pour surmonter la crise, les institutions en fonction aujourd’hui seront remplacées au fur et à mesure pour mettre à leurs places celles créées par les citoyens.

    Et est-ce que la relocalisation peut se concrétiser à l’échelle du Pays Basque ?
    Le processus de relocalisation est déjà en marche. Non seulement au Pays Basque mais aussi à travers le monde. Comme le dit le mexicain Victor M. Toledo, en lieu et place des entreprises géantes ayant le monopole, des #coopératives, des micro-entreprises ou des entreprises familiales naîtront. Plutôt que d’avoir des grandes banques, on aura des caisses d’épargne, des banques populaires ou du crédit coopératif. Pour remplacer des chaînes commerciales toujours plus grandes, le commerce équitable, l’#agriculture locale et écologique et les échanges directs entre producteurs et consommateurs se renforceront. Au lieu d’une gestion privée des énergies fossiles, c’est l’énergie solaire et renouvelable qui va croître par une production communautaire décentralisée…
    C’est le renforcement de ce monde qui est le grand défi, les autres options étant sans issue.
    Et comme je le disais, le processus est aussi en marche au Pays Basque. Ces dernières années, les groupes de consommation responsable ont connu une croissance exponentielle, les banques éthiques sont apparues (Fiare et Coop57), ainsi que les coopératives dans le domaine de l’énergie renouvelable (Goiener), le mouvement Bizi ! au Pays Basque nord, le mouvement en faveur de la souveraineté alimentaire (Etxalde), etc.
    De nos jours, il est difficile de dire qu’il n’y a pas d’alternative car une constellation de petites alternatives et bel et bien vivante, et c’est le renforcement de cette dernière qui est le défi.
    L’avenir se construira en grande partie avec les ingrédients et solutions qui sont actuellement en marche.


  • Géographie du vide, géographie du plein : c’est le nom d’un des projets de recherche cartographique sur lequel je travaille en ce moment, et l’exemple ci-dessous pourrait bien être une belle illustration de ce qu’on veut montrer (que le vide, le rien, peut avoir une signification aussi importante sinon plus que le plein).

    Personne n’habite ici...

    http://mapsbynik.tumblr.com/post/82791188950/nobody-lives-here-the-nearly-5-million-census

    Nobody lives here: The nearly 5 million Census Blocks with zero population

    http://24.media.tumblr.com/3e66b380e4f92b3f37869f1f8e4315eb/tumblr_n42t5sFIeE1sisl6fo1_1280.jpg

    A Block is the smallest area unit used by the U.S. Census Bureau for tabulating statistics. As of the 2010 census, the United States consists of 11,078,300 Census Blocks. Of them, 4,871,270 blocks totaling 4.61 million square kilometers were reported to have no population living inside them. Despite having a population of more than 310 million people, 47 percent of the USA remains unoccupied.

    ...ce qui veut dire que tout le monde habite là

    http://flowingdata.com/2012/12/31/map-of-every-person-counted-in-2010-us-census

    In the 2010 United States Census, 308,745,538 were counted, and Brandon Martin-Anderson from the MIT Media Lab mapped almost all of them (308,450,225 points to be exact). I like the flow-like pattern in the east, which you can see matches the terrain by comparing against a geographic map.

    http://i2.wp.com/flowingdata.com/wp-content/uploads/2012/12/Census-Dotmap.png?fit=954%2C6000

    Un autre exemple de cette « géographie du vide et géographie du plein » :

    Il s’agit d’une comparaison du revenu moyen par habitant d’une part des quinze pays le plus riches de la planète, d’autre part des quinze pays les plus pauvres de la planète.

    https://dl.dropbox.com/s/vxf3vc4fd2mldyj/geoduvidegeoduplein.png

    #géographie_du_plein #géographie_du_vide #états-unis #population #démographie #désert_démographique



  • Crise ukrainienne, crise de l’Europe
    http://www.chevenement.fr/Crise-ukrainienne-crise-de-l-Europe_a1616.html
    http://www.chevenement.fr/photo/art/default/6541088-9865321.jpg?v=1397741405

    Il serait tout à fait erroné de présenter la crise ukrainienne comme une « surprise stratégique ».

    Une transition avec l’ère soviétique peu coopérative.
    Déjà en 2006, alors que Georges W. Bush était au milieu de son deuxième mandat, la question de l’entrée dans l’OTAN de l’Ukraine (et de la Géorgie) avait provoqué une mini-crise au sein même de l’Organisation entre l’Allemagne et la France, qui y étaient hostiles, et les Etats-Unis qui, en fin de compte, n’avaient pas trop insisté.

    C’est que l’Ukraine est le « gros morceau » d’un problème plus vaste, celui des ex Républiques soviétiques qui se sont détachées politiquement de la Russie, en décembre 1991, mais dont les liens de tous ordres avec elle demeurent étroits (minorités russes – étroitesse des relations économiques…)

    Le cas des Pays Baltes a été réglé par le retour au statut qui était le leur avant 1939 et leur inclusion dans l’Union européenne et dans l’OTAN. Mais partout ailleurs, une situation nouvelle s’est créée : en Ukraine, en Biélorussie, en Moldavie, dans le Caucase, en Asie centrale, ces pays anciennement soviétiques ont plus ou moins admis le principe de l’économie de marche, privatisé de larges pans de leur appareil productif, au bénéfice de quelques oligarques, eu recours à des élections plus ou moins transparentes pour désigner leurs dirigeants. De tous ces nouveaux pays, l’Ukraine est évidemment celui que la Russie considère comme lui étant le plus proche par l’Histoire (elle a fait partie de l’Empire russe depuis 1657), l’intensité des relations économiques, en particulier dans les régions industrielles de l’Est de l’Ukraine et enfin la culture (proximité linguistique-orthodoxie sauf dans la partie galicienne, catholique uniate, et tournée vers l’Europe Centrale, hier la Pologne, avant-hier l’Autriche-Hongrie).

    La Russie depuis 1991 a vu avec inquiétude l’inclusion des PECOs dans l’Union européenne et surtout l’extension de l’OTAN à l’Est, contrairement aux engagements pris en 1990 au moment de la réunification de l’Allemagne. La persistance à l’Ouest d’un schéma binaire Europe-Russie, alors que l’URSS avait disparu, a peu à peu réveillé en Russie un nationalisme obsidional qui a culminé au moment de la guerre du Kosovo et de son détachement de la Serbie (1999). C’est à ce moment là que le premier Président de la Russie, Boris Eltsine a appelé comme Premier ministre Vladimir Poutine. Celui-ci, élu Président en 2000, en 2004, puis réélu en 2012, après le mandat de D. Medvedev, s’est acquis une certaine popularité dans l’opinion publique russe en rétablissant l’ordre, la croissance économique (+7% par an dans la décennie 2000-2010) et en donnant le sentiment d’interrompre le déclassement stratégique de la Russie (deuxième guerre de Tchétchénie, conflit géorgien (2008), accord New Start avec les Etats-Unis (2010)).

    C’est peu dire que la Russie n’a pas vu d’un bon œil les « révolutions de couleur » soutenues par les Etats-Unis dans les pays qu’elle considère comme faisant partie de son « étranger proche », c’est-à-dire de sa zone d’influence traditionnelle. Les pays de la CEI sont ainsi devenus un enjeu entre l’Union européenne et la Russie avec, en arrière-plan, l’OTAN et les Etats-Unis, peu désireux d’atténuer les tensions.

    La réélection de Vladimir Poutine, en 2012, et l’effacement de M. Medvedev qui incarnait un certain « soft power » russe, mais dont l’image avait été atteinte par le « feu vert » qu’il avait donné, en 2011, à l’intervention de l’OTAN en Libye, ont ressuscité les tensions (affaire Magnitski - tentation russe d’idéologiser l’opposition entre un Occident hyperindividualiste et décadent et une Russie restée fidèle aux valeurs traditionnelles, à quoi répond un retour de russophobie dans les pays occidentaux).

    Ces remugles de guerre froide correspondent-ils à quelque chose de profond ?
    Pour ma part, j’en doute. En effet, les bases matérielles et idéologiques qui opposaient deux systèmes économiques et politiques et deux visions du monde incompatibles n’existent plus. L’URSS a disparu, ce dont nos médias en général tardent à s’aviser. La Russie est certes un vaste pays, grand comme trente quatre fois la France, mais son étendue même et la rigueur de son climat sont source d’innombrables difficultés. La démographie russe est stagnante. Avec 140 millions d’habitants, la Russie d’aujourd’hui est deux fois moins peuplée que l’URSS il y a vingt-deux ans. Sa population est au niveau de celle l’Empire tsariste en 1914. Le peuple russe est un grand peuple européen. 20% de sa population est de tradition musulmane (Tatars, Bachkirs de la Volga, Caucase du Nord, Sibérie méridionale) ou allogène (Sibérie du Nord, extrême Orient russe).

    Entre l’Europe et l’Asie la Fédération de Russie (plus de 80 « sujets » c’est-à-dire entités constitutives) est un gigantesque « Etat-tampon » entre l’Europe et l’Asie ; elle est à cet égard indispensable et incontournable, comme elle l’est également par sa qualité de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, par sa puissance nucléaire, par ses richesses énergétiques et par l’attrait de sa culture.

    Economiquement, le PNB russe se situe au 8ème rang mondial. La Russie réalise près de la moitié de son commerce extérieur avec l’Union européenne principalement l’Allemagne (total des échanges de 74 Milliards d’euros), l’Italie (30 milliards) et la France (23 milliards).

    Raisonnons en cinétique : dans quelques années (vers 2020), le PNB chinois aura rattrapé celui des Etats-Unis. Les capacités financières et budgétaires de la Chine vont égaler voire dépasser celles des Etats-Unis dans la prochaine décennie. Dans un XXIe siècle que structurera toujours plus la bipolarité sino-américaine, la place de l’Europe va continuer à rétrécir à tous points de vue, démographique (Europe : 20 % de la population mondiale en 1900, 7 % aujourd’hui, 4 % en 2050), mais aussi économique et budgétaire.

    Dans de nombreux domaines, l’Union européenne ne pèsera plus assez lourd en 2050 pour exister face à la concurrence des Etats-Unis, de la Chine, voire d’autres pays émergents, à supposer qu’elle le veuille. Or, quelles que soient les tentations « eurasiatiques » de la Russie, il faut se persuader que celle-ci est d’abord « d’Europe ». Sa culture est européenne. Les aspirations de son peuple la tournent vers l’Europe, à commencer par celles des classes moyennes nombreuses qui s’y développent rapidement et offrent un marché aux produits européens. Cela ne l’empêche pas de chercher des débouchés en Asie pour son gaz, mais c’est une autre affaire… Si nous raisonnons toujours en cinétique, nous serons amenés à constater que l’Europe occidentale et la Russie, si elles ne coopèrent pas dans l’avenir, seront amenées à « sortir du jeu » dans un monde dont le centre de gravité se sera définitivement fixé au milieu de ce siècle dans le Pacifique.

    On comprend que les néoconservateurs américains ne voient pas d’un bon œil le resserrement de la coopération entre les deux parties de l’Europe. Pourtant d’anciens secrétaires d’Etat comme MM. Kissinger ou Breszinski à la vue moins myope en viennent à admettre ce qu’ils appellent « une finlandisation » de l’Ukraine (terme qui évoque quand même la guerre froide). Sans doute dans leur esprit le « problème russe » n’a-t-il pas la même ampleur que le « problème chinois ».

    La crise ukrainienne : distorsions et erreurs
    Ce détour par la Russie permet de relativiser l’ampleur de la crise ukrainienne de 2014. Celle-ci traduit l’incapacité à penser ce que Georges Nivat appelle « la troisième Europe », après la première et la seconde, celles d’avant et d’après la chute du mur de Berlin. L’implosion de l’URSS a créé un « espace post-soviétique » voué pour l’essentiel après 1991 aux « thérapies de choc » libérales. Les Etats-Unis, à l’époque des Présidents Bill Clinton et George W. Bush ont encouragé les « révolutions de couleur ». Si la Russie, humiliée, a voulu reprendre la main dans son « étranger proche », on ne peut pas dire que l’Union européenne ait fait preuve de beaucoup de perspicacité dans le traitement du problème « post-soviétique ».

    La principale erreur a été de vouloir traiter séparément le partenariat stratégique avec la Russie et le partenariat oriental avec les autres membres de la CEI. Le partenariat stratégique avec la Russie se trouvait en 2012 dans l’impasse (libéralisation non achevée des visas – « troisième paquet énergétique » en panne, etc.) quand les premiers accords d’association avec l’Ukraine, la Moldavie, l’Arménie, etc. commencèrent à être finalisés.

    Certes la politique de l’Union européenne porte la marque d’impulsions contradictoires, provenant les unes des pays voisins (Pologne et pays baltes), les autres de l’Allemagne, de l’Italie et de la France, les pays anglo-saxons cultivant, à l’enseigne des « Droits de l’Homme », une idéologie non exempte d’une certaine russophobie. L’exportation des standards de la démocratie occidentale et d’une économie de marché concurrentielle ne pouvait que se heurter à la réalité des économies et des régimes post-soviétiques. La Russie elle-même s’efforçait de promouvoir une zone de libre-échange eurasiatique dont l’Ukraine était le gros morceau. Ces deux projets de « libéralisation » auraient pu confluer sur le papier. Dans la réalité, il n’en a rien été. Le bras de fer engagé avant le sommet de Vilnius (28 novembre 2013) entre le projet d’accord d’association porté par l’Union européenne et l’accord financier et gazier russo-ukrainien, a tourné à l’avantage de la Russie, le Président ukrainien Yanoukovitch ayant fait monter les enchères pour céder aux offres, plus alléchantes, il est vrai, de la Russie (15 milliards de prêts et forte réduction des prix du gaz russe). C’était sans compter sur les « tropismes européens » de l’Ukraine, pays composite et fragile, et le soulèvement de Maïdan, encouragé par maints dirigeants européens et américains. La destitution et la fuite du Président Yakounovitch aboutissaient à la formation d’un nouveau gouvernement ukrainien dont la Russie conteste la légitimité.

    L’annexion de la Crimée a été la réplique apportée par la Russie à ce processus évidemment inconstitutionnel. Cette réplique viole évidemment la convention de Budapest de 1994 enlevant à l’Ukraine ses armes nucléaires mais garantissant en retour ses frontières de l’époque. Il est vrai que celles-ci étaient récentes, le décret rattachant une Crimée, historiquement russe, à l’Ukraine résultant d’un caprice de Khrouchtchev, lui-même ukrainien et désireux de commémorer, à sa façon, le trois-centième anniversaire du rattachement de l’Ukraine à la Russie. Ce transfert, à l’époque soviétique, ne changeait rien à la réalité du pouvoir. Il ne donna lieu à aucun référendum qui eût permis de connaître l’avis des Criméens.

    Le viol de la légalité internationale était cependant caractérisé. Il n’est guère douteux non plus que les « forces locales d’autodéfense » qui ont pris le pouvoir en Crimée, devaient être fortement noyautées par des forces spéciales russes … La Russie allègue le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes reconnu par l’ONU. Mais la Charte des Nations Unies reconnaît d’abord le principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats. Dans l’idéal, une négociation aurait pu permettre de concilier ces deux principes. Dans les faits, il n’en a rien été. La Russie a opéré une simple « prise de gage », Peut-être craignait-elle la remise en cause par le nouveau gouvernement ukrainien du contrat de concession du port de Sébastopol à la Russie jusqu’en 2042.

    Si les dirigeants européens voulaient bien, de leur côté, procéder à cet « examen de conscience » auquel les bons pères forment les élèves qui leur sont confiés, ils devraient reconnaître que le comportement de maints de leurs dirigeants a frôlé l’ingérence. Rien non plus n’autorisait le Commissaire Olli Rehn à affirmer que le but de l’accord d’association était l’adhésion pure et simple de l’Ukraine à l’Union européenne. Le Conseil européen n’avait rien décidé de tel. Quant aux déclarations faites en pleine crise par le Secrétaire général de l’OTAN, M. Rasmussen, elles n’étaient pas adroites. Si corrompu qu’il soit, le Président Yanoukovitch n’en était pas moins un Président élu. A un processus évidemment inconstitutionnel mais largement interne à l’Ukraine, la Russie quant à elle a apporté une réponse qui viole le droit international et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’a pas péché par excès de subtilité. Il n’est cependant guère douteux que si la population criméenne devait être à nouveau consultée, sous l’égide des Nations Unies, elle confirmerait son choix en faveur de la Russie.

    Depuis l’échange téléphonique Poutine-Obama suivi de la rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis et de la Russie, fin mars 2014, il semble bien, au moment où j’écris (9 avril 2014), que la Russie n’ait pas l’intention de pousser en Ukraine l’avantage qu’elle a sur le terrain même si la situation dans les villes de l’Est ukrainien peut évidemment déraper. Au plan économique, la Russie aurait beaucoup à y perdre mais les pertes, pour l’Allemagne, l’Italie, la France et d’autres ne seraient pas nulles.

    Comment rendre possible la troisième Europe ?
    Le moment est donc venu, dans l’intérêt de l’Europe tout entière, d’engager une désescalade et de ne pas céder aux sirènes des partisans d’une nouvelle « guerre froide ». Celle-ci serait contraire à l’intérêt de la France et de l’Europe tout entière. Les conditions dans lesquelles se dérouleront les élections prévues le 25 mai en Ukraine devraient permettre d’amorcer le retour à la légitimité démocratique. Leur liberté et leur transparence doivent être assurées. Ce sont ces garanties qu’il faut réunir.

    La fédéralisation à tout le moins ou une décentralisation poussée de l’Ukraine ne doit pas être un tabou. La seule vraie question est celle des compétences de l’Etat ukrainien et donc aussi celles des régions. La création, à brève échéance, d’une Commission impliquant les régions et visant à préparer cette transformation de l’organisation interne de l’Ukraine permettrait de détendre l’atmosphère. La garantie internationale de la neutralité de l’Ukraine entre les pays de l’OTAN et la Russie serait de bon sens. La Russie n’a ni les moyens ni la volonté d’une guerre avec l’OTAN et celle-ci n’a pas vocation à s’étendre plus à l’Est. A plus long terme, la libéralisation des échanges doit se faire progressivement de Brest à Vladivostok. Ce processus, inscrit dans les traités, doit se réaliser par étapes. La Russie fait aujourd’hui partie de l’OMC. Il n’y a aucune bonne raison de traiter séparément l’Ukraine et la Russie. L’intérêt bien compris de l’Europe n’est pas, encore une fois, de ranimer les brandons de la guerre froide.

    La crise ukrainienne de 2014 illustre surtout l’incapacité de penser le problème européen dans son ensemble, à l’échelle de la grande Europe, jadis évoquée par le général de Gaulle, celui d’une Europe vraiment européenne, qui ne recréerait pas en son sein la frontière qui séparait jadis l’Empire byzantin de l’Empire romain d’Occident. Dans l’immédiat, l’Union européenne et la Russie feraient bien de se concerter, sous l’égide du FMI, pour stabiliser l’Ukraine dont l’économie est au bord de la banqueroute. La guerre du gaz évoquée par les médias n’a pas de sens. Le gaz ne coulera pas d’Ouest en Est, pas plus que l’eau des fleuves ne remonte à sa source. Mais on peut attendre que dans l’intérêt européen commun, la Russie accorde un rabais sur le prix du gaz qu’elle vend à l’Ukraine. En ce sens, la crise ukrainienne de 2014 est bien une « crise européenne », celle de la « troisième Europe » qu’il nous faut aujourd’hui surmonter si nous voulons qu’à l’avenir notre continent cesse d’être un objet et redevienne un sujet des relations internationales.

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    Le site internet de la Revue Défense Nationale

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    #allemagne,
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    #ukraine


  • Portland : 143 millions de litres d’eau potable perdus pour un pipi - France Info
    http://www.franceinfo.fr/monde/143-millions-de-litres-d-eau-potable-perdus-pour-un-pipi-1390007-2014-04-
    http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2014/04/18/1390003/images/ressource/RTR3LQX6.jpg

    L’histoire aurait pu se résumer à un acte d’incivilité ordinaire. Un jeune homme qui urine à travers les barreaux d’un site interdit au public. Sauf que son méfait a atterri directement dans une réserve d’eau potable de la ville de Portland, aux Etats-Unis, et que la scène a été filmée. Résultat, la ville a vidé le réservoir et jeté les 143 millions de litres d’eau qu’il contenait.

    Un jeune homme de 19 ans, accompagné de deux de ses amis, a commis dans la nuit de mardi à mercredi l’irréparable en urinant dans le réservoir numéro 5 de la ville de Portland aux Etats-Unis. « Dès qu’une pollution d’origine humaine survient dans notre eau potable, nous fermons le réservoir, le vidons et le nettoyons », a indiqué le porte-parole des services de l’eau de la ville, Tim Hall. Et c’est donc le protocole qui a été appliqué après que les caméras de vidéosurveillance du site ont apporté la triste preuve du forfait du jeune homme.
    De l’eau en abondance

    La ville a donc évacué 143 millions de litres d’eau potable. Un gâchis qui ne devrait cependant pas avoir d’impact sur la ville, assure encore Tim Hall car Portland « est dans la situation enviable d’avoir de l’eau en abondance. Du coup, jeter cette eau n’aura aucun impact financier sur la ville ou pour nos clients », explique-t-il.

    La dernière fois qu’un réservoir d’eau potable a été pollué de la sorte à Portland, c’était en 2011. Le coupable, âgé de 21 ans, avait été arrêté et condamné à 24 heures de travaux généraux et à rembourser 35.000 dollars. Ces actes d’incivilité et le grand gâchis qu’ils génèrent ne devraient plus se produire à terme, un projet de loi au niveau fédéral prévoyant que les réservoirs d’eau potable soient tous recouverts d’ici 2020.

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=JAcQnmSBojI

    #pipi
    #eau-potable
    #Portland
    #États-Unis


  • Media Stoke Our Terrorism Mindset - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/roomfordebate/2014/04/16/living-in-the-grip-of-vigilance/media-stokes-our-terrorism-mindset

    For more than 30 years, media and pop culture have used scare tactics and racial profiling to overwhelm Americans with fear of the dark-skinned terrorist.

    (...)

    ... a cultural-political mindset (...) has been cultivated over several decades. When a section of policy makers began to develop a vocabulary around Arab and Muslim terrorism in the 1970s, Hollywood stepped in to visualize this new enemy. Dozens of films about brown terrorists bent on attacking the U.S. and Americans, like “Black Sunday” (1977) and “True Lies” (1994), shaped our collective imaginations so effectively that when the Oklahoma bombing occurred in 1995, it was automatically assumed that Arabs were responsible.

    The real trauma of 9/11 elevated this mindset, creating fear and paranoia that terrorists are everywhere. Though we are twice as likely to die from a lightening strike than a terror plot, government campaigns such as “See Something, Say Something,” and popular television shows like “24” and “Homeland,” have inculcated a pervasive threat consciousness.

    This ritualistic and repetitive depiction of a vulnerable homeland is what has allowed for the emergence of a surveillance state that now sees fit to monitor all its citizens. Few politicians have challenged such invasive surveillance for fear of being cast as “soft on terrorism.”

    Thus, a “terrorism mindset” espoused by politicians and bolstered by the culture industry has justified the creation of a massive national security state that systematically violates our civil liberties.

    #terrorisme #surveillance #conditionnement #médias #Hollywood #cinéma #séries_TV #Etats-Unis


  • #États-Unis : les obligations de #transparence et d’étiquetage remises en cause au nom de la « liberté d’expression » des entreprises
    http://multinationales.org/Etats-Unis-les-obligations-de

    Un tribunal américain vient d’annuler une partie des nouvelles obligations de transparence récemment introduites aux États-Unis pour entraver le commerce des « minéraux de conflit ». Motif invoqué ? Ces règles porteraient atteinte à la « liberté d’expression » des entreprises concernées. Une décision surprenante qui illustre une tendance inquiétante de la jurisprudence américaine en matière de statut des entreprises. Un tribunal américain vient d’invalider partiellement les règles de transparence sur les « (...)

    #Actualités

    / États-Unis, #Industries_extractives, #Agroalimentaire, #Industries_extractives, #Lobbying, transparence, #industries_extractives, #normes_et_régulations, #reporting, #droits_humains, #chaîne_d'approvisionnement, (...)

    #Reuters
    "http://www.reuters.com/article/2014/04/14/us-court-sec-conflictminerals-idUSBREA3D13U20140414"
    "http://www.nytimes.com/2014/04/03/us/politics/supreme-court-ruling-on-campaign-contributions.html"
    "http://www.flickr.com/photos/angeloangelo/9754063341

    Flickr
    "
    "http://www.euractiv.fr/development-policy/le-projet-de-loi-europeen-sur-le-news-533917"


  • The Single Mother, Child Poverty Myth | Demos
    http://www.demos.org/blog/4/14/14/single-mother-child-poverty-myth

    I see it often claimed that the high rate of child poverty in the US is a function of family composition. According to this view, the reason childhood poverty is so high is that there are too many unmarried parents and single mothers, and those kinds of families face higher rates of poverty. The usual upshot of this claim is that we can’t really do much about high rates of childhood poverty, at least insofar as we can’t force people to marry and cohabitate and such.

    One big problem with this claim is that family composition in the US is not that much different from family compositions in the famed low-poverty social democracies of Northern Europe, but they don’t have anywhere near the rates of child poverty we have.

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%283%29.png

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%284%29.png

    Why the poverty rates differ so much is not mysterious: it’s almost entirely about transfers (i.e. welfare programs). You can see this by looking at the poverty rate of children in single parent homes prior to taxes and transfers compared to the same poverty rate after taxes and transfers:

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%286%29.png

    High poverty rates for children in single mother families is a policy choice. In the US, we decide in favor of it. In the Nordic social democracies, they decide against it.

    Of course, it’s not just children in single mother households that have elevated poverty rates in the US. The US has massively higher child poverty rates across all family types:

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%288%29.png

    We plunge more than 1 in 5 of our nation’s children into poverty because we choose to. It would be easy to dramatically cut that figure, but we’d rather not.

    #choix #politique #Etats-Unis #pauvreté #enfants


  • Washington Fights Fire With Fire in Libya
    http://www.informationclearinghouse.info/article38241.htm

    April 15, 2014 “ICH” - “TD” - Is the U.S. secretly training Libyan militiamen in the Canary Islands? And if not, are they planning to?
    That’s what I asked a spokesman for U.S. Africa Command (AFRICOM). “I am surprised by your mentioning the Canary Islands,” he responded by email.  “I have not heard this before, and wonder where you heard this.”

    As it happens, mention of this shadowy mission on the Spanish archipelago off the northwest coast of Africa was revealed in an official briefing prepared for #AFRICOM chief General David Rodriguez in the fall of 2013.  In the months since, the plan may have been permanently shelved in favor of a training mission carried out entirely in Bulgaria.  The document nonetheless highlights the U.S. military’s penchant for simple solutions to complex problems — with a well-documented potential for blowback in Africa and beyond.  It also raises serious questions about the recurring methods employed by the U.S. to stop the violence its actions helped spark in the first place.   

    Ever since the U.S. helped oust dictator Muammar Gaddafi, with air and missile strikes against regime targets and major logistical and surveillance support to coalition partners, Libya has been sliding into increasing chaos.  Militias, some of them jihadist, have sprung up across the country, carving out fiefdoms while carrying out increasing numbers of assassinations and other types of attacks.  The solution seized upon by the U.S. and its allies in response to the devolving situation there: introduce yet another armed group into a country already rife with them.

    #Libye Les #milices des #Etats-Unis


  • Géopolitique Friction du Mardi 15 Avril 2014 : Entretien Lavrov , la vision russe ! Par Bruno Bertez « Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances
    http://leblogalupus.com/2014/04/16/geopolitique-friction-du-mardi-15-avril-2014-entretien-lavrov-la-visio
    https://pbs.twimg.com/media/BkW2sOdCQAAgiKP.jpg

    Avant, quand on n’était pas les supplétifs des Anglo-saxons et que l’on envisageait encore d’avoir une politique étrangère autonome, on se donnait le temps de s’informer et de réfléchir.

    Voici une lettre de Talleyrand au Baron de Bourgoing, ministre de France en Saxe :

    « 12 Mai 1807

    La Russie, un sujet riche et attachant.
    http://fr.ria.ru/images/20091/03/200910348.png
    Mon cher Bourgoing, je désirerais que vous fissiez un grand mémoire ou vous recherchassiez ce qu’est la Russie depuis 1770, ce qu’elle était à cette époque, quels ont été, depuis la marche et le but de son ambition, et ce qu’elle est aujourd’hui…

    … L’ouvrage n’offre pas un simple intérêt de circonstance ; il constate une période remarquable en histoire. C’est depuis 1770 que date l’affaiblissement ou la disparition d’une partie des Etats voisins de la Russie, l’envahissement de la Crimée en 1783, celui de la Bessarabie dans la guerre suivante, l’assujettissement partiel de la Moldavie et de la Valachie, les démembrements de la Pologne, la réunion de la Géorgie…

    …. Voilà des séries de faits, vous les expliquerez, vous les rattacherez au système politique de la Russie. Le sujet est riche et attachant. Il demande à être traité en profondeur et avec soin et c’est par ce motif que je vous confie ce travail. »

    Avant, c’était comme cela, mais c’était avant !....

    ...............

    #géopolitique
    #OTAN
    #Ukraine
    #Europe
    #Russie
    #États-Unis


  • Triumph of the Drill: How Big Oil Clings to Billions in Government Giveaways
    http://www.motherjones.com/politics/2014/04/oil-subsidies-renewable-energy-tax-breaks

    Over the past century, the federal government has pumped more than $470 billion into the oil and gas industry in the form of generous, never-expiring tax breaks. Once intended to jump-start struggling domestic drillers, these incentives have become a tidy bonus for some of the world’s most profitable companies.
    http://assets.motherjones.com/politics/2014/04/tax-breaks-630.png

    #energie #gaz #petrole #lobbying #Etats-Unis


  • USA : baisse de 3,4% des émissions de gaz à effet de serre en 2012
    http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/usa-baisse-de-3-4-des-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-en-2012-7771184651

    Cette baisse reflète surtout une réduction de la consommation d’énergie dans tous les secteurs de l’économie américaine et une baisse de l’intensité des émissions de carbone dans la production d’électricité, en raison de l’utilisation grandissante du gaz naturel par les centrales électriques au détriment du charbon. Les autres facteurs ayant contribué à ce recul des GES sont la baisse des émissions dans le transport, attribuée à un accroissement des économies de carburant dans les différents modes de locomotion. Selon le rapport de l’#EPA (Environmental Protection Agency), les émissions de GES ont diminué de 10% en 2012 comparativement à 2005.

    Le président Barack Obama s’était engagé en 2009 à réduire les émissions de GES des #Etats-Unis de 17% au-dessous de leur niveau de 2005 d’ici 2020.

    http://www.epa.gov/climatechange/Downloads/ghgemissions/US-GHG-Inventory-2014-Chapter-Executive-Summary.pdf
    #climat #carbone


  • A rising number of children are dying from U.S. explosives littering Afghan land - The Washington Post
    http://www.washingtonpost.com/world/a-rising-number-of-children-are-dying-from-us-explosives-littering-afghan-land/2014/04/09/dea709ae-b900-11e3-9a05-c739f29ccb08_story.html

    As the U.S. military withdraws from Afghanistan, it is leaving behind a deadly legacy: about 800 square miles of land littered with undetonated grenades, rockets and mortar shells.

    The military has vacated scores of firing ranges pocked with the explosives. Dozens of children have been killed or wounded as they have stumbled upon the ordnance at the sites, which are often poorly marked. Casualties are likely to increase sharply; the U.S. military has removed the munitions from only 3 percent of the territory covered by its sprawling ranges, officials said.

    Clearing the rest of the contaminated land — which in total is twice as big as New York City — could take two to five years. U.S. military officials say they intend to clean up the ranges. But because of a lack of planning, officials say, funding has not yet been approved for the monumental effort, which is expected to cost $250 million.

    “Unfortunately, the thinking was: ‘ We’re at war and we don’t have time for this ,’ ” said Maj. Michael Fuller, the head of the U.S. Army’s Mine Action Center at Bagram Airfield, referring to the planning.

    (...)

    “If the Americans believe in human rights, how can they let this happen?”

    #enfants #droits_humains #crimes #Etats-Unis



  • Retour sur le D19/20 et la lutte contre l’Austérité et les politiques libre-échangistes de l’Union Européenne (1) – Récit
    http://diffractions.info/2014-04-14-retour-sur-le-d1920-et-la-lutte-contre-lausterite-et-les-p

    Cet article revient, sous la forme d’un témoignage, sur les événements survenus le #19_décembre_2013 lors de la #manifestation organisée par la plateforme du D19/20 contre les Traités d’austérité budgétaire et de #libre-échange transatlantique négociés par l’Union Européenne.

    #politique #société #arrestations #austérité #D19/20 #États-Unis #Europe #police #Union_Européenne


  • Micro-Etats, villes flottantes : le projet fou des nouveaux maîtres du monde
    http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20140408.OBS3079/micro-etats-villes-flottantes-le-projet-fou-des-nouveaux-maitre

    Deux anciens cadres de l’Institut, Dario Mutabdzija et Max Marty, ont créé la société BlueSeed pour contourner la loi américaine sur l’immigration. Ils projettent de fonder un village incubateur de start-up, avec une communauté de geeks vivant et travaillant sur un navire géant ancré à la limite des eaux territoriales américaines, à 22 kilomètres au large de Half Moon Bay, au sud de San Francisco. « Cet emplacement permettrait aux entrepreneurs du monde entier de créer et de développer leur société près de la Silicon Valley, sans avoir besoin de visas de travail américains », lit-on sur leur site web.
    Les résidents de ce bâtiment battant pavillon des îles Marshall ou des Bahamas pourraient rallier le continent par ferry, munis d’un simple visa business, plus facile à décrocher. La PME, qui a déjà levé plus de 9 millions de dollars, négocie le leasing d’un navire et pourrait se lancer dès l’été 2014, si elle parvient à récolter 18 millions supplémentaires.

    Visiblement ça avance bien...

    #Libertaire #Politique #GAFA #Californie #États-Unis #Libéralisme #Utopie #Dystopie #Micro-État #Silicon_Valley


  • Le traité transatlantique expliqué par les lobbyistes, c’est lol !
    http://www.marianne.net/Le-traite-transatlantique-explique-par-les-lobbyistes-c-est-lol-_a237987.h

    La Chambre de commerce américaine en Suède a réalisé de jolies vidéos pour nous expliquer la formidable opportunité d’un accord commercial entre les Etats-Unis et l’Europe. C’est en somme, « Le Traité transatlantique pour les nuls », même si on a le sentiment, en les regardant, qu’il s’agit surtout de nous prendre pour des c...

    http://www.marianne.net/photo/art/default/981673-1163036.jpg?v=1397051683

    Les négociations portant sur le traité de libre-échange transatlantique se déroulent dans le plus grand secret. Aussi est-il toujours intéressant de jeter un œil aux quelques éléments et arguments diffusés au grand public. Et notamment par les lobbyistes.

    Comme le Transatlantic Buisness Dialogue (Dialogue économique transatlantique) qui est une belle organisation fondée en 1995 réunissant des dirigeants américains et européens, essentiellement de multinationales. Celle-ci est chargée, selon ses propres termes, de « promouvoir un marché transatlantique sans entraves contribuant à la croissance économique, l’innovation et la sécurité » et « favorisant la discussion et l’échange d’idées entre chefs d’entreprises et dirigeants gouvernementaux ».

    Sur le site du TABD, un lien renvoie a une série de vidéos postée sur Youtube et intitulées « removing trade barriers » (suppression des entraves au commerce). Celles-ci proviennent en fait de la Chambre de commerce américaine en Suède. Mais elles accueillent des interviews de membres du TABD comme Hans Straberg par exemple. Elles prétendent expliquer de manière très pédagogique en quoi l’adoption du traité transatlantique serait, évidemment, une aubaine à la fois pour les Etats-Unis et pour l’Europe. Le tout est illustré par des images simples, voire simplettes, permettant de bien comprendre les arguments avancés. C’est en somme, Le Traité transatlantique pour les nuls même si on a le sentiment, en les regardant, qu’il s’agit surtout de nous prendre pour des c...

    En premier lieu, selon ces vidéos, il existe aujourd’hui un certain nombre d’« obstacles » limitant le libre-échange entre les Etats-Unis et l’Europe. Le traité propose donc tout simplement de les supprimer.

    http://www.marianne.net/photo/art/default/981673-1163037.jpg?v=1397051684

    http://www.marianne.net/photo/art/default/981673-1163042.jpg?v=1397053564

    #traité-transatlantique
    #lobby
    #lobbying
    #tabd
    #tafta
    #tpp
    #union-européenne
    #états-unis
    #letraitépourlesnuls


  • U.S. and China appeal WTO rulings | Reuters
    http://www.reuters.com/article/2014/04/11/us-trade-wto-usa-china-idUSBREA3A0O820140411?feedType=RSS&feedName=business
    http://s1.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20140411&t=2&i=883144931&w=580&fh=&fw=&ll=&pl=&r=CBREA3A0RJ

    (Reuters) - The United States and China have both appealed against recent rulings in disputes at the World Trade Organization (WTO), filings published by the WTO showed on Friday.

    The United States said it wanted to correct some legal issues in a case that it brought jointly with the European Union and Japan, handing China a heavy defeat over its restrictions on exports of rare earth metals.

    The filing said the U.S. concerns would not need to be dealt with if there was no appeal from China. China has not appealed the ruling, but it still has time to do so, with a 60 day window from the time of the ruling on March 26.

    In a separate filing, China lodged an appeal in a WTO case that it brought to challenge U.S. punitive tariffs on exports including photovoltaic cells and modules, windtowers and certain steel and aluminum products.

    Although Beijing scored a partial victory in that case, by successfully saying the United States had been wrong to punish some Chinese exports twice over, it lost the bulk of the argument against U.S. laws targeting unfair trade subsidies.

    #OMC Organisation mondiale du commerce
    #États-Unis #Chine ont tous deux interjeté en appel contre les récentes décisions dans les différends à l’Organisation mondiale du commerce (OMC )


  • Il n’y a que dans deux pays de l’OCDE que l’on souffre plus de la faim...
    http://www.express.be/business/fr/economy/il-ny-a-que-dans-deux-pays-de-locde-que-lon-souffre-plus-de-la-faim-quaux-etats-unis/204296.htm
    http://media3.express.be/pictures/lowres/varia/joker/food_stamps.jpg

    La vie n’est pas si mauvaise en Europe, parce que même si au sein de l’UE, le nombre de personnes qui n’ont pas assez d’argent pour acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a fortement augmenté depuis 2007, suite à la crise financière, c’est aux Etats-Unis que la situation s’est le plus détériorée.

    L’agence de presse Bloomberg a repris des données de l’OCDE pour les combiner dans le graphique ci-dessous.

    Il montre qu’il existe une population de gens qui ne peuvent se permettre d’acheter de la nourriture dans tous les pays d’Europe, et qu’elle représente 4,6% de la population totale en Allemagne, 9% de celle de la Belgique, et jusqu’à 30,1% de la population hongroise.

    En Grèce, la proportion de personnes qui ne peuvent se permettre de s’acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a doublé, passant de 8,9% en 2007, à près de 18% aujourd’hui.

    Mais dans la plus grande puissance économique mondiale, les États-Unis, 21,1% de la population ne gagnent pas suffisamment d’argent pour pouvoir se permettre d’acheter toute la nourriture dont ils auraient besoin. Au sein de l’OCDE, seules la Hongrie et l’Estonie font pire.

    Près de 14% des achats de produits alimentaires américains sont payés avec des bons d’alimentation. C’est ce qu’a révélé l’année dernière un tweet assorti d’un graphique publié par le journaliste Michael McDonough de Bloomberg. Le nombre de personnes qui dépendent des coupons alimentaires pour manger a quasiment doublé sur les sept dernières années. Désormais, près de 48 millions d’Américains en bénéficient.

    http://www.express.be/pictures/lowres/web/misc/going_hungry_in_2014.png

    >>

    Il montre qu’il existe une population de gens qui ne peuvent se permettre d’acheter de la nourriture dans tous les pays d’Europe, et qu’elle représente 4,6% de la population totale en Allemagne ,
    9% de celle de la Belgique , et jusqu’à 30,1% de la population hongroise .

    >>

    .. la plus grande puissance économique mondiale, les États-Unis, 21,1% de la population ne gagnent pas suffisamment d’argent pour pouvoir se permettre d’acheter toute la nourriture dont ils auraient besoin

    #États-Unis
    #pauvreté
    #misère
    #OCDE


  • Ouverture des #données de #Medicare : l’Open Data à l’américaine met les #médecins sous pression
    http://www.larevuedudigital.com/2014/04/bigdata/ouverture-des-donnees-de-medicare-lopen-data-a-lamericaine-met-les

    C’est historique. La base de données des paiements effectués par le système de #santé public américain Medicare – financé par les #contribuables – a été ouverte au public. Les conséquences ne font que commencer. On apprend notamment qu’un groupe de #docteurs a perçu plus de 3 millions de dollars chacun en 2012.

    L’un d’entre eux a même reçu 21 millions de dollars. C’est une des découvertes de l’Associated Press (AP) http://bigstory.ap.org/article/medicare-database-reveals-top-paid-doctors qui a analysé les données sur les médecins rendues publiques par l’administration Obama dans le cadre de la politique de communication sur le coût du système de santé.

    Un petit groupe de 344 médecins

    Ce petit groupe de médecins ainsi mis en exergue est composé de 344 praticiens parmi les 825 000 médecins ayant été payés par le système Medicare. Pour ce petit groupe, le total des #dépenses est de 1,5 milliard de dollars. Un médecin sur quatre dans ce groupe des plus payés – soit 87 – exercent en Floride. Il s’agit d’un état connu insiste l’AP pour son niveau de dépenses élevé auprès de Medicare et un haut niveau de #fraude.

    Toujours dans ce groupe, on trouve 151 ophtalmologues qui représentent à eux seuls 658 millions de dépenses. Quant aux spécialistes du cancer, ils pèsent pour 477 millions de dollars. L’AP avance une explication sur cette surreprésentation des ophtalmologues par leur usage d’un médicament, le Lucentis, très coûteux. Au global, 1% des médecins ont reçu 14% des 77 milliards de dollars de dépenses recensées. Le paiement médian s’est élevé à 30 265 $.

    Action en justice

    Si l’AP publie ces chiffres, c’est que jusqu’à ce mois d’Avril ces données étaient confidentielles. Les organisations de médecins étaient allées en justice pour en empêcher la divulgation, afin que l’on n’empiète pas sur la vie privée des médecins. Les employeurs, les assureurs, les groupes de consommateurs et la presse avaient demandé cette ouverture des données.

    Leurs arguments étaient que cela permettrait de guider les patients vers les médecins qui délivrent des soins de qualité à un prix correct. Un juge a finalement levé l’obstacle principal, et l’administration Obama a informé l’American Medical Association qu’elle allait ouvrir ces données. Et en Avril 2014, The Centers for Medicare and Medicaid Services a publié les données sur plus de 880 000 médecins et autres prestataires médicaux qui ont collectivement reçu 77 milliards de dollars du système Medicare en 2012. Les données sont nominatives et identifient les médecins.

    L’AP estime que l’analyse des données devrait permettre d’identifier les modèles de prise de décision des médecins par les chercheurs qui étudient ce qui amène au coût total de 2, 8 trillions de dollars annuels du système de santé.

    L’American Medical Association estime pour sa part que ces données, livrées telles quelles, hors contexte, vont faire plus de mal que de bien. Et qu’elles ne donneront pas d’indication sur la qualité des soins fournis par les médecins. De fait, de multiples raisons peuvent expliquer les coûts plus élevés de certains médecins par rapport à d’autres, telles que le coûts des équipements nécessaires, la taille des équipes aidant le médecin, l’âge moyen des patients, …. L’AP mise sur la divulgation de ces données pour améliorer la qualité des soins au fur et à mesure que les chercheurs apprendront à creuser dans ces données.

    Il pourrait être possible de connaître le nombre d’opérations menées par un chirurgien, et les recherches ont montré que pour de nombreuses procédures, il vaut mieux se faire opérer par un chirurgien qui les pratique fréquemment. Les données pourraient également aider à traquer les fraudes.

    TOP-PAID MEDICARE DOCTORS SAY THEY HAVE REASONS
    http://bigstory.ap.org/article/medicare-database-reveals-top-paid-doctors

    “I’m concerned that people in the community will get the wrong idea of how these billings reflect doctors’ income,” said Welch, who ranked No. 8 in Medicare payments. “Instead of blaming us, they need to have a serious discussion with the drug companies about lowering the cost of these drugs. If they want us to stop taking care of patients, then tell us that — but don’t blame us for costs.”

    Cependant, et à plus d’un titre, cette dissociation entre #AMA et #big_pharma n’est pas toujours pertinente,

    Political Ties of Top Billers for Medicare
    http://www.nytimes.com/2014/04/10/business/doctor-with-big-medicare-billings-is-no-stranger-to-scrutiny.html?_r=0

    MIAMI — Two Florida doctors who received the nation’s highest Medicare reimbursements in 2012 are both major contributors to Democratic Party causes, and they have turned to the political system in recent years to defend themselves against suspicions that they may have submitted fraudulent or excessive charges to the federal government.

    The pattern of large Medicare payments and six-figure political donations shows up among several of the doctors whose payment records were released for the first time this week by the Department of Health and Human Services. For years, the department refused to make the data public, and finally did so only after being sued by The Wall Street Journal.

    Topping the list is Dr. Salomon E. Melgen, 59, an ophthalmologist from North Palm Beach, Fla., who received $21 million in Medicare reimbursements in 2012 alone. The doctor billed a bulk of his reimbursements for Lucentis, a medication used to treat macular degeneration made by a company that pays generous rebates to its doctors

    Dr. Melgen’s firm donated more than $700,000 to Majority PAC, a super PAC run by former aides to the Senate majority leader, Harry Reid, Democrat of Nevada. The super PAC then spent $600,000 to help re-elect Senator Robert Menendez, Democrat of New Jersey, who is a close friend of Dr. Melgen’s. Last year, Mr. Menendez himself became a target of investigation after the senator intervened on behalf of Dr. Melgen with federal officials and took flights on his private jet.

    Another physician, Dr. Asad Qamar, an interventional cardiologist in Ocala, Fla., has sent at least $250,000 in donations over the last decade to the political campaigns of President Obama and other prominent Democrats; he has become the target of scrutiny related to cardiovascular treatment centers he runs in Central Florida.

    Dr. Qamar was paid more than $18 million in 2012, making him and Dr. Melgen by far the largest payment recipients nationwide, according to the data. A pathologist from New Jersey received the third largest Medicare reimbursement, $12.6 million.

    De la #corruption_légale à la #corruption_illégale #Etats-Unis


  • Netanyahou interdit aux ministres de contacter leurs homologues palestiniens | International | RIA Novosti
    http://fr.ria.ru/world/20140409/200938602.html
    http://fr.ria.ru/images/20091/51/200915141.jpg

    Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a interdit mercredi à ses ministres de rencontrer leurs homologues palestiniens sur fond de crise dans les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens, sous médiation américaine, qui sont au point mort.

    « En réponse aux violations palestiniennes des promesses faites dans le cadre des négociations de paix, les ministres israéliens ont reçu la consigne de limiter les contacts avec leurs homologues palestiniens », a annoncé à RIA Novosti une source au sein du gouvernement israélien.

    Selon l’interlocuteur de l’agence, cette consigne ne s’applique cependant pas aux questions de sécurité et de diplomatie ni au chef de la délégation de négociateurs aux négociations de paix.

    Le gouvernement israélien a refusé de libérer le 29 mars, comme prévu, un quatrième et dernier contingent de prisonniers palestiniens. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a réagi en signant le 1er avril les demandes d’adhésion de la Palestine à 15 conventions et traités internationaux. L’Etat hébreu a qualifié cette démarche de violation des engagements pris par les Palestiniens dans le cadre d’un accord, conclu sous l’égide du chef de la diplomatie américaine John Kerry et ayant permis en juillet dernier la reprise des négociations de paix.

    En vertu de l’accord en question, la partie palestinienne a suspendu jusqu’à la fin des négociations, fixée au 29 avril, toutes les démarches d’adhésion aux organisations et conventions internationales, y compris les juridictions susceptibles de poursuivre Israël.

    En novembre 2012, la Palestine a obtenu le statut d’Etat observateur aux Nations unies. En contrepartie, Israël s’engageait à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant les accords d’Oslo de 1993, dont les trois premiers groupes ont été relâchés.

    #Benyamin-Netanyahou
    #paix
    #Palestiniens
    #Israéliens,
    #médiation
    #Israël
    #États-Unis


  • Most innovative USA metros : 2000-2011 | Panethos

    http://panethos.wordpress.com/2014/04/05/most-innovative-usa-metros-2000-2011

    Below is a list of the twenty most innovative metropolitan areas in the United States, based on the number of patents issued between 2000 and 2011. Most surprising is the absence of the Research Triangle of Raleigh-Durham-Chapel Hill, North Carolina; Denver-Boulder, Colorado; Pittsburgh, Pennsylvania; and the Salt Lake City, Utah urban areas.

    http://panethos.files.wordpress.com/2014/04/innovation-us-map-1940x900-3_35489.jpg?w=646&h=298

    #aires_métropolitaine #innovation #états-unis #urban_matters


  • Des sénateurs américains demandent l’extradition de dizaines de banquiers suisses
    http://multinationales.org/Des-senateurs-americains-demandent

    Sale temps pour les banquiers ? La pression monte d’un cran aux #États-Unis, où des voix s’élèvent pour demander l’extradition de banquiers suisses impliqués dans des affaires de fraude fiscale. Les deux présidents du Comité d’enquête du Sénat, le démocrate Carl Levin et l’ancien candidat républicain John McCain, exhortent le ministère de la Justice états-unien à demander l’extradition d’une soixantaine de banquiers et conseillers financiers suisses. Accusés d’avoir soutenu ou facilité des démarches d’évasion (...)

    #Actualités

    / États-Unis, #Suisse, #Finances_et_banques, #Paradis_fiscaux, #UBS, #Crédit_suisse, fiscalité, #évasion_fiscale, #responsabilité_pénale_des_entreprises, Basta (...)

    #fiscalité #Basta_ !
    « http://www.bloomberg.com/news/2014-03-18/u-s-should-seek-extradition-of-swiss-bankers-senators.html »
    « http://www.bilan.ch/argent-finances-les-plus-de-la-redaction/justice-americaine-credit-suisse-pourrait-payer-plus-quubs »
    « http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203339489106-credit-suisse-accuse-d-avoir-aide-19-000-americains-a-echappe »
    « https://www.flickr.com/photos/alex-photos/2435195474

    Flickr
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