• Theodor W. Adorno et « l’industrie culturelle ».
    Une analyse d’une actualité stupéfiante !
    https://www.youtube.com/watch?v=DAyNnXV2WLs

    http://la-philosophie.com/adorno-horkheimer-industrie-culturelle

    La Théorie Critique et les médias

    La charge menée contre les médias est en effet lourde : ils leur reprochent de faire du public un “jouet passif”, réduit à opiner, à absorber toute la matière qu’on lui présente. Les médias transformeraient les citoyens en consommateurs abêtis, objectivés, #déshumanisés. Le #spectateur serait une sorte d’homme générique, comme l’était l’ouvrier aliéné chez #Marx, dont l’unité de condition consiste dans le fait qu’il a perdu toute fonction, et même toute capacité critique. Sa #conscience devient à l’ère des mass media une machine qui effectuent des « opérations standardisées ». Le schématisme de l’entendement aurait disparu : les médiations entre les catégories et les phénomènes ne sont plus du ressort du sujet, mais de la « conscience des équipes de production » qui tracent pour les consommateurs, à leur place, les cadres leur permettant de saisir le réel. Même le moi au cœur de l’identité, qui se construit d’abord au sein de sphère d’intimité, est gangrenée par l’univers médiatique, ne serait plus qu’un « un produit breveté déterminé par la société », il se conforme à être ce que l’industrie culturelle lui impose. L’individu est intégré de force au système, il devient un maillon, une pièce d’une immense machine qu’il ne contrôle pas, il n’est plus qu’un « appareil ».

    Pour ces deux penseurs, les médias sont la chute de l’homme moderne, la défaite du sujet pensant. Les médias semblent, selon eux, achever le mouvement d’ « autodestruction de la raison » prenant sa source chez les Lumières. Contre #Kant, ils estiment que ce n’est pas le sujet qui est devenu majeur, mais c’est la domination qui est devenue adulte. Et cette défaite de la pensée est d’autant plus grande qu’elle semble, si l’on suit leur diagnostic, sans chance de rémission puisque « l’attachement funeste du peuple pour le mal qu’on lui fait va même au-devant de l’astuce des autorités ».

    Présentation du livre coécrit avec le philosophe et sociologue allemand #Max_Horkheimer « la #dialectique de la raison » ou est développé le système d’industrie culturelle.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dialectique_de_la_Raison

    Selon le livre, le monde entier est structuré par l’industrie culturelle (la culture de masse), laquelle est un système formé par le film, la radio, la presse écrite. L’industrie culturelle tend non pas à l’émancipation ou à la libération de l’individu, mais au contraire à une uniformisation de ses modes de vie et à la domination d’une logique économique et d’un pouvoir autoritaire. C’est en cela que l’industrie culturelle participe d’une anti-Aufklärung. Le phénomène ne concerne pas seulement les pays totalitaires, mais également les autres pays, à commencer par les sociétés libérales.
    Il y a une unité de la civilisation de masse, qui est dirigée d’en haut par un pouvoir économique qui dépasse celui de l’industrie culturelle et exerce sur elle son emprise. Il n’y a pas de différence de nature entre la propagande et l’industrie culturelle : la technique est la même. Le consommateur est considéré seulement comme client et comme employé, soit comme matériel statistique (comme un moyen et non comme une fin).
    La « culture » propagée par l’industrie culturelle n’est pas quelque chose d’extérieur à l’existence de l’individu. Elle semble concerner uniquement ce qui relève du loisir ou du divertissement, mais c’est là qu’elle exerce en réalité son emprise la plus forte. On croit échapper dans le divertissement au processus de travail, mais en réalité, c’est dans le divertissement que l’individu est préparé et discipliné par l’industrie culturelle pour l’affronter. Les carrières des professions libérales sont déterminées par l’appartenance à la "culture" plus encore que par les savoirs techniques, car c’est dans la "culture" que se manifeste l’allégeance au pouvoir et à la hiérarchie sociale. S’amuser, c’est donc être en accord avec la société.
    Le système de l’industrie culturelle marginalise, au contraire, ceux qui refusent cette uniformisation. Le pauvre est l’exclu par excellence du système. Bien que l’art se trouve également en dehors du système a priori, il n’échappe pas en fait à la logique de l’industrie culturelle, et se reconnaît même en elle comme un objet de consommation. En réalité, les individus sont imprégnés jusque dans leur langage, dans leurs gestes, dans leurs émotions les plus intimes par le pouvoir de l’industrie culturelle. Les consommateurs sont contraints de devenir non des sujets mais des produits.

    #Adorno #Philosophie #Sociologie #Politique #libéralisme #Critique #Médias #idéologie #Culture #Civilisation #Industrie #Arts #Littérature #Divertissement #Consommateur #Standardisation #Domination #Ordre #Esthétique #Ecole_de_Francfort #Audio #Livre


  • Drôles de rythmes (Claude Lelièvre)
    http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/170613/droles-de-rythmes

    La semaine de 4 jours […] favorise la vie familiale en fin de semaine ; mais elle laisse certains enfants désœuvrés pendant trois jours par semaine quand il n’y a aucun accompagnement de cette mesure ; elle occasionne souvent une réduction du temps effectif d’enseignement (surtout dans les secteurs où les jours de rattrapage sur les vacances connaissent un absentéisme certain) ; elle favorise moins les rencontres entre parents et enseignants ; elle est parfois source de fatigue supplémentaire (effets chrono-biologiques maximaux au cycle II, s’estompant au cycle III). La semaine de 5 jours […] est considérée comme plus favorable à la continuité éducative, à la répartition équilibrée des charges de travail et au respect des rythmes biologiques ; elle est donnée comme la meilleure formule quand il y a réel aménagement du temps (horaires quotidiens) et des rythmes (variété des modalités de travail, alternance des activités)

    #éducation #école #réforme_rythmes_scolaires #chronobiologie


  • Les facs britanniques en mal de mixité sociale
    http://fr.myeurop.info/2013/06/17/les-facs-britanniques-en-mal-de-mixite-sociale-10246

    Quentin Bisson

    L’égalité des chances est un idéal très théorique dans le système scolaire britannique. Au sein des vingt meilleures universités du pays (Russell Group), la part des étudiants issus d’une école publique est en baisse.

    Si l’on en croit le classement Pearson/ the Economist des systèmes (...)

    #REVUE_DU_WEB #Société #Étudiants #Royaume-Uni #classement_des_universités #école_privée #école_publique #frais_d'inscription #milieu_défavorisé


  • Conférence de François Elie : Quelle école pour la société de l’information ? - Framablog
    http://www.framablog.org/index.php/post/2013/06/11/francois-elie-education-conference

    « On peut difficilement enseigner la liberté avec des outils qui cherchent à dominer. Ça va être compliqué d’utiliser des outils qui sont faits pour ne pas être partagés pour apprendre à des élèves à partager. Ça va être compliqué d’enseigner à des élèves comment il faut protéger ses données en utilisant des réseaux sociaux qui sont faits pour justement les capturer. Bref apprendre l’ouverture avec ce qui est fait pour fermer, c’est compliqué. » François Elie. Tags : internetactu (...)

    #école #éducation


  • The Most Basic Freedom Is Freedom to Quit | Psychology Today
    http://www.psychologytoday.com/blog/freedom-learn/201304/the-most-basic-freedom-is-freedom-quit

    But now I want to turn to the violence we do to our children by forcing them into schools. When schooling is compulsory, schools are, by definition, prisons.  A prison is a place where one is forced to be and within which people are not free to choose their own activities, spaces, or associates. Children cannot walk away from school, and within the school children cannot walk away from mean teachers, oppressive and pointless assignments, or cruel classmates.  For some children, the only out—the only real way to quit—is suicide.

    #école #éducation


  • Un mythe increvable : la « révolution #numérique à l’école »

    Dans le Libé de lundi, interview croisée de Vincent Peillon et Michel Serres sur « la place de l’ordinateur à l’école ».
    http://www.liberation.fr/societe/2013/06/09/avec-le-numerique-le-prof-se-recentre-sur-le-coeur-du-metier_909521

    On ne peut constater qu’avec étonnement comment est reprise sans aucun recul la vieille idée selon laquelle #internet et le #multimédia chamboulerait nécessairement la relation pédagogique, l’élève devenant plus autonome, actif, et le prof devant se détacher du rôle de « celui qui sait » pour être davantage un « accompagnateur ».
    Ces idées étaient déjà présentes aux balbutiements d’internet, et quinze ans après on aurait pu penser qu’on aurait pris un peu de distance par rapport au mythe. Mais non. Quelques exemples.

    - 2013 :

    Cela change le rapport au savoir, le #professeur n’en étant plus le seul détenteur ?

    V.P. : Autrefois, en effet, le maître en était le dépositaire et sa mission était de transmettre des savoirs que l’élève ne pouvait acquérir autrement. Aujourd’hui, l’élève peut accéder à des #savoirs ailleurs.

    (...) Et que devient l’enseignant ?

    V.P. : Sa tâche première est d’aider à réfléchir les savoirs, à les construire. Venez voir un cours de géographie bien fait avec le numérique. Je peux superposer plusieurs cartes à différentes périodes, avec les évolutions géologiques et industrielles. Si je prends Narbonne en 1930 et en 1978, je peux voir comment la ville s’est industrialisée, où sont implantés les nouveaux bâtiments, comment les lieux ont évolué physiquement et humainement.

    - 1997 :

    « L’enseignant n’est plus celui qui sait tout mais celui qui permet d’accéder au savoir par toutes sortes de moyens (...) » ( "Planète multimédia, le guide", Hors-Séries Challenges , novembre-décembre 1997, p.130).
    « les profs ne seront plus la référence unique des élèves : ils les aideront à trier une masse énorme de #données » (Comment Internet change la france, dossier de L’Expansion, mars 1998 p.62)
    « Les nouvelles technologies peuvent sortir les professeurs se leur fonction traditionnelle qui était de dicter et de communiquer des informations aux élèves. Les professeurs vont vraiment éduquer, c’est-à-dire structurer l’apprentissage des étudiants pour qu’ils gèrent eux-mêmes leurs nouveaux acquis ». ( Ibid )

    Les nouvelles technologies devraient également permettre de faire évoluer l’acte d’enseigner « qui n’a pas varié au cours des millénaires », l’enseignant ne donnant plus des cours magistraux mais devenant « un coordinateur, un conseiller » (Propos de Claude Allègre, rapportés par une dépêche AFP du 24 août 1998)

    - 2013 :

    (Michel Serres) Dans l’enseignement traditionnel, l’élève qui écoute le professeur est en position passager. Face à l’ordinateur, il est en position conducteur. Et le corps ne trompe pas. En position active, l’entendement est actif. En position passive, il est passif. Les sciences cognitives le confirment : la lecture et l’écriture n’excitent pas les mêmes neurones dans le cerveau quand il s’agit d’une page ou d’un écran.

    - 1997 :

    « Le multimédia brise le schéma traditionnel de l’organisation de la #classe. Il exige un travail en atelier, impliquant un rôle actif de l’élève. Au-delà de la simple utilisation de la machine, il crée une véritable révolution, qui n’est pas sans rappeler les idées hier d’avant-garde du pédagogue français Célestin Freinet : travail en groupe, autonomie des enfants et progression individualisée des cours » ( L’Express , 4-12 décembre 1997, p. 88)

    Etonnant, non ?
    #ecole

    • Et ? Internet ne chamboulerait pas la position du prof ? Simplement parce qu’on le dit depuis le début ? Avez-vous donné un cours récemment ? :)

    • Non, je ne suis pas un pédagogue ;=) Mais il ne m’a pas semblé que la mutation prophétisée il y a 15 ans ait eu lieu ; que je sache, les élèves ne se sont pas transformés en aventuriers du savoir construisant leurs savoirs en toute autonomie face à leur ordinateur, avec l’appui ponctuels de profs-conseillers les aidant à trier l’info. Ca ne veut pas dire qu’Internet n’a rien changé ou ne sert à rien, bien entendu !
      Je m’interroge simplement sur les raisons qui font qu’on annonce, contre toute évidence, qu’une technologie va forcément tout chambouler, tout remettre en question - alors que le changement, si changement il y a, ne sera forcément que progressif et circonscrit.
      Peillon et Serres ont-il rencontré des élèves récemment ;=) ?

    • Pour ma part, je pense que le changement a commencé avec la machine à calculer. :) Fin des années 80, la question était « doit-on les autoriser lors des examens ». Il s’avère que peu à peu, même si ce n’est pas une révolution brutale, les technologies influencent la pédagogie. Aujourd’hui, les examens (Bac compris) sont moins accès sur la mémoire pure et plus sur l’analyse de documents à disposition, avec accès aux outils. Internet amplifie selon moi le fait qu’il faut apprendre à trouver son chemin et que l’enseignant est là pour être un guide. La difficulté est que la temporalité entre l’évolution des usages du numériques et la capacité d’adaptation du système éducatif n’est pas la même...
      Mais il semble qu’il y ait vraiment quelque chose de positif à exploiter ~ http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/les-etudiants-qui-twittent-ont-de-meilleures-notes-314 (par exemple). Je pense que tout le monde est d’accord là dessus.


  • A quoi servent les tablettes à l’école ? - LeMonde.fr
    http://abonnes.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2013/06/05/a-quoi-servent-les-tablettes-a-l-ecole_3424237_1473688.html

    « Alors que Vincent Peillon tentera une nouvelle fois, le 10 juin, de convaincre qu’il lance bien plus que le énième “plan numérique”, les conseils généraux, eux, continuent leur distribution de machines aux collégiens. Comme hier ils offraient un dictionnaire ou une calculatrice ! » Mais, rappellent les études internationales, équiper un enfant d’un ordinateur personnel n’augmente pas sa réussite scolaire estime une étude du National Bureau of Economic Research américain : (...)

    #éducation #école


  • Philadelphia schools to lay off nearly 4,000 teachers - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/06/11/phil-j11.html

    Philadelphia schools to lay off nearly 4,000 teachers
    By Nick Barrickman
    11 June 2013

    On Friday, the superintendent of the Philadelphia School District (SDP), William Hite, Jr., announced plans to lay off nearly 4,000 educators in the coming months. The destruction of teachers’ jobs comes as part of a “doomsday” austerity budget in the public school system that was passed several weeks ago by the School Reform Commission (SRC), which is appointed dually by the state and the city to oversee its public schools.

    #états-unis #éducation #école #philadelphie


  • Le #redoublement en voie de disparition
    http://fr.myeurop.info/2013/06/10/le-redoublement-en-voie-de-disparition-9915

    Alexandre Sommer

    A l’heure des conseils de classe de fin d’année, les #parents s’inquiètent de l’orientation de leur progéniture à la rentrée prochaine. Passage en classe supérieure ou redoublement conseillé ? Dans certains pays d’#Europe, la question ne se pose plus.

    Ce n’est pas un secret. (...)

    #EUROFOCUS #Allemagne #Bulgarie #Finlande #France #Irlande #Islande #Liechtenstein #Norvège #Royaume-Uni #école #professeurs #Réforme_de_l'école #Vincent_Peillon

    • Notons aussi que, comme indiqué dans l’article, ailleurs, en Europe, les grandes villes définissent jusqu’aux conditions de la scolarité des élèves et notamment les règles applicables au redoublement.

      Ce qui me semble bien montrer où se situe le problème : un corps enseignant qui s’accroche à son dernier pouvoir de nuisance, celui de hiérarchiser les élèves, volonté dont les autres aspects sont le caractère ubuesque et surréaliste des examens du brevet et des innombrables bacs à options.

    • Le redoublement… à la fois un symptôme de nos dysfonctionnements et un faux-débat comme nous les aimons tant, en tout cas un point de cristallisation de tous nos travers…

      1. Pédagogie. Toutes les études montrent, ici ou ailleurs, qu’en général redoubler ne sert à rien.
      2. Économie budgétaire. Les redoublants coûtent cher et il faut faire des économies, n’est-ce pas.
      3. Thermomètre institutionnel. La France championne du redoublement, ce n’est qu’un des symptômes d’un système élitiste et sclérosé. Faut-il traiter le symptôme ou la maladie ?
      4. Thermomètre individuel. Le redoublement sanctionne de trop grandes difficultés d’apprentissage et/ou une inadéquation avec le système scolaire. Lorsqu’un élève redouble, en général, il refait la même chose avec les mêmes difficultés et/ou la même inadaptation, s’ennuie (encore plus), intègre son échec et se construit autour. Mais si les redoublements sont interdits, alors, l’élève passe en classe supérieure, ses difficultés scolaires augmentent, son inadaptation aussi, il se structure autour de celles-ci, et fini par sortir d’un parcours scolaire où rien ne fut possible… et donc :
      5/ Faux-débat. La question n’est pas tant celle du redoublement que de l’accompagnement des élèves en difficulté. S’il redouble, que lui propose-t-on d’autre que de refaire son année ? S’il passe que lui propose-t-on d’autre qu’un naufrage à plus ou moins court terme ? Proposer d’interdire le redoublement est du bon sens. Interdire le redoublement est hypocrite. Car, au final, dans un cas comme dans l’autre : quelles aides ? quelles perspectives ? quels appuis pour remettre l’élève en réussite ? quels chemins différenciés pour atteindre la même destination que les autres mais autrement ?
      Bin rien, parce que tout cela coûte cher aussi et que dans la période actuelle, il y a peu de chances que les économies faites sur des redoublements inefficaces soient redéployées pour financer une aide efficace aux élèves en difficulté.
      [NB : dans cet article, rien ne nous est dit de ce qu’il advient des élèves en difficulté qui ne redoublent donc pas, sauf en Finlande et en Norvège où du « soutien scolaire » est prévu. Et pourtant, tout est là.]


  • « L’éducation en questions : Que doivent savoir les Maîtres ? »
    Un entretien avec le philosophe #Jacques_Rancière auteur de l’indispensable « le maitre ignorant »

    http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-l-education-en-questi

    Qu’elle soit sentimentale ou spécialisée, l’éducation a pour vocation première de faire sortir l’homme, comme la plante sort de terre et comme Hamlet sort de ses gonds. Ex ducere, conduire à l’extérieur, se libérer, oui mais par qui ? et vers où ? Si l’éducation est le modelage du matériau brut qu’est l’homme, la sculpture d’un donné naturel, alors qui est l’artiste, et quel modèle copie-t-il ? Même dans les cas d’écoles les plus libertaires, l’éducateur crée des hommes à son image, guide, endigue, hisse, pousse, martèle, encourage, contraint et libère, mais toujours en vue d’un but, d’une idée, d’une direction à suivre et d’une autre à éviter. Comment alors l’éducation, déterminée à la fois par le contenu et par la forme, c’est-à-dire par la nature des connaissances qui sont transmises et par la méthode choisie pour enseigner, peut-elle vraiment accroitre la liberté ?
    Comment enseigner des connaissances, des méthodes, des valeurs, tout en transmettant les outils qui permettent de les critiquer en retour ? et dès lors qu’elle est nationale, l’éducation peut-elle ne pas être normative ?

    Page Wikipédia consacré à #Joseph_Jacotot personnage central du livre de Rancière
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Jacotot

    #Education #Pédagogie #Emancipation #Egalité #Transmission #hiérarchie #Savoir_empirique #philosophie #Ecole #Radio #Audio #Livre


  • Le colonel Michel Goya donne les résultats d’une #étude édifiante sur la place des #polytechniciens et #énarques dans les 250 premières #entreprises françaises :

    L’auteur constatait d’abord que plus de 60 % des PDG sont issus de Polytechnique (29,32 %) et de l’ENA (21,95 %) (rappelons que les promotions de ces deux #écoles ne représentent que 0,057 % d’une classe d’âge). Près de 20 % sont par ailleurs issus de l’Inspection des finances ou des Mines. Par ailleurs, pour des conseils d’administration de 11,4 membres en moyenne, 3,5 viennent de ces deux écoles.

    Les résultats sont sans appels :

    . En prenant comme critère la cotation en #bourse sur deux ans, les entreprises dirigées par des Enarques ou des X ont, sur 2 ans, ont un résultat moyen inférieur de plus de 7 % par rapport à celles qui ne le sont pas.

    . Paradoxalement, le taux de remplacement forcé des PDG non issus des Grandes écoles est assez nettement plus important que celui des PDG X ou Enarques (3,3 % par semestre contre 2,8). Autrement dit, les conseils d’administration français sont plus indulgents avec l’incompétence des X et Enarques qu’avec celle des autres. Sans surprise, cette indulgence est d’autant plus importante que les liens sont proches (lorsqu’il y a un PDG et au moins un membre du CA issus du même corps).

    Qui plus est, lorsqu’un PDG est remercié, s’il est X ou Enarque il aura 22,39 % de chances de trouver un poste encore supérieur contre 8,33 % pour les autres.

    . Ajoutons enfin cet autre paradoxe qu’à la tête d’une entreprise privée française, les PDG anciens hauts fonctionnaires sont deux fois mieux payés que ceux qui ont fait leur carrière dans le privé. Ils toucheront 2,5 fois plus de bonus et beaucoup plus de stocks-options.

    Source : http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2013/06/enrichissons-nous-de-nos-mutuelles.html


  • Illinois governor proposes 70 percent cut to school transportation budget - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/06/07/illi-j07.html

    Illinois governor proposes 70 percent cut to school transportation budget
    By Shane Feratu
    7 June 2013

    As school districts in Illinois brace for another year of deep budget cuts, Democratic governor Pat Quinn has proposed a 3 percent cut in classroom funds and a 70 percent—or $60 million—cut to the student transportation budget. Rural districts will be the worst affected, although the safety of children in urban and suburban areas is also jeopardized.

    #états-unis #éducation #école


  • Une autre école est possible - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/monde/une-autre-ecole-est-possible,98151.php

    Toute proportion gardée, de plus en plus de parents font sortir leurs enfants du système scolaire classique pour des écoles alternatives ou un enseignement à domicile. Les enfants acceptent de moins en moins ce qu’on leur impose, le décalage entre l’institution scolaire et eux s’accentue. Vers la fin de l’école ? Tags : internetactu2net fing internetactu éducation (...)

    #éducation #école


  • Extrait d’un mini-rapport que j’avais écrit en 99, à la demande d’un haut-fonctionnaire, suite à la proposition de loi Laffitte (http://www.senat.fr/leg/ppl99-117.html) et encore presque toujours d’actualité après le vote hier nuit de l’amendement retirant l’obligation de l’utilisation des logiciels libres à l’école.

    L’idée d’imposer le logiciel libre dans l’administration peut s’entendre
    dans des sens différents. Tel qu’il est rédigé, le projet de loi Laffite va
    trop loin. On n’impose pas à un utilisateur qui ne le souhaite pas l’usage
    d’un logiciel, quel qu’il soit, par la loi.

    L’excellence technique des logiciels libres est largement démontrée. Dans
    bien des domaines ils sont supérieurs à leur équivalent commercial. On
    pourrait comprendre qu’une loi impose le choix du libre lorsque le projet
    met en concurrence un logiciel libre et un logiciel commercial, à condition
    que le cahier des charges ne soit pas biaisé, ce qui est hélas facile dans
    le milieu informatique.

    On pourrait le comprendre, parce qu’il semble naturel qu’une administration
    fasse toujours le choix de l’indépendance, et que c’est cette indépendance
    qu’offre en premier lieu le logiciel libre : indépendance face à un
    commerçant qui peut imposer le rythme des mises-à-jours de son logiciel,
    imposer par ces mises-à-jour y compris l’achat de matériel informatique.

    L’autre avantage du libre dans l’administration est la pérennité. Par
    définition, un logiciel libre s’appuie sur des standards acceptés par tous,
    et n’impose pas de changement de format de fichiers, par exemple, d’une
    version à l’autre et qui rend difficile sinon impossible de relire quelques
    années plus tard des documents générés par une version obsolète.

    Une autre idée est défendue depuis des années par les partisans du libre en
    France, et est largement appliquée dans certains pays dont les USA : tout
    logiciel dont le développement est payé par de l’argent public et qui est
    d’usage général (c-a-d qu’il peut intéresser d’autres utilisateurs que le
    seul commanditaire) doit être d’office de license libre : diffusé librement
    avec ses sources.

    Autrement dit : le fournisseur d’un logiciel spécifiquement commandé par l’État
    doit vendre les sources du logiciel et non pas la seule license
    d’utilisation. Sans oter au fournisseur ses droits moraux, les droits légaux
    sont transférés à l’État qui en dispose et diffuse le logiciel avec ses
    sources, librement, sauf clause particulière (sécurité nationale...).

    3/ Les questions particulières :

    > A première vue, je vois une impossibilité majeure qui contrevient au
    > code des marchés publics et à l’obligation pour l’administration de
    > respecter le jeu du marché.

    Il est certain qu’une loi de ce type doit s’inscrire en exception au code
    des marchés publics, que ce soit le projet en l’état ou le projet moins
    contraignant que defendent les associations du logiciel libre. Le projet
    Laffite est plus contraignant au sens où il impose la solution libre quel
    que soit la concurrence.

    La solution que préconisent les associations de défense du Libre est moins
    restrictive : à égalité d’offre dans le cas d’un produit existant le code des
    marchés devrait d’ores et déjà imposer le choix du libre, parce que le libre
    est par définition moins cher que l’équivalent commerçant. En pratique on
    sait parfaitement que les décisions sont basées sur des prétextes et sont
    toujours orientées vers les solutions propriétaires au détriment du Libre :
    aucun commerçant ne proposera jamais de solution libre, donc les logiciels
    libres sont exclus des marchés publics, bien que souvent meilleurs que leurs
    équivalents propriétaires.

    Pour donner aux logiciels libres une chance équivalente aux logiciels
    comerciaux, il est évident qu’il faudra une loi contraignante. Mais sans
    doute pas celle du sénateur Laffite.

    > m’expliquer ce que çà peut bien vouloir dire concrètement, à quoi çà
    > sert, quelles difficultés çà supprime pour le public et quelles
    > difficultés çà crée pour les fonctionnaires utilisateurs ? (A

    C’est évident : un secrétaire habitué à Word ne va pas accepter d’utiliser un
    équivalent libre facilement, pour autant qu’un équivalent libre existe (et
    même si c’est presque le cas, ce n’est pas encore une réalité). La formation
    peut dans ce type de situation couter plus cher que la différence de prix à
    l’achat. C’est vrai dans toutes les situations de type bureautique.

    Par contre pour les solutions orientées serveur (messageries, bases de
    données, choix des systèmes d’exploitation des serveurs), le choix est
    restreint : Windows NT ou Unix. Et les Unix libres sont d’aussi bonne qualité
    que les unix commerciaux. Souvent meilleurs. Toutes les solutions
    propriétaires existant sous un unix commercial sont aujourd’hui disponible
    sous Linux (le principal unix libre), y compris les SGBD Oracle et leurs
    concurrents, en passant par Lotus Notes et autres outils utilisés dans la
    plupart des administrations. Dans ce type de situation, l’obligation de
    choisir au moins un système d’exploitation libre est compréhensible et ne
    coute rien (un informaticien formé à Unix utilisera indifférement Linux ou
    Solaris) en formation.

    En conclusion :

    – Oui à une loi donnant aux solutions libres la priorité quand une solution
    libre est équivalente ou supérieure à une solution propriétaire existante.

    – Oui à une loi imposant aux fournisseurs de logiciels dédiés développés à
    la demande de l’état ou par un représentant de l’état un statut de
    logiciel libre.

    – Non à une loi qui impose aveuglément des solutions libres lorsqu’il
    n’existe pas de solution libre équivalente à l’offre commerciale, ou
    lorsque le coût de formation est trop élevé.


  • Hier soir peu avant minuit, le gouvernement a fait passer son amendement visant à ne plus faire du libre, une priorité dans le service public éducatif numérique. Le vote a été acquis avec les voix du PS et de l’UMP, malgré l’opposition des écologistes et des radicaux.
    https://www.pcinpact.com/news/80222-le-gouvernement-et-deputes-suppriment-priorite-libre-a-l-ecole.htm #enseignement #école #libre #logiciel



  • Ken Robinson : Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation .
    http://www.ted.com/talks/ken_robinson_how_to_escape_education_s_death_valley.html?fb_ref=talk

    Non loin de là où je vis, il y a un endroit appelé « La vallée de la Mort ». La vallée de la Mort est l’endroit le plus chaud et le plus aride de l’Amérique, et rien n’y pousse. Rien n’y pousse, car il ne pleut pas. D’où son nom, « vallée de la Mort ». Durant l’hiver de 2004, il a plu dans la vallée de la Mort. 180 mm de pluie sont tombés sur une très courte période. Et au printemps de 2005, il y a eu un phénomène. Le sol de la Vallée de la Mort a été complètement tapissé de fleurs pendant un certain temps. Ce qui prouve ceci : la vallée de la Mort n’est pas morte. Elle est en sommeil. Juste sous la surface reposent ces graines fertiles qui attendent des conditions adéquates pour germer et avec les systèmes organiques, lorsque les conditions sont réunies, la vie est inévitable. Ça arrive tout le temps. Vous prenez un territoire, une école, un quartier, vous modifiez les conditions, donnez aux gens une perspective différente, des attentes différentes, un éventail plus large de possibilités, vous chérissez et accorder de l’importance aux relations entre les enseignants et les élèves, vous laissez aux personnes le pouvoir discrétionnaire de faire preuve de créativité et d’innovation dans ce qu’ils font, et les écoles qui étaient autrefois en friche renaissent à la vie.

    #education #school #école #dropout #deathvalley


  • #Ecole : quand les #multinationales remplacent les instituteurs - Pédagogie ou marketing ? - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3096.html

    Une trentaine d’enfants sont sagement assis dans les fauteuils de l’auditorium du Muséum national d’Histoire naturelle. Ils regardent un dessin animé sur les risques de transmission de maladie par les animaux de compagnie. Un dessin animé réalisé par l’entreprise pharmaceutique Novartis. Le message : bien se laver les mains après avoir caressé son animal. Et surtout penser à procéder à une vermifugation régulière de son chien ou chat (par administration d’un médicament), pour tuer les vers, vecteurs de maladies. Sylvie Thevenon, conceptrice du programme chez Novartis, anime cette séance « pédagogique » de « sensibilisation pour changer les comportements ».

    Cette classe de CE2 de Neuilly-sur-Seine n’est pas la seule cobaye. 2 000 kits pédagogiques ont été envoyés dans des écoles, 3 000 autres vont suivre en juin. 150 000 enfants de « Cycle 3 » (8-10 ans) pourront donc apprendre à s’occuper de leur animal de compagnie grâce aux bons conseils de Novartis, et de sa filiale Novartis santé animale ! Le ministère de l’Éducation nationale a donné son accord pour cette activité « éducative ». Et évidemment totalement désintéressée... Car qui fabrique et vend des vermifuges en France ? Novartis, leader mondial pour les antiparasitaires [1].

    Ben voyons ! Et on appelle ça #éducation #pharma

    • La pratique semble pourtant assez courante. Kat-Cent-Coups, « agence conseil en communication pédagogique », qui diffuse le kit de Norvartis, propose aussi un CD-Rom estampillé Veolia #Transport pour aborder avec les élèves la thématiques des déplacements durables. Ou les supports pédagogiques la « Semaine du jardinage à l’école », conçus par le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS), #lobby des #semenciers. Le GNIS, par ailleurs co-éditeur du site Ogm.org pour « comprendre les OGM et préparer notre avenir ». Le président de ce groupement professionnel, Daniel Segonds, a longtemps été dirigeant du semencier RAGT, en pointe sur la recherche OGM au sein du groupement Biogemma, et a travaillé pour Dekalb, filiale de Monsanto.


  • A Berlin l’augmentation du nombre d’élèves provoque un manque de locaux dans les écoles

    Eltern wehren sich : Bevölkerungsprognose : 64 000 Schüler zusätzlich bis 2030. - Berlin - Tagesspiegel
    http://www.tagesspiegel.de/berlin/eltern-wehren-sich-bevoelkerungsprognose-64-000-schueler-zusaetzlich-bis-2030-/8268598-2.html

    Unterricht im Container, Lehrerzimmer im Keller: An Berlins Schulen wird es immer enger. Eltern und Schüler sind wütend – von Pankow bis Steglitz - und fordern, dass die „Käfighaltung für Schüler verboten werden müsste“.
    Bevölkerungsprognose: 64 000 Schüler zusätzlich bis 2030.

    Die Zahlen

    Die aktuellen Bevölkerungsprognose des Senats besagt, dass die Schülerzahl bis 2020 um knapp 12 000 steigen wird – und zwar zunächst nur an den Grundschulen. Dies bedeutet, dass bald auch die Oberschulen erheblich ausgebaut werden müssen, wenn die Grundschüler älter geworden sind. Bis 2030 werden sogar 64 000 Schüler mehr erwartet – ein Plus von 20 Prozent gegenüber 2012.

    « Jammern auf hohem Niveau » On se plaint alors que les conditions de base sont excellentes. C’est l’impression que j’ai quand je suis les discussions des parent d’élèves priviligiés qui craignent que leurs chers petits soient obligés de suivre les cours de mathématiques dans la salle de physique.

    On constate par contre que depuis 15 ans déjà la droite a systématiquement réduit les places dans les écoles primaires du quartier de Prenzlauer Berg alors qu’un grand nombre de jeunes familles aisées venait d’investir cet ancien quartier populaire. La même droite dépense plus d’argent que disponible dans l’arrondissement de Tempelhof (et Schöneberg) par une mauvaise gestion des écoles.

    Cette situation bizarre est due à une particularité du financement des écoles berlinoises : Les arrondissements sont responsables pour les locaux alors que la ville est responsable pour les programmes scolaires et les enseignants. Cette double-administration permet aux partis de fournir une quantité importante de postes à leurs membres et leurs amis, surtout au niveau de l’arrondissement où les exigences par rapport à la qualification du personnel sont moins grandes et où la presse est moins regardante.

    Cependant l’école berlinoise connaît des problémes graves : sa structure n’est pas conçue pour accueillir les enfants sous-priviligiés, ses enseignants ne sont pas formés pour prendre en charge les problèmes sociaux de leurs élèves et un nombre important des jeunes quitte toujours l’école sans diplôme et sans maîtrise suffisante de l’allemand.

    Les informations publiées actuellement dans la presse conservatrice me rappelent The Shock Doctrine de #Naomi_Klein - on fait peur pour obtenir des choses qu’on n’obtiendrait pas autrement. Dans le cas précis il s’agit de locaux supplémentaires pour les arrondissement riches de Zehlendorf et Reinickendorf attribués au dépens d’une amélioration des écoles pour les pauvres.

    #berlin #ecole #crise #lutte_des_classes


  • Fermeture des écoles publiques à Chicago et à Washington (où les écoles seront offerts à des exploitants privés...)

    DC mayor to offer closed schools to charter operators - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/05/23/dcps-m23.html

    DC mayor to offer closed schools to charter operators
    By Nick Barrickman
    23 May 2013

    A new announcement by Vincent C. Gray, Democratic mayor of Washington, DC would see 12 former public facilities opened up for long-term leasing to charter schools in the District of Columbia, with an additional four receiving short-term rights. The announcement comes days after the rejection of an injunction in Federal court which was intended to halt the planned closures of 15 public schools this year and next.

    et

    Chicago officials release final list of 49 school closures - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/05/23/chic-m23.html

    Chicago officials release final list of 49 school closures
    By Kristina Betinis
    23 May 2013

    In the face of mass opposition, the Chicago Board of Education released its final list of school closings Tuesday, announcing the closure of 49 elementary schools and one high school program this year. The city has shuttered public schools every year since 2001, but the latest round is the largest yet, and one of the biggest mass shutdown of schools in US history.

    #éducation #école #enfance #états-unis


  • Révolutionnaires sans #révolution
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/05/BURLAUD/49078

    Figure de proue, aux côtés d’Antonio Negri, de l’opéraïsme italien, Mario Tronti offre aujourd’hui quelques souvenirs et réflexions sur ce mouvement qui, dans les années 1960, adopta, contre le pouvoir démocrate-chrétien et souvent aussi contre les autorités du Parti communiste italien (PCI), le « point de vue ouvrier » : centralité de la classe ouvrière et de son lieu propre, la grande usine, où se saisissent et s’avivent les contradictions du #capitalisme contemporain. - #2013/05

    #Italie #Communisme #Histoire #Idées #Idéologie #Mouvement_de_contestation #Parti_politique #Politique #Syndicalisme #Socialisme #Marxisme

    • C’est fort opportunément mais en trois paragraphes... que le MD chronique ce livre de Tronti qui, malgré son intérêt et la vigueur de son style, est passé quasi inaperçu. Allez, soyons magnanimes : vive la gauche étatiste et travailliste - la révolution, c’était ailleurs, dans le « tiers monde », et avant ? - dont ce journal est l’un des nombreux organes !!

       

      Sur la base du capital, la totalité ne peut être comprise que par sa partie adverse. La #connaissance est liée à la #lutte. Et connaît vraiment celui qui hait vraiment.

       

      #intellectuel_organique

      #Livre en ligne
      De Tronti, on trouve aussi le plus décisif recueil de textes #Ouvriers et #capital (1966), un #classique de l’#opéraïsme (épuisé, ce livre sera prochainement réédité par @entremonde), en ligne :
      http://multitudes.samizdat.net/-Tronti-Ouvriers-et-Capital-

      Introduction : La ligne de conduite
      Avertissement à la seconde édition
      PREMIERES HYPOTHÈSES
      #Marx hier et aujourd’hui
      L’#usine et la #société
      Le plan du capital
      UNE EXPÉRIENCE POLITIQUE D’UN TYPE NOUVEAU
      #Lénine en Angleterre
      Une vieille tactique au service d’une nouvelle stratégie
      1905 en #Italie
      #Classe et #parti
      PREMIÈRES THÈSES
      Marx, force de travail, #classe_ouvrière
      1. Hegel et Ricardo
      2. L’échange argent/travail
      3. Critique de l’idéologie
      4. Maudit soit Juin !
      5. La particularité de la marchandise force de travail
      6. #Travail productif
      7. Qu’est-ce que le #prolétariat ?
      8. Les formes de la lutte
      9. Le travail comme non-capital
      10. Le mot d’ordre : la valeur-travail
      11. La classe
      12. La stratégie du refus
      13. Tactique = #organisation
      14. Lutte contre le travail
      POST-SCRIPTUM AUTOUR DE QUELQUES PROBLÈMES
      The Progressive era
      L’époque de Marshall
      La #social_démocratie historique
      La lutte de classe aux États-Unis
      Marx à Detroit
      Sichtbar machen

      On pourra également consulter en ligne du même Tronti La politique
      au crépuscule
      (1998, soit 28 ans après que M.T ait rejoint un P"C"I qu’il n’avait jamais quitté tout à fait...)
      http://www.lyber-eclat.net/lyber/tronti/politique_au_crepuscule.html

      Parce que, d’un point de vue classique, #réformisme et #révolution sont deux voies pour arriver à un même objectif. Ce fut le cas, nous l’avons entrevu, pour l’après Marx, qui laissa, comme son maître Hegel, une droite et une gauche marxienne. Elles avaient en commun un dogme critique : le capitalisme sera dépassé par le socialisme. On ne s’entendait pas sur les moyens. Une véritable différence de « sensibilité ». Les révisionnistes ne disaient pas : le but ne compte pas. Ils disaient : il est inutile de le proclamer, il s’organisera dans le mouvement. Les orthodoxes ne refusaient pas le gradualisme. Ils disaient : c’est le travail de la #tactique que de préparer les conditions d’un saut #stratégique. Pour les uns comme pour les autres, il y avait le primat de la #politique ; ce qui changeait, c’était le degré d’intensité qu’ils lui accordaient. C’est pourquoi la plus grande différence s’exprimait sur le plan de l’organisation. Réformes et révolution, dans le mouvement ouvrier, ont eu un indéniable caractère de complémentarité. Le mouvement ouvrier était la somme de ces pratiques nourries de théorie. Quand la #théorie a commencé de céder, les pratiques n’ont plus tenu, ni ensemble, ni séparées.

      On pourra par ailleurs lire une des premières introduction des analyses opéraïstes dans l’hexagone : L’#école, atelier de la société-#usine - L’école-en-lutte (1973)
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=2686

      #archives #brochure


  • François Dubet : « L’égalité des chances, le pire des systèmes, mais il n’y en a pas d’autres »
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2006/12/18/francois-dubet-l-egalite-des-chances-le-pire-des-systemes-mais-il-n-y-en-a-p

    Annotations :

    Troisièmement, le principe de l’égalité des chances – et toutes les violences scolaires en sont la manifestation quotidienne – est un principe d’une extrême cruauté pour les individus. Quand vous êtes dans un système d’égalité des chances, vous êtes tenus de vous vivre comme le responsable de votre échec. « Vous avez eu l’opportunité de gagner, vous n’avez pas gagné, tant pis pour vous. » (...)

    #:François_Dubet #.entretiens #école #égalité_des_chances #méritocratie #-France #inégalités


  • Très bonne Préface à l’édition Brésilienne du « Maitre ignorant » de #Jacques_Rancière http://strassdelaphilosophie.blogspot.fr/2013/05/le-maitre-ignorant-jacques-ranciere.html

    Toutes les deux surtout sont enfermées dans le cercle de la société pédagogisée. Elles attribuent à l’Ecole le pouvoir fantasmatique de réaliser l’égalité sociale ou, à tout le moins, de réduire la « fracture sociale ». Mais ce fantasme repose lui-même sur une vision de la société où l’inégalité est assimilée à la situation des enfants en retard. Les sociétés du temps de Jacotot avouaient l’inégalité et la division en classes. L’instruction était pour elles un moyen d’instituer quelques médiations entre le haut et le bas : de donner aux pauvres la possibilité d’améliorer individuellement leur condition et de donner à tous le sentiment d’appartenir, chacun à sa place, à une même communauté. Nos sociétés sont loin de cette franchise. Elles se représentent comme des sociétés homogènes où le rythme vif et commun de la multiplication des marchandises et des échanges a aplani les vieilles divisions de classes et fait participer tout le monde aux mêmes jouissances et aux mêmes libertés. Plus de prolétaires mais seulement des nouveaux venus qui n’ont pas encore pris le rythme de la modernité ou des attardés qui, à l’inverse, n’ont pas su s’adapter aux accélérations de ce rythme. La société se représente ainsi à la manière d’une vaste école ayant ses sauvages à civiliser et ses élèves en difficulté à rattraper. Dans ces conditions, l’institution scolaire est de plus en plus chargée de la tâche fantasmatique de combler l’écart entre l’égalité proclamée des conditions et l’inégalité existante, de plus en plus sommée de réduire des inégalités posées comme résiduelles. Mais le rôle dernier de ce surinvestissement pédagogique est finalement de conforter la vision oligarchique d’une société-école où le gouvernement n’est plus que l’autorité des meilleurs de la classe. A ces « meilleurs de la classe » qui nous gouvernent se trouve alors reproposée la vieille alternative : les uns leur demandent de s’adapter, par une bonne pédagogie communicative, aux intelligences modestes et aux problèmes quotidiens des moins doués que nous sommes ; d’autres leur demandent à l’inverse de gérer, depuis la distance indispensable à toute bonne progression de la classe, les intérêts de la communauté.

    #Education #pedagogie #Autonomie #philosophie


  • 1,000 pupils and rising – primary schools go supersize | Education | The Guardian
    http://www.guardian.co.uk/education/2013/may/17/primary-schools-supersize

    The number of supersize primary schools – some of which have more than 1,000 pupils – has soared by 60% in three years, triggering a fierce debate among educationists about whether tens of thousands of young children are getting the attention they need.

    Department for Education statistics show that the number of schools with 700 or more pupils amounts to 130 today compared with 80 three years ago. Barclay primary school in Leyton, east London, already one of the largest with 1,200 pupils, is expanding to 1,600 from September 2014.

    #école #éducation


  • Jet Li lance une école de Tai Chi

    La star du cinéma d’action #Jet-Li s’est associée à l’entrepreneur Jack Ma, fondateur du site de vente et de services en ligne Alibaba, pour #ouvrir une #école de #Tai-Chi-Chuan dans la ville touristique de #Hangzhou (#Chine)

    Le business, boussole de la reconversion d’un Jet Li vieillissant

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/13/97001-20130513FILWWW00361-chine-jet-li-lance-une-ecole-de-tai-chi.php

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 13/05/2013