• Ni homme, ni femme : la neutralité sexuelle fait école en #suède
    http://fr.myeurop.info/2013/05/09/ni-homme-ni-femme-la-neutralite-sexuelle-fait-ecole-en-suede-8430

    Ludovic Clerima

    Les études de genre gagnent l’Europe. Après les États-Unis, c’est au tour du Vieux Continent de s’intéresser à ce nouveau champ de réflexion. Première réussite en Suède où les vestiaires « trans » font école pour les #intersexués.

    Un vestiaire neutre où peuvent se dévêtir "ceux qui ne souhaitent (...)

    #Société #France #école #études_de_genre #gender_studies #lycée #Sexe


  • #Premières #sanctions pour non- #parité salariale #Hommes #Femmes
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1736
    La #gauche #France percutante pour l’ #égalité entre les #sexes .

    Dans un #communiqué de #presse du Haut #Conseil #français à l’égalité entre les femmes et les hommes, daté du 11 février #2013 , ont été interpellés les #présidents de la #République , du #Sénat et de l’ #Assemblée #Nationale pour désigner trois femmes au Conseil #Constitutionnel. C’est une #opportunité de faire un pas inédit vers la parité, chère aux nouvelles autorités françaises.


  • Petite auto-promo, en echo à nos commentaires sur l’article des inrock http://www.lesinrocks.com/2013/04/10/actualite/des-destins-tres-francais-11383786 :

    http://labyrinthes.wordpress.com/2013/04/19/egalite-des-chances-et-meritocratie-justifier-les-inegalites- >>

    " Le régime nouveau sera une #hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l’idée fausse de l’égalité naturelle des hommes, mais sur l’idée nécessaire de l’égalité des « chances » données à tous les Français de prouver leur aptitude à « servir ».

    Seuls le travail et le talent deviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n’atteindra un Français du fait de ses origines sociales à la seule condition qu’il s’intègre dans la France nouvelle et qu’il lui apporte un concours sans réserve. On ne peut faire disparaître la #lutte_des_classes, fatale à la nation, qu’en faisant disparaître les causes qui ont formé ces classes, qui les ont dressées les unes contre les autres. "

    Nombres d’apologues de l’idéal républicain de l’#égalité_des_chances ignorent sûrement que la quasi-unanimité de leur position s’étend jusqu’à trouver chez Pétain un allié. Il se trouve pourtant dans cette façon de présenter la chose le parfum d’une vérité démaquillée, l’éloquence d’une franchise assumée, et par conséquent les éléments à même de rendre compte de l’efficace sociale que vise la hiérarchisation au mérite : asservir, et faire disparaître la lutte des classes.

    La #méritocratie est la forme devenue consensuelle d’un #darwinisme_social qui ne dit pas son nom, pire, qui ose se dissimuler sous le champ lexical de l’#égalité

    .

    Réinventer le #travail, viser sa transformation en activité individuellement, psychologiquement et humainement enrichissante d’une part, et en activité socialement utile d’autre part, implique donc une transmutation des valeurs qui s’y associent. Le diptyque concurrence et hiérarchisation doit laisser place à celui de la coopération et de l’égalité, non plus des chances, mais du pouvoir économique, dans l’ensemble de ses ramifications. Parmi celles-ci, se trouve le niveau de revenu


  • L’égalité à mauvaise école (Libération)
    http://www.liberation.fr/societe/2013/04/15/l-egalite-a-mauvaise-ecole_896388

    Pour les sensibiliser au problème, les inspecteurs de l’Education et les enseignant(e)s vont recevoir une formation. Du matériel pédagogique va leur être distribué pour les aider à repérer les attitudes « genrées » des élèves, mais aussi leurs propres comportements : des annotations différentes selon le sexe (« A des capacités, peut mieux faire » pour les garçons, « Fait son possible » pour les filles), un manque de mixité dans le placement des élèves en classe, ou encore la parole inégalement donnée avec un avantage pour les garçons.
    Une dizaine de cours au total sont aussi prévus, de la maternelle au CM2. Par exemple, dans le cadre de l’histoire de l’art, le prof pourrait prendre un tableau ancien montrant deux enfants de sexes différents habillés et coiffés pareil pour aborder le rôle de l’éducation.

    #éducation #école #égalité #sexisme


  • 2013, l’année de mobilisation pour « l’égalité entre les filles et les garçons à l’école » (Ministère de l’Éducation nationale)
    http://www.education.gouv.fr/cid66416/2013-annee-mobilisation-pour-egalite-entre-les-filles-les-garcons-eco

    L’apprentissage de l’égalité de la maternelle au lycée
    Une culture de l’égalité : la lutte contre les stéréotypes de l’école maternelle au lycée
    Le service public de l’orientation au service de la mixité
    Pour un respect mutuel : mieux éduquer à la sexualité

    #éducation #institution #égalité #sexisme


  • ABCD : L’égalité femmes-hommes passe par l’égalité filles-garçons
    http://femmes.gouv.fr/legalite-femmes-hommes-passe-par-legalite-filles-garcons

    Dès l’école, les stéréotypes se forgent et enferment chaque sexe dans un rôle préétabli. Cela peut paraître anodin, mais ce sont pourtant ces mêmes stéréotypes qui conditionnent, plus tard, l’orientation des filles, qui finissent par les intérioriser. Si bien qu’aujourd’hui, la moitié des femmes en emploi sont regroupées dans seulement 12 familles professionnelles, contre 20 pour la moitié des hommes en emploi. […]
    Pour agir sur les stéréotypes et, partant, corriger ces inégalités, le ministère conduit plusieurs actions, dont l’une majeure est le programme « ABCD de l’égalité » […]. Cet outil pédagogique vise, dans un premier temps, à faire prendre conscience aux enseignants de la force des stéréotypes liés au genre. Il s’agit, par la suite, de conduire auprès des élèves des actions de sensibilisation et d’apprentissage de l’égalité entre filles et garçons.

    Depuis 3 ans, notre projet d’école inclut un volet “Égalité Filles-Garçons” et des activités autour de ce thème. L’an prochain, nous avons été recrutés pour participer à l’expérimentation du dispositif « Les ABCD de l’Égalité ». À suivre…

    #éducation #école #égalité #sexisme


  • Les Inrocks - « Les inégalités n’ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire. »
    http://www.lesinrocks.com/2013/04/10/actualite/des-destins-tres-francais-11383786

    La France reste donc une société de classes ?

    La période des Trente Glorieuses a fait croire à certains que les classes sociales étaient mortes, enterrées par le développement des classes moyennes. Or, depuis une quinzaine d’années, les inégalités augmentent à nouveau, en termes de revenus ou de patrimoine. Ce que montre également la persistance d’une si forte reproduction sociale, c’est que l’émergence d’une vaste société “moyenne” relève du mirage. Les destins à ce point contrastés des enfants des classes populaires et des enfants mieux nés soulignent à quel point il subsiste des univers de vie différents dans la société française.

    #Camille_Peugny #sociologie #mobilité_sociale

    • En vrai, le titre est trompeur les inégalités n’ont pas « été repoussées plus loin dans le cursus scolaire », leurs effets visibles peut-être, et encore…
      (Ne serait-ce que du point de vue institutionnel-financier, pour ne pas parler du reste, les budgets des écoles, qui dépendent des mairies, varient de plus de 1 à 10.)

      L’élitisme de l’école n’est-il pas son principal vice ?

      Bin oui, on en revient toujours là.

      Pour cela, il n’y a pas de miracle : il faut plus de moyens – la France dépense 20 % de moins pour l’enseignement primaire que la moyenne des pays de l’OCDE -, des classes moins chargées, des changements dans les pratiques éducatives.

      Le vrai miracle serait une vraie volonté politique pour coordonner augmentation des moyens ET un changement des pratiques éducatives. Le trou noir de la réflexion éducative de la gauche de gauche est que le second n’est absolument pas une conséquence de la première.

    • Enfin, moins visible pour les classes moyennes, qui sont effectivement discriminées plus tard dans le cursus scolaire. Par contre, pour les classes populaires, je peux te dire que le couperet tombe de plus en plus tôt. Dès la maternelle, tu vois déjà comment les petits _cassos" comme on les appelle délicieusement sont traités différemment des autres et combien cette mise à l’écart va s’intensifier tranquillement pendant le primaire pour un direct to CLIS ou Segpa à l’arrivée au collège. Les classes moyennes à fort capital culturel et faible capital financier verront le couperet lors de l’accès aux études supérieures où l’argent fait immanquablement la différence plus que la connaissance des cursus ou les aptitudes des étudiants.

    • La question de la maîtrise de la langue orale est discriminante dès la maternelle. Les écarts (et donc les inégalités) entre les classes de GS de la ville haute et du quartier populaire du #bled-en-chef sont vraiment criantes.
      Pour les classes populaires, il y a à la fois les inégalités de départ (sociales, culturelles) et pour ceux qui s’en sortent malgré tout un effondrement plus tard (au collège) faute d’étayage et aussi de possibilité de se projeter dans l’idée d’un cursus long. L’an dernier, nous avons organisé des séances communes entre un groupe de lycéens et nos CP. J’ai été frappé par le fait de devoir expliquer ce qu’était un lycéen, de fait mes élèves n’en ont pas autour d’eux. Ils connaissent le collège que les grands frères et sœurs fréquentent, mais pas le lycée car les orientations se font avant. Massivement. On retrouve là le tandem élitisme/reproduction sociale.
      Pour les cassos, tu as encore raison. Avant de rejoindre le quartier populaire du #bled-en-chef, j’étais en école rurale et le regard porté par les adultes, et parfois les prises de paroles que ces adultes s’autorisent avec les familles et les gamins, sont tout simplement effrayants. Je ne prétends pas être un bon instit et la question des bonnes pratiques pédagogiques est complexe et je fais mon chemin avec modestie mais il y a un truc dont je suis persuadé c’est que la #bienveillance est une clef pédagogique fondamentale. Une attitude bienveillante de la part des enseignants est une réforme applicable tout de suite, qui ne demande aucun moyen supplémentaire et qui pourrait modifier en profondeur notre système éducatif. L’#effet_Pygmalion est un levier incroyable, j’en ai tous les ans la preuve…

    • Les cassos sont les nouveaux bougnoules de la République. Je suis frappée par l’unanimité du rejet dont il font l’objet et par les attitudes et discours que les gens se croient permis à leur encontre. C’est d’une violence qui m’est assez intolérable et je suis dans cette configuration incroyablement minoritaire. La figure du cassos permet, semble-t-il, de cristalliser tout le besoin de haine et de distinction de l’ensemble du corps social. C’est un racisme anti-pauvres très violent et content de ne pas dire son nom.
      En gros, ils sont un défouloir collectif aux frustrations accumulées ces derniers années, les parfaits boucs émissaires d’un corps social qui se délite totalement.
      Je veux écrire là-dessus, mais quelque part, je n’y arrive pas... même pour moi, c’est trop gros.

    • J’avais mis ça de coté il y a quelque temps sur Diigo :
      http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=52

      On peut dire, pour résumer, que l’École française, bien loin d’être une institution « technique » (dont la théorie serait la « pédagogie ») destinée à mettre les générations montantes en possession de connaissances ou de compétences (on ne peut s’étendre ici sur cette distinction pourtant capitale), est au contraire une institution idéologico-politique de formation d’identités hiérarchisées en classes qui utilise la transmission, l’enseignement comme alibi ou masque de cette opération de reproduction, mais qui, en même temps, ne pouvant se passer de ce masque, effectue réellement, pour une part, cette transmission.

      Et, toujours de ce #Bertrand_Oglivie : http://www.revuedeslivres.fr/a-quoi-sert-lechec-scolaire-par-bertrand-ogilvie

      Or il est évident, contrairement à cette représentation de l’échec comme un « ratage », que cette institution a été conçue dès le départ pour qu’un tel ratage statistique important ait lieu, accompagné bien sûr d’un volant étroit de réussite, qui aboutit à ce résultat que l’école reproduit non pas simplement la société telle qu’elle est, mais le fait que les individus qui y vivent considèrent comme naturelles les normes et les hiérarchies dans lesquelles ils viennent se ranger quand ils entrent sur le marché du travail.

      [...1789] il fallait leur donner les moyens, dans tous les domaines possibles, d’être au niveau de ceux qui pensent, qui formulent conceptuellement les problèmes, et non de ceux qui les subissent. Il s’agissait de leur permettre de participer au débat public de plein pied dans le champ de réflexion et d’action de ce grand moment révolutionnaire de 1789. Il fallait donc inventer une institution spéciale dans laquelle on donnerait à toute la population française (avec évidemment, comme toujours, la question de ce qu’on entend par « tous ») la possibilité d’entrer dans la pensée du politique. Ce projet est politique depuis le départ, et l’est resté jusqu’au bout. Aujourd’hui, dans l’esprit des gens qui font fonctionner cette école, ce lieu reste associé – sur un mode assez lâche, qui est plutôt celui de l’association d’idées – à l’idée d’émancipation politique. [...]
      cette école politique ne pouvait pas non plus ne pas affronter la question de savoir ce qu’on fait d’une masse de scolarisés qui, éduqués à égalité, débarquent dans une société profondément inégalitaire, dans laquelle la question de la propriété a été tranchée dans le sens de la protection de l’inégalité, et doivent donc, d’une manière ou d’une autre, articuler, accepter cette injustice d’une formation égalitaire qui ne contrebalance pas la vie inégalitaire qu’ils vont inévitablement mener – la Révolution française n’ayant pas été une révolution communiste, comme on le sait.

      Sans vouloir lancer un #débat_interminable (quoique...), je suis depuis longtemps assez sidéré par la naiveté de l’exigence d’’#égalité_des_chances, et qui est assez marquée dans cet entretient des inrock : d’abord, la #mobilité_sociale ascendante suppose soit la disparition du travail non-qualifié, soit sa délocalisation, soit le recours à l’immigration, soit, enfin, une mobilité sociale descendante des enfants des classes bourgeoises et moyennes... Ensuite, pour poursuivre l’idée d’Oglivie, dans une société inégalitaire, l’idée d’égalité des chances semble revendiquer que les enfants de pauvres et les enfants de riches doivent avoir les mêmes chances de devenir... pauvres ou riches. Si l’on veut l’égalité des chances, comment ne pas vouloir l’égalité tout court ? : [ http://www.barbery.net/philo/chouette/salaire.htm ]

      il n’est pas vrai que des familles à revenus différents peuvent offrir les mêmes chances de développement à leurs enfants.
      Ce pourquoi, alors qu’il n’y a pas plus de justification rationnelle en faveur de l’égalité que de la hiérarchie des salaires, il faut à mon avis défendre l’égalité des revenus, c’est pour rendre effective et réelle l’égalité des chances des êtres humains.


  • L’homosexualité sans peines - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/L-homosexualite-sans-peines.html#page

    Comment s’est déroulée l’abrogation du délit d’homosexualité en France ? Antoine Idier rappelle les résistances rencontrées par ce qui apparaît aujourd’hui comme une évidence, et les évolutions du registre militant qu’a impliquées cette avancée vers l’égalité des droits.

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L308xH385/arton2270-825b3.png
    #égalité #droit #homosexualité #injustice


  • Acte III de #décentralisation : si on en parlait vraiment ? | En gros : désengagement de l’État, austérité forcée par asphyxie financière, balkanisation, renforcement des baronnies, confiscation démocratique par distanciation entre les élus de terrain, marginalisés, et les électeurs, impuissants.
    http://www.miroirsocial.com/actualite/8553/acte-iii-de-decentralisation-si-on-en-parlait-vraiment

    Cette loi ouvre une décentralisation-régionalisation-métropolisation à la carte porteuse de droits régionaux et métropolitains différentiés, d’une région à l’autre, d’une métropole à l’autre, d’une métropole au sein d’une région [12]. La volonté exprimée de créer du droit local pour tenir compte des spécificités dénote bien un fort risque de remise en cause de l’unité territoriale et le l’égalité de droit républicaines. C’est bien l’#égalité républicaine qui s’en retrouve attaquée et fragilisée. Cela peut concerner le logement, l’environnement, le droit du travail, le social, la formation professionnelle, l’éducation etc.


  • Même les enfants sont pour !

    de bric et de blog
    http://bricablog.net

    L’égalité

    Tout le monde peut se marier
    Égaux ou pas
    Libres ou pas
    Ceux qui s’aiment doivent avoir la liberté

    Pourquoi certains ne peuvent se marier ?
    Pour des bêtises !
    S’ils le veulent, marions-les !
    Qu’on les égalise.

    Pourquoi les rejeter ?
    Nouons la fraternité
    Hommes ou femmes,
    Où est le blâme ?

    Tarquinou (10 ans)

    #homosexualité
    #égalité


  • Égalité des filles et des garçons de la maternelle au baccalauréat (Ministère de l’Éducation nationale)
    http://www.education.gouv.fr/cid4006/egalite-des-filles-et-des-garcons.html

    L’égalité des filles et des garçons constitue une obligation légale et une mission fondamentale pour l’éducation nationale. Si les écoles et les établissements sont devenus mixtes dans les années 70, trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. L’éducation à l’égalité est nécessaire à l’évolution des mentalités.

    – « Filles et garçons sur le chemin de l’égalité »
    http://www.education.gouv.fr/cid57113/filles-et-garcons-sur-le-chemin-de-l-egalite-de-l-ecole-a-l-enseignem

    Les études statistiques sur les parcours scolaires des jeunes montrent des différences de performances et de choix d’orientation entre les filles et les garçons.

    – « Comportements sexistes et violences sexuelles : prévenir, repérer, agir »
    http://eduscol.education.fr/cid53898/-comportements-sexistes-violences-sexuelles.html

    un état des lieux des violences sexuelles en France et des différentes formes de violences en milieu scolaire ; des définitions et des rappels juridiques relatifs au sexisme, aux violences à caractère sexuel, aux mariages forcés et aux mutilations sexuelles féminines ; un chapitre sur le rôle de l’École et la prévention ; des ressources utiles

    #éducation #sexisme #égalité #filles #garçons #Institution #MEN #c_est_pas_gagné



  • #Homme et #femme n’ont plus le #monopole du #mariage
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1701
    Sur le chemin d’une #famille à couple de #sexe unique.

    Aux #EtatsUnis Barack #Obama était, en 2008, contre la reconnaissance du #mariagegay au couple composé de personnes de même sexe, et à #égalité #juridique avec l’ancienne #union qui fondait la famille. Le #président est acquis au #changement , et son #opposition qui était aussi solidement ancrée dans la même position, est entamée par la #nouvelle envie. En #France, un tel #projet s’est transposé en une #contestation saillante d’une droite en quête de fixations...


  • A la crèche, les stéréotypes genrés se portent bien
    http://www.liberation.fr/societe/2013/03/28/a-la-creche-les-stereotypes-genres-se-portent-bien_891752

    Exemple : une aide-maternelle qui dit à mon gamin qui sourit à une petite fille : « Quel séducteur ! Vas-y, elle est libre. ». Gromeleu. Déjà, je n’aurais jamais pensé à dire d’un bébé qu’il est "séducteur", je trouve ce terme assez déplacé. Mais surtout, je n’aime pas du tout l’idée qu’une personne chargée de s’occuper de petit monsieur trouve normal de dire à des garçons que les filles sont libres pour qu’il se serve ! Et inversement.

    #education #sexisme #égalité


  • Inégalités hommes-femmes : les non-dits du 8 mars
    http://www.inegalites.fr/spip.php?article1403

    Il est facile d’évoquer la « nature féminine » pour refuser de voir les inégalités dont sont victimes les femmes. Mais, trop souvent, les défenseurs de l’égalité hommes-femmes se voilent la face et évitent de remettre en cause le fonctionnement global de l’entreprise, de l’école, de la famille, etc. Une position qui ne peut pourtant au final que décevoir les femmes qui recherchent l’égalité, car elle ne porte que sur une partie du problème.

    • Depuis le début des années 1990, la part des femmes dans le secteur de l’informatique diminue : ne peut-on pas y lire les conséquences de la dégradation des conditions d’emploi dans ce secteur ?

      Et évidemment les secteurs de travail pour les femmes se poursuivent avec toujours le ménage et les enfants : institutrices ou techniciennes de surface en tête… brrr

    • Mais je crois que le secteur de l’informatique est affecté par la baisse du nombre de femmes parce que c’est un lieu de pouvoir. Les jeunes sont même assez tristement ignorants de toute éducation féministe. Les hommes veulent conserver le secteur informatique (devenu phallique) de façon virulente en accentuant le déni des femmes. C’est très dur de bosser dans ce milieu machiste. Il suffit de voir certains logiciels libres (…) incapables d’évoluer dans le sens d’une quelconque ouverture égalitaire dans la plus pure indifférence de leurs adeptes.

      #logiciel_sclérosé #femmes #travail #phallus_informatique

    • @monolecte, je ne renoncerais pas. Je n’en vis pas bien mais c’est ma passion et mon complément alimentaire. Il y a 15 ans je gagnais très bien ma vie quand je travaillais 14h par jour pour les effets spéciaux numériques en cinéma. Avec un enfant, tu vois le monde basculer. Et c’est désespérant car je vois constamment le recul de l’égalité des femmes dans ce milieu sans voir aucun moyen être développé pour l’endiguer.
      Hum, dans les années 80 ce n’était pas si horrible, il y avait presque autant de femmes que d’hommes. Les gens ne savaient même pas ce qu’était l’informatique, les réseaux, ce n’était pas tant un lieu d’esbroufe et de pouvoir.
      Ma sauvegarde a été de trouver des équipes de femmes, et dans ce cas, c’est vraiment une bouffée d’air parce qu’elles ne remettent pas autant en cause tes capacités, au contraire, la confiance s’instaure souvent rapidement. Car sinon, je me heurte bien souvent à la suspicion des hommes, qu’il faut applaudir et vénérer à son propre détriment.

    • James

      @touti, c’est super complotiste comme vision des choses...

      Donc, d’après toi James, j’affabule ? Tu tronques ma phrase mais c’est pas grave, il te faut dénigrer ce que j’ai écrit par une phrase lapidaire et sans appel ? Je suis furieuse, et toi tu devrais avoir honte et te cacher de dire autant d’âneries sur une seule ligne.

      Le déni et l’incapacité de voir les inégalités hommes/femmes comme leurs causes sont tels évidemment qu’il n’y a aucune raison que ça change. Même les plus intelligents et ouverts ont des lunettes à visions programmées qui les empêchent de voir ! Quelle idée d’aller les perturber et leur botter le cul !
      Tant que les lions n’auront pas d’historiens, les histoires de chasse glorifieront le chasseur.

      C’est tellement bien ancré culturellement que phallus = pouvoir et puissance = homme, tellement répété que les femmes sont construites sur cette absence, si inconsciemment enfouit cette peur de l’impuissance, du non masculin, du non pouvoir chez les hommes, qu’à l’inverse (pire : en complémentarité) la femme serait incapable, impuissante, fragile. Cette construction de merde faudra bien la faire tomber un jour. Et puis, cette peur des hommes qu’on leur coupe les couilles chaque fois que l’ordre établi par eux, pour eux, est requestionné dans un secteur de pouvoir ! Mazette, y’a du taf, et tu me dis complotiste ?

      Comme le 1er pouvoir magique et extraordinaire d’enfanter ne peut être retiré aux femmes, les hommes ont quand même tenté de diminuer les possibilités pour les femmes de se mouvoir en réduisant leurs pieds à des moignons. Il a bien fallut également que les hommes imposent la science débile de l’accouchement allongé pour prendre la place des sages femmes ! Et qu’aux autres postes décisionnaires seuls règnent les hommes.

      Les hommes n’ont cessé de restreindre les libertés des femmes, en les privant de toute autonomie, des droits les plus élémentaires, en les traitant en bétail, carrément sans âme, une vache quoi. Et malgré tout le mépris dans lequel elles grandissent il a fallut encore y ajouter les meurtres et les violences qui leur sont faites, guerre ou pas guerre.

      Oh mais ça c’était avant, ce n’est que conspirationnisme et racontars de bonne femme, tu vas pas en faire toute une histoire.

      Allez @james, prêt à ravaler ta langue ? à changer les choses, ouvre les yeux bordel de cul ! tu veux que je te donne quelques chiffres dans la france slérosée d’aujourd’hui pour étayer ma démonstration ? 31% des hommes cadres sont mieux payés que les femmes à travail égal. Après 75 ans deux fois plus de femmes que d’hommes sont pauvres. 18,5 % de femmes siègent à l’Assemblée nationale. 13,8 % des maires sont des femmes. Tu as entendu parler du « plafond de verre », ben, y’a que les hommes qui le franchissent, les femmes, restez dessous. 33 % de femmes PDG en Thaïlande contre 10 % en France.

      Mais évidemment le secteur informatique reste miraculeusement en dehors de tout ça, il ne participe en rien à renforcer le pouvoir des hommes et dans le meilleur des mondes les vecteurs d’information sont autant aux femmes qu’aux hommes. D’ailleurs aucune bascule n’a eu lieu ces dernières années et si il y a aussi peu de femmes c’est parce qu’elles préfèrent faire la vaisselle et qu’il faut être aussi fort et intelligent qu’un homme pour parler à un disque dur.
      La preuve c’est qu’il y a quand même 2% de femmes dans le logiciel libre, donc, hein arrêter de fabuler avec vos complots à tout bout de champs.

      Franchement, inversons le propos ça ne dérange donc pas les hommes d’être sur-représentés ? d’ignorer dans la plus pure indifférence la non existence des femmes ? De ne rien faire pour y remédier ? De ne pas considérer de partager ce pouvoir comme la première des exigences à inscrire ?

      #shame_on_you

    • La problématique complexe de l’absence des femmes des sphères de développement
      du logiciel libre a été relié à deux phénomènes : l’absence d’autres groupes minoritaires dans
      les communautés du libre (ex. des groupes ethniques et culturels) et l’usage et l’appropriation
      du logiciel libre par les femmes dont les difficultés demeurent dans la conception même des
      outils techniques.

      http://www.ludost.org/sites/www.ludost.org/files/memhark_complete_0.pdf

    • Tu es en colère, @touti, et c’est bien normal. Je suis désolé de t’avoir rendu furieuse.

      Je sais bien que tu n’affabules pas. Ce n’est pas le fond qui me heurte dans ton propos, c’est de trouver ce bout de phrase au milieu. Je le trouve mal formulé quoique tu aies voulu dire.

      Voilà comment je comprends cette phrase : « les hommes », a priori tous, agissent de concert, mû par une volonté commune, pour empêcher « les femmes » de prendre une part trop importante dans un secteur économique parce qu’il en va de la conservation d’un pouvoir qui, à leurs yeux, devrait rester masculin.

      Je ne crois pas que le fait de vouloir conserver un quelconque pouvoir soit le propre des hommes. Je crois que le pouvoir corrompt tout le monde, hommes et femmes.

      Donc oui, tout individu ayant du pouvoir pourrait être tenté de le garder pour lui et si c’est un homme et qu’il est sexiste, ça ne va pas dans le bon sens. Mais tous les hommes ne sont pas sexistes et tous les hommes n’ont pas autant de pouvoir qu’ils croient ou qu’on leur prête.

      Il y a des hommes qui mettent tout en oeuvre pour conserver un pouvoir effectif bien réel, oui. Qu’un secteur industriel comme celui de l’informatique soient dans les mains d’un petit nombre d’hommes, oui encore. Mais ces hommes-là, ce ne sont pas tous les hommes. Ceux-là sont avides, certainement, tous sexistes, peut-être…

      Je ne suis pas sûr que ce petit nombre d’hommes se soit ligué pour empêcher les femmes d’accéder aux commandes d’un secteur économique précis mais je pense plutôt que chaque individu avide et haut placé fait en sorte de ne partager ce pouvoir que tout secteur économique représente avec personne ! ni femmes, ni d’autres hommes.

      Il me semble impossible que tous les hommes soient de mèche et qu’ils se soient organisés pour protéger leur intérêt commun (LE secteur informatique, tout entier) en tant que groupe « les hommes », parce qu’ils le « veulent ». Parce que pour moi, ce groupe « les hommes » n’existe pas. Il ne peut donc pas exercer une « volonté ». Encore moins agir pour lutter contre un autre groupe « les femmes ».

      Alors quoi, j’ai mal compris, c’est ça ? (ça m’arrive souvent)
      Si j’ai mal compris, qu’est-ce qu’elle veut dire cette phrase ?

      Si j’ai mal compris, d’autres pourraient aussi mal comprendre et considérer que c’est toi qui a mis une ânerie au milieu de ton texte. Il perd de sa force.

      Pour ma part, je n’aurais peut-être pas dû employer le mot-qui-fâche et prendre le temps d’écrire : « Je trouve que ce bout de phrase donne une vision caricaturale du problème et c’est dommage parce que pour le reste, je suis d’accord ». Mea Culpa.

    • Pourtant, force m’est de constater chaque jour que le groupe des femmes, lui, existe... et malgré nous. Toutes les femmes, y compris les dominantes, les militantes, les bourgeoises, les fortes en gueule, les révoltées, etc., savent immanquablement qu’elles risquent à tout moment la sanction qui leur est strictement réservée si elles enfreignent les codes de la domination : se promener seules, sortir tard le soir, passer dans certains endroits, s’habiller de certaine manière (en fait, toutes les manières de s’habiller peuvent fondamentalement attirer la sanction, je pense même qu’il y a des femmes en niqab qui se font chopper), se comporter amicalement, discuter avec des inconnus, trop boire, trop rire, trop exister ou pas assez, marcher trop lentement ou trop vite, être juste trop jolie ou trop charmante ou même n’avoir aucun trait ou comportement distinctif particulier, hormis un seul : être une femme.

      Je ne pense pas que les femmes s’organisent pour être un groupe dominé, pas plus que les gens à la peau noire ont cherché les chaînes ou les Juifs, la chambre à gaz, cela dit, il est par contre terriblement évident pour chacune d’entre nous qu’il est nettement plus confortable, à tout point de vue, d’être un homme plutôt qu’une femme, d’être un blanc plutôt qu’un coloré, d’être un Aryen au temps d’Hitler. Cela ne signifie pas que tous les blancs ont comploté contre les noirs ou que tous les Allemands voulaient la peau des Juifs, ni même approuvaient vaguement le sort que leur a été fait, cependant tous les membres d’un groupe dominant ont parfaitement conscience du fait qu’in fine, ils sont du bon côté du manche.

      C’est un peu comme les patrons : il est impossible de dire que tous les patrons sont des salopards. J’en connais même beaucoup de fort sympathiques. Et puis, beaucoup d’entre nous ne sont pas à l’abri de devenir un jour patron à leur tour (encore que, d’un point de vue purement sociologique, en fait, non, certains d’entre nous sont vachement plus à l’abri que d’autres de ne jamais finir patron... comme les femmes, par exemple...). D’ailleurs, il y a des tas de patrons qui sont carrément de gauche, voire même d’extrême gauche et qui ont le souci de leurs salariés... pourtant, chacun d’eux sait pertinemment que si, à moment donné, la manière dont se déroule le fameux dialogue social ne leur convient plus, ils peuvent alors trancher de manière catégorique et sans appel et se comporter en despotes absolus. Parce que l’organisation sociale actuelle leur permet de le faire, parce que le fait même que notre ordre social structure leur domination leur permet de l’exercer librement, à tout moment et pratiquement sans tact ni mesure. Ils ont le choix de dominer ou non et le simple fait que cette possibilité existe (et est en plus encouragée : « mais qu’est-ce que tu t’emmerdes, mon vieux, n’oublie pas que c’est toi, le patron ! ») rend l’exercice de ce pouvoir pratiquement inéluctable.
      D’ailleurs, voit-on tant de patrons que cela lutter pour des règles plus équitables entre patrons et employés, pour un équilibre réel des pouvoirs ?

      Le fait est que tout homme a forcément été pétri des représentations sociales genrées qui sont valorisées par notre société et que s’ils n’exercent pas leur domination individuellement, c’est juste une question de libre choix pour chacun d’eux, libre choix sur lequel ils peuvent revenir à tout moment, sans craindre aucune sanction sociale, voire même en étant valorisé « Ah, quand même, tu as cessé de faire ta gonzesse, tu te fais enfin respecter ! ». Alors que moi, en tant que dominée (bien que jouissant d’une relative liberté de parole, de déplacement, etc.), je ne choisis pas de ne plus subir la discrimination à l’embauche, les salaires pourris, les remarques de merde, la peur du viol et autres joyeusetés dont j’ai hérité uniquement et seulement parce que je suis née de sexe féminin.

      Voilà qui fait toute la différence entre ceux qui appartiennent à un groupe dominé et ceux qui appartiennent à un groupe dominant.

    • Je suis bien d’accord avec @monolecte et pour compléter la dernière partie, il peut être utile de jeter un œil sur ce texte qui a été posté déjà plusieurs fois sur #seenthis :
      « Les hommes proféministes : compagnons de route ou faux amis ? »
      http://seenthis.net/sites/70094
      Juste un point qui me paraît contradictoire avec le reste :

      cependant tous les membres d’un groupe dominant ont parfaitement conscience du fait qu’in fine, ils sont du bon côté du manche

      Et bien justement, je ne crois pas. Et c’est en cela que les oppressions et notamment celles des femmes fonctionnent aussi bien, c’est qu’elles s’ancrent dans des fonctionnements sociaux et mentaux (stéréotypes) qui les rendent "naturelles" et impliquent un nécessaire travail d’élucidation. Même aux yeux de l’opprimé(e).
      D’une manière générale, ne sont pas des cas atypiques les prolétaires qui s’engagent politiquement (notamment par le vote) contre leur camp, les femmes qui participent activement au maintien du cadre patriarcal, les individus issus de minorité qui optent pour l’obligation de discrétion et/ou l’intégration forcée. D’où l’importance de la conscientisation et des phénomènes de "pride" et autre retournement de stigmates. Pour combien de femmes, il est honteux d’être féministe, même pour celles qui luttent contre un sexisme perçu comme des faits et non comme une domination (cf. "Ma démarche n’a rien de féministe" in http://www.sudouest.fr/2013/02/02/quand-les-soirees-etudiantes-derapent-954064-2780.php).
      Pour en revenir, plus spécifiquement, à ceux qui sont du bon côté du manche. Je pense que la prise de conscience sociale à la prise de conscience pour soi sont deux étapes bien distinctes dans une vie. Lorsqu’on est un mâle blanc bourgeois, c’est une première étape de prendre conscience des injustices et inégalités de la société et de devenir au sortir de l’adolescence un gauchiste anti-raciste feminist-friendly, mais ce n’est pas le plus dur. Par contre, prendre conscience qu’en tant que mâle blanc bourgeois on est triplement dans le camp des dominants n’est pas si simple. Parce que la société est faite pour nous, donc les facilités dont nous profitons ne nous apparaissent pas si facilement. Parce qu’il y a toujours d’autres oppressions/difficultés qui viennent obscurcir le jugement. Par exemple sur le marché du travail, à la fin d’une journée d’entretiens d’embauche, je vais me penser comme "dominé" (dans le cadre de la relation salarié/patron) sans ressentir que mes chances d’embauche non-concrétisées sont largement supérieures en tant que mâle blanc bourgeois à celles d’une femme prolétaire immigrée. Enfin, cette deuxième étape est difficile car alors qu’on est un gentil gauchiste anti-raciste pro-féministe, il faut assumer ce que veut dire "être du bon côté du manche" : ça veut dire vivre dans un système à notre image, ça veut dire profiter (même passivement) d’un système et de dominations, ça veut dire être soi-même en position de dominant au quotidien, ça veut dire, en dépit de ses valeurs, participer en dominant à ce système. Bref on pense être un "gars normal" et il faut accepter de se penser comme un oppresseur. D’où un déni, et une étape compliquée qui demande de longues années.
      Le fait qu’il soit difficile de se penser soi-même comme dominant éclaire aussi les antagonismes dans le cas d’oppressions croisées : cf. les polémiques actuelles ou passées sur l’autonomisation des luttes, celle des femmes au sein des mouvements progressistes, la polémique sur les féministes blanches (http://seenthis.net/messages/92727) ou celle sur l’ouvrier blanc (http://seenthis.net/messages/91113), etc.

    • Grml. Excusez les perturbations, à faire 7 choses à la fois j’ai fini par m’emmêler les claviers...

      Longtemps je me suis dit « féministe », jusqu’au jour où une femme me l’a reproché sur le thème « t’es un mec et à ce titre un héritier du machisme ». C’est pas faux. Ni volontaire... Mais ce fut dur à entendre.

      Du coup il me semble plus correct de me dire « pro-féminisme » ou « pro-féministe ».

      Et en fin de compte, j’adhère assez à l’idée que comme dans tout combat social, la catégorie concernée a raison de se prendre en main et marquer sa différence.

      (c’est là que je voulais mettre le lien)

      http://seenthis.net/messages/19027

      Au surplus, quand on pense changement, je crois que la difficulté est de malgré tout trouver et accepter des alliances, que celles-ci soient culturelles, conjoncturelles,... Car il me parait clair que « le pouvoir » est l’enjeu. Et pour trouver/favoriser/développer de nouvelles formes de vie ensemble, en couple, en société... On est souvent plus forts ensemble...

      Après, pourquoi le logiciel libre est-il un « si mauvais exemple ». Ne serait-ce pas (un peu) à cause de l’insécurité du modèle ? Les conflits ont une telle tendance à s’y embraser... Et les méthodes de combat (les déroulements de conflits) n’y sont-elles pas la caricature de ces méthodes de domination dont les femmes sont souvent victimes ?

      Mais bon, je reconnais ne pas être un grand penseur de la question...

      #égalité #genre #pouvoir



  • Une étude (en cours) sur l’égalité entre les filles et les garçons dans les jardins d’enfants du comté d’Aust-Agder (Sud de la Norvège).

    Depuis six mois, une étude est en cours dans les jardins d’enfants de la commune d’Arendal (sud de la Norvège) pour savoir si les personnels qui encadrent se comportaient de la même manière (ou pas) envers les filles qu’envers les garçons, et s’il existe une discrimination.

    Tout est observé, les situations au vestiaire au moment de préparer les enfants pour sortir, ou quand on les reçoit le matin, pendant les repas, les jeux, les séances de lectures/commentaires, les activités artistiques et culturelles.

    Un rapport de synthèse sera présenté par le gouverneur du comté au mois de février. A suivre

    #égalité #discrimination #enfance #pédagogie #école-maternelle #jardin-d-enfant #norvège

    • En même temps, la formation des animatrices et animateurs n’aborde jamais (je dis bien jamais, j’ai déjà fait faire ce genre de formation) ces questions en France, d’une part. D’autre part, le point essentiel du BAFA se réduit souvent a « sécurité de l’enfant », ce qui s’entend souvent chez les stagiaires par attention aux problème physique. A la limite le psychisme est retenue si l’enfant se met a pleurer... De toute façon a 1 pour 14 et en étant payé moins que le smic grace au contrat CEE, ou tu gagne 35 euros la journée, alors que tu fais 10 heures, ce qui fait 3,5 euros de l’heure (le smic est a 9 euros environ)... il n’est pas étonnant que les gens qui font ce travail n’ont de toute façon, pas trop envie de creuser la question si leur formatrices et formateurs ne les y ont pas poussés.
      En tout cas je suis sur que si on fait ce genre d’enquête en France dans n’importe qu’elle école, les résultats seront hyper-sexiste malheureusement.

    • Je vais suivre ça de très près, puisque c’est là où j’habite et que mes mômes y sont, dès que l’étude sort, je vous en fait une traduction avec du sel et du poivre. Nous attendons tous avec impatience le résultat de ces six mois d’enquêtes, au pays de l’enfant roi et où la préservation de l’égalité entre les sexes est LE truc a très haute priorité


  • « Le chômage, ma cantine, le maire et moi… »… et l’AJDA at Enfants, tous égaux !
    http://www.enfants-tous-egaux.fr/le-chomage-ma-cantine-le-maire-et-moi-et-lajda/#more-838

    Le juriste, également fonctionnaire territorial, nous livre une étude que nous conseillons vivement aux maires et décideurs politiques.

    Rappelons que par un arrêt du 23 octobre 2009, le Conseil d’Etat a jugé que "le moyen tiré de ce que la délibération attaquée interdit illégalement l’accès au service public de la restauration scolaire à une partie des enfants scolarisés, en retenant au surplus un critère de discrimination sans rapport avec l’objet du service public en cause est de nature à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux sur la légalité de cette délibération"

    #cantines #égalité #service-public


  • L’insoutenable médiocrité de la lecture à l’école
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/12/12/l-insoutenable-mediocrite-de-la-lecture-a-l-ecole_1805093_3232.html

    Si la France veut sérieusement refonder son école, il est donc urgent qu’elle sorte de ses vieilles querelles (entre méthode syllabique et globale, par exemple), qu’elle adopte une approche plus scientifique et tire profit des expériences convaincantes mises en oeuvre à l’étranger. Le chef de l’Etat a fait de l’éducation, et en particulier de l’école, une priorité nationale : au-delà des moyens, indispensables, cela suppose des méthodes, efficaces.

    Scientisation de l’apprentissage de la lecture à l’école : on prend les mêmes et on recommence. les méthodes miracles n’existent pas sinon il y a longtemps que ça se saurait. Il serait temps de reconsidérer le facture « humain d’abord » et donner sens à un apprentissage qui n’a rien d’évident pour bon nombre de nos gamins : en vrac, faire de la correspondance scolaire (avec une vraie rencontre en fin d’année) ou encore éditer un journal de classe ... Internet a ouvert un réel univers d’échange : il serait grand temps que l’institution encourage l’innovation et permette aux enseignants de prendre des initiatives.

    • Ben ya des manières de s’y prendre qui marche mieux que d’autres à grande échelle (càd pas pour tel ou tel élève précis mais pour tous, surtout ceux dont les parents ne peuvent pas les aider), mais il parait que c’est trop fasciste.

      Mais c’est certainement pas scientifisable. :)
      La pédagogie est un art, pas une science.

      Enfin bon, la priorité c’est d’abord de lire énormément d’histoires de toutes sortes longtemps avant l’apprentissage de la lecture, contes, légendes (grecques, africaines, ...), des documentaires, des livres sans images aussi, même tôt. Et tout ça avec une langue riche, pas mimicrara pinpon ouaoua ou que des mots soi-disant « à leur portée ».

      Tant qu’ils ne sont pas abrutis par le zapping (et à 4 ans yen a c’est déjà chaud), les enfants adorent écouter des histoires, et si on leur parle en faisant le pari qu’ils vont comprendre ou demander lorsqu’ils ne savent pas, et bien très vite ils n’attendent qu’une chose : savoir lire eux-mêmes !

      C’est quand même le principal à faire : avoir déjà envie de lire seul avant même que ce soit l’âge d’apprendre. Une fois cette étape faite, peu importe la méthode exacte (enfin ce dernier point dépend du contexte familial quand même).

      #lecture #éducation #école #égalité

    • Sauf que plutôt que de se faire chier à lire un bout d’histoire, les parents modernes préfèrent leur coller une TV dans la chambre.
      L’autre jour, j’ai vu l’instit de ma fille :

      notre plus gros problème, c’est que nous avons des enfants en classe à qui personne ne parle. C’est à dire que depuis tous petits, personne ne prend le temps de parler avec eux. Ils peuvent passer des journées entières sans que personne chez eux ne leur adresse directement la parole.

      Donc là, on est carrément super loin du problème de la lecture du soir. Et c’est bien plus profond qu’un simple problème de lecture. Les mômes ont carrément des retards de langage et leur vocabulaire, c’est celui de la télé...

    • De la subjectivité du lecteur (qui rejoint votre propos à l’un et à l’autre) :

      Quand je lis "le facture « humain d’abord »", moi qui suis un maniaque à qui souvent échappe la lecture globale, mon cerveau ne corrige pas la coquille en "le facteur humain"’ mais je lis "la facture", qui rejoint une autre préoccupation : l’enseignement plus précis, ciblé, "centré sur l’apprenant" comme on disait quand j’étais jeune (le dit-on encore) coûte plus cher, et le gouvernement précédent avait fait le choix de la macro-comptabilité : N profs pour N élèves, ça va dans l’école de ma fille, bourgeoise et favorisée où les parents accompagnent énormément les enfants, pas dans l’école de ma douce, une ZEP avec énormément de primo-arrivants qui ne devraient pas (ne peuvent pas) être 30 par classe.

    • @rastapopoulos :

      leur parler avec une langue riche, et de faire le pari qu’ils comprendront l’essentiel (ou qu’ils demanderont)

      La tête des gens quand mes enfants disent « se carapater », ou « c’est cocasse ». Ça n’a pas de prix.

      Accessoirement, il y a aussi une question d’apprentissage par osmose : à la maison il y a des bouquins partout et papa et maman ne font pas secret du plaisir qu’ils ont à lire. Nos enfants sont, en quelque sorte, jaloux de ce plaisir, et ont envie de ça aussi. donc ils lisent, ils écoutent la poésie quotidienne (au sens large) qu’on veut bien leur faire entendre.

      (Après, c’est sans doute une question de ce qu’on aime et qu’on transmet à ses enfants avec plus ou moins de bonheur : les gens qui mettent des télés dans les chambres des enfants ne leur parlent pas, mais eux-mêmes aiment souvent la télé au détriment du reste, le foutebôle, les infos de TF1, etc.)

    • Sûr que le robinet à images, notre sainte télé nourricière ne nourrit pas vraiment l’esprit, sinon pour squatter le « temps de cerveau disponible », le cerveau reptilien en fait. Rien qu’à voir la teneur langagière des émissions pour les mômes (onomatopés, bruitages, langage stéréotypé « djeun » ...), je n’étais même plus étonné de lire des « rédacs » aussi nulles, où le gosse s’exprime comme à la téloche.
      Un des objectifs de l’école maternelle version Darcos (celui qui prétendait qu’on n’avait pas besoin de Bac+5 pour torcher les fesses des bambins, ceci-dit, ça c’est plutôt du ressort de l’ATSEM, sans aucun mépris de ma part envers ces personnes, elles sont indispensables à ce niveau de scolarité) était de donner aux enfants la maîtrise du langage. Avec des effectifs de 35 voire plus par classe, c’est pas gagné. Si j’étais parent d’élève à l’heure actuelle, je pense que je ne scolariserais pas mes enfants dans des conditions aussi infâmes.


  • http://www.tetu.com/actualites/france/virginie-despentes-repond-a-lionel-jospin-et-aux-anti-mariage-pour-tous-22503

    Mais pourquoi tant de souplesse morale quand ce sont les hétéros qui se torchent le cul avec le serment du mariage, et cette rigidité indignée quand il s’agit des homosexuels ?

    [...]

    je m’étonne de ce que le mariage vous obnubile autant, que ce soit chez Jospin ou au Vatican, alors que la misère vous paraît à ce point supportable

    Il faut lire le texte en entier, ça déchire.
    via http://www.rue89.com/2012/11/21/mariage-pour-tous-comme-despentes-appelez-une-chatte-une-chatte-237220
    #Despentes #Jospin #mariage_gay #égalité


  • Arrêt sur images - Mariage : appeler une chatte une chatte
    http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=14755

    Comment, en trois mots, ruiner une réforme symbolique ? Hollande l’a fait. Vite fait bien fait. Trois mots. Chapeau l’artiste. « La loi s’applique pour tous dans le respect, néanmoins, de la liberté de conscience » a-t-il déclaré devant une assemblée de maires de France. Concéder aux maires la « liberté de conscience » face aux mariages homosexuels, c’est exactement vider la réforme de tout contenu. Les couples homosexuels se moquent bien de se marier, ou de ne pas se marier. Ils veulent avoir le droit de le faire. Ou de ne pas le faire si ça leur chante. Comme les hétéros. Par dessus tout, voilà ce qu’ils veulent : avoir les mêmes droits que les hétéros. De ce que j’en comprends, c’est avant tout une revendication d’égalité. Le législateur peut accéder, ou ne pas accéder à cette revendication. Ca se discute. J’ai cru entendre qu’on en discutait en ce moment. Mais si on accède, on accède. On n’accède pas à moitié. Donc, donner « la liberté de conscience » aux maires, c’est octroyer aux homos un droit au rabais. Demain, pour respecter la « liberté de conscience » d’un maire raciste, lui donnera-t-on le droit de ne pas marier un Blanc et une Noire ? demande-t-on ici et là. Chapeau l’artiste.

    (...)

    Vous pensez que vous parlez en général ? Mais non. Vous ne parlez que de vous. Et de vos enfants. Ou des enfants que vous fûtes. Et de ce que vous avez peut-être brûlé, ou tremblé, ou les deux, que l’on fasse à ces enfants.Tous ces députés, tous ces rabbins, tous ces imams, tous ces évêques, s’ils parlaient de leurs propres envies, de leurs propres terreurs, ne gagnerait-on pas du temps ?

    • Hollande coupe le cheveu en deux, se plie la poire en quatre, ménage la figue et le raisin, et fait comme à son habitude dans le mi-chèvre, mi-chou... L’avenir nous dira si cette stratégie porte ses fruits, s’il avait raison de laisser les réacs emporter leurs blocages et leurs phobies dans leurs tombes... Doit-on gaspiller de l’énergie contre des murs d’intolérance, dont la plupart (les maires) sont d’une génération irréversiblement élevée au patriarcat et aux traditions paternalistes ? J’avoue que vu l’état du pays, au départ je trouvais cette stratégie pas si débile. Dès que le progressisme est imposé par la force, j’ai l’impression que cela renforce les réacs, la chouannerie en tous genre, qui vont pulluler dans les campagnes sur la rengaine de la victimisation.
      Mais pour autant doit-on tolérer pour autant ce qui est moralement inacceptable ? Schneidermann n’est pas de cet avis, et son argument sur l’imposture de ce nouveau concept de liberté de conscience fait vraiment mouche :

      Par dessus tout, voilà ce qu’ils veulent : avoir les mêmes droits que les hétéros. De ce que j’en comprends, c’est avant tout une revendication d’égalité. Le législateur peut accéder, ou ne pas accéder à cette revendication. Ca se discute. J’ai cru entendre qu’on en discutait en ce moment. Mais si on accède, on accède. On n’accède pas à moitié. Donc, donner « la liberté de conscience » aux maires, c’est octroyer aux homos un droit au rabais. Demain, pour respecter la « liberté de conscience » d’un maire raciste, lui donnera-t-on le droit de ne pas marier un Blanc et une Noire ?

      #Hollande #mariage #conscience #homophobie #racisme

    • Les syndicalistes qui pestent contre Gandrange ou PetroPlus, ils n’ont pas la tribune de tous ces dégénérés là, qui évoquent la liberté de leur conscience de bidet... Si on les entend, c’est parce qu’on leur donne la parole. C’est parce que quand ils sont 100000, on le dit, et on le redit, et on fait comme si c’était beaucoup. Et quand 3 millions de personnes descendent pas la rue, on le dit vite et on l’oublie. Et on n’évoque pas la liberté de conscience des futurs retraités qui en ont ras la casquette de bosser pour des clopinettes.

    • La #République ne peut être discrétionnaire ! Et c’est tout. Hollande vient de poignarder son job de gardien de la Constitution qui garantit l’égalité entre les citoyens. Maintenant, je ne suis pas convaincue que cette égalité de droits passe par le mariage. Je suis moi-même hétéro non mariée mais qui aimerait que son couple non patriarcal jouisse des mêmes droits légaux que les mariés.

      Je suis pour l’égalité des droits, mais pas pour l’#égalité dans les valeurs bourgeoises.
      Le problème n’est pas le mariage, institution patriarcale rétrograde, mais le #PACS aurait mérité une réforme pour ne pas être discriminant en droits pour ceux qui le contractent par rapport au mariage. Le PACS ne concerne pas que les homos, il concerne tout le monde et il devrait correspondre non pas à un mariage avec moins de droits mais bien à une libre association de personnes avec les mêmes droits protecteurs (transmission, droits sociaux, etc) que le mariage qui ne me semble pas à avoir vocation à servir à autre chose qu’à prolonger une tradition archaïque pour ceux qui le souhaitent.
      Je pense que le concept de « mariage » devrait se penser sur la base du CDD... comme c’est antinomique avec l’idée même du mariage, il faudrait donc vraiment revoir le PACS pour des unions contractuelles mais pas forcément sexuelles. je veux dire par là que le mariage dirige aussi la sexualité des contractants (fidélité, hétérosexualité, éternité, etc.), ce qui n’est pas le cas du PACS.
      Je serais donc pour une réforme du PACS et pour la possibilité, à travers cette innovation sociale, de reconnaître des tas d’autres formes de vivre-ensemble qui correspondent à notre corps social.

    • Je suis totalement d’accord avec cette façon d’envisager les choses Agnès. Peu importe la façon de nommer cette association, l’objectif est d’aboutir aux mêmes droits.

      Concernant Hollande, il me fait penser à un célèbre serrurier de l’Histoire. A toujours vouloir paraître responsable, mais à systématiquement donner des réponses à côté de la plaque... jusqu’au moment fatidique où...

    • « La République ne peut être discrétionnaire ! Et c’est tout. »
      Oui.
      Quand on pense que dans le même temps ce gouvernement ’socialiste’ n’a toujours pas levé les sanctions contre les enseignants désobéisseurs de l’ère Sarkozy…

      « Je suis pour l’égalité des droits, mais pas pour l’égalité dans les valeurs bourgeoises. »
      Sur ce point, je me demande dans quelle mesure il n’y aurait pas une contradiction : vouloir tous les "droits" donnés par le mariage en en refusant ses valeurs. Les valeurs n’étant pas liées juste au nom du contrat "mariage" c’est peut-être que les droits liés qu’on souhaiterait portent partie les valeurs qu’on refuse… Non ?

    • @Agnès : c’est vraiment intéressant ta façon de voir les choses. Comme tout combat symbolique, il y a souvent un côté dérisoire à trop vouloir s’arque-bouter sur les symboles. En même temps c’est sans doute esssentiel :-)

      Le mariage n’est pas une conception bourgeoise selon moi, il est antérieur à la bourgeoisie je crois. Il est bâti sur la superstitition (âme soeur, éternité..) et illustre la précédence du besoin de sécurité sur celui de liberté dans la pyramide des besoins de l’individu.

      Mais peu importe, il se traduit par une logique de couple de “petits propriétaires mutuellement endettés à vie”, qui peut effectivement être considéré comme le socle de la bourgeoisie.

      Sur le plan social, je suis d’accord avec toi pour dire que le PACS amélioré est vraiment la solution.

      Sur le plan moral et philosophique, vu que le mariage a encore le monopole de la concrétisation de l’amour dans l’esprit des gens, le combat égalitaire pour le mariage a ceci d’indispensable à mes yeux qu’il veut essayer de faire admettre aux gens que les homos sont des hétéros comme les autres, que l’amour n’est pas une question de genre ni une question de complémentarité biologique. Mais comme je disais plus haut, vu l’ouverture d’esprit de nombre de nos contemporains, autant sans doute pisser dans un violon...

      Hier j’écrivais justement ça à mon frangin, qui est homo..
      « Le pire, c’est que je suis le premier pourfendeur du mariage au sens où je conteste cette obligation d’enfermement de notre vie amoureuse à vie dans le couple exclusif.
      Je suis donc partagé entre dire aux homos : laissez-tomber, le mariage c’est un truc du passé, un cache-sexe pour maintenir superficiellement l’ordre social, ça sert à rien de mener un combat pour un truc aussi ringard, et en même temps je veux les encourager à ne pas céder, car les opposants au mariage homo me désespèrent. Vouloir défendre la norme du mariage hétéro comme seule envisageable, non seulement c’est continuer à affirmer que l’homosexualité est “anormale”, mais en plus c’est maintenir cette vision sexiste qui décrit l’amour comme le ciment de deux humanités distinctes. L’amour ne servirait donc qu’à réunir le chasseur aventurier et l’intendante de la caverne pour les faire enfanter. Tout le reste ne serait que déviance et décadence..
      C’est triste de voir à l’heure de la surpopulation mondiale et des grandes menaces environnementales, que la population se mobilise parce qu’elle est choquée par des histoires de moeurs et de normes. Leurs arguments sur la perte de repères pour les générations futures et le prétendu déboussolement des enfants sont une grosse blague.
      Même si cela débouche sur l’homoparentalité, nos enfants sont menacés par des choses bien plus graves que la question de l’identité sexuelle de leurs parents. Naitre de parents pauvres n’est pas plus pénalisant et stigmatisant dans la vie ?

      C’est la génération d’aujourd’hui qui est effrayée par cette perte de repères et qui réagit par l’intolérance... Ce n’est qu’une banale posture réactionnaire, une simple résistance au changement... »

    • Je crois que c’est en lisant Lestrade il y a qq mois que je me suis fait la réflexion que... le nomadisme sentimental, c’est quand on est jeune. Il évoquait cet argument antimariage, et il faisait remarquer qu’une fois la date limite de consommation dépassée, les homos ne regardent plus la barbaque... et le vieil homo crève seul. Je trahis sans doute le fond de sa pensée, mais ça revenait à cela.
      Même les animaux vivent en couples ou tribus plus ou moins stables dans la durée. Les flamands roses par exemple :-)
      Alors pourquoi pas nous ? Et quand on décide de vivre à deux, peu importe notre vie sexuelle, pourquoi n’aurait-on pas les mêmes droits ?
      Le PACS... J’ai entendu parler de frères et soeurs qui ont souhaité en bénéficier. Parce qu’ils vivent ensemble depuis toujours. Pourquoi ces gens, à leur tour, ne pourraient-ils pas veiller sur un enfant orphelin ? En plus d’avoir le droit de léguer les droits et fortunes diverses accumulés pendant leur vie commune ?


  • [Chroniques Rebelles] Tout est permis, mais rien n’est possible. Film #documentaire de #Ossian-Gani et #Fabien-Trémeau
    http://chroniques-rebelles.info/spip.php?article692

    Un documentaire sur le philosophe et sociologue #marxiste #Michel-Clouscard, mais fait par des gens de gôche. Parce qu’il y a une bataille de réhabilitation de Clouscard entre ses amis et #égalité-et-réconciliation (qui a aussi un film en préparation je crois) qui utilise ses travaux autrement sous l’égide d’#Alain-Soral (que Clouscard a toujours renié et a heureusement eu le temps de l’écrire noir sur blanc avant de mourir).

    http://www.youtube.com/watch?v=s8y7TinwP0Y

    http://www.youtube.com/watch?v=ohFVP_m76iI

    #philosophie #sociologie #socialisme #gauche #mai-68 #capitalisme #culture


  • Les Blogs de Politique - Sapin artificiel et pétition xénophobe
    http://blogs.politique.eu.org/Sapin-artificiel-et-petition

    Face à ce triste constat, je voudrais faire deux suggestions :

    1) Que le monde politique et les médias arrêtent de parler d’« intégration », que ce soit pour en déplorer l’échec où en promouvoir la réussite. On n’en est plus là. On ne peut pas continuer à parler d’intégrer des gens qui sont nés, parfois comme leurs parents déjà, en Belgique. Ce qu’il nous faut réussir, c’est le mélange, le melting-pot caractéristique de toutes les terres d’immigration. Bruxelles a été, au XXe siècle, une grande ville d’immigration. La question n’est pas de s’en réjouir ou de le déplorer, la question d’aujourd’hui c’est de gérer cet héritage au mieux, et de façonner une ville aux multiples visages où chacun trouve sa place.

    2) Que les uns et les autres mettent en priorité leur énergie au service du développement économique et de la promotion de l’égalité sociale dans notre ville. C’est la condition sine qua non de l’amélioration du vivre ensemble. Si chacun voulait mettre autant d’énergie à promouvoir un enseignement de qualité pour tous qu’à chercher à y faire interdire ou autoriser le port du foulard… Si la construction de logements sociaux pouvait mobiliser plus que celle des mosquées…

    #xénophobie #égalité

    Où l’absence d’un sapin (païen) est vu comme un problème aux motifs religieux mais la présence d’une crèche pas... Ou pas.


  • Qui fait l’ange fait la bête. | Pixellibre.net
    http://pixellibre.net/2012/08/qui-fait-lange-fait-la-bete

    Le féminisme, pour moi, c’est demander et obtenir l’égalité (et encore, j’aimerai qu’elle n’ait même pas à être demandée). C’est faire en sorte que les femmes aient les mêmes droits que les hommes, qu’elles puissent faire la même chose que les hommes, qu’elles soient enfin respectées comme nos égaux et pas vues comme un morceau de viande ou comme un simple réceptacle à une descendance.

    C’est, toujours pour moi, le fait qu’elles puissent se balader comme / ou / quand / de la façon dont elles l’entendent, avec qui elles l’entendent. C’est le fait qu’elles puissent se balader dans la rue sans avoir peur de se faire agresser, violer, frapper parce qu’elles sont habillées de telle ou telle façon.

    Au final, le féminisme, selon moi, c’est simplement demander la même chose pour tout le monde et en ce sens, je suis un féministe convaincu. Sauf que, puisque je ne peux pas comprendre ce qu’est le féminisme – bah oui, je suis un homme – et parce que je veux la même chose pour tout le monde, je préfère être humaniste.

    #féminisme #misogynie #misandrie #humanisme #égalité