• Il faut que les parents cèdent progressivement le pouvoir aux élèves (Rue89)
    http://www.rue89.com/2013/05/13/faut-les-parents-cedent-progressivement-pouvoir-eleves-242244

    Enfin, on constate que, dans cette affaire, ceux qui se présentent comme « progressistes » sont les conservateurs de fait. Le courant « pédago » est celui, qui, finalement, est le plus attaché au pouvoir des parents à l’école.

    Quand on y réfléchit, cette redéfinition de la place de la jeunesse en France et dans le droit français est le dernier vrai chantier émancipateur à réaliser

    #éducation #parents #élèves #droits_des_enfants


  • Questions bêtes (Questions de classe(s))
    http://www.questionsdeclasses.org/?Questions-betes

    En tant qu’adultes, est-ce que nous accepterions
    – de cohabiter six ou huit heures par jour avec d’autres adultes dans un environnement minuscule sans pouvoir bouger ni nous déplacer ?
    – de ne pouvoir nous rendre aux toilettes librement sans avoir à demander la permission à un supérieur hiérarchique ?
    – de passer nos temps de pause dans des cours à tout vent comme les prisonniers dans les cours de promenade ?
    – de manger quotidiennement dans des espaces bruyants et violents ?
    – d’être évalués, notés et classés systématiquement ?
    – que nos résultats d’évaluations au sein d’une entreprise soient renseignés dans un fichier centralisé et que ces données soient conservées pendant près de 25 ans sans que nous puissions agir dessus, sans garantie d’interconnexion avec d’autres fichiers centralisés et sans garantie que ces informations ne nous portent pas préjudices pour la suite de notre vie ?
    – d’être systématiquement dénigrés en cas d’erreur ou quand on ne comprendrait pas quelque chose ?
    – de ne pouvoir faire quotidiennement que ce qu’un emploi du temps a prévu ? Est-ce que nous accepterions de ne pouvoir prendre aucune initiative dans notre vie ?
    – de changer tous les ans d’environnement (fonctionnement, locaux, référents, collaborateurs, façon de travailler, outils...),
    – de ne pas nous sentir valorisés dans notre travail, reconnus par nos pairs, nos chefs ?
    – de ne pas être reconnus comme une personne à part entière, riche et singulière ?

    Est-ce que nous accepterions… ?

    #éducation #élèves #contraintes #vie_scolaire

    • Pour beaucoup de salariés, les horaires de bureau sont surtout souples quand tu dépasses...
      Dimanche soir, je me suis engueulée avec une cousine qui voulait résumer le monde du travail à son expérience de cadre en PME. Comme ça c’était passé comme cela pour elle, elle partait du principe que ceux qui se plaignaient de conditions de travail différentes mentaient... intéressant égocentrisme, non ?
      C’est pour cela que j’aime beaucoup discuter avec les gens de leur travail : beaucoup de réalités juxtaposées, y compris dans les mêmes boîtes.

      Exemple simple : les discriminations sexistes n’existent pas puisqu’elle, elle avait eu un bon poste dans une boîte où il y avaient des tas de femmes qui avaient de bons postes.
      « D’ailleurs, mon patron préférait embaucher des femmes, il les trouvait plus efficaces »
      Elle n’a pas supporté quand je lui ai fait remarqué que c’était sexiste comme démarche et qu’il y avait de fortes chances qu’il préfère les femmes parce qu’il devait penser qu’elles étaient plus faciles à dominer.


  • #Algérie #algeria : le #désarroi des #élèves de l’ #ISMAS
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1657

    A l’ #image de toutes les #perturbations qui minent la #société

    On ne s’embarrasse d’aucuns #grévistes en Algérie. #Travailleurs , #chômeurs , #étudiants et autres #citoyens se trouvent isolés dès que leur #protestation est jugée subversive. Un #ministère de la #culture qui ferme une #école sous sa responsabilité, les algériens connaissaient de tels geste lors de la dissolution répressive des #troupes artistiques. Et c’était généralement celles autonomes...


    • Oui @odilon, il faut savoir apprécier à leurs justes valeurs humoristiques les notions de « coopération » et « d’effort ». Pour un patron, ça peut toujours servir d’avoir des ouvriers instruits.
      – Je suis coopérant : je fais le travail demandé.
      – Je fais des efforts : je lis les documents qui me sont donnés.

    • ce qui est le plus terrible, je pense que pas mal de profs s’imaginent faire le bien de leurs élèves en les formatant aux besoins des entreprises plutôt que de leur donner les moyens d’exprimer leurs propres talents et aspirations et de les encourager en ce sens

    • Et sans aucun cynisme, le monde enseignant veut effectivement du bien aux enfants. Je ne connais pas le chemin à prendre, mais il faut supporter cette bienveillance collective « pour qu’il réussisse dans la vie » alors que mon idée de la « réussite » n’est décidément pas au même endroit. Ou est mon choix quand je dois soutenir cette idée entreprenariale de l’enseignement pour ne pas marginaliser mon enfant et que tout dans ma vie va à contrario de ces valeurs gagnant/perdant, j’entre en conflit avec lui pour faire plaisir aux enseignants ?
      J’ai vu ça en maternelle, des mamans africaines à qui la maîtresse recommandait de parler quand même de temps en temps à leur enfant. Comme si l’école supplantait entièrement tout pouvoir des parents, au sens de ce qu’ils peuvent quand ils ne sont pas dans la même culture, dans la même pensée.

    • Dialogue :
      Mère : tu comprends ce stage, ma chérie, c’est une chance pour toi
      Enfant : une chance de quoi ?
      Mère : hé bien de trouver du travail
      Enfant : mais je ne veux pas travailler moi, pas comme vous pour avoir le temps de rien, et puis j’ai pas l’âge ...
      Mère : euh enfin une chance de t’habituer...
      Enfant : A quoi ?
      Mère : et bien au travail, pour plus tard...
      Enfant : n’importe quoi ! y’en a pas du travail, sauf à Mc Do et là je connais, pas besoin de stage
      Mère : mais justement un autre travail, mieux...
      Enfant : mais je sais pas encore ce que j’veux faire moi...
      Mère : Justement, c’est pour te donner des idées, tiens si tu vas en stage chez la voisine du coin et bien...
      Enfant : mais la voisine est pharmacienne ???
      Mère : oui et alors
      Enfant : mais j’veux pas être pharmacienne !
      Mère : chez l’oncle de ton père alors ?
      Enfant : mais il est euh.. quoi déjà... il vend des voitures..
      Mère : oui, c’est bien non ? dans 5 ans, il y en aura encore des voitures !
      Enfant : je déteste les voitures ça pollue, faudrait les interdire ! Pis y’ aura plus de pétole, alors...
      Mère : Ah tu m’énerves à ne jamais être d’accord avec moi !
      Enfant : Pourquoi j’serais d’accord, tu m’demandes ce que je veux moi ?
      Mère : Ah là là ... bon, alors tu veux quoi ?
      Enfant : Faire de la peinture !
      Mère : ah artiste ! c’est bien ça, ta cousine connais une galeriste qui...
      Enfant : ... de la peinture de bâtiment, comme Momo
      Mère : enfin tu n’y penses pas, peintre c’est pas un métier pour... enfin c’est pas...
      Enfant : si c’est la thune qui t’dérange, il gagne bien Momo, 1700 au moins !
      Mère : ....
      Enfant : tu gagnes pareil non ?
      Mère : .... bon tu es obligée de faire ce stage, je t’en cherche un...
      Enfant : non, c’est bon, Momo est d’accord, j’irais peindre avec lui. Bon tu m’laisses là faut que j’téléphone...


  • Secondaire : et si on s’intéressait plutôt à l’ennui des élèves ?
    http://blogs.rue89.com/journalhistoire/2012/10/13/en-ciblant-lecole-primaire-voue-la-refondation-lechec-relu-pr-228660 (Rue89)

    Une #refondation qui était vouée à l’échec, tout simplement parce que ses bases de départ étaient faussées : prétendre, sans analyse sérieuse, que l’échec scolaire serait imputable aux lacunes de l’école primaire, conduit parallèlement à ne rien remettre en cause de l’enseignement secondaire dont toutes les exigences sont considérées comme légitimes, même lorsqu’elles ne résultent que de la routine, de la tradition ou de contraintes administratives.
    Contrairement à ce qui est présenté comme allant de soi, la principale faiblesse du système éducatif ne réside pas dans le niveau insuffisant des élèves de CM2, qu’il suffirait de rattraper par d’improbables séances de soutien ou des redoublements (c’était la politique de la droite) ou par un nombre accru d’adultes dans les classes (politique de gauche) mais dans l’inadaptation du collège et plus généralement de l’enseignement secondaire à l’âge et aux attentes des élèves.
    […]
    Si, comme on peut le penser, le collège est le maillon faible du système éducatif, la responsabilité n’en incombe pas au collège unique comme on le dit trop souvent. Mais plutôt au cloisonnement des savoirs et des apprentissages propres au secondaire et à son dogme intangible – une classe, une matière, un prof, une heure de cours – dont la pérennité s’explique davantage par des contingences administratives et la pression des lobbies disciplinaires que par une efficacité avérée.
    […]
    Il y a une incohérence majeure, caractéristique du système éducatif français, à prétendre former et instruire des élèves non sur des bases pédagogiques ou didactiques, mais uniquement parce qu’en amont les enseignants ont reçu une formation sans rapport avec le métier qu’ils seront amenés à exercer – tendance aggravée par la masterisation – mais aussi qui les enferme dans les bornes d’un savoir étroitement limité, hérité de leurs propres études universitaires.

    #éducation #ennui #élèves #çavamieuxenledisant


  • Violence scolaire : "Je suis pessimiste" (Éric Debarbieux - Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/pages/2006/analyses_71_violencescolairejesuispessimistenousditericdebarbieux.a

    « Des solutions existent mais encore faudrait-il une volonté politique. »

    Toutes les enquêtes montrent que la violence à l’école est une violence de répétition, de rackett, de bagarres, de micro-violences. Ce que les anglo-saxons appellent le « bullying », le harcèlement entre élèves. Or cette forme de violence est très difficile à vivre.
    […] en ce qui concerne la montée de la violence, il faut souligner plutôt la stabilité : depuis 1993 en France on n’observe pas une progression globale. C’est ce que nous disent les enquêtes de victimation. La violence est ciblée sur quelques établissements en lien avec l’exclusion sociale. 4 à 10% des élèves, selon le établissements, sont victimes de la violence scolaire. La dureté de celle-ci varie selon les établissements.
    […] Au début des années 1990, le racket était individuel. Aujourd’hui il est de plus en plus souvent effectué par des groupes d’élèves. Ca a plusieurs conséquences. D’une part ça fait plus mal car en groupe on va toujours plus loin.
    […] Tout le monde est d’accord pour dire que la violence scolaire a plusieurs causes. La situation économique, familiale ont leur part mais il y a aussi des facteurs liés à l’institution scolaire. En particulier, il y a une forte corrélation entre la qualité du climat scolaire et la victimisation. Le climat scolaire c’est la qualité des relations entre adultes et élèves et entre adultes ; la capacité à avoir un dialogue et non un affrontement avec les élèves. C’est aussi la clarté des règles collectives. […] En France on continue à voir les familles comme des ennemies de l’Ecole et c’est dramatique. […] On n’affronte pas le problème. On a d’ailleurs tendance à tout mélanger. Par exemple les troubles de comportement et la violence scolaire.
    […] Je fais partie des sociologues qui pensent que les classes existent. Et je crois qu’une des violences les plus préoccupantes ce sont les violences d’origine sociale. A mon avis la violence scolaire participe du conflit des classes.
    […] En ce moment on voit bien comment on cherche à classer les jeunes et à les mettre dans des ghettos par exemple par une approche thérapeutique. Or ce qui marche ce n’est pas la rééducation behaviouriste mais au contraire une démarche qui fait avancer l’intelligence et le comportement ensemble.

    #éducation #violence #élèves


  • Des vacances de deux semaines
    https://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/150612/des-vacances-de-deux-semaines

    Il faut savoir que les spécialistes de l’étude des rythmes biologiques et psychologiques sont formels : « Pour que les écoliers profitent pleinement de leurs vacances, deux semaines sont nécessaires [ … ]. Les deux semaines sont encore plus bénéfiques lorsqu’elles se trouvent dans les périodes de l’année reconnues comme difficiles à vivre :fin octobre-début novembre et fin février–début mars »

    #éducation #rythmes_scolaires #élèves #vacances #lobbies


  • Le temps de l’enfant, le temps de sa construction (Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/01/06012012_CollotTemps.aspx

    Il ne vient jamais à l’esprit d’un parent de penser « je lui ai appris à parler ». L’apprentissage dont la source et l’auteur n’est que l’enfant s’effectue dans l’interaction et l’interrelation avec son entourage. Si celui-ci y contribue, c’est également dans un tâtonnement constant d’encouragements, de rectifications, de sollicitations, de propositions… Enfin, sauf cas pathologiques rares, tous les enfants apprennent à parler !
    […] Le découpage du temps c’est aussi celui des espaces et des temps de vie soigneusement cloisonnés. Il brise l’unicité de la personne et la continuité de sa construction. J’entre à l’école, je quitte mon habit d’enfant et j’endosse ma veste d’élève, d’apprenti, et je dois oublier ce qui me constituait avant de franchir la grille. Cognitivement et affectivement, c’est impossible.
    […] Il n’y a pas que le problème des rythmes scolaires qui est insoluble dans la conception de l’école telle elle est encore. Tous ceux évoqués ces dernières décennies relèvent de la même quadrature du cercle : programmes, évaluation, violence, motivation, méthodes… échec… de l’institution. Si on fait l’impasse sur les arrière-pensées politiques qui induisent l’instauration et surtout le maintien des systèmes sociaux, il n’empêche que nous sommes toujours prisonniers de nos représentations, de ce que Castoriadis appelle l’imaginaire collectif et qui nous transforme en individus hétéronomes. Plus qu’une révolution scolaire, c’est un changement de paradigme éducatif que nous devons urgemment réaliser.

    Et une définition de la #simplexité

    C’est ce qu’Alain Berthoz appelle la simplexité : en se centrant sur une conception et une mise en œuvre simples, celle de la construction des langages, on élimine la complication mais on permet la complexité.

    #éducation #temps #école_du_3ème_type #pédagogie #élèves #apprentissages #réforme



  • Investir dans l’Éducation, refonder l’École
    http://www.laligue.org/investir-dans-l-education-refonder-l-ecole

    L’École est pour l’essentiel consacrée au tri des meilleurs par une compétition cruelle en son sein et dans la société, et concède aux vaincus du mérite les miettes d’un soutien inefficace et culpabilisateur. C’est ce qui nourrit les difficultés et l’ennui croissant des #élèves, la souffrance de ses personnels et l’angoisse des parents.

    Espace protecteur, émancipateur, et lieu d’apprentissage de la citoyenneté démocratique, l’École doit être missionnée pour assurer l’acquisition de savoirs pour tous les enfants et les jeunes. Institution de la République, lieu de travail culturel et de vie collective, ouverte sur les territoires et le monde, l’École doit faire naître et entretenir le plaisir d’apprendre et les pratiques de la solidarité. L’École apprend à penser, à être et à faire, par soi même et avec les autres.

    Propositions de la Ligue de l’Enseignement pour l’#école
    #éducation #réforme