Philippe Brenot, psychiatre - #Prostitution et #Société
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Il n’y a pas de pulsion sexuelle innée qui pousse à l’accouplement mais un développement des compétences sexuelles. Les comportements sont très différents chez les garçons et les filles. Chez le garçon se met en place le réflexe de l’érection. Ce réflexe de l’érection n’a rien à voir avec le désir. En grande partie, le petit garçon va fonder son identité sur l’érection. S’il n’en a pas, il perd son identité.
L’#érection, c’est l’#identité masculine. A partir de là, il y a une confusion ; le même organe sert à uriner, à éjaculer, à pénétrer. Beaucoup d’hommes vont alors penser le tout en termes de besoin et vont s’engager dans une confusion : besoin urinaire, besoin sexuel… C’est très difficile pour un homme de faire la part entre le désir, l’amour et l’érection.
Sans manger, sans uriner, je ne pourrai pas vivre. Sans relation sexuelle de toute ma vie, il ne se passera rien. Si : une frustration. Il n’y a pas de besoins naturels, il y a le fait d’accepter ou pas la frustration. Certains hommes se calent sur le désir de leur partenaire, d’autres vivent une frustration et l’appellent besoin : ce sont de gros bébés qui ne sont pas construits. Le vrai problème, c’est la frustration. Les hommes pensent que les femmes ont le pouvoir de leur permettre ou pas d’accéder à la #sexualité, ils les vivent donc comme castratrices, frustrantes. Dans la prostitution, l’homme paie pour que la femme ne puisse pas poser ces limites.




