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#19_juillet_1936 et thèmes voisins

 
  • Le désespoir le plus noir
    http://www.superno.com/blog/2013/05/le-desespoir-le-plus-noir

    “Créer des zemplois®”, qu’ils disaient. J’ai découvert en regardant “Envoyé Spécial” ce jeudi ce qui se cache derrière les #drives des #hypermarchés. Ces machins fleurissent aussi en Lorraine, mais j’avoue que je ne m’étais pas spécialement intéressé au sujet, essayant plutôt de trouver le moyen de laisser le moins de pognon possible dans ces temples de la con-sommation. C’était assez instructif. Au lieu d’aller sur place pousser ton caddie® au milieu de quelques milliers d’autres blaireaux qui se bousculent au milieu des allées criardes où se dégueulent les produits de l’industrie mondialisée, tu prends ton PC (ou plutôt ta tablette, c’est plus tendance et ça fait encore un produit à la con de plus chez toi) et tu tapotes : une boîte de petits pois au bisphénol, un paquet de yaourts au bifidus qui rend obèse, des dosettes de café à prix d’or, un flacon de roundup cancérigène, du PQ, des lasagnes au cheval, du raisin du Chili, des fraises d’Espagne sans goût (mais avec pesticides), 6 bouteilles en plastique remplies d’eau et des tampax. Tu cliques, tu paies, et voilà ! Bon déjà, tu as dû passer à peu près autant de temps devant ta machine que tu aurais passé dans le magasin, mais passons. Au bout d’un moment, tu es averti que tu peux venir chercher tes machins. Alors tu prends ta bagnole et tu vas au magasin. Ben oui, faut quand même aller au magasin. Mais tu ne fais pas la queue. Un #esclave intérimaire sous-payé vient déverser tes merdes dans le coffre de ta Hyundai 4x4 diesel, quêtant le pourboire. Tu ne lui en donnes pas, évidemment, puisqu’il faut payer les traites du 4x4, et mettre de côté pour acheter le nouveau modèle de tablette (ou de Hyundai). Et tu rentres chez toi pour mater la dernière vidéo de Nabila ou la saison 4 de je ne sais quelle sous-merde de série américaine, en te félicitant du temps que tu as gagné.

    Et entre le moment où tu as passé ta commande et celui où tu es venu ouvrir ton coffre, que s’est-il passé ? C’est simple : l’intérimaire en question a cavalé dans le magasin, guidé par un boulet électronique au poignet, pour aller chercher tes merdes et les coller à ta place dans le caddie, en y passant trois fois moins de temps que toi. Surveillé par sa machine, houspillé par son cheffaillon, viré s’il n’atteint pas les objectifs, cet esclave est pourtant fier d’avoir trouvé un de ces fameux “zemplois”. La grande distribution en revendique quelques milliers grâce à ce système. Tout en expérimentant sans doute déjà des entrepôts entièrement automatisés où des convoyeurs robotisés feront le boulot à la place des intérimaires.

    • Pas faux, c’est la version « Soleil Vert » de notre société qui se mélanchonise en se cassant le scrotum dans la piscine pendant que le Père Pivoine succédant à Zébulon entame son An II, son an pire...
      Aux échos de la récession répondent ceux de la régression, pas de boulot, pas de dodos. Non ce n’est pas une crise, non ce n’est pas une mutation, c’est une révolution. Et elle couve. Elle couve en silence, intériorisant les dégoûts de nos dirigeants, de nos directeurs de consciences : les rancœurs aussi de les voir jeter l’éponge sur la priorité des priorités uniquement dans les discours, dans tous les mots, les maux qui se taisent : il n’y a pas de croissance parce qu’il n’y a pas de marchés, pas plus de super-croissance sans un bon driver.


  • Syndicat Interco Paris Nord › Oppression et exploitation des travailleurs à #Capgemini
    http://cnt-ait-paris-nord.fr/?p=74

    CAP (Capgemini) multinationale Française de technologie de l’information et communication 12000 salaries dans le monde dont 4000 sur huit sites en Espagne. Elle utilise le management éthique du genre « les personnes sont importantes ». Dans les faits ses conditions de travail ne sont pas humaines. Pionnière pour appliquer le nouvelle réforme du travail du gouvernement après des années de licenciements au goutte a goutte pour éviter les conflits. La direction annonce des suppressions de postes et des investissements en Chine, Italie, Allemagne, Etats-Unis et une dégradation des droits et avantages salariaux, et une insécurité croissante. Ceci malgré des ratios en hausse (bénéfice plus 11%, marge opérationnelle 7,4%).

    solidarité internationale avec les compagnons en lutte contre le rouleau compresseur capgemini qui écrase ses employés en espagne et ailleurs.

    voir : http://informaticamadrid.cnt.es/seccion/capgemini


  • PARTIR OU RESTER C’EST A NOUS DE DECIDER !
    http://ouvriersgensdici.free.fr/spip.php?article235
    Lettre de locataires du 5A Auriacombe et de la barre GLUCK aux habitants et aux personnes “responsables”.

    PARTIR OU RESTER C’EST A NOUS DE DECIDER !

    La société Patrimoine nous a convoqués pour nous informer que nous devrions déménager en raison de risques supposés d’infiltration suite à la démolition prévue d’une partie de la barre Gluck.

    Nous nous sommes réunis le lundi 6 mai. Nous sommes majoritairement opposés à ce déménagement pour plusieurs raisons :

    • Pour commencer il s’agit de savoir si la destruction d’une partie de la barre se justifie. Les responsables publics nous parlent “d’utilité publique”. Laquelle ? Nous pensons que ces #logements sont d’une grande utilité publique puisque aujourd’hui à Toulouse de nombreuses familles sont sans toit et ne demandent qu’à habiter de grands logements à loyer modéré.

    • Plusieurs d’entre nous sont des locataires de longue date (1971 pour les plus anciens), parfois âgés ; il y a aussi des familles nombreuses.

    • Notre loyer est payé régulièrement.

    • Nous affirmons que c’est à nous de décider si nous souhaitons ou non déménager.

    NOUS NE SOMMES PAS DE LA POUSSIERE QU’ON DEPLACE.

    Patrimoine nous a dit que nous ne retrouverions jamais de logement équivalent pour un loyer équivalent. Pour les locataires des “Châlets”, dans la barre Glûck promise à la démolition, même si quelques-uns ont étés relogés conformément à leur demande, beaucoup ont perdu plus qu’ils n’ont gagné et d’autres sont toujours là.

    Patrimoine nous dit “nous sommes au pied du mur” mais nous, comme le dit une locataire :

    NOUS REFUSONS D’ETRE AU PIED DE L’IMMEUBLE !
    Nous ne sommes pas de la poussière .

    #Toulouse, le 13/05/13

    Pour tout contact : Tél. : 06 13 06 94 62


  • Bras de fer entre les profs et le gouvernement espagnol
    http://fr.myeurop.info/2013/05/10/bras-de-fer-entre-les-profs-et-le-gouvernement-espagnol-8490

    Alexandre Sommer

    Le gouvernement espagnol est resté inflexible malgré la grêve générale des enseignants jeudi. Le projet de réforme du système éducatif a été entériné. Principaux points de conflits : l’adaptation de l’éducation au marché du travail, l’augmentation des frais universitaires, l’enseignement renforcé de (...)

    #Social #Espagne #austérité #Crise_budgétaire #éducation #Grève_générale #manifestation #Réforme_de_l'école

    • C’est vrai. On pourrait généraliser cette remarque pour le reste. On ne cesse de discutailler sur le modèle allemand, l’exception française, le système nordique, la particularisme anglais et le miracle irlandais. On pinaille pour savoir s’il ne faudrait pas une sixième république ou une réforme du « métier » de politique, mais au final toutes les nations européennes sont confrontées aux mêmes processus : montée du chômage et des inégalités, recul des droits des travailleurs, appauvrissement des classes moyennes, replis identitaires et succès de l’extrême-droite.
      Et ce, qu’elles votent à la proportionnelle ou à des élections majoritaires à un tour, que les politiques se renouvellent lorsqu’ils sont battus ou s’enracinent pour 30 ans, que leur culture soit latine ou saxonne, qu’elles aient le sens du consensus ou de la révolte, qu’elles roulent à vélos ou en 4x4, que l’organisation soit décentralisée, ou jacobine, ou locale, etc.
      Hmmm, ce n’est peut-être pas les folklorismes locaux du capitalisme qu’il faut ajuster :)


  • Du néo-racisme

    « L’idée d’un « racisme sans race » n’est pas aussi révolutionnaire qu’on pourrait l’imaginer. Sans entrer dans l’examen des fluctuations de sens du mot race, dont l’usage historiosophique préexiste en fait à toute réinscription de la « généalogie » dans la « génétique », il faut marquer quelques grands faits historiques, aussi dérangeants soient-ils (pour une certaine vulgate antiraciste, mais aussi pour les retournements que lui fait subir le néo-racisme).

    Il a toujours existé un racisme dont le concept pseudo-biologique de race n’est pas le ressort essentiel, au niveau même des élaborations théoriques secondaires, et dont le prototype est l’antisémitisme : L’antisémitisme moderne celui qui commence à se cristalliser dans l’Europe des Lumières, voire dès l’inflexion étatique et nationaliste conférée à I’anti-judaisme théologique par l’Espagne de la Reconquista et de l’Inquisition - est déjà un racisme « culturaliste ». Les stigmates corporels y tiennent certes une grande place fantasmatique, mais plutôt en tant que signes d’une psychologie profonde, d’un héritage spirituel que d’une hérédité biologique. Ces signes sont, si l’on peut dire, d’autant plus révélateurs qu’ils sont moins visibles, et le Juif est d’autant plus « vrai » qu’il est plus indiscernable. Son essence est celle d’une tradition culturelle, d’un ferment de désagrégation morale.
    L’antisémitisme est par excellence « différentialiste », et à bien des égards tout le racisme différentialiste actuel peut être considéré, du point de vue de la forme, comme un antisémitisme généralisé. Cette considération est particulièrement importante pour interpréter l’arabophobie contemporaine, spécialement en France, puisqu’elle emporte avec elle une image de l’islam en tant que « conception du monde » incompatible avec I’européité et entreprise de domination idéologique universelle, donc une confusion systématique de l’« arabité » et de l’« islamisme ».

    Ce qui dirige notre attention vers un fait historique plus difficile encore à admettre et cependant crucial, à propos de la forme nationale française des traditions racistes. Sans doute il existe une lignée spécifiquement française des doctrines de I’aryanité, de l’anthropométrie et du génétisme biologique, mais la véritable « idéologie française » n’est pas là : elle est dans l’idée d’une mission universelle d’éducation du genre humain par la culture du « pays des droits de l’homme », à laquelle correspond la pratique de l’assimilation des populations dominées, et par conséquent la nécessité de différencier et de hiérarchiser les individus ou les groupes en fonction de leur plus ou moins d’aptitude ou de résistance à l’assimilation, C’est cette forme à la fois subtile et écrasante d’exclusion/inclusion qui s’est déployée dans la colonisation et dans la variante proprement française (ou « démocratique ») du « fardeau de l’homme blanc »…. »

    « Nous découvrons ainsi que dans la France actuelle « immigration » est devenu par excellence le nom de la race, nom nouveau mais fonctionnellement équivalent à l’appellation ancienne, de même qu’« immigrés » est la principale caractéristique permettant de ranger des individus clans une typologie raciste, C’est le lieu de se souvenir que le racisme colonial avait déjà, typiquement, conféré une fonction essentielle à la casuistique de l’unité et de la différenciation, non seulement dans son discours spontané mais dans ses institutions et dans ses pratiques de gouvernement : forgeant l’étonnante catégorie générale de I’« indigène », et multipliant en même temps les subdivisions « ethniques » (à l’origine de la notion même d’ethnie) au sein de ce melting pot, au moyen de critères pseudo-historiques, prétendument univoques, permettant de fonder des hiérarchies et des discriminations (« Tonkinois » et « Annamites », « Arabes » et « Berbères », etc.). Le nazisme a fait de même, divisant les sous-hommes en « juifs » et « Slaves » ; voire subdivisant ceux-ci, et reportant sur la population allemande elle-même le délire des typologies généalogiques.

    Les effets induits par la formation d’une catégorie générique de l’immigration ne s’arrêtent pas là. Elle tend à englober des individus de nationalité française qui se trouvent alors cantonnés ou rejetés dans un statut plus ou moins honteux d’extériorité, dans le moment même où le discours nationaliste proclame l’unité indivisible des populations historiquement rassemblées clans le cadre d’un même État : c’est le cas, en pratique, des Antillais noirs, et bien entendu de nombre de Français « d’origine étrangère », en dépit de la naturalisation ou de la naissance sur le sol français qui leur confère la nationalité française. On aboutit ainsi à des contradictions entre la pratique et la théorie dont certaines pourraient paraître réjouissantes. Un Kanak indépendantiste en Nouvelle-Calédonie est théoriquement un citoyen français qui porte atteinte ù l’intégrité de « son pays », mais un Kanak en « métropole », indépendantiste ou non, n’est jamais qu’un immigré noir. Quand un député libéral (de droite) a exprimé l’opinion que l’immigration était « une chance pour la France », il s’est vu affubler du sobriquet qui se voulait injurieux de « Stasibaou » !
    Le phénomène le plus significatif à cet égard est l’obstination avec laquelle l’opinion conservatrice (il serait bien hasardeux d’en assigner les limites) désigne comme « deuxième génération immigrée » ou « immigrés de la deuxième génération » les enfants d’Algériens nés en France et s’interroge sans fin sur leur « possibilité d’intégration » à la société française dont ils font déjà partie (en confondant systématiquement la notion d’intégration, c’est-à-dire d’appartenance à un ensemble historique et social de fait, avec celle d’une conformation à un « type national » mythique, censée garantir par avance contre toute conflictualité). »

    [Etienne Balibar]


  • une association s’en prend aux radars « pièges » - Société - MYTF1News

    http://lci.tf1.fr/france/societe/route-une-association-s-en-prend-aux-radars-pieges-7943090.html

    Se basant sur 67.000 témoignages, l’association 40 millions d’automobilistes a recensé les radars fixes « pièges » et publie lundi les résultats de son étude. Elle distingue 10 situations « piégeuses » et propose sept mesures.

    Installés en descente, cachés, situés après le danger ou à un endroit où la vitesse est momentanément abaissée : l’association 40 millions d’automobilistes a recensé 72 radars fixes « pièges » et publie lundi les résultats d’un audit.

    #sécurité-routière #accidents-de-la-route #délinquance-routière

    • Ça, je peux comprendre, on fricote tous avec une vitesse légèrement au dessus des limitations. Mais ce genre d’association, le journal « auto plus » et certains lobbies travaillent dur pour supprimer les limitations de vitesse, font ouvertement l’apologie de ce que j’appelle « la grande délinquance routière » c’est à dire ceux qui se pensent moins dangereux à 160 avec leur grosse allemande que le pépé à 40 avec sa vielle deuch...

    • Reste à prouver que les radars sont efficaces contre la délinquance routière et les accidents. Si tel était le cas, peut-être qu’on les installerait dans les endroits dangereux sur les petites routes, pas en bas des descentes sur les autoroutes.
      D’autant que le proprio de la grosse allemande a plus sûrement les moyens de payer un grosse amende.

      On limite bien la puissance des motos (et ça reste encore trop, et c’est un motard qui le dit) pourquoi ne commence-t-on pas par limiter les autos également, ne serait-ce que pour initier un changement culturel ?

    • Brider les voitures, oui c’est une idée.

      Et oui, il y a sans doute un problème culturel : mon idée à moi, c’est que la voie publique est avant tout un espace public, un espace commun utilisé par tous et que les règles d’utilisation devraient s’aligner sur ses utilisateurs les plus vulnérables (les piétons, les vélos, les enfants,...) et pour des raisons culturelles, c’est loin d’être le cas. Pour l’instant, la route, la rue reste des lieux privilégier du machisme, du concours de bite (« j’ai la plus grosse et j’éjacule pus vite et plus loin que toi, pauvre con »), le lieu des attitudes qui méprisent le « principe de précaution » au nom d’une société qui « doit aller vite ». C’est d’ailleurs incompréhensible que le « principe de précaution » soit appliqué dans de nombreux autres domaines mais pas dans celui de la circulation routière.

      Et il y a du boulot : au début des années 1990, Jacques Calvet, l’ancien patron de Peugeot, disait sur l’antenne de France Inter que les limitations de vitesses étaient un scandale sans nom (il ne pouvait pas vendre ses gros modèles, pauvre chéri). C’était criminel, mais ça passait très bien à l’époque et le discours était soutenu par les journalistes.

      Aujourd’hui la situation s’est améliorée, mais il reste du boulot... Et pas seulement en France :)

    • Précieuse Huma en ligne ! du 22 octobre 1990
      http://www.humanite.fr/node/123635

      Invité hier soir de l’émission « Grand Jury »-RTL, Jacques Calvet, le PDG du groupe PSA (Peugeot-Citroën) a estimé que les récentes dispositions gouvernementales sur de nouvelles limitations de vitesse, sont liées « à un grand complot contre l’automobile », en ajoutant « qu’elles auraient un effet nul sur l’économie de carburant ».

      Il s’agit de la limitation de vitesse à 50 km/h en agglomération.
      http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=19901130&numTexte=&pageDebut=14733

    • Il me semble que la limitation de vitesse imposée par certains radars déresponsabilisent bon nombre de conducteurs. A Angers sur les voies sur berge, la vitesse est limitée à 70. Un joli radar se trouve à l’entrée de ce tronçon et l’on voit des conducteurs arriver à 100 (alors que la vitesse est déjà limitée à 90 mais sans radar) se mettre debout sur le frein pour passer à la bonne vitesse au niveau du radar et remettre la gomme dés qu’il ne sont plus dans le faisceau de ce dernier.
      Je crois qu’un « bon » conducteur est celui qui sait adapter sa vitesse aux conditions de circulations : trafic, visibilité,météo, et ... performances de son véhicule (on ne conduit pas un fourgon chargé comme une petite citadine, pas plus qu’une vieille Lada comme une voiture récente). Et bien sûr c’est quelqu’un qui considère que d’autres usagers sont plus vulnérables que lui car non protégés par une carrosserie, tout comme sachant aussi qu’une collision même à vitesse modérée (loi de la physique sur l’énergie cinétique) provoque des dégâts importants sur le corps même si celui-ci est protégé par ladite carrosserie.
      Je pense que tout conducteur responsable d’un accident ayant provoqué des blessés et à plus forte raison des morts devrait passer par la case « prison » avec retrait immédiat du permis (retrait et non suspension).
      Il est vrai que la répression liée au dépassement de vitesse autorisée a fait baisser le nombres de victimes. Mais comme tout système répressif, elle trouve ses limites. S’il faut être pédagogue, c’est pendant l’apprentissage de la conduite. Pourquoi ne pas mettre en contact les apprentis conducteurs avec des poly-traumatisés par accident de la route ou encore avec des familles ayant perdu un proche ? On a beau faire des campagnes (plus ou moins « gore », plus ou moins émotionnelles) de sensibilisation par médias interposés, cela n’aura jamais la même portée qu’une confrontation avec la réalité à l’état brute.

    • @à-tous : C’est un vrai débat de société, important chez nous mais ausi t sutout dans tus les autres pays où les attitudes sont encore beaucoup plus accidentogènes (Lituanie ; Lettonie, Roumanie, Russie pou citer ceux que je connais en Europe - Mali, Niger, Nigeria pou ceux que j connais en Afrique). A poursuivre, je rassemble les infos, les avis et les témoignages pour en faire un synthèse, un article, pas tout de suite...

      @simplicissimus à qui je dis un grand merci : il y a une sort de génie chez @simplicissimus qui dans le genre tête chercheuse n’a aucun équivalent au monde...

    • @reka : tu résumes parfaitement ma façon de penser. D’ailleurs c’est mon grand plaisir quand je discute avec des gens de droite, de leur dire que c’est le seul truc positif que Sarkozy a à son bilan : la baisse du nombre de morts sur les routes. Et ça ça énerve les gens de droite d’entendre ça, car eux ont souvent une sainte horreur des radars automatiques, certains se mettant même à tenir des discours de gauche sur les pauvres ouvriers qui vont bosser matin et soir et qui sont rackettés par l’Etat alors qu’ils conduisent bien...
      C’est statistique, la sécurité routière, acceptons-le.
      Si il y a des radars pièges, c’est cruel, mais la circulation est piégeuse. La vitesse est un piège. Le confort de nos voitures aussi.

      @Monolecte, c’est vrai qu’on peut soupçonner l’Etat d’arrières pensées pécuniaires avec certains radars. Mais si le soleil nous empêche de voir un panneau, il peut aussi nous empêcher de voir un obstacle, un piéton. Je me suis fait avoir aussi, et ça m’a fait réfléchir. Mieux vaut un PV qu’un blessé..

      Dans le transport aérien, il n’y a que d’excellent pilotes, mais tous se plient à une discipline un peu débile, des règles à ne pas transgresser.
      Ce n’est pas optimum. On perd du temps. C’est un choix.
      Bien sûr comme dit @sombre, la répression déresponsabilise, comme toutes les interdictions. Je déteste les feux rouges parce que le feu vert permet de passer à fond sans exiger la la conscience et la prudence nécessaire à tout franchissement de carrefour. Je trouve que ça déresponsabilisant. Malheureusement, on part de loin, et le respect des règles rigides est sans doute la première étape à accepter pour viser une conduite responsable. Faut juste ne pas se satisfaire de la multiplication de ces équipements technologiques, et réfléchir à la suite, car chaque mort sur la route est un mort de trop...

    • @reka :

      mon idée à moi, c’est que la voie publique est avant tout un espace public, un espace commun utilisés par tous et que les règles d’utilisation devraient s’aligner sur ses utilisateurs les plus vulnérables (les piétons, les vélos, les enfants,...) et pour des raisons culturelles, c’est loin d’être le cas.

      C’est dingue d’ailleurs comme un piéton peut être enfermé dans certaines zones encerclées par des routes infranchissables. La semaine dernière, je voyais un couple de petits vieux à pied essayer de traverser en sortie d’un rond point à 2 voies, pas de passage cloutés, ils essayaient sans doute de traverser pour atteindre le cimetière de la commune construit entre un bricorama et des entrepots logistique.
      https://maps.google.fr/?ll=48.267362,4.0527&spn=0.005778,0.016512&t=h&z=17
      Demain dès l’Aube j’irais me faire écrabouiller les poids lourds, les 4x4 et autres bolides de la rocade pour aller fleurir ta tombe...

      C’est un fait : notre aménagement du territoire ne garantit pas la liberté de circulation.. à pied... au sein même d’une commune.

      Ça me rappelle une super planche des rats de p’tiluc, où les rats essaient en vain de franchir une route et tous ceux qui essaient se font écrabouiller. Un jour l’un d’entre eux y parvint, mais il se rend compte que la terre promise n’en est pas une car c’est juste le terre-plain d’une autoroute, avec une autre route identique derrière donc. Et quand il revient pour le dire aux autres il se fait écrabouiller... si quelqu’un peut la scanner, je suis preneur, je ne sais plus quel album c’est et je ne le trouve pas sur le web...

    • Je regarde, à peu près au hasard, quelques emplacements décrits.

      n° 70 Groslay,

      A Groslay, sur une 4 voies, la vitesse est limitée à 50km/h. Toutes mes connaissances qui passent là régulièrement se sont fait avoir au moins une fois. Moi aussi 90 euros et un point de moins pour 58km/h. J’ai mon permis depuis 1968 et n’ai jamais provoqué un accident par ma faute.

      OK, c’est une 4 voies, mais… à 100 mètres de l’endroit pointé il y a un carrefour avec un feu…
      https://maps.google.fr/maps/ms?msid=202836215855946648686.0004d8580ad3df5f2fa27&msa=0&ll=48.984565,2

      n° 21 Belfort,

      Sur la nouvelle autoroute A36 mise récemment en 2 x 3 voies dans le sens Mulhouse-Belfort, dans une descente entre les sorties 10 et 11, un radar automatique (110) a été mis en place dans la fin de la descente, endroit où bien sûr, il n’y a pas eu la moindre tôle froissée.

      Ben si, il y a eu un accident mortel exactement à cet endroit.
      (long., lat. 47,63600 ; 6,87600 sur la A36)
      https://maps.google.fr/maps/ms?msid=202836215855946648686.0004d8580ad3df5f2fa27&msa=0&ll=47.631645,6

      D’après le fichier des accidents sur data.gouv.fr (460 196 enregistrements)
      INFORMATIONS SUR LA LOCALISATION DES ACCIDENTS CORPORELS DE LA CIRCULATION SUR 5 ANNÉES - FRANCE-MÉTROPOLITAINE (2005-2010)
      http://www.data.gouv.fr/DataSet/30379821

    • Mais de toute façon, qu’il y ait des accidents ou pas dans ces endroits est secondaire. Considérer les radars automatiques comme un « ralentisseur » pour faire ralentir des gens dans une zone dangereuse montre bien que cette assoc d’automobilistes n’a rien compris à la vertu des radars automatiques. Un radar automatique n’est pas une chicane, un dos d’âne destiné à réduire les accidents dans les endroits accidentogènes. C’est un robot qui te donne l’impression de te surveiller de façon automatique et se montre sans pitié quand il te chope. Un radar automatique, ça sert juste à créer le réflexe d’insécurité du conducteur en cas de dépassement de la vitesse limite. C’est lui inculquer l’idée que c’est plus « rentable » de respecter les limitations, que de vouloir jouer les lignes et se faire choper. C’est tout. C’est con, mais c’est ça qui a réduit le nombre de morts sur les routes. Les gens ont globalement levé le pied à cause de la peur du radar, même dans les zones non dangereuses.


  • Démocratie directe : Principes, enjeux, perspectives - Lieux Communs
    http://collectiflieuxcommuns.fr/spip/spip.php?article679
    http://collectiflieuxcommuns.fr/spip/IMG/png/VignetteDDI.png

    La #démocratie_directe commence, progressivement, à faire question. Les assemblées d’Espagne ou de Grèce [1] au printemps 2011, en commen­çant à mettre en pratique à une large échelle les principes de l’auto-gouver­nement du peuple, ont popularisé en Occident un courant qui, jusqu’ici, res­tait marginal et ignoré. Aujourd’hui des discussions éclosent, inimaginables il y a dix ans, et une multitude d’initiatives apparaissent, plus ou moins heureuses, ouvrant des pistes inexplorées ou retombant dans des ornières idéologiques connues - souvent les deux à la fois.

    Si ce surgissement, tout relatif, dépasse le stade des proclamations et des mises en pratiques ponctuelles, il pourrait être amené à occuper une place importante dans les années qui viennent. Car il procède d’un contexte très particulier qui, s’il ne l’explique pas, permet de saisir les enjeux de la situation [2].



  • En Espagne mieux vaut manifester contre les avortements légaux que contre les banques, les élus ou les expulsions immobilières !
    http://fr.globalvoicesonline.org/2013/04/23/144144

    Pendant ce temps, l’adjointe au Secrétaire Général Du Parti Socialiste des Travailleurs (PSOE), Elena Valenciano, critique la force avec laquelle les membres du PP tentent d’étouffer les « escraches ». Elle remarque que les cliniques qui pratiquent des avortements légaux ont ont été l’objet de ces manifestations depuis des années et que le gouvernement n’a jamais arrêté ou limité la liberté d’expression de ces groupes. Pour appuyer son argument, Elena Valenciano a téléchargé une photo de l’une de ces manifestations sur sa page Facebook .


  • #Espagne : la déprime démographique
    http://fr.myeurop.info/2013/04/23/espagne-la-deprime-demographique-7945

    Benjamin Leclercq

    L’Espagne s’est lancée dans la décroissance… démographique. Pour la première fois depuis 1857, un recensement enregistre à une diminution de sa population. La raison ? Alors que l’accroissement naturel est proche de zéro, la conjoncture économique fait maintenant fuir les étrangers : Equatoriens, Colombiens et Roumains (...)

    #Société #Politique #Crise_économique #déclin_démographique #démographie #émigration


  • 245 milliards d’euros et rien de mois seraient requis pour faire rouler des trains vides d’un bout à l’autre de la France assez vite pour qu’ils soient rentables s’ils étaient plein d’hommes d’affaires qui se contentent tout à fait de l’avion.

    http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/23/1611843-deux-rapports-contrent-la-course-a-la-lgv.html

    Dans les mois qui viennent - probablement juin - le ministère attend un rapport présentant une hiérarchisation des projets d’infrastructures de transport. L’avenir de lignes à grande vitesse, notamment celle reliant Bordeaux à Toulouse, en dépend. Le ministère estime que les investissements promis sur l’ensemble des dossiers s’élèvent à 245 milliards d’euros sur 25 ans. Il faudra alors abandonner certaines ambitions.

    Sans citer de cas précis, le rapport Bianco met en avant des solutions intermédiaires, entre le TER et le TGV. Avantage de cette option : le coût et le délai de réalisation. L’ancien ministre imagine que les métropoles pourraient être ainsi reliées plus rapidement et pour un coût moindre au réseau à grande vitesse.


  • En #Grèce, les #fraises se paient le prix du sang
    http://fr.myeurop.info/2013/04/18/en-grece-les-fraises-se-paient-le-prix-du-sang-7825

    Effy Tselikas

    Dans la région de Manolada, en Grèce, des exploitants agricoles ont ouvert le feu, mercredi soir, sur les #travailleurs_migrants venus réclamer leur paie. Trente ont été blessés. Ou comment, en 2013, des esclavagistes modernes sévissent en toute impunité en Europe. Récit.

    Pour qui se promène à Athènes (...)

    #Société #Politique #Social #économie_souterraine #esclavage_moderne #immigration #mafia #Traite_des_êtres_humains


  • #transparence des élus: l’#Espagne se prépare au „nu intégral”
    http://fr.myeurop.info/2013/04/17/transparence-des-elus-l-espagne-se-prepare-au-nu-integral-7763

    Christelle Granja

    « #strip-tease de la République », « Crazy Horse gouvernemental » : le #Patrimoine des politiques n’a jamais semblé aussi sexy. En Espagne aussi, on file la métaphore : un « desnudo integral », complétant la loi de 2011, est aujourd’hui en projet.

    La publication du patrimoine des ministres du (...)

    #Société #Politique #France #corruption #crise


  • Usines récupérées et #autogestion dans la nouvelle réalité espagnole - Anarkismo
    http://anarkismo.net/article/24578

    Annotations :

    au tout début de la crise, près de 40 entreprises avaient été récupérées par les travailleurs et remises en fonctionnement sous statut coopératif, comme l’affirme la Confédération de Coopératives de Travail Associé (COCETA). Parmi celles-ci, nous pouvons relater des expériences comme celle de l’entreprise de robotisation Zero-Pro de Porriño (Pontevedra – NdT : Galice) ou celle de meubles d’agencement de cuisine Cuin Factory en Vilanova i la (...)

    #-Espagne #Economie #crise_économique #Alternatives


  • #ESPAGNE • Le compte #Twitter de la #police fait un carton | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/10/le-compte-twitter-de-la-police-fait-un-carton

    En effet, @policia ne fait pas que tweeter, il multiplie aussi les conseils et les mises en garde sur l’utilisation sûre d’Internet, le cyber-harcèlement, les arnaques, la violence conjugale, le racket scolaire ou les toxicomanies. Et il répond à certains abonnés. Il réagit, par des messages privés, aux demandes ou aux plaintes des twitteurs et les fait parvenir au service de police concerné. A en croire l’inspectrice Carolina González, membre de l’équipe, on obtient même des résultats au-delà de la divulgation. Parfois, ce sont les abonnés qui jouent les policiers. « Lors des Twitrafles que nous organisons, nous recevons des milliers de courriers avec des pistes, commente la policière. L’un d’entre eux nous a permis d’arrêter neuf Dominicains qui transportaient 277 kilos de cocaïne dans un camion, camouflée parmi des peaux de bovins ». Des cyber-balances ? « De la collaboration citoyenne ».

    • En Norvège aussi, le compte de la police est très populaire, ils font de l’humour ils se rendent sympathique via les médias sociaux... Ils twittent leurs opérations, ici et là, sur un mode « léger et humoristique ». Ça ne les empêchent pas de faire par ailleurs quelques saloperies qu’ils ne twittent pas, bien sur, genre confisquer les instruments d’un groupe de musiciens roms qui jouent dans la rue la veille d’un concert les empêchant de touchr un cachet dont ils sont besoin, ou expulser manu militari une maman irakienne à 4:30 du matin sous les yeux de son mari et de ses deux filles de 6 et 9 ans eux -allez savoir pourquoi - autorisés à rester en Norvège.


  • #Suicide et sacrifice - Débat à #Quilombo ce 11 avril 2013
    http://www.librairie-quilombo.org/Suicide-et-sacrifice

    Débat en présence de l’auteur, Jean-Paul Galibert - à la librairie (23 rue Voltaire Paris XIe) dès 19h45.

    Les statistiques  : une récente enquête de l’Institut de veille sanitaire, menée sur les décès survenus entre 1976 et 2002 pour lesquels le suicide était mentionné en cause principale du décès, dénombre en France 30 suicides par jour, 900 par mois, 11 405 par an (soit deux fois plus qu’au Royaume-Uni, en Espagne ou aux Pays-Bas)  ; il constitue la première cause de mortalité chez les 35-49 ans, la deuxième chez les 15-24 ans, après les accidents de circulation (il y a presque deux fois plus de suicides que de morts sur la route). Chiffres auxquels il faut ajouter celui-ci  : on évalue à 150 000 par an le nombre des tentatives de suicide. Le constat  : rien n’est entrepris contre.

    Ces chiffres datent d’il y a 10 ans et les accidents (cf rapport Cyroulnik) qui sont parfois un mode de suicide ne sont pas comptabilisés ! Depuis 5 ans, dans mon entourage proche, il y a eu trop de suicides pour n’y voir que des faits individuels.


  • L’avancée de la contre-révolution capitaliste en Italie - Le libéralisme est un totalitarisme
    http://blog-citoyen.over-blog.fr/article-l-avancee-de-la-contre-revolution-capitaliste-en-ital

    La situation italienne ressemble plus particulièrement à celle de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal, de l’Irlande… : effondrement de la production, de la consommation et de l’épargne ; une dette souveraine à hauteur de 123% du PIB ; un taux de chômage qui peut aller jusqu’à 35% chez les jeunes ; une faible productivité lié à la faiblesse des salaires.

    En revanche, les modes opératoires de la contre-révolution capitaliste sont semblables partout en Europe. Suivant les pays, le calendrier, l’ampleur de l’offensive et l’angle d’attaque diffèrent, mais c’est bien partout la même entreprise de destruction méthodique de tous les acquis engrangés par les travailleurs durant la période du compromis entre le capital et le travail.


  • « On ne part pas, ils nous virent » | L’Espagne désenchantée
    http://espagne.blog.lemonde.fr/2013/04/07/on-ne-part-pas-ils-nous-virent

    Au total, près d’une trentaine de manifestations ont été organisées dans une vingtaine de pays à l’appel l’association Jeunesse sans futur, l’un des collectifs à l’origine de la naissance du mouvement des “indignés”, le 15 mai 2011. L’association dénonce que “toute une génération doit à présent choisir entre chômage, précarité et exil.”

    Et de rappeler que 374 600 jeunes de moins de 30 ans disposant d’une formation supérieure, se trouvent au chômage en Espagne. Que la précarité est leur quotidien, que l’augmentation des frais universitaires les exclut du système scolaire et que les stages non rémunérés ou les petits boulots non déclarés sont légions. Autant de situations qui rendent souvent impossible leur émancipation : la possibilité de quitter leur parents et fonder leur propre famille.

    J’ai pas trouvé grand chose en français.


  • Une étude sur la santé : l’austérité coûte des vies humaines en Europe
    http://www.wsws.org//fr/articles/2013/avr2013/sant-a08.shtml

    De vastes sections de la population européenne payent de leur santé, si ce n’est de leur vie, les mesures d’austérité dictées par l’Union Européenne (UE). C’est la conclusion d’une récente étude publiée par la revue médicale britannique The Lancet. Les populations les plus mal loties sont celles de Grèce, d’Espagne et du Portugal où l’UE a imposé des coupes sociales massives.
    De nombreux rapports de Grèce et d’Espagne décrivent le désespoir et la misère de la population suite à la crise : les enfants s’évanouissent de faim à l’école ; les parents, poussés par la pauvreté et le désespoir, sont obligés d’envoyer leurs enfants dans des foyers d’accueil ; les retraités font les poubelles en quête de nourriture ; les personnes gravement malades qui ont perdu leur assurance-maladie au bout d’un an de chômage vont à l’hôpital trop tard – et sont condamnés à mourir.


  • Sidaction, l’incompréhensible foutage de gueule | Ze Rhubarbe Blog
    http://rhubarbe.net/blog/2013/04/05/sidaction-lincomprehensible-foutage-de-gueule

    C’est Sidaction-day en France. En 2012 l’opération a collecté 2,4 millions d’euros, dont 27% part en frais de gestion et de collecte – soit 648 000 euros tout de même.

    Le marché des anti-rétroviraux a généré, en 2011, un volume sur les USA et les 5 plus grands marchés européens (Italie, France, Grande-Bretagne, Espagne et Allemagne) de plus de 10 milliards d’euros. Gilead Sciences, sans doute le principal fabricant de ces rétroviraux avec les marques Truvada et Atripla, a vendu à lui seul au dernier trimestre 2012 pour un total de 1,4 milliard d’euros pour ces deux produits (sur chiffre d’affaire pour la même période de 2 milliards d’euros). Profits déclarés de Gilead sur cette même période de 3 mois : 600 millions d’euros, dont au moins 400 millions pour Truvada et Atripla (marge bénéficiaire sur ces produits : entre 30% et 50% du chiffre d’affaire).

    Et ça c’est juste Gilead. Le bénéfice Sida pour les labos pharmaceutiques sur les marchés “riches”, en 2011, se chiffre donc entre 3 et 5 milliards (3000 à 5000 millions d’euros), sans parler des autres marchés (Asie, Amérique Latine, Europe hors les 5 “gros” pays, et Afrique). En France, le marché pharmaceutique du VIH est de l’ordre de 1,5 milliards d’euros, soit un bénéfice estimé entre 500 et 750 millions d’euros. Et on demande au public de donner des sous pour financer une industrie qui réalise des bénéfices stratosphériques sur le dos des malades et de la sécu, sans parler des apports de la recherche publique et des financements divers et variés que l’industrie récolte par ailleurs.



  • #Protection_des_données : six #Cnil européennes lancent une action contre #Google - France Info
    http://www.franceinfo.fr/high-tech/protection-des-donnees-six-cnil-europeennes-lancent-une-action-repressive

    Les autorités européennes de protection des données ne comptent pas se laisser faire par le géant américain. Les Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) de six pays européens (Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni) ont annoncé mardi qu’elles engageaient une « action répressive concertée » contre Google, qui n’a pas répondu à leur demande de revoir ses règles de confidentialité.

    Pour ce qui est de la France, la Cnil a notifié à Google sa décision « d’ouvrir une procédure de contrôle, ainsi qu’une procédure de coopération administrative internationale avec ses homologues du groupe de travail ».

    Et concrètement ?


  • Jean-Pierre Filiu : La Syrie est notre guerre d’Espagne. D’accord, mais j’espère que le Liban ne sera pas notre Cambodge ; déjà que Beyrouth a été leur Trafalgar, il serait ballot que l’Euphrate ne soit notre Bérézina. (J’espère que la situation devient plus clair pour tout le monde.)
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/02/la-syrie-est-notre-guerre-d-espagne_3152041_3232.html

    Comme la République espagnole, la Syrie révolutionnaire souffre de la cobelligérance active des uns, de la passivité complice des autres et de l’intolérance partisane des derniers. La Russie et l’Iran sont aussi impliqués dans les crimes de masse de la dictature syrienne que l’étaient l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste aux côtés des franquistes espagnols.

    La « non-intervention » des démocraties occidentales en 2011 est aussi fatale pour les démocrates de Syrie qu’elle le fut pour ceux d’Espagne en 1936.

    Quant aux staliniens dénoncés par Orwell à Barcelone dès 1938, ils n’ont rien à envier aux djihadistes d’aujourd’hui en Syrie. Leur hiérarchie implacable et leur discipline aveugle leur permettent de compenser progressivement leur caractère ultraminoritaire.


  • Réveil printanier de la plateforme Afriradio, qui réunit les émissions de radios associatives sur l’ #Afrique (essentiellement des émissions de Survie France, quelques programmes de radios africaines) : 3 émissions de Survie sur Campus FM Toulouse, sur le #Mali, la #Côte_d'Ivoire et le #Burkina_Faso

    "Quelle #guerre mène la France au Mali ?"
    http://www.afriradio.net/audio294.html

    http://www.afriradio.net/audio/PAD_Mali_ok.mp3

    Ce mois-ci l’étude et l’analyse des antécédents, des motifs et des conséquences de l’intervention armée de la #France au Mali par Bernard DREANO, président du centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (#CEDETIM) et membre fondateur du réseau international Helsinki Citizens’ Assembly et par Danyel Dubreuil, salarié de l’association Survie et un des animateurs du réseau « #Areva ne fera pas la loi au Niger ». Un hommage particulier aux musiciens maliens sera fait à travers #Tamikrest et #Check_Tidiane_Sek.

    "Où en est la Côte d’Ivoire ?"
    http://www.afriradio.net/audio293.html

    http://www.afriradio.net/audio/PAD_CoteIvoire_fevr2013.mp3

    Retour sur la crise politique et sociale des dernières années, avec David Mauger membre de #Survie, et témoignage d’un jeune ivoirien sur les évènements qui ont précédé et succédé l’arrivée au pouvoir de #Alassane_Ouattara et les conséquences sur la vie quotidienne actuelle.

    "Hommage à #Thomas_Sankara"
    http://www.afriradio.net/audio292.html

    http://www.afriradio.net/audio/PAD_SankaraDay_VF.mp3

    Des enregistrements sonores de la « Sankara Day » à Toulouse en octobre 2011 et de l’anniversaire de la mort de Sankara au cimetière de Ouagadougou le 15 octobre 2012 accompagnées de slam et musiques burkinabées.

    #Françafrique #lutte_d'indépendance #audio #radio


  • La revanche des pommes sur le béton | Agriculture urbaine et auto-suffisance alimentaire
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250265041933&cid=1250265040481

    Alors que la population mondiale se concentre de plus en plus dans les villes, l’agriculture urbaine apparaît comme une solution aux risques de pénurie alimentaire. Au delà des projets de fermes verticales qui émergent un peu partout, le problème en France se pose davantage en termes d’environnement et d’aménagement que d’ « autosuffisance ». Tour d’horizon des initiatives les plus avancées à Rennes, Toulouse ou encore Romainville et Wittenheim...