• Le projet de loi antiterroriste vise Internet
    http://www.mediapart.fr/journal/france/140914/le-projet-de-loi-antiterroriste-vise-internet

    Au nom de la lutte contre les « loups solitaires » et le départ de Français pour le djihad en Syrie, les députés s’apprêtent à voter un projet de loi qui prévoit de censurer des sites faisant « l’apologie du terrorisme » et de sanctionner « la préparation » d’un attentat sur internet. Une attaque sans précédent dans les libertés numériques, qui offre de nouveaux pouvoirs aux forces de police.

    #Administration #Censure #France #Internet #Justice #Liberté_individuelle #Législation #Police_(institution) #Terrorisme


  • Indymedia Nantes | Pourquoi je n’irai pas à l’Alternatiba le 28/09
    http://nantes.indymedia.org/articles/29939

    Depuis quelques mois, plusieurs associations nantaises se sont réunies dans l’optique d’organiser fin septembre un village des alternatives (clic) sous l’étiquette « Alternatiba ». (…)
    Après quelques recherches et plusieurs discussions, j’ai pris la décision de ne pas y participer et je m’en vais vous expliquer pourquoi. Mais d’abord, c’est quoi Alternatiba ?

    #infiltration #greenwashing #récupération_capitaliste #soudoiement #crowdfunding #manipulation #extrême-droite #nddl #développement_durable

    • Ha la la... #indymedia ! c’est bien ce nom, c’est comme anarchie : on peut dire tout et son contraire tant qu’on ne connait pas :p Pour faire un très bref résumé, parce que franchement, le sac de nœud #alternatiba est bien plus passionnant, donc pour résumer : chaque indymedia est indépendant (et certains détestent cordialement les pratiques d’autres :p )
      Pour en revenir aux rebondissement et boniments d’Alternatiba nantes, j’ai lu un autre article depuis : http://nantes.indymedia.org/articles/30073
      Il se dira bien peu d’autre choses : alternatiba a demandé à tout le monde de se taire, les militants sont partagés entre l’envie de montrer et l’envie de démonter, l’acipa et autres apposants officiels à #NDDL peuvent sans doute dire merci à celles et ceux qui l’ont néanmoins ouverte pour dénoncer ces tractations et chantages...
      Je ne sais toujours pas quoi en penser globalement, mais la sensation quand même d’un gros truc qui veut faire le boeuf quitte à prendre quelques hormones qu’il oublie la petite marre nécessaire pour coasser en père peinard...
      Tout le problème tient sans doute dans ce passage d’un communiqué national : « Ce logiciel lie radicalisme et pragmatisme ; sens du travail de masse et recherche des alliances ; non-violence et détermination ; efficacité, organisation et démocratie ; interpellation sur l’urgence et l’ampleur de la crise climatique mais également sociale, économique, énergétique, alimentaire et écologique et création, promotion, renforcement des alternatives permettant de combattre ces crises et de construire une société plus humaine, plus soutenable, plus solidaire, plus juste et plus conviviale. Ce même logiciel rejette les logiques mortifères de polémiques, de division, de courses au plus pur et au plus radical qui détourneraient nos énergies de la bataille centrale dans laquelle nous avons décidé de les investir, à savoir changer le système pour ne pas changer le climat. »

    • @rastapopoulos

      on en parle de lutte des classes, me semble-t-il

      oui oui, il te semble bien. En tout cas dans plusieurs des confs qu’ils ont organisées.

      La question de lier radicalisme et pragmatisme, comme ils disent dans la communiqué, me semble effectivement centrale : comment lier le problème de fond (sortir d’un système inégalitaire, pétrolophage et qui risque de vite, durablement et profondément bousiller le climat global) avec la réussite d’objectifs atteignables en pratique.
      Vu les délais qu’on a au niveau de l’évolution du climat, je crois pas qu’on puisse raisonnablement se fixer comme objectif de sortir de l’économie et vivre dans un autre système de travail et d’échanges matériels dans les 15-20 ans qui viennent. Ce qui bien sûr n’enlève rien à l’importance de cette question et à la nécessité de la creuser dans tous les cas. Mais parallèlement, si on veut garder des chances de vivre sous un climat encore à peu-près stable, une approche dite « réformiste » visant à faire bouger les lignes et rassemblant large me semble indispensable.

      Ou alors on acte le fait que le climat est de toute façons foutu et qu’on va droit au chaos, donc autant être radical tout en prenant son temps pour construire la suite. C’est une autre vision.

      Quand au billet initialement cité je me suis arrêté à

      Ce Village des Alternatives façon beurre blanc ne traite ni plus ni moins que d’aménager le système capitaliste de façon plus vivable pour (au moins) une part de la population.

      qui a fait sonner mon detector de gilipolleces
      https://www.youtube.com/watch?v=L0VyMvb3VAQ

    • Cette critique soulève la problématique de la politique qui use du principe de proximité et de la responsabilité individuelle pour noyer l’écologie politique dans le marketing bio. Parce que si les problèmes écologiques étaient résolus seulement en fabriquant des maisons de paille et en mangeant bio (avec 0,5% d’ogm dedans quand même pour soutenir la croissance), ça éviterait de questionner les inégalités sociales, les modes d’attribution des marchés, l’industrie de l’armement, les paradis fiscaux, les politiques migratoires … de surveillance et de se positionner politiquement.
      Sauf que ce programme là est vachement moins rigolo.
      On peut entendre que la foire des bons sentiments écologiques en famille est censée ramener de l’espoir et du baume au cœur. On en a besoin aussi. Mais ce mode d’action et de récupération, qui évite soigneusement de parler politique, puisqu’il se dit apolitique, peut servir aussi à délégitimer les plus impliqués dans un changement de société en assurant un nouvel élan à la mise en scène du spectacle du capitalisme. C’est toujours Mickey, mais en terre cuite labellisé non toxique.

    • Parce que si les problèmes écologiques étaient résolus seulement en fabriquant des maisons de paille et en mangeant bio (avec 0,5% d’ogm dedans quand même pour soutenir la croissance), ça éviterait de questionner les inégalités sociales, les modes d’attribution des marchés, l’industrie de l’armement, les paradis fiscaux, les politiques migratoires … de surveillance et de se positionner politiquement.

      A ma connaissance personne ne dit que ces quelques mesures seraient suffisantes. Les questions des inégalités sociales, des grand projets inutiles et des PPP, de la finance, des politiques migratoires entre autres étaient par ailleurs très présentes l’an dernier à Alternatiba Bayonne.
      Je me souviens d’ailleurs que quelques jours avant eut lieu une hécatombe dans le détroit de Sicile, dont ils avaient parlé dans le discours de clôture d’Alternatiba, en la reliant aux mêmes inégalités et aux mêmes logiques mortifères qui sont à la source du problème climatique.

    • @koldobika
      J’entends ce que tu dis, et tant mieux si cette position est suivi d’actes.
      Dans la citation que tu reprends, et au-delà d’alternatiba, je me questionne sur les nouvelles formes d’implications sociales et politiques qui sont encore autorisées, c’est à dire qui ne subissent pas de répression et vers lesquelles le citoyen, qui n’a rien à se reprocher, se tourne plus ou moins consciemment.
      On ne peut pas ignorer les violences policières et les accusations systématiquement perpétrés vis à vis des militants, radicaux (qui agissent à la racine) ou pas, et le discrédit médiatique entretenu à leur égard. Si la difficulté à se positionner en groupes créatifs, j’entends hors partis politiques, n’en dépend pas uniquement, l’espace de liberté qui est donné pour agir me parait de plus en plus restreint.
      Je pense qu’il ne faut pas ignorer les critiques et les questionnements induits par ce qui peut apparaitre comme la mise en spectacle de l’écologie.

    • @touti

      On ne peut pas ignorer les violences policières et les accusations systématiquement perpétrés vis à vis des militants radicaux (qui agissent à la racine) et le discrédit médiatique entretenu à leur égard.

      Je te rejoins tout à fait là-dessus. Vivant au Pays Basque et voyant comment y sont traités certains mouvements, ce n’est pas moi qui dirais l’inverse.

      l’espace de liberté qui est donné pour agir me parait de plus en plus restreint.

      Je trouve aussi.

      Je pense qu’il ne faut pas ignorer les critiques et les questionnements induits par ce qui peut apparaitre comme la mise en spectacle de l’écologie.

      Tout à fait. En revanche, pour avoir connu l’Alternatiba de Bayonne, l’extrait que je citais plus haut me semble vraiment de mauvaise foi. On est pas dans du greenwashing pour gentry, c’est vraiment pas la philosophie du truc, ni sa pratique.

    • Hum, y’a mieux comme dialectique, tu es d’accord avec ce que je dis pour m’asséner ensuite que la citation est de mauvaise foi, c’est dur internet comme moyen d’échange ! Je m’exprime surement mal, je dis qu’il ne reste pas vraiment d’espace pour échapper au diktat individualisant portant apparat écologiste. Je vais donc marquer un peu plus le trait ironique : manger bio et se brosser les dents avec de l’argile pour sauver la planète est exactement ce à quoi nous sommes parvenus en 50 ans d’écologie, pas très glorieux.
      Et je ne parlais pas spécifiquement d’Alternatiba, j’y serais bien allée, par curiosité et même avec mon scepticisme et pessimisme réunis, car les rencontres in vivo sont toujours la base d’échanges et de changements.

    • @touti

      tu es d’accord avec ce que je dis pour m’asséner ensuite que la citation est de mauvaise foi

      Oui, tout simplement car les propos que je relevais reprochent à Alternatiba des choses qui ne correspondent pas à ce mouvement, qui est probablement imparfait comme tout mouvement mais qui n’est sûrement pas ce pour quoi le texte initial voudrait le faire passer. C’est ces propos-là qui sont de mauvaise foi. Prendre Alternatiba comme porte-drapeau du greenwashing pour riches, c’est de mauvaise foi.
      Et ça n’enlève rien à ce que tu disais par ailleurs d’un point de vue plus large, et avec quoi je suis d’accord, autant sur les mises à l’index mensongères de mouvements radicaux, la restriction de l’espace pour agir, ou sur la mise en spectacle de l’écologie.

      manger bio et se brosser les dents avec de l’argile pour sauver la planète est exactement ce à quoi nous sommes parvenus en 50 ans d’écologie

      ben oui. c’est justement pour aller au delà de ça qu’on a besoin de choses qui fédèrent sans perdre leur fond et qui arrivent à rassembler des démarches les plus radicales (au sens de prendre les choses à la racine) aux plus « soft » (petits gestes de simplicité volontaire), en permettant par ailleurs aux secondes de connaître les premières. Et ce dans un constat que tous partagent : si dans les 15-20 ans qui viennent on n’arrive pas à faire infléchir le réchauffement du climat, ensuite ça sera définitivement foutu.

    • Arrête s’il te plait de mutiler mon propos, ou relis moi, je vais surtout finir par croire que tu ne veux entendre aucune critique ni question.

      De toute façon, celles-ci ne manqueront pas de surgir pour cet évènement, et tant mieux, ce qui est plus que normal dans le contexte de violence de Nantes.

    • Je vais finir par croire qu’on ne parle pas la même langue.
      Les mises à l’index mensongères de mouvements radicaux je sais très bien comment ça se passe, c’est monnaie courante là où je vis depuis des décennies.
      Critiquer le greenwashing, le #solutionnisme écolo et la mise en spectacle de l’écologie, en ce qu’ils réduisent de 1000 façons le champ de la réflexion et des possibilités d’actions : bien évidemment.
      En revanche quand je lis la phrase « Ce Village des Alternatives façon beurre blanc ne traite ni plus ni moins que d’aménager le système capitaliste de façon plus vivable pour (au moins) une part de la population. » dans le texte initialement cité, pour avoir connu Alternatiba Bayonne c’est une remarque que je ne peux pas tout simplement pas avaler car elle est mensongère. C’est tout.

    • Nous avions mis aussi à l’évidence que le mouvement du NDDL était noyauté par les identitaires qui prennent la forme d’écologistes et pas que...
      Il faut d’abord savoir qui sont les identitaires et ne pas verser dans les travers écologistes qu’ils préconisent et c’est là le challenge pour avoir aussi une société écologique sans que cela devienne un mouvement fasciste.

      Je vis en Suisse où l’écologie fait partie du gène helvète, même si il y a encore quelques unEs qui se baladent en ville avec des tanks 4x4.
      Toutefois, nous avons deux partis écologiques au parlement, un de « gauche » et un qui est « libéral ». Sans compter que l’écologie est une véritable préoccupation nationale, donc les partis du centre et les partis de droite prennent l’écologie à coeur pour se faire des électeurs-trices supplémentaires.

      Quoiqu’il en soit, nous sommes un peu comme nos cousins germaniques qui ont aussi le nucléaire en horreur et les manifestations sont entendues par les élus. C’est ainsi qu’on a réussi à obtenir la fermeture du vieux coucou qu’est Mülheberg. Mais cela n’arrange pas tout.
      Si le tri est une obligation, une taxe au sac à ordures est introduite, où on ne trouve plus une ampoule classique mais que des économiques (qui sont plus difficiles à recycler), si les différentes communes reçoivent des subsides de l’Etat pour que les bâtiments soient rénovés et les isolations refaites afin que les déperditions calorifiques soient moindres, toutes ces décisions et encore d’autres et d’autres à venir sont prises au plus haut niveau. Et tintin pour revenir en arrière ou pour trouver une simple ampoule. Pour cela, il faudra que nous allions chez nos voisins en chercher.
      Mais pas que !
      La voiture a perdu son statut social et les infrastructures ferroviaires, trams, bus sont bien développées, sans compter le réaménagement des villes afin que ce soit de plus en plus difficile pour une voiture d’accéder au centre sans se faire prendre dans un interminable embouteillage.
      La mobilité douce est aussi mise en valeur et des pistes cyclables sont aménagées, y compris des vélos à louer, au cas où. Idem pour les voitures dont on pourrait avoir besoin pendant quelques heures histoire d’accéder dans un endroit qui n’est pas desservi.
      Bref, on en est à en avoir mal aux yeux quand il y a des petits cons qui jettent le carton et la plaque alu de leur pizza dans les bosquets au point même que nous les prenons nous-mêmes pour les mettre dans des poubelles adéquates.
      Les étrangers sont-ils plus sales que les autres ? Que nenni ! Je vois sans arrêt des personnes âgées et étrangères qui ramassent les détritus pour les mettre dans une benne car cela leur fait mal aux yeux autant qu’à nous.
      L’écologie est avant tout une question d’éducation et si avant elle était rémunérée, maintenant, nous ramassons les déchets des autres par respect.
      Il n’y a pas une construction qui se fait sans qu’elle remplisse les conditions sine qua non d’écominergie. Il n’y a pas une bagnole neuve ou non qui ne rentre si elle ne répond pas à certaines conditions écologiques et chacune est passée au crible fin de la FDC. Et cela fâche bien des constructeurs d’automobiles.

      Mais aux USA, j’ai aussi vu un pays bien propre pour la grandeur de ces différents Etats qui sont unis. Cela doit être une responsabilité politique et une volonté politique . Et même si on râle comme des charretiers devant chaque nouvelle contrainte écologique, on s’y plie une fois qu’elle rentre en fonction et on s’aperçoit que ce n’est pas si emmerdant que ça !

      Des exemples, j’en ai à la pelle et nous avons même été les précurseurs avec le lisier de cochon qui était épandu dans les champs et dont les phosphates ou les nitrates ou failli tuer le lac Léman (ou lac de Genève...) avec les algues vertes et cela date depuis plus de 30 ans. Depuis plus de 30 ans, nos lessives sont chaque fois améliorées afin qu’elles nettoient le linge sans y ajouter des phosphates, toutes ces choses-là ont permis au lac Léman de redevenir un lac où il fait bon de se baigner, si on aime le mercure puisqu’on vient de s’apercevoir qu’on a la plus grosse pollution en Valais, faite par la Lonza et ce, depuis plus de 20 ans. Un comble !!!

      Ce que je veux dire par là c’est que l’écologie doit être un mouvement d’un grand tout, et ne pas être une petite cellule autonome noyautée par les identitaires, ou où les gens viennent en bagnole diesel pour acheter des produits bio !

    • Je trouve que ce texte a ceci d’intéressant qu’il ne refait pas la discussion réforme ou révolution, possibilité de récup par le système ou truc pour super-militantEs hyper-conscientiséEs, mais qu’il insiste sur un point précis : soutien ou pas à la ZAD et condamnation ou pas de la répression ? Il en sortira soit que la mairie se sera fait avoir en espérant récupérer le truc (comme ça semble leur intention), soit elle aura bien investi ses sous pour un truc bon enfant écolo dans le centre de Nantes avec 40 000 € de bénévolat (!) et trois sous de « mais qu’est-ce qu’on peut faire ? »

      Il faudra juger après, tous les coups ne sont pas joués. Mais de fait, @koldobika, Alternatiba dans sa volonté d’ouverture est un truc à faire baver les institutions, qui rêvent d’en avoir des versions expurgées, sages et frileuses devant la dureté des luttes à NDDL, et qui s’intéresse plus aux violences lointaines. Espérons qu’elles se feront avoir et qu’elle va porter dans le centre de Nantes des questions qui fâchent. Et si ce n’est pas elle, ce sera peut-être son public, qui va finir par être bien dég suite aux saloperies gouvernementales.

    • Effectivement @koldobika, nous n’avons pas choisi les mêmes valeurs. Personnellement c’est les « silence, personne ne bouge dans les rangs » qui me gênent et réfuter toute critique quand on te donne des preuves comme le mail interne diffusé en commentaire sur indymedia, c’est pas radical comme forme de ...quoi déjà ? A chaque demande d’explication il m’a été dit d’attendre, de me taire, de pas gêner les copains, puis les commentaires ont été purgés des réseaux sociaux. Bref il ne restait que indymedia nantes qui permettait une critique, il ne faut pas s’étonner de l’y trouver. le texte initial n’est pas de moi mais les lièvres qu’il soulève, ainsi que le second que j’ai cité, me font penser qu’alternatiba a tout intérêt à revoir sa notion de transparence et d’indépendance : à ce jour, il n’est nul besoin de faire appel à des collectivités territoriales impliquées dans des #GPII pour organiser une foire à la #vertitude (propale de tag liant vertu + verdure + un soupçon d’autoritarisme déplacé... !)

      Merci @Aude_V de rappeler de quoi on parle ;)

      Quand à @geneghys... heu... comment dire.... #houla !!!

    • @geneghys, il y a de salutaires lectures sur l’#administration_du_désastre, cette manière de faire à peu près la même chose en propre : autant ou plus de flux de marchandises et d’humains le matin, PIB toujours à + tant, et c’est un prétexte acceptable par pas mal de monde pour augmenter le contrôle social. Sur le sujet, Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable et L’Enfer vert sont pas mal et font moins de dix euros. 13 CHF ?
      Edit : le pire étant que la ville est plus propre, plus policée, ok, mais les indicateurs continuent de faire flipper même quand il n’y a plus de voiture garée en bas de chez toi : les tonnages de déchets, de GES, etc. ne cessent pas de croître mais on se trouve des ennemiEs plus proches, comme le sale type qui n’éteint pas sa caisse au feu rouge et plus les institutions prêtes à tout pour deux emplois créés.
      @val_k, beaucoup d’Alternatiba manquent encore de bouteille (le conflit c’est bon si ça permet de poser calmement les questions, mais ça peut faire peur) alors j’attends pour juger - même si arrgh l’appel à des outils web corporate m’énerve, déjà. Je suis invitée à Lille pour ma conf qui explique pourquoi les élections dépossèdent le peuple de son pouvoir, et je verrai le résultat avec intérêt.

    • Aaah ça change quand même un peu, je ne vais pas défendre des propos tronqués qu’en plus je n’ai pas écrits :-)

      Sans connaitre la situation exacte sur Nantes (les copin·s qui y sont s’interrogent sur la pertinence de cet événement et les subventions allouées par la ville) j’ai effectivement fait le relais de ce texte car je trouve assez juste certaines interrogations dans le contexte écolo politique actuel.

      Si le texte comporte des critiques infondées avec des phrases à l’emporte pièces, je comprends tout à fait que si tu connais bien Alternatiba ça puisse t’énerver, dans tous les cas, ton retour pour contrebalancer sera intéressant.

    • Pour ma part je parle de ce que j’ai connu à Bayonne l’an dernier. Si à Nantes ça se passe comme tu dis @val_k, je comprends mieux le besoin de défouloir qui s’exprime sur indymedia, défouloir qui peut vite glisser dans des déclarations à l’emporte-pièce comme le dit @touti.

      Je trouverais vraiment triste que la dynamique Alternatiba s’embourbe dans des formes autoritaires ou dans de l’#administration_du_désastre, qui justement faisaient partie de ce qui était dénommé « fausses solutions » l’an dernier à Bayonne.

    • juste un truc, @geneghys , parce qu’en fait ça passe vraiment pas : quand tu daigneras voir par toi même Notre-Dame-des-Landes, préviens-moi histoire qu’on rigole avec ton relevé des identitaires. Soyons clairs, il y a eut de tentatives et il reste surement quelques faf et/ou soralien voire même des ... raéliens ? (et que sais-je encore) et beaucoup de râleurs. Mais c’est vraiment une méconnaissance crasse de cette lutte que dire qu’elle est contrôlée par les identitaires. Je t’invite par exemple à la prochaine AG mardi qui vient à la Vacherit : on verra combien de temps tu tiendras pendant que nous nous escrimerons à faire une consensus entre toutes les tendances présentes (agricultures, militances, ...) Les conspi ont peut-être fait quelques dégâts, mais les identitaires n’ont JAMAIS réussi à s’implanter dans une lutte « contre l’aéroport et son monde ».
      Je t’invite à lire « De la ZAD aux #Communaux ? Quelques pistes à explorer pour aller plus loin » : un des derniers texte vraiment collectif de la ZAD et dont parle @zad_poleon dans une de ses publications. L’histoire des communaux m’a beaucoup plus parlé que la fabrication artificielle d’une mouvance commune comme Alternatiba. Il faut dire que le processus n’est pas du tout le même et c’est sans doute ça qui échappe à certain-e-s : l’acceptation que sans conflit abouti sur un consensus, rien ne se construit de valable et je vous comprends, c’est tellement chronophage et énergivore qu’il est bien plus simple de ne pas s’y mettre, je suis la première a avoir du mal ! Il me semble cependant que la lutte d’ #EZLN au #Chiapas a pris ces mêmes chemins et que c’est ce qui en fait un mouvement passionnant...
      http://zad.nadir.org/spip.php?article2586

    • @val_k

      juste un truc, @koldobika, parce qu’en fait ça passe vraiment pas : quand tu digneras voir par toi même Notre-Dame-des-Landes, préviens-moi histoire qu’on rigole avec ton relevé des identitaires.

      je crois que ce passage s’adresse plutôt à @geneghys qui dit plus haut :

      Nous avions mis aussi à l’évidence que le mouvement du NDDL était noyauté par les identitaires qui prennent la forme d’écologistes et pas que...
      Il faut d’abord savoir qui sont les identitaires et ne pas verser dans les travers écologistes qu’ils préconisent et c’est là le challenge pour avoir aussi une société écologique sans que cela devienne un mouvement fasciste.

    • @geneghys, il y a du grabuge avec les identitaires sur la zone du Testet … et les Zadistes demandent de l’aide !

      Je me rappelle une femme partie vivre en pleine nature dans les Alpes avec enfants, maison en paille et potager bio. Au final, grand désespoir, car l’usine XXX déversait des dioxines détruisant leur rêve de vie naturelle.

      @aude_v tout à fait d’accord sur l’administration du désastre, merci pour la lecture prochaine.
      En même temps, j’envie un peu les suisses (ma grand-mère était de Zurich) ici à Toulouse, depuis le changement de maire, c’est la destruction des quelques avancées écolos de l’équipe précédente : zones piétonnes détruites et ouvertes aux autos qui sont beaucoup plus nombreuses partout avec des accidents graves, destruction des espaces de biodiversité, suppression des parkings à vélo ou enlèvement… pas cool.

    • @Aude tu as tout-à-fait raison et ce serait bien pire si il n’y avait pas des lois pour prendre le virage écologique, puisque depuis Fukushima, nous avons décidé de quitter le nucléaire et qu’il va bien falloir compenser si on ne veut pas tirer du nucléaire français en hiver.

      Que ce soit clair, je ne suis pas nationaliste ou quoi que ce soit. Mais je crois que la Suisse est en danger car elle est au coeur de l’Europe et se ramasse toute la saloperie de nanoparticules qui sont bloquées par les Alpes. Les nôtres et celles des autres, évidemment. Mais en tant que petit pays, il peut aussi montrer qu’un virage écologique peut se prendre et ses expériences peuvent être envisagées à plus grande échelle. Cela s’est passé pour l’essence sans plomb, pour les lessives sans phosphates, pour les CFC, du chauffage à distance, et pour bien d’autres choses aussi.

      De même que nous regardons dans d’autres pays des possibilités de faire la même chose ou peut-être l’améliorer pour l’adapter aux conditions du terrain.

      Et si les Verts ont des sièges au Parlement et qu’on peut parfois les traiter de fascistes écolos, il y a un problème de réchauffement climatique que nous ressentons plus que les pays alentours. Nous avons la fonte des glacers, ou des chaleurs anormales, ou des étés tropicaux. Le fait que beaucoup de chercheurs dans beaucoup de domaines nous permet de voir plus rapidement ce que le réchauffement climatique veut dire dans notre pays. Ne serait-ce que pour la fonte du permafrost où là, on rigole moins qu’avec la fonte des glaciers. Ou encore des pics de pollutions où on recommande aux asthmatiques de ne pas sortir. Ce qui n’empêche pas, et là, je te rejoins, de regarder ces conducteurs qui laissent leur diesel tourner pour avoir le chauffage en hiver et ainsi, se bécoter sans avoir à aller, ou chez l’un, ou chez l’autre.

      Cela ne nous empêche pas d’avoir des entreprises qui polluent ailleurs et d’en tirer le bénéfice qui nous permet de vivre, puisque nous n’avons aucune ressource naturelle. Cela montre à quel point nous pouvons être ambivalents et donneurs de leçons sur que faire et ne pas faire, comme dit dans le rapport du GIEC qui est sorti quand même d’une uni à Genève ! Mais l’objectif est quand même de vivre mieux avec les produits du coin, d’où les pubs parfois effarantes qui passent à la téloche. Mais il y a une réelle volonté politique écologique dans tous les cantons et dans la confédération. Et c’est ce qu’il faut dans certains pays. Le virage vers le vert permet aussi une nouvelle économie, de nouvelles recherches, et de ne pas foncer dans le mur en se disant qu’au point où on en est, on laisse tout aller à vau l’eau et qui vivra verra. A ce moment-là, pourquoi avoir fait des enfants ?!

      Et le site NDDL a tellement été noyauté qu’il n’existe plus depuis bien des mois...Quant à Indymedia, ils publient aussi ce qui leur pète ! Expérience faite.

    • « Et le site NDDL a tellement été noyauté qu’il n’existe plus depuis bien des mois... »
      Va falloir étayer, là, parce que je suis abonnée au flux rss du site et je viens de recevoir encore 2 nouvelles publications. Toutes les semaines, un billet des infos est mis à jour au fur et à mesure et l’agenda est plutôt bien remplis. Et le texte sur les communaux cité plus haut est paru cet été. Quand à indymedia, bah... non rien ! En fait, tu n’es peut-être pas nationaliste mais t’as l’air un chouillat borné, non ?

    • @ Val_K je suis bornée sur ce que je crois être bien pour la nature, que cela se passe sur le chantier du NDDL et du Testet. Comme le dit si bien Miguel Benasayag, nous habitons un territoire commun où il nous faut oublier les frontières et les propriétaires et de penser beaucoup plus aux écosystèmes que l’on détruit.

      Mais peut-être, et je te l’accorde, je me trompe de débat et vous n’êtes pas en train de parler d’écologie, mais de phénomènes de société que sont le racisme et autres ségrégations ! Dans ce cas, c’est clair que mes interventions tombent comme un cheveu dans la soupe et je m’en excuse. J’ai peut-être raté le coche !

    • @geneghys là pour l’instant tu parles surtout dans le vide au regard des questions posées : tu as affirmé plusieurs fois une chose que l’on t’a demandé d’argumenter et d’étayer de preuves. Il y a des gens ici qui ont participé et/ou participe encore directement à NDDL, sur place et sur internet, et qui connaissent ce qui s’y passe de l’intérieur. Donc si tu veux affirmer des choses péremptoires comme tu l’as fait plusieurs fois précédemment, va falloir apporter plus que deux phrases à la va-vite…

    • @aude_v
      Tant que nous serons dans l’illusion de la représentation démocratique par le vote, en déléguant nos vies et notre société à quelques tarés psychopathes mégalomanes qui tout les cinq ans fêtent leur prise de pouvoir et croient en légitimer l’établissement dans la destruction des idées qui leurs sont adverses (celles de l’autre), et cela uniquement dans l’optique d’influer sur le prochain vote, nous devrons subir ce cercle de revers absurdes qui se jouent sur le dos des démunis, de l’environnement, de la société sans jamais rien faire avancer de l’intelligence collective.

    • @RastaPopoulos Étayer ce que je dis va me fournir un effort incroyable car le site NDDL sur Wordpress n’existe plus ou ne donne des nouvelles qu’une fois l’an. Mais Steph (des AZA et des Nosotros.Incontrolados overblog.com) est décédé et habitait près du NDDL. Steph est décédé d’un cancer depuis, mais il avait mis en lumière l’auteur du « Breitz Journal » qui était du mouvement GRECE et avait plusieurs fois répondu sur le site des NDDL. De même qu’une certaine Clémentine ou Mandarine qui était complètement facho.
      Des mouvements anti-CRS avaient alors éclaté entre certains opposants du NDDL qui n’étaient pas du coin, mais qui étaient venus à la rescousse. Ils n’ont pas été les bienvenus et ont été violemment pris à partie par les gens locaux.
      Il me semble qu’ils avaient alors écrit à Steph par email de façon à ce qu’il puisse faire un texte pour Indymedia. Et Indymedia ne l’a jamais publié. Steph leur avait alors demandé des explications et il a semblé que ce texte n’était pas conforme aux critères d’Indimédia.
      Lorsqu’on sait le talent d’écriture et les mises au point de Steph, il n’apparaissait pas possible que ce texte soit refusé d’être mis en ligne.
      S’en est suivi d’une foire d’empoigne entre les gens d’Indymedia et les AZA/NI...
      Cela s’est passé fin 2012, début 2013 et depuis, nous ne prenons plus nos références sur ces deux sites.
      Les détails et les échanges de mails ont été malheureusement perdus, ce que je regrette profondément.
      Maintenant, ce sont nos paroles contre leurs paroles, mais nous avons pas mal de grabuge lors de notre enquête sur les réseaux fachos de France que nous avons regroupés là :
      http://lesazas.org/les-themes/extreme-droite/france

      Et on vient de m’envoyer ce lien-là :
      http://lutteaeroportnddl.com/2012/12/31/parce-que-nous-nous-battons-contre-laeroport-mais-aussi-son-monde

    • @touti, on est d’accord, je suis moi aussi critique de la représentation, c’est une de mes cibles favorites. Mais j’ai eu du mal à lier le sujet à mes préoccupations écolo et finalement j’ai laissé tomber cette partie de ma brochure en passant à la conférence : http://blog.ecologie-politique.eu/post/7-%C3%89cologie-%3A-stop-la-d%C3%A9mocratie%2C-ou-encore. C’est peut-être là que les réformes (démocratie directe dans une société pourrie jusqu’à la moelle par la distribution des bénéfices de l’exploitation tous azimuts : Nature et pays pauvres) n’ont plus de sens.

    • le rapport, je l’ai mis plus haut, mais je le remets ici :
      http://lutteaeroportnddl.com/2012/12/31/parce-que-nous-nous-battons-contre-laeroport-mais-aussi-son-monde
      Il faudra aussi lire les commentaires, car c’est là que tout se passe. Quant à Steph, il a bien publié sur Indymédia jusqu’à ce qu’on lui refuse un dernier texte.
      Mais je vais te mettre un lien que Steph publiait sur Indymedia jusqu’à cette affaire de NDDL
      Juste que je le recherche dans mon bordel !



  • Aerial Adria : An Italian Beach Resort Photographed from Above by Bernhard Lang

    Several years ago, Munich-based photographer Bernhard Lang vacationed at a seaside resort in Adria, Italy and was struck by the perfectly uniform arrangements of colored umbrellas used by each hotel. Last month he returned, this time by air, and shot for several hours on the coastline between Ravenna and Rimini. Lang is well known for his aerial photography of locations around Germany including coal mines, residential life, and industrial sites. You can see more over on Behance, and all of his work is available as fine art prints. All photos courtesy the photographer. (via This Isn’t Happiness)

    http://www.thisiscolossal.com/wp-content/uploads/2014/09/bernhard-4.jpg
    http://www.thisiscolossal.com/wp-content/uploads/2014/09/bernhard-1.jpg
    http://www.thisiscolossal.com/wp-content/uploads/2014/09/bernhard-3.jpg
    http://www.thisiscolossal.com/wp-content/uploads/2014/09/bernhard-6.jpg
    http://www.thisiscolossal.com/wp-content/uploads/2014/09/bernhard-7.jpg
    http://www.thisiscolossal.com/2014/09/bernhard-lang-aerial-italy

    #Italie #photographie #plage #Adria #parasol #mer
    cc @albertocampiphoto


  • Pour justifier ses errements fiscaux et ses retards de paiement de loyer, l’éphémère secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur Thomas Thévenoud a expliqué qu’il était atteint d’une « phobie administrative ».

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/09/10/01016-20140910ARTFIG00164-pourquoi-la-phobie-administrative-est-une-maladie

    #phobie
    #fisc
    #administration
    #lol


  • Anti-bloqueurs de pub : comment les sites contournent Adblock
    http://pro.clubic.com/webmarketing/publicite-en-ligne/actualite-725799-anti-bloqueurs-pub-comment-sites-contournent-adblock.ht

    Notre technologie consiste à crypter la totalité du code et des adresses internet utilisées pour diffuser la publicité, explique Frédéric Montagnon. Le serveur génère à chaque appel un code différent, si bien que les adblocker et leurs communautés de contributeurs ne peuvent plus créer de règles de filtrage simples. Pour y parvenir, on utilise de la cryptographie polymorphique pour réécrire de manière différente et de façon infinie le code. Si vous consultez 50 fois une page avec une même publicité, vous aurez 50 fois un code différent.

    #adblock




  • Fausses corrélations
    http://tylervigen.com

    Tyler Vigen a écrit un programme qui tente de trouver automatiquement des corrélations dans des données accessibles en ligne… et le programme a publié près de 4000 billets

    Cf http://seenthis.net/messages/289201
    http://internetactu.blog.lemonde.fr/files/2014/06/spuriouscorrelations.jpg

    Image : exemple de corrélation absurde : les dépenses américaines dans le domaine des sciences, de l’espace et de la technologie rapportées au taux de suicide américain par pendaison, strangulation et suffocation. Via Spurious

    Correlations.

    #corrélation


  • #Adolescence, #sodomie et #injonctions sur la #sexualité
    http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/health-news/women-being-coerced-into-having-anal-sex-researchers-say-with-persuas

    A study on why teenage heterosexual couples may engage in anal sex has revealed a climate of coercion, with consent and mutuality not always a priority for the boys who are trying to persuade girls into having it.

    Researchers at the London School of Hygiene and Tropical Medicine interviewed 130 teenagers aged 16-18 in three sites across the country to “explore expectations, experiences and circumstances of anal sex among young people”.

    The qualitative study found that anal heterosex appeared to be “painful, risky and coercive, particularly for women”, while males spoke of being expected to persuade or coerce reluctant partners.

    “Anal sex is increasingly prevalent among young people, yet anal intercourse between men and women—although commonly depicted in sexually explicit media—is usually absent from mainstream sexuality education and seems unmentionable in many social contexts,” the study, published on BMJ Open, says.

    It found that some young people normalised “coercive, painful and unsafe anal sex”, in an issue that needs to be addressed by health workers and schools in sex education.

    The interviewed young people rarely spoke of anal sex “in terms of mutual exploration of sexual pleasure”, while condoms were also often not used.

    There appeared to be competition between boys to have had anal sex with girls, while the main reason that young people also cited for engaging in the act is that boys “wanted to copy what they saw in pornography and that ‘it’s tighter’”.


  • En 2014, l’Assemblée nationale a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés
    Je vais retitrer utile :
    L’Assemblée nationale se mobilise contre le chômage (ça a plus de gueule, non, hein ?)
    http://www.politique.net/2014090302-epouses-fils-filles-de-deputes.htm
    #népotisme #chômage #solution

    On a failli passer à côté de l’info : cet été, Mediapart a épluché la liste, désormais publique, des collaborateurs de députés. « En 2014, au moins 20 % des députés ont rémunéré un membre de leur famille proche », explique le site d’info. 115 députés (sur 577) ont salarié un membre de leur famille, en CDD ou CDI, sur un temps plein ou partiel. Huit élus sont même allés jusqu’à rémunérer deux de leurs proches".

    • Ce n’est pas scandaleux, si le travail y est.
      Dans ce genre de travail il vaut mieux avoir des gens en qui on a confiance.
      Et des gens de la famille peuvent faire partie de ceux-là.
      On ne critique pas les dentistes qui emploient leurs enfants, les avocats, ni aucune autre profession, pourquoi celle-là ?
      Quant à la réflexion machiste sur les maîtresses, franchement...

    • @perline : pourquoi machiste ? C’est une forme de lien de famille qui, pour le coup, ne peut pas être comptabilisé mais qui existe.
      Les dentistes paient qui ils veulent avec leur argent. Dans le cas des attachés parlementaires et autres collaborateurs, ce n’est pas interdit, visiblement, mais est-ce bien pour l’image que les gens ont du fonctionnement de la République ?

    • Le souci, c’est que la rémunération d’un membre de la famille est un indice (pas une preuve) de :
      –abus de bien social, si le travail n’est pas fait ;
      –faible qualité du travail de l’éluE, s’ille n’a pas un besoin vital de collaborateurices qui font le boulot et le font bien, et se permet de gaspiller son budget sur l’embauche de collaborateurices distinguéEs pour autre chose que leurs compétences.
      Et des parlementaires qui ne foutent rien, sont absentsE et investiEs sur aucun dossier, il y en a plus qu’il n’est acceptable. Mon député avait posé une question en cinq ans, et c’était pour demander un truc dans sa ville...
      Il faudrait corréler l’emploi familial avec l’activité de l’éluE pour avoir plus d’éléments sur le foutage de gueule.

      @jean_no, machiste parce qu’avec « maîtresse » il est supposé que 100 % des parlementaires sont des types hétéros. Et c’est un vocabulaire un peu marqué patriarcal. « Amant ou amante » leur laisse toute latitude pour être aussi bien des femmes ou des gays ou des lesbiennes.

    • En ce moment, je côtoie des milieux d’affaires où les dirigeants préparent leurs vieux jours. J’ai un certain nombre d’exemples de pré-retraité(e)s qui casent leurs gamin(e)s sans vergogne à leurs copains/copines :
      – « mon fils est un super expert-comptable, laisse le t’accompagner, tu vas voir, ça va être génial... »
      – « Ma fille est une super avocate, laisse la t’accompagner dans tes dernières années d’exercice, tu vas voir, elle va te reprendre tes clients sans soucis... »

      Ce n’est dans ces cas là qu’une des formes de la reproduction sociale des élites. Et quand vous arrivez au milieu d’un banc de pré-retraités avec des enfants à caser, vous n’avez pas beaucoup de chance d’y faire votre place... quand vous présentez votre propre devis pour faire la prestation.

      A mon sens, les élus devraient en effet avoir à rendre des comptes sur les raisons qui les ont poussé à embaucher un proche... Et pour éviter tout débat oiseux, l’interdiction pure et simple devrait être la règle.

    • En même temps il est certain qu’un membre de sa propre famille peut être quelqu’un en qui on a particulièrement confiance (les trahisons existent tout de même et deviennent shakespeariennes), et il est certain aussi que les carrières peuvent être un truc de famille : quand tout le monde ne parle que de politique à table...
      Dans les métiers artisanaux on avait (on a peut-être encore) la sagesse d’envoyer ses enfants finir leur apprentissage et commencer leur carrière auprès de lointains collègues.

      @Aude_V : la maîtresse, au sens du vaudeville, m’a l’air d’être un truc de vieux mecs avant tout, mais peut-être que je me fais avoir par les clichés.

    • Si on interdisait aux éluEs d’embaucher un membre de leur famille, ce serait peut-être par recommandation auprès des potes ? Pour ceux et celles qui ont les compétences uniquement. Comme expert-comptable ou avocate, ou la recommandation est le plus à disposition des insiders.

      Lascoumes a écrit des choses intéressantes sur cette ambiance de corruption diffuse, de passe-droits, de recommandations... qui ne nous semblent pas si choquantes quand on en bénéficie, quand le réseau est un mérite (pas quand tu es né avec).

      @jean_no, moi aussi je me figure le député en patriarche à grosse bedaine et ayant une maîtresse, à l’ancienne.

    • Il ne semble pas que l’assemblée nationale soit un lieu d’artisanat ou d’apprentissage d’un quelconque métier. Partant du principe même de la représentation politique (des députés mais pas que) totalement faussée par rapport à la pluralité de la société, la consanguinité de classe sociale est avérée depuis fort longtemps. Pourquoi alors, ne pas accepter que tout ce petit monde fasse entrer les plus proches membres de sa douce famille, travail, patrie, ou bien, dans la même logique, ne pas revenir au pouvoir de droit divin et mettre en place une seule et même famille, ce serait nettement plus simple et on saurait au moins à qui couper la tête. Mais encore, si l’endroit politique est effectivement devenu le lieu de « reproduction »…" des élites" et j’en exclus le mot « sociale » car tout cela n’est après tout qu’une vaste histoire de cul, n’ayons pas peur des mots et renommons l’Assemblée en #Partouzerie_des_dominants. Car @jean_no n’a pas tort de demander à citer les maitresses, sachant qu’à peine 30% des députés sont des femmes et que si, on devait également y parler des amants on y parle déjà de ceux ou celles qui sucent le mieux, car ce monde du pouvoir qui se dit politique est juste totalement à reformer, femmes ou pas, car d’abord basé sur l’ascension phallique et la violence culturelle et familialement névrosée qui va avec.

    • @touti : j’ai peur que la politique soit bel et bien devenue un métier. Officiellement, non, mais bon...
      Il parait que c’est la pente inévitable de tout système démocratique mais je ne me souviens plus qui a affirmé (ou prouvé) ça.

    • Eh bien je trouve quand même que l’Assemblée nationale est plus variée socialement qu’un bouquin des Pinçon-Charlot. Il y a des bourges, des parvenu-e-s, des petit-e-s bourges qui vont avoir bien du mal à lâcher les honneurs. C’est sur le caractère que je m’inquiète plus de l’homogénéité des profils ! Profil pour arriver là : déterminé, un peu cynique, pas très généreux/se. Par essence...

      Je regrette qu’EELV n’arrive pas à donner le bon exemple du non-cumul dans le temps, mais c’est handicapant, dans ce contexte où la politique est un métier... et pas uniquement celui des dir cab et attaché-e-s.

    • @aude_v, avec 3% des députés qui viennent d’un milieu modeste
      http://seenthis.net/messages/291205
      il faut oublier le manque de diversité sociale dans les rangs de l’Assemblée nationale pour s’intéresser à la psychologie de l’individu arriviste ? pas d’accord.

      Il serait bien temps de reconsidérer que la politique est ad vitam nauseam un métier et qu’on arrête de faire croire à ceux qui ne sont pas dans une famille de l’élite politique qu’ils seraient trop idiots pour participer à la vie de la cité.

    • http://seenthis.net/messages/291205
      Il y a aussi une surreprésentation des fonctionnaires, grâce à la facilité à se mettre en dispo. J’aurais dit qu’il y a la moitié avec le plus gros capital social et économique, et que donc l’autre moitié en est exclue, ce qui reste plus varié que dans certains discours où tu as l’impression que le CAC40 recrute pareil que l’Assemblée. L’Assemblée recrute des strates bien plus diverses de la bourgeoisie, de la petite à la grande. Les enseignant-e-s surreprésenté-e-s, par exemple, c’est pas l’oligarchie au pouvoir. Le pouvoir n’est pas à l’Assemblée...
      http://spire.sciencespo.fr/hdl:/2441/eu4vqp9ompqllr09hh4p88085/resources/publication-pdf-cahier-55.3-jp1.pdf
      Oh tiens, il n’y a plus d’ouvrier à l’Assemblée parce que le seul qu’il y avait est devenu cadre...

    • @touti, on s’est croisé : pas oublier mais articuler. Femmes, classes populaires et non-requins sont exclu-e-s, à des degrés divers, ça fait un visage en effet assez problématique.
      Je commence ma conf’ avec ça, en expliquant que représenter, c’est être à l’image de. Et qu’avec des élu-e-s qui ne savent pas le prix d’un ticket de métro, on est loin de pouvoir répondre à des questions basiques que se posent 80 % des gens. Déjà, ce serait des meufs avec le même revenu, elles le sauraient pour payer des billets de bus aux mômes... Le manque de variété est un problème, qu’on ne résoudrait qu’avec le tirage au sort parce que l’élection, intrinsèquement, amène au pouvoir les personnes qu’on croit ou qui se croient supérieures.

      Simplement, je crois qu’il faut constater autrement la reproduction des élites économiques qui se transmettent automatiquement leur patrimoine et celle de la piétaille de l’Assemblée, dont on n’a avec cette histoire de collaborateurices membres de la famille aucun signe qu’elle se reproduit, mais plutôt qu’elle se sert.
      On ne parle pas des mêmes phénomènes de reproduction, ni des mêmes classes sociales. Et puis la reproduction, tout le monde montre ça du doigt mais tout le monde veut le meilleur pour ses gosses. Les fils de Bourdieu sont éditeur, cinéaste et postier (non, je blague pour le troisième). C’est un phénomène transclasses et, avec l’institution des partis, il faut vraiment jouer dans la cour des grands pour imposer ses rejetons dans cette jungle.

    • Pas trop le temps de répondre mais non, le phénomène transclasses que tu évoques est un pur leurre inventé pour qu’on arrête de dire/penser #lutte_des_classes, ce truc communiste ringardisé par le libéralisme transclasses …

    • Oh la la ! Et je dois ne pas prendre pour moi les allusions au libéralisme (droitière ou idiote utile) ? Vraiment, avec le post à part qui me montre du doigt j’ai l’impression d’être au pilori... c’est blessant. C’est pour ça que je reste, pas parce que je n’ai rien de plus drôle à faire à 21h un samedi.

      Les classes sociales existent justement parce qu’elles se transmettent des valeurs. Si elles ne se transmettaient rien, on aurait une grosse mobilité sociale et la disparition du phénomène, comme si on était élevé au kibboutz. Je dis pas que c’est la même chose, de léguer deux immeubles de rapport et un million euros d’actions à chaque gosse ou de léguer des valeurs beaucoup moins sonnantes et trébuchantes (capital culturel des cadres, habileté à répondre aux attentes du système éducatif pour les profs). Mais ce n’est pas non plus la même chose, de léguer ces derniers trucs et des éthos populaires qui se révèlent être discriminants.

      Les riches se structurent mieux en tant que classe pour défendre leurs intérêts, c’est vrai, mais ça n’empêche : les autres classes se reproduisent aussi et ne constituent pas un 99 % indifférencié. Et il faudrait chaque fois savoir de quoi on parle quand on dit que les députés sont riches : petite bourgeoisie qui avec 57 KE atteint le dernier décile (un dentiste débutant à trois jours/semaine, c’est déjà 50) avec revenus dépendants du travail ou bourgeoisie avec un patrimoine qu’elle peut regarder croître ? Riche par opposition à quoi ? A pauvre ou à tributaire d’un poste ?

      Fiche de synthèse : La situation matérielle du député - Rôle et pouvoirs de l’Assemblée nationale - Assemblée nationale
      http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/role-et-pouvoirs-de-l-assemblee-nationale/le-depute/la-situation-materielle-du-depute

      Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois collaborateurs, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel.

      Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Au 1er janvier 2013, le montant mensuel du crédit est de 9 504 €.

      Ce qui nous fait, pour trois personnes, salaire socialisé payé à part, 1500 euros par mois, si tu es un gros dégueu qui n’a pas peur de perdre son mandat tu pousses à 2500. Pas la Lune, et d’ailleurs les assistant-e-s parlementaires sont souvent jeunes parce que c’est un job un peu précaire, sauf que ça sert de tremplin. Les gens qui sont capables d’avoir un-e mauvais-e collaborateurice pour que leur gosse ait ça ne sont pas des riches, mais des membres de la petite bourgeoisie avec un putain de capital social. Illes sont vulnérables à des pertes de revenu (d’où ma répugnance à en parler comme des dominant-e-s), mais illes ont de quoi voir venir. Confort. Et sociologiquement, illes sont aussi loin que moi d’être un jour interviewé-e-s par les Pinçon-Charlot.

      En fait, Bourdieu avait parlé de classes dominantes parmi les dominées, et réciproquement. Dans La Misère du monde il y a même des magistrat-e-s. On ne va pas pleurer, mais on ne peut pas faire d’amalgame entre petite bourgeoisie aisée et bourgeoisie possédant les moyens de production.

      C’est à ce titre que je voulais signifier qu’il y a, avec ces membres de la petite bourgeoisie aisée, bien plus de variété sociologique (même s’il en manque, on est d’accord) à l’Assemblée que dans un rally à Neuilly. La plutocratie, c’est pas au Palais Bourbon, c’est dans d’autres lieux de pouvoir.

      Je croyais que seenthis, ça servait à partager des éléments pour les articuler ensemble...

    • Ce que j’aime c’est que quand on défend un truc avec des idées, on est tout de suite attaqué personnellement...
      Ce que je vois aussi c’est qu’il est impossible de parler de l’argent politique sans qu’il n’y ait de la méfiance et toujours des accusations, sans qu’aucun argument ne puisse vraiment être discuté.
      De la famille en qui on a confiance pour être proche collaborateur c’est vrai dans toutes les grandes entreprises, et un majorité de petites, mais c’est normal. En politique, non ?
      Pour info je suis au chômage, 15 ans d’expérience de collaboratrice parlementaire, avec des boulots et expériences non seulement variées mais absolument complètes, et si vous me trouvez du boulot je prends.

    • Je croyais que seenthis, ça servait à partager des éléments pour les articuler ensemble...

      C’est ça, c’est intéressant d’avoir des points de vue situés à des endroits différents avec des valeurs communes (comme ici l’égalité et la démocratie comme pouvoir du peuple). Après, je ne suis pas très bonne non plus en discussions dépassionnées.

    • Ah ben moi, je ne vous connait pas, et si je vous ait croisé, je l’ignore, mais peut-être faut il aussi regarder la chose depuis la fonction #politique. Sauf une partie d’entre eux, à héritage ou fortune, les députés dépendent effectivement de revenus dignes de #larbins de luxe, comme des acteurs du théâtre privé à budget et qui joueraient beaucoup. Et ils ont intérêt à ce que le théâtre continue, intéresse un peu de monde (faut s’escrimer pour, parfois, le public est pas toujours réceptif). Et à rempiler, et à saisir les opportunités (vous vous souvenez du rajeunissement socialiste du Sénat, une merveille !).

      Ce ne sont pas des décideurs effectifs, tout juste des petites main du gratin, avec pourliche à la clé en rapport, éventuellement [oh, là, là, gaffe, le correcteur avait écrit pouliche, je me serais fait corriger grave, c’est sûr]. #Bouffons d’une démocratie représentative en sa partie accessoire, l’assemblée nationale, y a pas de raison qu’ils soient mieux payés que ça (qui est déjà pas mal pour le vulgaire, rarement au dessus du revenu médian de 1600€/tête et parfois sans même les 439,39€ du RSA, mais avec la fierté de pas dépendre de l’état, non mais).

      Une bonne analyse de La cinquième république permet bien d’en comprendre les raisons (Le coup d’état permanent, de François Mitterrand, http://www.geocities.ws/jupiau/coudeta.pdf), c’est structurellement que le parlement est un croupion. Et nous ? on est supposés contempler le cul de la bête jusqu’à qu’on croit voir la lune. Alors, on se défend, les pieds sur terre, on regarde plus bas. et puis on courbe la tête, forcément ?

      J’ajoute quelques tags par avance, je préfère faire ça moi même

      #grossier #méchant #pas_démocratique #voyeur #malhonnête #haineux #troll

    • @Perline : argent et politique ne peuvent que être un problème, mais il n’est pas certain qu’il existe de solution, parce que les enjeux financiers de la politique existent et que la professionnalisation est difficilement évitable.

    • @jean-no Ça dépend de quel argent on parle. De celui qui existe avant ? Qui est gagné pendant ? Celui d’avant pose le problème de la capacité à arriver à ce métier. Celui pendant pose celui de la corruption s’il n’est pas assez important.
      En fait, pour moi, le vrai problème c’est les influences, infiniment plus que l’argent, sur les orientations, les votes, les « idées » que les politiques croient avoir, ce qu’ils croient connaître.

    • Merci pour le pluriel @touti, de me mettre dans le même sac que @perline dont je ne connais pas les idées sur la représentation. Je trouve seulement que si c’est pas ici qu’on peut profiter de l’expérience des unEs et des autres pour arriver à mieux comprendre ce qui nous arrive... ou donc ? Moi j’apprends des trucs sur seenthis, plus que quand j’écris des tracts sur ce que je sais déjà. Le tout avec des différences de point de vue mais des valeurs communes qui permettent de se parler.

      Et puis d’un truc que j’écris tu déduis mes affinités politiques et les étales dans un nouveau post. Je fais une conférence que je montre pour décourager toute confiance dans le processus électoral (pas pour croûter comme m’en accuse l’autre, je crois que c’est sain de croûter hors milieu militant et de ne pas monnayer son engagement) et de plus en plus je pense que la seule voie de sortie, c’est des communautés politiques à échelle réduite qui pratiquent plus d’autoproduction.

      Après, puisqu’on parle de ce qui est, pourquoi s’interdire de regarder avec des outils plus fins que ceux que nous offre l’indignation ? Par exemple, s’il n’y a quasiment pas de personnes des classes populaires à l’Assemblée, ne doit-on pas ça au déclin des partis populaires ? Évidemment que les partis de gauche ont une responsabilité, puisqu’ils sont le marchepied pour des positions de députéE... Alors allons voir pourquoi le PG séduit les petitEs bourges et pas les classes modestes, et comment elles y sont découragées. Allons voir le déclin du PC, et si le FN fait mieux pourrons-nous en déduire qu’il propose une politique favorable aux pauvres ? Mais svp, ne nous contentons pas d’amalgames et d’insultes à la « plus indignéE que moi tu meurs ». Surtout pas ici, ou depuis un an que je viens nous avons été énervées par les mêmes trucs, avons fait des analyses assez proches, sur le féminisme notamment.

      Moi je me suis éclatée, entre 2007 et 2010, à lire des trucs de théorie politique, à aller voir chez les Grecs si j’y étais, à comprendre pourquoi ça marchait comme ça et que ça ne pouvait pas changer en régime représentatif. J’en suis devenue plus anar que touTEs celles qui se disent anars et vont voter ou investir des partis politiques (ah ah), mais je ne fais pas la course à la radicalité et je m’en fous de me faire traiter de droitière parce que j’apporte d’autres éléments. Je ne suis venue ici pour flatter personne.

      On peut gueuler sur les riches, l’oligarchie ou autre, prendre des symboles et les huer, ça ne servira pas à comprendre pourquoi et comment le peuple en entier vote pour des gens qui roulent pour une classe. Bref, la doxa et l’anathème, j’en ai plus que soupé, ça ne m’apprend rien et n’ouvre aucune perspective à part se réconforter devant le désastre : youhou, je suis de gauche.

      Avec les attaques ad hominem et les supputations sur ce qu’est l’autre (comme la psychanalyse sauvage et publique de @colporteur, que je ne lis plus), la ligne est franchie, alors n’hésite pas à me bloquer comme tu l’as fait pour tous les gens qui n’étaient pas exactement dans ton moule.

    • @aude_v waoouuuh quelle passion !
      Il suffit d’un post qui pointe ici parce qu’il concerne la non disparité sociale de l’assemblée pour que tu te persuades que je te traine dans la boue. Sérieux, il me faudrait aussi abonder dans ton sens pour mener une discussion ? Et concernant les comptes que l’on peut bloquer, tu devrais essayer, ça permet de prendre des distances au lieu de #partir_en_vrille !

      Je comprends que la situation est délicate aujourd’hui pour ceux et surtout celles qui veulent s’investir professionnellement dans la politique, pertes d’emploi et difficultés de survie, puisque la valorisation humaine passe encore par l’argent ou peut-être aussi ici par le prestige des lieux où s’exercent le pouvoir.
      Mais, pour reprendre avec un peu plus de distance, je me demande seulement où se défend réellement le politique, la vie de la cité, ouvert à tous. Puisqu’il m’intéresse, non de m’affliger sur des sorts individuels, mais d’#élargir_au_politique, je plains celui ou celle qui se retrouve à travailler dans des institutions ou partis figés et s’y débat pour manger sans saisir les dimensions étroites, que je critique, de ce milieu dit d’élite qui s’assèche d’année en année.

      Mon propos n’était pas ailleurs, et je suis bien d’accord que seenthis est un lieu politique et d’échange remarquable, même si ça frotte.




  • For The Love Of Open Mapping Data | TechCrunch

    http://techcrunch.com/2014/08/09/for-the-love-of-open-mapping-data

    It’s been exactly ten years since the launch of OpenStreetMap, the largest crowd-sourced mapping project on the Internet. The project was founded by Steve Coast when he was still a student.

    https://www.youtube.com/watch?v=7sC83j6vzjo#t=17

    It took a few years for the idea of OpenStreetMap to catch on, but today, it’s among the most heavily used sources for mapping data and the project is still going strong, with new and improved data added to it every day by volunteers as well as businesses that see the value in an open project like this.

    To celebrate the project’s birthday, I sat down with Coast, who now works at Telenav, to talk about OpenStreetMap’s earliest days and its future. Here is a (lightly edited) transcript of the interview:

    #osm #cartographie




  • #Business, #éthique, #légalité... Le #séquençage de l’#ADN en questions
    Le Monde.fr | 18.08.2014 à 13h21 • Mis à jour le 18.08.2014 à 14h29 |
    Par Alexandre Léchenet
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/08/18/le-sequencage-du-genome-comment-ca-marche_4472313_4355770.html

    Illumina, une société américaine, propose de séquencer le #génome des humains pour 1 000 dollars, comme l’explique son président dans une interview au Monde (lien abonnés). Un procédé qui nécessite aujourd’hui quelques heures de calculs, pour un coût très modique, suscitant de nombreuses interrogations scientifiques et éthiques. En 2003, le premier séquençage complet avait coûté 2,7 millliards de dollars. Ce séquençage permet notamment aux particuliers de prévenir certaines maladies génétiques ou prédispositions à des maladies.

    Qu’est-ce que l’ADN ?
    L’acide désoxyribonucléique (ADN) est présent dans chaque cellule vivante. Cette molécule a la forme d’une double hélice. L’ensemble de l’ADN dans une cellule rassemble toute l’information permettant à l’organisme qui la contient de se développer et de se gérer.

    L’ADN est constitué de quatre molécules différentes – appelées bases : l’adénine, la thymine, la guanine et la cytosine (les lettres A, T, G, C) – qui s’assemblent deux à deux. Une suite particulière de ces couples de protéines forment un gène, la base de l’information pour chaque caractéristique de l’organisme.

    700 MO
    L’ADN est organisé en différents chromosomes, dont le nombre varie en fonction des espèces. Chez l’humain, il y en a 23 paires. A titre de comparaison, la pomme de terre possède 48 chromosomes et le moustique, six. L’ADN humain est composé de trois milliards de paires de bases, soit environ 700 mégaoctets d’informations. Autant de données qu’un film compressé ou qu’un bon vieux CD-rom. On estime aujourd’hui le nombre de gènes à 50 000 chez les humains. Ces gènes peuvent être codants, c’est à dire qu’ils sont à l’origine d’une caractéristique ou non codants. Les gènes non-codants semblent néanmoins nécessaires à l’organisation du génôme.

    Qu’est-ce que le séquençage ?
    L’ensemble de l’information contenue dans l’ADN est appelé génome. Le séquençage est la lecture de la succession des lettres qui constituent le génome. Il permet de regarder des gènes ou des morceaux de gènes, ou la totalité du génome.

    Pour réaliser ce séquençage, on extrait l’ADN d’un échantillon biologique : un cheveu, de la salive, du sang, etc. On place cet ADN dans une machine spéciale, un séquenceur, qui déchiffre l’ADN. Ensuite, cet ADN est comparé avec le génome de référence de l’humain pour l’organiser. En effet, seul 0,1 % du génome varie d’un humain à un autre. C’est cette liste de différences qui servira de base à l’identification.

    Comment le coût du séquençage a-t-il évolué ?
    2,7 MILLIARDS
    Le premier séquençage, le projet Génome humain, financé par des fonds publics, a duré près de quinze ans et coûté 2,7 milliards de dollars (2 milliards d’euros). Il s’est terminé en avril 2003, grâce à plusieurs donneurs différents. En mai 2007, pour la première fois, le génome humain d’un seul individu est entièrement séquencé. Il s’agit de celui de James Watson, biologiste à l’origine de la découverte de la structure de l’ADN avec Francis Crick.

    Le coût du séquençage n’a ensuite cessé de diminuer, pour atteindre récemment 1 000 dollars (750 euros), facilitant l’accès au séquençage complet à une part plus importante de la population. En 2013, il se réalisait en quelques heures seulement. Par ailleurs, il est également possible de faire des séquençages non pas sur l’ensemble du génôme, mais sur un nombre ciblé de gènes. Ces séquençages sont donc moins coûteux.

    Parallèlement, des projets de séquençage génomiques de populations plus larges ont été lancés. Ainsi, au Royaume-Uni, le projet Genomic England prévoit de séquencer les génomes de 100 000 Britanniques, dont une importante partie souffre de maladies héréditaires ou de cancers. L’institut génomique de Pékin répertorie de son côté le génome de « surdoués », dont le QI dépasse 160. Le biologiste américain Craig Venter, à la tête d’une entreprise privée qui a également réalisé un séquençage global, recense de son côté les gènes de la longévité.

    Quel est l’intérêt du séquençage ?
    Le premier séquençage finalisé en 2003 a notamment servi de base de comparaison aux suivants. Il a permis d’identifier les gènes humains et de les cartographier. Le séquençage permet de comprendre et de poser un diagnostic, mais également d’identifier des mutations génétiques.

    Aujourd’hui, le séquençage peut être réalisé pour des individus ou des fœtus. Il permet d’identifier une mutation ou un gène impliqué dans une maladie. Il permet également d’évaluer les prédispositions génétiques d’une personne pour certaines maladies ou d’en savoir plus sur sa « généalogie génétique ».

    Des entreprises proposent des analyses génétiques ciblées. Mais demain, elles pourraient, en proposant un séquençage intégral, constituer des bases de données sur les gènes de leurs clients, permettant de mener des projets de recherche, ou éventuellement d’être vendues à des laboratoires.

    La découverte de gènes à l’origine de maladies peut justifier un suivi médical particulier, ou des opérations préventives, comme la mastectomie en prévention d’un cancer du sein, médiatisée par l’actrice Angelina Jolie. Mais qu’est-ce que cela changera de se savoir prédisposé à Alzheimer, maladie pour laquelle il n’existe aucun traitement préventif ?

    Et sur les fœtus et les embryons ?
    Le séquençage chez le fœtus, dont une partie de l’ADN circule dans le sang de la mère, permet d’éviter l’amniocentèse et de dépister certaines maladies et mutations génétiques, comme la trisomie 21. Ce type de diagnostic prénatal peut même être réalisé avant l’implantation de l’embryon dans l’utérus.

    Ce séquençage pose d’importantes questions éthiques. En mars 2014, dans Le Monde, Laurent Alexandre, président de DNAvision, expliquait que les séquençages seront bientôt accessibles facilement en début de grossesse. « Le séquençage intégral de l’ADN de l’enfant va bouleverser notre rapport à la procréation, puisque des milliers de maladies pourront être dépistées systématiquement pendant la grossesse », s’alarme-t-il, mettant en garde contre un « toboggan eugéniste ».

    Est-ce possible en France ?
    En France, il est illégal pour un particulier de demander son séquençage génomique. Le code civil, modifié par la loi de bioéthique de 2004, stipule que « l’’examen des caractéristiques génétiques d’une personne ne peut être entrepris qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique », ainsi que pour les enquêtes criminelles ou la recherche de paternité. Le code de la santé publique ajoute que cet examen médical ne peut être effectué que par « des praticiens agréés à cet effet par l’Agence de la biomédecine ». De plus, les tests en France ne sont possibles que lorsqu’ils ciblent une maladie ou une mutation spécifique.

    Sur la question du diagnostic fœtal, le Comité national d’éthique s’inquiète de « la stigmatisation du handicap et de son poids économique et social, du relatif rejet de la différence, voire de l’affirmation d’un "droit" à la bonne santé de l’enfant à naître », qui pourraient encourager les parents à utiliser les outils de diagnostic génétique « sans discernement ». Le comité préconise également que les tests prénataux soient décidés selon plusieurs critères, « au premier rang desquels devraient figurer la particulière gravité et l’incurabilité de la maladie au moment du diagnostic ».


  • Maisonnée au complet
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2014/08/17/Maisonnee-au-complet

    http://otir.net/dotclear/public/pics/.Saying_goodbyes_m.jpg

    Deux heures aller, et avant les deux heures retour, une bonne demie heure à regarder tous ces jeunes s’embrasser, s’étreindre, se dire au revoir, plusieurs jeunes filles pleurer, - l’une qui balaye ses deux mains devant son visage telles des essuie-glace dans cette pose agaçante de celle qui hyperventile, typique de la génération des sitcoms des banlieues blanches, - et tous de se souhaiter une bonne année et de rester en contact, et nous voilà finalement dans ce moment aigre-doux, tandis que la voiture va s’éloigner du lieu paradisiaque, la « bulle » dans laquelle tous ces jeunes apprennent l’indépendance, la confiance en soi et bien d’autres trésors de la vie pendant huit semaines, oasis de l’année pour eux... et pour moi.

    Difficile de partir directement, alors, on fait une halte au (...)

    #Tronches_de_vie #adolescence #apprentissages #vacances


  • C’est bon, on peut continuer à polluer et à décimer les forêts : un gars a trouvé comment faire une #feuille d’arbre
    http://www.nextnature.net/2014/08/the-first-man-made-leaf-looks-like-a-leaf

    Like the leaves of a plant, the man made leaf needs light and a small amount of water to produce oxygen. According to its designer, applications range from living lamps, to architectural facades, to climate systems in space ships, enabling long term space traveling. The leaf consists of chloroplasts suspended in a matrix made out of silk protein.

    http://www.nextnature.net/wp-content/uploads/2014/08/Silk-Leaf-by-Julian-Melchiorri_dezeen_03_644-530x297.jpg

    http://www.nextnature.net/wp-content/uploads/2014/08/Silk-Leaf-by-Julian-Melchiorri_dezeen_06_644-530x530.jpg

    #oxygène #technologie


  • Premier achat légal de #livre_électronique en #EPUB par ma femme. Le truc s’est avéré bourré de #DRM et après l’achat sur le site en ligne on a reçu un mail avec un lien vers un fichier à l’extension inconnue .acsm. Il a fallu installer un logiciel d’#adobe (seulement sur windows évidemment), enregistrer un compte Adobe, tout ça pour avoir un EPUB sur le disque, impossible à transférer sur ma liseuse à cause des DRM. Le PDF du marchand est du foutage de gueule (genre ils arrivent à l’étape où on peut « lire » l’EPUB sur le logiciel Adobe sur l’ordinateur et disent « bonne lecture », et il y a ensuite une doc concernant deux liseuses - et pas la mienne).

    Après 30 minutes et des jurons, j’ai installé un plugin #calibre qui enlève les DRM, et j’ai juré de pirater des livres électroniques jusqu’à la fin des temps ...


  • Si vous êtes intéressé par un convertisseur ADB-USB (pour brancher un vieux clavier Mac à votre ordinateur récent), je prévois de lancer une petite série pour 15-20€

    http://forum.macbidouille.com/index.php?showtopic=382973

    Le convertisseur ne fonctionnera qu’avec des claviers ADB, et le logiciel qui tournera dessus a déjà été évoqué sur Seenthis :

    http://seenthis.net/messages/208243

    #électronique #adb #apple #clavier