• Wells, Aerial
      http://www.springerreference.com/docs/html/chapterdbid/4317.html

      Artificial Condensers (Hitier, 1925) found in the ruins of the ancient Greek colony of Theodosia, Crimea, were used as a secondary source of water supply in an arid climate. A network of condensers, conduits, and cisterns provided dependable amounts of water for the town and its gardens more than 2,000 years ago. This structure for condensing atmospheric water vapor in the air was built above the ground surface instead of below it. Hence the term Aerial Well .
      F. I. Siebold’s discovery, in about 1883, of the ancient aerial wells revealed 13 enormous pyramids of crushed calcareous rock fragments, 5 to 10 cm in size. The wells were located on the crests of mountains surrounding Theodosia, 300 to 320 m above sea level. The size of the pyramidal rock piles spread over a distance of about 3 km and measured 30 m in length, 25 m in width, and 10 m in height.
      Upon entering the cool interior of the pile of crushed rock through voids, atmospheric vapor becomes chilled and is transformed ...

      (le reste derrière #paywall)

      Article de 1991 en pdf reprenant l’article de 1925 de #Hitier
      Les puits aériens de Théodosia, de Montpellier et de Trans, Alain Gioda, ORSTOM
      http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_5/b_fdi_31-32/34749.pdf

      #puit_aérien

    • http://fr.ekopedia.org/Filet_capteur_de_brouillard

      Le village de Chungungo, au Chili, fut le premier a installer des filets à brouillard. Reconnu comme l’un des endroits les plus secs du monde, Chungungo ne possédait aucune source d’eau douce. Puisée à une distance de 40 km du village, l’eau était livrée par camions-citerne, ce qui engendrait des coûts élevés. Seulement 14 litres d’eau étaient disponibles quotidiennement pour la consommation d’une famille standard, et en période sèche ce volume était réduit à 3 litres.

      Aujourd’hui, grâce au financement du CRDI (Centre de Recherche pour le Développement International) et de l’ambassade canadienne à Santiago, ce village dispose de cent panneaux de polypropylène mesurant 4 mètres de haut sur 12 mètres de large. Cette installation permet de récupérer 15 000 litres d’eau en moyenne par jour, ce qui satisfait non seulement les besoins ménagers des 500 habitants de Chungungo mais aussi les besoins d’une agriculture restreinte. Le volume d’eau disponible est à présent d’environ 30 litres d’eau par personne et par jour.

      voir aussi http://www.fogquest.org

    • Ah ! Doublé, le gars !

      (Et Christo aussi, olala, y va pas être content !)
      http://arttattler.com/archivechristojeanne-claude.html

      J’étais dans une recherche de ce côté-là, et je tombe sur les « pièges à nuages » en question. Après les « Puits de rosée » voilà au moins de chouettes zappellations.

      La recherche que je menais portait sur les distillateurs d’eau salée dans le fameux désert d’Atacama. Leur principe est basé sur le même que sur les capteurs solaires et le corps noir. Jour : les calories sont attirées par le capteur-corps noir. Mais, la nuit ça marche aussi et ouskilé le corps noir ? (Ou hou ! y a quelqu’un ?) Au fond du fond du ciel. Donc, là, les calories se sauvent au fond du fond, etc. Résultat un frigo tel que, dans le cas décrit, grâce à ce rayonnement nocturne, il serait récupéré 10 l d’eau par jour et par m2 de bac de 5 cm de profondeur surmonté d’une sorte de tente-serre en plastoque transparent. Donc, en mettant de l’eau salée dans des bacs peu profonds, on récupère de la glace quasi sans sel et de la saumure condensée. Une sorte de marais dessalant ;-))

      Voilà la page 52 de l’excellentissime « La Face cachée du Soleil, énergie solaire et architecture », auteur-éditeur : Bricolo Lézardeur, 18 rue Montmartre, 75001 Paris, 4e trimestre 1974, ce qui ne rajeunit personne. Copie privée pour consultation, ne pas redistribuer, etc.

      http://cjoint.com/?0GzplhvXeLe

      Nous avons zégalement ce modèle-ci (spécial campeurs et randonneurs) :
      http://cjoint.com/?0GzpywQSn4J

      #Distillateurs #pièges_à_condensation #technologies_douces


  • Pour sauver les éléphants d’Afrique, envoyons-les aux Etats-Unis | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/07/04/proposition-pour-sauver-les-elephants-dafrique-envoyons-les-

    Selon le site Internet du World Elephant Day, il ne reste que 400 000 éléphants d’Afrique sur plus d’un million en 1980. Les éléphants d’Asie, en voie d’extinction, ne sont plus que 40 000.

    Pour les sauver, pourquoi ne pas les déplacer là où ils ne seront plus chassés ? C’est ce que propose la National Review, qui préconise de réintroduire des éléphants aux Etats-Unis, au même titre que les bisons ont été réintroduits dans le pays. « La chasse a eu raison de nos éléphants américains. Comme elle a eu raison de nos bisons. mais nos bisons sont de retour. Pourquoi ne pas ramener les éléphants ? », demande l’article qui précise que le continent serait tout à fait adapté aux animaux (climat, espace, etc.).

    #biodiversité #nature #naturicide #administration_du_désastre


  • Vandana Shiva : « Sur une planète morte, on ne fait plus d’affaires » | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/international/060714/vandana-shiva-sur-une-planete-morte-ne-fait-plus-d-affaires?onglet=full

    La convention de l’ONU sur le changement climatique a été signée en 1992. En 1995, l’OMC a été créée, marquant l’apogée de l’économie mondialisée. C’est non scientifique d’avoir une économie mondialisée qui externalise sa pollution en Chine. 90 % de ce que vend Wall-Mart est fabriqué en Chine : ces émissions creusent-elles l’empreinte carbone américaine, chinoise ou celle de Wall Mart ? Je crois qu’il faut changer de méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre. Les grandes entreprises mondialisées qui polluent la terre doivent internaliser leur pollution. Ce n’est pas aux pays de rendre des comptes mais aux entreprises.

    Mais comment faire pression sur les multinationales pour les obliger à internaliser leurs coûts autrement que par les États ? Quelle autorité serait assez forte pour les y contraindre ?

    Par les mouvements sociaux. Il n’y a pas d’autre façon. Les citoyens doivent s’organiser pour construire des mouvements vraiment forts autour du « bien vivre », avec une faible empreinte écologique. Il faut aussi que les citoyens se mettent à demander des comptes aux grands groupes mondiaux. Les seuls moments où les grandes entreprises internationales sont défaites, c’est lorsque d’énormes scandales éclatent. La seule manière de faire éclater le scandale, c’est que les gens prennent conscience qu’ils se retrouvent coincés dans un système qui saccage la planète, détruit de l’emploi, produit de la souffrance, du stress, des maladies, des dépressions.

    On parle de plus en plus d’anthropocène. Que pensez-vous de cette notion ?

    Je pense que c’est un très mauvais paradigme. C’est une chose d’admettre que l’irresponsabilité des humains fait du mal à la planète. Mais l’anthropocène, c’est l’arrogance de l’hubris. L’anthropocène revient à dire : « O.K., la planète est en pagaille, mais maintenant, nous allons devenir totalement des manipulateurs de la planète. » Nous allons faire de la géo-ingénierie, fabriquer des volcans artificiels, mettre des polluants dans l’atmosphère pour rafraîchir la planète…

    Si nous sommes dans une telle difficulté, c’est à cause de l’ignorance humaine cumulée à l’arrogance. Ignorance des processus biologiques subtils qui permet à Gaïa de fonctionner. Arrogance de croire que nous sommes supérieurement intelligents. Nous n’avons pas besoin d’anthropocène, mais de l’âge de Gaïa. L’anthropocène, c’est maintenir cette idée d’humains irresponsables et dominants, c’est une vision très patriarcale. Je crée le désordre ? Je vais en créer encore plus. Nous devons dire que nous sommes plus petits que la Terre, que nous en sommes une partie. Pas des maîtres et des conquérants. Un empire humain a semé le désordre sur cette Terre. Perpétuer cet empire, en l’appelant anthropocène, serait la plus grande erreur.

    Vous ne distinguez pas l’anthropocène de la géo-ingénierie ?

    Les gens qui ont commencé à parler d’anthropocène promeuvent aussi la géo-ingénierie (le prix Nobel de chimie, Paul Crutzen, par exemple – ndlr). Parler d’un « âge » de l’« anthropos » signifie que l’homme en est le facteur dominant. Que l’homme soit un facteur dominant de destruction ne signifie pas qu’il sera le facteur dominant de la régénération. La planète ne se régénérera que lorsque nous travaillerons avec elle. Et donc, parler d’anthropocène sent l’arrogance, celle d’êtres humains pensant qu’ils déterminent la vie de la planète.

    Nous ne résoudrons pas cette crise si nous ne nous repositionnons pas comme une partie de la toile de la vie et non comme les maîtres de la toile de la vie. L’idée d’anthropocène redonne du pouvoir aux multinationales qui veulent fabriquer des semences résistantes au changement climatique. Ce serait un désastre.


  • Le Jardin de Babylone - Bernard Charbonneau (Encyclopédie des nuisances, 2002)
    http://biosphere.ouvaton.org/de-1182-a-1999/1780-1969-le-jardin-de-babylone-de-bernard-charbonneau-encycloped
    Texte écrit en 1969, extrêmement visionnaire et complet

    « La #nature est à la fois la mère qui nous a engendrés, et la fille que nous avons conçue. A l’origine, il n’y avait pas encore de nature. L’homme ne s’était pas encore distingué d’elle pour la considérer. Individus et société étaient englobés dans le #cosmos. C’est en Judée que naquit la nature, avec la Création : Jahvé a profané le cosmos et l’homme peut y porter la main. Même provisoirement écrasée, la révolte de la liberté humaine était à tout jamais déchaînée. Alors grandirent parallèlement la maîtrise et le #sentiment_de_la_nature. La science pénétra le mécanisme du cosmos, et ainsi la #technique permit de la transformer. Le sentiment de la nature apparaît là où le lien avec le cosmos est rompu, quand la terre se couvre de maisons et le ciel de fumées ; là où est l’#industrie, ou bien l’#Etat. La #campagne s’urbanise, et l’Europe devient une seule banlieue. Mais quand la nature vient à disparaître, c’est l’homme qui retourne au chaos.

    1/5) Reconstruction de la nature, fin de la nature
    L’intervention puissante et aveugle de l’homme risque de rompre l’équilibre fragile dont l’homme est issu. Le souci de la #productivité s’attache trop au présent, pas assez à l’avenir ; alors vient un jour où le #rendement baisse. Si la production continue d’augmenter indéfiniment, alors se posera un autre problème, celui de l’élimination des déchets. Trop souvent, au constat de l’épuisement du milieu naturel, les fidèles du progrès opposent un acte de foi : « On trouvera bien un moyen. » Or il y a de fortes chances que nous soyons obligés de reconstituer à grand frais les biens qui nous étaient fournis par la nature ; et ceci au prix de discipline autant que d’efforts. L’homme naît de la nature comme au sein d’une mère. Là où elle disparaît, la société moderne est obligée de fabriquer une surnature, l’homme devra réempoissonner l’océan comme il empoissonne un étang. Mais alors l’homme doit imposer à l’homme toute la rigueur de l’ordre que le Créateur s’est imposé à lui-même. En substituant dans cette recréation l’inhumanité d’une police totalitaire à celle d’une nature totale.

    Si l’homme dépasse la nature, il en est aussi le fruit. Aussi voit-on se développer dans les sociétés industrielles et urbaines un « sentiment » de nature qui reflète la gravité de la rupture avec le cosmos. Ainsi au siècle de l’artifice, nous avons la passion de cette nature que nous détruisons. Le sentiment de la nature est à la fois profond et extérieur à la vie des individus ; il se nourrit d’apparences, son domaine est celui de la peinture et du spectacle. Sauf exception, nous aimons la nature, mais nous craignons d’y vivre.

    2/5) La fin des paysans
    « Là où il existe, le #paysan est l’homme du pays, il est englobé dans la pulsation du cosmos. L’Eden terrestre n’est pas un don de Dieu, mais le fruit de la peine, moissonneurs des plaines courbés sur l’horizon. Au siècle de la division du travail le paysan est l’homme des cultures et des travaux multiples. Jusqu’en 1914, il fallait prendre la carriole à la gare pour gagner le village, et parfois du village c’est à pied qu’il fallait gagner l’encart. Jusqu’en 1945 l’industrie agricole n’existait vraiment qu’aux USA et dans quelques pays neufs. Maintenant des machines toujours plus puissantes ébranlent son univers. La campagne doit se dépeupler pour accueillir le peuple des tracteurs. Il n’y a plus de nature ni d’homme qui puisse tenir devant l’impitoyable tracé des raisons de l’Etat ou de la Production. Des lois déracinent les peuples comme le bulldozer les haies.

    L’instruction primaire obligatoire fut une sorte de #colonisation bourgeoise de la campagne. En même temps qu’il apprenait à lire et à écrire, le jeune paysan devait désapprendre : sa langue et son folklore. Les instituteurs de la IIIe République participèrent d’autant plus à cette entreprise de colonisation qu’ils étaient fils de paysans, pour lesquels devenir bourgeois était une promotion sociale. On peut imaginer une évolution différente où l’école eût continué l’Eglise dans le village, s’insérant dans la nature et la tradition en leur ajoutant, avec l’instruction, la dimension de la conscience. Mais les manuels scolaires, qui se lamentaient de la « dépopulation » des campagnes, se mirent à déplorer leur surpopulation.

    Le plan Monnet a déraciné les paysans que 1789 avait enracinés en leur donnant la terre. Comment des ingénieurs auraient-ils pu concevoir la campagne autrement que comme une industrie ? Dans cette optique, la campagne française était évidemment « sous-développée ». Le plan prévoyait le passage d’une agriculture de subsistance à une agriculture de marché qui intégrait le paysan dans le cycle de l’argent et de la machine. Le paysan vivait sur la propriété de polyculture familiale, maintenant il se spécialise. La monoculture le fait dépendre du marché. Désormais il lui faut acheter pour vendre, et vendre pour acheter, le superflu dont il commence à prendre l’habitude, et le nécessaire : les machines, les engrais, et même la nourriture. Les critères du plan furent exclusivement techniques : rendements à l’hectare, consommation d’énergie, possession d’une auto ou d’un téléphone. Certains facteurs ne furent pas pris en compte : la conservation des sols, la saveur des produits, l’espace, la pureté de l’air ou de l’eau. A plus forte raison certains facteurs humains comme le fait d’être son propre maître. La vie à la campagne comportait un relatif isolement, la participation à un groupe retreint mais aux liens solides ; et voici que l’organisation administrative et syndicale, la diffusion de l’instruction et de la presse, de la TV, absorbent les paysans dans la société globale.

    La seconde révolution industrielle, celle des hydrocarbures et de la chimie, va s’imposer aux campagnes européennes. La machine va trop vite pour la pensée : son usage précède toujours la conscience de ses effets. La tronçonneuse ne laisse plus le temps de la réflexion comme la hache. Si on peut abattre un chêne en quelques secondes, il faut toujours un siècle pour le faire. Le tracteur n’est plus le monopole du très grand propriétaire, les produits chimiques diminuent le travail du paysan, mais comme il faut les payer, il faut d’autant plus travailler. La petite exploitation n’était pas rentable. Le progrès technique signifie la concentration, la mécanisation engendre la grande exploitation. Le ruisseau n’est plus que l’effluent d’un terrain saturé de chimie et il suffit de quelques pompes-canons pour le tarir. Qu’est devenue la vie secrète des vallons ? Il n’y a plus que l’eau morte des retenues collinaires. Le travail devient vraiment du travail, c’est-à-dire du travail d’usine. Avant peu, les paysans réclameront à leur tour le droit de passer leurs vacances à la campagne.

    L’électrification et l’adduction d’eau multiplient les tâches en intégrant le paysan dans le système urbain. L’#aménagement_du_territoire, ou plutôt le déménagement, étendit ses méthodes à la campagne. La grande presse, et surtout la TV, achèvent d’entraîner la campagne dans le circuit des villes. Avant la dernière guerre, la ville gagnait dans la campagne, maintenant elle la submerge. C’est ainsi qu’à la France des paysages succède celle des terrains vagues. Et bientôt la France rurale ne sera plus que la banlieue de Paris. La campagne n’est plus qu’un élément d’une seule économie dont la ville est le quartier général. Le reste n’est plus que terrain industriel, aérodromes, autostrades, terrain de jeu pour les citadins. Partout pénètrent les autos, et avec elles les masses, les murs : la ville.

    3/5) Le cancer de l’urbanisation
    Les villes anciennes étaient beaucoup moins nombreuses et beaucoup plus petites que les nôtres. Elles étaient perdues dans la nature. En hiver, la nuit, les loups venaient flairer leurs portes, et à l’aube le chant des coqs résonnait dans leurs cours. Puis un jour, avec le progrès de l’industrie, elles explosèrent, devenant un chaos. Le signe le plus voyant de la montée du chaos urbain c’est la montée des ordures. Partout où la population s’accumule, inexorablement l’air s’épaissit d’arômes, l’eau se charge de débris. La rançon du robinet, c’est l’égout. Sans cesse nous nous lavons, ce n’est plus une cuvette qui mousse, mais la Seine.

    Les villes sont une nébuleuse en expansion dont le rythme dépasse l’homme, une sorte de débâcle géologique, un raz de marée social, que la pensée ou l’action humaine n’arrive plus à dominer. Depuis 1960, il n’est plus question de limiter la croissance de Paris, mais de se préparer au Paris de vingt millions d’habitants dont les Champs-Élysées iront jusqu’au Havre. Les tentacules des nouveaux faubourgs évoquent irrésistiblement la prolifération d’un tissu cancéreux. La ville augmente parce qu’elle augmente, plus que jamais elle se définit comme une agglomération. La ville augmente parce que les hommes sont des êtres sociaux, heureux d’être nombreux et d’être ensemble. Il est bien évident qu’elle n’est pas le fruit d’un projet.

    Les hommes se sont rassemblés dans les villes pour se soustraire aux forces de la nature. Ils n’y ont que trop bien réussi ; le citadin moderne tend à être complètement pris dans un milieu artificiel. Non seulement dans la foule, mais parce que tout ce qu’il atteint est fabriqué par l’homme, pour l’utilité humaine. Au milieu des maisons, les hommes ont amené de la terre, construit un décor. Les usagers des jardins publics sont trop nombreux : regardez, mais ne touchez pas. Les coûts de Mégalopolis grandissent encore plus vite que sa taille. Il faut faire venir plus d’énergie, plus d’eau. Il faut assurer le transport des vivants, se débarrasser des cadavres et autres résidus. Il boit une eau qui n’est plus que celle, « recyclée » de ses égouts, la ville en est réduite à boire sa propre urine. Je propose en plus d’estimer en francs le mètre carré ou le mètre cube d’air pur, comme le kilowatt. Le XIXe siècle avait ses bagnes industriels, le nôtre a l’enfer quotidien du transport. Mégalopolis ne peut être sauvée que par le sacrifice, chaque jour plus poussé, de ses libertés.

    Après le style primitif, après l’ordre monarchique, le désordre de la période individualiste, la ruche monolithique d’une collectivité totalitaire. Si nous n’y prenons garde, en supposant un meilleur des mondes sans crise ni guerre, nous finirons dans une caverne climatisée, isolée dans ses propres résidus ; où nous aurons le nécessaire : la TV en couleur et en relief, et où il nous manquera seulement le superflu : l’air pur, l’eau claire et le silence. La ville pourrait bien devenir le lieu de l’inhumanité par excellence, une inhumanité sociale. Peut-être que si la science réussit à rendre l’individu aussi indifférencié qu’une goutte d’eau, la ville pourra grandir jusqu’à submerger la terre. Peut-être que le seul moyen de mettre un terme à la croissance inhumaine de certaines agglomérations est de laisser la pénurie atteindre un seuil qui, en manifestant avec éclat l’inconvénient d’y vivre, découragera les hommes d’y affluer.

    Le citadin s’est libéré en s’isolant du cosmos ; mais c’est ainsi qu’il a perdu sa liberté. Aujourd’hui, pour être libre, prendre des vacances, c’est sortir de la ville.

    4/5) Le tourisme, produit de l’industrie
    Pour les primitifs et les paysans, rien n’est plus étranger que l’idée de voyager. Ceux qui ont traversé les pays ignorés du tourisme savent à quel point leurs habitants sont surpris de voir un homme qui se déplace pour son plaisir. A l’origine, l’homme ne change de lieu que contraint par une nécessité supérieure : pour fuir un ennemi, s’enrichir, ou obéir à l’ordre d’un dieu. Pour le Moyen Age, le voyageur, c’est le pèlerin ou le trafiquant. Le voyage généralisé apparaît lorsque les conditions économiques et sociales permettent à l’individu de rompre avec son milieu. Il naît avec la richesse, la sécurité des routes, la curiosité et l’ennui. Le premier touriste, ce fut peut-être l’empereur Hadrien. Au contraire, le goût des voyages décroît avec la misère et l’insécurité. Le temps des invasions n’est jamais celui du tourisme ; alors l’individu se cramponne au sol pour subsister. Comme autrefois, il n’est pas assez d’une existence pour connaître vraiment son canton, parce qu’il lui faut avancer pas à pas. Et le quitter pour un autre, c’est le perdre.

    Le #tourisme commence au XVIIIe siècle, et d’Angleterre il gagne l’Europe. Le voyage n’est plus le fait d’une aristocratie, il devient celui d’une classe sociale tout entière : la bourgeoisie, et finalement les masses populaires. Pour un homme des villes, vivre physiquement et spirituellement, c’est retourner à la nature. Accablés de vêtements et d’artifices, nous nous étendons nus sur le sable. Ce sont les hommes de l’auto et de l’avion qui escaladent à pied les montagnes. La sympathie pour les sociétés indigènes aboutira tout au plus à un folklore pour touristes plaqué sur un abîme d’uniformité. On enfermera les derniers hommes sauvages, comme les derniers grands mammifères, dans des réserves soigneusement protégées, où ils joueront le rôle du primitif devant un public de civilisés. Le parc national n’est pas la nature, mais un parc, un produit de l’organisation sociale : le jardin public de la ville totale. C’est la terre entière qui devrait devenir un parc national ; tandis que la masse humaine irait vivre sous cloche dans quelque autre planète.

    La nature reste l’indispensable superflu de la société industrielle. La nature est photogénique ; notre civilisation de l’image est portée à l’exploiter pour compenser la rationalité de son infrastructure mathématique. Les mass media diffusent quotidiennement les mythes de la Mer, de la Montagne ou de la Neige. Le touriste n’est qu’un voyeur pour lequel le voyage se réduit au monument ou au site classé. Partout l’artifice cherche à nous restituer la nature. Isolé de la nature dans son auto, le touriste considère d’un œil de plus en plus blasé le plat documentaire qui se déroule derrière le miroir. Admirer les glaciers à travers les vitres d’un palace n’empêche pas de se plaindre de la faiblesse du chauffage. Un touriste ne vit pas, il voyage ; à peine a-t-il mis pied à terre que le klaxon du car le rappelle à l’ordre ; le tourisme et la vraie vie ne se mélangent pas plus que l’huile et l’eau. Avec la société capitaliste, le tourisme est devenu une industrie lourde. L’agence de tourisme fabrique à la chaîne quelques produits standard, dont la valeur est cotée en bourse. Il n’y aura plus de nature dans la France de cent millions d’habitants, mais des autoroutes qui mèneront de l’usine à l’usine – chimique ou touristique.

    L’auto, qui nous permet de nous déplacer aisément, par ailleurs nous enferme. Certains massifs de Pyrénées dépourvus de routes sont moins fréquentés qu’à l’époque de Russel et de Chausenque. Mais demain, le bulldozer permettra aux modernes centaures d’envahir partout la montagne, sans risque d’abîmer leurs délicats sabots de caoutchouc. Il faut du nouveau à l’individu moderne, n’en fût-il plus au monde. Le touriste change de lieu chaque fois plus vite – jusqu’au moment où le voyageur n’est plus qu’un passager affalé qui ronfle dans le fauteuil d’un avion lancé à mille à l’heure. Ce qui rend les voyages si faciles les rend inutiles. L’avion fait de Papeete un autre Nice, c’est-à-dire un autre Neuilly. Les temps sont proches où l’avion pour Honolulu n’aura pas plus de signification que le métro de midi. Tourisme ? Exactement un circuit fermé qui ramène le touriste exactement à son point de départ. A quoi bon l’auto qui permet de sortir de la ville, si elle nous mène au bord d’un autre égout ? Sur deux cents kilomètres de plage landaise, il n’est pas un feston de la frange des vagues qui ne soient ourlé par les perles noires du mazout. Et le soir, à la villa, le bain d’essence devient le rite complémentaire du bain de mer. On pouvait voir les bancs de perche évoluer dans les algues par trois mètres de fond dans l’étang de Biscarosse ; selon un rapport du Muséum il est aujourd’hui classé dans la quatrième catégorie, le maximum de pollution. La paix de l’hiver est rompue par les skieurs, le blanc des neiges, piétiné et balafré, n’est plus qu’un terrain vague maculé de débris et de traces. La montagne est mise à la portée des masses payantes. Mais est-elle encore la montagne ? Il n’y a plus de montagne ; il ne reste qu’un terrain de jeu. Le domaine du loisir étant celui de la liberté, pourquoi dépenser des milliards à couvrir les montagnes de téléphériques pour hisser le bétail humain sur les crêtes ? Aujourd’hui sites et monuments sont plus menacés par l’admiration des masses que par les ravages du temps. On voit venir le moment où les lieux les plus célèbres se reconnaîtront au fait que la visite en est interdite.

    Rien n’empêche la société industrielle d’enfermer la momie de Thoreau dans la vitrine de la littérature bucolique. Si nous voulons retrouver la nature, nous devons d’abord apprendre que nous l’avons perdue.

    5/5) Conclusion : échec et résurrection du sentiment de la nature
    Il n’est pas de lieu plus artificiel que ceux où la nature est vendue. Si un jour elle est détruite, ce sera d’abord par les industries de la mer et de la montagne. Si un « aménagement du territoire » désintéressé et intelligent s’efforce d’empêcher le désastre, il ne pourra le faire qu’au prix d’une organisation raffinée et implacable. Or l’organisation est l’exacte antithèse de la nature. Le « sentiment de la nature » s’est laissé refouler dans le domaine du loisir, du superflu et du frivole. La révolte naturiste n’a engendré qu’une littérature et non une révolution. Le scoutisme n’a pas dépassé l’enfance.

    Les passionnés de la nature sont à l’avant-garde de sa destruction : dans la mesure où leurs explorations préparent le tracé de l’autostrade, et où ensuite pour sauver la nature ils l’organisent. Ils écrivent un livre ou font des conférences pour convier l’univers à partager leur solitude : rien de tel qu’un navigateur solitaire pour rassembler les masses. L’amoureux du désert fonde une société pour la mise en valeur du Sahara. Cousteau, pour faire connaître le « monde du silence », tourna un film qui fit beaucoup de bruit. Le campeur passionné par les plages désertes fonde un village de toile. Ainsi, réaction contre l’organisation, le sentiment de la nature aboutit à l’organisation.

    En réalité il n’y a probablement pas de solution au sein de la société industrielle telle qu’elle nous est donnée. L’organisation moderne nous assure le superflu en nous privant du nécessaire. En dehors de l’équilibre naturel dont nous sommes issus, nous n’avons qu’un autre avenir, un univers résolument artificiel, purement social. L’homme vivra de la substance de l’homme, dans une sorte d’univers souterrain. Si l’espèce humaine s’enfonçait ainsi dans les ténèbres, elle n’aurait fait qu’aboutir à la même impasse obscure que les insectes. A moins qu’on ne s’adapte pour grouiller comme des rats dans quelque grand collecteur. Que faire ?

    La nature n’est pas une mère au sens sentimental du terme, elle est la Mère : l’origine de l’homme. L’homme doit péniblement se maintenir entre ces deux abîmes : la totalité cosmique et la totalité sociale ; et c’est ce terme même de nature qui lui indique où est son étroit chemin. Il faudra dominer l’industrie comme on a dominé la nature. Il nous faut réviser nos notions de nécessaire et de superflu. Il faut affronter le standard de vie, les investissements, les fusées et la bombe atomique pour choisir l’air pur. Ce n’est que si l’homme est capable de se dominer qu’il pourra continuer de dominer la terre. La solution suppose un renversement des valeurs. Il faut que la fin : la nature pour les hommes, commande les moyens : la science, l’industrie, l’Etat. Pour nous et surtout pour nos descendants, il n’y a pas d’autres voies qu’une véritable défense de la nature. Désormais toute entreprise devrait être envisagée en tenant compte de la totalité de l’équilibre qu’elle perturbe. Les hommes qui se voueraient à une telle révolution pourraient constituer une institution, indépendante des partis ou des Etats, consacrée à la défense de la nature. Elle se considérerait comme une sorte d’ordre, imposant à ses membres un certain style de vie, qui les aiderait à prendre leurs distances vis-à-vis de la société actuelle. Ils pratiqueraient une sorte d’objection de conscience. La merveille de Babylone est ce jardin terrestre qu’il nous faut maintenant défendre contre les puissances de mort.

    #ruralité #paysannerie #urbain_diffus #banlieue_totale #administration_du_désastre #wilderness #écoumène #critique_techno #système_technicien #déracinement #effet_rebond #hors_sol #soleil_vert #contre-productivité


  • Dans le sud-ouest, les éoliennes, c’est le capitalisme - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5971

    La force du capitalisme actuel est d’avoir fait de sa propre capacité de destruction un marché extrêmement rentable. Il faut arrêter de parler d’un problème d’énergie, c’est avant tout un chantage pour produire et vendre toujours plus de cette marchandise-énergie, c’est une question sociale.

    Quant à l’urgence réelle d’en finir avec le nucléaire, ces nouvelles énergies ne sont pas là pour çà, on le voit bien, elles viennent juste s’y ajouter en transformant au passage toutes les campagnes en zones industrielle, comme elles le [font à plus grande échelle au Mexique

    #administration_du_désastre #fausses_solutions
    ou comme disait récemment @rastapopoulos, Après avoir généré telles nuisances, créons des services marchandisés pour traiter les nuisances http://seenthis.net/messages/268200#message268265

    voir en parallèle http://www.reporterre.net/spip.php?article1557

    Le courant produit par les quatre éoliennes installées dans la commune est racheté 86 euros le mégawattheure (MWh) par EDF quand le prix moyen du courant d’EDF est de 52 euros. Pour bénéficier de cette marge, Montdidier a décidé de développer son propre parc. La commune picarde a pu réaliser son projet parce qu’elle est une des rares en France à posséder encore une régie d’électricité, qui produit (un peu) le courant, en achète à EDF, et le distribue aux ménages et entreprises de la commune. « On vend l’électricité au même prix qu’EDF ailleurs, précise Laurent Morelle, directeur de la régie communale de Montdidier. La différence est que nous avons neuf emplois sur place, et que le profit de notre activité revient à la commune. »

    Grâce à cette structure juridique particulière - la France ne compte plus que 160 régies locales d’énergie -, Montdidier a pu monter le projet, lancer un appel d’offres aux fournisseurs, se préparer à gérer le courant fourni par les quatre éoliennes

    « Les gens ici gagnent en moyenne 1 200 euros et avec l’évolution du niveau des retraites, beaucoup risquent de se trouver en précarité énergétique, prévient Mme Quignon-Le Tyrant. C’est pourquoi nous voulons maintenir le prix de l’électricité le plus bas possible, et aider à isoler les habitats pour réduire la facture. » Il s’agit aussi de créer des emplois sur place : c’est une entreprise de Montdidier qui assure le premier niveau de maintenance du parc, les artisans locaux sont formés au solaire et à l’isolation thermique.

    Cette politique découle aussi d’une vision de l’avenir : « Dans quelques années, le courant sera vendu sur le marché plus de 100 euros le MWh, prédit Laurent Morelle. Notre politique nous permettra d’avoir des prix plus bas pour nos clients. »

    La démarche de Montdidier illustre une volonté nouvelle de maîtrise énergétique par les collectivités locales. A Creutzwald, en Moselle, la régie communale a aussi racheté récemment un parc éolien. Et à Issoudun, dans l’Indre, une société d’économie mixte a été montée dans le même but.

    #autonomie #relocalisation #outil_convivial (ou presque) #convivialité


  • Transition énergétique : de quoi Jeremy Rifkin est-il le nom ?
    http://labrique.net/numeros/numero-39-mars-mai-2014/article/transition-energetique-de-quoi

    http://rezo.net/local/cache-vignettes/L87xH120/arton212436-63d8d.jpg

    Parlons peu, parlons bien : deux des mecs les plus puissants de la région viennent de s’offrir pour plusieurs centaines de milliers d’euros les délires d’un futurologue américain pour transformer toute l’économie du Nord-Pas-de-Calais. La « Troisième révolution industrielle » vient de nous tomber sur le coin de la gueule, et on en a pour au moins cinquante ans. Bon courage ! Source : La Brique

    • La vraie question est là. Le discours de Rifkin est un discours productiviste, industrialiste, pro-croissance et nouvelles technologies. Il n’est jamais question d’un changement de modèle, de mode de consommation. L’argument semble pourtant évident : le monde entier ne pourra pas continuer à vivre en brûlant autant d’énergies que l’Occident. C’est ce qu’explique Jean Gadrey, professeur émérite à l’université de Lille 1, rencontré dans un café près de la Gare Lille-Flandres : « Avec Rifkin, c’est l’ébriété assurée contre la #sobriété matérielle et énergétique. » Et de continuer : « Quand je dis que la TRI de Rifkin ne tient pas la route sur le plan écologique, c’est notamment parce qu’elle suppose une croissance qui sur le plan de ses contenus matériels, des #matières_premières, des #terres_rares, des nouvelles technologies ne pourra pas tenir la route. » Rifkin veut continuer à produire et vendre des voitures : mais électriques. Continuer à consommer autant d’énergie : mais renouvelable. Il veut un #capitalisme : mais vert.

      Si on regarde le modèle Rifkin sous l’angle de la démocratie, les contradictions sont encore plus grandes. L’apôtre du « pouvoir latéral » ne jure que par les décideurs. Pour Gadrey : « Son livre est un hymne à sa propre personne ». En effet, à longueur de page, notre moustachu régional raconte toutes ses rencontres avec Angela Merkel, Jose-Emmanuel Barroso, Romano Prodi ou le prince Albert de Monaco. Un vrai lobby vertical. Idem pour l’aspect social. Rien sur les "inégalités d’accès à ces nouvelles #énergies_renouvelables. Le pape se contente de répondre par une égalité : nouvelles technologies, nouveaux emplois. Il est même rattrapé par un chroniqueur du droitier magazine patronal lillois l’Autrement dit : « En ce début d’année, il serait inquiétant de ne rien voir de palpable sur le volet social du master plan. Car, regardons les choses en face, les habitants sont bien loin de s’en préoccuper, or sans mobilisation sociale le master plan fera pschitt. »

      En fin de compte, Rifkin est avant tout accro à la technique. Ces piliers font la part belle aux nouvelles technologies et aux entreprises qui les portent. Les problèmes écologiques doivent trouver une réponse dans l’innovation technologique. La #fuite_en_avant continue. Pire, comme l’explique Gadrey : « Chez Rifkin, les grandes transformations de la société et des rapports humains sont essentiellement déterminées par les innovations technologiques. Il y a cette idée que si on parvenait à ce que chacun devienne son propre producteur d’électricité à la maison ou avec sa voiture électrique, et bien alors chacun retrouverait tellement de pouvoir sur le domaine énergétique que cela influerait sur le pouvoir qu’il exerce dans l’ensemble de la société. Parce qu’au fond : détenir les clés de l’énergie, c’est détenir les clés du pouvoir démocratique. » Derrière ses cinq piliers technologiques et la constitution d’un monde entièrement branché sur le net, Rifkin nous vend une nouvelle société, un nouvel homme.

      #productivisme #industrialisme #critique_techno #système_technicien #oligarchie #administration_du_désastre


  • La chasse aux bouteilles vides : une économie informelle à l’allemande | Monde académie Société
    http://mondeacsoc.blog.lemonde.fr/2014/06/19/la-chasse-aux-bouteilles-vides-une-economie-informelle-a-lal
    Quand j’étais gamine les bouteilles en verre étaient consignées et c’était très bien. Je regrette qu’on supprimé ce principe.

    Les cadavres de bière ont à peine échoué près de la poubelle qu’un homme s’approche pour les glisser dans un grand cabas bleu. D’un coup d’œil, il les compte puis reprend sa route, l’air concentré. À l’heure où s’étirent apéritifs et barbecues à Berlin, nombreux sont les « Pfandsammler » ou « collecteurs de consignes » qui, comme Andréas Müller, écument les parcs pour récolter les bouteilles vides.

    Depuis le 1er janvier 2003, la majorité des boissons allemandes sont consignées : elles sont payées un peu plus cher par le consommateur qui peut ensuite récupérer son dû en rapportant les récipients en magasin. Le tarif est de 8 centimes pour une cannette de bière vide, 15 centimes pour une bouteille en plastique réutilisable et 25 pour tout contenant non recyclable. Accumulées, ces sommes arrondissent les fins de mois de nombreux Berlinois.

    #déchet #consigne #récupération



  • Un des plus grands prospectivistes français qui nous décrit le passage obligé par un régime autoritaire pour sauver la planète. Un des scénarios exploré chez nous par Pays de la Loire 2040 !
    Thierry Gaudin : « La vraie Renaissance démarrera après 40 ans de restructuration autoritaire » | CLES
    http://www.cles.com/enquetes/article/thierry-gaudin-la-vraie-renaissance-demarrera-apres-40-ans-de-restructuration


  • La mauvaise nouvelle des européennes…
    http://quadruppani.blogspot.fr/2014/05/la-mauvaise-nouvelle-des-europeennes.html

    la mauvaise nouvelle vient d’Italie : c’est le triomphe de Renzi, à plus de 40,8% des vote exprimés. Qu’il se soit encore trouvé, outre-Alpes, 11 164 736 personnes pour placer un espoir quelconque dans cet adorateur de #TINA, dans ce caniche de la #Troïka, simplement parce qu’il a su donner des airs de dynamisme à son oeuvre de conservation du pire, et de jeunesse aux vieilleries néo-libérales, avec le cortège de malheurs personnels que cela entraînera (précarisation, baisse du niveau de vie, peurs et racismes afférents), qu’il y ait encore une telle crédulité dans ces villes et ces campagnes bien-aimées, montre à quel degré d’avilissement des imaginaires a été réduite une partie de la population par trente ans d’alliance du berlusconisme et de la post-gauche. Comme dit un de nos mauvais maîtres préférés dans sa Préface à la Phénoménologie de l’esprit, « à la facilité avec laquelle l’esprit se satisfait on mesure l’étendue de sa perte. »
    Cela dit, si l’Italie a expérimenté la première le fascisme et parmi les premières la téléréalité, elle fut aussi le lieu de la plus vaste offensive révolutionnaire en Europe occidentale après la 2e guerre mondiale, et la lutte de la Vallée de Susa incarne une capacité à constituer une communauté de lutte que je n’ai pas craint, rompant avec l’orthodoxie de ma famille ultra-gauche anarcho-autonome, d’appeler un peuple : car telle est « l’étendue de la perte » qui nous travaille tous - cette difficulté à nommer le sujet colletif de l’émancipation humaine, reflet de sa difficulté à exister

    #imaginaire #vie_intérieure #précarité #austérité #dépolitisation #administration_du_désastre social et économique
    liens avec
    http://seenthis.net/messages/199547
    http://seenthis.net/messages/76334
    http://www.peripheries.net/article15.html


  • Périphéries - De la bonne distance à prendre avec le réel
    http://www.peripheries.net/article262.html
    16 ans plus tard, relire cet édito de @mona

    En filigrane dans la plupart des sujets, quand elles ne sont pas évoquées directement, deux obsessions - qui le sont sans aucun doute à juste titre : le #chômage et le #Front_national.

    Je me demande parfois si des études ont déjà été réalisées pour déterminer l’effet que produit sur l’auditeur ou le téléspectateur le ressassement indéfini, pendant une période donnée, des mêmes sujets, traités en outre de façon beaucoup plus sommaire que dans la presse écrite ; les effets de la durée, de la répétition. Allumées d’un geste machinal, la radio et la télévision, qui impliquent ou permettent une certaine passivité - on peut s’informer en faisant sa vaisselle, en se brossant les dents - nous font subir un traitement que nous ne maîtrisons pas. La forme prend facilement le pas sur le fond. On apprend donc assez peu, mais on subit beaucoup.[...]

    L’argument de l’indécence est l’arme d’un chantage un peu exaspérant. Il nous laisse pieds et poings liés, paralysés. Il ne nous autorise qu’à tourner en rond en répétant, tel un troupeau de moutons de Panurge affolés : « Chômage ! Chômage ! », ou : « Front national ! Front national ! » Il rappelle un peu le discours de monsieur Seguin à la chèvre du même nom (pardon pour cette accumulation de métaphores bêlantes), qui avait elle aussi bien peu de mou dans la corde et se voyait menacer de se faire à coup sûr dévorer par le loup si elle prenait la clef des champs. Or on n’est pas obligé de croire que la chèvre se fera forcément dévorer comme dans le livre.[...]

    Il est curieux que les parents qui agitent à longueur de temps devant les yeux de leurs enfants l’épouvantail du chômage (chômage ! chômage !) ne comprennent pas qu’ils les rendent par là même plus fragiles face au fléau dont ils voudraient les protéger. Ils leur demandent en somme de s’amputer de tout ce qui, en eux, n’est pas le futur travailleur modèle. Ils ne leur laissent pas le temps de se découvrir, c’est-à-dire aussi de découvrir le domaine dans lequel ils seront heureux, c’est-à-dire talentueux. Ils les orientent vers les formations « sûres », celles qui, aujourd’hui, assurent des débouchés. Mais que feront leurs enfants si, plus tard, la situation change ? Comment résisteront-ils dans un domaine qui ne leur correspond peut-être pas, dans lequel ils se sentiront exilés ? Ils ne leur laissent pas le temps de découvrir le monde, de l’explorer, de relativiser le modèle dominant, de nouer des relations. Autant d’expériences qui font mûrir, construisent une personnalité, donnent un ancrage solide, une force ; le contact avec le réel, ce sont ces expériences seules qui peuvent le donner, et non le rappel incessant de l’inhospitalité du monde actuel. A leurs enfants, ces parents demandent paradoxalement de ne développer en eux que ce qui, aujourd’hui, est le plus vulnérable : le travailleur. Mauvais calcul. Si un jour le travailleur est touché, c’est la personne entière qui coulera.

    #imaginaire #représentations #vie_intérieure #dépolitisation
    #administration_du_désastre

    • mais non, toi non, moi oui, une fois sur deux on me dit - sur les aires de jeux - que mes petits-enfant sont soit trop bruyants, soit trop mignons

    • « e me demande parfois si des études ont déjà été réalisées pour déterminer l’effet que produit sur l’auditeur ou le téléspectateur le ressassement indéfini, pendant une période donnée, des mêmes sujets ».
      Oui et le phénomène porte même un nom et est lié à la manipulation de masses. J’avais lu une étude, sur le sujet, analysant sur le taux de fréquentation de la page fb de soutien au bijoutier de Nice.
      L’étude statistique corrélait la fréquentation de la page avec la surface médiatique de l’événement.
      Il existait deux groupe similaire sur fb,un seul est mis en avant par les télés principalement. Le premier groupe stagne tandis que le second explose dès les premiers jt sur le sujet.
      Dés que l’information se centre sur un autre événement la fréquentation devient quasi nulle.
      J’essaie de retrouver l’article en question en croisant les mots clés mais pour l’instant....


  • Pauvres vaches...
    Argentina’s “#Methane_Backpacks” Turn Cow Farts into Green Energy

    Cows farts, albeit stinky, are rich in methane gas, a greenhouse gas and a fuel source. Trapping those cow farts though is like trying to catch a wave upon the sand, but now researchers in Argentina are tapping into this un-utilized potential and capturing the gas with methane collecting backpacks. A tube stuck right into the cow’s rumen collects the gases and stores them in an inflatable sack on their back. Later the methane is purified and compressed so it can be used to generate electricity, run a refrigerator, cook or even run a car, all while keeping the methane out of the atmosphere. While the concept still needs more testing and development, as well as a serious look at the ethics, this is the beginning of #Cowpower, the newest form of renewable energy.

    http://www.ecouterre.com/wp-content/uploads/2014/05/cow-fart-backpack-1-537x402.jpg

    #énergie #Argentine #méthane #vache #élevage #énergie_renouvelable #électricité

    http://www.ecouterre.com/argentinas-methane-backpacks-turn-cow-farts-into-green-energy


  • Je cherche à comprendre quels papiers il faut pour importer en #France des graines à usage non commercial,

    je n’aurais jamais pensé qu’il serait si compliqué de trouver l’information ou même une personne référente à contacter. Après de nombreuses recherche, les sites de deux ministères, trois administrations différentes. Les seuls résultats pertinents sont (comme souvent) des sites des DOM TOM ou des pays francophones européens autres que la France.

    Je sais quoi faire si ce que je veux est menacé d’extinction (pas de chance ça ne l’est pas ...), mais pas dans un cas plus commun.

    Je pense enfin avoir trouvé mon « bonheur » dans la douce_ annexe VB (Modifié par Arrêté du 2 décembre 2009 - art. 4) de l’arrêté du 24 mai 2006 relatif aux exigences sanitaires des végétaux, produits végétaux et autres objets_ ... mais le site légifrance n’affiche pas le contenu des arrétés (?!)

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000637300&dateTexte=vig#LEGIARTI0

    J’y comprends rien, tellement perdu dans cette #administration sans visage ... j’en suis venu à contacter une personne dont j’ai trouvé le mail dans une note de service dispo en pdf et dont le sujet est à peu près le même ...


  • La biodiversité, un concept néo-libéral ?
    http://www.lan02.org/2014/05/la-biodiversite-un-concept-neo-liberal
    Par Julien Delord

    Mais voilà, si là encore on nous mentait ? Si, au lieu de déléguer notre pouvoir d’action à des naturalistes de terrain passionnés, nous n’avions affaire qu’à des gestionnaires qui vénéraient plus les #chiffres que la #nature ? Les naturalistes, c’était bon au temps où il existait encore une nature. Aujourd’hui, il n’existe plus que des services écosystémiques et de la #biodiversité. Et le succès de ce dernier concept auprès des managers de l’ #environnement n’est pas fortuit. La « biodiversité », ce n’est pas une notion plus scientifique pour parler de nature, comme beaucoup le croient. La biodiversité incarne d’abord un nouveau regard sur la nature, une perspective porteuse de #quantification mais aussi d’ambiguïtés.


    • C’est vrai que Porcher a tendance à mélanger l’élevage traditionnel et l’élevage bio, peut-être par assimilation ou par omission de détails, et pour un lecteur non-averti qui ne s’intéressera pas aux modes d’élevage, on peu avoir vite fait de consommer du « bio » industriel en croyant bien faire.
      En ce sens la critique faite des poulaillers bio dans cet article est en fait exactement celle de la production industrielle (qui a dans ce cas l’étiquette bio uniquement de par l’absence de produits de synthèse)
      La question des abattoirs rejoint celle des normes qui sont pensées par et pour l’industrie. On a de même plein de normes par exemple pour la fabrication du fromage, qui tendent à beaucoup uniformiser le produit final, et contraignent beaucoup le travail des artisans (et celui des artisons)

      Dans cette société, manger des animaux ne relève pas de la nécessité

      effectivement, mais en grande partie parce-que l’agroindustrie est capable d’arroser le monde de maïs et de soja. Hors ce modèle étant à bout de souffle, c’est à des systèmes post-industriels qu’il faut aujourd’hui penser, et c’est bien souvent le maillon faible de la réflexion des anti-élevage.

    • Et dans les biais de l’article : l’élevage c’est un rapport utilitariste, mais Porcher explique qu’il n’est pas que utilitariste, et c’est l’essentiel de son boulot, les relations non-utilitaristes qui se nouent, d’ou la publi de son bouquin dans la collec du MAUSS, mouvement anti-utilitariste en sciences sociales ! Évacuer son usage de la théorie du don, c’est con.

      Et je me demande : pourquoi tant s’obstiner à tuer les animaux si ce moment est angoissant aussi bien pour les éleveurs que pour les animaux (les premiers concernés) ? Ne serait-il pas plus simple d’arrêter de les manger et de rompre enfin ce cercle perpétuel de souffrances ?

      Ça, je répondrais à la demeurée qui a écrit l’article que c’est malhonnête de faire croire qu’on peut élever des animaux sans les tuer ou sans contrôler leur reproduction, et qu’elle pose la question en ne pensant que la mort et pas la vie bonne. Et ça aussi, ça commence à me gonfler, cette façon qu’a la société indus d’évacuer la mort, y compris humaine, avec acharnement thérapeutique, cryogénisation, humanité augmentée. Au nom de quoi notre vie serait meilleure s’il n’y avait pas la mort au bout ?

      Et puis Porcher propose justement des sanctuaires d’animaux, sauf qu’elle n’utilise pas ce mot religieux à côté de la plaque mais parle de retraite (au lieu de la réforme, pour les laitières et peut-être les mâles reproducteurs, soit les animaux qui ont travaillé toute leur vie), et encore une fois, par ce vocabulaire, elle lie ce refus au sort qu’on fait aux humainEs. Si Nounouille avait lu autre chose que l’entretien et avait daigné ouvrir les pages du bouquin, elle se serait épargné une auto-humiliation. En fait, cette article est un drame de la non-lecture, je trouve ça indigent de ne plus lire de livres aujourd’hui, et d’oser publier des critiques à partir de formes aussi brèves que des entretiens dans des magazines grand public. Merde, lisez des livres !

    • Surtout des étudiantEs, s’illes ne prennent pas la peine de lire des livres à cette étape de leur vie et se satisfont de lectures courts glanées sur le net et dans la presse, autant demander une lobotomie tout de suite.
      Je suis dure, mais j’en ai marre de la pensée express. Il y a des gens qui écrivent des thèses de 800 pages et on ne va pas les lire car on n’est pas collègues, c’est de bonne guerre. Mais illes écrivent ensuite des #livres de 200 pages à destination de tout le monde. Alors si des étudiantEs qui s’intéressent au sujet ne les lisent pas, illes vont finir par citer Voici dans la biblio de leur mémoire de master, c’est gravissime qu’illes n’aient pas pour leurs interventions militantes le dixième d’exigence intellectuelle qu’on leur demande pour leurs travaux universitaires. Marre de standards intellectuels militants qui rejoignent le niveau des pâquerettes. #Marre.

    • Héhé ça te laisse pas indifférente ! Merci pour les précisions. Les critiques de l’article sont intéressantes (même si ça invente pas l’eau chaude le constat bio indus), mais apparemment elles sont reliées de manière pas très juste à Jocelyne Porcher

    • Les retraites d’animaux j’avoue que je n’y crois pas vraiment, c’est déjà pas facile de gagner de l’argent en étant éleveur/se, alors si c’est pour s’occuper d’une ribambelle d’animaux « improductifs » (car si on ne veut pas tuer les vieille vaches, j’imagine qu’on ne tue pas les veaux non plus ? ou alors c’est une distinction pour service rendu ?).

    • @aude_v

      pour avoir abordé cet exemple avec elle, elle ne donne pas spécialement de médaille à l’élevage bio. Déjà, vu ou va la bio avec ses standards qui ne cessent de baisser... Mais sur le cochon, par exemple, elle rappelle que la plupart du cochon bio est issu de souches industrielles et qu’on regarde les espèces anciennes disparaître. Je la cite : « le jour ou l’industrie produira des souches aveugles, il y aura en bio des cochons aveugles ». Si ça, c’est les propos d’une défenseuse de la bio...

      j’entends bien, mais dans cet interview elle dit

      L’élevage au sens traditionnel a, lui, subsisté jusqu’à aujourd’hui grâce à quelques agriculteurs qui ont résisté, notamment ceux qui travaillent en bio.

      Alors certes le format entretien ne permet certainement pas de nuancer et d’expliquer comme dans le deuxième lien que je cite plus haut, mais là ça prête quand-même à confusion.

    • Non, vraiment, cet article ne m’a pas laissée indifférente parce qu’il caricature Porcher, on lui fait dire quasiment le contraire de ce qu’elle exprime. J’ai compris au bout d’un moment le pot aux roses : ah, tu te fends d’un article sans avoir lu son bouquin grand public sorti en poche en février dernier ? Super démarche militante, mais intellectuelle on repassera. C’est fatigant, ce militantisme...

      Et ce qu’elle dit de la retraite c’est que 1 ça se fait, des éleveurs qui ont assez d’espace (montagne, pas cher) et des bêtes pas exigeantes (chèvres) 2 ce serait évidemment pas aux paysanNEs de dégager des réserves de revenu pour ça, mais les personnes qui leur donnent des leçons ce serait cohérent, 3 vu la manière dont on traite les humains comme des surnuméraires, ça ne risque pas d’arriver et c’est plus grave que le fait d’élever des animaux.

    • Ah voilà c’était l’expression « administration du désastre » que je cherchais pour décrire un scénario de mise en avant d’une doctrine végane industrielle post-apocalyptique par les élites (genre concentration, mégapoles-bulles, vastes espaces sauvages et pollués (radioactivité ?), ...)

    • Oui, c’est pas à nous de chercher des outils intellectuels (vocabulaire, stratégie, etc.) pour faire la différence entre les propos vegans à la mode, qui peuvent sans souci donner caution militante à l’ADD et ceux qui se posent des questions, expérimentent, sont conscients de là ou ils vont. Et je rajoute #sobriété.

    • Ici ?
      http://blog.ecologie-politique.eu/public/.foustiaou_moutons_m.jpg

      La fertilité des animaux pour les cultures végétale se heurte à la double vision des débats végé/omni, car l’omni y verra une fonction importante (et notamment pour concentrer de la fertilité diffuse), alors que du côté végan, on dira qu’on peut faire autrement (et dans une certaine mesure oui, on peut fertiliser avec des cultures végétales, sans que ça chamboule trop de choses, d’après ce que j’en projette)



  • Ce qu’il faut retenir du Code rouge - Radar.oreilly.com
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/82678161028

    https://31.media.tumblr.com/27f905dec43c1f6c7c2a27b884e87936/tumblr_inline_n40pvavfGj1qz6b8d.jpg

    Tim O’Reilly lui-même revient sur l’article du Time à propos de Code rouge, l’équipe de développeurs qui est venu réparer HealthCare.gov, le site de la réforme de l’assurance santé américaine qui a multiplié les dysfonctionnements depuis son lancement (malgré ses 300 millions de dollars de budget). Dans son article, le Time dresse le storytelling de ces dévelopeurs de la Valley qui ont abandonné ce qu’ils faisaient pour porter secours à la réforme d’Obama. Certes, souligne Tim O’Reilly, rapporter de la Valley quelques-uns des plus brillants développeurs pour réparer le site a été une réelle solution, mais il ne faudrait pas que cela nous fasse oublier que le plus importants reste à faire : faire assimiler au gouvernement fédéral la “métaphysique” de la Silicon Valley afin que de telles erreurs ne se (...)

    #egov #administration #politiques_publiques


  • Le Cabinet Office britannique lance un laboratoire de conception #politique - #design Council
    http://www.designcouncil.org.uk/news-opinion/uk-cabinet-office-launches-new-policy-design-lab

    Le Cabinet Office britannique a lancé un laboratoire de conception politique, dirigé par Andrea Siodmok, sur le modèle du MindLab danois, du Design Lab Finlandais, du LAB de Washington et du DesignGov australien. http://my.civilservice.gov.uk/policy et https://twitter.com/policylabuk Tags : internetactu fing internetactu2net design #politiquespubliques politique #innovation #administration (...)

    #egov


  • L’e-administration en France : état des lieux, enjeux et outils - Lecko.fr
    http://referentiel.lecko.fr/publications/l%E2%80%99e-administration-en-france-etat-des-lieux-enjeux-et-outi

    Le cabinet de consulting aux collectivités, Lecko, publie un état des lieux de l’e-administration en France, en étudiant pour les 25 plus grandes villes de France, 18 services aux citoyens sous l’angle numérique. Et souligne qu’aucune des 25 villes n’a développé de manière homogène la sophistication des services aux citoyens. Si depuis 2010 se sont surtout des services à la famille qui se sont développés, le développement des e-services proposés est néanmoins très hétérogène au sein d’une collectivité et de l’une à l’autre témoignant d’opportunités variées : pression des usagers, d’opportunités internes et de choix politiques...

    Tags : internetactu2net fing internetactu #e-administration (...)

    #administration #servicespublics


  • 284 – Dennis Meadows | Plus loin que Jorion
    http://postjorion.wordpress.com/2014/02/21/284-dennis-meadows

    Dennis Meadows est l’un des auteurs de l’étude visionnaire sur « Les limites à la croissance” qui dès 1972 alertait sur le risque d’une crise d’effondrement dans la première moitié du 21ème siècle provoquée par l’épuisement des ressources de la planète.
    Voici en exclusivité pour Nœud Gordien la version française de l’interview qu’il accorda à l’occasion des quarante ans de l’étude originelle de 1972.

    Le message du septuagénaire n’est pas plus optimiste maintenant qu’à l’époque, et il n’est pas destiné aux petites natures.

    http://postjorion.files.wordpress.com/2014/02/dennis_meadows-6094f.jpg?w=399&h=285

    Dennis Meadows est l’un des auteurs du fameux livre de 1972 « Les limites à la croissance dans un monde fini« . Partant de l’idée de bon sens que la croissance indéfinie est impossible dans un monde fini, les auteurs, un groupe de scientifiques du M.I.T. américain, utilisaient une modélisation des interactions entre ressources, technologie, pollution et population au niveau du monde entier pour tenter de caractériser des « avenirs possibles » du système économique, de la population humaine et de la planète. Leurs résultats les amenèrent à alerter sur le risque qu’en continuant un développement économique sans limite, l’humanité risquait d’épuiser les ressources de la planète et même de dépasser la capacité de la nature à se renouveler elle-même.

    L’étude de 1972 a décrit plusieurs scénarios d’évolution possible de l’économie, de la population et des ressources mondiales, chaque scénario correspondant à des choix différents que l’humanité pouvait collectivement faire à partir de 1972. Leur scénario « On continue comme avant« , qui correspond grosso modo à ce qui s’est passé par la suite, prédisait que l’approche des limites de la planète commencerait à exercer un fort impact sur la croissance à partir des environs de l’année 2010, impact qui irait ensuite croissant, finissant par déboucher d’ici 2050 au plus tard sur un effondrement, c’est-à-dire une baisse précipitée du niveau de vie et peut-être de la population mondiale, dans une situation d’épuisement des ressources et de l’environnement naturel.

    Il est certes permis de mettre en rapport cette alerte précoce avec l’augmentation d’un facteur 2,5 du prix du pétrole depuis 2005, la tendance au plafonnement de la production de carburants liquides, les tensions alimentaires qui se manifestent depuis 2007 ainsi qu’avec la crise financière initiée en 2008 et toujours en cours....

    #économie
    #Dennis-Meadows
    Les #limites à la #croissance dans un #monde #fini


  • What have I learned from being a minor entrepreneur?

    http://brendanrius.blogspot.fr/2014/01/what-have-i-learned-from-being-minor.html

    People are often surprised when I tell them that I am trying to grow my company. Here, in France, being an entrepreneur is something that’s frowned upon because people think of entrepreneurs as being super-wealthy bastards that fire thousands of people to protect their margins. Even though it is wrong, it clearly shows that the vast majority of people don’t know about entrepreneurship.

    #entrepreneur #entreprise #france #administration #scolarité #éducation


  • Comment simplifier les coups de bâton

    Publié par Charlie Hebdo le 29 janvier 2014

    Les socialos veulent abattre au nom de la simplification des normes des pans entiers de la protection par la loi. Dans le viseur, les (vrais) écolos et le code du travail. Vivement la gauche !

    Ami lecteur, peut-être auras-tu entendu parler de la grande entreprise nationale connue sous le nom de #simplification. Elle a été confiée au député Thierry Mandon, qui suivra la réalisation de 200 mesures, dont la disparition de certaines régions. Mais ça, c’est l’écume. Reste la vague, et par précaution, sache qu’une calculette te sera utile pour lire la suite. Nous prendrons aujourd’hui le cas du porc, qui est un animal très chieur. Or la Bretagne en « fabrique » 14 millions par an, soit 57 % du total national sur 5 % du territoire. Oui, ça pue.

    Sachant que les pollutions provoquées par un seul animal équivalent à celles de trois humains, sachant que le caca des cochons produit chaque jour au moins 133 millions de milliards de bactéries E.coli (1), et que pour le moment on balance tout dans les champs et donc dans les rivières, sauras-tu aider François Hollande à libérer l’entreprise entravée ?

    Jean-Marc Ayrault, qu’on prenait pour une simple andouille, est en fait un grand travailleur. Pendant que l’on festoyait d’huîtres et de champagne, le Premier ministre faisait passer en loudecé (JO du 28 décembre 2013) un décret qui permet d’ouvrir une porcherie de 2 000 têtes sans enquête publique ni étude d’impact. La veille au soir, il ne fallait pas dépasser 450 porcs.

    Voilà un exemple de grand progrès explicitement présenté comme une réussite exemplaire de « simplification » des procédures. Mais avant d’entrer dans le détail, signalons de suite que le projet n’est pas né des dernières emmerdes de Hollande avec son scooter. Première sortie en public de ces messieurs avec le rapport Boulard-Lambert. Dès décembre 2012, Hollande demande à Jean-Claude Boulard, maire socialo du Mans, et à Alain Lambert, ancien ministre divers droite du budget, un beau texte sur « l’inflation normative ».

    À première vue, il s’agit d’enfoncer une porte ouverte, car il y a vraiment trop de #normes inutiles, confuses, contradictoires. Comme on en parle depuis Balzac et peut-être même Homère, personne ne prête attention à ce qui est, d’évidence, un plan. Le rapport Boulard-Lambert laisse entrevoir sa vérité profonde en racontant « l’histoire édifiante du scarabée pique-prune, de l’hélianthème faux alyson et de l’escargot de Quimper ». Pour ne rappeler que le premier, la présence du scarabée a retardé un chantier d’autoroute pendant dix ans. Nos deux compères s’en prennent directement à « l’intégrisme normatif » des associations écolos, soutenus par les Dreal, c’est-à-dire l’#administration d’État. Aux chiottes l’État !

    Depuis cette date, pas une semaine ne passe sans une déclaration martiale. Le 2 janvier, loi sur la « simplification et la sécurisation des entreprises », qui crée des « zones d’intérêt économique et écologique » sous l’autorité des préfets. Il s’agit de réduire et si possible interdire tout recours contre une installation industrielle en confiant au passage à l’entreprise le soin de faire le plan d’aménagement. Avis sans frais à ceux de Notre-Dame-des-Landes ou de la Ferme des 1000 vaches.

    Et puis Mandon. Personne n’a trop fait gaffe, mais dans sa conférence de presse du 14 janvier, Hollande a commencé par citer Ayrault, puis très vite derrière Thierry Mandon, jusqu’ici obscur député de l’Essonne. Ce dernier est chargé de piloter des ateliers de simplification en compagnie d’un certain Guillaume Poitrinal, patron bon teint. Ce n’est pas insulter Poitrinal que de rappeler sa belle carrière entrepreneuriale chez Morgan Stanley, une banque d’affaires américaine poursuivie en justice pour son comportement dans la crise des subprimes.

    Rien à voir ? Évidemment ! Mais pour se rassurer complètement, on conseillera le visionnage d’un petit film où l’on voit les deux amis sur le plateau de BFM Business (2). Comme la journaliste, enthousiasmée par ses invités, demande à Poitrinal s’il compte s’en prendre au code du travail, celui-ci répond avec une prudence très méditée : « On cherche tous les points de complexité ».

    L’association patronale Entreprise et Progrès – 120 membres, dont l’Oréal -, les a déjà trouvés. Elle organisait le 18 novembre passé un petit-déjeuner de presse sur le sujet. Commentaire du président, Denis Terrien, piqué à l’hebdo Challenges : « Le code du travail, c’est 4 000 articles illisibles et impraticables ». On croirait du Thierry Mandon dans le texte.

    (1) Les chiffres sont officiels : http://www.bretagne-environnement.org/Eau/Les-pollutions-et-menaces/Origines-des-pollutions/Les-pollutions-agricoles

    (2) http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/grand-journal/thierry-mandon-guillaume-poitrinal-grand-journal-09-01-3-4-169292

    ——————————————————–

    Un traité qui arrange bien François Hollande

    Cet excellent M.Hollande est au moins raccord avec l’Amérique. Et comme il doit rencontrer Barack Obama à la Maison-Blanche le 11 février, cela tombe bien. Car il se négocie en ce moment, dans une opacité complète, la zone de libre-échange transatlantique (transatlantic Free Trade Area, TAFTA), désormais connue sous le nom de Traité transatlantique. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la philosophie de la « simplification » rejoint étrangement celle du traité.

    De quoi s’agit-il ? D’un accord commercial entre les Etats-Unis et l’Europe qui, s’il était signé, comprendrait dans un premier temps 46 % du PIB mondial. Dans un article du Monde Diplomatique (http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803) qu’il faut lire et faire lire, l’Américaine Lori Wallach, combattante historique depuis les lointaines négociations du Gatt, détaille le menu, qui craint comme jamais.

    Il ne s’agit pas d’un simple cri, mais d’une déconstruction argumentée de cette immense opération politico-commerciale. Si ces gens gagnent, des transnationales pourront traîner en justice des États qui ne respecteraient pas les normes définies par elles-mêmes. Aussi stupéfiant que cela paraisse, des lobbies à l’américaine, sans aucun complexe, mènent le bal, dans un secret imposé par eux. Wallach cite parmi d’autres la Chambre américaine de commerce et BusinessEurope, d’une puissance inconnue de ce côté de l’Atlantique.

    Que cherchent-ils ? Abaisser ou détruire des normes essentielles dans la sécurité alimentaire, l’#écologie, le droit du travail. Que promettent-ils ? De la croissance, un peu plus de croissance, de télés, de bagnoles, de cancers. Hollande est pour. La croissance. Mais vouloir l’une, c’est avoir les autres. Il est pour.



  • Un intouchable à Pôle Emploi
    http://blog.monolecte.fr/post/2014/02/02/Un-intouchable-a-Pole-Emploi

    http://blog.monolecte.fr/public/.1781086_10201073626874162_1025420495_o_m.jpg

    Comme dirait Coluche, c’est l’histoire d’un mec. Une histoire parmi beaucoup d’autres, mais qui finit tout de même par retenir l’attention. C’est l’histoire d’un mec, donc, qui se retrouve englué dans la violente banalité de la machine à écraser les gens.

    Il a passé toute sa jeunesse dans différentes familles d’adoption et foyers de l’Action sanitaire et sociale. À 17 ans, il a trouvé son bonheur en enseignant et en pratiquant la gymnastique. Le 22 juin 1987 au cours d’un entrainement au trampolino survint l’accident qui le laissera tétraplégique à vie. Il est resté pendant quatre ans à l’hôpital avant d’en sortir et de se retrouver à Paris dans un foyer pour personnes #handicapées. Après une année de #lutte acharnée, il a réussi à passer le permis de conduire. En 1991, il a déjà repris son travail en tant (...)

    #Poil_à_gratter #administration #ANPE #Assedic #chômeur #justice


  • Le design suédois, version politiques publiques - La 27e Région
    http://blog.la27eregion.fr/Le-design-suedois-version

    Le nouveau #management public (cette « société de l’audit », du management par objectif, de l’orientation vers les résultats...) cherche à bâtir un système de contrôle intégré et n’obtient en retour que des « rituels de rationalité », c’est-à-dire une expansion encore plus grande de la bureaucratie et une attitude de dédain du #politique qui préfèrent alors l’éviter pour gouverner. Ce système se fond sur le contrôle, la séparation des tâches, les résultats, la compétition, là où nous aurions besoin de confiance, d’approches systémiques, de coopération, d’apprentissage et d’innovation, estime Bengt Jacobson, chercheur à l’université de Södertorn et membre de la Public #administration Academy suédoise. Pour les hauts fonctionnaires, le problème ne réside jamais dans le système, mais dans le fait qu’il n’est pas encore (...)

    #politiquespubliques