• Ce qu’il faut retenir du Code rouge - Radar.oreilly.com
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/82678161028

    https://31.media.tumblr.com/27f905dec43c1f6c7c2a27b884e87936/tumblr_inline_n40pvavfGj1qz6b8d.jpg

    Tim O’Reilly lui-même revient sur l’article du Time à propos de Code rouge, l’équipe de développeurs qui est venu réparer HealthCare.gov, le site de la réforme de l’assurance santé américaine qui a multiplié les dysfonctionnements depuis son lancement (malgré ses 300 millions de dollars de budget). Dans son article, le Time dresse le storytelling de ces dévelopeurs de la Valley qui ont abandonné ce qu’ils faisaient pour porter secours à la réforme d’Obama. Certes, souligne Tim O’Reilly, rapporter de la Valley quelques-uns des plus brillants développeurs pour réparer le site a été une réelle solution, mais il ne faudrait pas que cela nous fasse oublier que le plus importants reste à faire : faire assimiler au gouvernement fédéral la “métaphysique” de la Silicon Valley afin que de telles erreurs ne se (...)

    #egov #administration #politiques_publiques


  • Le Cabinet Office britannique lance un laboratoire de conception #politique - #design Council
    http://www.designcouncil.org.uk/news-opinion/uk-cabinet-office-launches-new-policy-design-lab

    Le Cabinet Office britannique a lancé un laboratoire de conception politique, dirigé par Andrea Siodmok, sur le modèle du MindLab danois, du Design Lab Finlandais, du LAB de Washington et du DesignGov australien. http://my.civilservice.gov.uk/policy et https://twitter.com/policylabuk Tags : internetactu fing internetactu2net design #politiquespubliques politique #innovation #administration (...)

    #egov


  • L’e-administration en France : état des lieux, enjeux et outils - Lecko.fr
    http://referentiel.lecko.fr/publications/l%E2%80%99e-administration-en-france-etat-des-lieux-enjeux-et-outi

    Le cabinet de consulting aux collectivités, Lecko, publie un état des lieux de l’e-administration en France, en étudiant pour les 25 plus grandes villes de France, 18 services aux citoyens sous l’angle numérique. Et souligne qu’aucune des 25 villes n’a développé de manière homogène la sophistication des services aux citoyens. Si depuis 2010 se sont surtout des services à la famille qui se sont développés, le développement des e-services proposés est néanmoins très hétérogène au sein d’une collectivité et de l’une à l’autre témoignant d’opportunités variées : pression des usagers, d’opportunités internes et de choix politiques...

    Tags : internetactu2net fing internetactu #e-administration (...)

    #administration #servicespublics


  • 284 – Dennis Meadows | Plus loin que Jorion
    http://postjorion.wordpress.com/2014/02/21/284-dennis-meadows

    Dennis Meadows est l’un des auteurs de l’étude visionnaire sur « Les limites à la croissance” qui dès 1972 alertait sur le risque d’une crise d’effondrement dans la première moitié du 21ème siècle provoquée par l’épuisement des ressources de la planète.
    Voici en exclusivité pour Nœud Gordien la version française de l’interview qu’il accorda à l’occasion des quarante ans de l’étude originelle de 1972.

    Le message du septuagénaire n’est pas plus optimiste maintenant qu’à l’époque, et il n’est pas destiné aux petites natures.

    http://postjorion.files.wordpress.com/2014/02/dennis_meadows-6094f.jpg?w=399&h=285

    Dennis Meadows est l’un des auteurs du fameux livre de 1972 « Les limites à la croissance dans un monde fini« . Partant de l’idée de bon sens que la croissance indéfinie est impossible dans un monde fini, les auteurs, un groupe de scientifiques du M.I.T. américain, utilisaient une modélisation des interactions entre ressources, technologie, pollution et population au niveau du monde entier pour tenter de caractériser des « avenirs possibles » du système économique, de la population humaine et de la planète. Leurs résultats les amenèrent à alerter sur le risque qu’en continuant un développement économique sans limite, l’humanité risquait d’épuiser les ressources de la planète et même de dépasser la capacité de la nature à se renouveler elle-même.

    L’étude de 1972 a décrit plusieurs scénarios d’évolution possible de l’économie, de la population et des ressources mondiales, chaque scénario correspondant à des choix différents que l’humanité pouvait collectivement faire à partir de 1972. Leur scénario « On continue comme avant« , qui correspond grosso modo à ce qui s’est passé par la suite, prédisait que l’approche des limites de la planète commencerait à exercer un fort impact sur la croissance à partir des environs de l’année 2010, impact qui irait ensuite croissant, finissant par déboucher d’ici 2050 au plus tard sur un effondrement, c’est-à-dire une baisse précipitée du niveau de vie et peut-être de la population mondiale, dans une situation d’épuisement des ressources et de l’environnement naturel.

    Il est certes permis de mettre en rapport cette alerte précoce avec l’augmentation d’un facteur 2,5 du prix du pétrole depuis 2005, la tendance au plafonnement de la production de carburants liquides, les tensions alimentaires qui se manifestent depuis 2007 ainsi qu’avec la crise financière initiée en 2008 et toujours en cours....

    #économie
    #Dennis-Meadows
    Les #limites à la #croissance dans un #monde #fini


  • What have I learned from being a minor entrepreneur?

    http://brendanrius.blogspot.fr/2014/01/what-have-i-learned-from-being-minor.html

    People are often surprised when I tell them that I am trying to grow my company. Here, in France, being an entrepreneur is something that’s frowned upon because people think of entrepreneurs as being super-wealthy bastards that fire thousands of people to protect their margins. Even though it is wrong, it clearly shows that the vast majority of people don’t know about entrepreneurship.

    #entrepreneur #entreprise #france #administration #scolarité #éducation


  • Comment simplifier les coups de bâton

    Publié par Charlie Hebdo le 29 janvier 2014

    Les socialos veulent abattre au nom de la simplification des normes des pans entiers de la protection par la loi. Dans le viseur, les (vrais) écolos et le code du travail. Vivement la gauche !

    Ami lecteur, peut-être auras-tu entendu parler de la grande entreprise nationale connue sous le nom de #simplification. Elle a été confiée au député Thierry Mandon, qui suivra la réalisation de 200 mesures, dont la disparition de certaines régions. Mais ça, c’est l’écume. Reste la vague, et par précaution, sache qu’une calculette te sera utile pour lire la suite. Nous prendrons aujourd’hui le cas du porc, qui est un animal très chieur. Or la Bretagne en « fabrique » 14 millions par an, soit 57 % du total national sur 5 % du territoire. Oui, ça pue.

    Sachant que les pollutions provoquées par un seul animal équivalent à celles de trois humains, sachant que le caca des cochons produit chaque jour au moins 133 millions de milliards de bactéries E.coli (1), et que pour le moment on balance tout dans les champs et donc dans les rivières, sauras-tu aider François Hollande à libérer l’entreprise entravée ?

    Jean-Marc Ayrault, qu’on prenait pour une simple andouille, est en fait un grand travailleur. Pendant que l’on festoyait d’huîtres et de champagne, le Premier ministre faisait passer en loudecé (JO du 28 décembre 2013) un décret qui permet d’ouvrir une porcherie de 2 000 têtes sans enquête publique ni étude d’impact. La veille au soir, il ne fallait pas dépasser 450 porcs.

    Voilà un exemple de grand progrès explicitement présenté comme une réussite exemplaire de « simplification » des procédures. Mais avant d’entrer dans le détail, signalons de suite que le projet n’est pas né des dernières emmerdes de Hollande avec son scooter. Première sortie en public de ces messieurs avec le rapport Boulard-Lambert. Dès décembre 2012, Hollande demande à Jean-Claude Boulard, maire socialo du Mans, et à Alain Lambert, ancien ministre divers droite du budget, un beau texte sur « l’inflation normative ».

    À première vue, il s’agit d’enfoncer une porte ouverte, car il y a vraiment trop de #normes inutiles, confuses, contradictoires. Comme on en parle depuis Balzac et peut-être même Homère, personne ne prête attention à ce qui est, d’évidence, un plan. Le rapport Boulard-Lambert laisse entrevoir sa vérité profonde en racontant « l’histoire édifiante du scarabée pique-prune, de l’hélianthème faux alyson et de l’escargot de Quimper ». Pour ne rappeler que le premier, la présence du scarabée a retardé un chantier d’autoroute pendant dix ans. Nos deux compères s’en prennent directement à « l’intégrisme normatif » des associations écolos, soutenus par les Dreal, c’est-à-dire l’#administration d’État. Aux chiottes l’État !

    Depuis cette date, pas une semaine ne passe sans une déclaration martiale. Le 2 janvier, loi sur la « simplification et la sécurisation des entreprises », qui crée des « zones d’intérêt économique et écologique » sous l’autorité des préfets. Il s’agit de réduire et si possible interdire tout recours contre une installation industrielle en confiant au passage à l’entreprise le soin de faire le plan d’aménagement. Avis sans frais à ceux de Notre-Dame-des-Landes ou de la Ferme des 1000 vaches.

    Et puis Mandon. Personne n’a trop fait gaffe, mais dans sa conférence de presse du 14 janvier, Hollande a commencé par citer Ayrault, puis très vite derrière Thierry Mandon, jusqu’ici obscur député de l’Essonne. Ce dernier est chargé de piloter des ateliers de simplification en compagnie d’un certain Guillaume Poitrinal, patron bon teint. Ce n’est pas insulter Poitrinal que de rappeler sa belle carrière entrepreneuriale chez Morgan Stanley, une banque d’affaires américaine poursuivie en justice pour son comportement dans la crise des subprimes.

    Rien à voir ? Évidemment ! Mais pour se rassurer complètement, on conseillera le visionnage d’un petit film où l’on voit les deux amis sur le plateau de BFM Business (2). Comme la journaliste, enthousiasmée par ses invités, demande à Poitrinal s’il compte s’en prendre au code du travail, celui-ci répond avec une prudence très méditée : « On cherche tous les points de complexité ».

    L’association patronale Entreprise et Progrès – 120 membres, dont l’Oréal -, les a déjà trouvés. Elle organisait le 18 novembre passé un petit-déjeuner de presse sur le sujet. Commentaire du président, Denis Terrien, piqué à l’hebdo Challenges : « Le code du travail, c’est 4 000 articles illisibles et impraticables ». On croirait du Thierry Mandon dans le texte.

    (1) Les chiffres sont officiels : http://www.bretagne-environnement.org/Eau/Les-pollutions-et-menaces/Origines-des-pollutions/Les-pollutions-agricoles

    (2) http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/grand-journal/thierry-mandon-guillaume-poitrinal-grand-journal-09-01-3-4-169292

    ——————————————————–

    Un traité qui arrange bien François Hollande

    Cet excellent M.Hollande est au moins raccord avec l’Amérique. Et comme il doit rencontrer Barack Obama à la Maison-Blanche le 11 février, cela tombe bien. Car il se négocie en ce moment, dans une opacité complète, la zone de libre-échange transatlantique (transatlantic Free Trade Area, TAFTA), désormais connue sous le nom de Traité transatlantique. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la philosophie de la « simplification » rejoint étrangement celle du traité.

    De quoi s’agit-il ? D’un accord commercial entre les Etats-Unis et l’Europe qui, s’il était signé, comprendrait dans un premier temps 46 % du PIB mondial. Dans un article du Monde Diplomatique (http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803) qu’il faut lire et faire lire, l’Américaine Lori Wallach, combattante historique depuis les lointaines négociations du Gatt, détaille le menu, qui craint comme jamais.

    Il ne s’agit pas d’un simple cri, mais d’une déconstruction argumentée de cette immense opération politico-commerciale. Si ces gens gagnent, des transnationales pourront traîner en justice des États qui ne respecteraient pas les normes définies par elles-mêmes. Aussi stupéfiant que cela paraisse, des lobbies à l’américaine, sans aucun complexe, mènent le bal, dans un secret imposé par eux. Wallach cite parmi d’autres la Chambre américaine de commerce et BusinessEurope, d’une puissance inconnue de ce côté de l’Atlantique.

    Que cherchent-ils ? Abaisser ou détruire des normes essentielles dans la sécurité alimentaire, l’#écologie, le droit du travail. Que promettent-ils ? De la croissance, un peu plus de croissance, de télés, de bagnoles, de cancers. Hollande est pour. La croissance. Mais vouloir l’une, c’est avoir les autres. Il est pour.



  • Un intouchable à Pôle Emploi
    http://blog.monolecte.fr/post/2014/02/02/Un-intouchable-a-Pole-Emploi

    http://blog.monolecte.fr/public/.1781086_10201073626874162_1025420495_o_m.jpg

    Comme dirait Coluche, c’est l’histoire d’un mec. Une histoire parmi beaucoup d’autres, mais qui finit tout de même par retenir l’attention. C’est l’histoire d’un mec, donc, qui se retrouve englué dans la violente banalité de la machine à écraser les gens.

    Il a passé toute sa jeunesse dans différentes familles d’adoption et foyers de l’Action sanitaire et sociale. À 17 ans, il a trouvé son bonheur en enseignant et en pratiquant la gymnastique. Le 22 juin 1987 au cours d’un entrainement au trampolino survint l’accident qui le laissera tétraplégique à vie. Il est resté pendant quatre ans à l’hôpital avant d’en sortir et de se retrouver à Paris dans un foyer pour personnes #handicapées. Après une année de #lutte acharnée, il a réussi à passer le permis de conduire. En 1991, il a déjà repris son travail en tant (...)

    #Poil_à_gratter #administration #ANPE #Assedic #chômeur #justice


  • Le design suédois, version politiques publiques - La 27e Région
    http://blog.la27eregion.fr/Le-design-suedois-version

    Le nouveau #management public (cette « société de l’audit », du management par objectif, de l’orientation vers les résultats...) cherche à bâtir un système de contrôle intégré et n’obtient en retour que des « rituels de rationalité », c’est-à-dire une expansion encore plus grande de la bureaucratie et une attitude de dédain du #politique qui préfèrent alors l’éviter pour gouverner. Ce système se fond sur le contrôle, la séparation des tâches, les résultats, la compétition, là où nous aurions besoin de confiance, d’approches systémiques, de coopération, d’apprentissage et d’innovation, estime Bengt Jacobson, chercheur à l’université de Södertorn et membre de la Public #administration Academy suédoise. Pour les hauts fonctionnaires, le problème ne réside jamais dans le système, mais dans le fait qu’il n’est pas encore (...)

    #politiquespubliques


  • Critique de la manière dont plein d’écolos parlent de Fukushima (et autres catastrophes).

    Philippe Godard, Fukushima, le nucléocrate et le catastrophiste, 2011 | Et vous n’avez encore rien vu...
    http://sniadecki.wordpress.com/2014/01/25/godard-fukushima

    La « gestion » de la crise nucléaire de Fukushima montre comment l’idéologie catastrophiste sert du mieux qu’il est possible les nucléocrates et tous les technolâtres qui contaminent le monde contemporain. Les écologistes catastrophistes, qui à longueur de textes et de conférences nous prédisent un monde invivable d’ici quelques décennies, au mieux un ou deux siècles, sont pris ici à leur propre piège. Il serait temps pour eux de reconnaître leur erreur et d’abandonner cette tactique politique qui confine à la démagogie, y compris chez les décroissants.

    Les informations, les déclarations, les décisions prises au Japon et partout dans le monde dès les premières heures de l’emballement du réacteur n°1 de Fukushima et encore plus dans les jours qui ont suivi permettent de démonter comment fonctionne l’« administration d’un désastre ». En toute lumière, se met en place le mécanisme par lequel les nucléocrates peuvent être certains de récupérer en toute occasion et à tout moment le catastrophisme d’écologistes peu conscients des réalités politiques.

    #Fukushima #catastrophisme #administration-du-désastre #écologie #nucléaire #gestion #risque

    • En ce sens, Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, de même que la propagation des OGM sur cette planète, ne sont que l’image de la contamination de notre pensée par les catégories du Maître : la catastrophe maîtrisée – et la Seconde Guerre mondiale a débouché sur la « libération », qui est en dernière analyse la maîtrise de la folie guerrière – est le meilleur atout idéologique du Capital. On peut choisir de renforcer cet atout en criant au loup avec les loups et en ne regardant pas ce qu’est, au fond, la catastrophe réelle, ou alors en n’ayant pas le courage de la dénoncer. Car, dans un monde qui croit à ce point au développement, au confort, au progrès et à toutes les balivernes technologiques, c’est bien du courage plutôt que de l’inconscience qu’il faut pour proclamer que la catastrophe est quotidienne, qu’elle n’est pas un dommage collatéral du progrès ou du capitalisme mais son essence même.

      J’avais loupé ce texte remarquable. Merci @fil de la piqûre de rappel…


  • #FIC2014 : ces #Administrations françaises qui livrent ce que vous avez de plus intime à des tiers … #Google, #Xiti, …
    http://reflets.info/fic2014-ces-administrations-francaises-qui-livrent-ce-que-vous-avez-de-plu

    La collecte de données statistiques est quelque chose d’important pour de nombreux sites web qui tirent un revenu direct de leur fréquentation, en vendant de l’espace pour de la publicité ou en monétisant les contenus. Obtenir des statistiques fines, en temps réel, sur un site à fort trafic, c’est couteux en terme de ressources. Aussi, […]

    #A_la_Une #Rainbow_Hat #Google #VIe_Privée #Xiti


  • Minima sociaux : le gouvernement expérimente le #dossier_unique - RTL.fr
    http://www.rtl.fr/actualites/info/economie/article/minima-sociaux-le-gouvernement-experimente-le-dossier-unique-7769012213

    Pour l’instant, pour percevoir ces aides [sic …, ndc], il faut faire des #demandes séparées. Il faut, par exemple, fournir les revenus d’il y a deux ans pour les aides au #logement, sur un an pour les aides de #santé et sur trois mois pour le #RSA. Des procédures multiples tellement complexes qu’un bénéficiaire sur trois n’en profite même pas.
    Les demandes pourraient aussi être automatisées. Dans le cas du minium #vieillesse, les bénéficiaires pourraient directement disposer d’une aide pour une complémentaire santé sur leur compte en banque alors que 8 bénéficiaires sur 10 ne savent pas aujourd’hui qu’ils y ont droit.
    (…) Les allocataires en ont assez de la paperasse et du temps perdu. "Quand il manque un papier, on vous appelle, et ça prend trois semaines. C’est beaucoup, pour toutes les aides. Ça incite les gens à aller voler, il ne faut pas se voiler la face" , lâche l’une d’entre elles.
    (…) ce serait une véritable _avancée pour l’#administration_ . "Elle s’y perdrait moins (…)

    Reste le principal écueil : la loi. Pour mettre rendre effectives de telles simplifications, il faudrait obligatoirement la modifier. Car aujourd’hui, les administrations n’ont pas le droit de se transmettre leurs bases de données. C’est tout simplement illégal.

    C’est évidemment pour notre bien que l’on va éviter à l’administration de s’y perdre, quitte à autoriser un partage automatique de données des plus invasif. Bien sûr on se prévaut du droit, mais on ne sait plus dire autre chose qu’"aide" (facultative ? à mériter ? dont il faut être redevable ?) à propos des droits sociaux…

    http://www.cip-idf.org/local/cache-vignettes/L249xH326/jasperjohnscible-2-ef89d.jpg
    #Non-recours #minima_sociaux

    Post-scriptum sur les sociétés de #contrôle, Gilles Deleuze
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3187


  • Interview exclusive d’Edward Snowden - LA BRIQUE
    http://labrique.net/numeros/en-ligne-uniquement/article/interview-exclusive-d-edward

    Ce qui est techniquement possible et politiquement nécessaire sera fait. Si vous avez les capacités d’écouter quelqu’un, vous finirez par le faire. Pour nous à la NSA, écouter est d’une simplicité incroyable. Un bouton à activer, un tampon sur un bordereau, et hop ! Des collègues ont même écouté leur femme ou leur petit ami. Notre agence a pris des initiatives, on va dire... « extra-légales », parce que nous avions décidé que c’était nécessaire : « Pour retrouver une aiguille dans une botte de foin, s’est défendu Obama, il faut scanner toute la botte de foin. » Voilà un rêve policier qui ne connaîtra pas de restrictions. Voyez l’écoute d’Angela Merkel ou du Quai d’Orsay. C’est interdit, on est d’accord. Mais les intérêts économiques ou géopolitiques des États-Unis seront toujours plus forts que des considérations morales ou juridiques. Il n’y aura jamais de garde-fous, une technologie est faite pour être utilisée.

    Sur le rôle des sciences humaines et sociales, pas d’accord avec la critique à l’emporte-pièce. Et sur le libertarien Snowden en icône contemporaine, encore moins. Mais c’est un très chouette article.

    • J’ai lu cette « interview », la parodie est plutôt réussie même si un peu longue, mais est ce bien le but recherché ?
      J’ai un doute...

    • Fatigué moi hier soir, j’ai lu l’article au premier degré, j’ai été surpris.

      #big_data oui, effectivement, mais pourquoi écologie comme moyen de contrôle ? Je dirai plutôt #greenwashing
      Comme les nouveaux compteurs EDF intelligents.

    • Parce que c’est vraiment de l’écologie, et de l’écologie politique.

      Avec les divers désastres qui ne manquent pas d’arriver (diminution du pétrole, augmentation des déchets, etc), les partis au pouvoir, qu’ils soient étiquetés Verts ou pas, sont effectivement dans l’obligation de faire de l’écologie : de faire réellement diminuer la consommation des gens, de trouver réellement d’autres sources d’énergie, et autres actions de ce genre. Mais cela se fait toujours par le contrôle de la population, par la perte de plus en plus grande de nos libertés. Et souvent les dirigeants Verts sont à la pointe pour ça (Grenoble, Lille…), à base de Grande #Planification.

      Bernard Charbonneau prévoyait déjà ce renversement des élites vers l’écologie, il y a plusieurs dizaines d’années :
      Le feu vert, 1980
      http://www.editions-parangon.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=76

      On peut penser que, sauf catastrophe, le virage écologique ne sera pas le fait d’une opposition très minoritaire, dépourvue de moyens, mais de la bourgeoisie dirigeante, le jour où elle ne pourra faire autrement. Ce seront les divers responsables de la ruine de la terre qui organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie. Car ceux-là n’ont aucun préjugé, ils ne croient pas plus au développement qu’à l’écologie ; ils ne croient qu’au pouvoir, qui est celui de faire ce qui ne peut être fait autrement.

      Quelques autres extraits :
      http://endehors.net/news/extraits-du-livre-de-bernard-charbonneau-le-feu-vert-autocritique-du-mouve

    • +1 avec @rastapopoulos, ça vient pas de salauds capitalistes qui greenwashent, c’est la même chose que la planification écologique que demande le PG : une politique de réduction de la merde industrielle, plutôt que radicalement anti-indus, ce qui, on le sait, correspond à la manière d’envisager l’avenir de 99 % de la gauche, qui s’étripe sur comment on partage les richesse au lieu de se demander comment elles sont produites et si ce sont de vraies richesses (voir Métro, boulot, chimio et le syndicaliste qui explique si les fenêtres en PVC sont made in France il y aura vaguement plus de textes réglementaires pour protéger la santé des travailleurs/ses). En fait, on a tou-te-s très très peur de ne plus avoir la lumière quand on appuie sur l’interrupteur et on n’est pas disposé à abandonner ce privilège.

      La différence, c’est qu’EELV a un peu pouvoir pour faire mais pas le PG, mais les deux ne voient que ça comme gestion de la merde qui nous tombe dessus alors on est enfin obligé de faire des politiques publiques inspirées du projet écolo.

      Ceci dit, et j’espère n’avoir pas oublié de le dire aussi à l’auteur chaque fois qu’on se croise, je trouve que la manière dont il essaie de faire rentrer S. Rousseau dans la danse dangereuse d’E. Quiquet est assez injuste. Quiquet, bizarrement je ne l’ai pas sollicité pour écrire dans L’An 02 alors que Sandrine Rousseau, oui, deux fois. Sans jamais un regret : http://seenthis.net/messages/203725.

      « Ce qui est important, c’est de travailler sur les changements de comportement, expliquait-elle. Par exemple, notre région est la première en Europe en matière de ferroviaire. Sauf qu’il n’y a aucun chercheur sur les changements de comportement. Le tramway de Valenciennes a coûté 100 millions d’euros, or il y a toujours autant de gens qui prennent leur voiture. C’est une impasse, même en terme de marché économique. Idem avec la Troisième Révolution Industrielle. Il existe un effet rebond des technologies, par exemple en termes d’efficacité énergétique des logements, mais si les gens ne modifient pas leurs comportements, c’est de l’argent jeté par les fenêtres. Il y a un besoin d’accompagnement en termes de ’’SHS’’ »

      Je me rends bien compte que la dernière phrase et les « en termes de » font bien techno, mais la mention de l’effet-rebond dans ces cercles est précieuse, et que font d’autre les militant-e-s vélorutionnaires impuissant-e-s ? Se demander pourquoi nos contemporain-e-s ont besoin de leur bagnole et comment leur faire interroger leur comportement, et enfin aller manifester devant les fenêtres du pouvoir pour demander des bandes cyclables et un parking à vélo en gare de Lille Flandres. C’est exactement ça.

      Et parfois on arrive à parler aussi de déplacements contraints, de travail, d’échelle, d’organisation sociale. Parfois : on n’est pas très très nombreux à être en mesure de critiquer le réformisme d’une S. Rousseau. Tomjo l’est, moi aussi, il le fait mais moi non, sinon on n’en sort pas, à lancer partout des accusations de réformisme. Déjà, repérer les paillassons et les escrocs, c’est du boulot.

    • Merci pour ces explications de texte et pour la référence à Charbonneau.

      J’ai une culture politique et en sciences sociales proche du zéro mais je commence à m’intéresser modestement à Jacques Ellul. J’ai lu quelques textes qui me parlent et il me semble que Charbonneau et lui s’intéressaient à des problématiques qui se croisent.
      Je note la référence au Feu vert .

      Pour Ellul, j’ai noté ces trois titres, par lequel commencer ?

      Jacques ellul. L’homme qui avait presque tout prévu , par Jean-Luc Porquet

      Pour qui, pour quoi travaillons-nous ? , par Jacques Ellul

      Jacques Ellul contre le totalitarisme technicien par Serge Latouche et Jacques Ellul

    • Salut @nicod_. Tu as aussi Écologie et politique d’André Gorz qui est pas mal, surtout le morceau Écologie et liberté qui est inclus dans l’édition la plus facile à se procurer (mais épuisée), avec des réserves pour le côté encore trop marxiste (si on change le système de production tout ira bien, et c’est surtout une question technique, d’efficacité). Pas lu le Latouche au Passager clandestin, mais c’est pas cher et il y a du Ellul dans le texte, beaucoup plus que dans le Porquet, qui est un bouquin passionnant et très utile, mais toujours réédité uniquement en grand format.

      D’Ellul, il y a beaucoup en poche à La Table ronde, sauf les trois « gros » sur la technique qu’il a écrits à une quinzaine d’années d’écart à chaque fois. Je conseille Ellul par Ellul, un livre d’entretiens, et L’Illusion politique sur l’impossible démocratie en système technicien, où la nécessité de la technique fait loi et annihile les possibilités de choix. La technique, chez Ellul, c’est pas que les TIC mais aussi le droit et les techniques « sociales ».

      Longtemps je conseillais Exégèse des nouveaux lieux communs mais je ne comprenais pas pourquoi des personnes féministes et/ou non dogmatiquement écolo n’accrochaient pas, plutôt le contraire... J’ai fini par comprendre. Pour qui, pour quoi travaillons-nous ?, c’est un recueil d’articles avec certains d’Exégèse, je l’ai acheté (j’en ai donc certains en double, classe, merci l’éditeur) et puis pas eu envie de le lire quand j’ai réalisé que des inclus le conseillaient à une chômeuse de très longue durée (moi). Ça va un temps, la critique du travail quand tu en as un avec tous les bénéfices qu’il y a avec (dont un logement dont tu es proprio, voire un logement à ton nom, voire un logement tout court).

      Et puis surtout il y a dedans un article #anti-féministe où Jacquotte Ellule prend la parole (imaginez Ellul au carnaval de Dunkerque avec du rose aux joues et déguisé en ma tante, c’est bien elle) pour expliquer qu’elle est une femme et qu’elle ne voit rien de mieux pour son espèce vaguement anthropoïde que d’attendre son homme avec du bon frichti bien chaud pour le réconforter de sa vie de chef de famille qui a des responsabilités. Elle ne dit pas si elle se met à genoux pour lui mettre les pantoufles comme la maman dans Boule et Bill, mais ça y ressemble. Le travail des #femmes c’est mâââl mais pas pour les mêmes raisons que le travail des hommes. C’est le pire cas de #mansplaining ou #mecsplication qui n’a déchaîné aucune foule que je connaisse... Ellul, donc, c’est mieux à travers des passeurs qu’en direct. Et il en a des bons : Latouche et Porquet, mais aussi Frédéric Rognon et Stéphane Lavignotte (la filière protestante).

      Et puis après, concrètement, tu as des bouquins récents qui s’attaquent au développement durable et au réformisme écolo d’une manière anti-industrielle que je trouve des fois un peu manichéenne mais qui est très bien documentée : Le Sens du vent sur la filière éolienne, Le Soleil en face pour le solaire photovoltaïque, L’Enfer vert pour le cas nordiste...

    • Putaise, je ne savais pas que Ellul pouvait être à ce point anti-féministe.

      De Charbonneau, je recommande chaudement « l’Etat ». De ses autres bouquins j’ai lu sur le net quelques extraits du « Jardin de Babylone », très pertinents (les extraits) mais à l’écriture un peu plus émoussée (tant dans l’analyse que le style) que « l’Etat ».

    • @rastapopoulos, l’EdN imprime sur des machines à l’ancienne et justifie entièrement son prix de vente par la qualité des bouquins. Et les prix ne sont pas de l’entretien de la rareté (ah non, pas poche, ou plus tard !) mais dépendent du nombre de pages et du prix de revient, point. Ça peut baisser à dix euros pour un pamphlet bien enlevé comme l’inévitable Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, qu’on doit encore mentionner pour compléter la biblio de @nicod_.
      @koldobika, Ellul était né en 1912 et pas plus progressiste que mon grand-père. Mais oui, ça n’explique pas tout, il aurait pu exercer son intelligence aussi sur ça.


  • Reçu aujourd’hui depuis un-mail@caf.cccampaigns.com : pour Noël, Votre Caf vous conseille sur Facebook, avec tous les liens pour savoir quand et ou j’ai cliqué.

    …si vous êtes déjà sur Facebook ou si vous voulez découvrir les pages de la Caf, vous savez ce qu’il vous reste à faire ?

    #analphabètisme_numérique #haute_garonne #surveillance #administration_française_tenue_par_des_crétins_dangereux #données_personnelles #deniers_publics #privatisation

    Et pour le nouvel an, inscrivez vous directement à la NSA en passant par windows.gouv


  • Que peut faire l’Europe pour booster l’innovation publique ? - La 27e Région
    http://blog.la27eregion.fr/Que-peut-faire-l-Europe-pour

    Le rapport européen, rédigé par Christian Bason du MindLab danois, « Powering European Public Sector #innovation » http://ec.europa.eu/research/innovation-union/pdf/PSI_EG.pdf propose des solutions pour favoriser l’innovation publique en #europe. Malgré son côté libéral (faire du secteur public une machine à créer de la croissance) assez typique des positions européennes, le rapport invite l’Europe et les Etats-membres à la coconception des services publics et invite les administrations à prendre une posture d’entrepreneurs publics. Tags : fing internetactu2net internetactu innovation #innovationpublique #administration (...)

    #egov #politiquespubliques


  • Ecole primaire : le rapport qui accuse | Peut mieux faire
    http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2013/11/22/ecole-primaire-le-rapport-qui-accuse

    Ecole primaire : le rapport qui accuse

    Dans les mois à venir les programmes du primaire, en date de 2008 vont être réécrits. Les enseignants viennent d’être sondés sur leur appréciation et leur application de ces textes. Pourtant, selon le rapport de l’inspection générale intitulé Bilan de la mise en oeuvre des programmes issus de la réforme de l’école primaire de 2008, que le Monde s’est procuré, les mauvais résultats de l’école primaire française qui n’apprend à lire et compter qu’à 80% des enfants, ont des racines plus profondes que la seule mise en cause des programmes. Dix grandes leçons ressortent du travail collectif remis au ministre en juin 2013.

    Des observations pertinentes mais comment faire encore confiance à l’Inspection Générale (IG). Quid de l’empilement des réformes, des tâches administratives absconses et d’une chaîne décisionnelle descendante par laquelle le personnel est managé à coup de notes de service ?
    Combien d’inspecteurs ont encore le temps de tenir leur rôle d’animation dans leur circonscription ? Comment s’étonner que nombre d’enseignants du primaire « décrochent » devant tant d’inefficience de la part du système ?

    J’attends de l’IG qu’elle réhabilite les « enseignants désobéisseurs ».

    #enseignement #administration #grand_corps_malade #baltringues


    • La loi habilitant le Gouvernement à simplifier les relations entre l’administration et les citoyens est publiée.

      Elle modifie notamment l’une des grandes règles de l’administration en prévoyant que désormais le silence gardé pendant deux mois par l’autorité administrative sur une demande vaut décision d’acceptation.

      La liste des procédures pour lesquelles le silence gardé sur une demande vaut décision d’acceptation est publiée sur un site internet relevant du Premier ministre. Elle mentionne l’autorité à laquelle doit être adressée la demande, ainsi que le délai au terme duquel l’acceptation est acquise.

      En revanche l’adresse dudit site internet n’est pas donnée...

    • Sans doute parce qu’il reste à le mettre en place…

      Le bouzin n’entre en vigueur que dans un an pour ce qui concerne l’État, dans deux pour les collectivités territoriales, établissements de sécurité sociale et autres organismes chargés de la gestion d’un service public administratif.

      Entretemps, j’imagine que ça va bagarrer ferme pour définir la liste des dérogations (nouvelle rédaction art. 21-II de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations) …

      Des décrets en Conseil d’Etat et en conseil des ministres peuvent, pour certaines décisions, écarter l’application du premier alinéa du I eu égard à l’objet de la décision ou pour des motifs de bonne administration. Des décrets en Conseil d’Etat peuvent fixer un délai différent de celui que prévoient les premier et troisième alinéas du I, lorsque l’urgence ou la complexité de la procédure le justifie. »

      http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000028183023


  • Administrer les plugins d’un site en ligne de commande - Le blog Nursit
    http://blog.nursit.net/Administrer-les-plugins-d-un-site.html

    Deux scripts PHP utilisables en ligne de commande qui permettent de voir les plugins actifs, et d’activer ou désactiver les plugins d’un site avec quelques petites options bien utiles.

    => cf plugin [spipenconsole->http://zone.spip.org/trac/spip-zone/browser/_plugins_/spipenconsole/trunk/paquet.xml]

    #spip #serveur #administration #plugin #script #bash #commande


  • Mon humble avis sur l’article « Chine, merci et au revoir » : lettre d’un expat’ qui revient en France sur Rue89 le 12/11/13
    http://www.rue89.com/2013/11/12/chine-merci-revoir-lettre-dun-expat-revient-france-247351#comments-start

    En me levant ce matin du 13 novembre 2013, j’ai rapidement pris connaissances des nouvelles, tel un rituel quotidien immuable. La fin du 3e #Plenum où s’est décidé la plupart des réformes à venir durant le 1er mandat de 习近平 (XiJin Ping) augurait donc une déferlantes de dépêches et analyses en tout genre. Mais parmi ces articles, l’un a particulièrement attiré mon attention. Publié sur le "pur player" #Rue89 , son intitulé particulièrement sec m’a donné l’envi d’en savoir plus sur les raisons évoquées d’un tel départ fracassant ; ce genre d’articles étant souvent l’apanage des blogs anglo-saxons dont la lecture me rebute par leurs aspects biaisés du genre " J’ai vécu en Chine (traduction : à Shanghai ou Hong Kong) et je ne supporte pas la vie sur place après 3 semaines"....sans commentaire.

    Voici l’article en question dont la lecture me parait utile à tout point de vue. Je vais donc me permettre d’y apporter mes "humbles" commentaires et d’y préciser à mon tour mon point de vue en reprenant les intitulés principaux émaillant l’article. J’expliquerai quels sont les points sur lesquels je m’accorde (ils sont nombreux) et ceux sur lesquels je trouve que le rédacteur du dit article, manque cruellement d’analyse et de sens critiques (très nombreux sont ces points). Je vous conseille au passage de prendre connaissance de quelques commentaires (fort nombreux), histoire de vous forger votre propre opinion mais je ne pouvais pas laisser passer pareil billet dans donner mon point de vue (pas arrogant pour deux sous que je suis !)

    "Chine, merci et au revoir"

    Bien que le rédacteur ait le mérite de préciser que cette analyse ne saurait se généraliser, il rédige son billet comme si cela s’appliquait à n’importe quel Européen en quête "d’Eldorado" je cite "

    On s’imagine, malgré toute la culture que l’on peut posséder, que nous, étrangers du pays et de sa culture, pouvons arriver comme des colons, une pincée d’insolence, une de chance, une autre d’intelligence (peut-être) et y faire notre vie comme nous ne l’aurions pas pu en France ou ailleurs

    ".

    Un peu arrogant non ? Personnellement je ne suis absolument pas venu avec ces ambitions. Je suis d’abord venu en tant que visiteur, puis étudiant et découvreur du pays sous toutes ses facettes et non pas en tant que "colon". Insolent ? En toute honnêteté, je ne pense pas l’avoir été une seule fois et toute personne visitant ou prévoyant de s’établir dans n’importe quel pays étranger serait bien mal venu d’en posséder ne serait-ce qu’une "once", sous peine de rapidement chuter de son piédestal...et c’est effectivement ce qui est arrivé à cette personne. La chance ? C’est évident il en faut, comment partout mais certainement un peu plus dans le cas d’une expatriation, j’en suis convaincu.

    Pour sa prochaine expérience d’expatriation, je lui conseillerai donc (du haut de mes petits 14 mois d’expérience) une plus grande ouverture d’esprit en arrivant dans un pays, surtout un pays comme la Chine qui nourrit autant de #fantasmes.

    "La Chine choisit ses #immigrés"

    Et c’est heureux ! Mais à quoi s’attendait-il en arrivant ? Que la Chine allait lui ouvrir grand les bras et le féliciter de sa démarche d’abnégation en quittant sa terre natale, son 老乡(Lao Xiang) ? Bienvenu dans la réalité de tout pays dont la #culture et l’#histoire sont diamétralement opposés à la culture d’#immigration contrairement à la France, aux Etats-Unis ou encore le Royaume Uni ! Fort d’une population de plus 1,3 milliards d’individus, la Chine a déjà fort à faire avec ses propres ressortissants pour ne pas avoir à perdre de temps en "empathie" à l’égard de ceux qui viennent chercher l "Eldorado" (ce mot sera mon fil rouge, je le sens...). Quand on entend les analystes dirent que pour créer de l’emploi la Chine actuelle doit bénéficier d’un taux de croissance de 7% minimum et que le taux de cet année sera "à peine" de 7,5%, on peut comprendre que les politiques gouvernementales ne soient pas des plus accommodantes avec les immigrés.

    S’est il déjà demandé comment les immigrés faisaient en France dans leurs quêtes d’une simple carte d’un an "Vie privée & familiale" ? C’est pas tendre, je peux lui garantir, c’est même bien pire qu’en Chine alors que la France se veut être terre d’immigration. Ayant côtoyé ce genre de situation quand j’ai travaillé en cabinet d’avocats, je sais le chemin de croix que les nouveaux #migrants doivent suivre pour voir, ne serait-ce que leur dossier enregistré en Préfecture. Oui, j’ai du faire la queue des 6h du matin à la Préfecture de Bobigny en Seine Saint Denis, avec déjà 150 personnes devant moi, juste pour poser le dossier d’un client qui parlait à peine le français. Même en Chine ce n’est pas comme ça. C’est bordélique ? Eh ben oui ça l’est mais en mettant en perspective avec ce que vivent les immigrés en France, c’est rien !

    C’est du tracas que de procéder à l’établissement de ses papiers d’immigration en Chine ? Comme toute situation où l’on est confronté à une "Administration", c’est "papiers", "paperasses" et compagnies avec guichet 2 par là, guichet 35 par ici etc. Car oui, la France aussi souhaite une immigration "de qualité" (je déteste ce terme) en établissant des listes de métiers dits "en tensions" et parmi lesquels on retrouve les mêmes que ceux que recherche la Chine. Le "#Guanxi" (关系) ? Pareil en #France, même si c’est moins arbitraire et moins évident, d’expérience personnelle en France, parfois il en faut aussi pour activer un dossier et on ne se prive pas d’en user sans pour autant tomber dans la corruption. La chance, encore la chance... .

    "En Chine personne ne sait jamais"

    Effectivement, difficile d’avoir une information claire, précise et définitive. Je m’en rends aussi compte avec mon #administration scolaire. A croire que l’info doit être prémâché et transmise sous forme de "brouillon" avant de prendre un aspect définitif quelques jours, semaines ou mois après. De la à dire que c’est propre à la Chine, je pense qu’il ne faut pas généraliser et prendre son mal en patience, grande enseignement si l’on veut survivre en Chine.

    "3000 ans de culture administrative"

    Quand je pense que l’on peste sur l’administration française, je rejoins complètement l’auteur de l’article. Je serais presque tenté de dire que c’est la Chine qui a inventé l’Administration ^^. Rien n’est clair, il faut une myriade de papiers avec le bon tampon afin d’avoir le droit d’obtenir un visa ou certains papiers. Mais avec de la méthode, on s’en sort un peu, même si je reconnais que c’est particulièrement rageant. Pour une même procédure et avec les mêmes interlocuteurs "administratifs", on peut se retrouver avec une procédure différente de la fois précédente. Maintenant, on est en Chine et la solution s’appelle : la débrouille ! On n’a pas le choix, il faut se débrouiller, essayer de contourner, de s’arranger...parce que de toute façon les chinois font pareils ! Et j’en reviendrais donc à cette fameuse expression bien chinoise mais tellement universelle : 入乡随俗 (Ru Xiang Sui Su) => A Rome fait comme les Romains.

    Peut être a-t-il manqué de cette philosophie ? Certes, mais là aussi, cela s’apprend en côtoyant plus profondément les Chinois mais aussi en apprenant la langue, les aspects de la culture populaire et ses automatismes. Et c’est bien pour cela que je mets autant d’ardeur à apprendre quotidiennement cette langue car c’est la clé pour déverrouiller les milliers de cadenas qui barrent la route de la compréhension de ce pays de tous les superlatifs : il faut parler chinois. Le parlait-il ? A-t-il essayé de le parler, ne serait-ce que de l’apprendre ?

    "En Chine, on ne vous pardonne rien"

    La Chine nous prend comme nous sommes (ouep, comme Mc Donald, ils n’ont rien inventés^^), c’est à dire : des étrangers ! des immigrés ! NOUS NE SOMMES PAS CHEZ NOUS ! Et finalement, ce n’est même pas l’administration qui vous le fait plus comprendre, non. Ce sont bien les gens que vous côtoyez au quotidien. Parce qu’une fois l’effet de surprise sur les raisons de votre présence en Chine, votre aptitude à vous exprimer dans la langue de Confucius, et les premières questions de présentations ...eh bien, vous risquez de vous retrouver devant un "mur", symbolisant ce fameux fossé culturel. Ce fossé, je l’affronte tous les jours et tous les jours je m’écorche mains et genoux à remonter la pente si pentue car j’ai chuté d’avoir tenté de sauter ce fossé dans lequel je tombe inévitablement.

    Par contre, étudier la langue, comprendre (essayer dirons-nous) l’histoire et la culture chinoise (par delà la visite des sites touristiques), vous permets d’appréhender ce fausser, de dénicher les aspérités, les branches auxquelles vous pourrez vous raccrocher pour mieux surmonter les obstacles. C’est inévitable car sans ça, c’est un aller-retour avec escales de courte durée. Et c’est bien ce qui est arrivé au rédacteur de cet article.

    On aura bon parler un chinois dénué de toutes fautes, comprendre les rouages de la culture populaire, gloser sur l’histoire chinoise, les Chinois vous feront comprendre, à moment ou à un autre, que vous n’êtes pas des leurs, vous n’êtes et ne serez jamais chinois...et croyez moi, c’est mieux ainsi. L’ayant compris avant même d’arriver en Chine pour commencer à étudier, je pense que cela m’a sauvé de quelques désillusions. Mais je suppute l’existence d’autres "pièges" culturels dans les coins sombres ^^.

    Et je le dis également souvent, tout comme les Chinois "That’s China" que je traduis particulièrement mal en "中国特色" (Zhong Guo Te Se) ou "particularité chinoise".

    "Les #Chinois nous voient de passage"

    Là aussi, l’effet "population de 1,3 milliards individus" ne joue pas en notre faveur. Les chinois sont actuellement confrontés à des changements majeurs de Société et à une rapidité telle qu’ils ont eux-même du mal à prendre le chemin en route. Beaucoup sont issus de la campagne, des 农村 (Nong Cun), ou on subi de plein fouet (par le biais de leurs grands parents ou parents) les affres des différentes réformes économiques (Le Grand Bon en Avant) , culturelles (La Révolution Culturelle) ou encore sociétales (politique de Deng Xiao Ping). Difficile de s’attarder sur les atermoiements d’une poignée d’expatriés dont l’image de "portefeuille à pattes" colle encore aux baskets et qui en plus seraient susceptibles de prendre leurs places dans les postes convoités. Ils se foutent complètement que vous ne compreniez pas pourquoi c’est pas comme dans "Tigre & Dragon", qui pour eux appartient à un imaginaire lointain ; inconcevable pour eux de venir en Chine avec cette idée en tête...et pourtant.

    Les Chinois sont culturellement très "famille" : la famille d’abord donc. "Nous" ? On est du "divertissement" au pire des "Monkey Business" : on est traqué par les entreprises qui viennent d’ouvrir leurs portes et qui souhaitent s’afficher avec un "étranger", un 老外 (Lao Wai) gage de réussite et de prospérité. Pour ce qui est du suivi, repassez une autre fois, il n’y a rien à voir ! Nous sommes indubitablement une population de passage et personnellement, même si je souhaite rester le plus longtemps possible en Chine, je sais que je n’y resterais pas toute ma vie tant le choc culturel est éprouvant au quotidien ; passionnant mais éprouvant voire blasant.

    Par contre pour ce qui est de l’assertion suivante : "

    En tout cas, c’est l’image que l’on finit par se renvoyer tant, finalement, le pays n’a rien d’autre à vous vendre et que vous aurez du mal à justifier votre présence par « l’amour de la culture chinoise ». Car oui, si vous y allez pour la culture, vous tomberez de haut et finirez par avoir le complexe de supériorité imprimé sur le crâne comme les trois quarts des étrangers vivant ici

    ",
    je me félicite de ne pas avoir cette personne en face à face, je risquerais de m’énerver.

    Moi cet amour, je le revendique chaque jour et étrangement, cet amour grandit de jour en jour car je ne résume certainement pas la culture à ce tombereau d’horreur qu’il se permet d’écrire par la suite, à savoir : "Les Chinois sont idiots, les Chinois ne savent pas marcher, ne savent pas conduire, ne savent pas manger, ne savent pas se tenir, ne savent pas être courtois… ". A sa décharge, il n’exprime son idée de la sorte mais caricature à dessein son propos. Toutefois, cela est significatif d’un certain manque d’ouverture d’esprit. Qu’a-t-il appris de la culture chinoise ?

    D’une part, vivre à Canton, ce n’est déjà pas faire le choix de la culture mais plutôt un choix très business, loin donc des élucubrations culturelles qui semblent pourtant faire défaut à notre cher rédacteur. D’autre part, la culture c’est le quotidien, certes, mais encore une fois c’est aussi la langue qui permet de comprendre la conception, la culture, l’histoire de la Chine et la construction "mentale" des chinois. C’est visiter des sites qui ne sont pas forcément indiqués dans le Guide du Routard, c’est parler avec les gens, questionner, s’intéresser aux questions d’actualités à mettre en perspective avec l’histoire ancienne chinoise, essayer de comprendre les évolutions de la société (et pas seulement au 20e siècle !). Mais surtout, surtout, ARRÊTEZ DE RÉSUMER L’HISTOIRE ET LA CULTURE CHINOISES A 50 ANS DE COMMUNISME...car ça fait cher payer pour une histoire vieille de plusieurs millénaire. Une fois encore, tout cela manque de recul et d’esprit "vraiment" critique. Que résumer de la Chine après seulement 12 mois ? Voyons, ce n’est pas sérieux.

    "Oh ! Mais j’ai de très bons amis chinois"

    Le rédacteur de ce billet a une faculté particulièrement développée à tenter de vouloir gommer les différences culturelles. A ce titre, je lui enverrai bien un billet que j’avais justement rédigé sur cette problématique. Je ne m’en vente pas plus que ça, mais il me semble important de remettre les choses dans leur contexte.

    Encore une fois , la barrière de la langue est particulièrement haute pour toute personne qui ne fait pas l’effort de l’apprendre, particulièrement en Chine (ou encore au Japon) où la langue de Shakespeare ne sert quasiment à rien au quotidien. Le développement est trop rapide pour les chinois ? Oui, c’est certain et les laissés pour compte son légions dans un pays que l’on dit le plus inégalitaire au monde. De là à se contenter d’un cliché dans l’instantané et dans la précipitation, il ne fait honneur ni à lui même ni à la Chine. La Chine a le défaut de ses qualités et il me paraît pertinent d’attendre avant de tirer des conclusions trop hâtives. Peut être ne serons nous pas là pour faire ce constat, mais qu’importe.

    Une fois encore, 入乡随俗 : combien de fois j’ai du jouer des coudes, et sans vergognes, pour entrer dans un bus ou dans le métro de Xi’an ? C’est tous les jours comme ça. Et si l’on refuse de jouer avec les mêmes armes que les chinois sous pretexte de commisération arrogantes à leurs égards, alors c’est vous que vous discrédités en vous rendant plus hautain que vous ne l’êtes. Et je me permets de dire aussi que c’est strictement la même chose à Paris aux heures de pointes, alors mettre ça sur le dos des chinois en manque e repères sociaux, c’est un peu gros à mon sens.

    "Vous ne voulez pas devenir un expat’ raciste"

    Dans ce paragraphe, l’auteur de l’article dresse parfaitement les lignes qui expliquent sont échec cuisant : vivre dans une ville sans pour autant avoir la curiosité d’en sortir, vivre dans un quartier résidentiel d’expatriés sans volonté de s’en extirper etc... J’ai surtout l’impression qu’il souffre de la désillusion de ne pas vivre comme les expats vieilles écoles, les "vrais" expatriés au sens juridique du terme : contrat français avec détachement à l’étranger tout en conservant tous les avantages sociaux français, couplés à un package de rémunération plus que substantiel (appart et femme de ménage gratos, congés payés comme en France, super mutuelle, école privée pour les gosses etc...). Mais ça c’est fini ou quasiment ! Venir en Chine avec un contrat "local", c’est accepter de bosser et de vivre comme les chinois et en connaissance de cause. Vous croyez tout de même pas que votre patron va vous surcoter outrageusement pour le simple fait que vous êtes étranger ; là encore, ça serait bien mal connaitre les chinois.

    Cet article suinte de ce que je reproche le plus à ceux qui se croient légitimes à dresser un portait de la Chine : "

    quand il lui prend l’audace de manger un repas chinois sur une étale de rue, il a au mieux une diarrhée, au pire une indigestion (mais vous contera l’histoire de son aventure avec un œil brillant et une admiration pour l’art culinaire local).

    " Le fameux "j’ai mangé dans un bui-bui et j’ai frollé la mort" ! Mais merde, j’ai bouffé dans des gargotes où même mes professeurs de chinois refusent de foutre les pieds, et il ne m’est jamais strictement rien arrivé ! Il faut arrêter le fantasme là aussi ! Que vous ayez l’estomac fragile ou peu habitué, c’est compréhensible et normal, mais il faut arrêter cet amalgame de cuisine de rue = mort au coins de la rue ! Mais bon, il pourra dire qu’il est indestructibles maintenant, si c’est bien cela dont il veut se souvenir.

    Donc oui, il a bien fait de partir, pour éviter de devenir un "expat’ raciste" mais avant tout pour éviter de continuer à baigner dans un état d’esprit qui ne lui fait pas honneur, loin de la.

    "La Chine vous apprend le calme"

    C’est incontestable et c’est une vertu cardinale pour survivre...mais il semble là aussi en avoir cruellement manqué, dommage ! S’énerver, c’est "perdre la face" mais aussi faire perdre la face à son interlocuteur, véritable infamie en Chine (bon, j’exagère un brin, mes racines méditerranéennes surement, huhu). Plus vous vous énerverez, moins vous obtiendrez ce que vous désirez. Il faut apprendre rapidement à jouer la carte de la diplomatie, à faire bonne figure même dans la tourmente. N’oubliez pas que vous n’êtes pas chez vous, et que toute forme de passe droit est exclu (c’est le cas de la majorité des chinois d’ailleurs).

    Enfin, je retiendrais le passage le plus "idiot" (d’autres mots me viennent à l’esprit mais je vais rester poli) : "

    J’aurais eu la chance d’apprendre ce que sont le racisme et la discrimination (positive ou non) quand on en est la victime : en tant que caucasien, blond, francophone et de province, je n’aurais pas pu l’expérimenter à ce point dans un autre pays et, il faut l’avouer, cela me rend reconnaissant de maintenant comprendre comment un simple regard peut être une insulte, comment une bête question peut être une attaque et vous donner l’envie d’exploser de colère.

    "

    Je crois que ce monsieur ne comprend pas bien la notion de "racisme" et le renvoie au plus vite à la nouvelle édition Larousse ou Robert (selon les affinités). Que les regards des chinois, particulièrement curieux, soient très pesants, il prêche un converti. Dans ce cas, je fuis vers Shanghai où ce phénomène est nettement moins rependu, le temps de recharger mes batteries 3-4 jours et je reviens d’aplomb sur Xi’an. Parce que s’il se plein de ça à Canton, qu’est ce que cela doit être à X’ian, là où je vis ? Manque de résistance donc au regard d’autrui, à ce qui est différent. Manque aussi de capacité ou de volonté de comprendre l’autre, je me demanderais presque qui est le plus ’raciste" dans cette situation : lui où les chinois ?

    Je ne répèterais jamais assez : nous ne sommes pas chez nous, nous sommes chez eux. Ce n’est pas à eux à changer à notre égard, ils ont déjà fort à faire avec leur quotidien. Nous devons nous adapter, accepter à tout le moins comprendre et le cas échéant, quitter le pays. Car pour paraphraser et modifier une phrase de notre précédent Président de la République

    "La #Chine, tu l’aimes ou tu la quittes"

    A bon entendeur

    • Plutôt d’accord, j’ai l’impression que le blogueur de Rue89 est resté dans l’idée qu’il devait jouir de certains privilèges en tant que blanc, européen, surdiplômé (?) et qu’il est frustré de ne pas avoir pu les exercer. Et les dénégations n’y font rien, on est tou-te-s humanistes mais on apprécie tou-te-s une once de pouvoir sur autrui. Ne pas l’accepter, être dans le déni, ça ne permet pas d’aller bien loin.
      Je pense que c’est encore une fois le souci du dominant qui ne se pose pas de question, ne doute de rien et s’indigne dès qu’il reçoit une réponse non-complaisante.
      Ça me rappelle toutes les dénégations d’hommes auto-proclamés féministes que j’ai vu passer ces dernières semaines.

    • Bien d’accord avec vous même si je ne serais pas aussi sévère, voyant en cette expérience une belle leçon de vie dont j’espère qu’il en tirera tous les enseignements (mais ça ne semble pas gagné...) ! Mais cette idée de « domination » semble bien présente, même inconsciemment, et ça, ça fait peur


  • La trilogie de l’agro-écologie par Marie-Monique Robin

    LE MONDE SELON MONSANTO

    Implantée dans quarante-six pays, #Monsanto est devenue le leader mondial des #OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé des procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie » convertie aux vertus du développement durable.

    A partir de documents inédits, de témoignages de victimes, de scientifiques et d’hommes politiques, Le monde selon Monsanto reconstitue la genèse d’un empire industriel qui a grand renfort de mensonges, de collusion avec l’#administration_américaine, de pressions et de tentatives de #corruption est devenu le premier semencier du monde, permettant l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine !

    http://www.youtube.com/watch?v=NZ2tJ35pWj4

    LES MOISSONS DU FUTUR

    « En appliquant à la terre des recettes industrielles, l’#agriculture est en train de créer les conditions de sa propre perte » affirmait en 2011 #Olivier_de_Schutter, rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations Unies, alerté par la #crise_alimentaire de 2007/2008.
    Lancée depuis l’après-guerre sous le nom de « #Révolution_verte », cette agriculture industrielle n’est pas parvenue à nourrir le monde, a épuisé les sols, les ressources en eau, la #biodiversité, a largement participé au #réchauffement_climatique et a poussé des millions de paysans vers les bidonvilles urbains. Il faut changer de paradigme !

    Croisant les témoignages d’agriculteurs, d’agronomes, d’économistes, de responsables politiques et d’organisations internationales sur quatre continents (#Afrique, #Asie, #Amérique du Nord et #Europe), Marie-Monique Robin mène l’enquête. Avec Les moissons du futur, on découvre qu’un autre #modèle_agricole et commercial, innovant et productif, a déjà fait ses preuves en restituant aux paysans un rôle-clé dans l’avenir de l’#humanité.

    http://www.youtube.com/watch?v=_yu7Z9ARtkU

    NOTRE POISON QUOTIDIEN

    #Pesticides, #additifs, #colorants, #emballages... Un sujet qui nous concerne tous et qui pose la question de notre #alimentation.
    Peut-on établir un lien entre la contamination de la chaîne alimentaire par des substances chimiques et l’épidémie de maladies chroniques que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) constate un peu partout dans le monde ?

    Notre poison quotidien est un documentaire d’investigation qui tente de répondre à cette question et dresse le bilan d’études longtemps ignorées : l’#épidémie actuelle de #cancers, maladies neurologiques et #dysfonctionnements du #système_immunitaire, est en grande partie liée à l’exposition des quelques 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre alimentation et notre #environnement.
    Une enquête qui met en évidence la réalité de ces effets, mais également l’opacité et le #mensonge de l’#industrie_agro-alimentaire et des décideurs politiques.

    http://www.youtube.com/watch?v=gD853k0X4Ts

    #agro-écologie #Marie-Monique_Robin

    Pour acheter les 3 DVD de ces documentaires : http://boutique.arte.tv/f9307-3_films_marie_monique_robin



  • L’affaire Leonarda - Journal d’un avocat
    http://www.maitre-eolas.fr/post/2013/10/20/L-affaire-Leonarda

    Une circulaire est une instruction générale donnée par un ministre à son administration. Elle explique le contenu de la #loi et comment le ministre entend qu’elle soit appliquée. Bien sûr, c’est un document très intéressant à connaître pour les avocats, puisque c’est le point de vue officiel de l’#administration, et s’agissant par exemple de la matière pénale, j’ai pu constater que pour les policiers, la circulaire est parole d’Évangile. Plus même que le code de procédure pénale, je ne vous parle même pas de la Convention européenne des droits de l’homme Il demeure que c’est le point de vue d’un ministre, rien de plus.

    En droit des étrangers, la loi disant que l’État fait ce qu’il veut, les circulaires de ministre de l’intérieur ont une grande importance pratique. Elles sont appliquée docilement par les préfectures, ce qui aboutit à la situation suivante : en matière d’#immigration, c’est le ministre de l’intérieur qui fait la loi. Situation confortable pour l’exécutif, qui n’a aucune raison de vouloir la changer, d’autant que toute loi sur l’immigration est un sujet sensible où il n’y a politiquement que des coups à prendre. Du coup, ce sont les étrangers qui en payent le prix, soumis à l’arbitraire de l’administration et qui peuvent voir leur situation bouleversée du jour au lendemain en cas d’alternance, sans aucune garantie, puisqu’une circulaire est une feuille de papier signée du ministre. Il n’est que de les lire pour constater d’ailleurs que le ministre se garde bien de dire “vous régulariserez tous les étrangers remplissant les conditions suivantes” mais utilise des périphrases comme “vous examinerez avec bienveillance”, “vous accorderez la plus haute importance à tel critère”. Notons d’ailleurs qu’une circulaire qui irait trop loin et poserait des règles non prévues par la loi serait annulée par le juge administratif, car empiétant sur le pouvoir réglementaire qui n’appartient qu’au Premier ministre.

    Résultat : il est inutile de soulever devant le juge administratif le fait que la décision n’est pas conforme aux instructions données par voie de circulaire. Le juge ne contrôle que la conformité au #droit (loi et #règlement). C’est cet arbitraire qui met en rage les avocats en droit des étrangers, qui voudraient des critères légaux clairs qui permettent un vrai contrôle du juge. C’est ainsi et ainsi seulement qu’on assurera une vraie égalité de traitement. Car la protection que donne une circulaire est de l’épaisseur du papier sur lequel elle est imprimée. C’est un mode d’emploi, rien de plus. Quand on nous parle de “sanctuariser l’école” avec une circulaire, on l’entoure d’une barrière de papier. Seule la loi pourrait vraiment protéger l’école. Une circulaire en la matière tient de la promesse d’alcoolique : j’arrête, jusqu’à ce que je recommence.



  • « Lutte contre les poubelles à puces »
    http://sous-la-cendre.info/1812/lutte-contre-les-poubelles-a-puces

    En juillet 2012, la communauté de communes Evrecy Orne Odon (19 communes à l’ouest de Caen) se dote de bacs à #poubelles munis de puces #RFID, qui sont ditribués aux habitants. Quelques personnes refusent cette nouvelle technologie de contrôle, des réunions et un collectif anti-poubelles à puces se monte. C’est surtout en juin 2013, lorsque les habitants reçoivent la facture, que la mobilisation prend de l’ampleur. La taxe foncière augmente considérablement (+100E pour une petite maison), alors que le nombre des levées des poubelles diminue (4 fois moins en quelques années). Des dépôts ciblés d’ordures en sac sont organisés, notamment au pied des mairies, des démontages publics de puces aussi.

    C’est ici la gestion technologique des #déchets, au profit de la multinationale #Veolia, qui se met en place. Les puces RFID intégrés calculent le nombre de levées, sachant que le forfait en prend en charge 26, les autres étant facturées plein-pot aux habitants. La prochaine étape de cette traçabilité, c’est le calcul du poids des déchets. Déjà à Evercy Orne Odon, les poubelles ne peuvent pas être soulevées par les camions-poubelles si elles ne sont pas pucées. Outre le non ramassage de ses poubelles, la personne qui refuse ces bacs est menacée d’une amende de 553E (correspondant au paiement plein-pot d’un bac et des levées).

    Comme toujours, on vise à responsabiliser et faire payer le consommateur au profit de grands groupes industriels privés, qui sont d’ailleurs souvent les mêmes qui polluent et produisent le plus de déchets.

    Autre article, plus ancien et plus complet, sur le sujet : « Bétonné par Vinci, pucé par Véolia »
    http://www.breizhistance.tv/2012/02/26/betonne-par-vinci-puce-par-veolia

    Un impact environnemental pas si positif

    Depuis la mise en place du système de tri volontaire dans les points de collecte on observe une baisse de plus de 10% du poids des ordures ménagères par individu, sur l’ensemble des territoires concernés.

    (...) Certes le secteur de Derval, qui est passé dès 2006 à ce nouveau système, a vu les chiffres de sa production d’ordures ménagères par habitant baisser deux fois plus vite, mais l’on a dans le même temps constaté la multiplication des décharges sauvages, des brûlis et des dépôts dans les poubelles de communautés de communes alentour.

    De même, il faut prendre en compte la suppression des bacs collectifs dans les villages par des bacs individuels. Ceci entraînera une augmentation du parcours de la collecte, et donc de production de CO2. Ceci pourra même se révéler dangereux lorsque le camion devra s’arrêter à plusieurs reprises au milieu de grandes routes départementales.

    Il faut de plus compter l’utilisation de 72 grammes de produits chimiques (dont beaucoup sont toxiques) pour un cm2 de puce, de 32 litres d’eau potable et d’1,6 kg de carburant fossile, suivant une étude publiée le 10 décembre 2010 dans la revue Environmental Science and Technology. Sans oublier le coût pour la production de nouveaux bacs individuels.

    Enfin, le prix écologique de la puce électronique n’est pas pris en compte. Un rapport de la WWF indique que la fabrication d’une puce électronique induit la production de 164 kg de déchets. Sur la communauté de commune de Nozay le poids des ordures ménagères est estimé à 189 kg/habitant/an. Une réduction de 7% sur 5 ans induit donc une baisse de près de 13,2 kg/habitant. Sachant qu’une puce RFID a une durée de vie d’une dizaine d’années et qu’elle n’est pas recyclable, étalé sur cette période de temps, le passage à la puce augmentera globalement la production de déchets par an de 16,4 kg par unité. Largement de quoi relativiser une baisse de 7% de la production d’ordures ménagères. Certes les déchets auront diminués sur la communauté de communes, mais globalement ils auront augmenté ailleurs.

    Une mesure socialement injuste

    http://www.breizhistance.tv/wp-content/uploads/2012/02/article_pauvres-280x300.jpg

    (...) Le système de Taxe contrairement à la Redevance individuelle, préservait jusqu’alors un minimum de solidarité au sein de la population. La vieille dame grabataire qui ne peut se déplacer pour aller jusqu’au point de tri, la nourrice qui remplit ses poubelles de couches, payaient plus ou moins la même chose que le jeune couple qui faisait gentiment son tri et son compost. Personne ne se plaignait de payer un peu plus cher par rapport à ce qu’il jetait si ça permettait une répartition solidaire entre les habitants de la commune des coûts d’enlèvements de déchets.

    De même, les communautés de communes ont toutes mis en place un dispositif permettant d’acheter un composteur à 12 euros. Elles insistent sur la part des déchets compostables qui représentent entre 25 et 30 % des déchets ménagers. Mais les personnes résidant dans les habitations sans jardins des bourgs et centre-ville, en l’absence de compostage collectif, sont dans l’incapacité matérielle de composter leurs déchets. Elles remplissent donc plus vite leur poubelle. Alors que ces personnes représentent souvent la part la plus précaire de la population, la redevance reviendra à une taxation des plus pauvres.

    Lors d’une réunion publique organisée sur la commune de la Grigonnais, une petite dame s’est plainte du surcoût qu’induirait pour elle la redevance incitative. Dans l’impossibilité de conduire, ayant des difficultés à se déplacer, elle ne se voit par faire à pied les 2kms qui la sépare de la première benne de tri. De plus, incontinente et souffrant de problèmes de santé, elle remplit aisément son bac de 120 l une fois par semaine. Alors qu’avec l’ancien système, elle payait 93 euros de taxe par an, lui ramenant sa levée hebdomadaire à une moyenne d’1,85 euro, le nouveau dispositif avec un forfait à 141 euros et une levée complémentaire à 4,15 euro, lui fera payer sa levée hebdomadaire 6 euro ! Un prix trois fois supérieur pour le même service !

    A qui profite le crime ?

    Ces dernières années plusieurs communes de droite comme de gauche ont remunicipalisé leur service d’eau, après plusieurs années de délégation de ce service public à une entreprise privée, très souvent Véolia. En effet, beaucoup se sont aperçues qu’il coûtait plus cher à la collectivité comme aux usagés d’utiliser une entreprise privée avant tout là pour faire des profits, plutôt que pour participer à une redistribution et un partage de l’eau.

    (...) On vend déjà sur le territoire d’Erdre et Gesvres des terrains à Vinci pour construire un aéroport privé, dont le coût sera porté par les collectivités, les nuisances par les habitants et les profits pour la société privée. De la même façon, on nous oblige à acheter plus cher la collecte de nos déchets pour des profits qui iront à Véolia. L’aéroport à Notre-Dame-des-Landes sera de « Haute Qualité Environnementale », la puce de Véolia sera « éco-responsable ».

    Tout est fait pour inciter à vendre les missions de service public aux entreprises privées. Les collectivités qui seront passées à la REOM et qui auront privatisés leur système de collecte, toucheront une subvention publique de plusieurs dizaines milliers d’euro de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise d’Energie). De l’argent public donné pour privatiser ! De même, les entreprises privées se dispensent de toute information au public, les communautés de communes se chargent de leur payer la communication et l’information aux habitants. Des dizaines de milliers de dépliants informatifs sont distribués par les communautés de communes pour faciliter la mise en place du système qui profitera ensuite à la société privée. En fait la population payent de tous les côtés pour financer de nouveaux marchés à Véolia et au groupe Séché (dont la COVED fait partie).

    Et également « Quand les poubelles puent le Kafka »
    http://www.les-renseignements-genereux.org/postillon/15673 [sommaire général]
    http://www.les-renseignements-genereux.org/var/fichiers/postillon/Postillon-17.pdf [#pdf de ce n° de l’excellent Postillon]

    Un reportage dans le sud grésivaudan où les habitants ont maintenant la chance d’avoir des Moloks et des cartes à puces.

    Savez-vous que chez vous, prochainement, votre mode de gestion de la collecte et du traitement des déchets devrait changer et passer sous la coupe de la « redevance incitative » ? Moi, je ne le savais pas. Alors quand un ami m’a expliqué que ce système est déjà mis en place à quarante kilomètres de Grenoble, que là-bas des « brigades vertes » fouillent les poubelles pour trouver les noms des mauvais « écocitoyens », que des habitants reçoivent des lettres leur reprochant de ne pas jeter assez de poubelles (et que c’est donc louche), forcément ça a piqué ma curiosité. J’ai donc pris mon vélo pour partir à la rencontre des moloks, des bons et des mauvais « écocitoyens ».

    #privatisation #technologies #greenwashing


  • Pourquoi la technologie gouvernementale est-elle si pauvre ? - WSJ.com
    http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702304384104579139461596987366

    Pour le Wall Street Journal, Farhad Manjoo revient sur les fiascos technologiques de l’#administration américaine. Apple a dépensé 150 millions de dollars pour développer l’iPhone. L’assurance maladie américaine a dépensé 360 millions de dollars pour développer healthcare.gov... Et pourtant, les résultats sont loin d’être comparables ! Pour Farhad Manjoo, la raison est certainement à trouver dans le manque de responsabilité, dans la complexité des processus administratifs et notamment de passer des (...)

    #politiquespubliques #egov