#agrobusiness

  • Toujours sur l’#accaparement_des_terres (encore via le pourvoyeur inconnu)

    "Le #land_grabbing, nouvelle version de la malédiction des ressources en #Afrique"
    http://www.lesafriques.com/agriculture/le-land-grabbing-nouvelle-version-de-la-malediction-des-ressources-en-a

    227 millions d’hectares, soit l’équivalent de la surface de l’Europe de l’Ouest. C’est l’étendue des #terres arables qui ont été vendues, louées ou concédées dans le cadre de transactions foncières à l’échelle mondiale depuis 2001. Dans son nouveau rapport intitulé Terres et pouvoirs, l’ONG Oxfam compare la course aux acquisitions de terres agricoles dans les pays en développement à la #ruée_vers_l’or du XIXème siècle.

    Le phénomène, connu désormais sous l’appellation de « l’accaparement des terres », ou « land grabbing », frappe durement l’#Afrique, selon ce rapport publié le 22 septembre. Sur les 1100 transactions foncières, portant à 67 millions d’hectares, vérifiées par l’ONG, la moitié se situe en Afrique. La superficie de ces terres africaines passées aux mains d’investisseurs internationaux est presque équivalente à la taille de l’Allemagne !

    "Accaparement des terres en Afrique - Une bombe à fragmentation multiple"
    http://www.lesafriques.com/politique-economie/accaparement-des-terres-en-afrique-une-bombe-a-fragmentation-mul-3.html

    Avant la crise alimentaire de 2008, l’expansion annuelle des terres agricoles dans le monde était de 4 millions d’hectares par an. A la fin 2009, la demande d’acquisition était de 45 millions d’hectares de terres agricoles. L’institut pour la Citoyenneté, les Consommateurs et le Développement (Cicodev) tire la sonnette d’alarme.

    #agrobusiness #multinationales #privatisation #agriculture


  • Suite sur l’#accaparement_des_terres en #Afrique (toujours via le pourvoyeur inconnu)

    "La Côte d’Ivoire et Louis Dreyfus signent pour des terres mais quid des paysans ?" (mars 2013)
    http://farmlandgrab.org/post/view/21763

    À l’occasion de son séjour en #Côte_d’Ivoire, la présidente et principale actionnaire du groupe de négoce de matières premières #Louis_Dreyfus a signé le 31 janvier dernier un accord stratégique avec le ministre ivoirien de l’agriculture pour la mise à disposition de plusieurs milliers d’hectares de terres cultivables dans le nord du pays pour la production du riz. On ne peut cependant s’empêcher de s’interroger sur la légitimité d’un tel contrat tant les zones d’ombres sont nombreuses.

    "Côte d’Ivoire : Les fermiers du nord craignent de perdre leurs terres cédées aux multinationales"
    http://farmlandgrab.org/post/view/21817

    Des agriculteurs du nord de la Côte d’Ivoire affirment que leur survie est menacée par la décision du gouvernement d’accorder de grandes superficies de terres à une #multinationale. Ne disposant pas d’un #droit_de_propriété, ils ont peur de perdre l’héritage de leurs ancêtres.

    « Les terres que nous exploitons sont celles léguées par nos parents. Nous pensons aussi les céder à nos descendants parce qu’aujourd’hui, il est difficile de trouver de terres arables ailleurs », déclare à IPS, Dokatiené Silué, paysan originaire de Dikodougou, dans le nord de la Côte d’Ivoire.

    Les chiffres du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) indiquent que le pays dispose de 24 millions d’hectares de terres cultivables. Et seulement 9,5 millions d’hectares sont utilisés pour l’agriculture vivrière et les cultures d’exportation.

    « Avec des terres vierges largement disponibles, nous comprenons difficilement que l’Etat et ses partenaires se concentrent sur celles que nous exploitons déjà », dénonce Silué.

    Depuis 2007, le gouvernement ivoirien approuve des projets de développement agro-industriel, notamment pour la culture de l’hévéa (caoutchouc) et du palmier à huile. Cette année, il a approuvé des projets dans la riziculture avec l’espoir de quadrupler la production du riz de 100.000 tonnes à 400.000 tonnes dans le nord.

    #agrobusiness #privatisation #agriculture #terres #landgrabbing


  • Pas encore tout lu/écouté, mais mini-dossier #accaparement_des_terres (#landgrabbing) en #Afrique (via le pourvoyeur inconnu)

    "Les investisseurs étrangers à l’assaut des terres agricoles africaines" , par Florence Bondeau, EchoGeo, automne 2010

    Réflexions sur le dernier avatar des politiques agricoles post coloniales

    Les #terres agricoles africaines sont convoitées par de nombreux investisseurs étrangers, ce qui se matérialise par une accélération des transactions portant sur des concessions foncières à grande échelle. Ces investissements répondent à des enjeux très divers et font l’objet de contrats rudimentaires, dont les clauses exactes sont souvent méconnues. Ce phénomène très médiatisé est extrêmement controversé et suscite de virulentes critiques, alors que les analyses scientifiques sur le sujet sont encore très rares. Au regard des effets pervers pressentis et pour certains déjà perceptibles, il peut être perçu comme une des dérives d’un nouveau modèle de croissance agricole basé sur la promotion de l’#agrobusiness.

    – Plus récemment (ce mois-ci), "Situation au #Mali" , où il est aussi question en passant de la #privatisation massive des #terres_arables au #Liberia
    http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article600

    Pascal Busquets, militant CGT qui travaille au renforcement du mouvement ouvrier au Mali en compagnie de camarades maliens, revient sur la complexité du conflit qui se déroule dans ce pays depuis maintenant plus d’un an et sur les questions qu’il pose aux militants internationalistes.

    http://www.sonsenluttes.net/IMG/mp3/mali-situation-janvier2013-1h16mn.mp3

    "Notre terre, Leur business ! " (pas trop mon style musical, mais bon)
    http://www.afriradio.net/audio291.html

    Morceau sur l’accaparement des terres de la campagne « GABON MA TERRE MON DROIT ».

    http://www.afriradio.net/audio/Track_1.wav

    "Les acquisitions massives des terres en Afrique de l’Ouest" (#RFI), sur le site Farm Land Grab, dédié à la question de l’accaparement des terres agricoles
    http://farmlandgrab.org/post/view/22038

    Il existe peu d’études faites sur le phénomène de la cession des grandes superficies de terres en #Afrique_de_l’Ouest. Les résultats d’une première étude viennent d’être publiés à Abidjan. Ils confirment une tendance à la hausse de la cession massive des terres à des #multinationales, voire même à des nationaux. Ces acquisitions se sont accélérées depuis la crise alimentaire et les émeutes de la faim de 2007-2008. Une crise générée plutôt par la #spéculation que par la chute de la production alimentaire. Elle est survenue presque au même moment que la crise financière. La ruée vers les terres agricoles qui a suivi est devenue d’une importance stratégique et économique redoutable pour les #paysans.

    http://farmlandgrab.org/uploads/attachment/CHRO._MAT1ERE_-_6_05_2013_-_les_acquisitions_massives_des_terres_en_5_

    #postcolonialisme #agriculture #audio #radio


  • Amazon clearance for agriculture is ’economic own goal’ for Brazil | Environment | guardian.co.uk
    http://www.guardian.co.uk/environment/2013/may/10/amazon-clearance-agriculture-economic-own-goal

    Brazil is at risk of scoring an economic own goal if it continues clearing Amazon forest for herding and soya production, according to a new study that has potential implications for global food security.

    In recent decades, the conversion of vast tracts of the Amazon into pastures and farm fields has boosted the national economy and played a major role in meeting rising world demand for beef and grain, particularly soyabeans – for which Brazil overtook the US this year as the number one supplier.

    But researchers say the economic and agricultural gains are in danger of slipping into reverse because the loss of forest is reducing rainfall, raising temperatures and causing other malign feedbacks on the regional climate.

    “The more agriculture expands in the Amazon, the less productive it will become … In this situation, we all lose,” warns the paper by Brazilian and US scientists that is published on Friday in the journal Environmental Research Letters.

    #Amazonie #déforestation #agrobusiness


  • Lettre ouverte à Monsieur Le Foll
    http://blogs.mediapart.fr/edition/la-mort-est-dans-le-pre/article/190413/lettre-ouverte-monsieur-le-foll

    Monsieur le Ministre,

    Vous venez d’annoncer un plan d’avenir de la filière porcine française qui permette l’allégement des contraintes portant sur les installations classées, en remplaçant, lors d’agrandissement ou création d’élevage, la procédure d’enquête publique par un simple régime d’enregistrement. Nous nous permettons d’attirer votre attention sur plusieurs points :

    Ce plan est proposé en réponse aux demandes de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Finistère, qui réclament un « moratoire sur les nouvelles règles environnementales » et prétendent qu’"en 10 ans, la Bretagne aurait perdu trois millions de porcs". Nous mettons en cause la véracité de ces chiffres, contredits par les statistiques récentes de la DRAAF qui montrent une augmentation de la production porcine bretonne qui est passée de 13,3 millions en 2000 à 14,3 millions en 2010. C’est 60 % de la production française, avec des exploitations qui s’agrandissent sans cesse en détruisant des emplois.

    Ce plan intervient alors que la justice française vient de prononcer 4 condamnations qui mettent en cause le laxisme de l’Etat en matière d’environnement.

    #agrobusiness #Bretagne #pollution #algues_vertes


  • Les agences de développement ferment les yeux sur une ‘catastrophe’ imminente en #Ethiopie - Survival International
    http://www.survivalfrance.org/actu/9146

    Trois rapports indépendants établissent que le barrage controversé de Gibe III, ainsi que l’accaparement des terres pour les plantations, risquent de provoquer une ‘catastrophe’ imminente dans la vallée inférieure de l’Omo en Ethopie.

    Un demi-million de riverains autochtones d’Ethiopie et du Kenya vont être affectés par ces projets dont Survival demande la suspension immédiate.

    – Lake Turkana and the Lower Omo – Hydrological Impacts of Major Dam and Irrigation Projects (le lac Turkana et l’Omo inférieur – impacts hydrologiques du barrage et des projets d’irrigation) publié par le Centre d’études africaines de l’université d’Oxford prévoit que le projet Kuraz Sugar du gouvernement éthiopien provoquera une baisse de 22 mètres du niveau des eaux du lac Turkana, le plus grand lac du monde en milieu désertique. La majeure partie de la faune aquatique, vitale pour les Turkana et autres tribus riveraines, sera détruite.

    Les Bodi, les Kwegu et les Mursi sont expulsés de force pour faire place au projet Kuraz et conduits dans des camps de réinstallation où ils sont sommés de vendre leurs troupeaux et de ne conserver que quelques têtes de bétail. On a annoncé aux Bodi qu’ils ne bénéficieraient de l’aide alimentaire que lorsqu’ils auront accepté d’être déplacés.

    #eau #peuples_autochtones #terres #agrobusiness


  • Un nouveau rapport affirme : La concentration et l’accaparement des #terres prennent en Europe un caractère inquiétant
    http://farmlandgrab.org/post/view/21947

    Ce rapport, impliquant 25 auteurs originaires de 11 pays différents, intitulé « La concentration et l’accaparement des terres et les luttes paysannes en Europe » révèle le scandale tenu secret, à savoir que seulement 3% des propriétaires terriens sont arrivés à contrôler la moitié des terres cultivables. Cette concentration massive de la propriété et des richesses foncières est comparable à celle ayant cours au Brésil, en Colombie ou aux Philippines.

    Le rapport révèle que l’un des moteurs principaux de la concentration et de l’accaparement des terres en Europe sont les subventions versées dans le cadre de la politique agricole commune ; celles-ci favorisent explicitement les grandes exploitations, marginalisent les petites fermes et bloquent l’installation d’agriculteurs potentiels. En Espagne, par exemple, en 2009, 75% des subventions ont été touchées par 16 % des plus grands producteurs.

    Les autres domaines jouant un rôle clé dans l’accaparement des terres sont l’#industrie_extractive, l’extension urbaine, les intérêts immobiliers, les enclaves touristiques, et autres entreprises commerciales.

    #Pac #Agrobusiness #tourisme



  • Six porcs sur dix sont élevés en #Chine
    http://farmlandgrab.org/post/view/21920

    La Chine accapare désormais les deux tiers du commerce mondial de soja. C’est appelé à durer ?
    Il y a encore seulement une dizaine d’années, la Chine n’achetait que deux à trois millions de tonnes de #soja par an sur les marchés mondiaux. Elle en négocie désormais 65 millions de tonnes. Ce qui représente les deux tiers du soja échangé chaque année. Ce n’est qu’un début. On assiste au même phénomène avec le maïs. L’an dernier, la Chine qui est le deuxième producteur mondial après les ÉtatsUnis a importé entre 6 et 7 millions de tonnes.

    À quoi attribuez-vous l’explosion de cette demande de matières premières agricoles ?
    On assiste à un double phénomène : l’urbanisation à outrance de la Chine et l’augmentation du niveau de vie. Les Chinois mangent de plus en plus de #viande. Pour répondre à cette demande de produits carnés, l’élevage de porcs est en plein essor. Dans le monde, six porcs sur dix sont élevés en Chine. D’où cette demande de soja et de maïs.

    #agrobusiness


  • L’agriculture biologique peut-elle nourrir l’humanité ?
    http://ecorev.org/spip.php?article948

    L’un des principaux obstacles au changement est le fatalisme. Or, ce dernier est particulièrement prégnant en matière agricole, et fortement encouragé par les acteurs de l’agro-industrie. En toute bonne foi, de nombreux agriculteurs et consommateurs sont persuadés que le système technique et économique actuel est « le seul possible ». Pour entretenir cette résignation, l’appareil agro-industriel s’acharne à promouvoir le mythe d’une agriculture biologique marginale et incapable de nourrir l’humanité : (...)


  • Après le coton, #Monsanto cherche à multiplier les #OGM en Afrique de l’Ouest - Biotechnologies - Basta !
    http://www.bastamag.net/article2992.html

    Le #Burkina_Faso, l’un des pays les plus pauvres de la planète, a opté pour une variété OGM de Monsanto dans l’espoir de redresser sa filière cotonnière, qui fait vivre trois millions de personnes. Promesses de rendements non tenues, droits de propriété prohibitifs, coton de moindre qualité… Le bilan est plus que mitigé. Qu’importe, Monsanto cherche à étendre son coton OGM et travaille sur des haricots et du sorgho génétiquement modifiés. Certains craignent « une mainmise des biotechnologies » sur les cultures alimentaires.

    #brevets #alimentation #agrobusiness #fibres


  • Le gouvernement propose un plan de #méthanisation agricole axé sur des projets de taille intermédiaire
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/methanisation-algues-vertes-directive-nitrates-elevage-18180.php

    Vendredi 29 mars, Dephine Batho, ministre de l’Ecologie, et Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, ont présenté un plan « Energie Méthanisation Autonomie Azote » (EMAA). Objectif ? « Développer en France, à l’horizon 2020, 1.000 méthaniseurs à la ferme », avancent les ministères ajoutant qu’il « mobilisera 2 milliards d’euros d’investissement et permettra de créer environ 2.000 emplois pérennes ». Fin 2012, il y avait 90 unités de méthanisation agricole en France et le rythme des nouveaux projets est de 70 par an depuis 2011. Le plan EMAA vise un quasi-doublement de ce rythme avec 130 nouveaux projets par an entre 2013 et 2020.

    Ah la la !

    Quid des apports carbonés ?

    Ce plan "risque de transformer en « énergiculteurs » ceux dont le métier est de produire des aliments", déplore la Confédération paysanne qui craint que "des activités annexes [de méthanisation puissent] vite devenir principales". Même crainte pour France Nature Environnement (FNE) qui juge que "l’agriculture ne doit pas être un sous-produit d’une politique énergétique".

    Un autre point soulevé par la Confédération paysanne concerne la composition de la biomasse méthanisée. "C’est en y ajoutant des sources riches en carbone que le processus de méthanisation est le plus efficace", explique le syndicat agricole qui rappelle que "cela se passe massivement en Allemagne qui incorpore plus d’un million d’hectares de maïs dans les digesteurs".

    Une critique reprise par FNE qui "met (…) en garde concernant l’utilisation de ressources agricoles à des fins énergétiques". "La méthanisation ne doit pas avoir recours à des cultures dédiées, ce qui engendrerait un changement d’affectation des sols", estime la fédération qui indique "[ne pas vouloir] du modèle allemand : de grosses unités de méthanisation nécessitant des milliers d’hectares de maïs pour les alimenter". FNE demande donc que soient précisés les termes "modèle français" et "méthanisation agricole collective de taille intermédiaire".

    Par ailleurs, "FNE rappelle que, par définition, la méthanisation ne réduit pas les quantités d’azote présent dans les digestats". Pour FNE le plan ne serait pas une réponse au problème des nitrates "dû à une trop grande concentration d’élevage et une importation de massive de soja, aliment riche en azote".

    #agrobusiness #pollution


  • OGM : en 2012, les surfaces cultivées ont progressé de 6% dans le monde
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/cultures-ogm-2012-isaaa-18080.php4

    En 2012, 170,3 millions d’hectares d’OGM étaient cultivés dans 28 pays. Si l’Allemagne, la Pologne et la Suède ont arrêté la culture de plantes génétiquement modifiées, les surfaces consacrées aux biotechnologies sont en hausse en Europe.


  • Nous ne participerons pas à la #gestion_électronique des #races et des #semences — Guy Kastler
    http://www.legrandsoir.info/nous-ne-participerons-pas-a-la-gestion-electronique-des-races-et-des-s

    La gestion électronique n’est que la planification de l’éradication de la biodiversité. Comment ?

    Tout éleveur doit déclarer le nombre d’animaux qu’il détient, puis ceux qui rentrent et ceux qui sortent de sa ferme. Il doit identifier chaque animal par un n° individuel inscrit sur une boucle accrochée à chaque oreille, boucles achetées auprès de fournisseurs agréés par l’administration qui peut ainsi contrôler toutes ses activités. S’il ne se soumet pas, il perd d’abord les « aides » de la politique agricole commune, puis son autorisation de vente. Si cela ne suffit pas, ses animaux sont saisis et conduits à l’équarrissage. Le 1er juillet 2013, toute brebis ou chèvre, tout bélier ou bouc qui ne porteront pas à l’oreille une puce électronique seront saisis et conduits à l’équarrissage.

    Selon le Ministère de la propagande, ces obligations de traçabilité sont faites pour protéger le consommateur. 99,99 % des « accidents » alimentaires ont pourtant pour origine la transformation et la distribution industrielles, et non les élevages. La récente découverte de viande de cheval dans des lasagnes à la viande de bœuf montre bien que la traçabilité s’arrête à l’abattoir. Après, plus personne n’est responsable...

    A quoi servent alors ces puces électroniques ? La suite du programme nous l’indique : « à compter du 1er janvier 2015, le matériel génétique support de la voie mâle acquis par les éleveurs de ruminants est soumis à obligation de certification, qu’il s’agisse de semence ou d’animaux reproducteurs ». En langage normal, cela veut dire que les éleveurs n’auront plus le droit d’échanger des animaux avec leurs voisins pour sélectionner eux-mêmes leurs troupeaux. Ils seront obligés d’acheter des reproducteurs certifiés pour leur performance. La « génomique » est la nouvelle arme des sélectionneur. Elle détecte les gènes de la performance, puis les numérise dans des logiciels électroniques brevetés qui ne sélectionnent que des individus « élites » qui en sont porteurs. Ces logiciels peuvent aussi programmer l’éradication de tous les animaux « hors type », comme cela s’est fait récemment avec les moutons au prétexte d’une vieille maladie, la tremblante... bien que des animaux génétiquement résistants soient eux aussi tombés malade. Et tant pis si les gènes de rusticité et les capacités de résistance présents chez les « hors type » sont définitivement perdus !

    #élevage #agrobusiness #brevets


  • #Pesticides : Des médecins du Limousin lancent l’alerte - 20minutes.fr
    http://www.20minutes.fr/article/1119025/ynews1119025?xtor=RSS-176

    Selon eux, « des liens sont établis entre l’utilisation de pesticides et certaines pathologies ». Ils citent notamment des #cancers, des troubles neurologiques comme la maladie de #Parkinson, des leucémies et tumeurs cérébrales chez l’enfant. Ils rappellent également que « de nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens, substances chimiques soupçonnées d’être l’une des causes de la recrudescence de certains troubles (infertilité, cancers hormonodépendants, obésité, etc.) ».

    #santé #agrobusiness


  • #Viande de cheval : comment la coopérative basque a dérivé | Rue89 Eco
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/02/18/viande-de-cheval-comment-la-cooperative-basque-derive-239720

    Entré chez Lur Berri à 18 ans, Sauveur Bacho a vu une « coopérative au service des agriculteurs » gagnée par la folie des grandeurs et l’appel de la finance mondiale.

    Petite rétrospective qui illustre bien les débordements de l’#agroalimentaire...

    Trois ans plus tard, Barthélémy Aguerre devient vice-président de Lur Berri. La coopérative s’est associée à un leader mondial du maïs semence, Pioneer, pour planter jusqu’à 3 000 hectares de la marque et l’exporter un peu partout en Europe. Une manne.

    Lur Berri en profite pour développer la production animale, mais pas forcément localement. La coopérative devient l’actionnaire de référence du groupe Arcadie Sud-Ouest, spécialisé dans l’abattage et la découpe de viande fraîche. En 2009, 60% de la viande commercialisée dans le département provient d’Allemagne et de Pologne, d’après Le Journal du Pays basque.

    « En théorie, ce sont les agriculteurs qui dirigent Lur Berri. Mais l’expansion de cette coopérative les a dépossédés de cette fonction. Il aurait fallu cesser de fermer les abattoirs locaux et d’acquérir des entreprises, pour rétablir au contraire un lien entre producteurs et consommateurs. »

    ah ça, les coopératives agricoles, c’est pas tout à fait ce qu’on entend dans le meilleurs sens du terme !
    #agrobusiness

    • La fiche Wikipédia du groupe est intéressante.

      Les éleveurs adhérents de la coopérative Lur Berri commercialisent leurs productions animales au sein de quatre groupements de producteurs : bovins, ovins, porcs et palmipèdes. La politique de ces groupements vise la reconnaissance de la qualité de ces productions animales, à travers certifications et labels. Citons, entre autres, les label rouges « Bœuf Excellence » et « Bœuf Majesté » permettant de valoriser la viande Blonde d’Aquitaine, ainsi que « L’Agneau de Lait Baskari », « Le Porc Fermier Élevé en Plein Air » et, dernièrement, « CertiConfiance ».

      Lur Berri est un actionnaire de référence d’Arcadie Sud-ouest (42 % du capital), société spécialisée dans l’abattage, la découpe et la commercialisation de viandes de bœuf, veau, porc et agneau, avec une prédilection pour les produits labellisés.

      le partenariat avec Pioneer, leader mondial de la semence de maïs, date de 1963 et permet de proposer environ 3 000 hectares de production/an aux semenciers ;
      le partenariat avec Pinguin Belgique, groupe à dimension internationale, spécialiste du légume surgelé, permet d’offrir aux agriculteurs des contrats de productions légumières plein-champ.

      http://www.gentside.com/insolite/il-trouve-une-souris-morte-dans-une-bo-te-de-conserve-d-039-haricots-verts
      http://media.actu.woopic.com/pictures/france/photo.1196283.jpg



  • Des milliards d’insectes modifiés génétiquement vont être disséminés dans les fruits et légumes
    http://www.amisdelaterre.org/Des-milliards-d-insectes-modifies.html
    Pas de la dernière pluie mais je ne l’avais pas vu passer, le papillon #OGM

    La firme britannique Oxitec a déjà fait parler d’elle avec ses essais de moustiques transgéniques dans les Iles Caïman et en Malaisie et dernièrement avec des lâchers à grande échelle au Brésil [2], avec le soutien des autorités de ce pays. Cette même firme travaille sur des papillons et mouches génétiquement modifiés. Si ce nouveau projet de règlement européen était approuvé, ce sont des milliards de chenilles et d’œufs de papillons et insectes génétiquement modifiés qui pourraient se retrouver dans les fruits et légumes.

    Les insectes ont été modifiés génétiquement afin que leurs chenilles meurent à l’intérieur des olives ou des tomates ou sur les feuilles des choux. [3] La compagnie Oxitec prévoit de relâcher ses ravageurs modifiés génétiquement partout dans l’Union européenne afin qu’ils s’accouplent avec leurs congénères sauvages dans le but d’en réduire le nombre. Afin d’avoir un effet sur les populations sauvages, il faut procéder chaque semaines à de nouveaux lâchers d’insectes GM.

    #agrobusiness

    • J’avais pourtant l’impression que les papillons se faisaient de plus en plus rare en Europe. Je suis pas hostile aux animaux GM* tant que leur élevage se fait sans contacte avec la faune et la flore sauvage. Un lâché d’insectes GM ça me semble être un eco-suicide collectif.

      *je pense en particulier à l’enviro-pig qui fait un lisier moins polluant ou d’autres animaux GM utiles en recherche médicale.

    • @mad_meg : modifier génétiquement des animaux c’est une instrumentalisation (technicisation dirait Ellul) du vivant qui me semble fondamentalement mortifère - dans le papier envoyé par @odilon, c’est flagrant : on modifie des bestioles pour que leurs descendants *meurent*

      et à partir du moment où une espèce est introduite, son contact, volontaire ou « accidentel », avec le reste de l’environnement, me paraît plutôt inévitable...

      il y a un grand fossé entre le fait, pour l’homme, d’organiser le vivant autour de lui en fonction de ses besoins (agriculture, élevage...) et le fait de modifier le vivant en fonction de critères industriels d’efficacité et de rentabilité... l’ « enviro-pig », que je ne connaissais pas, permet simplement de continuer sur un modèle productiviste en évitant de se poser la question d’un changement de modèle économique et social

      c’est comme le poulet sans plumes, tellement plus pratique et rapide à cuisiner, qui permet d’éviter l’éplumage à l’abattoir, qui consomme moins d’eau er résiste au climat tropical - ça donne un poulet #zombie :

      j’avais vu un #documentaire sur la question, sans doute celui-ci

      http://www.dailymotion.com/video/x7c3mv_les-monstrueux-animaux-de-la-geneti_news

      #productivisme

    • Surtout que depuis le temps qu’on s’amuse a déplacer des espèces de leur milieu d’origine je n’ai pas le souvenir que ça se passe bien. Peut être que je ne me souviens que des cas négatifs mais l’exemple de l’Australie ou des écosystèmes insulaires a de quoi faire flipper.

      Le fait de trafiquer les insectes est en plus efficace très peu de temps car ils mutent très rapidement. j’avait lu qu’il avait fallu moins de 10ans pour que les insectes devienne résistant à des plantes GM qui devaient les empoisonné (maïs Monsanto au Mexique). J’avais lu aussi que suite à la politique de l’OMS contre le palu, la démoustification au DDT avait rendu les moustiques plus virulents et provoqué une recrudescence du palu plus importante qu’avant l’usage du DDT.

      #frankenstein

    • @intempestive

      C’est vrai que l’enviro-pig et le poulet nu sont fait dans une logique industrielle, comme tu dit, pour ne pas changer les pratiques mortifères. Après c’est possible aussi d’en détourner les usages, bien que je reconnaisse que ces OGM doivent être « protégé » de tout utilisation bénéfique par tout un tas de copyrights.

      Je ne trouve pas les OGM mauvais en soi, le pbl c’est qui fait des OGM(des entreprises prédatrices), le type d’OGM qui sont développés (pour la seul rentabilité d’entreprises prédatrices) et leur dissémination incontrôlé.

      Le problème aussi c’est le côté mondialisé. Avant quant les humains manipulait un animal ou un plante, la zone de test était limité géographiquement. Je pense qu’il y a eu des villages dépeuplés par une nouvelle technique agricole qu’on a abandonné suite à des essais désastreux. Par exemple la mise au point de certains fromages corses a du causer un certain nombre d’empoisonnements. Le problème c’est qu’aujourd’hui les essais sont a l’échelle mondiale.

      Perso j’aimerait bien des OGM éthiques ou humanitaires, ceux qu’on nous promet mais qu’on ne voie jamais. Je reconnaît que c’est utopiste ou peut être naïf, ou tres difficile a mettre en pratique sans risques, mais par exemple une plante qui consomme moins d’eau peut être bénéfique dans certaines régions.

    • je dirais que les « OGM éthiques ou humanitaires » que tu évoques, @mad_meg, c’est la sélection artisanale qui fait depuis des siècles le coeur de métier des agriculteurs, éleveurs et autres botanistes dits « bio » (en fait agriculteurs, éleveurs et botanistes tout court, puisqu’on devrait plutôt mettre un label « industriels » aux autres) : l’observation et le choix patients des espèces qu’ils/elles conservent, croisent, expérimentent, guidés par la qualité de la production plutôt que par sa rentabilité

    • C’est quant même pas simple de faire des chèvres-araignées avec des techniques traditionnelles ou des lapins bio-luminescents en leur collant un gêne de méduse artisanalement. Les OGM permettent de faire des choses que la sélection artisanale ne permet pas.

    • @mad_meg les OGM n’ont pas prouvé leur efficacité sur le moyens et long terme, ils ont au contraire démontré leur pouvoir de destruction de l’environnement et de la paysannerie. Le seul intérêts pour les firmes qui les développent, c’est de déposer des brevets sur tout l’univers du vivant pour en tirer un max de profit, d’éliminer toute espèce se développant naturellement ou grâce au génie des agriculteurs traditionnels sur les multiples variétés qu’ils cultivent.

    • Je ne sais pas. Par exemple on pourrait faire des OGM artisanaux, sans dépôt de brevets, tester très localement comme on le fesait a l’ancienne avec la sélection traditionnelle. Dans la recherche médicale, en milieu clos, ça ne me pose pas de pbl particulier (pas plus que les pbl posé par l’expérimentation animale en général). En agriculture dans des serres ça me semble possible aussi. Je sais que ma position est une position de principe car concrètement ceux qui font les OGM n’ont aucune éthique. C’est juste que les OGM n’est qu’une nouvelle technique de sélection ni bonne ni mauvaise dans l’idée , mais dans le monde concret qui est le notre je suis d’accord pour dire que ça ne donne rien de bon.

    • @odilon, je parle d’hypothétiques OGM qui n’appartiendrait pas a des firmes, ne seraient pas brevetés, ne viseraient pas le profit, ne seraient pas mis en contact avec la faune et flore sauvage. C’est vrai que pour l’instant on en a jamais vu et que ça fait une belle enfilades de SI. C’est juste que j’aimerait bien en voire ou en développer dans ma cave avec un kit de bio-hacking et avoir enfin cet arbre a frites qui me fait rêver depuis l’enfance... (Mince je croi que je troll ^^ désolé)

    • Je relève principalement dans les objectifs du centre d’expérimentation canadien Aqua Bounty, celui de nourrir une population mondiale en croissance exponentielle.
      Mais voilà : il leur faudra une autorisation de mise sur le marché délivrée par la FDA états-unienne (j’en déduits donc que cette instance a autorité sur tout le continent nord-américain. Aqua Bounty serait-il financé par des capitaux US ? Ce sont des hypothèses que je formule.
      J’apprends que les États-Unis n’impose pas un étiquetage rigoureux quant à l’origine des produits alimentaires. Ce qui me laisse supposer que des gens (des « consommateurs ») ont déjà mangé ces aliments à base d’OGM. Et la question qui me vient c’est : mais a-t-on pris vraiment la peine d’établir l’innocuité de ces produits GM ? Sur quelles bases la FDA décerne-t-elle ses autorisations de mise sur le marché ? Et qu’en est-il en Europe ? En France ? La récente polémique qui s’est développé autour des études de Gilles-Éric Séralini n’est guère rassurante quant à la transparence et la probité des organismes publics (c’est à dire payés par nos sous).
      En Norvège, un des rares scientifiques à travailler indépendamment des industriels fait des tests sur des rats GM. Les mots importants ce sont, vous l’aurez deviné, « indépendamment » et « rare ». Ce chercheur doit donc avoir un budget pour faire son travail de recherche et il nous dit que les protocoles sont longs et coûteux. Les gouvernements sont-ils prêts à octroyer ce genre de budget pour des travaux longs et coûteux afin de protéger leurs citoyens ? Quand on supprime des postes d’enseignants ou de facteurs, que les hôpitaux grecs n’auront bientôt plus de budget pour alimenter leurs pharmacies, ce n’est pas pour financer de façon indépendante et systématique des travaux longs et coûteux.
      Autre problème dont finalement on parle assez peu, c’est la dissémination dans l’espace naturel des gènes modifiés contenus dans les plantes et les animaux GM. On peut effectivement imaginer toute une panoplie de scénarios catastrophes.
      Quant à fabriquer des OGM artisanaux, même pas dans vos rêves (à moins d’avoir pour fantasme de se gaver de fraises tagadas ou autres frites bien grasses et qu’on pourrait aller cueillir dans le jardin, en plus les OGM pourraient bien être stérilisés comme les semences « terminator », cela n’excluant pas une hybridation de leur génotype avec celui d’un organisme vivant normal). Non, non, ne déconnez pas : les OGM c’est de l’industrie et du business ; ce n’est pas fait pour se la jouer « petits bras ». C’est fait pour répondre à une demande de bouffe à croissance exponentielle et partant, pour générer des profits de la même mouture.

    • C’est fait pour répondre à une demande de bouffe à croissance exponentielle

      Non @sombre, c’est faux, c’est uniquement du business. Dans les pays où les firmes ont réussi à imposer leurs OGM sur le riz, le blé, le maïs ou le coton (États-Unis, Inde, Mexique par exemple), elles ont pris grand soin de récupérer toutes les semences traditionnelles des paysans. Le deal c’est : on vous échange les semences, en contrepartie vous achetez seulement les intrants et pesticides. Si les firmes étaient sûres de l’efficacité de leurs OGM, nul était besoin d’écarter tout risque que les paysans ne reviennent à leurs propres semences. C’est une arnaque pure et simple.

    • @odilon : c’était l’argument mis en avant par le responsable de Aqua Bounty s’exprimant dans le document vidéo, argument que l’on retrouvera chez tous les industriels voulant recycler les mauvaises idées développés par les chercheurs en biotechnologie, sous couvert de bienfaisance pour l’humanité. Donner à bouffer à tous les futurs gueux qui vont naître sur cette planète, ce n’est pas rien tout de même !.. Donc, c’est à partir de cet argument que j’ai développé ce petit texte dopé à l’humour noir.
      Mais ton analyse est tout à fait exacte, bien sûr. Faire des agriculteurs traditionnels des pays pauvres une clientèle captive en leur racontant que même en s’endettant ils vont décrocher le gros lot. C’est pour cela qu’il y a une vague impressionnante de suicides chez les agriculteurs en Inde : ils ont payés, se sont endettés et n’ont rien gagné. Mais les agriculteurs de chez nous ne sont pas plus malins. Leurs descendants hériteront de leurs dettes.


  • “No land, no power”
    http://farmlandgrab.org/post/view/21736

    Even though Addax Bioenergy’s efforts have in many respects been ambitious and in accordance with international guidelines, it became very evident during Swedwatch’s field study that the company needs to resolve several serious problems in order to avoid having an adverse impact on the human rights situation in the affected villages.

    The Swedwatch study shows that women have limited opportunities to benefit from the project. Women generally do not own land according to local traditions. Despite the fact that women have largely been the ones to cultivate and make use of the land, they have had a very limited role in the negotiations and they seldom receive any of the leasing payments. They are largely affected by the project, but due to their low status they have less access information, less access to the complaints mechanisms and less chance to be employed than men.

    The local population does not seem to be properly informed about the project, despite the many meetings providing information that the company has organised. Those people interviewed by Swedwatch had not fully understood the implications of the investment and they did not seem to have made well-­informed decisions about the leasing of the land. The leasing contracts that the company has drawn up do not include any commitments regarding jobs, education or health initiatives. Nevertheless, among those whom Swedwatch spoke to, there was a widespread feeling that they had been tricked into believing this. The local population cannot be held responsible for not having the correct information about the project. The recurring criticisms of the company in all of the villages that Swedwatch visited show that there are shortcomings in the way that Addax Bioenergy has managed the dialogue with the local population, indicating a lack of understanding for the way the dialogue is affected by cultural differences and power imbalances.

    #terres #agrocarburant #agrobusiness


  • Liberian women impacted by expansion of Sime Darby’s oil palm plantations
    http://farmlandgrab.org/post/view/21726

    The Garwula District, in Grand Cape Mount County, is one of the areas affected by the 63-year lease agreement signed by the Malaysian giant oil palm producer Sime Darby with the Government of Liberia in 2009. When the company established large scale export-oriented oil palm plantations the livelihoods of the local residents were disrupted, and women have had to cope with many difficulties.

    The report “Uncertain futures. The impacts of Sime Darby on communities” (1) produced by the Sustainable Development Institute (SDI) and World Rainforest Movement (WRM) and also quoted in another article of this bulletin, gives a deeper insight in how industrial oil palm plantations affect women in a differentiated way.

    The report says that “(T)he months of December through March are mostly sunny and dry in Liberia. At this timeof the year, there is a relative abundance of food in most villages. But more than that, this is also a moment of strategic value to the women – the ideal time for processing cassava into Garie for sale and domestic consumption. Garie is a cereal-type cassava product that is eaten widely throughout Liberia. It is very easy to prepare and can be prepared in many different ways. Women in the area set up small businesses processing and marketing the Garie. They are known for producing high quality Garie and local consumers favor their products. This was a major income earner mainly for women”.

    Not only farming but also the forest had been particularly important for women as with the forest products they gathered they could make a variety of household items like fishing nets and baskets, of utmost importance in villages that rely on fishing as a major source of protein. The sale of the surplus fish can also provide a small income for the family.

    But Sime Derby came and took away the farms and the forest along with the food sovereignty and even the sacred sites in the forest in order to plant oil palm. Women’s source of income, which empowered them and gave them pride, was lost.

    #Liberia #huile_de_palme #agrobusiness #agrocarburant #femmes #arnaque


  • TV5MONDE : Agriculture française : l’exemple à ne pas suivre pour l’Afrique
    http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Agriculture-2013/p-24537-Agriculture-francaise-l-exemple-a-ne-pas-suivre-pour-l-Afrique.htm

    Depuis le Grenelle de l’environnement de 2007 les résultats pour aller vers une « autre agriculture » se font attendre. La France s’est pourtant engagée à atteindre 20% de sa surface agricole cultivée en agro-écologie (agriculture bio, sans produits chimiques) à l’horizon 2020, et 6% en 2012 : il n’y a aujourd’hui que 3% de surface agricole utile cultivée en bio, et à peine 10% des agriculteurs (propriétaires de petites exploitations pour la plupart), se sont convertis aux méthodes agricoles non-intensives. Dans le même temps, les demandes des grandes exploitations agricoles pour légaliser l’utilisation de plantes transgéniques (de type OGM, Organismes Génétiquement Modifiés ) s’accentuent sous la pression des multinationales avec leur lot de promesses de rentabilité décuplée.

    Le modèle agricole français, européen, est celui de la monoculture, de l’épuisement des terres et des technologies compensatrices (tels les OGM générant des pesticides) des effets pervers d’une activité en réalité plus proche de l’industrie que de l’agriculture. Si ce modèle permet encore d’alimenter les populations européennes et d’exporter, les conséquences à moyen et long termes sur la santé, la perte de goût des aliments, les qualités nutritives en baisse, la disparition des terres fertiles sont réelles et ne peuvent être écartées. Le modèle occidental de l’agriculture intensive est à bout de souffle.

    Etonnamment, en Afrique de l’Ouest, ce modèle occidental est contesté depuis plusieurs années et des alternatives s’y développent. Le donneur de leçon du nord serait-il inspiré d’aller voir du côté de ses ex-colonies du sud ?


  • #Quinoa: To Buy or Not To Buy…Is This The Right Question?
    http://www.globalpolicy.org/social-and-economic-policy/world-hunger/hunger-and-the-globalized-system-of-trade-and-food-production-/52295-quinoa-to-buy-or-not-to-buyis-this-the-right-question-.html?item

    The UN has designated 2013 as the International Year of Quinoa and has high hopes for its role in the fight against world hunger. The crop is becoming increasingly popular, with health enthusiasts heralding it as a “super-food”; however, the question surrounding this popularity’s impact on quinoa growers in the Andes is also topical, and contentious. Critics claim that the mounting demand for the super-grain increases its price and makes it inaccessible to poor Bolivians who rely heavily on it for nutrients. Others, including the UN, argue that the farmers are benefiting economically from the high demand for the crop. In either case, the responsibility is placed on the consumer: to boycott its sale or to increase it. This article argues that it is not consumer habits that are affecting the lives of the farmers; it is rather the system behind production that really calls for change. Cheap US wheat products saturate the Bolivian market, undermining the local food market and making it difficult for local farmers to compete. Furthermore, the farming of the crop is having harmful effects on the land and ecosystems as the government pushes for the mechanization of the production system.

    #agriculture #paysannerie #agrobusiness

    • Le problème n’est pas ce que l’on mange, mais le système qui est derrière ce que l’on mange.
      Je ne pense pas que les gens qui bouffent des lasagnes surgelées choisissent consciemment d’ingurgiter non pas du cheval (qui est un épiphénomène) mais du minerai de viande à base de déchets animaux.
      À moment donné, les mêmes lasagnes avec la même étiquette et surtout le même prix, c’était de vrais ingrédients. La plupart des gens ne se sont juste pas rendu compte que grâce au principe de #subsidiairité alimentaire, ce qu’ils mangent fidèlement depuis des années n’a plus rien à voir avec ce qu’ils avalaient au début.
      #menteurs #profitation

    • L’autre problème c’est de croire que nous puissions vivre et manger comme des riches alors que nous avons perdu la lutte des classes.

      Le point commun entre le lasagne-gate (qui est celui du "minerai" de viande) et la crise économique (qui débuta, souvenons-nous, par une crise financière), c’est cette propension du système à nous vendre du « junk » (junk food, junk bond) en lieu et place des produits attendus.

      Alors, bien sûr, notre vindicte se portera sur les margoulins qui se sont servis au passage, qu’ils soient traders ou équarrisseurs. Mais ce serait oublier que le principal point commun de ces “arnaques” est leur objectif identique : se persuader que « ceux d’en bas » peuvent manger de la viande tous les jours et acheter une maison.
      En fait, et assez logiquement aux vues des rapports de force socio-économiques actuels - qu’on ne sait plus nommer lutte des classes, les pauvres ne peuvent que manger de la merde et habiter chez leur banquier.
      – Des lasagnes dans mon ’Hedge Funds’ ? (http://carnets.clinamen.org/Des-lasagnes-dans-mon-Hedge-Funds)


  • Aflatoxine : le scandale du lait contaminé secoue les Balkans - Le Courrier des Balkans
    http://balkans.courriers.info/article21890.html

    Substance cancérigène, l’aflatoxine est produite par des champignons proliférant sur les grains conservés dans une atmosphère chaude et humide. Consommée par les vaches, elle peut facilement se transmettre au lait. Ces phénomènes se produisent généralement au terme d’une saison estivale particulièrement chaude et sèche, ce qui a justement été le cas en 2012 : une forte vague de chaleur et de sécheresse a frappé toute l’Europe méridionale (notamment la Serbie) durant 75 jours, provoquant une situation comparable à celle qu’avait connu la France en 2003.

    Pour réduire la présence d’aflatoxine, il suffit de changer la nourriture du bétail, mais il faut attendre une semaine pour voir les conséquences de ce changement de régime, le temps que la toxine soit éliminée avec les urines. « Nous savons bien que notre choix impliquera de grosses pertes pour les producteurs », déclarait le numéro un de Dukat, Alen Fontana. « Malheureusement, nous ne pouvons pas faire autrement ».

    À quoi cela me sert-il d’avoir un État si je ne peux même pas être certain que la nourriture vendue dans les supermarchés n’est pas du poison ? ».

    Selon Goran Jesić (DS), secrétaire à l’Agriculture de la province autonome de Voïvodine, le gouvernement serait également coupable d’avoir falsifié les résultats des analyses et d’avoir menti à l’opinion publique.

    #alimentation #agrobusiness


  • Marc Dufumier : « Les produits peu chers nous coûtent en fait très cher »
    http://www.20minutes.fr/article/1109127/marc-dufumier-les-produits-peu-chers-coutent-fait-tres-cher

    Les produits peu chers nous coûtent en fait très cher, par exemple en épuration des eaux, en sécurité sociale pour la santé, pour se débarrasser des algues vertes en Bretagne… Ce sont des impôts que nous payons déjà. Il faudrait rémunérer les agriculteurs pour qu’ils se convertissent et se maintiennent dans une agriculture plus respectueuse de la santé et de l’environnement. De plus, il faudrait plus largement une redistribution plus égalitaire des revenus en France : soit on parvient à faire en sorte que les couches modestes voient leur pouvoir d’achat s’accroître, soit on rend les aides de la PAC plus incitatives sur le volet environnemental.

    #aptonyme #agroécologie
    #alimentation #agroalimentaire #multinationales #agrobusiness #environnement #travail #eau


  • LA FACE CACHÉE DES MARQUES
    http://www.behindthebrands.org/en//~/media/Download-files/bp166-behind-brands-260213-fr.ashx

    Justice alimentaire et les 10 géants du secteur alimentaire et
    des boissons

    Au cours du XXe siècle, de puissantes entreprises du secteur
    alimentaire et des boissons ont connu une réussite commerciale
    sans précédent. Mais alors même que ces entreprises prospéraient,
    les millions de personnes ayant constitué la main d’œuvre, et ayant
    fourni la terre et l’eau nécessaires à la culture de leurs produits,
    rencontraient des difficultés croissantes. De nos jours, l’extrême
    volatilité de l’environnement, les communautés affectées et les
    consommateurs de mieux en mieux informés poussent l’industrie à
    repenser son approche. Dans le présent rapport, Oxfam évalue les
    politiques sociales et environnementales des dix plus grandes
    entreprises du secteur alimentaire et des boissons et les appelle à
    prendre les mesures qui s’imposent pour créer un système
    alimentaire équitable.