• Le « modèle turc », un serpent de mer polymorphe | Carnets de l’IREMAM
    http://iremam.hypotheses.org/2190

    Le projet économique lui-même, socle matériel le plus prometteur car conceptuellement le plus accessible, a lui aussi sombré. La promesse d’une prospérité partagée n’a pas freiné les conflits sociaux, tribaux, communautaires, ethniques. Or la Turquie de l’AKP, d’une part, a besoin de ses exportations et rien ne compense aujourd’hui la part grandissante du marché proche-oriental (il y a bien l’Afrique noire où elle tente de se déployer – visite d’Erdogan en février 2013 -, mais là encore, son domaine d’intervention est précisément cette Afrique sahélienne que la présente expédition française au Mali, mobilise justement contre les dangers de l’islamisme), d’autre part, elle est une grande consommatrice d’énergie qu’elle obtient actuellement principalement d’Iran et de Russie, deux interlocuteurs qui lui font face dans la question syrienne. Donc, pour des raisons sécuritaires, la Turquie préfère rejoindre le camp américain dans le déploiement d’un bouclier anti-missile, ce qui veut dire qu’elle est obligée de se réaligner sur un camp et d’abandonner sa prétendue autonomie de décision, mais elle doit en même temps conserver la proximité de l’autre camp et peut-être rester dans une sorte de dépendance sur le moyen terme.

    #Turquie
    #AKP


  • Une révolution par le bas | Contretemps (23.01.11)
    http://www.contretemps.eu/interviews/revolution-par-bas

    Quant à l’intégration des islamistes au jeu politique, là aussi, il faut se garder d’une analyste simpliste qui opposerait de manière caricaturale le « camp laïque » au « camp islamisant ». Nombre de militants d’extrême gauche, de féministes et de démocrates progressistes sont clairement pour que les islamistes du parti #Ennahda (Renaissance) participent au jeu démocratique tunisien. D’autres, en revanche, continuent à agiter le « chiffon vert ». En exil, les #islamistes réformistes participaient déjà à de nombreux forums de l’opposition démocratique. Il s’est produit un phénomène d’acculturation réciproque : la gauche a appris à connaître les islamistes (les Khouanjis comme on dit en tunisien) et les islamistes ont largement révisé leurs positions, en admettant un certain nombre d’acquis sécularistes comme le Code du statut personnel qui, comme vous le savez, est plutôt égalitaire en #Tunisie (interdiction de la polygamie, abolition de la répudiation et instauration du mariage et du divorce civils). Le parti islamiste de Rached Ghanouchi a pour modèle le parti #AKP d’Erdogan qui est actuellement au gouvernement en Turquie. Rien à voir avec Al Qaeda ou le salafisme étriqué de l’Arabie Saoudite. Toutefois, il n’est pas impossible que le thème de l’épouvantail islamiste, du « péril vert », soit brandi par un certains nombre d’acteurs qui ont intérêt à faire capoter le processus de démocratisation.


  • #TURQUIE : #Lettre de #SönerYalçin #journaliste em #prisonhttp://goo.gl/P1iv0

    La #blackListe du #Bosphore

    Abjecte record de cette grande nation qu’est la Turquie. 76 journalistes et distributeurs de presse en prison, soit la moitié du contingent mondial des journalistes détenus, croupissent dans les geôles d’un pays qui prétend donner des leçons de démocratie.

    Söner Yalçin est le fondateur d’un site internet appelé « #OdaTV » qui pourfend la politique gouvernementale de l’ #AKP au pouvoir depuis 2002, par Recep Tayyip Erdogan. OdaTv dénonce la corruption, l’accaparement d’une économie par une oligarchie, l’influence des partis religieux et les atteintes répétées à la liberté d’expression.

    Pour lui, la Turquie s’enfonce dans l’obscurantisme, loin de la vision « démocratique » qui est prônée et vendue aux #médias étrangers.

    Il sera jugé le 16 novembre prochain.