• De la #Nanotechnologie à la bionanotechnologie
    http://www.internetactu.net/2014/04/24/de-la-nanotechnologie-a-la-bionanotechnologie

    Aujourd’hui, les progrès accomplis en biologie vont-ils nous permettre de réaliser certains des rêves de la nanotechnologie ? Cela semble de plus en plus le cas, ainsi qu’en témoignent les récents progrès en bionanotechnologie. Il existe une différence légère entre #biologie_synthétique et bionanotechnologie (même si ces deux champs partagent énormément de points communs). La première cherche à modifier des systèmes…

    #adn #biotechnologies #NBIC #programmation


  • Les hommes-abeilles du Sichuan
    LE MONDE | 23.04.2014
    http://www.lemonde.fr/planete/portfolio/2014/04/23/les-hommes-abeilles-du-sichuan_4405576_3244.html
    La baisse de la population d’abeilles serait évidente dans la région depuis les années 1990.

    http://s2.lemde.fr/image/2014/04/23/730x487/4405593_7_a810_perches-aux-branches-des-pommiers-les_9eaf9b716e9a79506cc55d78dccb5340.jpg

    Perchés aux branches des pommiers, les agriculteurs du village de Nanxin se contorsionnent pour atteindre les fleurs les plus éloignées. Faire le travail réservé ailleurs sur la planète aux abeilles requiert une certaine agilité.
    Crédits : GILLES SABRIE POUR « LE MONDE »

    http://s2.lemde.fr/image/2014/04/23/730x487/4405587_7_1473_tous-les-habitants-du-village-en-age-de_7ccf54006c5c39df711dd3160716440f.jpg

    Tous les habitants du village en âge de travailler sont mobilisés pour la pollinisation à la main. Cette année, elle a commencé mi-avril et devra être achevée avant le 27 ou 28 du même mois.
    Crédits : GILLES SABRIE POUR « LE MONDE »

    http://s1.lemde.fr/image/2014/04/23/730x487/4405588_7_d205_les-plus-anciens-de-ces-paysans-acrobates-sont_ea49bb6127526b297d11012e141af0a7.jpg

    Les plus anciens de ces paysans acrobates sont adroits et arrivent à déposer le pollen sur toutes les fleurs d’un arbre en à peine une demi-heure.
    Crédits : GILLES SABRIE POUR « LE MONDE »

    #biodiversité



  • La #permaculture est aussi confrontée au solutionnisme, des solutions clefs en main à appliquer partout : mettre des arbres, ajouter du mulch/paillage, faire des buttes , creuser des swales/baissières, avoir une spirale d’herbes aromatiques ...

    Dans deux articles, Patrick Whitefield, un permaculteur anglais connu, remet en question deux vaches sacrées de la permaculture, les swales et le mulch.

    Il explique en gros que certaines solutions viennent du contexte australien et ne s’appliquent pas en Angleterre à cause du climat différent.

    Les swales sont bien indiquées en Australie car les pluies sont en été, et ponctuelles mais fortes. Elles permettent d’infiltrer l’eau qui sera accessible aux plantes, de stocker de l’eau dans le sol, et d’empêcher l’#érosion. Mais en Angleterre l’eau tombe de façon continue en hiver, quand les plantes ne poussent pas. Pour Whitefield, mieux vaut stocker l’eau dans des bassins ou des lacs, et drainer le surplus.

    Pour le mulch, il a plusieurs désavantage dont celui d’offrir un habitat aux #limaces qui sont un problème bien plus grand en Angleterre qu’en Australie.

    Les solutions devraient toujours être précédées des problèmes que l’on cherche à résoudre, comme c’est le cas dans le formalisme des #design_patterns. Non, des fois il ne faut pas de mulch, ou de swales, ou d’arbres, ou de buttes ...

    One of Permaculture’s Holy Cows : the Death of the Swale
    http://patrickwhitefield.co.uk/one-permacultures-holy-cows-death-swale

    Mulching in the Garden : Essential Permaculture ?
    http://patrickwhitefield.co.uk/mulching-in-the-garden-essential-permaculture-2

    • Ça ma renvoie à mes propres interrogations pour mon terrain.

      J’ai renoncé aux swales car le terrain est trop pentu. A moyen terme, ce sont les racines d’arbres et arbustes plantés suivant les lignes de niveau qui infiltreront l’eau.

      Pour l’instant j’ai choisi de drainer l’eau qui coule des torrents en hiver, justement parce qu’elle coule après les grosses pluies qui vont théoriquement déjà charger le sol en haut (si je me débarrasse de la couche de graminée qui feutre le sol et empêche l’infiltration). Et puis si ça se trouve l’infiltration va surtout se retrouver en bas du terrain déjà gorgé d’eau.

      Je vais faire des buttes car le potager est gorgé d’eau, et les allées entre les buttes serviront de swales car je peux guère faire autre chose face au surplus d’eau qui coule depuis la mare.

      La spirale d’herbe aromatique me semble beaucoup de boulot si on a un espace suffisamment grand pour avoir les bons microclimats pour les différentes aromatiques.

    • Dans ton cas je ne ferais pas une croix définitive sur les swales dans la pente, car comme en témoigne l’abondance de brachypode c’est un coteau calcaire mésoxérophile, ou l’eau ne reste pas longtemps.
      Et je pense que dans les zones de léger « replat », où la pente est moins forte, des swales peuvent changer la dynamique de la matière organique et de l’eau. Notamment si elles sont associées à des restanques dans les zones de plus grosse pente. ça pourrait donner une situation où il n’y aura plus besoin d’enlever telle ou telle graminée, la végétation spontanée aura changé d’elle-même, le brachypode aura cédé sa place à des choses moins xérophiles (houlque, fromental, avoine sauvage...), plus broutables ou fauchables, et sans feutrage car vie microbienne mieux développée.

      Pour ce qui est de l’eau qui se retrouve en bas, à mon humble avis tu en auras d’autant plus massivement qu’elle descend vite la pente. Un système qui la fait descendre lentement et la fait mieux s’infiltrer dans le sol pourra tenir lieu de tampon en quelque-sorte.

      Sur le mulch comme dogme solutionniste voir aussi http://senshumus.wordpress.com/2008/11/15/matiere-organique

    • Les restanques sont le meilleur système, mais loin d’être celui qui produit le plus de changement pour le moins d’intervention. Je n’ai tout simplement pas le courage de monter des murs en pierre (et en plus les anciens l’ont déjà un peu fait, donc je vais galérer pour trouver les pierres)

      Pour les swales, je pense que la pente est trop forte de toute façon, vu ce que j’ai lu dans les livre et ce que je ressens sur le terrain.

      Je pense que j’ai besoin d’enlever les graminées une seule fois pour faire des lignes de pionnières (luzerne) suivant les contours (des swales plates on va dire). J’ai remarqué que là où j’avais planté un plaqueminier qui a crevé, la végétation était bien bien différente après ma perturbation initiale et le mulch, mais il me semble que j’avais aussi choisi le lieu car il avait une végétation légèrement différente et que j’associais ça à une zone plus humide. A suivre...

    • Pour les restanques je les imaginais plutôt en bois (piquets + remplissage ou tressage sommaire), plus vite monté, nécessite un entretien tous les 2-3 ans mais globalement moins de boulot qu’une restanque en pierre. Les petites que j’ai dans mon poulailler tiennent bien. Cela dit, les piquets sont des saules qui ont pris racine, ça aide, et je sais pas quel équivalent serait envisageable sur un terrain sec et ensoleillé.

      Dommage pour les swales.
      Gare à l’érosion en enlevant les graminées.
      La luzere est carrément bien indiquée pour ce lieu, et elle aiderait aussi l’eau à pénétrer.

    • @koldobika :

      Sur le mulch comme dogme solutionniste voir aussi http://senshumus.wordpress.com/2008/11/15/matiere-organique

      Et aussi sur ce qu’on avait vu du coin du futur #potager :

      http://www.permaculture.eu.org/blog/2012/06/debuts-au-potager

      Cette étude des plantes a été très importante et contient une véritable leçon : le premier principe de permaculture devrait être : « cela dépend du contexte« . En effet les personnes qui se sont un peu renseignées sur la permaculture et qui sont assez néophytes pourraient être tentées, comme je l’ai été, d’appliquer des méthodes classiques et clef-en-main que l’on voit dans les bouquins. En l’occurrence ici ne pas travailler le sol et ajouter de la matière organique végétale sous forme de carton et de paille. Erreur terrible au vu de ce que nous révèle les plantes1, puisque cela n’aurait pas arrangé le problème de compactage et aggravé l’engorgement en matière organique, principal problème de la parcelle.

      La meilleure solution pour cultiver des légumes sur cette parcelle en attendant que ces problèmes soient réglés, consiste en une accumulation d’hérésies pour certains permaculteurs, à savoir :

      – Décompacter par un travail du sol ;
      – Ne pas ajouter de matière organique végétale difficile à minéraliser : pas de paillage épais, ajout de compost (ou mieux de fumier) ;
      – Relancer l’activité microbienne en laissant le sol à nu (puis en paillant légèrement) et en apportant de l’azote (purin d’ortie, fauches de yèble)

      Alors que nous reste t-il comme pratique culturale pour produire nos légumes ? Faut-il nous joindre à la majorité des jardiniers en empoignant motoculteurs et flacons de désherbants ?

      Heureusement, il existe une méthode de culture soutenable et qui va dans la direction indiquée par les plantes, même si elle nous appelle moins que les techniques permaculturelles (mais ce n’est qu’une solution provisoire), et c’est la #biointensive.

      Même si j’aime l’aspect polyculture et que je vais m’en donner à cœur joie avec les vivaces, la biointensive apporte aussi des avantages, les deux premiers que je vois étant un milieux moins favorable aux limaces car pas de mulch, et une meilleure pollinisation grâce aux mini-monocultures.

    • @koldobika :

      Cela dit, les piquets sont des saules qui ont pris racine, ça aide, et je sais pas quel équivalent serait envisageable sur un terrain sec et ensoleillé.

      Et plein de chevreuils :)

      Ça me semble encore trop de boulot. J’espère m’en sortir qu’avec du biologique. Je pense que je ferais ça au printemps prochain si j’ai le temps, pour minimiser l’érosion entre le moment ou je vais enlever les graminées et celui où les luzernes pousseront, en évitant les grosses pluies.


  • L’#agriculture du #labour, arme de destruction massive

    Soil erosion and agricultural sustainability
    http://www.pnas.org/content/104/33/13268.long

    Data drawn from a global compilation of studies quantitatively confirm the long-articulated contention that erosion rates from conventionally plowed agricultural fields average 1–2 orders of magnitude greater than rates of soil production, erosion under native vegetation, and long-term geological erosion. The general equivalence of the latter indicates that, considered globally, hillslope soil production and erosion evolve to balance geologic and climate forcing, whereas conventional plow-based agriculture increases erosion rates enough to prove unsustainable. In contrast to how net soil erosion rates in conventionally plowed fields (≈1 mm/yr) can erode through a typical hillslope soil profile over time scales comparable to the longevity of major civilizations, no-till agriculture produces erosion rates much closer to soil production rates and therefore could provide a foundation for sustainable agriculture.

    Érosion moyenne du sol en mm/an :
    Agriculture conventionnelle : 3.939 mm/an
    #Agriculture_de_conservation (non labour,...) : 0.124 mm/an
    Végétation naturelle : 0.053 mm/an

    http://www.pnas.org/content/104/33/13268/F2.medium.gif

    #sol #érosion


  • http://errata.eklablog.com/sans-crier-gare-surgit-la-nuit-extraits-a107592382
    http://ekladata.com/CdOaqyLlULQ_OnTZzDOVgFtsq6s@500x333.jpg
    Sans crier gare surgit la nuit (extraits)

    Quand je me suis présenté, Gino a scruté mes traits d’un air interrogatif. Puis il m’a dit qu’il me reconnaissait.
    Il parle lentement, d’une voix cassée, en économisant ses forces – son visage émacié porte des traces profondes de brûlures, surtout sur les joues et le cou. Son crâne est glabre hormis une touffe de cheveux ras à la lisière du front. Son dos a été gravement brûlé et surtout la partie postérieure de sa tête. Le cartilage de ses oreilles a dû être entièrement reconstitué par des greffes, mais leur aspect est plutôt informe.
    Il semble content que quelqu’un vienne lui parler. Il se force à sourire – il sourit sans étirer les lèvres, ce qui dégage une étrange impression de fixité, comme s’il portait un masque rigide. Il change souvent de position sur son matelas antalgique et son visage grimace durant de brefs instants. Ses yeux sont vifs et son intelligence semble intacte.
    http://ekladata.com/91JPlWlB73saNxceWXUgIFMTUxo@195x272.jpg
    La politique le passionne depuis toujours – très jeune, il a été pigiste pour divers journaux et a créé un site d’information sur la Toile. Il est convaincu que le raz de marée PSAR n’est pas la fin de l’histoire, d’autres partis naîtront et mourront après lui. Il pense que la phase de dépolitisation de la population n’est pas encore arrivée à son terme – il prévoit qu’aux prochaines élections législatives, plus de soixante pour cent des électeurs s’abstiendront et dix pour cent voteront nul.
    Il résume ainsi l’idée que les gens se font des hommes politiques. L’un d’eux se tourne vers un collègue et déclare : « En y réfléchissant bien, il doit y avoir un moyen de faire de la politique honnêtement.
    – Ah oui, et lequel ? interroge l’autre.
    – Eh bien, conclut le premier, j’étais certain que tu ne le connaissais pas non plus. »
    Les yeux dans le vague, Gino caresse distraitement les cicatrices de son cou.
    « Tout le monde a peur, poursuit-il, tout le monde se méfie de tout le monde. Le suicide est devenu la première cause de mortalité chez les gens de moins de trente-cinq ans, l’accident vasculaire chez les autres, le désespoir engendre la violence qui renforce le besoin sécuritaire – comment sortir de ce cercle vicieux ? »
    Nous parlons de l’attentat et il me décrit le dispositif des tueurs : des bombes incendiaires petites et discrètes disséminées parmi les rayons, de préférence près de produits inflammables. Ces bombes contiennent du phosphore blanc et ont été réalisées de manière artisanale par un artificier compétent qui a pris soin de n’utiliser que des matières non signalées par le détecteur de métal : boîtiers en résine polyester, retardateurs et détonateurs en graphène. Mais cela, je le sais déjà. J’ai lu et relu ad nauseam tous les rapports d’expertise. Le phosphore blanc est un matériau pyrophorique – cela signifie qu’il s’enflamme spontanément au contact de l’air. Il brûle en produisant une flamme jaune et provoque de douloureuses brûlures chimiques qui ont l’aspect de zones nécrosées de couleur jaunâtre. Il est très soluble dans les lipides, c’est pourquoi les particules enflammées s’enfoncent rapidement sous la peau. Les brûlures sont généralement multiples et profondes, car le phosphore blanc continue à brûler jusqu’à ce qu’il soit totalement consumé ; il peut donc pénétrer jusqu’à l’os – les membres des blessés ressemblent alors à des mottes de gruyère. La combustion dégage une épaisse fumée blanche et corrosive qui attaque les muqueuses des yeux et des bronches. Les survivants à une attaque de ce type souffrent la plupart du temps de problèmes pulmonaires.
    Les rapports précisaient que le phosphore blanc n’est pas un produit réservé à l’usage militaire puisqu’il a une infinité d’applications. On le retrouve dans un nombre considérable de produits, des boissons gazeuses à la pâte dentifrice. L’industrie s’en sert pour produire de l’acide phosphorique, pour fabriquer des engrais, des additifs alimentaires, des produits de nettoyage et bien d’autres choses encore, comme la méthamphétamine, une drogue puissamment neurostimulante.

    Gino me répète tout cela, mais ne m’apprend rien. J’attends qu’il en vienne à l’essentiel, qu’il me raconte ce qu’il a vu dans la parfumerie avant d’être blessé et de perdre la mémoire des visages. Je suppose qu’il devine ma curiosité – il est l’un des principaux témoins de l’attentat qui a coûté la vie de ma fille, fait qu’il ne doit pas ignorer. Mais que pourra-t-il m’apprendre de plus que ce qu’il a déjà raconté des dizaines de fois à la police et que j’ai lu dans les rapports ? J’aimerais qu’il me révèle un détail nouveau qui mettrait mon imagination en marche. Mes mains se crispent, elles sont nouées l’une à l’autre jusqu’à me faire mal, je déglutis ma salive pour contrôler ma nausée. Il me parle de cette femme assez corpulente présente dans la parfumerie. Le vigile l’a accostée au moment où elle sortait. L’homme a demandé à voir l’intérieur de son sac. Elle a pâli en l’ouvrant. Le vigile voulait l’entraîner dans une petite salle au fond de la parfumerie pour la fouiller. La femme a lâché son cabas pour s’enfuir. Le molosse l’a retenue par le bras, il a ramassé le sac, puis il l’a poussée vers la petite salle du fond – Gino a oublié les traits de la cliente, mais il se souvient que les gens qui étaient là paraissaient embarrassés, peut-être même offusqués qu’on traite ainsi une femme qui n’était sans doute plus très jeune. Il a décidé de quitter la parfumerie alors que la femme tentait de se dégager, mais le vigile la retenait fermement par le col de sa robe ou par le bras – il ne saurait le dire avec précision. L’homme a fourragé dans le sac et a crié : « Regardez, elle a pris ça ! » en tendant à bout de bras un petit boîtier noir à peine plus gros qu’un réveille-matin. À l’instant où il a prononcé la dernière syllabe, il a disparu dans une gerbe de feu. Gino Fontaine franchissait le seuil de la parfumerie et son corps frappé par un souffle brûlant a bondi comme un ressort vers les policiers de l’entrée. L’un d’eux l’a reçu dans les bras.
    L’analyse de l’ADN des cadavres extraits de la parfumerie n’avait pourtant conduit à aucune piste sérieuse. Si la cliente mystérieuse de Gino avait eu effectivement un rôle dans l’attentat et si elle avait péri dans l’incendie, elle n’était en tout cas répertoriée sur aucun fichier de police.
    On a montré à Gino le portrait de toutes les victimes, celles de la parfumerie et les autres, mais leurs visages ne lui disaient rien. La police a reconstitué la façon dont ces victimes étaient vêtues, Gino penchait pour une robe en matière synthétique de ton grenat, mais ne pouvait l’affirmer. Les enquêteurs s’étaient heurtés à une difficulté majeure : l’incendie avait eu raison des supports numériques où étaient gravés les films de télésurveillance. Tout ce que les caméras avaient enregistré, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du centre commercial, était parti en fumée. Il semble que des bombes aient été placées intentionnellement tout près de la cabine de gardiennage où étaient centralisés ces enregistrements et la plupart des vigiles présents avaient d’ailleurs péri lors des explosions.

    [...]

    Le groupe semble avoir achevé les préparatifs et se dirige en file indienne vers le biopôle. Le type baraqué qui marche à nos côtés nous prévient que l’action durera exactement sept minutes et que ceux qui s’attarderont au-delà de ce délai devront se débrouiller par eux-mêmes.
    Je me demande : Que faire si je ne la retrouve pas en sept minutes ?
    Le petit groupe de tête composé de cinq ou six militants armés de pinces-monseigneurs et accompagnés de quelques chiens, sectionne le grillage de clôture et pénètre sans difficulté dans le parc de stationnement.
    Pour l’instant, en apparence, aucune alarme ne s’est déclenchée.
    Les chiens, débarrassés de leurs muselières, s’élancent aussitôt à la recherche de ceux des vigiles.
    Des silhouettes un peu titubantes – le personnel de sécurité semble avoir été surpris en plein sommeil – font leur apparition au seuil des bâtiments et s’avancent prudemment sur le parc.
    Je regarde ma montre : il est quatre heures sept.
    Probablement impressionnés par le nombre d’assaillants, les vigiles rebroussent chemin et vont se réfugier dans les bâtiments en gardant leurs chiens près d’eux.
    Les portes des deux immeubles jumeaux sont fracassées à coup de massue et les sirènes se mettent à hurler, divers voyants de sécurité s’affolent et clignotent à tout crin.
    Des militants s’infiltrent dans chacun des deux bâtiments, le groupe le plus nombreux envahit celui qui abrite le CEPEN et l’animalerie – nous sommes une trentaine à nous ruer à travers le sas, horde compacte et bruyante piétinant des débris de verre (je note que la plupart des militants sont chaussés de solides godillots). Les chiens semblent avoir parfaitement compris que leur rôle consistait à neutraliser non seulement leurs congénères à quatre pattes, mais aussi tout individu porteur d’uniforme et ils trouvent d’instinct la loge des gardiens – lesquels ont tenté de se barricader dans leur cage vitrée en déplaçant du mobilier, défense dérisoire face aux massues des assaillants. Ces vigiles ne sont que trois, des types bedonnants, plus âgés et beaucoup moins athlétiques que ceux de l’équipe de jour. Bien que portant pistolet au ceinturon, ils n’opposent pas de résistance, se laissent bâillonner et ligoter, puis attacher à leurs fauteuils. Leurs chiens sont piqués et endormis, le matériel informatique et de télécommunication soigneusement détruit en l’espace de quelques secondes.

    Le gros des troupes se dirige vers l’animalerie située au premier étage. Pour ma part, je cherche les salles d’opération ou d’hospitalisation et bute sur des portes blindées et verrouillées qui, à mon grand regret, n’intéressent pas les autres. Je m’adresse à un garçon armé d’une massue et lui demande de fracasser la large porte du secteur d’examen et d’internement. Elle est munie d’un dispositif de verrouillage de sécurité automatique et résiste plusieurs minutes, mais son blindage se déforme petit à petit et elle finit par céder avec un claquement sec qui couvre durant une fraction de seconde le bruit strident de la sirène d’alarme.
    Un long couloir s’ouvre devant moi, éclairé à intervalles réguliers par les balises de veille qui dessinent le volume d’une voûte sombre et sinistre. Le sol est très brillant et glissant, couleur de beurre frais. Certaines portes donnent sur des salles d’examen où seuls sont discernables d’imposants appareils, d’autres sont verrouillées et je n’ai pas l’impression, tant s’en faut, que je pourrais les défoncer d’un coup d’épaule.
    Dans l’une des salles d’hospitalisation, je découvre un vieillard allongé, endormi ou inconscient, le crâne couvert d’un filet géodésique bourré d’électrodes reliées à un écran où zigzaguent des courbes de différentes couleurs – je demeure immobile durant plusieurs secondes, fasciné par cette vision, me demandant : Est-ce ainsi qu’on « reprogramme » un cerveau ? Je poursuis et ne découvre aucune autre présence humaine. Il ne semble y avoir à cette heure ni infirmier de garde, ni personnel médical, sans doute parce que les patients sont monitorisés et surveillés depuis la loge des gardiens.
    Des aboiements et d’autres cris d’animaux résonnent dans le couloir – un chahut infernal digne d’un abattoir où l’on écorcherait vif des centaines de bêtes.
    Même si je ne l’inspecte que sommairement à la lumière des veilleuses, chaque salle que je visite me fait gaspiller de précieuses secondes. Le temps passe vite et les sept minutes fatidiques seront bientôt écoulées.
    Le bruit du martèlement des chaussures dans les escaliers et les vibrations conduites par le béton du palier s’intensifient, ce qui annonce peut-être la fin prochaine de l’évacuation des animaux.
    Je me démène comme un diable, ouvre et ferme les portes de manière de plus en plus précipitée. Mes gestes sont maladroits. Mon corps pèse une tonne. J’ai peur de me perdre, de ne plus reconnaître l’espace ni les objets. J’arrive, à bout de souffle, à l’extrémité du couloir et je pousse les battants d’une porte métallique, puis d’une autre donnant accès à un autre couloir qui n’est pas éclairé. J’avance prudemment, me cogne les tibias dans divers objets, puis j’ouvre une porte dont je trouve la poignée à tâtons. J’aperçois une forme allongée dans la pénombre, un corps inerte enveloppé d’une couverture.

    Avis et commentaires :
    http://errata.eklablog.com/avis-et-commentaires-sur-sans-crier-gare-surgit-la-nuit-a107172896

    #animalerie #biopôle #bombe #brûlure #chien #méthamphétamine #phosphore #polar #roman #vigile


  • « Alimentation, énergie, production, emplois,... quelle souveraineté pour faire face à la crise ? » | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/alimentation-energie-production-emplois-quelle-souverainete-pour-faire-face

    Quand on évoque la notion de « #souveraineté », quelles sont les premières définitions ?
    Ici c’est une conception centrée sur la notion d’#Etat qui domine ou une approche politico-juridique qui caractérise le terme souveraineté.
    Pour ne prendre que l’exemple d’une communauté linguistique, il est clair que dans le cas de la #langue_basque, pour en assurer la survie, il faut des outils politico-juridiques apportant plus de protection que ceux en vigueur actuellement. Et il faut il faut aussi plus d’outils pour pouvoir prendre des mesures socio-économiques et assurer un développement durable. Mais avec un Etat, on n’a pas de garantie sur la pérennité de la communauté linguistique, ni sur celui d’un modèle de développement social, écologique et démocratique.
    En effet, les Etats actuels sont aussi dépossédés de leur pouvoir. Ils doivent récupérer le pouvoir politique pour leur territoire, car ils sont dépendants de l’oligarchie financière.
    Il me semble qu’au Pays Basque on a des difficultés pour repenser et enrichir la notion de souveraineté. L’Aitaren Etxea (la maison de nos ancêtres), ou la forme politico-administrative-territoriale de notre pays a marqué l’agenda de la gauche basque, qui n’a pas eu suffisamment de force pour mettre en place des organisations sociales alternatives ou construire ici et maintenant d’autres modes de vie en commun, en commençant de la base pour aller au sommet. Souvent, le modèle de développement n’occupe que les deux derniers paragraphes dans les projets de société.

    Les initiatives populaires changent-elles ce point de vue sur la « souveraineté » ?
    Quoiqu’il arrive au niveau du cadre politico-juridique, et tout en avançant dans la lutte politique en sa faveur, nous devons en tant que citoyens aller de l’avant. Et cela, en tenant compte de l’aptitude montrée par les initiatives populaires dans l’histoire de ce pays à créer des structures indispensables dans des domaines propres à la vie en société (langue, économie, éducation, etc. ). Selon toutes les apparences, il nous faudra, dans un premier temps, gérer sans Etat cette période qui ne pourra compter sur la « #croissance », et pour cette nouvelle phase, nous devrons mettre en place de nouvelles stratégies, ainsi que de nouveaux outils, par nos propres moyens.

    Comment votre parcours a-t-il façonné votre point de vue sur la « souveraineté » ?
    Les deux sujets de recherche que sont l’économie solidaire et la #transition éco-sociale m’ont amené à penser la question de la souveraineté au-delà des sentiers battus. L’économie solidaire, de par ses formes nombreuses et variées, provoque de petites ruptures dans les failles du système, en faisant vivre une #économie au quotidien selon d’autres logiques. Le risque c’est qu’elle devienne un palliatif du système et une économie permettant la propre subsistance du système. Son enjeu est de faire grandir ces petites ruptures et de se positionner dans un projet politique plus grand, qui ait comme objectif d’accroître la capacité d’#autodétermination des personnes, des peuples et des territoires.

    Par conséquent, qu’ajoutez-vous au concept de « souveraineté » ?
    Pour ce qui est de la question éco-sociale, il suffit de prendre quelques minutes pour comprendre le fait que le modèle de civilisation qui est aujourd’hui hégémonique est condamné. Pendant quatre décennies nous avons dit que nous nous dirigions vers la collision et nous vivons désormais un moment de collision.
    Les ressources matérielles et énergétiques vont en s’amenuisant, et les #déchets (dont les émissions de gaz à l’origine du réchauffement global) en augmentant, ainsi que les stocks d’armes. Et, paradoxalement, la machine ne donne aucun signal qu’elle s’arrêtera, ni même qu’elle ralentira son allure. Elle a comme unique solution la “fuite en avant” et cela aura assurément de terribles conséquences. Avec ce choix, l’#effondrement n’est plus une probabilité lointaine, il devient un événement certain.
    Il est assez clair que des changements énormes nous attendent. Essentiellement du fait de la #crise_énergétique globale, il sera très difficile de maintenir le métabolisme social actuel, l’échelle qu’a l’économie actuelle, et la complexité de la société. Le #changement_climatique nous dit que nous devrions changer si nous ne voulons pas vivre ses terribles conséquences, et la crise énergétique nous dit que nous devons changer. Ceci veut dire que la contraction sera le mouvement réellement important : dans l’utilisation de l’énergie, dans la production, dans la mobilité géographique, dans la consommation, dans la démographie, dans le narcissisme… Il s’agit de voir à quel rythme et dans quelle mesure. De toute façon, l’exigence physique est de vivre avec moins. Mieux vivre avec moins est le scénario politique que nous avons à mettre en oeuvre.

    Pourquoi ces éléments sont-ils indispensables et donnent-ils sens au concept habituel de « souveraineté » ?
    L’avenir sera principalement marqué par une phase de contraction. Pour y faire face en s’appuyant sur des bases solides, il sera essentiel de renforcer les #communautés de petite et moyenne taille, d’effectuer un saut qualitatif et quantitatif dans l’organisation de la société, de créer des structures plus petites et auto-gérées, d’améliorer les taux d’auto-suffisance tant au niveau de l’énergie que de l’alimentation. En un mot, de faire progresser la souveraineté des territoires.
    Vu ainsi, la réflexion autour de la souveraineté prend un tour très sensible. Le concept cesse d’être une vaine « entéléchie » (idéal suprême), et sa « praxis » (mise en pratique) cesse d’être sous l’emprise de la volonté de l’ennemi…
    Il se remplit de contenu en portant pour une fois la question du modèle de développement au cœur du débat politique. Et il nous emmène de la logique de la protestation, de la dénonciation ou de la résistance à la logique de la construction.
    Il suffit de revendiquer la souveraineté avec la même force et dans toutes les directions, y compris pour l’alimentation et l’énergie. Et nous pouvons dès à présent commencer à créer les structures et les stratégies pour cela. Nous avons déjà commencé.

    Quelles sont les conséquences de cette manière de voir dans le cas d’Euskal Herri ?
    Le projet de souveraineté a le potentiel d’attirer des personnes non abertzale. Le mouvement de construction national d’Euskal Herri avait en son temps intégré le principal conflit de la société moderne industrielle, en mettant côte à côte la « nation » et la « classe ».
    Nous avons besoin aujourd’hui d’une opération d’envergure sur les plans idéologique, politique et pratique en intégrant la question fondamentale de la nouvelle ère : la #transition socio-écologique (qu’elle soit contrainte ou volontairement organisée) aura des conséquences extraordinaires sur la vie de tous les citoyens et dans tous les domaines de la société.
    Cela nous amènera à repenser la globalité : comment organiser la société sans croissance.
    Et l’abertzalisme doit réfléchir à des solutions face à l’aggravation de la crise socio-écologique.
    Le renouvellement peut être profitable puisque nous disons que la gestion de la vie se fera à une échelle plus petite que celle des Etats. Il s’agit là de renforcer les muscles des régions ou des #bio-régions, et de constituer des communautés plus souveraines. Le projet de construction d’un territoire comme Euskal Herria va de pair avec l’idée de répondre avec sérieux aux enjeux d’un monde durable qui passe par le renforcement de l’échelle territoriale.

    Cette réflexion nous amène à la contradiction entre la croissance illimitée et un monde durable…
    Le projet d’avenir ne peut être la croissance, la stimulation de l’économie et l’augmentation du #pouvoir_d’achat selon la doctrine keynésienne. La politique #néolibérale comme la vision sociale-démocrate sont toutes les deux accrochées à la religion de la croissance, comme s’il n’y avait pas de limite bio-physique.
    L’Etat-providence n’est pas la panacée. Celui-ci a été mis en place par l’apport des matières premières et des flux énergétiques fondamentaux des pays les plus pauvres vers les pays les plus riches.
    Et d’un point de vue écologique, on peut difficilement trouver de période historique plus destructrice : à travers toute l’histoire de l’humanité, elle a produit l’interférence la plus grande dans toutes les infrastructures nécessaires à la vie.

    Qu’est ce que le concept de la #relocalisation ?
    Les produits de consommation font environ 1.600 kilomètres de l’endroit de production jusqu’au consommateur. C’est absurde et inefficient. Ce système n’est possible que parce qu’il n’inclut pas les coûts sociaux et écologiques.
    Le projet viable peut être la relocalisation, de prendre conscience de comment se font les choses. Selon toute apparence, la crise civilisationnelle va nous apporter de plus en plus de souffrance, mais en même temps cela peut être une occasion incomparable pour repenser le monde, le réécrire, le concevoir différemment.
    Certains disent que cela sera difficile de résister pour des macro-structures économiques et politiques comme l’Europe. Pour beaucoup, les Etats-nations eux-mêmes auront du mal à résister, un certain nombre pouvant disparaître (surtout ceux qui ont une grande dépendance énergétique).
    Les territoires qui ont un projet stratégique et une activité endogène se comporteront beaucoup mieux.
    Nous sommes en train de dire que le défi est de récupérer le pouvoir social, d’accentuer la capacité de contrôler les processus économiques et politiques des citoyens. Au mieux, pour surmonter la crise, les institutions en fonction aujourd’hui seront remplacées au fur et à mesure pour mettre à leurs places celles créées par les citoyens.

    Et est-ce que la relocalisation peut se concrétiser à l’échelle du Pays Basque ?
    Le processus de relocalisation est déjà en marche. Non seulement au Pays Basque mais aussi à travers le monde. Comme le dit le mexicain Victor M. Toledo, en lieu et place des entreprises géantes ayant le monopole, des #coopératives, des micro-entreprises ou des entreprises familiales naîtront. Plutôt que d’avoir des grandes banques, on aura des caisses d’épargne, des banques populaires ou du crédit coopératif. Pour remplacer des chaînes commerciales toujours plus grandes, le commerce équitable, l’#agriculture locale et écologique et les échanges directs entre producteurs et consommateurs se renforceront. Au lieu d’une gestion privée des énergies fossiles, c’est l’énergie solaire et renouvelable qui va croître par une production communautaire décentralisée…
    C’est le renforcement de ce monde qui est le grand défi, les autres options étant sans issue.
    Et comme je le disais, le processus est aussi en marche au Pays Basque. Ces dernières années, les groupes de consommation responsable ont connu une croissance exponentielle, les banques éthiques sont apparues (Fiare et Coop57), ainsi que les coopératives dans le domaine de l’énergie renouvelable (Goiener), le mouvement Bizi ! au Pays Basque nord, le mouvement en faveur de la souveraineté alimentaire (Etxalde), etc.
    De nos jours, il est difficile de dire qu’il n’y a pas d’alternative car une constellation de petites alternatives et bel et bien vivante, et c’est le renforcement de cette dernière qui est le défi.
    L’avenir se construira en grande partie avec les ingrédients et solutions qui sont actuellement en marche.


  • Inattendu plaidoyer de la FNSEA pour la biodiversité
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/FNSEA-biodiversite-recueil-actions-partenaires-21430.php4
    Bien bien bien...

    C’est précisément du fait de cette actualité parlementaire que la FNSEA a choisi de communiquer aujourd’hui sur l’engagement du monde agricole en faveur de la biodiversité. Le syndicat agricole publie un recueil récapitulant l’ensemble de ses actions et celles de 45 partenaires agricoles et ruraux en faveur de la biodiversité.

    Ces différentes organisations « souhaitent rappeler, à travers ce recueil, leur intérêt et leur investissement auprès des agriculteurs pour préserver et valoriser la #biodiversité, qu’elle soit ordinaire ou remarquable », souligne Christiane Lambert, première vice-présidente de la #FNSEA. Après une phase d’opposition, la biodiversité étant souvent perçue comme une contrainte ou comme un concept abstrait, la profession agricole entre dans une phase d’appropriation, reconnaît-elle. Et les chiffres semblent lui donner raison : cette initiative en faveur de la biodiversité lancée en 2010 par la fédération de syndicats agricoles ne réunissait encore que 14 partenaires il y a deux ans.

    « De nombreux programmes de recherche portent sur les liens entre pratiques agricoles et richesse de la biodiversité, sur les services écosystémiques comme la pollinisation, la diversité floristique des prairies ou les auxiliaires de culture et la productivité agricole, et sur les aménagements parcellaires favorables à la biodiversité », explique Christiane Lambert.

    #agriculture


  • Should cities be for animals too? | Cities | theguardian (v @greenroofsuk)
    http://www.theguardian.com/cities/2014/apr/14/cities-animals-urban-environment-species

    Raffa

    Should cities be for animals too? | Cities | theguardian (v @greenroofsuk) - http://www.theguardian.com/cities...

    13 minutes ago

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    “Half the world’s people live in cities – but urban environments have just a 10th of the species present in equivalent countryside habitats. Should we care and what can we do about it?” - Raffa

    https://image.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/4/14/1397471512665/5db98b47-9a2e-43c5-8ab7-c2c2f2791e3a-460x276.jpeg


  • Vers un design de la vie synthétique
    http://www.internetactu.net/2014/04/15/vers-un-design-de-la-vie-synthetique

    Dans le cadre de l’expédition Bodyware de la Fing, un groupe de travail sur l’impact du #corps dans le numérique, une journée de réflexion et d’ateliers sur la #biologie_synthétique était organisée le 14 mars en collaboration avec le Centre de recherches interdisciplinaires (CRI). La matinée a vu se succéder une série de trois interventions, celles d’Aleksandra Nivina (linked-in), biologiste…

    #biotechnologies #NBIC #vie_artificielle


  • Diptyque #agroécologie dans L’An 02

    Agroécologie : la nouvelle agriculture miracle ?
    http://www.lan02.org/2012/04/agroecologie-la-nouvelle-agriculture-miracle

    Jacques Caplat

    Depuis quelques années, de plus en plus d’organisations, voire d’institutions (1), adoptent le terme d’agroécologie pour désigner des alternatives au système agro-industriel dominant. Présenté comme novateur, ce terme séduisant sous-entend pourtant l’inefficacité des alternatives antérieures (ce qui est abusif et désobligeant pour leurs promoteurs), et sa polysémie le rend facilement récupérable par le système qu’il entend dénoncer. Il pourrait ainsi se muer insidieusement en arme contre l’agriculture biologique, alors qu’il en est initialement un rejeton.

    L’agroécologie, un outil de transformation sociale
    http://www.lan02.org/2013/04/656

    Silvia Pérez-Vitoria

    L’agroécologie a commencé à être théorisée et mise en pratique à la fin des années 70, en Amérique latine, comme réponse aux dégâts d’un système agro-industriel très développé. Il en existe une définition restrictive et une définition plus large. Dans son acception étroite, il s’agit de « l’application de concepts et principes écologiques à l’agriculture ». Dans sa vision large, celle qui nous intéressera ici, l’agroécologie intègre les dimensions sociales, culturelles et politiques, dans une approche globale.


  • L’armée russe préfère les dauphins aux drones
    http://www.vice.com/fr/read/les-russes-preferent-les-dauphins-aux-drones

    Ce bataillon de dauphins est une relique de la Guerre froide, plus précisément des années 1960, époque durant laquelle l’URSS et les États-Unis entraînaient des dauphins au combat, abandonnant la surenchère nucléaire des années 1950 pendant quelques temps. [...]
    Les États-Unis ont utilisé des dauphins pendant la guerre du Vietnam, afin de défendre leurs propres navires, voire de tuer des plongeurs ennemis. Bien entendu, la Navy a nié en bloc. Des dauphins ont également été utilisés en Irak pour guider les pétroliers à travers les eaux dangereuses du golfe Persique. [...]
    « Nos experts ont développé de nouvelles technologies permettant la transmission du sonar des dauphins jusqu’à nos terminaux informatiques. »

    #dauphin #drones #armée #URSS #USA #bionique


  • #Agriculture #bio, semences, emplois, pesticides, fermes usines… Ce que propose la #loi d’avenir agricole
    http://www.bastamag.net/Emplois-semences-acces-au-foncier

    La vision de l’agriculture de demain, défendue par la Confédération paysanne, s’oppose totalement au modèle d’une « agriculture industrielle prédatrice d’emplois », à l’œuvre à plusieurs endroits. Exemple ? Le projet de ferme-usine des Milles Vaches en Picardie, porté par un entrepreneur du BTP, Michel Ramery (voir ici). Un millier de vaches pourraient être entassées dans des hangars, qui produiront d’un côté du lait vendu à prix cassé, et alimenteront de l’autre un méthaniseur avec leurs déjections pour produire de l’électricité. « 20 fermes de 50 vaches, ce sont 42 paysans qui vivent de leur travail. La ferme-usine des 1 000 vaches, ce sont 18 salariés. A terme, il ne faudrait plus que 2 500 usines pour arriver à la production laitière des 75 000 fermes laitières d’aujourd’hui », accuse Laurent Pinatel. En clair, prendre ce projet pour modèle et l’appliquer à l’ensemble du territoire ferait disparaître 100 000 emplois d’éleveurs.


  • Tout lolcat est un totem ou les animaux sur la toile
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-tout-lolcat-est-un-totem-ou-l

    Dates/Horaires de Diffusion : 11 Avril, 2014 - 08:45 - 08:50

    Comment expliquer que le web entretienne un rapport aussi intense avec les animaux ? Quand on y pense, c’est incroyable à quel point les animaux sont présents dans les réseaux : il y a évidemment les inévitables lolcats (les photos de chat légendées sous forme de blague), mais aussi les photos et vidéos d’animaux mignons qui affluent sans cesse de tout côté (il existe même des sites ...

    date de remontée fiction : Vendredi 11 Avril (...)

    #Information #Biologie #Informatique #Innovation #Internet #Technique #Vidéo #Direct


  • Athènes : l’ancien aéroport transformé en un champ d’expérimentations alternatives
    http://www.bastamag.net/Athenes-l-ancien-aeroport

    L’ancien aéroport d’Athènes, abandonné depuis 2001, est devenu un terrain d’expérimentations sociales et écologiques : dispensaire et épicerie solidaires, jardin autogéré, oliveraie « participative » de plus de 2 000 arbres ont trouvé refuge sur cet immense espace. Mais l’État grec vient de vendre le terrain à un promoteur immobilier. Dont le projet de luxueuse zone touristique est incompatible avec les alternatives qui ont fleuri. Devront-elles céder la place à une résidence pour nouveaux riches ? (...)

    #Résister

    / #Souveraineté_populaire, Biodiversité, Des grands projets... inutiles ?, #Luttes_sociales

    #Biodiversité #Des_grands_projets..._inutiles_ ?


  • Pains au levain, vins naturels et fromages fermiers bientôt prohibés en France ?
    http://www.bastamag.net/Pains-au-levain-vins-naturels-et

    Boulets aux pieds, habillés en bagnard, une cinquantaine de paysans se sont symboliquement rendus à la direction des douanes, à Lyon, le 5 avril. Dans leurs mains, des pains au levain, un plateau de fromages fabriqués avec un ferment de ferme, une bouteille de vin vinifié à partir de levures naturelles, un bidon de purin d’ortie... « La Loi sur les contrefaçons, adoptée en février 2014, qualifie de potentielles contrefaçons les produits que nous fabriquons à partir de matière vivante, souligne la (...)

    #En_bref

    / Agriculture , Biodiversité, Quelle #Agriculture_pour demain ?

    #Biodiversité #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?


  • “A collaboration between a Stanford ant biologist and a computer scientist has revealed that the behavior of harvester ants as they forage for food mirrors the protocols that control traffic on the Internet.”

    http://news.stanford.edu/news/2012/august/ants-mimic-internet-082312.html

    #Internet #TCP #congestion #ant #evolution #biology


  • La « loi Monsanto » repoussée par le gouvernement Chilien
    http://www.bastamag.net/La-loi-Monsanto-repoussee-par-le

    Les opposants aux brevetage du vivant viennent de remporter une première bataille législative au Chili. Le gouvernement a annoncé le 17 mars la suspension du projet de loi de protection des obtentions végétales, rebaptisé « loi Monsanto ». Selon la présidente socialiste Michelle Bachelet, il s’agissait « d’impulser la recherche et le développement de nouvelles variétés végétales et d’améliorer la productivité agricole nationale », en protégeant davantage les obtenteurs de variétés. Comment ? Par la mise en (...)

    #En_bref

    / Agriculture , Biodiversité, OGM , #Amériques, #Main_basse_sur_les_semences

    #Agriculture_ #Biodiversité #OGM_



  • Le durcissement du label #bio fait débat | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/agriculture-alimentation/le-durcissement-du-label-bio-fait-debat-301266

    Les craintes allemandes sont également partagées par les coopératives agricoles françaises. « Malgré quelques avancées notables, […] plusieurs dispositions remettent en cause les fondements du développement de l’#Agriculture biologique » souligne Coop de France dans un communiqué.

    Les coopératives agricoles dénoncent notamment la fin de la mixité pour les exploitations qui « va fragiliser le développement des conversions à l’AB et ralentir l’essor de l’#agroécologie » ainsi que la fin des dérogations et de l’obligation de contrôle annuel minimal par opérateur.

    José Bové, quant à lui, a souligné le besoin d’harmoniser le soutien aux agriculteurs bio dans l’UE. S’inquiétant du coût de ces nouvelles contraintes sur les agriculteurs bio, principalement celui des contrôles de résidus de pesticides par les tests. Il appelle à prendre en compte la difficulté de produire bio sans résidus si les parcelles avoisinantes ne sont pas bio elles aussi.

    « Il faut prendre en compte la difficulté de produire bio, si les voisins conventionnels ne prennent pas les mesures de précaution contre une possible pollution. Les frais de tests supplémentaires ne peuvent pas être uniquement supportés par les producteurs bios. Il faut plutôt appliquer le principe de « qui pollue paye » si des pesticides étaient identifiés dans les tests » explique José Bové.

    « La responsabilité économique des pollutions non intentionnelles ou dues à des causes extérieures entraînant des retraits de produits ou des pertes économiques pour des producteurs en agriculture biologique doivent être couvertes et indemnisées au regard de la responsabilité des auteurs ou acteurs de l’origine des dommages causés » poursuit-il.


  • « Dans certaines régions d’Europe, la production de blé pourrait baisser de 20 % d’ici à 2030 »
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/31/dans-certaines-regions-d-europe-la-production-de-ble-pourrait-baisser-de-20-

    D’abord, il faut dire que les impacts du réchauffement arrivent plus vite que nous ne le pensions. Nous avions l’idée que les impacts se feraient grosso modo sentir au rythme assez lent de l’augmentation de la température moyenne. En réalité, nous avons vu au cours de la dernière décennie que la grande variabilité des événements extrêmes – sécheresses, canicules, inondations, etc. – accélère le rythme auquel se produisent les changements.

    #climat #agriculture #alimentation #biodiversité #anthropocène


  • Le Japon sommé d’arrêter la chasse à la baleine dans l’Antarctique

    http://www.lemonde.fr/japon/article/2014/03/31/le-japon-somme-d-arreter-la-chasse-a-la-baleine-dans-l-antarctique_4392902_1

    Saisie en 2010 par l’Australie, qui accusait le Japon de pratiquer une chasse à l’échelle commerciale sous couvert d’un programme de recherche scientifique, la Cour internationale de justice (CIJ) a donné raison au plaignant et ordonné l’arrêt de la chasse à la baleine dans l’océan Antarctique par les Japonais. Dans un avis lundi 31 mars, le juge Peter Tomka a expliqué :

    « Le Japon doit révoquer tout permis, toute autorisation ou toute licence déjà délivrée dans le cadre de [son programme de recherche] Jarpa II [Japanese Whale Research Program under Special Permit in the Antarctic] et s’abstenir d’accorder tout nouveau permis au titre de ce programme. Les permis spéciaux ne sont pas délivrés en vue de recherche scientifique. Des considérations financières, plutôt que des critères purement scientifiques, sont intervenues dans la conception du programme. »

    La CIJ a notamment pointé du doigt le « manque de transparence » dans l’établissement de quotas « non raisonnables ». Bien que « profondément déçu », le Japon a affirmé qu’il « respectera la décision de la Cour ».


  • The sexual politics of genius — Moon Duchin / Dec 2004
    http://mduchin.math.tufts.edu/genius.pdf

    @isskein me fait découvrir la mathématicienne Moon Duchin, qui vient conférencer à l’IHP à Paris vendredi sur la géométrie algébrique ; ce qu’elle écrivait il y a dix ans sur la manière dont la statue du "génie" est édifiée par les biographes, et souvent les mathématiciens et physiciens eux-mêmes, est très fort [ elle indique quand même sur son site : “note : juvenilia ! Not that I hate it.” ].

    http://scgp.stonybrook.edu/wp-content/uploads/2013/04/moon-duchin-snap-web.jpg

    Son site : http://mduchin.math.tufts.edu

    Et donc cet article, qui traite de l’éviction des femmes de l’histoire des génies : en fait, les femmes peuvent être géniales à condition qu’elles ne soient pas féminines, autant dire des hommes, et qu’elles soient validées par des hommes...

    Du coup quand on fait des listes de "grands mathématiciens" il y a rarement une mathématicienne dans le lot, ou alors une hommasse dont le caractère asexué ou les traits masculins sont bien mis en évidence (elle jure, elle a plusieurs amants, etc) ; ou alors, si elle est jolie et comme il faut, c’est en fait une élève d’un Grand Maître. De son côté, le physicien libidineux, lui, il en a, c’est pas pareil. Quand un physicien-génie est loué pour s’être rendu au chevet de sa femme physicienne malade une fois tous les 15 jours, on évoque à peine la physicienne qui a sacrifié sa carrière pour s’occuper de son mari-génie malade et de leurs enfants.

    L’article va au-delà de la question femmes&sciences, et offre une vraie analyse de la construction de la notion de "génie".

    Notamment :
    le génie est congénital, il ne s’acquière pas (pas besoin d’avoir des profs !) — on passera donc sous silence par exemple, le fait que Hermite et Galois aient eu le même prof, ou plutôt, c’est une anecdote sans intérêt.
    Le génie est évident, et donc le génie finira quoi qu’il arrive par être reconnu (pas besoin de faire l’effort d’aller vers des gens qui ne sont pas riches, blancs, occidentaux et hommes : la preuve, on a trouvé Ramanujan au fin fond de son trou paumé en Inde)
    Le génie se vit dans la solitude créative (pas besoin de collaborations, l’histoire des sciences est une succession d’"Eureka", la preuve Andrew Wiles a démontré tout seul le théorème de Fermat)
    Le génie est "géniteur", "séminal", masculin, donc...
    Le génie est hors-sol : tu peux être un gros connard qui s’essuie les pieds sur tout le monde (y compris et surtout ta famille), tant que tu as ton nom sur l’équation c’est tout bon.
    Le génie est jeune, surtout les Médailles Fields ; qu’un vieux de plus de 30 ans veuille s’intéresser aux maths, tu peux le dégoûter d’entrée de jeu… c’est prouvé qu’il ne trouvera jamais rien (en tout cas rien de "génial").

    Ce que montre l’article c’est comment ces raisonnements circulaires s’appliquent et se valident eux-mêmes au fil du temps. Avec comme conséquences le rejet de toutes les personnes non conformes à l’idéal-type, et la promotion à l’inverse des personnes conformes.

    In the old debates on evolutionary theory, the appeal to complex design was a favorite argument of creationists. Consider the eye, they entreated—an unimaginably complicated organ whose intricate design is appropriate for a seemingly irreducible purpose: vision. How could the eye possibly have evolved bit by bit, gradually improving towards its ultimate function? This implausibility becomes a persuasive argument for the role of divine creation of living organisms.

    Similarly, some works are of such profound originality and power that they emerge like an eyeball fully formed; an explanation no less holy seems to be demanded. How could the theory of gravitation be developed piecemeal, or the notion that infinities come in different rigorously definable sizes, or the idea that time runs slow from the perspective of a speeding body? The simplest explanation is that it is the insight, the ‘Eureka!’, of one agent with a direct tie to God.

    Le génie est un lien direct avec l’inspiration divine et oui : Eureka = "épiphanie", le mot qu’emploie tout startupeur qui a eu une idée en se rasant (non mesdames, s’épiler ne compte pas)

    (...)

    The subjects [of Genius stories] are often treated like the hero-architects in #Ayn_Rand novels—visionaries whose superiority is written on their entire lives, so that any who stand in their way are bitterly disappointed and self-loathing rivals or the committed enemies of truth and beauty.

    (...)

    “The mathematical life of a mathematician is short. Work rarely improves after the age of 25 or 30. If little has been accomplished by then, little will ever be accomplished. If greatness has been attained, good work may continue to appear, but the level of accomplishment will fall with each decade.”
    This youth fetish is concretely inscribed in mathematics by the means of its greatest prestige, the Fields Medal (...) The elite Bourbaki, too, had a formal enactment of the narrative preference for youth: one was compelled to leave the society on the occasion of turning fifty

    (...)

    the extremely broadly accepted idea that genius is not teachable (...) in combination with the premise that genius is unmistakable, its unteachability becomes a powerful justification for the insularity of intellectual society, since outreach and training become irrelevant

    (prochainement dans @vacarme me dit @isskein ; on attend ça avec impatience)

    #génie #mathématiques #biographie



  • Transmission horizontale des gènes

    La transmission des gènes de parents à descendants, également appelée transmission verticale, est un des piliers de la #biologie évolutive moderne. Cependant, de nombreuses études ont montré que des #gènes peuvent également être transmis entre des organismes qui ne sont pas apparentés, c’est-à-dire de manière « horizontale ». Chez les bactéries, les transferts horizontaux de gènes, impliqués par exemple dans la résistance aux antibiotiques, sont fréquents et les mécanismes et vecteurs sous-jacents sont bien connus. Chez les organismes multicellulaires, un nombre croissant de transferts horizontaux est aussi décrit, y compris entre des animaux, ou entre des animaux et des bactéries ou des virus. Au cours de cet exposé, je présenterai des exemples de gènes qui ont été transférés horizontalement au cours de l’évolution des animaux, des bénéfices évolutifs conférés par ces transferts, et des mécanismes et conditions qui permettent la réalisation de ces échanges génétiques en dehors des relations de filiation des individus.

    Richard Cordaux Chercheur CNRS à Poitiers
    Le 8 Avril 2014, à 18h30