• #Ukraine / #Allemagne : Touche pas à mes #chars russes !
    http://fr.myeurop.info/2014/04/22/ukraine-touche-pas-mes-chars-russes-13677

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/0-59-1024-543-166-88/media/images/4593017668_0b1d3f465d_o.jpg

    Delphine Nerbollier

    Depuis le début de la crise ukrainienne, le sentiment antirusse s’accentue en Allemagne. Les #blindés soviétiques de la #Porte de #Brandebourg sont menacés. Une pétition, soutenue par la presse allemande, circule pour les faire disparaître.

    Doug est un berlinois de 45 ans. lire la suite

    #Société #Politique #Russie #1945 #armée #Berlin #guerre #Libération #soviétique #tank

    • @vlentz En principe c’est ici où on signe les petitions :
      https://epetitionen.bundestag.de
      La petition contre le monument pour le soldats sovietiques n’y figure pas.

      Si tu es Allemand on t’y propose d’autres pétitions concernant la Russie :

      Petition 51520

      Außenpolitik - Keine Sanktionen gegen Russland aufgrund der Krim-Krise vom 07.04.2014

      Der Deutsche Bundestag möge beschließen, sich innerhalb der EU gegen Sanktionen für Russland und dem russischem Volk aufgrund der Krim-Krise auszusprechen.

      Petition 51002

      Sicherheits- und Verteidigungspolitik - Vergrößerung der Bundeswehr, Wiederaufleben der Wehrpflicht vom 20.03.2014
      Text der Petition

      Der Deutsche Bundestag möge beschließen, dass die Ausgaben für die Streitkräfte der Bundesrepublik Deutschland (Bundeswehr) in signifikantem Maße erhöht werden. Weiterhin sollte eine Vergrößerung aller Teilstreitkräfte auf den zulässigen Umfang (im Bezug auf die Zwei+Vier Verträge) stattfinden und die Aussetzung der Wehrpflicht rückgängig gemacht werden.

    • Cet extrait de film montre bien le sujet du mémorial sovietique.
      http://www.youtube.com/watch?v=DgR0jdUjmxI


      Ich war neunzehn
      http://de.wikipedia.org/wiki/Ich_war_neunzehn

      Die DEFA-Produktion Ich war neunzehn erzählt die Geschichte eines jungen Deutschen, Gregor Hecker (Jaecki Schwarz), der mit seinen Eltern vor den Nationalsozialisten nach Moskau geflüchtet war und nun, im Frühjahr 1945, als Leutnant der Roten Armee nach Deutschland zurückkehrt. Der Film verarbeitet dabei die persönlichen Erlebnisse des Regisseurs Konrad Wolf und seines Freundes Wladimir Gall in fiktiver Form und schildert dabei Impressionen seiner „bewegenden Annäherung an die zum ‚Feindesland‘ gewordene Heimat“.


  • Je découvre la #broyeuse_binaire de l’artiste David #Guez, qui permet de transformer n’importe quel fichier (notamment audio ou vidéo) en un #pdf avec son code #binaire : Ici par exemple, le début de l’ouverture du #Zarathustra de Strauss.

    http://www.guez.org/broyeuse

    C’est marrant, mais je suis plus dubitatif face à l’objectif sous-jacent proclamé, à savoir la #conservation de tous types de documents sur papier face à un risque d’effaçage…

    #musique #archivage


  • Ça jardine à donf ! Je fais quoi du p’tit bois ? #BRF dites-vous ?
    Emménagée il y a bientôt deux ans, je cumule la coupe de bois envahissant que j’avais effectué en arrivant et celle d’arbustes moches que j’ai ratiboisé récemment pour les remplacer par d’autres, bien plus beaux. Un de mes chers voisins dispose d’une broyeuse mais je ne sais pas comment utiliser ce qui en sort. Jeune rameau ou vieux bois, ce n’est pas le même usage. Donc, une petite recherche rapide m’a conduite là
    Le bois raméal fragmenté (BRF)
    http://www.nord-nature.org/fiches/fiche_j4.htm
    puis là
    http://jamjam.fr/?page_id=98
    une conf de Jacky Dupéty
    http://www.youtube.com/watch?v=qSRIX8zLy64


    une autre de Gilles Domenech (Terre en Sève) et Charles Gers (CNRS, Université Paul Sabatier, INP) mais le son est pourave
    http://vimeo.com/13029169

    • D’ailleurs j’en profite pour poser une question sur le BRF. Ça correspond à quoi la période maximale de 1-2 semaines entre entreposage et broyage ? Si le bois est trop sec, ça relancera moins la vie du sol car les enzymes du bois seront séches ? Dans tous les cas ça sert de paillage 1ere catégorie.

      Perso je prends ce qu’on me donne donc du résineux et d feuillu, du branchage seulement ou du branchage+feuilles. Comme c’est de la taille d’élagage c’est du frais, mais comme faut que je fasse plein d’aménagement avant d’épandre, ça s’affine pendant plusieurs mois :)

      ping au spécialiste local du BRF @koldobika

    • Perso chez moi je fais du brf avec ce que j’ai sous la main, la plupart du temps c’est du frais, desfois c’est du un peu sec, desfois un mélange, j’ai jamais noté de grosse différence. Celui que je fais n’est pas épandu tout de suite au potager, je l’étale à l’ombre sur une épaisseur de 40 cm maxi (pour éviter la chauffe) et comme il y reste toujours du brf « ancien » plein de mycélium qui fait office de levain, la colonisation prend bien. Une fois devenu du « semi-terreau » je le tamise, je garde le terreau pour faire des semis et les restes de bois vont au potager.
      J’essaie le plus possible de broyer en frais, dès que j’élague, mais c’est surtout pour éviter de fatiguer le broyeur et d’émousser les lames. Je pense que cette recommandation de broyer frais est surtout liée au fait de garder une humidité suffisante dans le bois, pour que le développement mycélien soit plus facile. Sur du bois très sec j’imagine que c’est des mycéliums différents qui poussent.

      Je m’étais pas mal pris le bec à une époque avec J. Dupéty, sur un forum, celui-ci tenait mordicus à faire passer le brf pour la panacée universelle et refusait d’entendre la moindre nuance concernant le compost. Certains maraîchers qui l’ont suivi au pied de la lettre (en Corse notamment) s’en sont mordu les doigts : développememnt d’humus archaiques, ralentissement de la vie biologique du sol, et besoins d’amendements azotés accrus pour relancer tout ça.

    • Pour le broyat, je choisis ce que je reçois (mais y a plus de dispo pour du résineux), donc le résineux je vais le destiner aux toilettes sèches, aux allées, aux fraisiers, peut être dans le parcours à poules, et peut être dans un système Jean Pain (on peut rêver). Il est beaucoup plus fin que le broyat de feuillus que je reçois à cause des aiguilles.

      Pour le terreau de semis je pensais que tu prenais du vermicompost ? Je vais essayer le terreau de broyat parce qu’effectivement c’est bourré de verres de terre et ça commence à devenir noir en dessous.

      Donc si je comprends bien ce que tu dis, le BRF devrait être utilisé vite pour être colonisé vite pour être digéré plus vite et aller construire le sol et la vie du sol, alors qu’un bois plus vieux sera plus dur à digéré et sera plus durable comme couverture physique.

    • Pour le terreau de semis j’ai des deux en fait, mais le terreau de brf a une texture vraiment très bien.
      Comme couverture physique oui du bois sec en principe dure plus longtemps. Pour un paillage durable des lamelles épaisses de bûche de chêne ou d’acacia (des bardeaux à l’arrache en quelque-sorte) sont pas mal, et peuvent aussi aller en couverture d’un mulch qu’on souhaite humifier rapidement.

    • Pour les sols secs et infertiles de Corse, j’imagine qu’une gestion de la biomasse pourrait être de faire des feux pour brûler la végétation moins forte/verte et que les nutriments solubilisés aillent « s’éroder » vers les dépressions déjà plus fertiles , pour maximiser la quantité d’eau et de nutriments en certain endroits. C’est que faisaient les aborigènes d’Australie. Mais c’est de la théorie, je propose pas aux Corses de mettre le feu chez elleux :)
      Mais je me dis que dans ces environnements ça doit être le feu et non la vie du sol qui sert de pulsation.


  • La #clé de #chez_soi.

    La clé de chez soi, on essaie de jamais l’oublier. Quand on part en vacances, on la met dans une poche bien au fond de son sac à dos, pour être bien sur qu’elle y reste. Quand on part en weekend, on la prête parfois à des amis, pour qu’ils changent un peu d’air. Quand on part pour ses études, on la rend ou alors on la prête à quelqu’un d’autre, en gardant un double dans un coin quelque part, au cas où. Quand on part à l’inconnu, parce qu’il faut partir et qu’il n’est pas d’autre choix, on la prend avec soi aussi. Parce qu’on pense toujours #rentrer. On pense toujours rentrer vite. On pense toujours rentrer chez soi.

    J’ai en mémoire ces photos de clé de maisons palestiniennes, des grosses clés bien lourdes, comme celle des vieilles caves. Ces clés qui n’ont plus jamais servi.

    Les #photos de #Bradley_Secker montrent elles des centaines de clés de #Syriens qui partis avec, attendent de pouvoir réouvrir leurs #portes.

    Elles sont sobres et élégantes, ces photos. On peut inventer des vies derrière les #mains. On tente d’imaginer les #maisons. Une clé. Plusieurs clés. Serrées dans le creux de la paume. Combien reviendront. Combien les réutiliseront, ces clés.

    La naiveté de l’#objet au regard des photos qu’il nous a été donné de voir. Les destructions systématiques. Les immeubles à moitié effondrés. Qu’en est il de toutes ces portes.

    L’objet est simple. Mais il se cache derrière tout un jeu de #symboles. La clé de chez soi. La clé du retour. La clé d’un temps qui n’est plus.

    http://orientenmigration.files.wordpress.com/2014/04/capture-d_c3a9cran-2014-04-20-c3a0-16-04-44.png?w=370&h=
    http://orientenmigration.files.wordpress.com/2014/04/capture-d_c3a9cran-2014-04-20-c3a0-16-13-43.png?w=370&h=
    http://orientenmigration.files.wordpress.com/2014/04/capture-d_c3a9cran-2014-04-20-c3a0-16-13-59.png?w=370&h=

    http://orientenmigration.wordpress.com/2014/04/20/la-cle-de-chez-soi

    #photographie

    cc @albertocampiphoto
    #migration

    Sur Libération :
    http://www.liberation.fr/photographie/2014/04/18/syrie-les-cles-de-l-exil_1000054?photo_id=638191


  • http://errata.eklablog.com/sans-crier-gare-surgit-la-nuit-extraits-a107592382
    http://ekladata.com/CdOaqyLlULQ_OnTZzDOVgFtsq6s@500x333.jpg
    Sans crier gare surgit la nuit (extraits)

    Quand je me suis présenté, Gino a scruté mes traits d’un air interrogatif. Puis il m’a dit qu’il me reconnaissait.
    Il parle lentement, d’une voix cassée, en économisant ses forces – son visage émacié porte des traces profondes de brûlures, surtout sur les joues et le cou. Son crâne est glabre hormis une touffe de cheveux ras à la lisière du front. Son dos a été gravement brûlé et surtout la partie postérieure de sa tête. Le cartilage de ses oreilles a dû être entièrement reconstitué par des greffes, mais leur aspect est plutôt informe.
    Il semble content que quelqu’un vienne lui parler. Il se force à sourire – il sourit sans étirer les lèvres, ce qui dégage une étrange impression de fixité, comme s’il portait un masque rigide. Il change souvent de position sur son matelas antalgique et son visage grimace durant de brefs instants. Ses yeux sont vifs et son intelligence semble intacte.
    http://ekladata.com/91JPlWlB73saNxceWXUgIFMTUxo@195x272.jpg
    La politique le passionne depuis toujours – très jeune, il a été pigiste pour divers journaux et a créé un site d’information sur la Toile. Il est convaincu que le raz de marée PSAR n’est pas la fin de l’histoire, d’autres partis naîtront et mourront après lui. Il pense que la phase de dépolitisation de la population n’est pas encore arrivée à son terme – il prévoit qu’aux prochaines élections législatives, plus de soixante pour cent des électeurs s’abstiendront et dix pour cent voteront nul.
    Il résume ainsi l’idée que les gens se font des hommes politiques. L’un d’eux se tourne vers un collègue et déclare : « En y réfléchissant bien, il doit y avoir un moyen de faire de la politique honnêtement.
    – Ah oui, et lequel ? interroge l’autre.
    – Eh bien, conclut le premier, j’étais certain que tu ne le connaissais pas non plus. »
    Les yeux dans le vague, Gino caresse distraitement les cicatrices de son cou.
    « Tout le monde a peur, poursuit-il, tout le monde se méfie de tout le monde. Le suicide est devenu la première cause de mortalité chez les gens de moins de trente-cinq ans, l’accident vasculaire chez les autres, le désespoir engendre la violence qui renforce le besoin sécuritaire – comment sortir de ce cercle vicieux ? »
    Nous parlons de l’attentat et il me décrit le dispositif des tueurs : des bombes incendiaires petites et discrètes disséminées parmi les rayons, de préférence près de produits inflammables. Ces bombes contiennent du phosphore blanc et ont été réalisées de manière artisanale par un artificier compétent qui a pris soin de n’utiliser que des matières non signalées par le détecteur de métal : boîtiers en résine polyester, retardateurs et détonateurs en graphène. Mais cela, je le sais déjà. J’ai lu et relu ad nauseam tous les rapports d’expertise. Le phosphore blanc est un matériau pyrophorique – cela signifie qu’il s’enflamme spontanément au contact de l’air. Il brûle en produisant une flamme jaune et provoque de douloureuses brûlures chimiques qui ont l’aspect de zones nécrosées de couleur jaunâtre. Il est très soluble dans les lipides, c’est pourquoi les particules enflammées s’enfoncent rapidement sous la peau. Les brûlures sont généralement multiples et profondes, car le phosphore blanc continue à brûler jusqu’à ce qu’il soit totalement consumé ; il peut donc pénétrer jusqu’à l’os – les membres des blessés ressemblent alors à des mottes de gruyère. La combustion dégage une épaisse fumée blanche et corrosive qui attaque les muqueuses des yeux et des bronches. Les survivants à une attaque de ce type souffrent la plupart du temps de problèmes pulmonaires.
    Les rapports précisaient que le phosphore blanc n’est pas un produit réservé à l’usage militaire puisqu’il a une infinité d’applications. On le retrouve dans un nombre considérable de produits, des boissons gazeuses à la pâte dentifrice. L’industrie s’en sert pour produire de l’acide phosphorique, pour fabriquer des engrais, des additifs alimentaires, des produits de nettoyage et bien d’autres choses encore, comme la méthamphétamine, une drogue puissamment neurostimulante.

    Gino me répète tout cela, mais ne m’apprend rien. J’attends qu’il en vienne à l’essentiel, qu’il me raconte ce qu’il a vu dans la parfumerie avant d’être blessé et de perdre la mémoire des visages. Je suppose qu’il devine ma curiosité – il est l’un des principaux témoins de l’attentat qui a coûté la vie de ma fille, fait qu’il ne doit pas ignorer. Mais que pourra-t-il m’apprendre de plus que ce qu’il a déjà raconté des dizaines de fois à la police et que j’ai lu dans les rapports ? J’aimerais qu’il me révèle un détail nouveau qui mettrait mon imagination en marche. Mes mains se crispent, elles sont nouées l’une à l’autre jusqu’à me faire mal, je déglutis ma salive pour contrôler ma nausée. Il me parle de cette femme assez corpulente présente dans la parfumerie. Le vigile l’a accostée au moment où elle sortait. L’homme a demandé à voir l’intérieur de son sac. Elle a pâli en l’ouvrant. Le vigile voulait l’entraîner dans une petite salle au fond de la parfumerie pour la fouiller. La femme a lâché son cabas pour s’enfuir. Le molosse l’a retenue par le bras, il a ramassé le sac, puis il l’a poussée vers la petite salle du fond – Gino a oublié les traits de la cliente, mais il se souvient que les gens qui étaient là paraissaient embarrassés, peut-être même offusqués qu’on traite ainsi une femme qui n’était sans doute plus très jeune. Il a décidé de quitter la parfumerie alors que la femme tentait de se dégager, mais le vigile la retenait fermement par le col de sa robe ou par le bras – il ne saurait le dire avec précision. L’homme a fourragé dans le sac et a crié : « Regardez, elle a pris ça ! » en tendant à bout de bras un petit boîtier noir à peine plus gros qu’un réveille-matin. À l’instant où il a prononcé la dernière syllabe, il a disparu dans une gerbe de feu. Gino Fontaine franchissait le seuil de la parfumerie et son corps frappé par un souffle brûlant a bondi comme un ressort vers les policiers de l’entrée. L’un d’eux l’a reçu dans les bras.
    L’analyse de l’ADN des cadavres extraits de la parfumerie n’avait pourtant conduit à aucune piste sérieuse. Si la cliente mystérieuse de Gino avait eu effectivement un rôle dans l’attentat et si elle avait péri dans l’incendie, elle n’était en tout cas répertoriée sur aucun fichier de police.
    On a montré à Gino le portrait de toutes les victimes, celles de la parfumerie et les autres, mais leurs visages ne lui disaient rien. La police a reconstitué la façon dont ces victimes étaient vêtues, Gino penchait pour une robe en matière synthétique de ton grenat, mais ne pouvait l’affirmer. Les enquêteurs s’étaient heurtés à une difficulté majeure : l’incendie avait eu raison des supports numériques où étaient gravés les films de télésurveillance. Tout ce que les caméras avaient enregistré, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du centre commercial, était parti en fumée. Il semble que des bombes aient été placées intentionnellement tout près de la cabine de gardiennage où étaient centralisés ces enregistrements et la plupart des vigiles présents avaient d’ailleurs péri lors des explosions.

    [...]

    Le groupe semble avoir achevé les préparatifs et se dirige en file indienne vers le biopôle. Le type baraqué qui marche à nos côtés nous prévient que l’action durera exactement sept minutes et que ceux qui s’attarderont au-delà de ce délai devront se débrouiller par eux-mêmes.
    Je me demande : Que faire si je ne la retrouve pas en sept minutes ?
    Le petit groupe de tête composé de cinq ou six militants armés de pinces-monseigneurs et accompagnés de quelques chiens, sectionne le grillage de clôture et pénètre sans difficulté dans le parc de stationnement.
    Pour l’instant, en apparence, aucune alarme ne s’est déclenchée.
    Les chiens, débarrassés de leurs muselières, s’élancent aussitôt à la recherche de ceux des vigiles.
    Des silhouettes un peu titubantes – le personnel de sécurité semble avoir été surpris en plein sommeil – font leur apparition au seuil des bâtiments et s’avancent prudemment sur le parc.
    Je regarde ma montre : il est quatre heures sept.
    Probablement impressionnés par le nombre d’assaillants, les vigiles rebroussent chemin et vont se réfugier dans les bâtiments en gardant leurs chiens près d’eux.
    Les portes des deux immeubles jumeaux sont fracassées à coup de massue et les sirènes se mettent à hurler, divers voyants de sécurité s’affolent et clignotent à tout crin.
    Des militants s’infiltrent dans chacun des deux bâtiments, le groupe le plus nombreux envahit celui qui abrite le CEPEN et l’animalerie – nous sommes une trentaine à nous ruer à travers le sas, horde compacte et bruyante piétinant des débris de verre (je note que la plupart des militants sont chaussés de solides godillots). Les chiens semblent avoir parfaitement compris que leur rôle consistait à neutraliser non seulement leurs congénères à quatre pattes, mais aussi tout individu porteur d’uniforme et ils trouvent d’instinct la loge des gardiens – lesquels ont tenté de se barricader dans leur cage vitrée en déplaçant du mobilier, défense dérisoire face aux massues des assaillants. Ces vigiles ne sont que trois, des types bedonnants, plus âgés et beaucoup moins athlétiques que ceux de l’équipe de jour. Bien que portant pistolet au ceinturon, ils n’opposent pas de résistance, se laissent bâillonner et ligoter, puis attacher à leurs fauteuils. Leurs chiens sont piqués et endormis, le matériel informatique et de télécommunication soigneusement détruit en l’espace de quelques secondes.

    Le gros des troupes se dirige vers l’animalerie située au premier étage. Pour ma part, je cherche les salles d’opération ou d’hospitalisation et bute sur des portes blindées et verrouillées qui, à mon grand regret, n’intéressent pas les autres. Je m’adresse à un garçon armé d’une massue et lui demande de fracasser la large porte du secteur d’examen et d’internement. Elle est munie d’un dispositif de verrouillage de sécurité automatique et résiste plusieurs minutes, mais son blindage se déforme petit à petit et elle finit par céder avec un claquement sec qui couvre durant une fraction de seconde le bruit strident de la sirène d’alarme.
    Un long couloir s’ouvre devant moi, éclairé à intervalles réguliers par les balises de veille qui dessinent le volume d’une voûte sombre et sinistre. Le sol est très brillant et glissant, couleur de beurre frais. Certaines portes donnent sur des salles d’examen où seuls sont discernables d’imposants appareils, d’autres sont verrouillées et je n’ai pas l’impression, tant s’en faut, que je pourrais les défoncer d’un coup d’épaule.
    Dans l’une des salles d’hospitalisation, je découvre un vieillard allongé, endormi ou inconscient, le crâne couvert d’un filet géodésique bourré d’électrodes reliées à un écran où zigzaguent des courbes de différentes couleurs – je demeure immobile durant plusieurs secondes, fasciné par cette vision, me demandant : Est-ce ainsi qu’on « reprogramme » un cerveau ? Je poursuis et ne découvre aucune autre présence humaine. Il ne semble y avoir à cette heure ni infirmier de garde, ni personnel médical, sans doute parce que les patients sont monitorisés et surveillés depuis la loge des gardiens.
    Des aboiements et d’autres cris d’animaux résonnent dans le couloir – un chahut infernal digne d’un abattoir où l’on écorcherait vif des centaines de bêtes.
    Même si je ne l’inspecte que sommairement à la lumière des veilleuses, chaque salle que je visite me fait gaspiller de précieuses secondes. Le temps passe vite et les sept minutes fatidiques seront bientôt écoulées.
    Le bruit du martèlement des chaussures dans les escaliers et les vibrations conduites par le béton du palier s’intensifient, ce qui annonce peut-être la fin prochaine de l’évacuation des animaux.
    Je me démène comme un diable, ouvre et ferme les portes de manière de plus en plus précipitée. Mes gestes sont maladroits. Mon corps pèse une tonne. J’ai peur de me perdre, de ne plus reconnaître l’espace ni les objets. J’arrive, à bout de souffle, à l’extrémité du couloir et je pousse les battants d’une porte métallique, puis d’une autre donnant accès à un autre couloir qui n’est pas éclairé. J’avance prudemment, me cogne les tibias dans divers objets, puis j’ouvre une porte dont je trouve la poignée à tâtons. J’aperçois une forme allongée dans la pénombre, un corps inerte enveloppé d’une couverture.

    Avis et commentaires :
    http://errata.eklablog.com/avis-et-commentaires-sur-sans-crier-gare-surgit-la-nuit-a107172896

    #animalerie #biopôle #bombe #brûlure #chien #méthamphétamine #phosphore #polar #roman #vigile


  • Le #Brésil va lâcher des millions de #moustiques #OGM contre la #dengue | Eco(lo)
    http://ecologie.blog.lemonde.fr/2014/04/18/le-bresil-va-lacher-des-millions-de-moustiques-ogm-contre-la-d

    Le moustique sera-t-il le premier animal – ou plutôt insecte – génétiquement modifié que l’on va rencontrer dans la nature ? La question est posée alors que le Brésil est en train d’autoriser la dissémination d’un moustique transgénique stérile afin de lutter contre la dengue. Une nouvelle qui, au-delà de susciter des espoirs de parvenir à lutter contre cette grave épidémie, a provoqué la controverse et l’opposition de nombreuses ONG.

    (...)

    ... l’entreprise britannique Oxitec, étroitement liée au géant agrochimique Syngenta, a mis au point une lignée de moustiques Aedes aegypti mâles, modifiés par transgénèse, qui permettraient de contrôler la population des moustiques vecteurs. Elle a déposé une demande de commercialisation au Brésil en juillet 2013.

    Le 10 avril, la Commission technique nationale de biosécurité (CTNBio) – l’équivalent du Haut conseil sur les biotechnologies en France – a autorisé, par seize voix contre une, la dissémination dans l’environnement de ces moustiques de nom de code OX513A. Pour être effective, cette autorisation doit néanmoins encore être validée par l’Agence nationale de surveillance sanitaire (Anvisa). OX513A deviendrait alors le premier « animal » génétiquement modifié – avant le saumon transgénique américain surnommé « Frankenfish ».

    Des moustiques dépendants à la tétracycline

    Le principe de cette manipulation génétique ? Un nouveau gène a été introduit dans l’ADN des Aedes aegypti afin de les rendre dépendants à un antibiotique, la tétracycline. Sans ce médicament, les moustiques génétiquement modifiés ne peuvent pas survivre. Le laboratoire où sont élevées les souches de moustiques détruit ensuite les œufs femelles et ne garde que les mâles, qui ne peuvent pas piquer et ne sont donc pas vecteurs de la dengue. Ces moustiques mâles transgéniques sont ensuite relâchés dans la nature, en quantité deux fois supérieure à celle des moustiques non-transgéniques, pour se reproduire avec des femelles « sauvages », qui n’ont pas été génétiquement modifiées. Comme leur progéniture, porteuse du transgène, est privée de l’antibiotique, elle n’a que très peu de chance de survie. Résultat : la population des moustiques se réduit drastiquement et l’épidémie avec.

    (...)

    Des essais en champs ont été réalisés par Oxitec : trois millions de moustiques transgéniques ont été lâchés dans les îles Caïmans en 2009, 6 000 moustiques en Malaisie en 2010, et 17 millions au Brésil en 2011 et 2012 – où l’usine Moscamed, située à Juazeiro (Etat de Bahia), co-gérée par le ministère de l’agriculture brésilien, produit déjà des milliers de moustiques transgéniques. Selon les résultats communiqués par Oxitec, les tests menés dans les îles Caïmans ont montré une réduction de 80 % des populations de moustiques sauvages au bout de 11 semaines.

    Des risques de diffusion dans l’environnement ?

    Le problème, c’est que les ONG dénoncent le « manque de transparence » de la firme et le fait qu’aucune étude indépendante n’ait été réalisée pour contre-vérifier ces résultats. « La procédure d’autorisation n’est pas respectée : le public n’a pas été correctement consulté », regrette l’association Inf’OGM dans un communiqué. « Il n’existe aucun test de toxicité public qui prouve qu’être piqué ou avaler un moustique génétiquement modifié est sans danger pour les humains, les animaux domestiques ou sauvages », s’inquiète de son côté l’ONG anglaise GeneWatch.

    Car en réalité, les moustiques ne sont pas tous stériles. Selon Oxitec, 3 % de moustiques transgéniques parviennent tout de même à survivre, même sans présence de tétracycline. Et dans un environnement pollué, où cet antibiotique se retrouve dans les eaux usées, les larves ont un taux de survie de 15 % environ, précise Inf’OGM.

    « Il est peu probable que ce transgène diffuse largement dans la population sauvage de moustiques, estime Yvon Perrin, entomologiste et spécialiste de l’espèce au Centre national d’expertise sur les vecteurs (CNEV), hébergé par l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Ce gène a en effet pour objet de limiter la reproduction. De plus, contrairement aux insecticides, cette méthode est sélective puisqu’elle ne concerne qu’une seule espèce de moustiques, et que l’hybridation avec d’autres espèces de moustiques n’est pas observée dans la nature. » Mais de prévenir : « Malgré tout, si le moustique transgénique est relâché dans l’environnement, il faudra réaliser un suivi précis des populations pour savoir si le gène modifié est efficace et s’il se transmet aux populations sauvages. »

    Autre risque, pointé par l’agence de surveillance sanitaire brésilienne : l’extinction de l’espèce d’Aedes aegypti pourrait favoriser un moustique concurrent, le moustique-tigre (Aedes Albopictus), lui aussi vecteur des virus de la dengue et du chikungunya. « En détruisant une espèce, on libère une niche écologique pour une autre. Mais ce serait le cas avec toute autre méthode de lutte contre le moustique Aedes aegypti, par exemple à l’aide d’insecticides », remarque l’expert.

    Sur l’île de La Réunion, l’IRD pilote un projet de recherche, qui consiste à stériliser des moustiques mâles par irradiation, comme cela a été fait avec succès contre la lucilie bouchère, une mouche prédatrice des animaux et des hommes au Mexique dans les années 2000. Une autre méthode consiste à introduire une bactérie (Wolbachia) dans des souches de moustiques, qui lors de l’accouplement avec les femelles sauvages vont également introduire une stérilité.

    • Brésil : le transmoustique
      http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/19/bresil-le-transmoustique_4404223_3244.html

      En réalité, les réticences des associations écologistes sont incompréhensibles. Bien sûr, toute intervention sur l’environnement comporte des risques et la dissémination de moustiques transgéniques ne déroge pas à la règle.

      Mais il y a un grave biais d’appréciation de ce risque à oublier que les Brésiliens cherchent déjà – et c’est assez naturel – à se protéger de la dengue. Et qu’ils le font en prenant, pour eux-mêmes et pour l’environnement, des risques infiniment supérieurs. L’utilisation massive d’insecticides organophosphorés, de carbamates, de pyréthrinoïdes, voire de DDT, produit déjà des effets mesurables sur les populations du Nordeste. Une étude épidémiologique publiée en 2012 dans la revue International Journal of Andrology a notamment montré que les petits garçons naissaient dans cette région avec des taux de malformations génitales importants corrélés à l’usage, domestique ou non, d’insecticides qui, de surcroît, détruisent non seulement Aedes aegypti, mais aussi, indistinctement, toute l’entomofaune auxiliaire.

      Une technologie qui permet de se passer de ces produits et qui, contrairement aux biotechnologies végétales, n’a pas comme corollaire la privatisation du vivant, devrait être applaudie par les défenseurs de l’environnement. Qu’elle ne le soit pas est un insondable mystère.


  • Sous-Smic : qui tapera le plus fort sur les jeunes européens ?
    http://fr.myeurop.info/2014/04/18/sous-smic-qui-tapera-le-plus-fort-sur-les-jeunes-europ-ens-13673

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/gattaz.jpg

    Effy Tselikas Elise Gazengel Tristan de Bourbon Delphine Nerbollier Benjamin Leclercq

    Un sous-smic pour les jeunes ? L’idée lancée cette semaine par le patron du Medef en a fait bondir plus d’un. Pourtant, il n’est pas le seul à se poser la question. La Grèce et le Royaume-Uni font déjà trinquer les jeunes, en modulant le #smic selon l’âge. Les patrons espagnols et allemands aimeraient bien les imiter...

    "Une marche (...)

    #EUROFOCUS #Social #France #brut #montant #net #Pierre_Gattaz #salaire_minimum #Smic_Jeunes #suppression_du_Smic


  • #British teen killed in #syria
    http://english.al-akhbar.com/content/british-teen-killed-syria

    A British teenager whose uncle was detained in the Guantanamo Bay camp has been killed in the Syrian conflict, his family said on Friday. Abdullah Deghayes, 18, died earlier this month although the circumstances of his death are unclear. The teenager from Brighton in southeast England is the nephew of Omar Deghayes who was held by the United States as an enemy combatant at Guantanamo between 2002 and 2007 after he was arrested in Pakistan. read more

    #Top_News #UK


  • La légende allemande du « retour heureux » des requérants d’asile

    La Croix-Rouge bavaroise publie sur son site une brochure imaginant le bonheur de rentrer au pays pour les enfants de requérants. Face à une pluie de critiques, la brochure est retirée.

    http://www.lacite.info/main/wp-content/uploads/2014/04/ruckkehr_1021_683.jpg

    http://www.lacite.info/letrange-legende-allemande-du-retour-heureux-des-requerants-dasile

    #shameless_auto-promo... car je ne pouvais pas me taire !!

    #Croix-Rouge_bavaroise #brochure #asile #réfugiés #retour #renvoi #expulsion #Afghanistan #Allemagne #migration

    cc @reka


  • Brain ‘15-second delay’ shields us from hallucinogenic experience – research — RT News
    http://rt.com/news/brain-neuroscience-visual-information-709

    A team of vision scientists at the University of California, Berkeley and Massachusetts Institute of Technology (MIT) revealed this secret of the human #brain: To save us from insanity induced by a constantly changing torrent of pictures, shapes and colors – both virtual and real world – the brain filters out information, failing in most cases to notice small changes in a 15-second period of time.

    It actually means that what we do see is, in fact, a mixture of past and present. According to the research, published in the journal Nature Neuroscience, stability is attained at the expense of accuracy.

    “What you are seeing at the present moment is not a fresh snapshot of the world but rather an average of what you’ve seen in the past 10 to 15 seconds,” said study author Jason Fischer, Ph.D., a neuroscientist at MIT.

    #attention #perception #neuroscience

    Although it has a 15-second delay in perception, the brain can also work incredibly fast. Neuroscientists from MIT recently found that even if the eye sees an image for as little as 13 milliseconds, the brain can still successfully process it.


  • Comment le #lobby financier pèse sur #Bruxelles
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/09/comment-le-lobby-financier-pese-sur-bruxelles_4398032_3214.html

    120 millions d’euros : il s’agit du montant, en euros, dépensé chaque année par l’#industrie_financière en actions de lobbying à Bruxelles, auprès des institutions européennes. C’est ce que révèle le think tank européen Corporate Europe Observatory (CEO), mercredi 9 avril. Selon ce dernier, la #finance emploie 1 700 lobbyistes dans la capitale belge, soit bien plus que tous les autres secteurs.


  • M. Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, vous êtes un con.

    « Coupe du monde 2014 • Pour Pelé, la mort d’un ouvrier est "normale" »

    Pelé est l’ambassadeur international de la Coupe du monde 2014. Mais ses récentes déclarations à propos de la mort d’un ouvrier sur le chantier d’un nouveau stade ont choqué une partie de l’opinion brésilienne.

    http://www.courrierinternational.com/article/2014/04/09/pour-pele-la-mort-d-un-ouvrier-est-normale

    http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/2014/04/00904-bresil.jpg

    La mort d’un ouvrier de 29 ans, Fábio Hamilton - survenue sur le chantier du stade Arena Corinthians de São Paulo -, est pour Pelé quelque chose de « normal ». C’est ainsi que le journal portugais Público relaie les déclarations du roi du football à propos d’un nouvel accident mortel lors de la construction du stade qui accueillera le match d’ouverture de la Coupe du monde de football 2014, entre le Brésil et la Croatie.

    A un peu plus de deux mois du lancement de l’un des événements sportif les plus médiatisés du monde, Edson Arantes do Nascimento - dit Pelé - se dit bien plus préoccupé par « le chaos » qui règne dans les aéroports brésiliens. L’ambassadeur international de la Coupe du monde 2014 a également souligné que la plus grande des inquiétudes des touristes étrangers était la sécurité. Une crainte « due aux manifestations, aux vols à la tire et aux crimes » à Rio de Janeiro. « Les étrangers veulent savoir s’il y a des risques », a-t-il déclaré.

    C’est le huitième décès d’un ouvrier sur les chantiers de la Coupe du monde brésilienne et le troisième dans le stade pauliste. Le retard accumulé sur les chantiers de la Copa do Mundo, vivement critiqué par la Fifa, a contraint d’accélérer le rythme des constructions.

    Retrouvez ci-dessous la vidéo de la déclaration de Pelé (en portugais) :

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=LDinGil53WE

    #Mondial_2014 #Brésil #football #Pelé #travailleurs


  • Most innovative USA metros : 2000-2011 | Panethos

    http://panethos.wordpress.com/2014/04/05/most-innovative-usa-metros-2000-2011

    Below is a list of the twenty most innovative metropolitan areas in the United States, based on the number of patents issued between 2000 and 2011. Most surprising is the absence of the Research Triangle of Raleigh-Durham-Chapel Hill, North Carolina; Denver-Boulder, Colorado; Pittsburgh, Pennsylvania; and the Salt Lake City, Utah urban areas.

    http://panethos.files.wordpress.com/2014/04/innovation-us-map-1940x900-3_35489.jpg?w=646&h=298

    #aires_métropolitaine #innovation #états-unis #urban_matters



  • Al-Tufail: A Lebanese town under occupation
    http://english.al-akhbar.com/node/19344

    http://english.al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/4cols/leading_images/Afif-Diab.jpg

    A truck drives along an unpaved road near the Syrian border in #Lebanon's #Beqaa_Valley. (Photo: Afif Diab) A truck drives along an unpaved road near the Syrian border in #Lebanon's Beqaa Valley. (Photo: Afif Diab)

    The Lebanese town of al-Tufail in the Beqaa Valley is under occupation. Abandoned by the Lebanese state for many years, it became a safe haven for armed Syrian opposition fighters and, later, Syrian refugees fleeing the fighting in al-Qalamoun. So will the Lebanese state remember #Tufail today?

    Radwan Mortada

    read (...)

    #Articles #Britel #Hezbollah #Nouhad_Machnouk #syria



  • Faites vos jeux...
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/234-avril-2014/article/faites-vos-jeux-4677

    Michel Tomi, empereur des jeux en Afrique, vient de faire son retour dans l’actualité médiatique et judiciaire. Et il est bien accompagné... Celui que Le Monde désigne, dans une enquête parue le 28 mars, comme le probable « parrain des parrains » français, a fait fortune en Afrique en y introduisant le PMU, avant de se construire un véritable empire financier. Entre temps, on avait notamment entendu parler de lui dans l’affaire du casino d’Annemasse. Ce très proche de Charles Pasqua avait été (...)

    #234_-_avril_2014

    / #Mali, #Mafiafrique, #Justice, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs, #Michel_Tomi


  • Non ingérence à géométrie variable
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/234-avril-2014/article/non-ingerence-a-geometrie-variable-4678

    Interrogée sur la volonté du président Blaise Compaoré de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir, la ministre française de la francophonie se fait conciliante : « Il n’est pas le seul dans ce cas et je ne vais pas faire d’ingérence. Chacun fera ce qu’il voudra, la France n’a pas d’ordres à donner » (JeuneAfrique.com, 7 mars). Un souci de la discrétion qui l’honore... La même déclarait pourtant après l’élection du nouveau président malgache, Hery Rajaonarimampianina, que le putschiste Andry (...)

    #234_-_avril_2014

    / Blaise Compaoré, #Madagascar, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

    #Blaise_Compaoré


  • #Niger : #Aide_Publique_au_Développement de Veolia
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/234-avril-2014/article/niger-aide-publique-au-4679

    Le 18 février, l’Agence française de développement (AFD) a annoncé une subvention de 10 millions d’euros au Niger, dont « 7 millions d’euros [qui] aideront à réduire partiellement les arriérés de l’Etat dans les secteurs de l’eau, de l’électricité et de la santé ». Ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté car cette « aide au paiement de factures » est un des principaux axes des 70 millions versés depuis 2011 au Niger. Une annonce qui crée du remous dans la société civile nigérienne, où l’on relève que depuis 2001, (...)

    #234_-_avril_2014

    / Niger, Aide Publique au Développement, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs, #AFD, (...)

    #Véolia_


  • L’Angolagate enterrée
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/234-avril-2014/article/l-angolagate-enterree-4675

    En novembre dernier, alors qu’il passe en Suisse pour régler la vente d’une usine de phosphates au Kazakhstan, l’homme d’affaires (et diplomate angolais) #Arcadi_Gaydamak est incarcéré dans le cadre d’une plainte déposée par Luis Fernandez, qui n’aurait pas reçu sa paie pour son activité d’entraîneur dans un club de foot qui lui appartient. Comme il est sous mandat d’arrêt international suite à sa condamnation en France en 2011 pour fraude fiscale et blanchiment, la justice française lance une procédure pour (...)

    #234_-_avril_2014

    / #Angolagate, Arcadi Gaydamak, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs


  • Accaparement de terres au #Sénégal... et siphonnage de fonds ?
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/234-avril-2014/article/accaparement-de-terres-au-senegal-4676

    Le Collectif pour la défense de la réserve de Ndiael continue à se battre contre l’accaparement de plus de 20 000 ha de terres dont sont victimes 37 villages de la région sénégalaise du même nom. Des représentants du collectif étaient présents en Europe en février et mars pour dénoncer ce projet de l’entreprise sénégalo­-italienne Senhuile. C’est plus de 9 000 personnes, majoritairement paysans et éleveurs, qui voient menacés leurs moyens de subsistances et qui risquent de devoir quitter leur village ! (...)

    #234_-_avril_2014

    / #Paradis_Fiscaux_et_Judiciaires, Sénégal, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs, Accaparement des (...)

    #Accaparement_des_terres


  • En Europe, le déclin des #abeilles frappe lourdement les pays du Nord
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/07/en-europe-le-declin-des-abeilles-frappe-lourdement-les-pays-du-nord_4396816_

    UN RAPPORT DE 30 PAGES SANS LE MOT « #PESTICIDE »...

    Financée par #Bruxelles à hauteur de plus de 3 millions d’euros et pilotée par l’Agence de sécurité sanitaire française (#Anses), l’étude est de dimension inédite. Elle a mobilisé plus de 1 300 inspecteurs qui ont visité à trois reprises, entre l’automne 2012 et l’été 2013, près de 3 300 ruchers totalisant quelque 32 000 colonies d’abeilles.

    « #Epilobee est originale par son envergure et par sa volonté d’appliquer des méthodes harmonisées à l’échelle de l’Europe, se félicite Axel Decourtye (Réseau des instituts des filières agricoles et végétales). L’abeille est restée trop longtemps orpheline d’un réseau de surveillance fonctionnel. Grâce à ce dispositif, l’ampleur des problèmes que nous connaissons en France est révélée une nouvelle fois : environ un tiers des colonies suivies meurt dans l’année ! »

    Le moratoire partiel sur quatre #insecticides problématiques, décidé par Bruxelles et entré en vigueur en décembre 2013, est trop récent pour avoir eu un impact sur les résultats.

    A chaque visite, les mortalités ont été relevées, mais aussi la présence des principaux pathogènes de l’abeille comme les parasites varroa ou noséma.

    (...)

    En revanche, aucune mesure de pesticides n’a été faite dans les ruches analysées. Un point qui suscite des critiques acerbes dans la communauté scientifique : « Cette étude est un peu étrange, ironise l’apidologue David Goulson, professeur à l’université du Sussex (Royaume-Uni). Ils dépensent plus de 3 millions d’euros pour étudier la santé de l’abeille et ne mentionnent même pas le mot “pesticide” ! »

    De fait, le mot est absent des trente pages du rapport publié. « Le protocole choisi ne considère qu’une seule catégorie de facteurs pouvant causer des troubles de l’abeille : les agents pathogènes et les parasites, renchérit l’apidologue Gérard Arnold, directeur de recherche au #CNRS. Si on ne recherche que des agents infectieux, on ne risque pas de trouver des résidus de pesticides. Ce choix est #politique, pas scientifique. »

    « Nous nous sommes accordés avec la Commission pour élaborer, sur les deux premières années, une méthode d’évaluation robuste de la santé des colonies, afin de pouvoir comparer les pays, répond Gilles Salvat, directeur de la santé animale à l’Anses. Si nous avions d’emblée effectué un très grand nombre de prélèvements et d’analyses supplémentaires, le coût aurait été prohibitif. A l’avenir, des études plus ciblées seront faites. »

    MORTALITÉ ET AFFAIBLISSEMENT DES COLONIES

    En l’état, les résultats semblent déjà exclure la responsabilité unique des pathogènes naturels dans les mortalités relevées. « En France, les maladies recensées lors de la visite estivale des ruches sont à un niveau très bas : 1,5 % pour la loque américaine, 1,2 % pour le varroa et moins de 1 % pour la noséma », estime un chercheur qui a requis l’anonymat. Ce dernier regrette aussi que l’environnement des ruchers sélectionnés ne soit pas précisément décrit (zone de grandes cultures, etc.), ce qui rend impossible la recherche de liens éventuels entre les mortalités et les types d’agriculture pratiqués près des ruches.

    En outre, M. Arnold relève que seule la mortalité des colonies a été retenue, un choix qui minimise la gravité de la situation. « Il faudrait aussi prendre en compte l’affaiblissement des colonies, dit le chercheur, car des populations faibles donnent peu de récoltes, ce qui est préjudiciable pour les apiculteurs. »

    • Bon ben va falloir commencer à se préparer, qu’est-ce qu’on va pouvoir manger une fois que les populations des abeilles domestiques et des pollinisateurs sauvages se seront effondrées ?

      Les « noix » : Noyer, châtaigner, noisetier, pécanier, (pas amandier)
      Les céréales : maïs, blé, etc
      Les rares fruitiers pollinisés par le vent : mûrier, argousier (sûrement d’autres)
      Les rares fruitiers qui produisent sans pollinisation : variétés de kakis, bananes
      Les tubercules : pomme de terre, etc
      Les légumes vivaces dont on ne mange pas les fruits et qui se propagent de manière végétative : asperges, choux vivaces, chervis ...
      Les légumineuses ?
      Les cas particuliers : tomates si on secoue les pieds ...
      Les animaux


  • Annexion de la Crimée et frontières maritimes
    (essai de synthèse perso)

    Quelles sont les conséquences de l’annexion de la #Crimée sur les frontières maritimes ?
    A priori, la région annexée correspond au territoire de l’ancienne République autonome de Crimée et de la municipalité de Sébastopol. La nouvelle frontière terrestre passerait donc à l’extrémité nord de l’isthme de Perekop puis suivrait la côte sud du Syvach, vers l’ouest-sud-ouest et rejoindrait la mer d’Azov environ au milieu de la flèche d’Arabat (cf. carte ci-dessous, les limites de la RA de Crimée sur Google Maps)
    https://dl.dropbox.com/s/tnupc2o4gm5glcv/Crimée_Google.jpg

    Dans Wikipédia, l’Ukraine, avant le 11 mars 2014, possédait 2782 km de côtes. La perte de la Crimée devrait l’amputer d’une bonne moitié de cette longueur (WP anglais indique une longueur totale des frontières de la presqu’île de 2500 km)

    • Voyons les conséquences sur les espaces maritimes.
    Partons de la carte publiée par Juan Luis Suárez de Vivero dans Eaux territoriales en Méditerranée et en Mer Noire, rapport pour le Parlement européen de 2010, http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/etudes/join/2009/431602/IPOL-PECH_ET(2009)431602_FR.pdf sur laquelle, j’ai tracé approximativement en rouge une probable frontière maritime en tenant compte des règles de délimitation.
    Passons rapidement sur la frontière maritime avec la Roumanie dont le contentieux a été presque entièrement réglé par un arrêt de la Cour internationale de justice de février 2009 http://fr.wikipedia.org/wiki/Litiges_territoriaux_roumano-ukrainiens#Détails_du_règlement_du_litige.
    https://dl.dropbox.com/s/ed4wsmmxhsbk7da/MerNoire2.jpg

    On constate, en tout premier lieu, que deux zones ayant le statut d’eaux intérieures deviennent des espaces à partager entre les pays riverains. À l’ouest, la baie de #Karkinit (on trouve aussi l’appellation baie de #Djarilgach) ne devrait pas poser trop de problème. À l’est, le #Syvach, ou #Mer_Putride, dans le découpage actuel, intégralement attribué à l’Ukraine (oblast de Kherson). Ce qui pourrait poser problème, même si la description qu’en fait Wikipédia n’est que modérément attrayante :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Syvach

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1c/Sivash%2C_Ukraine.jpg/800px-Sivash%2C_Ukraine.jpg

    Le Syvach mesure 200 km de long sur 35 km de large pour une superficie de 2 560 km2. Il a une très faible profondeur — sa profondeur maximale est de 3 mètres, avec une moyenne variant entre 50 centimètres et un mètre — ce qui entraîne un échauffement important de ses eaux en été, provoquant ainsi une odeur particulière qui lui a valu son nom de « mer Putride ». Cet échauffement s’accompagne d’une forte évaporation qui rend ses eaux extrêmement salées. Le fond est recouvert d’une couche de vase épaisse de cinq mètres.

    Pour l’histoire, rappelons que le Syvach a été franchi par des offensives militaires par l’armée rouge pendant la guerre civile et a permis l’arrivée de renforts pendant l’offensive de novembre 1943.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/96/Sivash.jpg/350px-Sivash.jpg

    • L’Ukraine perd le contrôle de sa rive du détroit de #Kertch, étroit goulet d’accès à la mer d’#Azov. Se règle ainsi, définitivement (?) le contentieux sur le détroit de Kertch : l’Ukraine avait porté unilatéralement sa frontière en incluant le canal le plus profond, forçant ainsi la Russie à régler des droits de passage…

    Russie et Ukraine évoqueront leur frontière en mer d’Azov | International | RIA Novosti
    http://fr.ria.ru/world/20131022/199617680.html (octobre 2013)

    Après la chute de l’URSS en 1991, l’Ukraine a unilatéralement établi sa frontière maritime dans le détroit de Kertch (qui relie la mer d’Azov à la mer Noire), s’appropriant la partie navigable du détroit. Suite à cette démarche de Kiev, tous les navires russes entrant ou sortant de la mer d’Azov devaient payer des droits de passage. Signé en 2003, l’accord russo-ukrainien sur l’exploitation commune de la mer d’Azov et du détroit frontalier de Kertch considère ces espaces maritimes comme des eaux intérieures communes à la Russie et à l’Ukraine. En juillet 2012, les deux pays ont adopté une déclaration sur le partage des espaces maritimes dans ce secteur contesté.
    Cependant, le problème de la frontière russo-ukrainienne dans le détroit de Kertch n’a toujours pas été réglé de façon définitive.

    http://i26.photobucket.com/albums/c101/kostik3000/Kerch_Strait_7.jpg
    Sur la carte ci-dessus, on trouve, en bleu l’ancienne frontière, en rouge, la proposition russe. Hachuré, reliant les deux rives, le projet de pont proposé par la Russie à l’Ukraine en juin 2013.

    Zurabov : Russia to give Ukraine proposal for construction of bridge across Kerch Strait
    https://www.kyivpost.com/content/ukraine/zurabov-russia-to-give-ukraine-proposal-for-construction-of-bridge-across-

    Russia will in the next few days give Ukraine a detailed proposal regarding the construction of a bridge across the Kerch Strait, Russian Ambassador to Ukraine Mikhail Zurabov has said.

    Une présentation (2011) du projet de pont sur le détroit https://www.youtube.com/watch?v=465ziRXKQnQ

    [ru]

    • L’Ukraine perd aussi le contrôle du gisement gazier situé juste au nord de la péninsule de Kertch.
    https://dl.dropbox.com/s/g2dbdchq4w5lq8o/Ukraine_licences.jpg
    Sur le site http://ukrainian-energy.com/en/oil_gas_map avec le détail de l’ensemble des licences. Et un zoom sur les champs sur la presqu’île et au nord de Kertch.
    https://dl.dropbox.com/s/6l60ll3t7voy2ax/Ukraine_licences_Kertch.jpg
    Par exemple, North Kerchenskoye-North Bulganakskoye, le quadrilatère irrégulier situé au nord-est

    In the first quarter of 2007, Shelton Petroleum acquired a 50% interest in the North Kerchenskoye field. The remaining 50% is owned by Chornomornaftogaz. The concession is valid until 2014.

    The block is located approximately 20 km off the coast of Crimean Peninsula in the southern portion of the Azov Sea shelf with water depths of 12 meters.

    North Kerchenskoye concession contains a geological structure indicating a potentially commercial gas deposit. It was located with 2D reflection seismic data in 1970 and was discovered by three wells in 1976 at 1,300 meters. Wells tested at rates up to 70 thousand cubic meters per day, or 400 boe per day, from Miocene age reservoirs. North Bulganakskoye has a daily production of 3,500 barrels of oil equivalent and a cumulative production of seven million barrels from sediments of the same age.

    • Enfin, en mer Noire, l’Ukraine perd l’ensemble des zones de prospection en eau profonde qu’elle avait mises en adjudication #Skifska, #Foroska, #Prikertchinskaya, #Tavriya — soit, en bon français : Scythe, Foros (ville à la pointe sud de la Crimée), parages de Kertch, Tauride.
    https://dl.dropbox.com/s/tlstakl51968ihu/Ukraine_licences_eau_profonde.jpg
    Carte issue du rapport présentant les données de prospection sismique pour les explorations menées par Naftogaz Ukraine en 2005, http://blacksea-seismic.com/Ukraine_2d_seismic_brochure_Nov_2012.pdf
    Les traits rouges représentent les profils sismiques réalisés.

    Pour mémoire, ExxonMobil avait rappelé tout récemment qu’il était le bénéficiaire du permis sur Skifska… http://seenthis.net/messages/234467


  • #Bruxelles : blocage du meeting électoral du Vlaams Belang
    http://lahorde.samizdat.net/2014/04/06/bruxelles-blocage-du-meeting-electoral-du-vlaams-belang

    Ce 3 Avril, une action de protestation a eu lieu dans centre de Bruxelles contre la tenue d’un meeting conjoint du Vlaams Belang et du Front National (français). Quelques dizaines de manifestants s’étaient rassemblés pour dénoncer la tenue du meeting d’ extrême droite dans le Théatre du Vaudeville. Face à eux, quelques nervis de Nation [&hellip

    #Autres #International #antifascisme