• Sandro Mezzadra: How Many Histories of Labor? Towards a Theory of Postcolonial Capitalism | eipcp.net
    http://eipcp.net/transversal/0112/mezzadra/en

    ‘Cognitive capitalism’ and ‘cognitive labor’ have been crucial concepts in recent critical discussions on contemporary capitalism. Through these concepts the attempt was made to grasp the strategic relevance of knowledge for capital’s accumulation from the point of view of the composition of labor involved in the production of knowledge itself. Such important issues as precarity, networks, and the transformations of the welfare state were at stake in these debates since their inception. One of the most widespread criticisms of the concepts of ‘cognitive capitalism’ and ‘cognitive labor’ has revolved around theories of the ‘international division of labor’. The point is often made that capitalism and labor may well have become ‘cognitive’ in the West, but is still industrial (or even characterized by ‘earlier’ forms of extraction and so-called ‘primitive accumulation’) in ‘most of the world’.

    #marxism #capitalism #postcolonialism


  • At Google, a Place to Work and Play - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2013/03/16/business/at-google-a-place-to-work-and-play.html?pagewanted=all
    http://graphics8.nytimes.com/images/2013/03/16/business/16stewart-web/16stewart-web-articleLarge.jpg
    autres photos impossibles à copier ici je sais pas ce qui bloque dans les URL :
    http://www.nytimes.com/slideshow/2013/03/16/business/16stewart-ss.html

    In keeping with a company built on information, this seeming spontaneity is anything but. Everything has been researched and is backed by data. In one of the open kitchen areas, Dr. Welle pointed to an array of free food, snacks, candy and beverages. “The healthy choices are front-loaded,” he said. “We’re not trying to be mom and dad. Coercion doesn’t work. The choices are there. But we care about our employees’ health, and our research shows that if people cognitively engage with food, they make better choices.”

    #travail et #management chez #google / #néocapitalisme #capitalisme_cognitif
    http://seenthis.net/sites/30027
    http://seenthis.net/messages/110973


  • « Car figurez-vous que je reviens d’une veille sur les écrans et les
    enfants [...]. Depuis que j’ai lu ce que j’ai lu, j’ai jeté l’iPad,
    j’ai remisé l’iPhone au fond d’un tiroir, j’ai planqué l’ordinateur au
    grenier sous trois piles de livres et je l’ai entouré de gousses d’ail
    – on n’est jamais trop prudent -, et je tape ce billet sur une bonne
    vieille Olivetti. »

    http://parents3point0.com/ecrans-et-si-on-arretait-davoir-peur

    Du classique, mais toujours bon à rappeler. Il y a un terme médical en grec pour désigner cette peur ridicule des écrans ?

    • Le φάρμακον (pharmakon) Stieglerien ? Je trouve que c’est une approche intéressante, et qui a le mérite d’essayer de garder un peu de complexité.

      http://www.arsindustrialis.org/pharmakon

      En Grèce ancienne, le terme de pharmakon désigne à la fois le remède, le poison, et le bouc-émissaire

      Tout objet technique est pharmacologique : il est à la fois poison et remède. Le pharmakon est à la fois ce qui permet de prendre soin et ce dont il faut prendre soin, au sens où il faut y faire attentioni : c’est une puissance curative dans la mesure et la démesure où c’est une puissance destructrice. Cet à la fois est ce qui caractérise la pharmacologie qui tente d’appréhender par le même geste le danger et ce qui sauve. Toute technique est originairement et irréductiblement ambivalente : l’écriture alphabétique, par exemple, a pu et peut encore être aussi bien un instrument d’émancipation que d’aliénation.

      Ok, toute #technique porte en elle une organisation du monde, une vision, un « projet » sous-jacent, mais ce n’est pas immuable. La différence se ferait alors entre « utiliser » et « s’approprier » ?

    • Absolument pas stieglerien. #Charbonneau - #Ellul - ien, peut-être.

      Même en t’appropriant le nucléaire, tu auras des déchets pendant des millions d’années ; même en t’appropriant la voiture, il te faudra la démesure de l’infrastructure routière et l’urbanisation qui en découle ; même en t’appropriant le téléphone portable avec un OS libre, il te faudra des antennes relais partout dans le monde ainsi qu’exploiter des minerais rares en Afrique pour les construire (et de l’eau, beaucoup d’eau, potable).

      Toute technique est ambivalente. Certaines ont plus de bénéfices que d’inconvénients mais la plupart des techniques complexes (ce que n’est pas l’écriture par exemple, qui peut se reproduire seule avec un bout de charbon, et voilà entre autre pourquoi on ne peut pas comparer du tout l’apparition de l’écriture à celle de l’informatique ou d’internet, car on ne peut pas juste comparer le produit final sans prendre en compte comment le produit est construit et qui le crée et le gère), la plupart des techniques complexes, donc, ont plus d’inconvénients que d’avantages. Le problème étant qu’au lieu de rejeter ce genre de technique, notre société progressiste prétend invariablement que la Recherche, la Science, va trouver une technique encore mieux, sans danger, ou bien va améliorer cette technique qui a trop d’inconvénients pour inverser la tendance. Ce qui est quasiment toujours contredit dans les faits, les solutions techniques a une technique apportant souvent plus de nouveaux problèmes, et pire ! : des problèmes encore plus difficiles à résoudre et à s’en débarrasser.

      Sans oublier en plus, le fait que tous ces techniques à écran et à réseau ne se sont pas répandues magiquement pour le bonheur de tous, mais ont été matraquées marketinguement pour devenir un besoin, au même titre que la généralisation de la cigarette. Le budget publicité des périphériques mobiles est le deuxième plus important au monde après celui des voitures : bizarre, les deux inventions complexes les plus nocives du 20ème siècle (écologiquement, socialement, etc)... Et après on veut faire croire que ce sont les gens (riches ou pauvres) qui en ont besoin et qui le demandent... On va « s’approprier la cigarette », aussi ? Forcément, après coup, après avoir été drogué, il est tentant pour le camé de vouloir se réapproprier sa drogue (comme cultiver soi-même sa beuh au lieu de l’acheter à un dealer). Au final ça reste un drogué. On aboutit alors à l’auto-création de choses dont on avait pas besoin : super, la destruction citoyenne ! :)

      Et ce n’est qu’une petite partie des problèmes, on peut parler aussi du rôle omniprésent de l’expertise, du lien absolu entre techniques industrielles et capitalisme, du lien permanent entre états, militaires et industrie (que ce soit pour les réseaux, la nanotechno, les neuro-sciences), ad libitum, ad nauseam...

    • Stiegler qui transplante le pharmakon platonicien dans les questions techniques, ça n’a vraiment pas trop de valeur. Ce gars, il est capable de valoriser les OGM, les nanos etc... a partir du momment ou elle pourrait participer a « la culture » ou au monde des idées... franchement, je croyais qu’Aristote était passé par la. Mais visiblement certains ont encore besoin d’un « noble mensonge » pour faire passer leur pilule communiste.
      Et pour répondre au concours légendaire du plus radical que moi tu meurs, éducation ou critique politique des techniques, ce n’est pas l’un contre l’autre ! C’est l’un et l’autre. Chacun aura par ailleurs ses difficultés.

    • éducation ou critique politique des techniques, ce n’est pas l’un contre l’autre ! C’est l’un et l’autre. Chacun aura par ailleurs ses difficultés.

      Tout à fait d’accord, mais oui et non. :)

      « Éducation » à une technique, ça peut contenir des choses bien différentes. Ça peut être éduquer à utiliser une technique avec parcimonie et peut-être même pourquoi pas de moins en moins en fil du temps. Ça peut être au contraire éduquer à l’utilisation d’une autre manière mais tout aussi massivement, et dans ce cas il y a des invariants dans les conséquences. Autrement dit : il y a certaines conséquences néfastes qui sont les mêmes que l’on utilise « pour le bien » ou « pour le mal » une même technique.

      Mais éducation aussi, bien entendu. C’est juste que le discours dominant ne parle que de ce point, comme si éduquer à une technique suffisait à forcément modifier voire supprimer ses conséquences néfastes. Faut ré-équilibrer l’ambi-balance ! :D

    • je parlais de l’éducation des enfants c’est à dire tout simplement : ne pas les mettres devant la télé. ça n’éduque a rien.
      Sinon comment ne pas être d’accord qu’une éducation a la technique ne change pas grand chose aux effets de la technique elle même (il y a bien des détournements [internet est célèbre], mais aussi des invariants bien sur), c’est comme le coup de la kalachnikov équitable. :D

    • Stiegler qui transplante le pharmakon platonicien dans les questions techniques, ça n’a vraiment pas trop de valeur. Ce gars, il est capable de valoriser les OGM, les nanos etc...

      Je ne crois pas l’avoir jamais entendu dire cela, et je ne me considère pas non plus comme fanboy du bonhomme (qui peut être parfois ambigu, oui), même si je connais pas trop mal son discours. Sa pensée et ses concepts fonctionnent plutôt bien dans la sphère limitée des technologies de l’esprit, du #capitalisme_cognitif mais ne s’universalisent pas très bien, comme l’a souligné @rastapopoulos (joli paragraphe sur l’éducation !).

      En parlant d’#éducation... j’aurais bien encore discuté ici, mais la réalité me rappelle, mon marmot a fini sa sieste :)


  • L’e-G8 devrait envoyer un message très libéral à Deauville
    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/05/25/l-e-g8-devrait-envoyer-un-message-tres-liberal-a-deauville_1527405_651865.ht

    Moins de législations et un environnement plus favorable à l’investissement : sans surprise, l’e-G8, qui s’est achevé mercredi soir 25 mai à Paris, devrait transmettre aux huit pays les plus industrialisés un message demandant plus de garanties pour la libre entreprise sur Internet et des lois moins contraignantes. Le message exact qui sera relayé au sommet de Deauville n’est pas encore connu, mais le débat de conclusion de l’e-G8 devrait relayer des demandes assez générales et se focalisant principalement sur les besoins du monde de l’entreprise.

    #Internet #G8 #capitalisme_cognitif #économie_monde


  • Vers une "précarisation par le haut" des informaticiens ?
    http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/02/25/vers-une-precarisation-par-le-haut-des-informaticiens_1478798_1477893.html

    Ils ont fait de longues études, ont le statut de cadres, et travaillent dans un secteur porteur. Pourtant, les informaticiens qui travaillent pour des SSII (société de services spécialisée en ingénierie informatique) sont en première ligne d’une « précarisation par le haut » qui menace de s’étendre, estime le journaliste Nicolas Séné dans un livre engagé qui leur est consacré, « Derrière l’écran de la révolution sociale. »

    #précarité #capitalisme_cognitif #Nicolas_Séné

    • J’ai un pote qui bosse comme ça depuis 12 ans : précarité, certes, mais avec un putain de salaire qui lui permettrait facilement d’encaisser un intercontrat de plus de 6 mois. Dans son domaine de compétence informatique, les consultants s’arrachent à prix d’or et la liste d’attente des clients ne s’est creusée qu’au plus gros de la crise bancaire. Et même à ce moment, où il a vraiment eu des intercontrats plus longs qu’à l’accoutumée, il n’a pas franchement paniqué.

      Si tu gagnes en deux mois ce qui te suffirait pour vivre un an sans te priver, ta précarité est quand même vachement relative. La vraie précarité, tu peux l’avoir avec un CDI, la peur du petit chef au ventre et un salaire déjà bouffé par les dépenses contraintes au 5 du mois.

    • @monolecte ce qu’explique le bouquin (entre autres choses) c’est que c’est justement en tirant argument du fait que dans ce milieu les salariés sont relativement bien payés, que le patronat y expérimente sans provoquer de conflit social de nouvelles formes de contrats.

    • @fil – Je crois qu’il n’y a pas qu’une question de salaire, mais aussi une dimension d’engagement cognitif et de plaisir dans le travail, qui permet au “patron” de mieux faire accepter les aléas d’une certaine précarité. Et au passage, effectivement, de pouvoir expérimenter des formes nouvelles de travail flexible et précaire...

    • Concrètement, vider un mec, même en CDI n’est pas monstrueusement compliqué aujourd’hui. D’ailleurs, le nombre de salariés en CDI qui ont quand même peur de se retrouver en slip sur le trottoir est éloquent : ces gens se sentent précaires, à la merci du premier retournement de situation. Et l’imaginaire prolétaire a été abondamment nourri dans l’Histoire récente de récits d’usines déménagées à la cloche de bois et de travailleurs qui se retrouvent sur le carreau en un WE seulement.

      Ce qui fait la vraie dimension de la précarité, ce n’est pas le contrat ou l’absence de contrat (même si ça y contribue), c’est l’absence de visibilité, l’incapacité matérielle de pouvoir se projeter dans l’avenir. Cette différence, elle se joue sur la faiblesse des rémunérations et le poids grandissant des dépenses contraintes, les seules choses à peu près certaines qui nous restent. En l’absence de revenus suffisants pour épargner, nous nous retrouvons à la merci du premier aléa de l’existence, sans possibilité d’anticiper ou même de seulement répondre à un imprévu.
      La première des précarités est donc bien la pauvreté.