city:beyrouth

  • De Qousseir à Beyrouth, un forcing pour encercler le Hezbollah | À La Une | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/815471/-de-qousseir-a-beyrouth-un-forcing-pour-encercler-le-hezbollah.html

    Soudainement, le monde entier a les yeux fixés sur le Liban et sur ce qui est appelé la participation du Hezbollah aux combats de Qousseir. Même le président américain Barack Obama s’est fendu d’un coup de fil au chef de l’État Michel Sleiman pour dénoncer l’intervention de ce parti dans les combats en Syrie et lui demander de tenter d’y mettre un terme. Si les combats de Qousseir s’étaient soldés par une victoire de l’opposition, il est évident que les réactions n’auraient pas été aussi unanimes et radicales. Mais comme il s’agit d’une bataille stratégique qui pourrait bien entraîner un renversement du statu quo qui a duré pendant des mois en Syrie, l’Occident et ses alliés s’empressent de pointer du doigt le Hezbollah.
    Réagissant à ce tollé quasi général, des sources proches de la formation commencent par le trouver plus ou moins flatteur. Selon ces sources, le régime syrien se bat depuis plus de deux ans et à la première victoire significative qu’il remporte, on crie à l’intervention du Hezbollah, comme si les succès militaires ne peuvent que lui être attribués. En même temps, les sources proches du Hezbollah précisent qu’avec sa franchise habituelle, le secrétaire général de cette formation a clairement expliqué la portée de la participation du parti dans les combats en Syrie. Il s’agit d’abord de défendre les habitants libanais des villages syriens autour de Qousseir, menacés dans leurs biens et leurs vies par les rebelles syriens qui avaient pris le contrôle de la région depuis plusieurs mois, et ensuite de protéger les lieux saints chiites en Syrie, comme le mausolée de Sitt Zeinab, pour éviter le déclenchement d’une discorde totale entre les deux principales branches de l’islam, les sunnites et les chiites.


  • « محور الحكمة - الترك » : المشروع الفضيحة ! | الأخبار
    http://www.al-akhbar.com/node/181841
    Urbanisme et patrimoine : controverse sur le réaménagement de l’axe Hekmeh-Turk à Achrafieh Beyrouth. Un projet moderniste coupant une des dernières zones préservée de la ville réactivé par la municipalité de Beyrouth et contesté par des universitaires et des activistes qui en démontent le bien-fondé.
    Signalé par @gonzo
    http://www.al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/465img/p14_20130424_pic1.jpg
    #Liban
    #Beyrouth
    #patrimoine
    #urbanisme


  • mediarama-329-1.pdf
    http://mediaramalb.files.wordpress.com/2013/05/mediarama-329-1.pdf

    2
    Médiarama Page 2
    L’ambassadeur de Russie à Beyrouth, Alexand
    er Zasypkine, a refusé de comparer le
    nouveau rôle de la Russie au Liban à celui des Etats

    Unis, plus particulièrement à
    celui de l’ancien secrétaire d’Etat adjoint Jeffrey Feltman. Il a précisé, dans ce
    cadre, que le vice

    ministre des Affaires étrangères,
    Mikhaïl Bogdanov, a rencontré
    des personnalités libanaises de tous bords sans distinction. « Ce qui nous importe,
    c’est la sécurité et la stabilité du Liban, a

    t

    il dit. Nous n’avons pas de problème ni
    avec le 8

    Mars ni avec le 14

    Mars. Nous soutenons la d
    éclaration de Baabda et la
    distanciation du Liban à l’égard de la crise syrienne ».


  • Pour les prochaines élections, je te propose le slogan : « Le aounisme, c’est le pétrole plus l’électricité. » Si, si, tu peux le réutiliser, c’est cadeau ça me fait plaisir. Bassil : "Le Liban est sur le point de devenir un Etat pétrolier"
    http://www.lorientlejour.com/article/812451/bassil-le-liban-est-sur-le-point-de-devenir-un-etat-petrolier.html

    « Nous avons jusque-là effectué des études sismiques en 3D sur plus de 70% de notre zone exclusive d’exploitation (ZEE), a affirmé M. Bassil. Nous pensions avoir seulement du gaz dans le sud de la ZEE, mais nous avons aussi du pétrole. (...) Nous avons commencé avec très peu de ressources, mais nous espérons que nous réaliserons d’importants bénéfices dans un futur proche afin d’investir dans les infrastructures libanaises et régler une part de notre dette publique ». Le ministre a précisé qu’une partie des revenus sera affectée à un fonds souverain.

    Je ne sais pas comment le ministre d’un gouvernement démissionnaire peut déjà « préciser » comment seront utilisés des « revenus » dont il ne dispose pas encore, mais avec Hassan Céhef, c’est possible.


  • Comment le Liban a failli conquérir l’espace
    http://bibliobs.nouvelobs.com/la-tendance-de-jerome-garcin/20130425.OBS7153/comment-le-liban-a-failli-conquerir-l-espace.html

    C’est ainsi que, en pleine guerre froide, et tandis que les Spoutnik russes et le programme américain Apollo se disputent le ciel, le petit Liban s’impose comme une nation spatiale ! Ses fusées Cedar sont d’ailleurs si performantes - elles peuvent atteindre Israël - que le monde commence à s’inquiéter de leur force de frappe potentielle.

    Sous la pression internationale, le président Fouad Chéhab doit alors abdiquer ses ambitions et mettre un terme définitif au rêve des jeunes prodiges qui avaient les mains sur la paillasse et la tête dans les étoiles. L’incroyable aventure a ensuite été oubliée.

    Un demi-siècle plus tard, miracle du cinéma, cette lampe magique dont Pagnol disait qu’elle « rallume les génies éteints », Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (réalisateurs de « Je veux voir », avec Catherine Deneuve) ressuscitent « The Lebanese Rocket Society » dans un incroyable film-enquête.


  • Arab League softens stance on Israel’s final borders

    Haaretz Daily Newspaper

    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/arab-league-softens-stance-on-israel-s-final-borders-1.518313

    Arab countries endorsed a Mideast peace plan Monday that would allow for small shifts in Israel’s 1967 border, moving them closer to President Barack Obama’s two-state vision.

    Speaking on behalf of an Arab League delegation to Washington, Qatari Prime Minister Sheik Hamad Bin Jassem Al Thani called for an agreement between Israel and a future Palestine based on the Israel’s border before the 1967 Mideast War. But, unlike in previous such offers, he cited the possibility of “comparable,” mutually agreed and “minor” land swaps between the Israelis and the Palestinians.

    • La ligue des dirigeants arabes passe donc d’une complicité officieuse à une complicité officielle avec Israël et son phagocytage des territoires palestiniens.

      La deuxième étape sera-t-elle de passer d’une normalisation officieuse à une normalisation officielle (toujours selon les vœux de Obama) à chaque nouvelle « concession » de l’État sioniste ?

    • Le 28 mars 2002 la Ligue arabe, suivie par l’Organisation de la Conférence Islamique (devenue Organisation de la Coopération Islamique), s’était prononcée en faveur d’une normalisation des relations avec Israël. Le texte adopté à Beyrouth à cette occasion rappelait que la paix était une option stratégique pour les pays arabes. Il demandait à Israël de se retirer jusqu’aux frontières de 1967 (y compris sur le Golan syrien), d’accepter la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et de s’accorder avec Israël sur une solution à la question des réfugiés palestiniens en prenant pour référence la résolution 194 des Nations Unies. En échange les pays arabes offraient la paix à Israël avec qui ils établissaient des relations normales dans le cadre des relations internationales. Pour beaucoup cette proposition ne pouvait qu’engager la région dans un cercle vertueux en mettant fin à un conflit ancien.

      Le lendemain de l’adoption de ce qu’il est convenu d’appeler « l’initiative arabe de paix » le Premier ministre Sharon engageait une opération militaire de grande envergure dans les territoires palestiniens en représailles à une attaque suicide à Netanya revendiquée par le Hamas. Le siège militaire des bâtiments d’Arafat commençait. L’initiative arabe subissait son premier échec au lendemain de son apparition.

      Il est vite apparu que le gouvernement israélien, loin d’accepter un Etat palestinien sur les frontières de 67, préférait un plan intérimaire sur le long terme qui ne réglait ni la question de la colonisation ni celle de la violence.

      Les propositions arabes d’aujourd’hui font toujours référence aux frontières de 1967 mais à la différence du texte de 2002 elles offrent des possibilités d’échanges de territoires à la condition qu’ils soient « comparables » et d’ampleur réduite. Cette notion d’échange territorial avait déjà été adoptée par le Président Bush en 2004 mais sans consultation avec les Palestiniens. L’offre arabe d’aujourd’hui introduit une dose de flexibilité que certains qualifieront de pragmatique (certaines colonies ne peuvent plus être démantelées eu égard à leur taille) tandis que d’autres y verront un abandon supplémentaire des droits des Palestiniens par les intéressés eux-mêmes.

      Cette marque de bonne volonté risque d’être insuffisante pour Israël. Le gouvernement Netanyahu devrait rappeler que, sur le fond, Israël exige reconnaissance et sécurité : les Palestiniens doivent reconnaître qu’Israël est un Etat juif et la patrie du peuple juif et accepter de solides garanties pour sa sécurité. Sur la forme, le gouvernement redira que des négociations « directes » doivent être engagées « sans précondition » mais qu’il adhère au plan économique avancé par Kerry et des pays arabes.

      Le plus sûr est que Washington donne le sentiment de reprendre en mains le dossier palestinien.

    • Après les soulèvements arabes il avait été dit que les dirigeants arabes se montreraient, publiquement au moins, moins conciliants avec les crimes de guerre d’Israël.

      Il apparaît maintenant que c’est le contraire qui est vrai et cela est sans doute lié à des calculs sur l’avenir du prochain régime syrien.

    • L’initiative de paix de la Ligue arabe suscite peu d’espoir en Israël et en Palestine
      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/04/l-initiative-de-paix-de-la-ligue-arabe-suscite-peu-d-espoir-en-israel-et-pal

      ...

      Ce manque d’ardeur de la part des dirigeants politiques israéliens, uniquement tempéré par l’enthousiasme publiquement exprimé de Tzipi Livni, la ministre de la justice israélienne, chargée des négociations de paix, n’étonne pas Akiva Eldar. Dans le journal électronique Al-Monitor, le journaliste israélien estime en effet qu’"il est évident qu’ils ne peuvent pas négocier un échange de territoires israéliens souverains contre d’autres qu’ils considèrent comme les leurs et appellent ’Judée et Samarie’, même si le reste du monde les qualifie de ’territoires occupés’".

      Benyamin Nétanyahou se refuse à reconnaître les lignes du 4 juin 1967 comme base de discussions pour initier des négociations sur un éventuel échange de terres, analyse-t-il. Il partage par ailleurs le rejet exprimé en 2003 par son prédécesseur, Ariel Sharon, de fonder ces discussions sur l’initiative arabe de paix de 2002. Cette initiative préconisait la reconnaissance de la solution des deux Etats, promettant paix et réconciliation avec Israël en échange de son retrait de Jérusalem-Est et de Cisjordanie, ainsi qu’une « solution équitable » sur la question des réfugiés palestiniens.

      La décision, annoncée le 1er mai par le premier ministre israélien, de soumettre tout accord de paix à un référendum pourrait constituer un obstacle supplémentaire, estiment les commentateurs. Selon un sondage publié le 3 mai, une majorité absolue d’Israéliens doute que les négociations de paix avec les Palestiniens reprennent à la suite de la reformulation de l’initiative de paix arabe de 2002. Ils sont 54,8 % à ne pas croire que des pourparlers de paix reprennent à la suite de cette initiative, contre 17,3 % de l’avis opposé et 27,9 % d’indécis, selon ce sondage publié dans les deux principaux quotidiens du pays, Yediot Aharonot et Israël Hayom.
      LA « COLÈRE » PALESTINIENNE

      Dans les cercles palestiniens, la proposition a été accueillie avec colère, commente la journaliste palestinienne Dalia Hatuqa. Dans un communiqué, le Hamas a exprimé « sa vive préoccupation sur le principe d’un échange de terres avec l’occupation, rapporte-telle dans Al-Monitor. Nous espérons que la délégation ministérielle arabe demandera à Washington de faire pression sur Israël pour cesser la colonisation de notre terre occupée... De par notre expérience avec Israël, nous avons appris qu’il cherche simplement plus de concessions, qu’il ne veut pas la paix mais cherche à imposer un fait accompli à notre peuple. »

      Au sein de la délégation palestinienne, si le négociateur Saëb Erekat a salué le geste de la Ligue arabe vers « une solution régionale entière » et une « totale normalisation » avec Israël, il a toutefois souligné que l’échange de terres faisait déjà partie de tous les accords de paix précédents. Israéliens et Palestiniens ont en effet été proches d’un accord sur la question en 2008. "Il n’y a rien de nouveau, a-t-il estimé. La délégation arabe a présenté la position officielle palestinienne : si Israël accepte de façon univoque la solution des deux Etats sur la base des frontières de 1967, l’Etat de Palestine, en tant que pays souverain, pourra considérer des modifications consenties de frontières mineures, de nature et d’étendue égales, dans les mêmes zones géographiques, et ne portant pas préjudice aux intérêts palestiniens."

      Le principe d’un échange de terres avait été évoqué pour la première fois lors des négociations du sommet de Camp David en 2000. L’ancien président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, avait accepté le principe d’un échange de 3 à 4 % de la Cisjordanie avec Israël. Dans les négociations qui ont suivi la conférence d’Annapolis en 2007 et 2008, les Palestiniens se sont accordés sur un échange de 1,9 % des terres. Un principe réaffirmé par écrit, mais verbalement consenti comme pouvant aller jusqu’à 4 %, lors des négociations entre Benyamin Nétanyahou et le président Mahmoud Abbas en septembre 2010.

      Au vu de la réaction israélienne, Saëb Erekat a balayé tout espoir que cette initiative ne change réellement la donne. « Le rejet israélien de cette initiative montre à nouveau que le gouvernement israélien n’a pas de plan de paix, a-t-il déclaré. Il est davantage engagé à poursuivre la colonisation et ses attaques contre les droits des Palestiniens et la stabilité régionale. »


  • J’ai déjeuné avec Joe Kodeih, qui est à Paris cette semaine pour présenter son spectacle « Le Jocon » (gros succès à Beyrouth). Tous les copains qui ont vu le spectacle hier m’ont dit que c’était hilarant de bout en bout (c’est en arabe libanais) ; alors ami libanais, si tu es sur Paris en ce moment, je te conseille de ne pas perdre de temps si tu ne veux pas le manquer :

    – les 22, 23, 29 et 30 avril à 20h30,
    – Salle Etienne Pernet, 15 Place Etienne Pernet, 75015 Paris
    – Réservation : http://joekodeih-es2005.eventbrite.fr
    – ou appeler au 06 46 47 18 26 (de 18h à 22h).

    http://pattyparis.files.wordpress.com/2013/04/529216_456390664441541_280360587_n.jpg


  • Tunisie/ Syrie. Résumé: Entre 6 et 10.000 Tunisiens auraient rejoint les rangs des combattants anti-Assad. Les recrutements se feraient par le truchement des mosquées et d’organisations caritatives. Leurs familles, qui n’apprennent qu’a posteriori le départ de l’un des leurs, recevraient jusqu’à 4000 dollars par combattant. Les autorités tunisiennes estiment qu’elles n’ont pas le droit d’empêcher un jeune de partir combattre en Syrie.

    INTER PRESS SERVICE
    News Agency

    Tunisia Now Exporting “Jihadis”
    By Giuliana Sgrena
    Friday, April 12, 2013

    http://www.ipsnews.net/2013/04/tunisia-now-exporting-jihadis

    TUNIS, Apr 6 2013 (IPS) –
    “Tunisian families have begun to dread knocks on their doors, or late-night phone calls, fearing that the messenger will bear the news that their son has been smuggled out of the country to join the “jihad” in Syria. Families here told IPS that they have no way of contacting their sons once they leave — whether by choice or coercion they will never know — for the warring nation nearly 3,000 miles away. At most, family members receive an inaudible telephone call from Libya, where the soon-to-be militants are trained, the muffled voice on the other end of the line saying a quiet and final goodbye.

    (…) There are no reliable data on exactly when young Tunisian men began rushing to join the Free Syrian Army, currently engaged in a battle to depose Syrian president Bashar al-Assad, but experts and civil society activists are agreed on one thing: the number is increasing. On Mar. 29, local sources reported that between 6,000 and 10,000 men have left the country, while the Algerian press say the number could be closer to 12,000.

    (…) The election of the moderate Islamist party Ennahda in October 2011 further raised hopes that the country would stay on track towards a more inclusive future. But beneath the moderate veneer, a strong ultra-conservative undercurrent remained, steered by Salafist-controlled mosques – like Fath, Ennassr, Ettadhamen, and the great mosque of Ben Arous located on the outskirts of Tunis – that are now serving as headquarters for the smuggling of fighters.

    (…) Charity organisations like Karama wa Horrya, Arrahma, Horrya wa Insaf, which provide basic humanitarian assistance to the poor, also play a role in this network that gathers able-bodied Tunisians, transports them to Libya and then, after a brief stop in Turkey, sends them onwards to the frontlines of the Syrian war such as the north-western border with Lebanon, and the city of Aleppo. Young fighters’ first point of contact in Syria is with the Jabhat al Nusra (meaning the ‘Support Front for the People of Syria’), considered the most aggressively militant arm of the FSA. (…)”

    #Jabhat_al_Nusra #Tunisia #Syria #Free_Syrian_Army #jihad #jihadi #Fath #Ennassr #Ettadhamen #Ben_Arous #Karama_wa_Horrya #Ennahda #Arrahma #Horrya_wa_Insaf



  • “Freeing the Floats of the Future From the Tyranny of the Rectangle”
    http://blogs.adobe.com/webplatform/2013/03/27/freeing-the-floats-of-the-future-from-the-tyranny-of-the-rectangle

    When an element is floated, inline content avoids the floated element. Content flows around the margin box of the element as defined by the CSS box model. The shape-outside CSS property allows you to tell the browser to use a specified shape instead of the margin box when wrapping content around the floating element.

    https://blogs.adobe.com/webplatform/files/2013/03/grid_cssexclusions.png

    #css


  • Jean-Pierre Filiu : La Syrie est notre guerre d’Espagne. D’accord, mais j’espère que le Liban ne sera pas notre Cambodge ; déjà que Beyrouth a été leur Trafalgar, il serait ballot que l’Euphrate ne soit notre Bérézina. (J’espère que la situation devient plus clair pour tout le monde.)
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/02/la-syrie-est-notre-guerre-d-espagne_3152041_3232.html

    Comme la République espagnole, la Syrie révolutionnaire souffre de la cobelligérance active des uns, de la passivité complice des autres et de l’intolérance partisane des derniers. La Russie et l’Iran sont aussi impliqués dans les crimes de masse de la dictature syrienne que l’étaient l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste aux côtés des franquistes espagnols.

    La « non-intervention » des démocraties occidentales en 2011 est aussi fatale pour les démocrates de Syrie qu’elle le fut pour ceux d’Espagne en 1936.

    Quant aux staliniens dénoncés par Orwell à Barcelone dès 1938, ils n’ont rien à envier aux djihadistes d’aujourd’hui en Syrie. Leur hiérarchie implacable et leur discipline aveugle leur permettent de compenser progressivement leur caractère ultraminoritaire.


  • Domaine public, espace public et espaces verts : rapports de classe et espace urbain à Beyrouth | Rumor
    http://rumor.hypotheses.org/3145

    De retour d’une dizaine de jours à Beyrouth, je voudrais revenir sur deux questions abordées auparavant sur ce carnet, notamment dans le billet Lutter pour l’espace public : Beirut, the Space In Between Hope and the Public et dans la note de lecture Beyrouth : les nouvelles lignes de front de la recherche urbaine. Mes rencontres et observations sur place me permettent d’y apporter quelques compléments.


  • Femmes broyées…. Dans les meules de Beyrouth | HMO
    http://hmo.hypotheses.org/273
    à propos du livre récemment traduit de Toufic Aouad

    Hani et Tamima ont cru pouvoir s’émanciper des relations familiales ou des cadres communautaires. Tamima fuit « l’arriération » de son village natal (incarnée par sa mère) ; Hani milite pour que son village chrétien accueille un maître musulman. Mais quels que soient leurs rêves, les logiques communautaires gardent toute leur puissance et l’anonymat de Beyrouth reste bien factice : Beyrouth appartient au Liban ; entre la ville et la Montagne, entre la capitale brillant de mille feux et le Sud sous-développé, les allers-retours sont incessants. Tamima est surveillée, traquée, agressée. Dans le Sud, elle est témoin des bombardements israéliens qui précipitent son engagement aux côtés des Palestiniens. Les meules de Beyrouth ne désignent pas seulement ce monde rural qui poursuit les siens jusque dans la grande ville où ils croyaient vivre anonymes et … libres. Elles renvoient aussi à la révolution. A lire ce roman, on ne peut que songer à la figure de Warda de Sonallah Ibrahim, qui décrit le destin tragique des révoltés du Dhofar dans les années 1970. Même période, même fièvre révolutionnaire, mais dans un cadre étroitement libanais ici (l’Université Saint-Joseph, l’Université libanaise) et ouvert aux horizons de la gauche arabe là (l’Université américaine). Mêmes destins de femmes et d’hommes brisés par la révolution et la guerre.

    #Liban
    #révolution


  • Domaine public, espace public et espaces verts : rapports de classe et espace urbain à Beyrouth | Rumor
    http://rumor.hypotheses.org/3145

    De retour d’une dizaine de jours à Beyrouth, je voudrais revenir sur deux questions abordées auparavant sur ce carnet, notamment dans le billet Lutter pour l’espace public : Beirut, the Space In Between Hope and the Public et dans la note de lecture Beyrouth : les nouvelles lignes de front de la recherche urbaine. Mes rencontres et observations sur place me permettent d’y apporter quelques compléments.


  • Le savon tue
    http://www.revue21.fr/Le-savon-tue

    Pour redonner chair à une histoire que le #Liban gomme sous les coulées de béton, Frédéric Laffont a rencontré pendant trois ans les petites mains de la guerre civile. Leurs récits entrecroisés donnent corps au passé et interrogent l’avenir.

    Dans les écoles libanaises, les manuels d’histoire s’arrêtent en 1943, date de l’indépendance. Ils ne disent rien des quinze années de guerres civiles qui déchirèrent le pays du Cèdre entre 1975 et 1990. A leur retour d’exil dans les années 1990, les habitants de Beyrouth qui avaient fui les combats ne reconnaissent plus leur ville. Les bulldozers sont au travail, la place centrale de la capitale libanaise est en passe d’être rasée. « On effaçait toute trace des combats à la hâte, sans réflexion sur le pourquoi de cette guerre, c’était comme un nettoyage au Kärcher », se souvient un jeune musicien face à la caméra de Frédéric Laffont.

    Il faut effacer pour reconstruire au plus vite, et oublier. Beyrouth ne doit pas se souvenir, Beyrouth ne doit pas parler. « Ça tuait un aspect essentiel de notre histoire, comme si on effaçait le décor de mon enfance. On voulait que ce soit propre en surface, que ça brille, sans s’interroger sur l’avenir. » Pour dénoncer les impasses d’une politique qui coule sous des tonnes de béton toute chance d’une réconciliation véritable fondée sur la mémoire et le pardon, le jeune musicien Zeid Hamdan a fondé le groupe Soap kills, « le savon tue ».

    #documentaire

    • Je remarque la petite imprécision très classique :

      Grand comme le département de la Gironde, le Liban reconnaît l’existence de dix-huit confessions religieuses. Il y a là des musulmans, chiites, sunnites, druzes ; des chrétiens, maronites, catholiques, orthodoxes…

      Ça n’est pourtant pas très difficile : parmi les 18 religions définissant des statuts civils au Liban, il y a 4 versions de l’Islam, 12 déclinaisons du christianisme, les druzes et… le judaïsme. Si on part sur cette histoire de « 18 religions », alors il ne faut pas oublier de mentionner le judaïsme comme religion officielle du Liban.

      Si on ne parle pas des « 18 » officielles, et qu’on veut écrire « il y a là… », alors il faudrait certainement comptabiliser les religions des 200.000 à 300.000 employées domestiques qui viennent d’Éthiopie, des Philippines, du Bangladesh, du Sri Lanka, du Népal et de Madagascar…


  • Pas forcément intéressant : Social Media Awards. Je note pour aller voir ce qui est aujourd’hui considéré comme la crème de la crème du Web libanais.
    http://www.lorientlejour.com/category/%C3%89conomie/article/807335/Social_Media_Awards+%3A_les_finalistes_annonces.html

    Il fournit l’occasion à la communauté des internautes libanais de nominer, voter pour et décerner un prix à : des blogueurs, des journalistes, des créateurs de contenus, des responsables de communauté, des personnalités publiques, des célébrités, dans le but de récompenser leurs efforts en communication et en création web. Des groupes de musique, des organisations non gouvernementales (ONG), des twitteurs font également partie des nominés.
    Les finalistes, répartis dans une trentaine de catégories, ont été sélectionnés parmi plus de 600 nominations. L’étape finale des votes débutera le 1er avril sur le site http://www.smabeirut.com

    • C’est marrant que tu dises ça, parce que justement je me demandais quelle proportion de sites en arabe il y aurait parmi les nominés. (Trop de trucs en anglais/français et pas arabes dans les classements libanais, en général.)

    • Ouh là, c’est maintenant ouvert et c’est grave : pour voir la liste des nominés (je demande même pas à voter), il faut s’identifier avec Facebook ou Twitter et, dans les deux cas, accepter que le truc prenne le contrôle assez avancé de mon compte (notamment poster des conneries à ma place).

      Conclusion : les seuls utilisateurs qui participeront au vote des « social media awards » seront des gens totalement incapables de comprendre qu’ils sont en train de donner les clés de leurs compte de « social media » à un tiers qui n’a pourtant rien à y faire.

      Conclusion 2 : hé ben comme ça je peux pas accéder à la liste des meilleurs sites libanais.


  • Passionnant entretien avec Romain Caillet : Religioscope : Liban : un état des lieux du salafisme
    http://religion.info/french/entretiens/article_605.shtml

    Pour des raisons liées à l’histoire particulière de ce pays, qui a connu une longue guerre civile de 1975 à 1990 et conserve une certaine culture des armes, toutes les composantes de l’islamisme au Liban sont, peu ou prou, militarisées. Les salafis libanais, dans toute leur diversité, n’échappent pas à cette règle et ses principaux leaders disposent de services de sécurité solidement armés, à l’instar des principaux hommes politiques libanais. C’est peut-être ce contexte libanais particulier qui explique l’absence, ou la faiblesse, des principaux courants salafis quiétistes présents dans le monde arabe, et largement majoritaires en France, notamment les partisans de Rabî’ al-Madkhalî, qui prône la soumission politique aux pouvoirs autoritaires, pour peu qu’ils s’affilient vaguement à l’islam. Ce courant, opposé à la quasi-totalité des luttes armées menées actuellement dans le monde musulman, représente donc une offre identitaire peu attrayante pour la jeunesse sunnite, en concurrence directe avec les jeunes chiites libanais, dont l’appartenance au camp du Hezbollah, celui de la « résistance », légitime leur usage des armes dans l’espace public.

    Sans être majoritaire, le courant jihadiste est donc assez populaire dans les milieux salafis libanais, naturellement plus enclins à la rébellion qu’à la docilité. C’est toutefois un compromis entre ces deux lignes politiques, salafis quiétistes contre jihadistes, qui représente à mes yeux la spécificité du salafisme libanais. Son influence sur la population était toutefois restée restreinte, voire relativement marginale, jusqu’à l’émergence spectaculaire du shaykh Ahmad al-Asîr à la faveur de la révolution syrienne et de la vacance du leadership sunnite au Liban. En l’espace d’un an et demi, cet imam de la mosquée Bilâl b. Rabbâh, située dans la commune de ’Abrâ, à l’est de Saïda, la capitale du Sud-Liban, est parvenu à fédérer autour de sa personne plusieurs milliers de militants déterminés.

    Particulièrement intéressant, d’autant qu’il y a des détails et des formulations que me laissent penser que je ne suis pas tout à fait sur la même ligne que Roman Caillet. Mais sa connaissance des salafistes libanais m’impressionne beaucoup.


  • France : demande de libération du Libanais Abdallah, décision remise au 11 avril

    Dépêche de l’AFP

    La justice française a renvoyé jeudi au 11 avril une décision attendue dans la délicate procédure judiciaire sur la demande de libération conditionnelle du Libanais Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné depuis 28 ans en France.
    La Chambre d’application des peines (cour d’appel) devait se prononcer jeudi sur un appel du parquet, qui n’est pas d’accord avec le choix du Tribunal d’application des peines (TAP) de Paris de reporter l’examen de cette demande de libération conditionnelle dans l’attente d’un hypothétique arrêté d’expulsion signé par le ministère de l’Intérieur.
    Mais son délibéré a été prorogé au 11 avril, a-t-on indiqué de source judiciaire.
    Le parquet considère que compte tenu de l’absence de cet arrêté d’expulsion, le TAP aurait dû déclarer la demande de libération conditionnelle irrecevable.
    Or, le TAP a déjà reporté à deux reprises l’examen de la demande de libération, en novembre puis en janvier, comme s’il voulait laisser la possibilité au ministère de l’Intérieur de prendre cet arrêté indispensable à la sortie de prison de M. Abdallah.
    Dans leur première décision d’ajournement, le 21 novembre 2012, les juges de ce même tribunal avaient émis un avis positif sur cette demande de remise en liberté, à laquelle le parquet est opposé.
    Si la cour d’appel venait à considérer que le TAP n’aurait pas dû ajourner sa décision, elle devrait nécessairement statuer elle-même sur le fond de la demande de libération conditionnelle et, logiquement, la rejeter, en l’absence d’arrêté d’expulsion.
    L’ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), arrêté en 1984 puis condamné à perpétuité pour complicité dans les assassinats de deux diplomates, un Américain et un Israélien, en est à sa huitième demande de libération conditionnelle.
    Si en revanche la cour d’appel confirmait la décision d’ajournement, le TAP aurait la possibilité de fixer une nouvelle date d’examen de la demande de libération conditionnelle. Il risquerait alors de buter une nouvelle fois sur l’absence d’arrêté d’expulsion...
    Les soutiens de l’ancien militant de 61 ans, détenu à Lannemezan (sud-ouest), l’estiment « séquestré par l’État français sur pressions états-uniennes ». Le département d’Etat américain ainsi que des élus de toutes tendances du Congrès américain avaient réitéré mi-janvier leur opposition à une sortie de prison.


  • Les facteurs de déstabilisation et la responsabilité collective | Scarlett Haddad
    http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/805928/Les_facteurs_de_destabilisation__et_la_responsabilite_collective.html

    Toute cette démonstration de force a eu lieu presque simultanément dans trois régions différentes du pays à la suite d’une rumeur qui n’avait aucun fondement. C’est dire combien la scène locale est devenue fragile et prête à se soulever et combien cheikh el-Assir et ses semblables ont pris de l’importance au sein de la rue sunnite. L’homme dont une poignée de partisans fermaient une route secondaire à Saïda peut désormais mobiliser au Nord, dans la Békaa et à Beyrouth, au détriment des courants modérés qui, toujours selon la source de sécurité, avaient commencé par utiliser le phénomène el-Assir comme un épouvantail avant qu’il ne commence à grignoter leur propre assise populaire. Le cheikh sunnite ne rate d’ailleurs pas une occasion pour se mettre en avant et pour jeter de l’huile sur le feu. Cheikh Maher Hammoud de Saïda a bien essayé de le raisonner, lui rappelant qu’il l’a sorti d’une mauvaise passe dans le passé. En vain. Le cheikh est devenu l’électron incontrôlable sur la scène sunnite et il est en train de devenir un facteur réel de déstabilisation.

    • Tout en prenant le contrepied du traitement habituel des événements par les éditorialistes de son propre quotidien, Scarlett Haddad me semble ici encore très timide.

      Les bombardements syriens près d’Ersal (ou à Ersal, c’est selon), par exemple, ne sont-ils pas la conséquence des actions, il y a quelques mois, qui ont chassé l’armée libanaise du Akkar, avec la participation ouverte et active de députés du 14 Mars. Il n’y a quand même pas que les dérives d’un escroc salafiste de Saïda au Liban, surtout si l’on évoque Tripoli, la Békaa et Beyrouth : il y a une cohérence des événements bien plus inquiétante.


  • Très important : le Liban vient de frôler le déclenchement officiel d’une nouvelle guerre civile, et tout ce qu’on peut lire d’ici, c’est un silence embarrassé, ou une assez nette tentative d’inverser les responsabilités.

    Pour Kahwagi [le chef de l’armée libanaise], le Liban vient de vivre sa pire crise sécuritaire en huit ans
    http://www.lorientlejour.com/category/Derni%E8res+Infos/article/805988/Pour+Kahwagi%2C+le+Liban+vient+de+vivre+sa+pire+crise+s.html

    Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Jean Kahwagi, a affirmé que le Liban avait connu ces dernières 24 h sa pire situation sécuritaire depuis huit ans, après des attaques coordonnées contre des cheikhs sunnites à Beyrouth.

    La lecture de l’Orient-Le Jour tend à n’incriminer que « les chiites » qui ont agressé des religieux sunnites.

    Pourtant, le chef de l’armée est cité déclarant :

    Il a appelé les politiciens et les responsables religieux à “combattre tous ceux qui poussent à la discorde dans le pays”.

    Mais qui peut donc pousser, selon le chef de l’armée, à la « discorde dans le pays » ?

    Dans un article précédent, L’OLJ citait le Grand mufti de la République (sunnite, n’est-ce pas) :
    http://www.lorientlejour.com/category/À+La+Une/article/805966/Liban_%3A_Les_incidents_itinerants_exacerbent_la_rue_sunnite.html

    Le mufti de la République a profité de sa visite à l’hôpital pour s’en prendre aussi à ses propres opposants. « J’impute la responsabilité à certains leaders sunnites, lesquels sont derrière les attaques contre le mufti de la République et visent à le faire tomber. Ces leaders ont incité ces drogués à agresser les ulémas. Ils doivent être sanctionnés au même titre que les drogués », a-t-il expliqué. En effet, le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel, le mouvement Amal et le Hezbollah avaient affirmé dans la nuit de dimanche que les agresseurs étaient des « voyous drogués ».

    L’OLJ ne cherche pas plus loin qui pourraient être des « leaders sunnites » qui « inciteraient » des « drogués chiites » à attaquer des religieux sunnites ?

    La lecture de l’OLJ donne une impression très nette : le Liban est passé au bord de la guerre civile parce que des chiites ont agressé des religieux sunnites. Les citations du grand mufti et du chef de l’Armée, si on se contente de cette lecture, sont plus ou moins incompréhensibles.

    D’abord, il faut rappeler que depuis des semaines, l’agitation sectaire de l’escroc salafiste Assir à Saïda et ses menaces explicites contre les habitants chiites de la ville sont extrêmement dangereuses. J’écrivais il y a tout juste 5 jours : « Ces provocations vont fatalement se terminer dans le sang. » (Provocations explicites qui ne semblent, elles, ni intéresser nos médias, ni provoquer de déclarations paternalistes des ambassades étrangères.)
    http://seenthis.net/messages/121609

    Plus précisément, on pourra lire cette présentation d’un enchaînement des événements par Al-Monitor (article à la tonalité très discutable par ailleurs – je pense qu’il faut en général prendre Al-Monitor avec des pincettes ; cet article s’illustre d’ailleurs par un titre totalement contraire aux événements qu’il relate) :
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/03/sunni-shiite-tension-lebanon.html

    Un militant chiite libanais (présenté avec certitude comme un membre du Hezbollah par Al Monitor) serait mort en Syrie, en protégeant un lieu saint chiite au Sud de Damas (sanctuaire déjà attaqué semble-t-il par des « rebelles » syriens autant intéressés par la guerre contre les lieux saints chiites que par la chute du régime).

    À la nouvelle de l’enterrement, les supporters du salafiste Assir installèrent des check-points à Saïda, pour « distribuer des douceurs » en signe de liesse (il n’y a que l’extrême bonne volonté du Al-Monitor pour accepter l’idée que des miliciens salafistes montent des check-points pour distribuer des pâtisseries libanaises et que cela va bien se passer).

    Des résidents chiites du quartier de Haret Saïda auraient donc décidé de se rendre sur ces check-points pour, selon Al-Monitor, « provoquer ces hommes » (comme si ça n’était pas le fait que des salafistes installent des check-points à Saïda qui était déjà une intolérable « provocation »).

    Suite à quoi (mais le lien logique n’est pas réellement explicité), un « supporter masqué d’Assir » serait allé tirer des coups de feu contre le quartier de Haret Saïda. (Détail insignifiant : s’il est masqué et s’il n’a pas été arrêté, comment sait-on qu’il s’agit d’un supporter d’Assir ?)

    Et c’est ensuite que des religieux sunnites ont été agressés à Beyrouth. La dénonciation par le chef de l’Armée de « ceux qui poussent à la discorde » prend ici beaucoup plus de sens immédiat.

    En réalité, il faudrait sans doute également se replacer dans les événements de Tripoli, où les bandes armées sunnites viennent de dénoncer leur propre instrumentalisation par le 14 Mars et les sheikhs salafistes :
    http://seenthis.net/messages/121196
    et évidemment l’attaque d’Ersal contre l’armée libanaise, qui avait déjà été l’occasion d’une tentative de manipulation orchestrée par le bureau de presse Hariri à Beyrouth, et la réfutation claire par le chef de l’armée :
    http://seenthis.net/messages/112742

    Clairement, le chef de l’armée ne se contente pas de dénoncer deux chiites isolés de Beyrouth…

    Quant aux déclarations du grand mufti, comme le souligne @rumor, http://seenthis.net/messages/123105
    elles ont une signification légèrement différente : la lutte entre le grand mufti sunnite et le 14 Mars est officielle depuis des mois (il y a eu plusieurs articles du Akhbar). Noter que là, les accusations sont encore plus graves : faut-il comprendre que, selon lui, les deux voyous chiites (dénoncés immédiatement par le Hezbollah et Amal) ont agit non à la suite des provocations de Saïda, mais pour le compte de ses opposants du Dar al-Fatwa, c’est-à-dire sur commande des chefs sunnites (politiques, religieux ?) du 14 Mars ?

    Le Hezbollah, lui, dénonce explicitement une ingérence américaine. Depuis le #cablegate libanais, on sait en effet que les politiciens du 14 Mars et leurs alliés américains sont parfaitement capables d’exploiter une situation déjà détestable pour atteindre à une situation encore plus détestable. La déclaration du Mufti, qui implique que l’attaque par des « drogués chiites » seraient en réalité une manipulation de la part de responsables sunnites, me semble correspondre à la même logique.

    • Noter que le chef de l’armée parle de pire crise sécuritaire « depuis 8 ans », c’est-à-dire l’attentat contre Rafiq Hariri en février 2005. Et donc pas du tout les événements de mai 2008, pourtant invoqués rituellement par les 14 Mars comme un véritable épisode de guerre civile.

    • Source : la déclaration du chef de l’armée dans le Safir :
      http://www.assafir.com/Article.aspx?EditionId=2415&articleId=2011&ChannelId=58105

      وقال قائد الجيش اللبناني العماد جان قهوجي لـ«السفير» ان لبنان مر في الساعات الأربع والعشرين الماضية «بأخطر استحقاق أمني منذ ثماني سنوات»، وأضاف أن ما حصل يدل بوضوح الى أين يمكن أن يقود الشحن الطائفي والسياسي والمذهبي المستمر على مدار الساعة، مناشداً السياسيين ورجال الدين أن يتحملوا مسؤولياتهم من أجل وضع حد لكل من يساهم في التحريض ضد الآخر في وطنه.


  • en écho @nidal sur les dessous sunnites masqués par l’OJ de l’affaire des agressions : http://seenthis.net/messages/123139
    La lutte pour le contrôle de Dar al-Fatwa dont l’actuel dirigeant, touché par la limite d’âge, est présenté comme « prosyrien », constitue apparemment un enjeu majeur de la lutte pour le contrôle de la communauté sunnite (et l’élimination des points de vue dissidents).
    L’Orient-Le Jour > Liban > Coup de force du mufti à Dar el-Fatwa
    Liban
    Coup de force du mufti à Dar el-Fatwa
    http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/805566/Coup_de_force_du_mufti_a_Dar_el-Fatwa.html
    16/03/2013

    Communautés Un Conseil de sages formé de Mikati, Siniora, Karamé et Hoss n’exclut plus une révocation de Kabbani.

    Contesté par un Conseil de sages formé du Premier ministre Nagib Mikati et de trois autres anciens chefs du gouvernement, Fouad Siniora, Omar Karamé et Sélim Hoss, le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a répondu hier par un coup de force : il a demandé l’occupation de Dar el-Fatwa par un groupe d’ulémas qu’il a nommés.
    « Je livre Dar el-Fatwa, à partir de demain matin (aujourd’hui), à tous les ulémas musulmans au Liban ; je resterai mufti de la République, serviteur de ces ulémas jusqu’à l’expiration de mon mandat (NDLR : 14 septembre 2014) ou ma mort », a indiqué cheikh Mohammad Rachid Kabbani dans un communiqué.

    L’administration de Dar el-Fatwa sera supervisée, selon cet arrangement, par les ulémas Amine Kurdi, Hicham Khalifé, Youssef Idriss et Salah Fakhri, des fonctionnaires nommés par cheikh Kabbani.
    On ignore quelle modification cette décision introduit dans les habitudes de Dar el-Fatwa, puisque ces dignitaires religieux sunnites sont déjà en fonction sur place.
    Dans les milieux proches du Conseil des sages, on considère que le communiqué de cheikh Kabbani laisse penser que « les nerfs de ce dernier ont lâché » et ne fait que confirmer « son inaptitude à continuer d’assumer dignement ses responsabilités ».
    Dans d’autres milieux, on redoutait une fuite en avant qui équivaut à « livrer Dar el-Fatwa aux partis », et l’on reprochait au mufti de faire le jeu de la Syrie et du Hezbollah.

    Le spectre de la révocation
    Jeudi, MM. Mikati, Siniora, Karamé et Hoss, réunis au Grand Sérail, avaient demandé au mufti de ne pas attendre jusqu’au 14 avril et de procéder sans plus tarder à l’élection d’un nouveau Conseil supérieur chérié, faute de quoi, ils avaient laissé entendre qu’ils pourraient engager à son encontre une procédure de révocation, prévue par les règlements de Dar el-Fatwa.
    Le Conseil des sages avait en effet estimé que le Conseil supérieur chérié actuel a déjà prorogé son mandat à quatre reprises et qu’il était temps de mettre fin à cette situation anormale.
    Le mufti, pour sa part, s’obstine à convoquer le corps électoral à l’élection le 14 avril, insistant par ailleurs pour rester à son poste jusqu’en septembre 2014, date à laquelle il aura atteint l’âge de 72 ans, âge légal de la démission de tout mufti.
    Ce point de détail n’est pas contesté par les adversaires du mufti. Toutefois, à la demande du vice-président du Conseil supérieur chérié, un ancien ministre proche du courant du Futur, la convocation du corps électoral a été invalidée par le Conseil d’État, pour n’avoir pas été accompagnée de la publication de la liste des électeurs.
    Derrière cette omission, on reproche au mufti d’avoir caché des nominations auxquelles il a procédé de son propre chef, au fil des années, dans l’intention d’obtenir une majorité qui serait en faveur de son installation à vie dans ses fonctions.
    En tout état de cause, on se méfie des orientations politiques prosyriennes du mufti et l’on souhaite faire un pointage préalable à toute nouvelle élection, pour l’empêcher d’en faire à sa tête.
    Multipliant les actes hostiles, le mufti avait de son côté engagé mercredi une plainte contre X à l’encontre de toute personne qui serait désignée responsable de la prorogation illégale du mandat du Conseil supérieur chérié. La mesure vise notamment le vice-président de ce conseil, qui avait prorogé ce mandat d’un an, au cours d’une réunion tenue dans l’enceinte extérieure de Dar el-Fatwa, parce qu’il s’était vu interdire l’accès au siège de l’instance sunnite. Cette prorogation avait précédé l’initiative actuelle du Conseil des sages.

    Éclatement de la communauté ?
    La controverse en cours a soulevé l’inquiétude de nombreuses personnalités sunnites, scandalisées de voir étalées en public le « linge sale » de la communauté. L’une de ces personnalités, Tammam Salam, a pressé le mufti Kabbani de revenir à la raison et de se plier aux injonctions du Conseil des sages dont les membres, a-t-il relevé, « ont mis de côté leurs divergences politiques, pour rechercher le bien de la communauté et éviter un éclatement qui affaiblirait sa position aux côtés des autres composantes du peuple libanais ».

    #Liban
    #sunnisme
    #Dar_al-Fatwa


  • Mediarama résume un article du Watan syrien. Je ne référence pas pour le côté factuel (sans doute discutable) mais parce que c’est beaucoup plus sûrement un point de vue qui motive une large partie des responsables syriens et libanais (pro-syriens). L’idée qu’une vaste offensive est imminente est quelque chose que j’ai vu circuler plusieurs fois récemment.
    http://mediaramalb.files.wordpress.com/2013/03/mediarama-300.pdf

    Ce n’est plus secret que des centaines de combattants jihadistes de plusieurs nationalités sont entrés ces dernières semaines en Syrie en provenance de Turquie, de Jordanie et du Liban, après avoir reçu les entrainements requis de la part de Marines américains et d’unités spéciales françaises et britanniques dans des camps en Jordanie et en Turquie. Pendant ce temps, des centaines d’entreprises économiques et industrielles et de sites archéologiques sont systématiquement pillés par des gangs armés au profit du « bandit d’Alep » (le Premier ministre turc) Recep Tayyeb Erdogan, qui veut détruire la Syrie sur les plans économique, culturel et historique, dans une tentative de raviver l’ottomanisme que les Arabes ont déraciné il y a un siècle.

    Des sources civiles à Daraa font état de l’arrivée de centaines de jihadistes munis d’armes antichars, de missiles sol-air et de véhicules tout-terrains équipés de mitrailleuses légères et moyennes. Ainsi, la Jordanie a cédé aux pressions des pays du Golfe et des Etats-Unis, devenant après la Turquie et le Liban un point de passage des jihadistes et des armes vers la Syrie.

    Damas a dernièrement adressé une lettre au Liban lui demandant de mettre un terme aux infiltrations des groupes terroristes à partir de son territoire, qui se sont particulièrement intensifiées ces deux dernières semaines. Des dizaines de combattants qui tentaient de pénétrer en Syrie ont été tués et les infiltrations se poursuivent sans interruption. Selon certaines informations, quelque 15000 combattants se trouvent au Liban-Nord après avoir terminé leur entrainement et se préparent à se rendre en Syrie.

    Ces développements interviennent alors que l’on évoque de plus en plus une solution politique à laquelle sont opposés Londres, Paris les Souad et les Thani, avec le soutien des ottomans, plus que jamais déterminés à détruire la Syrie.


  • Tensions au Liban après des attaques contre des sunnites dans des quartiers chiites
    http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/805812/Tensions_au_Liban_apres_des_attaques_contre_des_sunnites_dans_des_qua

    Des manifestations de colère ont eu lieu après des attaques qui ont visé trois dignitaires religieux sunnites dans des quartiers à majorité chiite de Beyrouth, a rapporté lundi l’agence officielle d’information libanaise (ANI).

    « Cheikh Mazen Hariri et cheikh Ahmad Fakhran de Dar al-Fatwa ont été attaqués (dimanche soir) dans le quartier de Khandaq al-Ghamiq, alors qu’ils se rendaient à la mosquée Mohammad al-Amine », a indiqué l’Ani.

    Dar al-Fatwa est la plus haute instance religieuse sunnite au Liban.

    Les deux victimes ont été conduites à l’hôpital Makassed pour y être soignées. La presse libanaise a publié lundi matin des photos des dignitaires, l’un portant une minerve et l’autre ayant les yeux tuméfiés.


  • Liban-TSL : Un procès politique sous habillage juridique
    http://www.renenaba.com/liban-tsl-un-proces-politique-sous-habillage-juridique

    L’acte d’accusation ne mentionne pas de preuves irréfutables et irréfragables, se bornant à retenir des « preuves circonstancielles » fondées sur le relevé des données des réseaux libanais des télécommunications, longtemps entièrement infiltrés par Israël, particulièrement du temps où l’un des protagonistes de cette affaire, le pro haririen Marwane Hamadé, était ministre des télécommunications.

    Ces relevés avaient été communiqués à la justice internationale par le « département du renseignement » relevant du Colonel Wissam Hassan, gravitant dans l’orbite direct de Saad Hariri, hors de tout contrôle hiérarchique de l’autorité de l’état, l’homme clé du soutien politico-militaire saoudo libanais à l’opposition djihadiste en Syrie. Ainsi donc, pendant six ans, à raison d’un budget annuel de cinquante millions de dollars, le TSL et sa commission d’enquête, se sont bornés à avaliser sans recoupement, des données communiquées par une partie prenante au contentieux.

    La première mise en cause du Hezbollah est intervenue, via le journal Le Figaro, le 15 août 2006, au lendemain du cessez le feu israélo-libanais et visait à criminaliser le mouvement chiite pour compenser les revers militaires israéliens au terme d’une guerre de destruction israélienne du Liban de 33 jours. Une telle coïncidence pose le problème de la fonction de la Justice pénale de son éventuelle instrumentalisation à des fins politiques, la satisfaction des desseins stratégiques des grandes puissances occidentales.

    #tsl #wikileaks


  • La vieille rengaine du clan Hariri : déployer une force de contrôle le long de la frontière libano-syrienne pour empêcher les transferts d’armes. Sauf que cette fois, il est parfaitement notoire que c’est le clan Hariri qui organise et finance une large partie des trafics d’armes à destination de la Syrie. Au moins, on ne peut pas leur retirer qu’ils ont les idées fixes.
    http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/805633/Sleiman_ordonne_darreter_tout_homme_arme_voulant_combattre_en_Syrie.h

    L’opposition libanaise, hostile au régime Assad, a appelé au déploiement de l’armée le long de la frontière pour empêcher le passage d’armes et de combattants et pour protéger le territoire libanais.