city:bordeaux

  • Alternatiba : la dynamique prometteuse des villages des alternatives
    http://www.bastamag.net/Alternatiba-la-dynamique

    Le mouvement altermondialiste basque Bizi ! a initié en octobre 2013 un grand village des alternatives dénommé Alternatiba, en plein cœur de Bayonne. Depuis cet événement, des dizaines de villes et territoires ont vu éclore des initiatives pour préparer des Alternatiba. De Lille à Bastia, en passant par Nantes et Bordeaux, ces villages visent à mettre en valeur les alternatives au changement climatique et à la crise sociale et écologique. Basta ! relaie les dates des prochains Alternatiba. Le 6 (...)

    ça bouge !

    / #Climat, #Alternatives_concrètes, #Le_défi_du_réchauffement_climatique

    #ça_bouge_ !

    • Il semblerait, à force de vouloir faire « très grand » et cohabiter des municipalités avec des utopistes concrets, mais aussi un paquet d’arrivistes, que ça coince de plus en plus :
      – à Lille : https://www.facebook.com/vim.vimaire/posts/570687633041693
      – quand à Nantes, tous les commentaires questionnant sur la présence de la ville dans les partenaires alors que le projet d’aéroport n’était toujours pas retiré on été effacés, on dirait !
      Bref, quand David veut grandir, c’est pas toujours la joie !!!


  • Bordeaux : la première épicerie zéro emballage
    http://www.wedemain.fr/Bordeaux-la-premiere-epicerie-zero-emballage_a580.html

    Comment fait-on ses courses dans une épicerie sans emballages ? Le client doit apporter son contenant ou en acheter un à la boutique – un réutilisable, bien entendu. On fait ensuite son marché parmi les produits en vrac qui composent les rayonnages. Le client est libre de choisir la quantité désirée, de peser, et de n’acheter que ce qu’il pense pouvoir consommer sans gâcher. Les produits frais, comme les produits laitiers par exemple, sont vendus dans des bocaux en verre consignés.


  • Quelques mots de Christine Delphy sur la procréation, l’adoption et la filiation.

    Est-ce que cette prégnance de l’essentialisme, y compris dans le mouvement féministe, n’explique pas en partie l’importance dans la société française d’aujourd’hui du statut et du rôle de «  mère  »  ?

    Le refus de la procréation et de la maternité était, en effet, très présent dans le mouvement des femmes des années 1970 – non seulement de la maternité, une fois que l’enfant est né, comme division sexuelle du travail mais aussi de l’idéologie de la « mère ». Et puis il y a eu un retour de bâton dans les années 1980. À mon sens, cependant, l’essentialisme n’est pas seulement et exclusivement fondé sur la maternité. Repartons du départ : il y a un système de genre que la plupart des gens ne perçoivent pas en tant que tel – ils le perçoivent comme « division » et « hiérarchie naturelle » entre les sexes. Donc, prouver que tout ça est socialement construit est très difficile.

    Le féminisme et les études féministes ont mis en lumière, de plus en plus, ce qui est « construction sociale » – dans la perception différente des sexes, dans la différenciation des rôles, dans la division sexuelle du travail – et son lien avec la hiérarchie. Il y a donc une avancée évidente de l’idée que beaucoup de choses sont socialement construites, mais la majorité des féministes trouve difficile d’accepter l’idée que le genre construit le sexe. Chez certaines féministes – qui acceptent pourtant la construction sociale des sexes – il y a l’idée que quand même on ne tient pas assez compte, dans certaines situations, du biologique et de la « différence » des sexes. Une de ces « situations » est précisément la reproduction puisque, à l’évidence, ce sont les femmes qui portent les enfants et pas les hommes. Cette idée, véhiculée par l’idéologie commune, a toujours été présente dans la pensée féministe, y compris dans les années 1970 avec Antoinette Fouque et Psychépo. Aujourd’hui l’argument triomphe grâce aux succès de livres comme ceux de Françoise Héritier qui disent la même chose sous des formes pseudo-scientifiques (Héritier 1996), qui hypostasient les différences biologiques en prétendant que, dans l’humanité « première », ce qui séparait les sexes, à l’exclusion de tout autre chose, c’est que les femmes « mettaient bas ». Ce qui est plus grave encore, c’est que des femmes comme Françoise Héritier prétendent que sans l’existence et la reconnaissance de cette « distinction » première, l’humanité n’aurait pas été capable de penser ! Or, pour ridicule qu’il soit, cet argument est très difficile à dépasser aujourd’hui. Autant les gens vont admettre que c’est bien une « construction sociale » qui empêche les femmes de grimper aux arbres ou de ne pas être président de la république, autant ils ont des difficultés à ne pas voir comme une « évidence naturelle » la différence des rôles procréatifs.

    Même quand la technique permet de dépasser le caractère «  biologique  » de la procréation à l’image de la PMA  ?

    En effet, cela montre – et il n’est pas étonnant que la France ait été un des premiers pays à mettre en place un comité dit de « bioéthique » – que l’on était très inquiet, dans ce pays, à l’idée que le « naturel » pouvait être mis en danger. Le résultat de toutes les lois inspirées par ce comité de bioéthique consiste donc à faire en sorte que tout ce qui pouvait apparaître comme « non naturel » soit éradiqué – ce qui est une absurdité parce que par définition quelque chose qui peut exister est forcément naturel. C’est une tautologie de dire ça. La nature ne peut pas être conçue de manière « positive ». La nature, ce n’est qu’une série de limites. Or, les limites, elles changent constamment sous l’effet de l’action humaine. Se baser sur l’idée d’une reproduction « classique » – qui serait le produit d’une copulation entre une femme et un homme – et sur une vision très occidentale de la filiation, qui serait induite exclusivement par un acte hétérosexuel, est quand même problématique. Notre vision de la nature de la filiation est d’ailleurs le produit d’une considérable transformation du droit romain qui était, en ce domaine, beaucoup plus clair. Depuis les lumières, notre monde n’a cessé d’être « naturalisé ». Ce phénomène est peut-être du, en partie, à la déchristianisation de notre société mais, quoi qu’il en soit, la « nature » a pris une place de plus en plus importante. Dans l’évolution de nos lois, en dehors même de ces questions récentes de PMA (procréation médicalement assistée) et de techniques médicales, on voit bien que l’on essaie de calquer la filiation sur le biologique. Or, c’est absurde parce que la biologie ne connaît pas de filiation. La filiation, c’est un phénomène social. La filiation, ça implique des obligations sociales réciproques. La biologie, elle, ne connaît pas ça. Elle peut nous dire si une cellule en a engendré une autre, mais elle ne peut pas nous dire si la cellule A, par exemple, a des devoirs moraux vis-à-vis de la cellule B. Elle ne peut pas nous dire si la cellule A doit élever la cellule B ; lui changer ses couches, l’envoyer à l’école… Elle ne nous dit pas non plus que la cellule B doit assistance à la cellule A quand cette dernière vieillit. La filiation, bien loin du biologique, est un ensemble de règles évidemment mises en place par la société.

    Ce que nous dit la biologie, dans ce cadre, n’est-ce pas que la filiation doit être hétérosexuelle à l’exclusion de toute autre chose et notamment, par exemple, de l’adoption  ?

    Cette question est, en effet, liée à la biologisation — depuis une trentaine d’années – de la filiation. Dans le droit romain, l’adoption était courante et codifiée. On a eu longtemps cette règle, qui a changé avec la reconnaissance des enfants adultérins, que le mari d’une femme devait reconnaître tous les enfants procréés, dans le cadre d’un mariage légitime, par elle. C’était donc le caractère social de la filiation qui primait alors dans le droit. C’est vrai que les Romains ne connaissaient pas de couples homosexuels qui voulaient avoir des enfants – encore que, peut-être… – mais la filiation était alors si clairement sociale qu’on pourrait très bien l’imaginer. Si nous étions restés fidèles aux principes du droit romain, il y aurait, aujourd’hui, une plus grande évidence de la nature sociale de la filiation. Or à l’inverse, nous sommes dans un processus de « naturalisation » d’un droit positif que nous camouflons derrière l’idée d’une « imitation » ou d’un « respect » de la nature. On cherche de plus en plus à se rapprocher d’une nature qui, en réalité, ne nous fournit pas de réponses. Comment la nature – ou la biologie – pourrait-elle d’ailleurs nous donner des réponses sur nos institutions humaines ? La nature est devenue un point de repère : est censée être un point de repère, mais comme la biologie ne nous dit pas que la reproduction doit forcément être hétérosexuelle, puisque la biologie ne dit rien, ce point de repère en cache un autre. On fait avec la biologie comme avec Dieu. On injecte dans l’idée de divinité une morale et des obligations qui lient, les uns vis-à-vis des autres, les membres de la société. Cette « morale » et ces « obligations » sont des phénomènes séculiers que l’on prétend être l’œuvre d’un Dieu transcendant. C’est la même chose, aujourd’hui, pour la biologie. L’obligation de l’hétérosexualité : on nous dit qu’elle dépendrait de la biologie. C’est absurde. Même si la procréation demande en effet la réunion de deux cellules – l’une qui vient d’un corps défini, dans notre société, comme « femme » et l’autre d’un corps défini comme « homme » – ce n’est pas la biologie qui trace la frontière des droits et des devoirs entre chaque sexe. L’hétérosexualité n’est pas la réunion de deux cellules. C’est la réunion de deux êtres qui sont des créations sociales. La réunion des cellules nécessaires à la procréation n’entraîne pas l’hétérosexualité, elle n’entraîne rien d’ailleurs, au-delà d’elle-même. Derrière le masque de la biologie c’est la société qui s’exprime, en ventriloque.

    Pourquoi, dès lors, l’instrumentalisation du biologique devient-il, dans notre société, un enjeu si fondamental  ?

    Justement parce que nous n’avons plus de Dieu. Nous l’avons remplacé, depuis l’époque des Lumières, par la science. Maintenant, c’est la « science » qui nous explique comment nous devons vivre, quelles règles nous devons suivre – c’est du moins ce que l’on prétend. Or, encore une fois, c’est impossible. Comment la science – et tout particulièrement les sciences physiques – pourrait-elle nous dire quelque chose de pertinent sur nos arrangements humains ? La science ne transforme pas nos rapports sociaux. Il ne faut donc pas se leurrer sur la capacité de la science à modifier notre environnement social et notre système de genre. Même lorsqu’on change de sexe, on le voit bien, il s’agit de passer d’un genre à un autre. On ne peut évidemment pas dire ça aux gens qui se font opérer parce que pour eux, on le comprend bien, c’est essentiel. Mais, si on avait une conscience claire que ce qui est social ne doit rien à la nature, on sauterait complètement ce stade-là et on changerait de genre sans passer par une transformation du sexe. On retrouve le même problème en ce qui concerne l’adoption. Dans le Pacifique, chez les Polynésiens par exemple, le don d’enfant est très couramment pratiqué. Là, on n’a pas besoin de PMA puisqu’il suffit de demander ou d’accepter un « don ». Pourquoi, en effet, un enfant procréé appartiendrait-il forcément à sa génitrice « naturelle » ou à son géniteur « naturel » ? D’une certaine manière, la PMA n’a pas posé au droit plus de problèmes que l’adoption. Le droit savait déjà résoudre la question. Et c’est bien là le problème. Dans le droit romain comme dans certains droits coutumiers, à l’image de l’exemple polynésien, l’adoption était chose courante. Le caractère social de ce que l’on appelle aujourd’hui la parentalité était donc totalement reconnu. Alors qu’aujourd’hui en France, c’est l’idéologie inverse qui s’est imposée. On voit très bien les difficultés que rencontrent les candidats à l’adoption. Adopter un enfant en France, aujourd’hui, c’est un véritable parcours du combattant. Au point que les parents adoptifs ont l’obligation de dire aux enfants qu’ils ont été adoptés et qu’ils ont des « vrais » parents quelque part. Qu’est-ce que c’est que cette idée de « vrais » parents  ? À quoi ça sert de savoir qu’on a une mère biologique ? Je me suis opposée avec vigueur à la modification de la loi – qui se trouve malheureusement dans la Convention des droits de l’enfant – d’accouchement sous X. En France, sur 700 enfants concernés par cette disposition, – qui sont pour moi des adolescents qui auraient eu, quel que soit le type de famille dans lequel ils auraient évolué, des difficultés – 10 % ont des problèmes avec leur origine. C’est un problème classique de l’adolescence de se fantasmer d’autres parents. Seulement ceux-là, ils ont soi disant une base réelle à leur fantasme parce qu’ils ont été adoptés. Ils recherchent donc leur « mère biologique ». Or, si leur mère biologique a accouché sous X, c’est qu’elle avait ses raisons. Maintenant, ces enfants voudraient que le secret de ces femmes – qui est une des rares avancées du droit français – soit divulgué pour qu’ils puissent aller les traquer n’importe où. C’est une absurdité. D’ailleurs, le peu d’enfants qui ont retrouvé leur « mère biologique » ont été horriblement déçus. Il est évident, en effet, qu’expulser un fœtus de son corps ne fait pas d’une femme une « mère ». Pour faire bien, certaines de ces femmes disent alors qu’elles ont des regrets. C’est peut-être vrai ou peut-être faux. Le problème, c’est qu’on sentimentalise, de façon excessive, des processus physiologiques. Cette tendance, qui a commencé au 18e siècle, n’a cessé de croître depuis. Or, selon moi, les nouvelles techniques médicales n’ont pas amené de situations inédites. Et d’ailleurs, parler de « nouvelles techniques » pour dénommer la petite canule qui sert à mettre du sperme dans le vagin d’une femme, c’est un peu prétentieux. Les lesbiennes américaines, qui sont moins légalistes que nous, ne s’emmerdent pas à aller chercher leur procréateur dans une banque de sperme. Elles emploient la technique dite du « turkey baster  » – ustensile très courant, une espèce de grosse seringue, qui permet de récupérer la sauce de la dinde. Le problème tient donc plutôt, selon moi, à la question de la naturalisation de notre droit vis-à-vis, notamment, de l’adoption. Entre des sociétés qui comme la nôtre l’admettent avec difficulté, des sociétés, comme en Polynésie, qui la pratiquent très facilement et de manière presque informelle et des sociétés, par exemple musulmanes, qui la refusent totalement – le panel est large. Or, dans toutes ces sociétés, les enfants sont produits par les mêmes mécanismes. Ces sociétés ont pourtant, par rapport à la filiation, des attitudes radicalement différentes. Certaines croient que l’adoption est une véritable filiation. D’autres, comme la nôtre, pensent que c’est une filiation « fictive », de plus en plus délégitimée. Sans parler des sociétés où l’adoption est purement et simplement interdite. On le voit, l’idée que l’on se fait, en ce domaine, de la « nature », est très variable selon les lieux et les contextes. Les sociétés ont souvent beaucoup de mal à accepter et à reconnaître que les règles viennent d’elles-mêmes. C’est pourquoi, elles les font venir d’un « extérieur », d’un principe transcendant qui pouvait être Dieu par le passé – ce qui est encore le cas dans de nombreuses sociétés – et qui aujourd’hui, chez nous, est la biologie hypostasiée.

    Parité, procréation, prostitution, foulard, entretien avec Christelle Taraud [1] | Le blog de Christine Delphy
    http://delphysyllepse.wordpress.com/2013/05/08/parite-procreation-prostitution-foulard-entretien-avec-chr

    #procréation #filiation #adoption #Christine-Delphy #femmes #famille #genre #mère #féminisme #essentialisme
    cc @aude_v @pacoo :)


  • La finance a-t-elle tué le covoiturage ?
    http://carfree.fr/index.php/2014/07/04/la-finance-a-t-elle-tue-le-covoiturage
    http://carfree.fr/img/2014/07/Alejandro-Cartagena-car-pooling.jpg

    Tout ceci illustre la naïveté profonde à la fois des partisans du covoiturage et des partisans de la nouvelle économie collaborative en mode 2.0. Certains diront que ce sont là les “dérives” naturelles d’une prise de contrôle d’un projet “utopique” par un fonds d’investissement tellement capitaliste. Plus prosaïquement, on appelle cela, à défaut d’être précis, la “récupération par le système”.

    • Ils oublient quelques arguments chez carfree !

      C’est pourquoi, depuis très longtemps, c’est-à-dire à l’époque de la pré-histoire d’Internet, le #covoiturage avait déjà ses adeptes. A vrai dire, ces adeptes étaient peu nombreux et devaient communiquer par des petites annonces dans les journaux gratuits…

      Comme si rien n’existait avant internet et l’an 2000 ! c’est ignorer les systèmes de covoiturage par téléphone dans les années 90, et surtout le fait que partager une voiture ce n’est pas diminuer la pollution mais continuer d’y participer, bref, la question a aborder est amha avant tout politique. Car comment en est-on arrivé à tuer le transport public et même l’idée de rendre service sans mercantilisme, voir ce machin archaïque qui se nommait l’auto-stop.

      http://www.forum-auto.com/uploads/200510/lebucheron_1128254420_504.jpg

    • Assez d’accord sur le fait que c’était relou, avant Internet. J’habitais à 10’ à pied du local ou on coordonnait les efforts à Bordeaux, j’étais allée voir mais pour laisser tomber : que des trajets longue distance, des coûts que je jugeais assez élevés pour un truc « solidaire » (j’avais une carte 12/25, c’était la belle vie), pas eu envie d’essayer.

      Et puis sont arrivés les sites en ligne… euh non, c’est juste que j’avais dépassé la date de péremption et toujours pas de boulot (pognon + contrainte). J’ai fréquenté covoiturage.fr jusqu’à la fin de la gratuité. Quelques voyages sympa, encore que c’était toujours tellement plus compliqué que le train : appeler, convenir d’un lieu de rdv près du périph et accessible en transports en commun, avoir un téléphone mobile sur soi au cas où, et sur la fin payer par carte bleue.

      J’étais captive de la cherté du train, pas d’autre motivation quand entre Lille et Paris des connards arrivaient avec une heure de retard, mettaient la radio bien fort pour ne pas parler, nous serraient à trois à l’arrière d’une petite voiture et nous disaient qu’avec ça ils se payaient le carbu pour la semaine, merci pigeon. Un jour un apprenti pilote de l’air nous a demandé de changer la conversation (on parlait université) sinon il nous lâchait sur la bande d’arrêt d’urgence, blague. J’ai obtempéré servilement : alors c’est quoi le dernier film que vous avez vu ? Comme ça il a pu nous raconter Les Petits Mouchoirs ou Ne dis rien, je sais plus. Tellement pas de culture du partage que quand une nana bio sympa nous a dit qu’on était trois à l’arrière de sa Punto parce qu’elle craignait un désistement, je n’ai pas pensé à lui proposer de partager en une part de plus… C’était la seule conductrice croisée dans ce monde où les mecs conduisent et les #femmes raquent.
      http://lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/49-ca-fait-du-bien/3749-covoiturage-sexiste-la-mobilisation-a-paye

      Aujourd’hui, youhou, je prends IDBus. Toujours cette merde d’A1 alors que mes parents ont payé des impôts pour construire les voies depuis lesquelles nous narguent les TGV qui passent deux fois plus vite. Ce serait à la même vitesse, pourvu qu’on arrive et que ça coûte moins de 25 € les 200 km… c’est ça le train et je me ferais une joie de le prendre.

      Sur les mêmes enclosures et la nécessité de bâtir des systèmes libres, même quand les proprios sont militants : http://paris.indymedia.org/spip.php?article10494.

      Et toujours merde au TGV qui met les pauvres sur la route (@monolecte) : http://blog.ecologie-politique.eu/post/A-qui-de-nous-faire-preferer-le-train.

    • J’ai beaucoup voyagé en stop en france et dans certaines parties de l’europe dans les années 80/90. Les seules qui m’aient fait chier ce sont deux nanas qui ont voulu aider une pauvre fille seule sur la route et m’ont emmené 10km plus loin pour me déposer à une entrée d’autoroute où il n’y avait personne, là j’ai attendu jusqu’à la nuit… moyen cool.
      Les camionneurs qui te proposent de passer à l’arrière, tu en as, mais tu les repères avant de monter, ou sinon tu as intérêt à les tenir en respect en leur faisant parler de leur famille, ça peut marcher.
      Le stop ça permettait de voyager gratis dans une voiture, pas besoin d’argent pour bouger ! tout le monde y participait, c’était un état d’esprit hérité des années 70, fallait bien sûr avoir le temps de faire les trajets, et savoir aussi qu’on risquait de dormir dehors, un truc de jeune ou de routard·e quand même. N’empêche Pte d’Orléans, il y a avait la queue des autostoppeurs et chacun·e tenant son carton attendait que la précédent·e soit parti·e, exactement comme pour les taxis. L’autostop a disparu avec les années Pasqua où il fallait apprendre à avoir peur.
      Après, quand j’ai eu une caisse, je passais toujours par la Pte d’Orléans mais il n’y avait plus personne pour que je puisse rendre la pareille.

      Pour caricaturer, ceux qui font encore du stop aujourd’hui sont le plus souvent des gros pauvres relous qui puent, et les covoitureurs sont plutôt petits jeunes bourges propres sur eux prêts à payer pour aller d’un endroit à l’autre confortablement.
      Quelque part, on y a perdu.



  • 120 patrons ivres sèment le trouble dans le TGV
    http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2014/06/19/120-patrons-ivres-sement-le-trouble-dans-le-TGV-1954104

    En gare de Saint-Pierre, vers 15 h, les voyageurs ont pu assister à un curieux spectacle. Une vingtaine de policiers, portant des casques et la tenue d’intervention, ont été déployés aux abords du TGV Bordeaux-Lille. Le motif ? Des incidents perpétrés dans le TGV par 120 personnes manifestement ivres... Des patrons en séminaire ! La police est intervenue pour calmer les esprits et le train est reparti seulement au bout d’une heure...


    • Pour échanger des objets et participer pleinement à l’économie circulaire, il est encore nécessaire de transgresser certaines normes sociales (entendues comme une règle de conduite ou une manière d’agir dans une société ou un groupe social).

      Autour de moi c’est plutôt : quoi, tu as acheté ça au lieu de le trouver dans le troc-fringues ou la zone de gratuité ? Autres normes sociales, et pas moins prégnantes. Et quand c’est encore un peu trop différent, tu utilises un concept anglo-saxon, ça te donne une impression avant-gardiste, façon empowerment de minorité active. Ouais, moi je suis #freegan.

      L’article fait un bon petit tour de la question, avec un côté assez inclusif.

    • Et l’exemple bordelais, c’est pas la zone de gratuité du Samovar, les trublionNEs de gauche dans un quartier métissé, mais une boîte qui a pignon sur rue (et certainement l’autorisation qui va avec), montée par une asso qui a une proximité sémantique dérangeante avec les dernières campagnes municipales de l’UMP (Bordeaux à cœur) et le logo d’icelle mairie de droite sur son site web qui promeut le vivre-ensemble (pardon, le mieux-vivre ensemble, deux en un) entre autres tournures de phrase techno.
      http://www.lan02.org/2013/12/reflexions-critiques-sur-le-vivre-ensemble
      Merci la bourgeoisie bordelaise de nous aider à surmonter la crise.

      Et pour continuer sur les bouquins, moi qui passe du temps chez les bouquinistes et m’arrête à chaque boîte aux livres (j’ai une photo de celle de Poznan), je confirme que quand on donne pour se débarrasser, c’est vraiment des bouquins de merde. Pour achalander des biblis asso en bons bouquins, la solution que j’ai trouvée c’est de demander des prêts, pas des dons, parce que c’est rare, d’accepter de se défaire d’un livre qu’on a aimé. Je trouve cette capacité surtout chez des gens qui déménagent souvent et loin. Il y a une différence entre une bibli et une poubelle et le prêt c’est le bon compromis pour trouver une vraie envie de partage.
      @bug_in


  • Est-ce que la PNY GTX 770 XLR8 à 4 gigot est une bonne carte ?
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/cartes-graphiques/25322-est-ce-que-la-pny-gtx-770-xlr8-a-4-gigot-est-une-bonne-cart

    http://www.comptoir-hardware.com/images/stories/_cg/gt700/pny_gtx770oc.jpg

    PNY jouit d’une bonne réputation actuellement pour deux raisons : la firme possède une des GTX 780 les plus appréciées du marché, et le SAV de 3 ans se situe à Bordeaux, ce qui rassure ceux qui n’aiment pas envoyer leur carte HS à Honolulu. Mais les GTX 770 aussi sont testiboulées, HardOCP a testé une d’entre elles... [Tout lire]

    #Cartes_Graphiques
    http://www.comptoir-hardware.com/images/stories/_cg/gt700/pny_gtx770oc.jpg


  • Les mâles sont en rues - Libération
    http://next.liberation.fr/sexe/2014/06/03/les-males-sont-en-rues_1032848

    L’esplanade Charles-de-Gaulle et le quartier de Mériadeck sont typiques de l’architecture des années 60-70. De grandes tours en béton où se concentrent des administrations et, à leurs pieds, l’esplanade arborée. Quelques hommes sont assis en grappes autour des bassins, parlent entre eux. Des femmes passent, mais ne s’arrêtent pas, elles ne font que traverser le lieu. « Les hommes balisent la ville de leur présence. Dans l’imaginaire collectif, les seules femmes qui occupent la rue, ce sont les prostituées », explique le géographe.

    A ses côtés, une de ses élèves, Laura Van Puymbroeck, a réalisé son mémoire sur le harcèlement de rue à Bordeaux. Elle désigne deux groupes d’hommes qui se font face, postés en haut d’escaliers. « Les filles ont parfois l’impression de devoir franchir des "péages d’hommes". Ils les regardent arriver, font des commentaires en les scrutant, les matent une fois parties. Alors elles calculent leur allure, ni trop vite ni trop lentement, changent leurs trajectoires pour être invisibles. » Elles lui ont décrit une pression continue, des regards soutenus, des réflexions, qui rappellent aux femmes qu’elles sont de potentielles proies. « L’agression sexuelle reste l’exception, mais le sentiment de harcèlement est très répandu : drague lourde, agression verbale, frotteurs-frôleurs dans les transports en commun… Voilà ce qui limite les femmes dans leurs déplacements, détaille Laura Van Puymbroeck. 72% des étudiantes que j’ai interrogées évitent certains quartiers. Alors que 90% des étudiants se sentent globalement bien dans la ville. »

    #urbanisme #genre #ville #feminisme


  • Rotary, qui sert le mieux profite le plus (3)
    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=3017

    http://www.la-bas.org/IMG/artoff3017.jpg

    Au Golf bordelais, dans la banlieue chic de Bordeaux, c’est le grand jour pour la 14ème édition de la « Rotary Golf Cup » ! Les membres du Rotary Aquitaine-Charente revêtent bermudas, polos et gants pour un grand tournoi de golf, au profit de l’association « Parent’R’aide Cancer », qui aide les familles d’enfants malades du cancer.

    Troisième volet d’un reportage de Charlotte Perry


    • Pas osé mettre la Corse avec PACA ni mettre Nantes en Bretagne. Courageux, mais pas téméraire... Hollande.
      J’y regarde à deux fois et en fait aucune région n’est redécoupée, il ne s’agit que de les coller les unes aux autres. Dommage, il y avait de quoi faire quand, comme la Picardie ou Pays de Loire, elles étaient problématiques.

    • Le degré zéro de la géographie

      La donne change depuis le krach de l’économie financière en 2008. Les banques nationales, européennes et internationales flouées par leur spéculation financière réclament le paiement de leur monumentale ardoise auprès des États, donc des contribuables-citoyens. Les grandes infrastructures utiles au capital étant désormais réalisées, il faut désormais « faire-des-économies » et « rembourser-la-dette ». Pour l’État, le moyen le plus simple est de couper dans les budgets des services publics et de taper dans le mille-feuille politico-administratif : les départements et les régions en font logiquement les frais. C’est le seul sens que comporte l’actuel projet du gouvernement Valls, le seul.

      Foin d’imagination, fichtre d’adapter les collectivités locales et régionales aux bassins de vie et d’emploi, au diable un redécoupage des départements, bref adieu l’innovation. Non, le plus simple pour la technobureaucratie soutenue par des politiques en panne d’inspiration, c’est de jouer à nouveau au mécano territorial : on ajoute des régions les unes aux autres pour faire de grandes institutions, on les fait passer de 22 à 11. Autrement dit, on divise par deux, comme une poire. C’est le degré zéro de la géographie.

      http://libelalettredorion.blogs.liberation.fr/mon-blog/2014/04/combien-de-r%C3%A9gions-pour-la-france-.html

    • Apparemment, le sort de Bretagne et Pays de la Loire a été incertain quasiment jusqu’à la publication du communiqué.

      Les réseaux (pas que ceux dit « sociaux ») ont été en ébullition une bonne partie de la journée hier.

      Modifier l’existant, ça fait toujours râler, mais là, après avoir laissé imaginer un changement, ne RIEN toucher à BZh, PdL, ça va râler grave.

    • Les grandes infrastructures utiles au capital étant désormais réalisées, il faut désormais « faire-des-économies » et « rembourser-la-dette ». Pour l’État, le moyen le plus simple est de couper dans les budgets des services publics et de taper dans le mille-feuille politico-administratif : les départements et les régions en font logiquement les frais. C’est le seul sens que comporte l’actuel projet du gouvernement Valls, le seul.

      Quod erat demonstrandum ...

      Copier-coller de territoires n’ayant rien en commun les uns avec les autres, entériner des découpages arbitraires des années 60 (PDL et Bretagne, sûr que ça va encore faire du barouf), voici la vraie recette de la sauce hollandaise. À servir tiède sur une grande raie publique. Bon OK [ ]—>

    • Ah oui, avec Aquitaine = MP + Septimanie (encore une belle réforme pas osée, arf) on a un vrai rééquilibrage. Non, c’est râlant parce que quitte à ne pas bosser sur les inégalités sociales et de dgendeure, autant faire du (bon) boulot. J’avais rencontré à Amiens des Picardes de 25, 30 ans dont c’était le premier passage, contraint par des raisons administratives, au chef-lieu de région. « Ben oui, nous, depuis Creil, si on veut aller dans une grande ville, la plus proche c’est un peu Paris. »

      Et de toute façon on aura quand même le grand Paris et les inégalités territoriales.

      Là aussi, @monolecte, les besoins des gens contre les exigences de pseudo-rationalité éco...

    • http://bearniaiseries.blogspot.com.es/2014/06/une-farce-gigantesque.html

      - Pays-de-la-Loire, région-bâtarde, sans aucune voie naturelle, reste intacte pour ne pas froisser Auxiette. Une décision d’appareil, le président agit encore en premier secrétaire du PS. Poitiers perd une nouvelle fois l’occasion de retrouver sa façade maritime vendéenne et reste une ville brimée, à laquelle on refuse un développement de métropole d’appoint entre Nantes et Bordeaux.

      – Parallèlement, on maintient la Bretagne moignon à 4 départements, alors même que Troadec des « Bonnets Rouges » s’avère être la première force bretonne dans l’intérieur, et ne va cesser de monter dans les années à venir. Sous-estimation totale de la force du mouvement breton et de l’importante de la revendication B5. Clash en vue.

      – Nord-Pas-de-Calais, maintenu, malgré les synergies avec la Picardie, dont il aurait seulement suffi de détacher l’Oise qui est francilienne. On se demande si les gens qui pondent ces cartes ont visité ce pays, le connaissent autrement que par les autoroutes et les aéroports.

      – L’Auvergne accolée à Rhône-Alpes, alors qu’il n’y a aucune voie naturelle entre les deux ensembles, qu’il n’y a même pas une autoroute encore entre Lyon et Clermont, Quant au pauvre Limousin, il est l’incarnation du peu d’affect de son ancien représentant à son endroit, qui bascule dans la journée en Aquitaine, puis maintenant une immense région Centre complètement baroque. Un no man’s land, une sorte de Castille-la-Manche française.

      – La fusion Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon n’a aucun sens si l’Aquitaine reste seule à 5 départements. C’est un déséquilibre hallucinant dans le Sud-Ouest.

      la précipitation de François Hollande se paiera cher, il a escamoté un débat nécessaire sur l’organisation territoriale (agglomérations, pays, intercommunalités, qui fait quoi ?) qui méritait des années, dans le seul but d’arriver en 2017 devant les Français avec une réforme. Il a opéré des arbitrages sur un coin de table après un déjeuner, au détriment de tout ce en quoi son parti croyait (la décentralisation a fait des collectivités des personnes en droit), dans le seul but de faire état de volontarisme après 2 années d’immobilisme.

      Électeur en 2012 de François Hollande, je pense que cet homme s’est lourdement décrédibilisé pour la fonction qu’il exerce, il est inconcevable que dans un grand pays occidental, une question aussi primordiale que l’aménagement du territoire se règle de la sorte, avec si peu de cohérence dans le discours, avec si peu de concertation, sans même des études prospectives sur les économies réalisées. Là, je crois qu’on arrive au bout du système Hollande, il ne peut plus gouverner.

      Plus précisément, dans le Sud-Ouest :
      Bordeaux et Toulouse sont clairement les ennemies d’un projet naturel et cohérent (fusion d’Aquitaine et Midi-Pyrénées plus quelques ajustements).

      La solution, c’est métropoliser ces deux entités : accepter qu’elles ont développé leur propre univers, qu’elles rayonnent au-delà de leurs anciennes limites traditionnelles. Bref, en faire des villes-État, comme en Allemagne, avec lesquelles les entités aux alentours négocieraient des accords, notamment en termes d’infrastructures. C’est le cas de Bruxelles en Belgique en somme.

      Les ambitions désuètes et ridicules de Bordeaux et Toulouse seraient pleinement satisfaites en leur conférant une indépendance, via une collectivité sui generis. Les autres villes d’Aquitaine et Midi-Pyrénées pourraient enfin renouer des contacts autour de la vallée de la Garonne.

      Il faut ajouter que la métropolisation sur des frontières d’agglo permettraient d’éviter l’effroyable étalement urbain à l’œuvre à Bordeaux et Toulouse, qui s’étendent démesurément dans leur campagne environnante à plus de 50km parfois, ce qui rend la gestion des transports impossible, toute réflexion sur l’aménagement urbain difficile, et est à la source d’une sociologie politique naissante (le FN, c’est aussi la civilisation périurbaine qui dépense ses revenus en essence et a rêvé de l’accession à la propriété en lotissement loin des centre-villes). Cela passe par une redensification des villes en question.

      Bref, le problème, ce sont bien nos métropoles. En faisant de même pour Nantes, on règlerait de la sorte de la problème breton.

    • Le même jour, à EELV... D’habitude j’aime bien leurs communiqués, mais là...

      3 juin 2014

      Réforme territoriale : ne gâchons pas une belle réforme
      Le Président de la République a présenté mardi 3 juin son projet de réforme
      territoriale. Pour les écologistes, l’occasion est belle de réaliser un pas
      supplémentaire dans la décentralisation pour organiser une véritable démocratie
      territoriale, solidaire et efficace dans la mise en œuvre de la transition
      écologique.
      Les écologistes saluent la volonté du Président de la République de construire des
      régions plus fortes, d’organiser les intercommunalités, de respecter les
      communes et de supprimer les Conseils généraux. Les écologistes sont depuis
      longtemps favorables à la fin des départements ainsi qu’au redécoupage des
      régions pour qu’elles correspondent mieux aux bassins de vie et aspirations
      des populations : réunification de la Normandie ou de la Bretagne par exemple, mais
      en accord avec les populations, de manière démocratique et concertée.
      Ainsi, le redécoupage administratif devra prendre en compte les identités locales et
      les aspirations des populations. Les écologistes prendront toute leur part dans le
      travail de concertation et dans le travail parlementaire à venir pour établir des
      limites administratives pleines de sens, recueillant l’adhésion des habitants
      des territoires concernés.
      Surtout, derrière les cartes se joue l’essentiel : quels objectifs et quels
      moyens pour les futurs institutions ? Pour les écologistes, la qualité de vie,
      l’égalité des territoires et la transition écologique doivent être les piliers
      de cette réforme.
      Les régions, s’appuyant sur une véritable autonomie fiscale, des compétences
      renforcées et un droit à l’expérimentation, doivent à la fois mieux répartir
      les richesses entre elles et dans leur territoire, tout en assurant un équilibre
      entre villes et campagnes, et notamment en protégeant les terres agricoles et les
      espaces naturels, en développant les transports en commun et en construisant des
      bassins de vie équilibrés en logements et en emplois durables et non délocalisables.
      Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale
      Sandrine Rousseau, porte-parole nationale


  • Angoulême : les passants jettent des oeufs sur l’artiste, un massacre sociétal [Vidéo] - charentelibre.fr
    http://www.charentelibre.fr/2014/05/17/l-agressivite-hors-de-sa-coquille,1895860.php

    Il s’en est pris plein la tête mais n’a pas bronché. Pendant une demi-heure mercredi, Jérémie Pujau s’est glissé dans la peau d’un condamné, d’un bouc émissaire, d’une minorité en danger.

    L’artiste angoumoisin s’est posté en cible vivante, droit comme un i, place Saint-Martial à Angoulême. Devant une caméra cachée et derrière des tréteaux sur lesquels il avait déposé 130 oeufs en libre-service.

    Il ne parlait pas, ne bougeait pas, ne sourcillait pas. Rien. Comme un ovni qui assume sa différence. Son but : « Voir la réaction des gens, dans une approche sociétale. » Elle n’a guère tardé. Après seulement cinq minutes d’indifférence générale, des jeunes filles curieuses se sont approchées. Ont tout de suite pensé à lui « envoyer un oeuf dans la gueule », dit l’une d’elles sur la vidéo projetée avant-hier soir à la Maison des peuples et de la paix (MPP) d’Angoulême. Elles se sont retenues un temps et ont voulu engager la conversation, vainement. Car Jérémie Pujau restait dans son monde, absolument imperturbable. Alors elles ont commencé à toucher les oeufs, à considérer l’artiste comme l’idiot du village, l’homme à abattre bientôt.

    #tristesse #passivité #bouc-émissaire #effet-troupeau

    • Une « réaction ordinaire » déplore le jeune homme. « Elle est toujours à peu près la même, dans toutes les villes où je fais ça », raconte celui qui entame une tournée qui devait le mener hier à Bordeaux avant de le conduire à Toulouse, Marseille, Lyon puis Lille. Inévitablement et plutôt tôt que tard, l’envie de tirer, la pulsion de rejeter violemment se fait sentir. « Heureusement que ce ne sont que des oeufs, imaginez si c’étaient des pierres ou autre chose », interpelle Jérémie Pujau.[...]

      Les performances ne démontrent pas autre chose que « la facilité avec laquelle on perd notre libre arbitre devant la pression du groupe », s’inquiète le jeune homme en rapprochant cette « humiliation presque volontaire » de ce qui s’est joué pendant « la guerre d’Algérie ou encore la seconde guerre mondiale ».

      Ce sont surtout les 15-30 ans qui attaquent les premiers, mais avec l’assentiment des adultes, leur complicité sourde et aveugle. Parce que ce public est le plus influençable, le « plus facilement endoctriné par tous les régimes totalitaires. »

      Mais de temps en temps se dresse un « héros », une voix qui va s’opposer, un geste qui vient protéger. « À Paris, un homme a tendu un carton devant mon visage pour limiter les dégâts », se souvient l’artiste. « Dans les faits, rares sont ceux qui osent sortir du groupe. Parce qu’un groupe qui perd un membre est moins fort et se sent plus en danger. Celui qui en part devient une menace, une autre personne à abattre. »

      Endosser le rôle de la cible est « psychologiquement très éprouvant », témoigne Jérémie Pujau. « À chaque fois, c’est un choc immense, même après douze performances de ce type dans différentes villes d’Europe. » Il faut alors un peu de temps pour reprendre ses esprits et passer à la phase finale du travail : interroger sur leurs motivations et leur ressenti ceux qui ont interagi. Les réponses sont souvent confuses, souvent teintées de culpabilité. Mais il est déjà trop tard : l’humanité est à terre.

    • Ce qui est vraiment dur, c’est qu’il ne s’agit pas de laisser faire lâchement et de peser les coûts élevés d’une réponse. Non, on pourrait dire que le geste des passantEs est spontané. Tiens, une tête, un œuf, arf arf. Sauf que, à lire ça

      Elles se sont retenues un temps et ont voulu engager la conversation, vainement. Car Jérémie Pujau restait dans son monde, absolument imperturbable.

      ce qui semble se passer, c’est que le silence de l’artiste fait violence. Dans un récent post de @mona http://seenthis.net/messages/254821 on parlait de l’humiliation et des sentiments les plus violents comme étant liés au manque de reconnaissance de son existence. Pujau snobbe les gens dans la rue, ne reconnaît pas leur existence, et leur donne des œufs et son acceptation pour possiblement se venger. Tentant...

    • Oui, sacrée « performance » dont les conclusions semblent posées d’avance : on va pouvoir montrer que le peuple est stupide et brutal. Qu’on le titille à peine, et la barbarie resurgit illico. L’artiste, lui, est un héros, noble, pur, imperturbable. Christique, quoi. Et en plus il empêche le peuple d’aller trop loin dans sa violence, quelle grandeur : "imaginez si c’étaient des pierres" ! Et puis à la fin y a de beaux articles dans la presse qui glorifient l’artiste, qui le citent quand il se compare à ceux qui ont pris la gégène, et qui font comprendre au peuple comme il est con et laid. Peut-être au contraire que le peuple ne se laisse pas baratiner ?

    • pourquoi tu parles de peuple ? sous prétexte que c’est « le peuple » (on se demande d’ailleurs ce qu’englobe ce terme : on ne sait rien en l’occurence du milieu social des personnes autours, et on constate du reste qu’il y a diversité des comportements), on ne devrait pas critiquer la tendance à attaquer l’autre, à prendre pour bouc émissaire celui que l’on juge différent ?

      Que les attitudes du bouc émissaires viennent d’un ministre, des médias ou de passants, ils sont dans tous les cas condamnables. En quoi le fait de rester en silence, aussi étrange, et même dans une certaine mesure violente, soit cette attitude justifie-t-elle de lancer des œufs à une personne ?

      Ce qu’interroge cette action, c’est au contraire la capacité de manipuler les gens... elle est d’une certaine manière aussi une dénonciation des discours xénophobes que l’on entend.

    • Oh je dis « le peuple » parce que c’est la rue et pour souligner ce que j’analyse comme du mépris social, c’est un raccourci j’en conviens : j’aurais pu écrire « les autres ». Et il me semble que c’est surtout l’Artiste qui prend ces « autres » pour des gens différents et incultes.

      Je ne pense absolument pas qu’il démontre ici qu’on s’en prend à celui ou celle qu’on juge différent (il y a mille faits divers qui le démontrent malheureusement bien mieux) : il serait resté là, sans son dispositif (car c’est un dispositif, poser une table, y mettre des oeufs, puis se placer deux mètres devant la table) qu’il se serait très probablement juste ennuyé profondément pendant tout le temps de sa « performance » : personne ne serait allé acheter des oeufs à l’épicerie du coin pour les lui jeter. Comme « démonstration » scientifique, c’est juste malhonnête, ou, pour prendre un terme plus neutre, totalement biaisé.

      Il démontre juste qu’il se sent supérieur à tout le monde et que pour lui l’Art c’est cela : montrer leur crasse aux autres. Je rejoins @aude_v : c’est sa posture d’artiste, d’une complaisance assez dingue, qui fait violence.

      Et je ne crois pas non plus qu’il « manipule » qui que ce soit : chacun⋅e reste libre de lui jeter ou non des oeufs, et on peut aussi bien imaginer quelqu’un⋅e qui ne lui en jeterait pas parce qu’il le trouverait juste grotesque, que quelqu’un⋅ qui lui en jeterait pour lui faire plaisir en quelque sorte, valider son dispositif, participer à la caméra cachée.

    • Personne dans cette histoire ne se comporte très humainement, et la violence des spectateurs qui deviennent délibérément acteurs est injustifiable, mais il y en a un qui aura le beau rôle alors qu’il est en effet manipulateur. Et cette asymétrie, elle interroge.

    • On s’est croisé. Manipuler, biaiser, c’est un peu la même idée sur sa « cohorte ». L’autre truc, c’est qu’un œuf laissera plus de traces que 43,542 passantEs indifférentEs. Et là c’est les résultats qui sont mis en scène...

    • que le dispositif ait permis cette scène, c’est évident. Pour autant en est-il la cause ?

      Que Pujau joue un rôle différente des personnes autours de lui, c’est évident. Pour autant, s’agit-il nécessairement d’un mépris des autres ? S’agit-il de souligner sa différence avec l’autre, ou de souligner le comportement commun dans lequel on peut tout à chacun s’inscrire, Pujau, moi, toi, compris. Une victime peut se révéler ultérieurement bourreau, et vice-versa.

    • Que des gens aient des attitudes qui provoquent des réactions de violences, c’est certes possibles. Mais cet argument sert tellement à justifier tout qu’il est inutilisable.

      L’evt n’a certes pas de valeur scientifique en terme de démonstration. Mais elle a de valeur en terme de communication, en terme de moyen d’interroger. Plus que tous discours théorique sur les boucs émissaires, il est interrogation, pour chacun-e d’entre nous. En ce sens il constitue une performance (dans la notion de performativité), pas forcément une performance artistique (au sens il se rattacherait à de l’art, concept pour moi trop vague pour être utilisable).

    • Mais précisément, je ne trouve pas que cela interroge la question du bouc émissaire en quoi que ce soit. Il aurait installé un autre dispositif, par exemple des fleurs à disposition sur la même table, il aurait pu démontrer que les gens sont capables de générosité envers des inconnu⋅e⋅s, et ça aurait été tout aussi sentimental et biaisé, et la presse aurait pu titrer « L’art au service de la joie de vivre ». Ou bien des fleurs et des oeufs, pour donner le choix. Ou bien quelque chose de moins réducteur.

      En revanche ça interroge sacrément le milieu de l’art et la façon dont cet artiste, jeune, homme et blanc (donc plutôt du côté des privilégiés sur le plan social et culturel hein), conçoit sa position dans la société et en joue.

    • ca n’a aucune valeur scientifique on est d’accord. Ca n’a pas non plus de valeur artistique. Ca a en revanche une valeur de performativité, au même titre que mettre des fleurs aurait pu performer un autre aspect de l’humanité.



  • « Reclaim »* nos trottoirs !
    http://www.politis.fr/Reclaim-nos-trottoirs,26995.html

    Les voitures électriques et leurs bornes de rechargement seraient-elles en train de coloniser l’espace public, qui plus est sans bourse délier ? Peut-être vous êtes-vous fait cette réflexion, le soir, en observant ces troupeaux d’animaux endormis, accrochés par un câble à leur piquet. Les bornes de rechargement des Autolib’ (Paris), Bluely (Lyon) ou Bluecub (Bordeaux) prennent en effet de plus en plus de place, au détriment des bords de trottoir et des emplacements de stationnement. Sur ce point, elles se substituent bien à la voiture. Mais la promesse de Bolloré, affirmant qu’elles allaient contribuer à faire baisser le nombre de moteurs à explosion polluant les villes, elle, n’est pas réalisée. Loin s’en faut. Une étude de la Ville de Paris, récemment divulguée, le confirme : 60 % des utilisateurs d’Autolib’ ne possèdent pas de voiture et un tiers seulement des automobilistes utilisateurs penseraient à revendre la leur....

    #autolib #reclaim


  • #Perturbations #trafic #sncf grandes lignes le #15_mai #2014
    http://www.transports-en-commun.info/perturbations-trafic-sncf-grandes-lignes-15-mai-2014

    Interruption du trafic entre Bordeaux et Saint-Mariens en mai. Attention, du 17 mai (13h) au 18 mai (13h) le trafic des INTERCITES sera totalement interrompu entre Bordeaux et...Cet article Perturbations trafic SNCF grandes lignes le 15 mai 2014 est apparu en premier sur Point Info Transports.

    #Infos_Trafic #Infos_Trafic_Grandes_Lignes #Elipsos #greve #Intercités #lunea #retards #Teoz #TGV #trains #travaux


  • Alerte sur l’usage intensif du portable
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/05/13/alerte-sur-l-usage-intensif-du-portable_4415753_3244.html

    L’usage intensif des téléphones portables pourrait favoriser la survenue de tumeurs cérébrales bénignes ou malignes. Une étude publiée dans la revue Occupational and Environmental Medicine vendredi 9 mai et réalisée par des chercheurs français établit l’existence d’un lien chez les utilisateurs intensifs.
    Gaëlle Coureau (Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement, université de Bordeaux) et ses collègues ont mené une enquête épidémiologique dans quatre départements – Calvados, Gironde, Hérault et Manche – pour examiner le rôle des facteurs liés à l’environnement et au travail dans la survenue de tumeurs primitives du système nerveux central (SNC) chez l’adulte.

    Ils ont utilisé les données de 447 personnes atteintes de tumeurs bénignes ou malignes du SNC (253 gliomes et 194 méningiomes), diagnostiquées entre juin 2004 et mai 2006. Ces données ont été croisées avec celles d’un effectif deux fois plus important de sujets pris au hasard dans la population.

    Il n’y a pas de différence statistiquement significative entre utilisateurs et non-utilisateurs de mobile. En revanche, une association positive avec le développement de gliomes ou de méningiomes a été identifiée chez les personnes ayant téléphoné au moins 896 heures au cours de leur vie ainsi que, pour les gliomes uniquement, chez celles ayant accumulé plus de 18 360 communications.


  • La chanson des glaciers américains ? Une chanson d’un racisme crasse et frontal.

    Recall That Ice Cream Truck Song ? We Have Unpleasant News For You, by Theodore R. Johnson, III
    http://media.npr.org/assets/img/2014/05/08/istock_000024773735large_wide-1a5c0f338e9724d4423bccbc3c7fd33c89cfc341-s40-c85.jpg
    http://www.npr.org/blogs/codeswitch/2014/05/11/310708342/recall-that-ice-cream-truck-song-we-have-unpleasant-news-for-you

    I came across this gem while researching racial stereotypes. I was a bit conflicted on whether the song warranted a listen. Admittedly though, beneath my righteous indignation, I was rather curious how century-old, overt racism sounded and slightly amused by the farcical title. When I started the song, the music that tumbled from the speakers was that of the ever-recognizable jingle of the (For the record, not all ice cream trucks play this same song, but a great many of them do.)

    Browne: “You niggers quit throwin’ them bones and come down and get your ice cream!”

    Black men (incredulously): “Ice Cream?!?”

    Browne: “Yes, ice cream! Colored man’s ice cream: WATERMELON!!”

    Nigger love a watermelon ha ha, ha ha!

    Nigger love a watermelon ha ha, ha ha!

    For here, they’re made with a half a pound of co’l

    There’s nothing like a watermelon for a hungry coon

    #racisme #chansons #musique #etats_unis #ice_cream


  • #Perturbations #trafic #sncf grandes lignes le #9_mai #2014
    http://www.transports-en-commun.info/perturbations-trafic-sncf-grandes-lignes-9-mai-2014

    Les #TGV en provenance ou à destination de Bordeaux (et des gares au delà), auront pour gare de départ et de terminus Libourne. Des cars sont mis à votre disposition pour voyager entre ces deux gares....Cet article Perturbations trafic SNCF grandes lignes le 9 mai 2014 est apparu en premier sur Point Info Transports.

    #Infos_Trafic #Infos_Trafic_Grandes_Lignes #Elipsos #greve #Intercités #lunea #retards #Teoz #trains #travaux


  • #Perturbations #trafic #sncf grandes lignes le #8_mai #2014
    http://www.transports-en-commun.info/perturbations-trafic-sncf-grandes-lignes-8-mai-2014

    Trafic interrompu entre Bordeaux et Libourne en mai. Attention, interruption totale de la circulation entre Bordeaux et Libourne : -du jeudi 8 mai au dimanche 11 mai 2014 et -du samedi 17 mai...Cet article Perturbations trafic SNCF grandes lignes le 8 mai 2014 est apparu en premier sur Point Info Transports.

    #Infos_Trafic #Infos_Trafic_Grandes_Lignes #Elipsos #greve #Intercités #lunea #retards #Teoz #TGV #trains #travaux


  • pourquoi je rejoins Antifa-net | la Soupe à l’herbe
    http://soupe-a-l-herbe.antifa-net.fr/archives/199
    Mettez vos flux à jour, @tanxxx a déménagé

    à l’instar de Bordeaux Bordel, j’ai pas mal cogité avant d’installer mes papiers sur antifa.net… et comme une sale copieuse que je suis, je linke aussi l’excellent texte de El portaplumas qui résume assez bien ma pensée.

    Ça serait un peu pompeux de pérorer là dessus pendant des plombes alors je me contenterai juste de dire qu’il m’a toujours paru important de se situer clairement, et contextualiser ses écrits me semble d’autant plus essentiel aujourd’hui. C’est pour ça que je rejoins antifa-net : pour situer ma parole, lui donner un contexte clair.

    Je ne crois pas que ce soit une immense surprise pour ceux qui avaient l’habitude de me lire, ça clarifiera les choses pour ceux qui doutaient encore.

    Je suis anarchiste, et j’écris de là.


  • http://www.usinenouvelle.com/article/le-gouffre-financier-des-futures-lgv-du-sud-ouest.N255898

    La France n’a plus d’argent, mais elle ne renonce pas aux projets les plus onéreux. Après, les conclusions de la Commission Mobilité 21, présidée par député socialiste Philippe Duron, qui avait proposé en juin dernier d’abandonner les projets de nouvelles lignes à grande vitesse, excepté Bordeaux-Toulouse sous certaines conditions. Après le mea culpa de la SNCF, par la voix de son PDG, Guillaume Pepy, qui reconnait que « 30 % des LGV ne sont pas rentables, la France ne peut plus se permettre de multiplier ces projets onéreux »…

    Les projets de trains à grande vitesse reviennent par la voix de certains « barons régionaux ». Le lobbying de certains élus aquitains semble avoir convaincu les pouvoirs publics de relancer le projet Bordeaux-Hendaye, alors que celui qui relie la capitale régionale à Toulouse n’a jamais été totalement enterré.

    #gpi #btp #ppp #tgv #train



  • #Papillomavirus : controverse sur un #vaccin
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/04/14/papillomavirus-questions-sur-un-vaccin_4401036_1650684.html

    A quoi servent ces vaccins ?

    Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le #Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le #Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l’utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d’autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l’utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis.

    La vaccination HPV n’est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l’âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu’ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d’études scientifiques.

    Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

    Jusqu’ici, il n’y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l’utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l’infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l’utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l’utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d’intérêt avec les laboratoires concernés.

    Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n’ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l’on doit faire des économies, autant dépenser l’argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l’utérus, c’est le dépistage par frottis. C’est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu’il faudrait faire porter les efforts ». « II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

    La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n’est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l’alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l’utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes.

    « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

    Quels sont les risques ?

    Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l’objet d’un plan de gestion des risques (PGR) à l’échelle européenne et d’un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l’ANSM jeudi 10 avril, n’est pas inquiétant selon l’agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu’au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d’effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

    Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l’ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l’ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n’est pas établie. »

    Le docteur Zureik précise toutefois que l’ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l’Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l’occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

    Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

    Les plaintes ont-elles une chance d’aboutir ?

    Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l’avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l’adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l’agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d’une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

    Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d’avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

    « Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c’est le Gardasil », précise la fille de l’ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

    Faut-il vacciner ses enfants ?

    Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l’idée d’inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l’instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire. « Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l’Agence européenne du médicament [EMEA] car l’efficacité protectrice du vaccin n’est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l’EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.


  • J’ai bien aimé cette interview simple d’Eric Escoffier sur quelques notions de permaculture (réalisée par Thierry Casasnovas).

    L’essence de la permaculture, vivrecru.org - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Q290QA_B9SU

    D’ailleurs, ils disent qu’ils donnent une conférence ensemble le 9 mai 2014 à Bordeaux.

    #Permaculture #agriculture #pétrole #Eric_Escoffier #Thierry_Casasnovas

    • On savait qu’il y avait une conf à Bordeaux en mai mais on arrive pas à trouver le lieu exact, l’horaire, etc.

      Et sinon, du coup, en cherchant sur Google, je suis tombé sur ça (je fais exprès de ne pas mettre le lien) :

      egaliteetreconciliation POINT fr/Conference-de-Thierry-Casasnovas-Corinne-Gouget-Gilles-Lartigot-et-Claire-Severac-a-Montreuil-23584.html

      Le Thierry, qui a fait une conf cette année avec deux auteures éditées chez Soral. Sympa.

    • @rastapopoulos : oui Soral est présent de manière disproportionnée sur les réseaux perma francophones sur le net. J’ai quitté l’administration du forum perma, puis le forum tout court car j’en avais marre que ça parle plus de sionisme et de juifs (et d’extraterrestres et de pseudo-science) que d’agriculture ... Ça venait surtout d’un gars influent sur le forum et en France (parce que c’est un des rares à avoir du terrain et à s’y connaître pas mal, c’est triste à dire), mais y avait la meute des jeunes loups pas loin ...

      Cela dit pour moi c’est pas discriminant d’aller faire des confs à droite ou à gauche, c’est plus du lobbying pour la perma qu’autre chose.

      Pas encore vu la vidéo, mais je suis d’accord avec ton équation :)

    • Je m’excuse, je croyais que Kontre Kulture (qui est à la fois le nom de la maison d’éditions + le site de vente en ligne) ne vendait que ce qu’ils éditaient (ou rééditaient, comme les vieux livres antisémites). Mais non, ils vendent aussi des livres d’autres maisons d’éditions.

      Donc non, elles ne sont pas éditées par Kontre Kulture. Mea culpa.

      Ça fait partie bien sûr des stratégies de confusion de Soral et compagnie. Désolé.

      Par contre c’est amusant, le livre « Complot mondial contre la santé », et édité par Alphée, qui fait partie du Rocher, or les éditions du Rocher ont été rachetées en 2005 par Pierre Fabres, le pharmacien. Haha.

    • Ah je continue dans la même veine quand même : Gilles Lartigot, avec qui Thierry fait des conférences aussi, écrit de lui même et explicitement qu’il aime et préconise la lecture des ouvrages du survivaliste fachosphère Piero San Giorgio , qui est… tin tin tin… le co-dirigeant et financeur de tous les sites de e-commerces de Soral !

      Pas juste de la pub par écrit, il a d’ailleurs dialogué avec lui, comme ici il y a quelques mois :

      heavymetalfood POINT com/2013/11/survivre.html

      Ils s’insèrent partout et sont très en pointe pour s’insérer dans les trucs plus ou moins écolos. On en a déjà parlé ici sur Seenthis, notamment autour des articles d’Article11 ou de CQFD ou autres qui enquêtaient là dessus (je ne retrouve plus les liens là tout de suite).

    • Perso ça me gène pas que quiconque vante les mérites de la permaculture dans la production de nourriture dans ses propres cercles. Par contre je suis contre le fait que des cercles viennent vanter les mérites de leurs cause dans les cercles de la permaculture.

      Après tout la permaculture c’est surtout de l’agriculture. Les gens qui ont deux doigts de bon sens sur le sujet feraient bien de promouvoir la permaculture à ce niveau là.

    • Je trouve que Thierry Casasnovas mène plutôt bien l’interview, il est même plus intéressant qu’Eric Escoffier au final je trouve. Peut être que jouer les faux naïfs est plus facile.

      Pas convaincu par Escoffier sur un certains nombres de points, notamment la difficulté du climat méditerranéen. Oui l’été y a pas de pluie et le soleil cogne très fort, mais il y a de la pluie en automne et le soleil cogne moins tout en étant largement présent. C’est pas un mystère si les arbres et buissons persistants sont très présents en méditerranée, c’est la réponse adaptative et évolutive à ces conditions, tout comme dans l’hémisphère Sud dont l’hiver est plus doux grâce à la masse d’océans. Vu la grande réputation d’Escoffier, j’espère qu’il aura compris ça et qu’il aura planté plein d’arbres persistants délicieux et qui malheureusement sont en général trop frileux pour ceux vivant dans des zones de rusticité inférieures à 8.

    • De ce que j’ai compris, il ne parle pas d’une saison précise (l’été ou autre), il dit que sur une année complète, la conjonction de l’humidité avec une chaleur suffisante dure moins longtemps que dans les autres régions. Il ne dit pas qu’il n’y a rien, il dit juste que ça dure moins longtemps, et donc que c’est plus difficile.

    • Il me semble qu’il va plus loin en disant que genre il n’y a que les déserts ou ça pousse encore moins. Je ne suis pas sûr qu’il y ait moins de période de ces deux conditions (humidité+chaleur) réunies, je pense qu’elles sont juste décalée, donc les arbres caduques perdent leur feuille alors qu’une saison propice commence, alors que les arbres persistants en profitent. Si les paysages sont maigrelets en méditerranée, ce n’est pas à cause du climat mais des civilisations passées qui ont tout décapé, laissant peu de sol sur les roches (ce qui empêche pas que ceux qui sont sur ces sols vont plus galérer).

    • Je me demande juste si son discours n’est pas juste parce que son terrain est dans ce climat là, avec toutes les contraintes que ça implique. Genre pour moi son climat c’est un paradis parce que chez moi la biomasse des limaces doit représenter plus de 50% du tout, mais je suis moins bien placé pour voir les avantages de mon climat et les limitations des autres.

    • @nicolasm

      tout comme dans l’hémisphère Sud dont l’hiver est plus doux grâce à la masse d’océans

      aussi parce-que les terres n’y sont à des latitudes aussi polaires que les nôtres.
      Et à latitude absolue égale, il y fait plus frais. Ushuaia est à une latitude (absolue) similaire à celle de Galway alors que son climat est le même que celui de Reykjavik


  • Délinquant sexuel et enseignant-chercheur à Bordeaux - Rue89 Bordeaux
    http://rue89bordeaux.com/2014/04/delinquant-sexuel-et-enseignant-chercheur-a-bordeaux

    Condamné pour agression sexuelle sur personne vulnérable par le tribunal correctionnel de Bordeaux en 2011, un enseignant-chercheur est interdit d’enseignement pour une durée de trois ans par le Conseil disciplinaire national de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il garde cependant son activité de recherche et la moitié de son salaire. Cette décision, arrangée par ses pairs, est défendue pour ses « excellents états de service ».

    J’aime beaucoup les « arrangements entre pairs » ! L’Université française s’honore de cette très courageuse décision. J’espère au moins qu’on va lui permettre de faire des heures sup de recherche !