city:corée

  • Interfaces et reconfigurations de la question Nord/Sud en Corée

    http://www.espacestemps.net/document8430.html
    Valérie Gelézeau, Eric Bidet, Elisabeth Chabanol, Sébastien Colin, Koen De Ceuster, Alain Delissen, Perrine Fruchart-Ramond, Benjamin Joinau et Marie-Orange Rivé-Lasan

    Projet du programme « Jeunes chercheuses et jeunes chercheurs » de l’Agence nationale de la Recherche (Anr-05-jcjc-0006, « Interfaces Cor », exécuté dans l’umr « Chine, Corée, Japon » (Umr 8173, Cnrs-Ehess-Paris 7). Coordination : Valérie Gelézeau (Ehess).

    Depuis la réunification allemande et le démantèlement du bloc soviétique, la péninsule coréenne divisée comme l’Allemagne à la suite de la deuxième guerre mondiale constitue aujourd’hui un des seuls espaces-reliques de la guerre froide : la zone démilitarisée établie sur le 38e parallèle à la fin du conflit inter-coréen (1950-1953) sépare en effet deux États opposés sur les plans politique et socio-économique. Après plus de trente ans de croissance, la Corée du Sud1 est aujourd’hui un pays émergent développé et industrialisé qui a connu une démocratisation rapide depuis la fin des années 1980. Un pays qui se veut socialiste, mais de fait en transition économique dans certains secteurs, la Corée du Nord2 demeure quant à elle une dictature totalitaire et, alors qu’elle fut aussi développée que le Sud jusqu’au début des années 1970, elle est confrontée depuis une quinzaine d’années à une crise très grave de son système politico-économique. Or, dans le contexte géopolitique nouveau de l’après guerre froide et malgré les rebondissements de la crise nucléaire qui secouent périodiquement l’Asie orientale (voire le monde), ces deux États d’une « longue partition » coréenne3 ont évolué dans les années 1990 vers une forme de rapprochement — mouvement symbolisé, du côté Sud, par la politique d’engagement du Nord, dite du « Rayon de soleil »4, initiée par le Président Kim Dae-Jung5 en 1998.


  • Ne pas surestimer nos moyens (Jean Zin)
    http://jeanzin.fr/2012/07/09/ne-pas-surestimer-nos-moyens

    De quelque façons que je considère la situation, je ne vois aucune autre voie qui nous reste ouverte que la voie communale. Si je croyais qu’on pouvait prendre le pouvoir sur le monde, pourquoi me soucierais-je de petites initiatives locales ? C’est qu’il n’y a de communisme que de la commune, dans cette démocratie de face à face où l’on sait bien qu’on ne peut décider de tout sans se soucier des voisins. Il ne fait aucun doute qu’engager une municipalité dans des expériences alternatives comme les monnaies locales et les coopératives municipales paraît tout aussi utopique. On peut du moins miser sur le nombre et le local fait partie en tout cas de notre rayon d’action. S’il faut agir et ne pas se laisser faire, que ce soit à ce niveau où l’on peut voir le résultat de nos actes au moins, et non en se réfugiant dans la nostalgie d’idéologies surannées ou en voulant reconstruire une France mythique. Là aussi, c’est l’urgence qui devrait être décisive. (...) Source : Jean Zin


  • Prendre le parti pour le tout | Jean Zin
    http://jeanzin.fr/2012/05/08/prendre-le-parti-pour-le-tout

    Ce n’est pas parce qu’un président est élu avec un peu plus de 50% des voix qu’il n’y a pas presque une moitié de l’électorat qui n’en voulait pas et qui ne va pas disparaître soudain du paysage comme par enchantement. C’est ce qu’on ne veut pas reconnaître, l’existence des autres. Il est un fait qu’il y a des gens de droite et même des fachos comme il y a des staliniens à gauche, la diversité est infinie qu’on voudrait ramener à l’unité d’un peuple qui ne se soude pourtant que dans la guerre (si ce n’est le sport), n’ayant alors de commun que son ennemi (tout comme l’unité d’un parti se limite à son adversaire). Prétendre parler au nom du peuple, du prolétariat, des femmes, des écologistes, etc., est une imposture qui se dénonce d’elle-même la plupart du temps par les scores infinitésimaux de ceux qui y croient pourtant dur comme fer mais ce n’est guère différent quand c’est une majorité qui se prend pour la volonté générale. En soi, la démocratie majoritaire a quelque chose de totalitaire impliquant la domination d’une moitié de la population sur l’autre, ce à quoi on devrait opposer une démocratie des minorités plus juste dans la détermination d’un intérêt général moins partisan.

    #démocratie

    La véritable vie démocratique se situe à un niveau beaucoup plus modeste, le plus souvent local et c’est à ce niveau qu’on pourrait construire des alternatives en dehors de toute utopie ou espérances mystiques. Il ne s’agit pas, en effet, de renoncer à l’alternative et se contenter d’un réformisme mou ne faisant qu’à peine atténuer une extension programmée de la misère. Certes, celui qui a été élu est justement celui qui a fait le moins de promesses mais on ne peut se contenter de limiter les dégâts, il y a urgence. Imaginez cependant qu’on abandonne le fantasme de changer le monde par des élections, qu’on prenne conscience qu’on fait partie de l’Europe et d’un monde désormais interconnecté où les pays les plus peuplés ne vont pas arrêter de se développer, qu’une alternative ne peut venir d’en haut mais seulement se construire patiemment par le bas. Nos sociétés riches ne manquant pas de ressources inexploitées, on verrait peut-être alors toute cette énergie militante se tourner vers une politique de proximité (relocalisation et développement humain), construisant sur les débris de la crise une toute autre façon de vivre et de produire plutôt que la sauvegarde d’un monde qui s’écroule.

    • ici aussi :
      http://jeanzin.fr/2012/07/09/ne-pas-surestimer-nos-moyens

      De quelque façons que je considère la situation, je ne vois aucune autre voie qui nous reste ouverte que la voie communale. Si je croyais qu’on pouvait prendre le pouvoir sur le monde, pourquoi me soucierais-je de petites initiatives locales ? C’est qu’il n’y a de communisme que de la commune, dans cette démocratie de face à face où l’on sait bien qu’on ne peut décider de tout sans se soucier des voisins. Il ne fait aucun doute qu’engager une municipalité dans des expériences alternatives comme les monnaies locales et les coopératives municipales paraît tout aussi utopique. On peut du moins miser sur le nombre et le local fait partie en tout cas de notre rayon d’action. S’il faut agir et ne pas se laisser faire, que ce soit à ce niveau où l’on peut voir le résultat de nos actes au moins, et non en se réfugiant dans la nostalgie d’idéologies surannées ou en voulant reconstruire une France mythique. Là aussi, c’est l’urgence qui devrait être décisive.


  • Crise de la zone euro, etc : « Home, sweet home » | RESTRUCTURATION SANS FIN
    http://restructuration-sans-fin.eklablog.com/crise-de-la-zone-euro-etc-home-sweet-home-a247239

    Mais au-delà des présupposés économiques (les Etats-Unis et l’U.E consommateurs en dernier ressort de l’accumulation mondiale) ou idéologiques (« ultralibéralisme », « consensus de Washington ») c’est bien de lutte de classes qu’il s’agit. Les luttes ouvrières au sud ( Corée, Thaïlande, Indonésie hier, Chine, Bangladesh, etc. aujourd’hui) venant saper les bases de la paix sociale à crédit au nord, elle-même produite, comme défaite, à partir des limites de l’offensive prolétarienne précédente dont il s’agit aujourd’hui de solder les comptes.


  • Séoul se voit en shérif régional | Matthew Reiss (Le Monde diplomatique)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2010/10/REISS/19745

    Interrompues après le naufrage en mer Jaune d’une corvette sud-coréenne, les discussions « humanitaires » entre la République de Corée et la République populaire démocratique de Corée (RPDC) ont repris le 20 septembre. Si Pyongyang multiplie les provocations, Séoul joue des tensions pour justifier ses dépenses d’armement et renouveler son alliance stratégique avec Washington. (...)