city:damas


  • Egypte : en rompant les relations avec Damas, Morsi veut séduire les occidentaux - Afriquinfos
    http://www.afriquinfos.com/articles/2013/6/16/egypte-rompant-relations-avec-damas-morsi-veut-seduire-occidentaux-2240

    Le président issu des Frères musulmans a déclaré samedi soir avoir coupé « définitivement » les relations avec le régime syrien, dans un discours devant des milliers d’islamistes rassemblés dans un stade du Caire pour une conférence de « Soutien à la Syrie ».

    Le chargé d’affaires égyptien à Damas sera rappelé, et l’ambassade syrienne au Caire sera fermée, a ajouté le chef de l’Etat, qui a également plaidé pour la mise en place d’une « une zone d’exclusion aérienne » au-dessus de la Syrie. Le régime syrien a qualifié d’"irresponsable" la décision du Caire.

    M. Morsi, qui a posé en défenseur d’une grande cause arabe et musulmane, a affirmé avoir entamé des contacts avec des Etats de la région en vue d’une « réunion d’urgence de soutien » au peuple syrien. Il a également dénoncé l’intervention du Hezbollah chiite libanais aux côtés des troupes syriennes.


  • « L’Arabie saoudite décide d’armer l’opposition syrienne de missiles anti-aériens. »
    السعودية تعتزم تسليح المعارضة السورية بصواريخ مضادة للطائرات
    http://www.alquds.co.uk/?p=54575

    السعودية تعتزم تسليح المعارضة السورية بصواريخ مضادة للطائرات

    On a beaucoup parlé de « fausses » lignes rouges... En voilà une vraie si la nouvelle est confirmée ! Cela promet beaucoup pour l’avenir :-(



  • "Des parmementaires européens rencontrent des combattants de jabhat al-Nosra emprisonnés dans les locaux d’une des branches des services secrets à Damas."
    برلمانيون أوروبيون يلتقون مقاتلين من “جبهة النصرة” معتقلين في أحد فروع الاستخبارات بدمشق
    http://www.alquds.co.uk/?p=53815

    برلمانيون أوروبيون يلتقون مقاتلين من “جبهة النصرة” معتقلين في أحد فروع الاستخبارات بدمشق

    • Mon niveau d’arabe est absolument nul, mais mon interprétation de Google Translate est qu’il s’agit de Nick Griffin, du British national party. Pas exactement n’importe quels « élus européens » :-)

    • Yep, c’est bien ça : Le leader d’extrême droite britannique Nick Griffin à Damas
      http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/2013/5/24/leader-extreme-droite-britannique-Nick-Griffin-Damas,e54f2b2a-3f3f-4e

      Le leader d’extrême droite britannique Nick Griffin était mardi en visite à Damas, à l’invitation du régime de Bachar al-Assad, selon son parti, le British National Party (BNP).

      Nick Griffin, député européen, a été convié avec une délégation d’autres élus venus de Belgique, de Russie et de Pologne, selon un porte-parole du parti, Simon Darby.

      Dans l’un de ses commentaires sur Twitter, l’homme politique, âgé de 54 ans, a décrit son voyage comme une « mission d’enquête », dénonçant la volonté du Premier ministre britannique David Cameron et du ministre des Affaires étrangères William Hague « d’envoyer de l’argent et des armes aux rebelles dominés par des jihadistes islamistes tels les meurtriers de Lee Rigby », faisant allusion au soldat tué à l’arme blanche en pleine rue à Londres le 22 mai.


  • Hassan Nasrallah, tout ça pour ça !

    Il y a quelques mois seulement nous étions encore minoritaires à vouloir convaincre nos amis arabes et musulmans du péril de l’organisation terroriste dite « Hezbollah ».

    Aujourd’hui, les premières photos et séquences vidéos qui nous viennent d’une ville en ruine, appelée Qousseir (centre-ouest), sont reçues par nos mêmes amis arabes et musulmans comme une gifle. Un sentiment amer de trahison, en découvrant le vrai visage confessionnel et obscurantiste de Nasrallah et de ses miliciens endoctrinés comme lui dans des Hawza de haine en Iran.

    Cette vidéo qui fait le tour du monde arabe et musulman, montre des miliciens en train de scander des psaumes confessionnels en mettant un drapeau confessionnel sur le minaret de la mosquée Omar ibn al-Khattâb , dévoilant ouvertement l’objectif d’une intervention du Hezbollah : la haine confessionnelle.

    J’avais tiré la sonnette d’alarme sur une telle dérive et un tel péril, le jour même de la pendaison barbare du regretté Saddam Hussein, un des rares chefs d’Etat arabes à avoir compris le péril et les desseins funestes des Ayatollahs iraniens. Ses lâches bourreaux avaient scandé les mêmes psaumes. Les mains liées, Saddam avait alors réagi dignement et lâché sa célèbre sentence « هي هاي المرجلة؟ » (Est-ce ça la bravoure ?).

    هي هاي المرجلة يا حسن نصر الله؟
    Est-ce ça la bravoure Hassan Nasrallah ?

    Exploiter ainsi, lâchement et indignement, le martyre du petit-fils du prophète de l’islam, l’imam Hussein, est révoltant et répugnant. Honte à Ali Khamenei et Hassan Nasrallah. L’imam Hussein rassemblait et unifiait, alors que ces deux fanatiques divisent et détruisent.

    La réponse du berger à la bergère ne tardera pas. Et l’imam Hussein sera satisfait de voir le monde musulman et l’Iran débarrassés du fanatisme et de l’obscurantisme des Ayatollahs.

    Lire la suite http://chahidslimani.over-blog.com

    http://www.youtube.com/watch?v=h1jMIu8i0nA&feature=player_embedded


  • Nouveaux affrontements dans le centre de Tripoli.
    http://www.lepoint.fr/monde/liban-nouveaux-affrontements-lies-au-conflit-syrien-07-06-2013-1678486_24.ph

    Une personne a été tuée vendredi à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, dans de nouveaux affrontements liés au conflit en Syrie, selon une source des services de sécurité. Ces nouvelles violences qui ont fait également cinq blessés dans les souks de la Vieille Ville ont opposé un groupuscule salafiste partisan des rebelles syriens à un autre groupe sunnite mais favorable au Hezbollah chiite, allié du régime de Damas. Jeudi soir, une personne avait été tuée et sept autres blessées dans de violents combats entre ces deux groupes dans le centre de Tripoli, sur fond de violences croissantes au Liban liées à la guerre en Syrie voisine.


  • Guerre chimique en Syrie

    27/05/2013 - Syrie / Damas - Des membres de Liwa Derh al Asme (Le bouclier de Damas) et Liwa Fath al Sham (Libérez Damas), qui combattent contre les troupes gouvernementales syriennes, dans un hôpital improvisé in Harasta, banlieue de Damas.. Les hommes ont été victimes d’une attaque au gaz chimique Mai 26, 2013 par un tir de missiles sur leur position. 72 hommes ont été transférés pour traitement dans trois hôpitaux.
    Achilleas Zavallis / HAYTHAM PICTURES

    http://www.haythampictures.com/HAYTHAM/MontreDocLies.do?sw0=1090520128&HistoLabel=Syrie+%3A+guerre+chimiqu

    http://www.haythampictures.com/HAYTHAM/GetFile/;jsessionid=2CE19172EBC8EA4BB0677BA079F08AFB?reference=1090580148&s

    #Syrie #guerre_chimique #photo #reportage


  • L’armée impose un calme fragile à Tripoli
    http://www.lorientlejour.com/article/818071/larmee-impose-un-calme-fragile-a-tripoli.html

    L’armée a intensifié ses patrouilles dans la ville et procédé durant la nuit de jeudi à vendredi à des perquisitions musclées. La troupe a aussi riposté aux sources des tirs entre les quartiers rivaux de Bab el-Tebbaneh (à majorité sunnite et anti-Assad) et Jabal Mohsen (à majorité alaouite et pro-Damas).

    La route principale reliant Tripoli au Akkar, plus au nord et cible de francs-tireurs, a été rouverte vendredi matin à la circulation.
     
    Ce calme intervient après une journée particulièrement violente durant laquelle une personne a été tuée et sept autres ont été blessées dans les violents combats entre partisans et opposants du régime syrien dans le centre de Tripoli.

    Il s’agissait des premiers affrontements au cœur de cette grande ville multiconfessionnelle, les violences ayant jusque-là eu lieu dans des quartiers excentrés, faisant craindre un embrasement généralisé à Tripoli.


  • Hezbollah à Qousseir, les yeux des militaires français braqués sur la bataille.
    http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=114839&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

    (...) L’ancien colonel de l’armée française Alain Corvez indique dans une interview avec le site Manar que Qousseir acquiert une grande importance en raison de son emplacement stratégique, lequel contrôle toutes les routes menant à la côte syrienne et à Damas. Elle constitue d’après lui le nœud de communication stratégique entre Tripoli, Homs et la Békaa libanaise d’un côté, et Tripoli et la capitale syrienne Damas de l’autre.

    Celui qui contrôle cette ville remporte la bataille du centre de la Syrie, et assure la protection de son dos dans la bataille de Damas et toutes les batailles du nord de la Syrie.

    De plus, confie Corvez, cette bataille permettra une étude approfondie pour mieux comprendre les tactiques du Hezbollah pour faire face à la guérilla, surtout concernant les tunnels qu’il a été le premier à inventer dans la guerre moderne. Ce qui constitue tout le contraire de la guerre de juillet 2006, menée par le Hezbollah et suivie attentivement par l’Occident, à travers un grand nombre de moyens.

    Des dirigeants de l’armée française ont déclaré lors d’une réunion avec un groupe de journalistes français que le Hezbollah a dépêché de petits nombres de ses troupes d’élites à la bataille de Qousseir. Ces éléments sont chargés de la gestion de la bataille et des opérations d’intrusion. Ils sont soutenus par environ trois mille combattants bien entraînés. Mais ces derniers ne font pas partie de la force militaire de frappe qui est restée dans le sud du Liban et à Beyrouth.

    Toujours selon ces commandants français, les militants de l’opposition syrienne engagés dans la bataille ont commis d’importantes erreurs stratégiques et meurtrières, tandis que le Hezbollah a réussi à les vaincre psychologiquement parlant, en les forçant à quitter une colline stratégique dans la province de Qousseir, et qu’ils n’auraient pas dû abandonner si facilement.

    Les chefs militaires français ont énuméré les erreurs des miliciens dans la bataille de Qousseir : (...)

    • Syrie. Les enjeux stratégiques de la bataille d’Al Qousair
      Alain Corvez / lundi 3 juin 2013
      http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3556

      (...) La complexité de « l’Orient compliqué », doit amener les décideurs occidentaux à avoir « des idées simples » mais pas simplistes.
      L’alliance Iran-Iraq-Syrie-Hezbollah est une alliance forte car elle repose sur des intérêts communs que soutiennent en outre la Russie et la Chine. A l’approche d’une réunion de paix initiée par la Russie et l’Amérique, mais souhaitée par de nombreux autres pays dont la Chine, il ne faut pas prendre de positions volontairement vindicatives contre tel ou tel acteur de la crise, ni faire de déclarations intempestives qui nuiront ensuite au progrès des négociations.

      Envisager, sous l’instigation forte des Britanniques, de mettre la partie militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes serait une grave et dangereuse erreur qui, en outre, ne rapporterait rien à La France. Le Hezbollah est un parti politique qui a des députés et des ministres du gouvernement libanais et une telle décision nuirait à nos relations équilibrées avec le Liban ; la majorité de la population chiite se sentirait offensée mais aussi les chrétiens du CPL du général Aoun qui sont leurs alliés et sans doute majoritaires au Liban, ainsi que les sunnites qui partagent leurs objectifs.

      Prendre cette décision en raison de l’intervention en Syrie des troupes du Hezbollah rappellerait que de nombreux pays soutiennent les rebelles directement et que la morale du droit international n’est peut-être pas la même pour tous. La définition du terrorisme, comme disait de Gaulle, dépend du point de vue où l’on se place. (1)

      Le Hezbollah s’est engagé dans les combats de Qousair pour défendre son allié syrien mais surtout pour défendre le Liban contre les djihadistes que l’Armée libanaise ne serait pas en mesure d’arrêter. Se mettre mal avec le Hezbollah serait aussi mettre la position de nos 900 soldats membres de la FINUL en danger, ce qui ne dérangerait pas les Britanniques qui ne sont pas présents au Liban militairement. Actuellement les liaisons entre les chefs français de la FINUL et le Hezbollah par l’intermédiaire de l’Armée libanaise permettent d’éviter bien des difficultés et de résoudre les heurts quand ils se produisent dans tout le Sud-Liban. Nous n’aurions donc rien à gagner en prenant une telle décision, au contraire. Comme à Fontenoy en 1745, laissons donc les Anglais tirer les premiers, ce qui donna la victoire au Maréchal de Saxe et à Louis XV.

      Alain Corvez 3 juin 2013.

      1.) Lors de sa conférence de presse à l’Elysée du 27 novembre 1967, tirant les conséquences de la récente guerre des six jours, le général disait : « Maintenant il organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour, il qualifie de terrorisme. »


  • Syrie : la France « a la certitude » que du gaz sarin a été utilisé « à plusieurs reprises »

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/06/04/laurent-fabius-confirme-l-utilisation-de-gaz-sarin-en-syrie_3424140_3218.htm

    Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a assuré dans un communiqué, mardi 4 juin, que, selon des analyses françaises, du gaz sarin a bien été utilisé « avec certitude à plusieurs reprises et de façon localisée » en Syrie.
    Le ministre se prononce sur la base de deux séries de prélèvements réalisés en Syrie. Ceux ramenés par des journalistes du Monde de Jobar, un quartier dans l’est de Damas, où une attaque a eu lieu entre le 12 et le 14 avril 2013, montrent la présence d’acide isopropyl et methylphosphonique (métabolite de sarin) dans les urines de trois victimes.

    #Syrie #gaz


  • Le cœur qui vaincra l’enfer des Ayatollahs Khamenei, Assad et Nasrallah…

    « Chacun lutte férocement pour sa vie, sa pauvre vie désespérée et animale, cette dernière mérite à ses yeux qu’on doive lui sacrifier la vie de tous les autres. Cette mort morale, cette dérision de tout sens de la solidarité, cet oubli de la dignité humaine, sont beaucoup plus tristes que la mort physique. » Luciana Nissim Momigliano

    Ali Khamenei et ses lieutenants Bachar el Assad et Hassan Nasrallah mènent une guerre perdue d’avance pour trois raisons :

    1- leur guerre est animée par une foi obscurantiste, désespérée et animale. Une foi qui fait saigner le monde arabe et musulman depuis 14 siècles. Une haine abyssale qui brûle aujourd’hui une civilisation qui remonte à 2400 ans av. J.-C., mais le stérile est condamné.

    2- ils ne sont soutenus que par un ramassis de charognards de la guerre froide comme Thierry Meyssan et les autres agités du bocal .

    3- en face, ils combattent un peuple armé de son courage et détermination.

    Entendre cet enfant retenir dignement ses larmes et raconter comment il a perdu toute sa famille, ses voisins et son quartier après un bombardement lâche et aveugle, ne me laisse aucun doute : le peuple syrien vaincra au nom de la dignité de cet enfant.

    Rien n’a pu briser cet enfant. Son brave cœur contre les cœurs froids et désespérés de Khamenei, d’Assad et de Nasrallah.

    Poutine en bon marchand d’armes et attiseur de crises, lui qui a connu l’Afghanistan, se trompe s’il croit que ses clients vont vaincre un tel cœur, un tel peuple.

    Lire la suite http://chahidslimani.over-blog.com

    http://www.youtube.com/watch?v=GY94oYEUs-8


  • Damas reçoit ses nouveaux missiles S-300
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/30/damas-recoit-ses-nouveaux-missiles-s-300_3420584_3218.html

    L’armée syrienne a reçu une première livraison de missiles russes S-300, rapporte, jeudi 30 mai, le journal libanais Al-Akhbar citant une interview télévisée du président Bachar Al-Assad qui devrait être diffusée dans la journée.
    « La Syrie a reçu une première cargaison de missiles anti-aériens russes S-300. Le reste de la cargaison arrivera prochainement », déclare le président syrien dans cet entretien, cité par le journal et que doit diffuser la chaîne de télévision Al-Manar, liée au Hezbollah, formation chiite armée qui combat les rebelles en Syrie aux côtés des troupes du régime. L’interview, prévue à 21 heures, heure de Damas (20 heures à Paris), sera diffusée simultanément sur les chaînes officielles syriennes.
    (…)
    Le quotidien Haaretz indique, pour sa part, jeudi que le conseiller à la sécurité nationale Yaakov Amidror, un proche collaborateur de M. Nétanyahou, a affirmé la semaine dernière qu’Israël « ne stopperait pas la livraison [des S-300] mais empêcherait que ces systèmes deviennent opérationnels ». Selon le Haaretz, M. Amidror a fait ces déclarations lors d’un briefing devant les ambassadeurs de l’Union européenne.


  • Changer de régime à Damas ne réglera rien

    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/05/28/changer-de-regime-a-damas-ne-reglera-rien_3419855_3232.html

    Les preuves de l’usage d’armes chimiques paraissent se multiplier mais, pour l’instant, la tenue d’une conférence sous l’égide des Etats-Unis et de la Russie concernant la Syrie est considérée comme prioritaire.

    Pour que celle-ci débouche sur un compromis, il faudrait que les buts poursuivis par les Etats-Unis et la Russie soient convergents, ce qui n’est pas le cas. Entre-temps, le conflit régional s’élargit car la Syrie n’est pas seulement en guerre civile. Elle est aussi le centre d’un affrontement généralisé entre sunnites et chiites.

    L’Iran, avant même les élections de mi-juin, durcit sa position et entend poursuivre un bras de fer en Syrie afin que son propre régime ne soit pas mis en danger. L’Iran est de surcroît en butte à l’hostilité de l’Azerbaïdjan et de divers mouvements minoritaires en son sein. Le Hezbollah s’est pleinement engagé dans la bataille en Syrie et devra probablement en payer le prix au Liban. En Irak, le régime chiite de Bagdad, allié de la Syrie et de l’Iran, est de plus en plus victime d’actions violentes de la part des sunnites dépossédés de leur pouvoir par la malencontreuse intervention américaine – au moins à leurs yeux.


  • Pourquoi le Hezbollah s’est-il engagé militairement en Syrie ? | Mounadil al Djazaïri
    http://mounadil.wordpress.com/2013/05/29/pourquoi-le-hezbollah-sest-il-engage-militairement-en-syrie

    Le rôle du Hezbollah en Syrie devenant de plus en plus prononcé, Al-Akhbar examine les limites de son intervention militaire, s’interrogeant sur jusqu’où il ira pour défendre la Résistance.


  • Syrie : les rebelles démocrates et croyant dans un Etat laïc, minoritaires
    http://www.romandie.com/news/n/_Syrie__les_rebelles_democrates_et_croyant_dans_un_Etat_laic_minoritaires2

    PARIS - Les rebelles syriens croyant dans la démocratie et partisans d’un Etat laïc sont aujourd’hui minoritaires, a affirmé mardi à Paris le chef de la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, Paulo Pinheiro, qui doit remettre la semaine prochaine un rapport qu’il a qualifié de terrifiant.

    Aujourd’hui la majorité des rebelles est très loin de penser démocratie. Ils ont d’autres inspirations, a déclaré à des journalistes Paulo Pinheiro, président de la commission d’enquête internationale et indépendante de l’Onu, créée en 2011 pour enquêter sur les violations des droits de l’homme en Syrie.

    Les combattants démocratiques historiques, qui véritablement croyaient dans la mosaïque syrienne, l’Etat laïc, l’Etat pour tous, aujourd’hui sont minoritaires, a-t-il ajouté à l’issue d’une audition à huis clos devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française.

    Les islamistes, qu’ils soient indépendants, salafistes ou jihadistes, ont pris de plus en plus d’importance au sein des groupes rebelles.

    Et le Front Al-Nosra, en première ligne dans le combat contre le régime syrien, a notamment annoncé le 10 avril son allégeance au chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri.

    La commission présidée par Paulo Pinheiro, créée par le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, doit rendre mardi prochain son cinquième rapport.

    Ce rapport est terrifiant, a jugé M. Pinheiro, tandis que la magistrate suisse Carla Del Ponte, membre de la commission, évoquait des crimes d’une cruauté incroyable.

    Je n’ai jamais vu ça, y compris en Bosnie, a ajouté Mme Del Ponte, ancien procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), pour qui le rapport dénoncera, comme les précédents, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, commis des deux côtés.

    • Syrie : les Etats-Unis exigent le retrait immédiat du Hezbollah
      http://www.romandie.com/news/n/_Syrie_les_Etats_Unis_exigent_le_retrait_immediat_du_Hezbollah552905201322

      WASHINGTON - Les Etats-Unis ont exigé mercredi que la milice chiite libanaise du Hezbollah se retire immédiatement du conflit syrien, en particulier sur le front de la ville stratégique de Qousseir, au moment où se prépare une conférence internationale sur la Syrie.

      Nous condamnons avec la plus grande force les déclarations (du chef du Hezbollah) Hassan Nasrallah confirmant le rôle actif de ses militants dans les combats à Qousseir et ailleurs en Syrie. C’est une escalade inacceptable et extrêmement dangereuse, a déclaré Jennifer Psaki, porte-parole du département d’Etat, en ouvrant son point de presse quotidien.

      Nous exigeons que le Hezbollah retire immédiatement ses combattants de Syrie, a martelé la responsable américaine dont le gouvernement considère le groupe libanais comme une organisation terroriste.

      Des troupes d’élite syriennes et des combattants du Hezbollah encerclaient mercredi les rebelles syriens retranchés dans le nord de Qousseir. Dans le même temps, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève a adopté une résolution condamnant l’intervention de combattants étrangers aux côtés des forces de Damas à Qousseir, mais sans nommer explicitement le groupe chiite libanais.


  • The Limits of Hezbollah in Syria
    http://english.al-akhbar.com/content/limits-hezbollah-syria

    With the knife being so close to the Resistance’s neck, Hezbollah believed it had no choice but to become directly involved in the conflict.

    […]

    Sources that spoke to Al-Akhbar stressed that Hezbollah is not fighting on behalf of the regime, but alongside it, and only for as long as the battle serves to protect the party’s strategic interests. The sources said, “Hezbollah would not have become involved, to begin with, even in Qusayr, if the regime did not have a great deal of strength and popular support.”


  • « J’ai vu des soldats syriens ouvrir le feu sur des camionnettes chargées de femmes et d’enfants » - LeMonde.fr
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/chat/2013/05/27/posez-vos-questions-a-jean-philippe-remy-envoye-special-en-syrie_3418045_321

    Jean-Philippe Rémy a passé pour Le Monde deux mois sur les différents fronts de la région de Damas. Il raconte dans un chat au Monde.fr son travail sur le terrain, ses relations avec les groupes rebelles et les événements qui l’ont poussé à enquêter sur l’utilisation de gaz toxiques.

    Avec ces révélations sur les #armes_chimiques, vous semblez pousser les pays occidentaux à intervenir... C’est ce que vous voulez ?

    Jean-Philippe Rémy. Nous ne nous sommes pas rendus en #Syrie à l’origine pour y enquêter sur la question des armes chimiques, mais beaucoup plus simplement pour nous rendre dans la région de Damas, à laquelle très peu de journalistes ont pu accéder et qui constitue pourtant un point crucial de ce conflit. Nous avons découvert l’ampleur et l’importance de l’utilisation de composés toxiques aux effets d’une grande gravité une fois sur place, dans les environs de Damas. Il était dès lors évident qu’il fallait rendre compte de tous les aspects que nous pouvions observer dans cette situation en tout point exceptionnelle.


  • Je ne suis pas journaliste, alors je n’ai qu’une idée assez éloignée de ces questions. Des avis éclairés m’intéresseraient…

    Le Monde a publié un dossier accusant l’armée syrienne d’utiliser des armes chimiques. Rien à redire.

    En revanche, aujourd’hui, l’information principale est le fait que les journalistes auteurs de ce reportage auraient ramené des échantillons, les ont confié à « la France » qui va les analyser : Armes chimiques en Syrie : des analyses à venir en France
    http://www.liberation.fr/monde/2013/05/28/armes-chimiques-en-syrie-des-analyses-a-venir-en-france_906200

    La France va analyser les échantillons de potentielles armes chimiques rapportés de Syrie par des journalistes du quotidien le Monde, a annoncé mardi un haut responsable français sous couvert de l’anonymat. « Des échantillons nous ont été remis (par les journalistes du Monde). Nous sommes d’accord pour procéder à des analyses », a déclaré ce haut responsable.

    J’ai donc deux questions d’ordre déontologique :

    1. Est-il « normal » que des journalistes, ou d’ailleurs n’importe quels citoyens, ramènent des échantillons de présumées « armes chimiques » dans ses valises ? Je veux dire, ça prend quelle forme ? Ça passe en soute ou en bagage à main ? Autrement dit : c’est normal qu’un journaliste ramène à Paris des produits qu’il suspecte être mortels « pour analyse » ?

    2. Les pays occidentaux ont déjà annoncé plusieurs fois qu’ils pourraient engager une action militaire s’ils détenaient la preuve de l’usage d’armes chimiques en Syrie, et on sait que la France fait partie des pays les plus pressés d’en découdre. Ainsi, autant il est normal qu’un journaliste témoigne de ce qu’il a vu, autant le coup de l’échantillon gentiment livré aux services français avec couverture médiatique qui va bien, j’ai un doute sur l’aspect déontologique. On sait (ou pas) que l’ONU a une enquête en cours, que les Russes (et le gouvernement syrien) réclament une commission d’enquête internationale « équilibrée » dans son composition (c’est à dire pas seulement des Occidentaux), pour éviter qu’un Fabius (ou autre) ne se pointe au Conseil de sécurité en agitant une petit fiole de pseudo-anthrax et des photos truquées. (Parce que ce genre de chose s’est déjà vu.)

    Je vois deux difficultés ici :

    (a) le fait qu’un journaliste devienne acteur dans le possible déclenchement d’une intervention militaire ; le témoignage direct est une chose, la petite fiole d’échantillon en est une autre ; mais PPDA n’avait-il pas « sauvé » un petit irakien ?

    (b) le fait que, par sa médiatisation et son transfert à « la France », l’échantillon change de nature. En admettant qu’on puisse ramener une arme chimique à Paris pour les besoins d’un témoignage journalistique, cela n’est jamais qu’un élément de soutien à un témoignage journalistique : une seule personne (un témoin, si l’on veut) fait vérifier ce qu’il a constaté par une analyse (pas besoin de passer par « la France »). Mais ici, on change de dimension : « la France » va analyser. Mais il s’agit d’un échantillon, recueilli par un non-spécialiste, dans des conditions mal connues, une seule personne possiblement partisane, alors qu’à l’ONU on négocie actuellement avec les Russes et les Syriens pour constituer (ou non) une commission d’enquête constituées de spécialistes pas seulement occidentaux, pour que cette commission soit inattaquable quant à son impartialité – l’idée étant tout de même que la guerre via l’ONU serait plus ou moins une affaire de droit (la preuve est une notion juridique forte), pas de conviction de l’opinion publique. N’y a-t-il pas ici une confusion dans le rôle d’un journaliste, son relevé d’éléments de preuve, et l’utilisation de ces éléments de preuve par un État déjà largement engagé dans le conflit ?

    • De ce que je lis chez PhG, les US ont compris que les Russes ne reculeraient pas. Les Français ne l’ont pas encore compris. Ils vont le comprendre, tôt ou tard, forcément. J’ignore comment les Russes décideront de le signifier, mais cela devrait se voir. La médiocrité actuelle des politiques français rappelle à certains égards celle de la 4ème République (1956, Suez...)

      http://seenthis.net/messages/142515

    • Grizzly, je comprends ce que tu dis, mais je ne me place volontairement pas sur ce terrain de l’accusation de manipulation. Je pose exclusivement la question de la déontologie : est-ce le rôle d’un journaliste ?

    • voilà ce qu’écris le Monde pour justifier son choix

      Le seul centre scientifique certifié en France pour procéder à de telles analyses relevant du ministère de la défense, ces échantillons ont été remis aux autorités françaises, qui se sont engagées à remettre au Monde l’intégralité des résultats de cette étude.

      http://abonnes.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/28/syrie-le-monde-fait-expertiser-des-echantillons_3419368_3218.html
      Il serait intéressant de savoir si la rédaction a débattu sur les enjeux que tu soulèves à juste titre.

    • Ils ne sont journalistes que parce qu’ils ont une carte de presse. Ce sont de vulgaires propagandistes qui considèrent qu’ils n’ont même plus besoin de le cacher. En effet, leurs journaux ne sont pas lus et/ou pas crus par l’opinion. Ils fonctionnent par contre à l’intérieur d’une bulle politico-médiatique ou le journaliste se fait l’écho de ce que veut le politique qui en tire argument pour invoquer un supposé appui de l’opinion à ses thèses et à ses actions. C’est à peu près ce que Raymond Barre appelait le microcosme.

    • sous l’article du Monde il y a un commentaire

      Samosate 28/05/2013 - 09h18
      Est-ce bien le rôle d’un journal de fournir des éléments à un Etat pour provoquer une entrée en guerre de son pays ? J’ouvre le débat.

      assez mal perçu par les autres va-t-en guerre de lecteurs !

    • De notre côté, on se pose la question du « comment légalement ils ont pu ramener des cannettes de produits toxiques en avion ». Parce que derrière on sait que si c’est bien reconnu comme toxique, les occidentaux se sentiront le droit d’intervenir en nombre pour enfin dézinguer le pouvoir Syrien, qu’ils tentent de dézinguer depuis... 10 ans ? 20 ans ? On ne sait plus.
      On se pose la question « comment légalement » ? Mais toute idée d’intervention est illégale. Fondamentalement. Si on se réfère à ce qui a été plus ou moins reconnu par le passé comme le droit international. Donc, pourquoi ne pas, plutôt, se poser la question de la légalité des prétentions occidentales ? Cela fait longtemps que plus personne ne se risque sur ce terrain ennuyeux. Pourtant, il serait autrement plus prolifique. Et c’est d’ailleurs sur ce seul terrain que les russes font porter la discussion, quoique nos super-médias-déontologiques-et-avec-de-supers-journalistes-qui-prennent-des-risques (risques si ça se trouve tout à fait véridiques, oui, ils se sont peut-être bien pris des gaz lacrimos améliorés dans les narines (je n’ose dire « à la façon NDDL »)). Les russes ne soutiennent pas Assad. Ils soutiennent le principe de la souveraineté de ce pays... Et ils soutiennent que ce qui s’est passé en Lybie (agression pure et simple) ne se reproduira pas, afin que les précédents irakiens, yougoslaves et afghans ne se reproduisent, avec les désastreux effets de long terme que l’on connaît.
      Bref. Que le Monde soit parti d’un complot ou pas n’a que peu d’importance. N’empêche que si c’est le cas, c’est une énième confirmation de la duplicité de ces gens, à un niveau qu’en effet, on avait sans doute du mal à admettre.


    • Ca commence...

      Nous pouvons citer au moins deux textes, de bonne tenue et d’excellente référence, qui présentent ou mentionnent cette rencontre de Paris sans dire un seul mot du ministre français. A les lire, on croirait que Lavrov et Kerry ont choisi Paris pour se rencontrer comme ils auraient choisi, – disons Genève (-II) ou Damas, par exemple... C’est le cas de Russia Today, le 27 mai 2013, qui titre (notre souligné en gras) « Take two : Lavrov, Kerry working to broker redo of Syria peace conference », et qui commence son texte de cette façon : « During their meeting in France, US Secretary of State John Kerry and Russian Foreign Minister Sergey Lavrov are expected... » ; bla bla bla pour la suite, avec cette question anecdotique dans notre esprit : Fabius nulle part mentionné, késako ? L’autre texte (du 26 mai 2013) est de M K Bhadrakumar, plus général et portant sur les relations Russie-USA, sur un aspect que nous abordons plus loin. Certes, M K Bhadrakumar mentionne d’une façon marginale le dîner dont nous parlons, mais nous voyons bien que, bien qu’à Paris, bien qu’avec notre ministre, nulle mention au moins aimable n’est faite de ce dernier, avec un style et dans un esprit qui font croire à son inexistence et confirment l’impression que, oui, la chose aurait effectivement pu avoir lieu à Genève (-II) ou à Damas :

      [Kerry et Lavrov] « ... are having a candle light supper in Paris on Monday to figure out the actual modalities of the Geneva peace meet over Syria, now that they managed to shepherd the opposite sides towards the negotiating table. This is their fourth meeting in some twenty days. Amen. »

      • Ainsi en est-il de la politique étrangère française, du type “Lost in Translation”, qui semblerait désormais inexistante tant l’échec que lui imposent les circonstances de la situation vraie semble l’avoir pulvérisée.

      Ca continue...

      Les habituelles “sources” du Quai d’Orsay, pompeuses et sûres d’elles comme il se doit, arrivent à faire porter le chapeau à la Russie, comme d’habitude objet de toutes les vindictes, mais avec une nuance qui nous rapproche du comique de l’absurde puisque le reproche conduirait à penser que son principal défaut, voire sa principale faiblesse, à la Russie, est d’avoir maîtrisé la complexe situation syrienne et d’avoir réussi à ouvrir la possibilité d’un règlement négocié de la crise : « ... la Russie, elle, est obsédée par l’idée de retrouver une place sur scène internationale. »

      Et puis...

      Drôle d’obsession, qui permet à la Russie de tenir ferme, et seule, une position principielle sur l’affaire syrienne, et de s’imposer comme la maîtresse du jeu en défendant des principes qui sont dans la droite ligne de la doctrine gaullienne du respect de la souveraineté, – ce qui, évidemment, ne peut que scandaliser les Français, mais pour un tout autre motif...

      Et enfin...

      Tout de même, quelques-uns, à Paris, sont en train de s’apercevoir qu’il se passe quelque chose de très catastrophique pour la France, comme Le Figaro peu après la rencontre Lavrov-Kerry à Moscou. (Voir notamment l’article du Figaro, le 10 mai 2013.) Quelques commentateurs, qu’on n’a pas toujours lus si avisés, se découvrent un bon sens nouveau, comme Georges Malbrunot, sur son blog du Figaro, le même 10 mai 2013, qui exécutait sans appel la politique française. Il en arrivait même à nous rappeler quelques précisions intéressantes, bonne “pour l’histoire”, quand on jugera la période.

      Etc...

      D’humeur maussade, ai basculé du CD sur la radio dans la voiture... France Info... Entendu Fabius évoquer le fait que tout de même, la Syrie reçoit des tonnes d’armes de la Russie, de l’Iran, du Hezbollah, quand les gentils n’en reçoivent pas vraiment assez pour tenir tête... J’ignorais qu’on pouvait prétendre être une grande puissance et raconter des âneries pareilles... J’avoue qu’amha la position de la Russie a autrement plus de gueule.


  • Les gaz, une « ligne rouge » ?
    Exiger la vérité sur les armes chimiques
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/27/exiger-la-verite-sur-les-armes-chimiques_3417896_3218.html

    Dans son édito/croisade, Le Monde sort cet argument qui tue…

    Faudra-t-il attendre un « Halabja syrien », un massacre comparable à celui perpétré au Kurdistan irakien en 1988, pour que soit tracée une vraie limite ?

    Les réactions internationales après Halabja ? Eueueuh…
    Ah si, un discret soutien au « gentil » Saddam contre les « méchants » iraniens.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Halabja#R.C3.A9actions_internationales

    • http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/02/01/tony-blair-le-dernier-croise_1299547_3214.html

      « Saddam Hussein a causé la mort de 1 million de personnes dans la région en utilisant des armes de destruction massive pour défaire ses ennemis », rappelle donc M. Blair. Nul ne relève que l’allusion concerne la guerre que se sont livrée l’Iran et l’Irak dans les années 1980, une guerre désirée et soutenue par la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et l’Allemagne qui aida l’Irak, via ses industriels, à obtenir les gaz - « ADM », dans la terminologie du XXIe siècle - qui feront des dizaines de milliers de morts du côté de la partie attaquée, l’Iran khomeiniste.

      « Il a fait tuer des dizaines de milliers de Kurdes et de chiites », dit encore l’orateur. Personne ne rappelle que les 60 000 chiites massacrés par l’armée du dictateur irakien s’étaient soulevés contre le régime, en 1991, à l’appel du président Bush senior. L’armée américaine, qui venait de libérer le Koweït et occupait alors l’extrême Sud irakien, avait ensuite autorisé Saddam Hussein à utiliser ses derniers hélicoptères pour mater la rébellion à coups de mitrailleuses. A l’époque, ni Washington, ni Londres, ni Paris ne voulaient renverser le régime, il n’y avait pas de solution de rechange.

    • Qui se rappelle également qu’en ce qui concerne Halabja, les Américains avaient d’abord incriminé l’Iran - au moment où Saddam Hussein était officiellement notre allié ?
      http://www.lemonde.fr/international/article/2013/03/15/le-martyre-de-la-ville-kurde-d-halabja_1849108_3210.html

      Dernier sujet d’amertume des habitants, les Etats-Unis ont attendu la fin des années 1990, c’est-à-dire après l’invasion du Koweït, pour enfin attribuer le massacre d’Halabja à l’Irak et non pas à l’Iran, comme continuait à le faire Saddam Hussein malgré l’évidence. Un déni dans lequel il a persisté jusque pendant son procès.

      De ce point de vue la référence à Halabja est pertinente à l’insu du journliaste qui l’utilise : l’important n’est pas qui a fait quoi mais que l’ennemi officiel soit taxé des pires crimes et les alliés - qui pourront tout aussi bien demain devenir les nouveaux Hitler-génocidaire-tyran-massacreur - soient blanchis.


  • Syrie : « Le Monde » témoin d’attaques toxiques
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/27/syrie-le-monde-temoin-d-attaques-toxiques_3417225_3218.html

    De cela, les envoyés spéciaux du Monde ont été témoins plusieurs jours d’affilée dans ce quartier à la sortie de Damas, où la rébellion a pénétré en janvier. Depuis, l’enjeu de Jobar est crucial pour l’ASL comme pour le pouvoir. Mais, au cours d’un reportage de deux mois dans les environs de la capitale syrienne, nous avons réuni des éléments comparables dans une couronne beaucoup plus large. La gravité des cas, leur multiplication, la tactique d’emploi de telles armes montrent qu’il ne s’agit pas de simples gaz lacrymogènes utilisés sur les fronts, mais de produits d’une autre classe, bien plus toxiques.


  • Souviens-toi : il y a un mois, le Monde annonçait la libération des deux évêques orthodoxes syriens enlevés :
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/04/23/deux-eveques-orthodoxes-enleves-en-syrie_3164828_3218.html

    Contrairement à d’autres médias, le Monde maintenait le flou quant à l’identité des ravisseurs. Le mode opératoire médiatique est désormais classique ; contre toute évidence :

    1. le titre annonce : « L’opposition syrienne accuse le régime du rapt des évêques ». Mais pourquoi donc ce titre, alors que la hiérarchie des deux évêques prétend le contraire :

    Selon le diocèse orthodoxe syrien, les ravisseurs seraient des « djihadistes tchétchènes ».

    Pourquoi ne pas avoir titré, de manière tout aussi crédible : « Le diocèse orthodoxe syrien accuse des djihadistes tchétchènes du rapt des évêques » ?

    2. après le premier paragraphe factuel (mais factuellemement faux, puisque les évêques n’ont pas été libérés) annonçant la libération, le paragraphe suivant explique clairement les dénégations des rebelles :

    L’opposition syrienne avait accusé Damas d’être derrière cet enlèvement, affirmant que le pouvoir était furieux contre l’un des prélats qui a récemment émis des propos se démarquant du régime de Bachar Al-Assad. Les rebelles de « l’Armée syrienne libre ont démenti catégoriquement toute implication dans l’enlèvement », avait ajouté l’opposition.

    Là encore, on peut se demander pourquoi le Monde choisit de présenter en premier paragraphe le démenti, et seulement plus loin dans le texte les accusations. Voilà qui défie la logique : le lecteur du quotidien n’a évidemment jamais entendu parler des accusations, mais se voit déjà présenter leur réfutation. Pourquoi cette structure alambiquée pour présenter une chronologie pourtant simple ? (Pourquoi utiliser systématiquement cette structure logique inversée ?)

    3. et voilà qu’on apprend hier :
    http://seenthis.net/messages/141803
    – Ah bon, les deux évêques n’ont pas été libérés ?
    – Ah bon, c’est bien l’Armée syrienne libre qui les détient et qui leur envoie un médecin ? Ils ne sont pas aux mains du régime, comme l’avait prétendu l’opposition ?


  • Désolé, ça date un peu : septembre 2012. L’ancien ambassadeur de France en Syrie livrant des centaines de milliers de dollars transportés dans une valise pour, dit-on, financer des œuvres humanitaires en Syrie. Mais pourquoi diable faut-il transporter des milliers de dollars en liquide dans une valise et que ce soit l’ambassadeur en personne qui se déplace dans une discrète chambre d’hôtel pour financer des œuvres charitables ?
    http://www.lejdd.fr/International/Actualite/Eric-Chevallier-ambassadeur-de-guerre-558954

    Chevallier se rend de temps en temps à la frontière syrienne pour apporter des fonds à des opposants jugés sûrs. Via des informateurs en contact avec Paris, des représentants des régions libérées de l’emprise de Bachar El-Assad font connaître leurs besoins de médicaments ou d’argent pour réparer les canalisations, renouveler les stocks de farine, gérer les ordures qui s’entassent mais, du moins l’assurent-ils, pas pour acheter des armes.

    Tous se retrouvent discrètement dans un appartement ou dans une petite chambre d’hôtel. Comme dans un film d’espionnage, le diplomate leur remet plusieurs centaines de milliers de dollars sortis d’une valise. Des photos sont prises, les Syriens promettent d’en envoyer d’autres montrant l’avancée des projets menés grâce à la France. Des informateurs rapporteront la réalité des actions engagées. Avant de quitter l’ambassadeur, les Syriens signent même un reçu. Scène surréaliste à quelques kilomètres d’un pays à feu et à sang.

    • Se souvenir qu’un an auparavant, il semble que l’ambassadeur avait été sérieusement recadré : Syrie : quand l’ambassadeur de France déjeunait avec la bête noire des frondeurs
      http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2011/04/syrie-quand-lambassadeur-de-fr.html

      Les télégrammes diplomatiques envoyés par l’ambassadeur de France en Syrie, Eric Chevallier, suscitent de nombreuses critiques au Quai d’Orsay, qui réunit ce vendredi ses représentants au Moyen-Orient pour discuter du « printemps arabe ».

      « Il est complètement basharisé », affirme un diplomate, qui lui reproche de relayer la thèse officielle syrienne sur la contestation, sans précédent, qui menace le pouvoir de Bashar al-Assad.

      « Eric Chevallier explique qu’il faut donner du temps au président syrien, et qu’il ne faut pas exclure que des mains étrangères soient derrière les manifestations », ajoute un autre diplomate de haut-rang, lui aussi très critique contre la correspondance en provenance de Damas, où le régime réprime violemment les protestataires (200 morts, selon les estimations).

      Un autre grief est adressé à Eric Chevallier, ancien porte-parole du Quai d’Orsay et proche de Bernard Kouchner. L’ambassadeur a invité à déjeuner à la résidence de France, Rami Makhlouf, le cousin de Bashar al-Assad, connu pour être « la pompe à finances » du régime baassiste, et dont le nom est régulièrement conspué par les manifestants. La gaffe date d’un an au moins.

      « C’est un scandale », tonne le diplomate de haut-rang. Jamais auparavant, un ambassadeur de France en Syrie n’avait pris une telle initiative. L’administration américaine a gelé depuis 2006 les avoirs de Rami Makhlouf aux Etats-Unis. Le cousin germain de Bashar al-Assad possède la compagnie de téléphonie Syriatel, une compagnie aérienne, les boutiques « Free taxe » aux postes frontières du pays, et il est également le représentant d’une importante société française en Syrie. « Evidemment, son déjeuner à la résidence s’est su à Damas », ajoute un homme d’affaires syrien, « et cela ce n’est pas bon pour l’image de la France dans le pays ».


  • Syrie : les deux évêques enlevés seraient en bonne santé
    http://www.lorientlejour.com/article/816103/syrie-les-deux-eveques-enleves-seraient-en-bonne-sante.html

    « La seule information qui est sûre pour nous, c’est qu’il y a deux ou trois jours, un médecin a rendu visite aux deux évêques. Ils vont bien », a déclaré Abdul Ahad Steipho, membre d’un comité créé par la Coalition nationale de l’opposition syrienne pour enquêter sur ces enlèvements, en marge d’une réunion de la Coalition.
     
    M. Steipho a indiqué que les tentatives de son comité pour obtenir un contact direct, téléphonique, avaient échoué et qu’ils recevaient « beaucoup d’informations contradictoires sur l’identité des ravisseurs et sur leurs demandes de rançons ».
     
    Interrogé sur les différentes pistes possibles, l’opposant a répondu : « Ces enlèvements sont parfois commis par des bandes criminelles, parfois par le régime (du président Bachar) el-Assad, parfois, il faut être francs, les brigades de l’Armée syrienne libre sont responsables de tels enlèvements pour leur permettre d’effectuer des échanges. »
     
    « Les deux évêques sont bien connus en Syrie pour leur action humanitaire, pour leur défense d’une coexistence pacifique entre les différents groupes religieux de la société syrienne. Et aussi, (leur enlèvement) envoie un signal aux chrétiens en Syrie et dans la région », a-t-il commenté, « c’est pourquoi nous voulons vraiment qu’ils soient libérés ».

    Un médecin a rendu visite à des otages détenus par l’Armée syrienne libre ?

    Une rapide recherche suggère que, depuis l’enlèvement des deux évêques le 22 avril dernier (il y a un mois), il n’y a aucun article en dehors de la presse catholique à ce sujet. J’ai trouvé une mention, en fin de cet article :
    http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/syrie-assad-dit-ne-rien-savoir-sur-les-journalistes-etrangers-portes-dispar