city:deauville

  • Pilule : enquête sur ces médecins liés aux laboratoires
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/10/pilule-enquete-sur-ces-medecins-lies-aux-laboratoires_1814864_3224.html

    Les médecins du secteur privé, eux, obtiennent par exemple un petit coup de main des firmes pour monter le site Internet de leur cabinet médical... Tisser des relations étroites avec les firmes accélère indéniablement une carrière professionnelle et confère envergure, pouvoir et notoriété. C’est être invité à des congrès nationaux ou internationaux, dans les hôtels de Monaco ou Deauville. Se voir confier des études terminales précédant commercialisation. Accéder à des publications prestigieuses puisque l’on peut rendre compte de ces essais. Cautionner en tant qu’expert invité les conférences de presse des firmes lors de lancement de produits. Diffuser son savoir dans la formation continue, et s’en trouver rémunéré.

    ...

    Membre du Formindep, Françoise Tourmen, médecin, ancienne responsable de centre d’orthogénie, a vécu tout cela de près : « Le PDG de HRA Pharma est venu me voir, m’a mise en lien avec son service communication, a soutenu mon association. J’étais transformée en leader local d’opinion. Mon avis était sollicité pour des documents du labo. Je parlais aux journaux régionaux. Et je devais porter la bonne parole dans les organismes de formation continue. HRA Pharma travaille avec des sociétés de formation professionnelle pour médecins comme Preuves et pratiques. La firme vous fournit un diaporama expert reprenant intégralement ses messages, et vous paie 500 euros le quart d’heure pour le lire. » Le dernier diaporama reçu de Preuves et pratiques, en 2010, était signé Brigitte Letombe.

    ...

    « Le nœud du problème, actuellement, ce sont bien ces leaders d’opinion, analyse le docteur Foucras, fondateur du Formindep. L’induction de prescription liée à l’argument d’autorité : le généraliste copie les prescriptions du gynécologue qui copie celles du prestigieux leader en blouse blanche du CHU, qui est devenu un visiteur médical haut de gamme. D’un point de vue stratégique, pour les laboratoires, c’est parfait, il n’y en a qu’un à influencer qui influencera tous les autres, notamment via la formation continue, devenue cœur de cible de la stratégie d’influence des firmes. »

    Un rapport 2007 de l’IGAS soulignait l’essoufflement du système des visiteurs médicaux, trop coûteux pour l’industrie, au profit d’une « recherche croissante par les laboratoires du soutien d’experts, des hospitalo-universitaires, des leaders d’opinion ». Bruno Toussaint, directeur éditorial de Prescrire, revue médicale indépendante, perçoit clairement le mécanisme général d’influence des firmes sur les prescripteurs « déjà révélé il y a deux ans par le Mediator ».

    Pour faire des économies, les pouvoirs publics sous-traitent aux firmes la recherche clinique. Celles-ci, en finançant les essais, nouent des liens avec des experts, qui gagnent en notoriété puisqu’elles leur permettent d’accroître leur influence qui s’exerce dans la formation initiale à l’hôpital et à l’université, dans les congrès et la formation continue.

    Les adjoints de ces leaders d’opinion n’ont pas été choisis pour leur esprit critique, les étudiants sont imprégnés du fonctionnement de ce petit milieu, la presse ne pose pas trop de questions dérangeantes.

    Ces grands médecins qui tissent tant de liens avec les laboratoires sont-ils pour autant sous influence ? « On ne peut pas leur faire confiance, tranche M. Toussaint. L’expérience montre que plus les experts sont associés au développement d’un nouveau médicament, plus leur opinion sera favorable. »

    En complement: Plan to force drug companies in France to reveal payments to doctors has been diluted, campaigners say
    http://www.bmj.com/content/345/bmj.e8405

    #conflit_d’intérêt #corruption_légale #Pharma


  • Bretagne - Notre-Dame-des-Landes, grand bourbier des forces de l’ordre- Le Mensuel du Golfe du Morbihan

    Alors que la situation s’enlise sur le site du futur aéroport, la « mission Notre-Dame-des-Landes » apparaît déjà comme l’une des plus vastes opérations de police menées en France. Elle a mobilisé jusqu’à 2 200 hommes au plus fort de la crise et commence à agacer dans les rangs.

    http://www.morbihan.lemensuel.com/actualite/article/2012/11/30/notre-dame-des-landes-grand-bourbier-des-forces-de-lordre-13341.


  • Karachi-en-Normandie
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/12/karachi-en-normandie_1773556_3224.html

    Quand un journal (ici Le Monde) fait son travail, on a l’impression qu’il devient un journal de gauchistes…

    Les soirs de fête, à Beaumont, on faisait rôtir un agneau à la broche. A la cuisine, Monique Geibig et Marie-Line Reboursière, assistées de quelques extras, préparaient de quoi sustenter quatre-vingts invités. Des convives qui déambulaient dans le jardin entièrement sonorisé grâce aux baffles dissimulés dans de petits rochers. Le personnel sourit encore en se souvenant des belles dames dont les hauts talons s’enfonçaient dans l’herbe boueuse... Dans ces soirées se croisaient tous les « Parisiens de Deauville ». Des gens de la télé et du show-bizz, comme Régine, Sophie Davant, Claire Chazal, Patrick Poivre d’Arvor, Philippe Bouvard ou Charlotte Rampling. William Leymergie, aussi, qui n’habite pas loin. Les people trinquaient avec des stars du monde des affaires, comme Serge Dassault ou Dominique Desseigne. Les Saltiel, du groupe d’assurances, venaient en voisins. Anne d’Ornano, l’ex-maire de Deauville, également. La dame s’est offert une immense propriété arborée au pied du mont Canisy, le long du golf de Deauville. On croisait aussi l’un des meilleurs amis de Thierry Gaubert, Jacques Lejeune, milliardaire suisse propriétaire d’une villa à Reux, à 3 kilomètres en contrebas.

    #media #presse


  • C’est l’été, Belle Province : l’Espagne n’est pas loin, la vaseline sent la rose.

    Tirant tête au hors du trou, qu’entends-je ? La « revanche du p’tit chauve », comme disait non sans joliesse ce suceur de Bic de Franz-Olivier Giesbert en parlant de l’élection de Hollande, cette revanche, nulle doute qu’elle est cette fois sur les rails. Reste à savoir de qui le petit chauve se venge : il pourrait s’agir d’Aubry, du Parti Socialiste, de certains de ses « camarades ». Il ne pourrait, par contre, s’agir de la bourse ou du patronat lesquels, rassurés par le mol retour de la social-démocratie, ressortent de sous le tapis les plans sociaux planqués un temps dans l’espoir d’une réélection de leur champion toute catégorie, j’ai nommé Sarko-le-Marocain. Ça a foiré, pas grave, on retourne au turbin, on dégraisse : à Air France, les « départs naturels (sic) et volontaires » se solderont par la suppression de rien moins que 5000 postes : en concurrence directe avec ArcelorMittal, qui vient de prolonger de six mois l’arrêt des hauts fourneaux de Florange. Depuis le temps que les copains se battent là-bas et répètent que jamais on les rallumera… Quoi encore ? Ah, Technicolor, fabriquant de matériel vidéo, en redressement judiciaire, Pétroplus, raffinerie ayant vu passer tout ce que le pays comptait de candidats aux présidentielles, à l’époque des folles promesses : elle est à l’arrêt aujourd’hui, et Arnaud Montebourg, ministre du redressement-de-ce-qui-s’affaisse avoue que le plan de sauvetage par ses soins agencé a « vingt pour cent de chances de réussir ». Encourageant… Tout cela, c’est sans compter le volailleur Doux, grand massacreur de poules, de dindons et d’emplois, dont la faillite menace 4000 salariés. Une paille… Tout continue donc de rouler comme naguère au pays du « président normal ». Les prolos vont s’en prendre plein les gencives, tandis que le patronat, lui, n’en finira plus d’engraisser. C’est que, selon Parisot, « le désendettement du pays ne doit pas se faire sur le dos des entreprises », mais sur le nôtre, cela va de soi. Et quand elle annonce, sans le prouver, que « la dégradation de l’économie française s’accélère », ce n’est pas aux victimes des plans sociaux qu’elle songe, mais bien au rétrécissement des marges colossales concédées aux entrepreneurs, aux profits générés par la grâce du CAC40.

    Face à la suffisance et à la morgue de ces bouffeurs de vies, face à l’appétit capital de cet ogre jamais rassasié, quelle solution proposent nos nouveaux maîtres et seigneurs ? Des coups de mentons sans gravité, des déclarations non suivies de décisions d’importance, rien pour stopper l’hémorragie, rien pour briser leur faconde et enfin les toucher au cœur, c’est-à-dire au porte-monnaie. Ça noie le poisson, comme d’habitude, ça attend de laisser passer la nouvelle salve d’élections avant d’annoncer que, finalement, ça renonce et recule, sur tous les fronts. Ça endort comme ça peut le peuple à grand renfort d’annonces ultra médiatisées mais toutes situées sur le plan des mœurs, mariage des homosexuels, dépénalisation éventuelle du cannabis, et autres écrans de patchouli. Ça pense que ça évitera ainsi de parler de l’essentiel, d’aborder les sujets qui risqueraient de fâcher la finance mondiale. Alors, les Grands Enjeux du moment sont et doivent rester : l’école, le samedi matin ou pas ? Pour ou contre le port du jeans lors du conseil des ministres ? Et mes fesses, tu les trouves belles, mes fesses ? Nulle doute que cette carabistouille fera sauce gribiche à nous faire avaler nawak, et quand nous serons bien habitués à ne pas voir la vie changer les mols socialos recommenceront à nous la mettre mais avec, cette fois, une vaseline qui sent la rose.

    Pendant ce temps certains Ump passent alliance, sans vergogne, avec le Front National. Il s’agit d’être réélu, quitte à vendre son cul. D’autres, tel le maire de Nice, n’ont pas encore osé franchir le Rubicon — comme son nom l’indique. Ils n’en multiplient pas moins les signaux clairs, nets et glaireux, en direction de l’électorat nazioïde : après avoir, sur le territoire de sa commune, « réglementé les activités des artistes de rue », après avoir purement et tout bonnement « interdit la consommation d’alcool sur les plages, dans les rues et les parcs du centre-ville », Estrosi vient de pondre un arrêté municipal contre les mariages dits bruyants, lesquels devront désormais « se dérouler sans cris ni sifflets, ni drapeaux étrangers ni groupe de musique folklorique non autorisé. » Re-sic. Outre qu’on ignorait qu’un drapeau puisse être bruyant, on devine assez facilement, à la lecture de l’arrêté, quelles communautés y sont expressément visées. Là aussi, la réponse apportée par le nouveau pouvoir à cet ostracisme local parfaitement assumé est un silence, assourdissant et tout à fait « bruyant ».

    Après avoir souillé de sa nauséeuse lascivité les palaces new yorkais et le Carlton de Lille, Strauss-Kahn viendra-t-il, sans sifflets ni trompettes, promener sa masse graisseuse sur la promenade des Anglais ? Peu de chances, l’empafé se terre. Il se terre depuis qu’il osa, le 6 mai dernier, réclamer par voie d’avocat à Melle Diallo, la victime avérée de sa couillopathologie, la somme pour lui modique d’un million de dollars, sans rire. Ceci en raison de ses « fausses déclarations, et pour avoir porté atteinte à sa réputation dans le monde, et lui ayant fait perdre d’autres opportunités professionnelles. » Arrêtons-nous un temps sur ce vocable, le voulez-vous ? « Opportunités ». A supposer que ce grand malade évoque là sa possible élection aux présidentielles, le mot est alors, avouons-le, parfaitement choisi : il ne s’agissait jamais, pour lui, que d’une « opportunité », à la hauteur de celle se présentant au VRP de Monsieur Meuble se voyant proposer un poste de directeur régional. Finalement, l’élection, c’est cela et rien d’autre. Une opportunité.

    Celui qui l’a saisie comme par défaut et roule désormais à tombeau ouvert entre Paris et Cabourg, Caen, Bruxelles, Vesoul, Montargis,… ne nous dit rien de ce qu’il pense de la situation pré-insurrectionnelle régnant désormais au Québec. On le comprend. Hollande, c’est le tonton rigolo qui, au repas de Noël, ne veut surtout fâcher personne, et dès lors s’échine à sourire à tout le monde, trinquons cousins, hop hop ! Le désintérêt qu’il affiche envers la Belle Province et le manque de courage qui s’ensuit lui sont largement reprochés du côté de Montréal. C’est que là-bas, non contente de braver chaque soir les flics et les lois d’exception, la population lutte pour que l’éducation ne soit pas transformée en simple marchandise. C’est pas assez « hollandais », ça ? Le mouvement dure depuis quatre mois, et les arrestations se comptent par centaines. Cependant, il ne faiblit pas et finira, n’en doutons pas, par avoir la peau du premier ministre Jean Charest, un ultralibéral de la pire engeance qui soit. Les pressions, diverses et variées (convocations des leaders, menaces, emprisonnements,…), s’accentuent à l’approche de la saison touristique et du grand prix de formule 1, évènement d’envergure mondiale, que comptent bien perturber les étudiants en lutte. Charest a, pour sa part, déclaré que « lorsqu’on s’attaque au Grand Prix, on s’attaque non au gouvernement du Québec, mais à tous les Québécois. » Rien que ça…

    Pareil silence émane de Hollande et de ses copains lorsqu’il s’agit d’évoquer la situation en Syrie. Certes, on s’étrangle sous les ors, on tousse sous les tentures, à chaque nouveau massacre on condamne, on s’insurge : on râle. Puis Poutine est reçu à Paris, réaffirme son soutien à son pote El Hassad, gueule un coup à l’oreille du président normal, dès lors la messe est dite et la France, ce petit pays sans allure, ferme sa gueule. Définitivement. Pas question de vexer « l’ami russe », lequel ne s’est pas gêné, en son temps, pour broyer sous les bombes la Tchétchénie rebelle, sans que l’ONU, là non plus, n’y trouve à redire. Il suffit donc que Poutine soutienne le régime syrien pour que le conseil de sécurité en devienne, du coup, muet, et la France pareillement. Décidemment, la seule solidarité internationale qui fonctionne dans ce monde taré est celle qui uni entre elles les dictatures.

    Et l’Espagne, mon bon François ? Tu sais, ce domino d’après la Grèce et d’avant le Portugal, d’avant l’Italie puis la France (il va nous falloir patienter quelques mois encore les enfants avant de succomber, à notre tour, sous les coups de butoir des banques), oui l’Espagne, t’en penses quoi, François ? Rien, encore ? Pas étonnant, tiens… C’est que c’est loin, l’Espagne, n’est-ce pas ? Pas tant que ça, François, tu verras.

    Frédo Ladrisse.

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  • Trop de pompiers, pas assez de feux

    tête hors du trou, qu’entends-je ? Au feu, les pompiers, la maison qui brûle du cul… 11 mises en examen dans le cadre de viols collectifs présentés comme autant de bizutages classiques, et le corps (sic) d’élite (re-sic) des gymnastes sapeurs dissout, d’un coup de pompe magique. Avant que ça ne se dissolve, ça a dû s’en taper de la vieille bloquée par les flammes, ça a dû en sortir de grandioses échelles du slip bleu blanc beurk ! Ne jamais oublier : les pompiers de Paris sont avant tout des militaires. Autrement dit, des brutes. Selon le commandant Glin, chef des pimpons morts de faim, « cette affaire éclabousse toute la brigade. » On ne saurait mieux dire.

    Dans le registre de la franche camaraderie sodomite, qu’il nous soit permis de citer cet autre chef d’œuvre de l’esprit, « l’association des amis de Nicolas Sarkozy. » Créée de fraîche date par Brice Hortefeux-nouille, elle a pour objectif de maintenir haut l’oriflamme du Sarkozystan-pour-mille-ans — lequel, finalement, en acheva péniblement cinq. « Ce n’est pas une démarche politique, c’est une démarche affective », nous assure Hortefeux-follet. Parce que ce qu’il lui faut, à Sarko, parce que ce qui désormais lui sied, c’est des poutous. Tout plein. Et venus de partout.

    Est-il bisouté assez, en les terres marocaines où il s’est réfugié avec force mallettes tel un brigand mondain ? On ne sait. Le nain freaks, oint d’onguents bas de gamme, cavalcaderait à coups-sûrs si il savait monter — mais lui ne sait que descendre —, traverserait ses terres sans brider trop avant son pur-sang pékinois. Au lieu de ça, regardons-le jogger comme un branque le long du mur d’enceinte de sa nouvelle propriété, de ce palais, cadeau d’un émirati inspiré lequel crût jusqu’au bout en la victoire de son rachitique poulain. Il se murmure, au Maroc, que ce cadeau fut fait à l’occasion de la naissance de la petite Giuila. Donc, durant le quinquennat de pôpa. Ce sera peut-être un jour confirmé par un juge en France, cela, et les multiples forfaits commis par cet Ali Baba et ses CAC40 voleurs. Mon petit doigt me dit cependant que si ce mafieux devait un jour finir encagé, c’est que ce serait produit quelque chose comme la révolution.

    En attendant que le drapeau noir flotte sur nos plus hauts mâts et que Sarko dorme en prison saluons, comme il se doit, la nouvelle troupe de branquignoles installés sous les ors. Salut à toi, Nicole Bricq, salut à toi George Paul-Langevin, salut à Alain Vidalies, à Marie-Arlette Carlotti, Dominique Bertinotti et à la flopée d’inconnus, pauvres figures et pâles silhouettes à peine embarquées qu’on les croirait déjà, pour partie, débarquées. A leurs côtés posent les vieilles barbes et les chapons frottés à l’ail des années, dont Fabius — cet homme occupait Matignon quand j’étais occupé à redoubler ma sixième ! —, plus extravaguant encore, Sapin, Michel de son prénom, dont le patronyme indique assez qu’on le pensait, de long temps, raide, claqué, enseveli. Sinon, qui ? La Duflot, autrement appelée l’éolienne tant son cerveau prend bien le vent, Duflot, la rescapée d’Europe-de-l’Ouest-Ecologie-les-Verts-Bouteille-à-la-Mer, tendance lécheuse de tongs du moment qu’elles sont socialistes. « Je ne suis pas une ministre écologiste », qu’elle dit. Personne ne l’a prévenu qu’elle n’était même pas ministre ? Dans le registre des drôlesses on pourrait aussi s’attarder sur Aurélie Filipetti, du ministère de la culture, dont l’action première fut d’aller se faire voir et rincer à Cannes, sans un mot bien évidemment pour les intermittents, de même qu’on pourrait s’étaler sur la môme Vallaud Belkacem, porte-parole du gouvernement, poupée kabyle de service aux allures de James Bond girl à la petite semaine, mais dont le glamour éculé ne fera pas longtemps illusion : « avec François Hollande, les Français vont pouvoir décider de mettre un banc là, un feu rouge ici » s’extasie la cruchonne. Cette fois n’en doutons pas, la révolution est en marche…

    Peut-être avancerait-elle, pas à pas et fussent-ils petits, si Manuel Valls ne guettait. Le tout nouveau patron de la maison poulaga n’est pas un perdreau de la veille, et s’il aime la carotte, il n’en dédaigne pas pour autant jouer à l’occasion du bâton. Ses états de service parlent pour le bonhomme. Ainsi, l’auteur de l’imbitable opus nommé « sécurité : la gauche peut tout changer », s’est-il fait, avec le temps, une spécialité des contre-vérités et dérapages contrôlés au sujet des « jeunes », des « banlieues », du « besoin de sécurité chez nos concitoyens » et autres galéjades qu’il serait, selon lui, dommage de laisser à la droite, comme la pétanque ou le Loto. Ainsi, en 2009, en balade sur le marché d’Evry, Valls le maire demanda à un de ses collaborateurs « tu me mets quelques Blancs, là, quelques Whites, quelques Blancos ! » Une sortie parmi d’autres, pour le pote d’Alain Bauer — docteur ès sécurité adoubé par la droite et le Fn réunis, théoricien puant de la « guerre des banlieues ». Valls, se définissant lui-même comme « défenseur de l’autorité, attaquée de toutes parts » (ah bon ?), fut par ailleurs l’un des trois seuls députés socialistes à ne pas voter contre l’instauration de l’état d’urgence, lors des émeutes de 2005. En un mot, Manuel Valls, c’est l’histoire d’un mec qui a fait carrière au Ps parce qu’à droite Pasqua et Pandraud prenaient toute la place. La « défense de l’autorité » à coup de taser et de flash ball a encore, n’en doutons pas, de beaux jours devant elle.

    Viendront aussi, comme il se doit, comme entre la poire et le fromage, entre les tours de piste de l’endormisseur Hollande et les vacances qui feront pause, ces dizaines de plans sociaux ressortis de sous le tapis, s’abattant en rafale sur les prolos, fussent-ils électeurs de gôche et dindon de la farce pas drôle. Quoi, on nous a menti ? Nous, en votons Ps on imaginait que… Eh non, même pas, et oui, tout faux : 30 000 emplois, à minima, devraient disparaître d’ici septembre, encore n’est-ce jamais que le début de la fin, maintenant que l’Europe entière est en voie de grécisation il n’y a aucune raison objective pour que la France en réchappe. Ici comme ailleurs, comme en ce moment au Québec, vous savez quoi ? Ce sera le feu. Non de joie, mais de hargne. Dès lors, vive le feu !

    Frédo Ladrisse.
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  • N’empêche : du passé, faisons table basse !

    Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? J’avais 15 ans les gens en 1981 et déjà, j’avais pas aimé : « changer la vie » par le truchement du socialisme de renoncement me paraissait ressortir de l’arnaque pure et dure —ce qui, au passage, s’est confirmé, avec l’amplitude qu’on sait. Ce 6 mai, c’est pareil, j’aime pas. Quand bien même les bonnes âmes n’en finissent pas de m’expliquer que c’est tout différent.. .(lire la suite ici)
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  • Rongeage d’ongles, arrachage de cheveux, ulcères et autres amertumes.

    Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Cette fois ça commence à suffire, si ça dure va falloir que ça cesse, marre, ras les fesses du Big Bazar ! Eric Charden est mort et tout le monde s’en tamponne, n’a d’yeux que pour les deux canassons concourant dimanche, merde alors ! Où va le monde, on se demande… (lire la suite ici)
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  • Ramicollages et beautés du parler rousseland

    Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Ils m’auront bien fait dégueuler les « on a gagné ! » de certains, les « on a pas perdu ! » des autres, en cette soirée vomitive marquée, comme au fer brun, par le score sans précédent des Fascistes Nationaux. Comme c’est crasse, de gueuler victoire quand la blondasse Le Pen joue le troisième homme et se gausse, se rengorge, s’en touche de plaisir... ( lire la suite ici) http://quand-l-autruche-eternue.over-blog.com


  • Ayez des couilles, votez Sticules.

    Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Alors comme ça il se murmure que l’élection serait jouée, en un seul tour au final, celui des sondages auxquels le fieffé Copé avoue « ne rien comprendre », quand ça l’arrange. C’est pourtant simple : en ce qui concerne la Sarkozie c’est fichu pour cette fois. C’est l’alternance, la belle, la si délicate alternance, celle qui coûte peau de balle et dont le but ultime est de tout changer pour que tout, toujours, continue... (lire la suite ici) http://quand-l-autruche-eternue.over-blog.com


  • Arrêt Total

    Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Dans la catégorie les Sous-doués battent la campagne, nous eûmes droit, ces jours derniers, à quelques furieuses billevesées. A ma droite, Dupont-Aignan, autrement surnommé aujourd’hui comme Yerres, qui clame sans retenue « moi, je regarde le monde. » Il semble, dans le même temps, que le monde, lui, regarde ailleurs qu’en direction de sa petite personne. Une autre fois, peut-être ? A ma gauche, si je puis dire, campe Bayrou-le-filandreux. Fatigué, l’haricot, pas dans le coup, à côté de l’assiette. Le voilà qui découvre, tout en finesse, qu’ « il y a des femmes qui pèsent lourd » , des « femmes qui pèsent plus de cent kilos et qui aiment nager. » Tiens donc ! Première nouvelle… Là-dessus le flageolant béarniais se rendort, sans même avoir livré sa vision des gens de petite taille, des piétons ou des femmes enceintes. Dommage. Il y a, pour finir, Le Pen, et son clip de campagne. J’ose espérer que tournera en boucle sur tous les webs qu’on voudra le passage où la candidate promet de lutter contre, je cite, « les ententes frauduleuses dans le commerce des endives. » Ça, c’est du programme, boudiou ! On aurait tort cependant de se moquer bêtement, vu le nombre de naves et autres céleris graves s’apprêtant à voter pour elle.

    Et tandis que tout ce petit monde s’ébroue, les papattes dans la gadoue, le procès de la catastrophe de l’Erika s’achève, en cassation, par un non lieu délivré à l’endroit des pollueurs. Le cargo ayant fait naufrage hors des eaux territoriales, communes, départements et autres collectivités ne verront pas la couleur d’un pauvre billet de banque. Ce jugement, scandale sans nom, risque bien entendu de faire jurisprudence. S’échouer, répandre son jus dégueulasse sur des kilomètres de côtes, pourra donc désormais se faire sans bourse délier, à condition que l’échouage ait lieu au-delà des frontières maritimes. C’est ce qu’on nommera certainement l’arrêt Total.

    Il y a tout aussi dégueu, dans un autre registre : les sms furtifs. Vous ne connaissez pas l’existence de ces petites saloperies ? Déjà utilisée par les services de police et de renseignement (lors d’une enquête publique, le parlement du Land de Rhénanie du Nord a admis, rien que pour 2010, l’envoi de 256 000 sms furtifs !), cette méthode consiste à envoyer un message à un autre portable à l’insu de son propriétaire, sans même qu’il en soit informé. Le but ? Localiser la personne. C’est beaucoup plus fin que le système Gps habituel, ça passe totalement inaperçu et, cerise sur le gâteau, c’est, juridiquement, quasi inattaquable : ces sms sans contenu ne sont pas considérés comme des communications, donc échappent au cadre des lois sur l’inviolabilité. Idéal mouchard… Déjà, des passerelles spécialisées, des développeurs de logiciels proposent clé en main ce système qui permet de « filaturer » suspects, justiciables, mais aussi et bien entendu syndicalistes, hommes et femmes politiques, ou, simplement, les salariés d’une entreprise. Le tout avec l’aval des opérateurs, complices, pour des sommes défiants toute concurrence en la matière, et dans la plus grande discrétion. Le marché étant sans limite, le pactole s’avère juteux, et attire les convoitises. Ah oui : inutile d’éteindre votre portable, le sms furtif le réactive sans souci. Il peut aussi, si envoyé en très grand nombre, le bloquer, décharger sa batterie en quelques minutes, interdire toute communication ce qui, dans certains cas, peut s’avérer fort utile. De nos jours, disent les gens, on ne peut plus se passer de portable. C’est sûr, surtout les flics.

    Frédo Ladrisse.


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  • Vidéosurveillance en rase campagne | Sabine Blanc
    http://owni.fr/2011/11/17/videosurveillance-villages

    Flicage des villes, flicage des champs. Désormais, la caméra est derrière le bosquet. Naguère apanage des grandes villes, la #vidéosurveillance se répand en zone rurale. Quitte à endetter les villages et à renforcer la parano.

    #Pouvoirs #Surveillance #Brice_Hortefeux #caméras #cour_des_comptes #sécurité #village




  • Mesdames, vous travaillez gratuitement depuis le 23 octobre | Slate
    http://www.slate.fr/story/45891/femmes-travaillent-gratuitement

    La France a déjà en effet un arsenal juridique exceptionnel, très peu appliqué. Plusieurs lois depuis 1946 –dont la loi « Roudy » en 1983, et la dernière en date en 2006–, ont tenté de corriger, sans succès, l’écart des salaires entre les hommes et les femmes.

    La loi de 2006 présentée par l’ancien ministre de Travail, Xavier Bertrand, obligeait les entreprises à négocier sur l’égalité salariale avant fin 2009. Trois plus tard, seulement 5% des entreprises de plus de 300 salariés avaient réellement engagé des négociations avec les syndicats sur l’égalité avant la date butoir. C’est dire si le sujet mobilise peu.

    Un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (Igas) remis au ministre du Travail en juillet 2009 estimait que la rémunération brute totale moyenne des femmes en France était encore de 27% inférieure à celle des hommes (à travail égal).

    Peu lisible ou peu contraignant, le millefeuille législatif n’a pas fait progresser sur le sujet. Nullement découragé, le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle proposait en mai dernier une nouvelle parade : un décret précisant les modalités de pénalité pour les entreprises ne respectant pas l’égalité salariale.

    #inégalités #femmes


  • Pourquoi les « indignés » ont raison

    Le grand débat | LeMonde | 24.10.11 | 13h15 • Mis à jour le 24.10.11 | 19h30

    par Pierre Larrouturou , membre du conseil politique d’Europe-Ecologie (Le grand débat)

    En quelques semaines, le climat a changé. Début 2010, quand nous expliquions que la crise n’était pas finie et qu’une réplique plus grave encore était en préparation, nous étions à contre-courant du discours dominant : tout était sous contrôle ! Il y a cinq mois encore, nous étions « trop pessimistes » : le G8 de Deauville, fin mai, n’a pas consacré une minute à la crise financière !

    Mais aujourd’hui, nul ne conteste la gravité de la situation : le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) affirme que nous risquons « un effondrement de l’ensemble du système économique mondial ». Quant à Nicolas Sarkozy, il expliquait récemment devant quelques députés qu’un tsunami menace nos économies : « Non pas une récession, comme en 2008-2009 mais un vrai tsunami. »

    Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les dangers : la dette totale des Etats-Unis atteint 250 % du PIB. Au premier trimestre, alors que la dette publique augmentait de 380 milliards de dollars (274,8 milliards d’euros) en trois mois, le PIB n’a augmenté que de 50 milliards. De plus en plus de dette pour de moins en moins de croissance ! La première économie mondiale est comme une voiture qui a besoin d’un litre d’huile tous les 300 mètres. A tout moment, elle peut casser une bielle et le moteur va exploser.

    En Chine, la bulle immobilière a atteint deux fois la taille du maximum atteint par la bulle aux Etats-Unis avant la crise des subprimes. En 2009, pour éviter la récession, le gouvernement a ordonné aux banques d’accepter toutes les demandes de crédit qui leur parvenaient. En un an, on a injecté dans l’économie 44 % du PIB (30 % par le crédit privé, 14 % par la dette publique). Partout, on a construit... Partout, il y a pléthore d’immeubles vides. En avril, les prix de l’immobilier ont baissé de 5 %. C’est la première baisse en vingt ans. On a vu en Espagne ce que donne l’éclatement d’une telle bulle : le chômage a triplé en trois ans. Que va-t-il se passer en Chine, où il y a déjà 20 % de chômage et où les émeutes sociales sont de plus en plus violentes ?

    La prochaine crise risque d’être plus grave que celle de 2008 car les Etats n’ont plus la capacité de venir au secours du système financier s’il subit un choc violent. Quand la banque Lehman Brothers est tombée, la panique n’a duré que quelques jours car le président George Bush et le secrétaire au Trésor Henry Paulson ont dit qu’ils mettaient 700 milliards de dollars sur la table. Le calme est revenu très vite parce que nul n’avait de doute sur leur capacité à payer ces 700 milliards, mais le choc a quand même provoqué une récession mondiale et des dizaines de millions de nouveaux chômeurs à travers la planète... Trois ans plus tard, personne ne sait comment le président Obama pourrait trouver 700 milliards de dollars si c’était nécessaire. Il faut donc éviter à tout prix d’en arriver là.

    Nos politiques sont paralysés aujourd’hui car ils veulent « rassurer les marchés financiers », qui ont des demandes contradictoires : face à une croissance qui diminue dans les pays du G7 (0,1 % de croissance seulement au second trimestre, avant les crises de l’été !), faut-il entreprendre de nouveaux plans de relance jusqu’à être écrasés par la dette, ou faut-il voter des plans d’austérité et retomber en récession ?

    http://s2.lemde.fr/image/2011/10/24/270x270/1593135_4_849d_croissance-moyenne-des-pays-du-g7-depuis-2010.png

    Croissance moyenne des pays du G7 depuis 2010.OCDE

    Dans un contexte de chômage de masse, quel salarié peut négocier une augmentation de salaire ? Qui peut donner sa démission en espérant trouver assez vite un autre emploi ? La peur du chômage est dans toutes les têtes, et ce qui va aux salaires est tombé à un plus bas historique.

    http://s1.lemde.fr/image/2011/10/24/328x270/1593145_5_61f6_part-des-salaires-dans-la-valeur-ajoutee-des.png

    Part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises.OCDE

    http://s2.lemde.fr/image/2011/10/24/360x270/1593139_5_7a40_part-des-salaires-dans-la-valeur-ajoutee-des.png

    Part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises (Allemagne, Suède, Etats-Unis, Japon, Royaume Unis, Danemark, Italie, Espagne, France, Pays-Bas, Autriche, Belgique, Finlande, Grèce et Irlande).OCDE

    La question de la dette des Etats est très importante (entre 80 % et 90 % du PIB en France et en Allemagne), mais au lieu de bloquer les retraites et de couper dans le financement de la santé ou de l’éducation, ne faut-il pas utiliser tous les leviers fiscaux possibles pour récupérer une bonne part de la « dette des marchés », ces 150 % du PIB que les 0,2 % les plus riches doivent aux peuples de nos pays, si on considère que le partage entre salariés et actionnaires était juste et efficace dans les années 1970 ?

    Les « indignés » ont raison : « Ceci n’est pas une crise, c’est une arnaque ! » Il ne s’agit pas ici de minimiser la responsabilité (ou l’irresponsabilité) des gouvernements et des citoyens, mais seulement d’apporter le diagnostic le plus complet possible de la situation. Car si le diagnostic est faux, il n’y a aucune chance qu’on parvienne à vaincre le mal.

    Le 19 octobre à Francfort, la chancelière Angela Merkel affirmait qu’il fallait « attaquer la crise à la racine » au lieu de s’attaquer seulement aux symptômes. Elle a parfaitement raison ! Et les racines de la crise, c’est trente ans de chômage et de précarité. C’est à cause du chômage de masse que la part des salaires a tant diminué. C’est à cause du chômage, des petits boulots et des petits salaires que nos économies ont besoin de toujours plus de dette. Le chômage n’est pas seulement une des conséquences de la crise. Il en est l’une des causes premières.

    Pour sortir de notre dépendance à la dette, il faut réguler les marchés et taxer les plus hauts revenus mais il faut surtout s’attaquer au chômage : c’est seulement en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négociation sur les salaires qu’on sortira durablement de la crise.

    En 1944, avant de convoquer le sommet de Bretton-Woods qui allait reconstruire le système financier, Franklin Roosevelt organisait le sommet de Philadelphie, qui adoptait comme priorité absolue le respect d’un certain nombre de règles sociales : « Il n’y aura pas de paix durable sans justice sociale », affirmaient Franklin Roosevelt et les autres chefs d’Etat avant de définir des règles sur les salaires, le temps de travail et le partage entre salaires et dividendes... Des règles très concrètes, à respecter dans chaque pays comme dans le commerce mondial. Avant que les néolibéraux ne les démantèlent, ces règles ont permis trente ans de prospérité sans dette.

    Bonne nouvelle ! Si ce sont des décisions politiques qui nous ont amenés à la crise, d’autres décisions politiques peuvent nous en sortir. La justice sociale n’est pas un luxe auquel il faudrait renoncer à cause de la crise. Au contraire ! Reconstruire la justice sociale est la priorité absolue, le seul moyen de sortir de notre dépendance à la dette. Allons-nous attendre qu’il soit trop tard pour agir ? Quand Franklin Roosevelt arrive au pouvoir, en 1933, il succède à Herbert Hoover, dont le surnom était « Do Nothing » (« ne fait rien »). Le but de Roosevelt n’est pas de « rassurer les marchés financiers » mais de les dompter ! Il lui suffit de trois mois pour mettre en oeuvre quinze réformes majeures.

    Les actionnaires sont furieux et s’opposent de toutes leurs forces à la loi qui sépare les banques de dépôt et les banques d’affaires, comme ils s’opposent aux taxes sur les plus hauts revenus, mais le président Roosevelt tient bon. Les catastrophes annoncées par les financiers ne se sont pas produites. Et l’économie américaine a vécu avec ces règles pendant un demi-siècle. « We must act ! » répétait Roosevelt. Nous devons agir ! Hélas, depuis 2008, nos dirigeants font preuve d’une inertie aux conséquences dramatiques. Si l’Europe avait créé une taxe Tobin fin 2008, au plus fort de la première crise financière, elle aurait déjà rapporté entre 200 et 600 milliards d’euros, selon les différents scénarios en débat à Bruxelles.

    Avec une telle cagnotte, le Parlement européen aurait réglé la crise grecque en quelques semaines sans demander le moindre effort aux citoyens et sans attendre le feu vert de seize Parlements nationaux. Et ce qui n’était qu’un problème modeste à l’origine (coût estimé à 50 milliards d’euros en 2009 et 110 milliards aujourd’hui) n’aurait jamais pris les proportions que la crise grecque a prises depuis quelques semaines. Le principe d’une taxe Tobin a été adopté par le Parlement européen, droite et gauche confondues, mais il est toujours « en discussion » dans les méandres du Conseil européen, et les lobbies financiers font tout pour ralentir son adoption définitive... Nos dirigeants discutent encore quand les spéculateurs agissent avec toujours plus de rapidité et d’efficacité. Qu’attendons-nous pour créer enfin cette taxe et rassurer le peuple allemand et les autres peuples d’Europe ?

    C’est la dernière fois qu’on leur a demandé un effort ! Dorénavant, ce sont ceux qui ont accaparé des sommes considérables depuis trente ans qui seront mis à contribution pour abonder le Fonds européen de stabilité. Il faut dire la vérité : vu l’énormité des déséquilibres accumulés aux quatre coins de la planète, nous n’éviterons pas une nouvelle crise. La seule question qui se pose (mais elle est fondamentale !) est de savoir si cette crise se traduit seulement par quelques grosses turbulences, qui sont l’occasion de renforcer notre cohésion nationale, de construire enfin une Europe politique et d’humaniser la mondialisation, ou si elle est semblable au tsunami dont parle Nicolas Sarkozy. Un tsunami qui provoque l’effondrement de pans entiers de nos sociétés.

    Vu l’interdépendance de nos économies et vu la mobilité des capitaux, il est évident que les décisions qui seront prises - ou ne seront pas prises - par le G20 de Cannes, début novembre, sont d’une importance cruciale. Il reste bien des leviers disponibles au niveau national et au niveau européen, mais une action concertée au niveau international aurait une tout autre efficacité.

    Le G20 va-t-il enfin déclarer la guerre à la spéculation et à l’injustice sociale ? Ce G20 va-t-il retrouver l’esprit de Philadelphie et être à l’origine d’un sursaut de coopération et de justice sociale, ou restera-t-il dans l’histoire comme un sommet de mensonges et de lâcheté, comme les accords de Munich à l’automne 1938 ? Le G20 va-t-il vouloir encore « rassurer les marchés financiers » ou va-t-il enfin décider de les remettre à leur place ?

    En France, toute la gauche a les yeux rivés sur l’élection de 2012. Cette élection est fondamentale, mais si le système économique s’effondre d’ici là, si l’analyse néolibérale s’impose dans le débat public et si les populismes se nourrissent du désespoir, rendant inaudible tout discours rationnel, la gauche aura la tâche encore plus difficile pour sortir de la crise.

    L’économie mondiale n’est pas calée sur mai 2012. Vu la vitesse à laquelle la situation peut se dégrader, la présidentielle française est encore loin. Le devoir de la gauche est donc de dire toute la vérité et de peser avec force dans chaque débat, sur chaque décision. Tel est le sens de l’appel que nous venons de lancer (www.poureviterleffondrement.fr). Dès le G20 de Cannes et dans les prochains mois, les citoyens peuvent montrer qu’ils ne relâcheront pas la pression sur leurs dirigeants. Il n’est plus l’heure de parler mais d’agir. Pour que le G20 se donne les moyens de reconstruire la justice sociale, pour éviter l’effondrement de nos sociétés, soyons le plus nombreux possible à le signer et à le diffuser autour de nous.


  • Fichiers croisés, flics infiltrés : les eurogauchistes dans le viseur I (Reflets)
    http://reflets.info/eurogauchistes-dans-le-viseur-part1

    Les « fauteurs de trouble » qui sévissent lors des principaux sommets internationaux font l’objet d’une attention toute particulière de la part des vénérables institutions de l’Union européenne. Il y a quelques mois, avant le sommet du G8 de Deauville, j’avais eu l’occasion de raconter comment les pays membres, via le Conseil des ministres et ses différents groupes d’experts policiers, entendaient créer une base de données croisée pour cibler les troublemakers habitués aux rassemblements anticapitalistes. (...)


  • Dans la débine à Paris et à Londres | George Orwell (La Revue des Ressources)
    http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article2092

    Pour ce que ça vaut, je voudrais donner mes impressions sur la vie d’un PLONGEUR [4] à Paris. Quand on y pense, c’est étrange que des milliers de personnes dans une grande ville moderne doivent passer leurs heures d’éveil à écouvillonner les assiettes dans la chaleur des trous souterrains. La question que je soulève est pourquoi cette vie continue-t-elle, à quoi sert-elle, ou encore qui désire qu’elle se poursuive, et pourquoi je ne prends pas l’attitude rebelle simple du FAINÉANT. J’essaye de considérer la signification sociale de la vie d’un PLONGEUR. (...)


  • Fichiers croisés, flics infiltrés : les eurogauchistes dans le viseur (part.1) | Jet Lambda
    http://reflets.info/eurogauchistes-dans-le-viseur-part1

    Les « fauteurs de trouble » qui sévissent lors des principaux sommets internationaux font l’objet d’une attention toute particulière de la part des vénérables institutions de l’Union européenne. Il y a quelques mois, avant le sommet du G8 de Deauville, j’avais eu l’occasion de raconter comment les pays membres, via le Conseil des ministres et ses différents groupes d’experts policiers, entendaient créer une base de données croisée pour cibler les troublemakers habitués aux rassemblements anticapitalistes. Statewatch, ONG britannique en pointe sur ce dossier, révèle aujourd’hui un autre volet de cette coopération policière. La dernière analyse de Statewatch (document PDF en anglais) évoque trois de ces projets européens en cours d’élaboration : ECRIS (European Criminal Records Information System), sorte de super casier judiciaire européen, qui concernerait des personnes déjà condamnées à des crimes et délits, mais pas seulement d’après Statewatch : ECRIS pourrait être élargi à

    • http://reflets.info/eurogauchistes-dans-le-viseur-part2

      Si les fichiers policiers ont le vent en poupe, le recours aux méthodes plus traditionnelles de répression policière restent encore d’actualité. C’est l’objet d’une autre analyse passionnante de Statewatch, livrée en février dernier (document PDF en anglais), sur des commandos de flics infiltrés pour surveiller ce qui est appelé ouvertement les « euro-anarchistes ». La pratique prévue au sein de l’UE depuis 2000 dans une « convention sur l’assistance mutuelle en matière criminelle ». La nouveauté, si l’on peut dire, c’est d’envoyer des taupes anglaises dans les groupes radicaux allemands, par exemple. Ce qui aurait tendance à éveiller un peu moins les soupçons auprès des « vrais » militants... Infiltrés itinérants et interchangeables... C’est ce qu’a révélé le président de la police criminelle allemande (BKA), Jörg Ziercke, devant des parlementaires. En donnant l’exemple de cinq officiers allemands « empruntés » par les britanniques lors du sommet du G8 de Gleneagles


  • The Cause Of Riots And The Price of Food  - Technology Review
    http://www.technologyreview.com/blog/arxiv/27083/?nlid=nldly&nld=2011-08-15

    But what’s interesting about this analysis is that Lagi and co say that high food prices don’t necessarily trigger riots themselves, they simply create the conditions in which social unrest can flourish. “These observations are consistent with a hypothesis that high global food prices are a precipitating condition for social unrest,” say Lagi and co.

    In other words, high food prices lead to a kind of tipping point when almost anything can trigger a riot, like a lighted match in a dry forest.

    • This is important to bear in mind, because rising food prices have historically been the trigger for political revolutions. The three
      revolutions that made the modern world, in France, Russia, and China, all had their immediate origins in food shortages, fear of hunger, and disputes about food pricing.

      The panic about bread that swept France in 1789, and the inability of the government to guarantee supplies, destroyed the ancien regime. Louis XVI was contemptuously called “le boulanger,” the baker. Wartime inflation destroyed stability in the Russian empire in 1917, as farmers, worried about the declining value of their money, hoarded their output and let the cities starve. The Bolsheviks came to power on a promise of bread (and peace). China, too, was paralyzed by inflation after the Second World War, leaving it vulnerable to food panics.

      Food prices are usually not limited in their effects to one country alone. Simultaneous revolutions swept Europe in 1848, in the aftermath of crop failures whose most notorious manifestation was the Irish famine. Price rises have been a major trigger of the discontent this year in the Middle East and North Africa. Though the Egyptian and Tunisian economies were expanding quite satisfactorily, people had to pay much more for food.

      http://truthout.org/food-revolution/1307287234

      le 5 juin 2011


  • Rapport de force sur les interouèbes » OWNI, News, Augmented
    http://owni.fr/2011/06/06/rapport-onu-g8-force-interouebes-internet

    Le Rapporteur Spécial considère que le fait de couper l’accès à #Internet, quelle que soit la justification avancée, y compris pour des motifs de violation de droits de propriété intellectuelle, est disproportionné et donc contraire à l’article 19, paragraphe 3, du Pacte International relatif aux Droits Civiques et Politiques.”


  • Rapport de force sur les interouèbes | Andréa Fradin et Guillaume Ledit
    http://owni.fr/2011/06/06/rapport-onu-g8-force-interouebes-internet

    Un récent rapport des Nations Unies vient clairement trancher en faveur des droits des usagers sur Internet. En taclant les dirigeants du G8, l’ONU se lance dans un bras de fer sur l’avenir du réseau.

    #Français #Langues #Libertés_Numériques #Pouvoirs #Sélection #commission_européenne #g8 #gouvernance #liberté_d'expression #Onu #régulation


  • Allo G8, ici la mascarade ! (Rebellyon.info)
    http://rebellyon.info/Allo-G8-ici-la-mascarade.html

    Le G8 ça vous parle ? « Pt’être bien que oui, pt’être bien que non ! » répondraient les Normands si l’événement n’avait pas métamorphosé Deauville toute entière pendant trois jours. 12 000 policiers sur place, soit 40 unités sur les 60 existantes en France, 2500 journalistes venus des quatre coins du monde dans un seul et unique objectif, accueillir les huit chefs d’Etat les plus puissants de la planète. Récit d’un voyage au cœur d’un événement aux allures hollywoodiennes. (...)


  • Allo G8, ici la mascarade ! (Rebellyon.info)
    http://rebellyon.info/Allo-G8-ici-la-mascarade.html

    Le G8 ça vous parle ? « Pt’être bien que oui, pt’être bien que non ! » répondraient les Normands si l’événement n’avait pas métamorphosé Deauville toute entière pendant trois jours. 12 000 policiers sur place, soit 40 unités sur les 60 existantes en France, 2500 journalistes venus des quatre coins du monde dans un seul et unique objectif, accueillir les huit chefs d’Etat les plus puissants de la planète. Récit d’un voyage au cœur d’un événement aux allures hollywoodiennes. (...)