city:ingolstadt

  • Les Ossis repassent à l’Est | Presseurop (français)
    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1947541-les-ossis-repassent-l-est

    A 30 ans, Sebastian Müller, ingénieur, n’avait aucune raison de se plaindre de son emploi, qui lui permettait de gagner 4 500 euros par mois, à l’usine Audi d’Ingolstadt, près de Munich. Pourtant, il est retourné en Lusace, sa région natale, en Allemagne de l’Est, pour travailler chez un petit fabricant de pièces détachées automobiles. « Je gagne moins, mais je suis plus heureux que je ne l’étais à l’Ouest », confie-t-il au Spiegel.

    Sebastian Müller n’est pas une exception. Depuis le début de l’année déjà, des centaines de personnes ont quitté l’Allemagne de l’Ouest pour l’ex-RDA. Le prestigieux Institut de recherche sur le marché du travail (IAB) de Nuremberg évoque un renversement de tendance. Jusqu’à une période récente, c’est en effet l’Allemagne de l’Est qui se vidait de sa population. Aujourd’hui, le vent est en train de tourner.

    #Allemagne #politique #société #travail


  • A l’encontre » Le « modèle Allemagne » : de son instrumentalisation politique à la réalité
    http://alencontre.org/europe/allemagne/le-modele-allemagne-de-son-instrumentalisation-politique-a-la-realite.ht

    Les contrats de sous-traitance n’apparaissent pas au service du personnel, ils sont comptabilisés en tant que « frais matériels » dans la rubrique achat. Chez Audi, à Ingolstadt, les travailleurs intérimaires reçoivent les mêmes salaires que les ouvriers « permanents ». Par contre, ceux employés dans la sous-traitance de services gagnent entre 500 et 800 euros de moins et travaillent 40 heures par semaine au lieu de 35. Ils n’ont pas droit aux primes et ils n’ont pas droit à la « participation » aux bénéfices. En 2012, cela fait 6500 euros. Ils ne peuvent pas non plus bénéficier de l’assurance-vieillesse de l’entreprise et leurs enfants n’ont pas accès aux jardins d’enfants de l’entreprise. A la cantine, ils doivent payer tarif double puisqu’ils n’ont pas droit aux subventions dont bénéficient les autres ouvriers. A Ingolstadt, il y a déjà plus de contrats de sous-traitance de services que de contrats intérimaires, si bien que le responsable d’IG Metall a fait le constat suivant : l’organisation du marché du travail a complètement explosé.