city:laval

  • "Casse-toi, pov’con !" devant la " #CEDH " de #Strasbourg !
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1676

    Lèse-majesté, de 1881 à 2013... #Sarkozy

    Presque jour pour jour (23 février), cinq ans plus tard "Casse-toi, pov’ con !" revient sur la scène des faits divers. Non pas avec le #salon de l’ #agriculture, 2013 où elle a été répliquée en 2008 par Nicolas Sarkozy, alors #président de la r#épublique, à un agriculture qui refusa de lui toucher la main en lui disant : « Ah, touche-moi pas ! Tu me salis ».

    Voir en ligne : Nos #articles concernant l’ancien Président Nicolas Sarkozy


  • Train ou vélo, il faut choisir...

    20 M€ pour enlever les rails et faire du vélo le dimanche, ou 30M€ pour maintenir le transport ferroviaire et éviter les camions ?
    Le Conseil Général du Lot semble avoir choisi, mais le débat n’est pas mort...

    le conseil général du Lot envisage la dépose de la ligne ferroviaire pour en faire une voie verte. L’abandon du fret ferroviaire multiplie les camions sur nos routes. le potentiel fret de la ligne est estimé à 650 000T de marchandises/an, soit 21 600 camions en moins et 2 000 voyages quotidiens pour les usagers ». Ils assurent que le coût de réouverture serait de 30 millions d’euros, dans un 1er temps, contre une estimation du déferrement estimée entre 20 et 25 millions.

    http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/01/1572486-figeac-trains-ou-velos-pour-la-ligne-cahors-capdenac.html

    http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/15/1561352-la-reouverture-de-la-ligne-couterait-30-m.html

    #ferroviaire #transport #écologie #loisirs


  • Quels sont les TGV qui accusent le plus de retard
    http://quoi.info/actualite-societe/2013/01/29/sur-quelle-destination-tgv-avez-vous-le-plus-de-chance-darriver-a-lheure-1160

    Depuis quelques mois, la SNCF s’est lancée dans le mouvement Open Data (ouverture des données publiques). A petite dose : si d’autres données devraient être libérées ce week-end à l’occasion du Datackathon que l’entreprise sponsorise, actuellement seuls 25 jeux de données sont disponibles sur son site.

    Parmi ces données, nous avons compilé celles sur la ponctualité des TGV, disponibles par séries mensuelles de mars à décembre 2012 pour savoir quelles étaient les lignes qui accusaient le plus de retard*, et quelles étaient celles qui vous garantissaient le plus de chances d’être à l’heure.

    #opendata


  • Soyez réalistes, demandez l’impossible - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    http://www.nonfiction.fr/article-6336-soyez_realistes_demandez_limpossible.htm

    Il y a fort à craindre que l’invocation permanente de la complexité des sociétés modernes (véritable leitmotiv des travaux d’Innerarity), de la difficulté à prévoir l’avenir et même le présent , de l’opacité, de l’invisibilité et du caractère énigmatique des sociétés contemporaines, de l’autorégulation des divers systèmes fonctionnels, de la nécessaire limitation de l’action politique à laquelle il est demandé d’abandonner des domaines où elle s’est incrustée à la manière d’un parasite, accompagnée de la conviction qu’il n’y a pas d’action politique cohérente, stable, articulée, efficace et responsable en dehors de la représentation politique, ne conduise à une forme de statu quo qui, par les temps qui courent, serait tout bonnement catastrophique. Le grand mérite, nous semble-t-il, des divers mouvements sociaux de ces dernières décennies tient précisément à ce qu’ils ont cherché à s’opposer à cette conception de la rationalité politique qui, en toute chose, fait prévaloir l’argument de ce qui est faisable, et qui réduit ainsi la politique à une affaire de gestion des rapports sociaux, d’équilibre ou d’économie entre des forces antagonistes qu’il s’agirait d’harmoniser, et qui voit dans les formes alternatives d’action sociale une tentative utopique (et donc illusoire) de fuir la logique politique .

    #philosophie #politique #Daniel-Innerarity


  • OpenData - Home
    http://test.data-sncf.com/index.php

    BIENVENUE SUR LE PORTAIL DE DONNÉES
    SNCF OPENDATA

    Toutes les données SNCF seront ici

    La SNCF se met à l’#open_data (en beta). Ci-dessus, l’adresse du portail avec, pour le moment des informations administratives, des API pour accéder aux horaires et premières « vraies » données le nombre de trains et le nombre de trains et le nombre de trains en retard à l’arrivée sur un peu plus de 100 liaisons, données mensuelles depuis mars 2012 (au format csv).

    Une première utilisation, là (visualisation cartographique)
    http://quoi.info/actualite-societe/2013/01/29/sur-quelle-destination-tgv-avez-vous-le-plus-de-chance-darriver-a-lheure-1160



  • Programme fascinant, le colloque Les Humanités numériques, ENS-Ulm / Harvard : Quelles applications du numérique pour les sciences de l’Antiquité ?
    c’est jeudi 31 mai et vendredi 1er à Paris :
    http://transfers.ens.fr/index.php/fr/accueil/206-les-humanites-numeriques
    lié au laboratoire Lattice/CNRS http://www.lattice.cnrs.fr/(langues, textes, traitement informatique, cognition)

    Il y a aussi Milad Doueihi en résidence à l’Ifé de l’ENS-Lyon jusqu’au 30 juin. Mais sa conférence était hier :( ... http://s2hep.univ-lyon1.fr/colloquia/319-24-mai-milad-doueihi
    mais on peut se consoler avec la parution de son « Humanisme numérique » chez Publie.net : http://www.publie.net/fr/ebook/9782814506411/pour-un-humanisme-num%C3%A9rique


  • Les historiens québécois dénoncent la loi 78 | Régression globale de la démocratie
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/350424/les-historiens-quebecois-denoncent-la-loi
    Loi d’exception qui vise à écraser par la force le printemps érable au Québec, mouvement de protestation des étudiants contre l’augmentation très forte des droits d’inscription, laquelle vise manifestement à écarter les classes populaires de l’accès aux études supérieures.
    Ceci caractérise en tous points le vent mauvais qui souffle actuellement sur la planète, lequel tend prioritairement à détruire les progrès sociaux et à rétablir le règne absolu du capital sur toutes autres considérations. Ce qui nous amène à reconsidérer nos petits renoncements intérieurs d’un tout autre œil.

    Le projet de loi 78, explique les historiens, « remet en cause le principe de la primauté du droit dans la résolution des conflits, comme le souligne le Bâtonnier du Québec dans son communiqué du 18 mai. En effet, dans sa forme actuelle, le projet de loi 78 limite clairement le droit de manifester pacifiquement de tous les citoyens et sur tous les sujets. Il entrave de manière importante la liberté académique dans un milieu universitaire. Il suspend des recours juridiques légitimes et renverse le fardeau de la preuve qui rend les associations d’étudiants et les syndicats responsables d’actes commis par autrui. Enfin, il sanctionne lourdement les citoyens ainsi que les associations étudiantes et syndicales qui ne se conformeraient pas aux dispositions de cette loi d’exception. »

    #loi78


  • Petit récapitulatif sur les arrêts de la CJCE Viking et Laval. Arrets Laval et Viking, la délicate conciliation du droit syndical et des liberté de prestation de services et d’établissement
    http://www.eurogersinfo.com/actu5507.htm

    Dans l’affaire Laval, il s’agissait de savoir si des syndicats suédois pouvaient imposer à une entreprise lettone qui détachait des travailleurs en Suède le respect de conditions de salaire résultant d’une convention collective sectorielle. Laval, une entreprise de bâtiment avait obtenu un marché de construction en Suède. Mais un syndicat suédois du bâtiment avait bloqué le chantier au motif que Laval ne respectait pas la convention collective applicable au secteur . La société refusait en effet de la signer, ce qui lui permettait de payer ses ouvriers détachés à des salaires inférieurs à ceux prévus par la convention (« dumping salarial ») . L’action du syndicat avait conduit à l’abandon du chantier par Laval en février 2005, ce dont cette dernière demandait réparation.

    Dans l’affaire Viking, la question posée était celle de la légalité de l’action collective syndicale pour dissuader une société de délocaliser au sein de la Communauté européenne, afin de tirer profit de législations sociales plus avantageuses pour les employeurs car moins protectrices des salariés. En l’espèce, la société finlandaise de ferries Viking Line, avait décidé de faire immatriculer un de ses ferries en Estonie afin de remplacer le personnel navigant par un équipage estonien, rémunéré à un niveau de salaire inférieur à celui pratiqué en Finlande, et de pouvoir concurrencer d’autres ferries sur la même liaison maritime. Elle avait demandé en justice une injonction afin d’empêcher le FSU, Syndicat des marins finnois, de mener une action syndicale visant à protéger les emplois de ses membres et d’obliger la Fédération internationale des ouvriers du transport à retirer l’interdiction qu’elle avait faite à ses affiliés de négocier avec elle, en solidarité avec le FSU.

    #droitdegreve #UE #Viking_et_Laval


  • La commission européenne veut inscrire les dispositions des arrêts Vikings et Laval dans le Traité européen ! Autrement dit, faire du droit de grève un droit constitutionnellement subordonné à la liberté d’entreprendre. « Proposition de résolution sur la proposition de règlement du Conseil relatif à l’exercice du droit de mener des actions collectives »
    http://www.senat.fr/leg/ppr11-509.html

    16 mai 2012

    EXPOSÉ DES MOTIFS

    Mesdames, Messieurs

    La Commission européenne a présenté le 21 mars 2012 deux textes très attendus par les partenaires sociaux européens : la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à l’exécution de la directive 96/71/CE concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d’une prestation de services1() et la proposition de règlement du Conseil relatif à l’exercice du droit de mener des actions collectives dans le contexte de la liberté d’établissement et de la libre prestation des services2().

    Ces deux textes doivent répondre aux inquiétudes consécutives aux désormais célèbres arrêts Viking3(), Laval4() et Rüffert5() de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). En effet, ces arrêts ont interprété de manière très restrictive la directive 96/71/CE sur le détachement des travailleurs et ont semblé subordonner le droit à l’action collective des travailleurs au respect des grandes libertés économiques. La Confédération européenne des syndicats (CES) a immédiatement dénoncé un risque immense de « dumping social » et de limitation de la capacité des travailleurs européens à défendre leurs droits sociaux fondamentaux6().
    ...
    Enfin, l’article 3, paragraphe 4, dessine le raisonnement que les juridictions nationales doivent suivre lorsque, dans un cas concret, l’exercice d’un droit fondamental restreint une liberté économique. Il revient aux juridictions nationales « de déterminer si et dans quelle mesure une telle action collective, en vertu des règles nationales et du droit conventionnel applicable à cette action, ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre le ou les objectifs poursuivis, sans préjudice du rôle et des compétences de la Cour de justice ». En somme, cet article invite les juridictions nationales à soumettre le droit à mener des actions collectives à un contrôle de proportionnalité. Il reprend très exactement le raisonnement suivi par la CJUE dans ses arrêts Viking et Laval précités.

    #fuck_UE #droitdegreve #droitsociaux_endanger


  • Lavalette est insaisissable. Depuis plusieurs mois, je remonte dans l’histoire de ce communard inconnu qui fut tout de même membre du Comité central de la Garde nationale. Le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français le prénommait « Charles, Hippolyte ». Au cours de mes recherches aux archives de la préfecture de police de Paris, un autre prénom s’est imposé : « Gilbert ». J’ai retrouvé sa tombe au cimetière parisien de Bagneux, et obtenu confirmation en voyant le nom gravé dessus : celui que j’appelais « Charles » se prénomme « Gilbert ».

    J’ai passé plusieurs journées aux archives historiques de la Défense et consulté son dossier du Conseil de guerre qui l’a condamné aux travaux forcés à perpétuité. Un document a attiré mon attention. Une note épinglée dessus indique « ne concerne pas le prévenu ». Il s’agit d’un extrait du registre des actes de naissances de la commune de Pouzy-Mézangy, canton de Lurcy-Lévy, département de l’Allier, du 18 février 1829. Il indique la naissance du petit « Gilbert », fils de « François Lavélatte, âgé de vingt-neuf ans, tourneur en porcelaine » et de « Marie Dubuisson, son épouse ». L’enfant est né la veille, « à cinq heures du soir », au domicile des parents, à Champroux.

    Le nom de famille est écrit plusieurs fois. Il s’agit de « Lavélatte » et non de « Lavalette » !

    Dans d’autres documents, j’ai trouvé que Lavalette était né le 18 février 1829. C’est effectivement la date de rédaction de cet acte de naissance. Mais l’enfant est né la veille, le 17 février 1829. Et c’est bien cette date que j’avais trouvé gravée sur la tombe de Lavalette.

    On pourrait croire à une erreur de l’officier d’état civil sur le nom de famille. Mais j’avais aussi trouvé dans les archives de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris une « erreur » similaire. En pleine Semaine sanglante, le commandant du 159e bataillon de la garde nationale et membre du Comité centrale s’était réfugié à l’hôpital Saint-Louis. Le registre des entrées atteste de son passage. Le fugitif avait indiqué comme nom « Lavelatte » (sans accent) et dit être né à Lurcy-Lévy dans l’Allier.

    Lavalette est né Lavélatte. Il ne s’appelle pas Charles mais Gilbert.

    Plus je remonte le fil de son histoire, plus le mystère s’épaissit.

    *

    Voir aussi :
    – Sa notice dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français :
    http://seenthis.net/messages/56193#message56208
    – L’inscription sur sa tombe :
    http://seenthis.net/messages/62277
    – Le registre de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris :
    http://seenthis.net/messages/59870

    #A_la_recherche_de_Lavalette #Lavalette #Commune_de_Paris #communard #communeux #Belleville #archives


  • 1936 : le Front populaire contre les occupations d’usines - OCL - Organisation Communiste Libertaire
    http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article885

    L’affrontement avec le Front populaire a longtemps marqué la culture ouvrière française. Juin 36 puis mai 68 ont revivifié un imaginaire de lutte dont les antécédents se trouvent dans la commune de 1871 ou les révoltes de 1848. Une des supercheries de la vision républicaine de notre histoire a été d’attribuer ces « révolutions manquées » à des étapes nécessaires d’une évolution sociale : les acquis sociaux. Avec les premiers congés payés, elle a drapé les luttes de « justes récompenses », comme pour mieux usurper les contenus souvent radicaux des occupations d’usines. Pendant toute cette période, le discours de la SFIO et du PC a été de combattre une situation révolutionnaire. Les syndicats ont lancé le mot d’ordre de « savoir terminer une grève ».


  • OBÉSITÉ : Connaissances nutritionnelles ne riment pas avec saine alimentation
    http://www.santelog.com/news/nutrition-obesite/obesite-connaissances-nutritionnelles-ne-riment-pas-avec-saine-alimentatio

    « Un autre paradoxe dans l’assiette ? », titre cette étude « cross-country » menée par le professeur Maurice Doyon, de l’Université Laval qui révèle que plus les consommateurs sont au fait du caractère gras des aliments qu’ils consomment, plus le taux d’obésité est élevé. Ces résultats publiés dans l’édition de mars du British Food Journal, interroge sur la pertinence de miser sur l’information nutritionnelle par aliment et encouragent à rappeler ce qu’est globalement un repas sain, pour inciter à de bonnes habitudes alimentaires.


  • Aujourd’hui, j’ai chanté L’Internationale, le poing levé seul au milieu d’un cimetière parisien devant la tombe d’un homme que je n’ai pas connu.

    Sur la pierre, il y avait gravé :

    Gilbert Lavalette
    Membre du Comité Central en 1871
    Né le 17 février 1829 décédé le 2 janvier 1905

    J’ai posé des œillets rouges et dit quelques paroles en hommage au citoyen Lavalette et à son action pendant la Commune de Paris de 1871. Dans le soleil du printemps, j’ai terminé par un

    Vive la Commune !

    et je suis reparti par une allée de cerisiers en fleurs.

    http://www.flickr.com/photos/68349004@N06/7008731153/in/photostream

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    #A_la_recherche_de_Lavalette #Lavalette #Commune_de_Paris #communard #communeux #Bagneux #hommage #Internationale


  • L’enquête sur Lavalette, le communard inconnu dont nous cherchons à remonter l’histoire, continue en Suisse. Notre enquêtrice à Berne rapporte plusieurs document des Archives fédérales suisses (cote E21 : 125). Un très très grand merci à elle !

    Ces documents concernent le pseudo complot des bombes du printemps 1873 dans lequel Lavalette était impliqué. Son nom n’apparaît pas dans les documents. Mais ceux-ci permettent de mieux comprendre le prétendu complot. La France cherchait à faire expulser les communards exilés en Suisse. Un agent provocateur de la police française, le jeune Louis Blampignon, aurait mis en scène un faux complot impliquant des communards afin de pousser la police suisse à expulser les comploteurs. Un commissaire français installé à Ferney, à côté de Genève, a donné aux autorités suisses toutes les informations dont elles avaient besoin pour expulser les prétendus comploteurs.

    – Lettre de monsieur le chef de département de justice et police du canton de Genève (C.) à monsieur le conseiller d’État, 10 janvier 1872 :

    Le gouvernement genevois prétend que la présence de ces hommes sur la frontière immédiate de son territoire constitue un danger réel et constant pour le pays, vu les relations qu’ils entretiennent avec Lyon et la Savoie.

    – Lettre du commissaire spécial Kemps, département de l’Ain, commissariat spécial de Ferney, mars 1873 :

    […] Moreau, Chamarier et Michelot, ex membres de la Commune de Paris, proposèrent à quelques amis intimes, le projet de former un complot, dans le but, était aussitôt la libération du territoire, de profiter d’une perturbation politique qui pourrait se produire, pour changer la forme du gouvernement en assassinant Monsieur le Président de la République et en répandant dans les masses des manifestes socialistes.
    Cinq individus acceptèrent leurs propositions, ce qui élevait le groupe des conspirateurs au nombre de huit :
    1°. Moreau, chimiste, ex-délégué à la 3e légion, demeurant rue de la navigation aux Paquis,
    2°. Michelot, ouvrier mécanicien, ex-délégué au 159e batailon fédéré, demeurant à Genève, rue des Grottes,
    3°. Chamarier, cordonnier, ex-capitaine fédéré, rue Bergère aux Grottes,
    4°. Ledroit, cordonnier, ex-membre de la Commune 5e arrondissement rue Bergère aux Grottes,
    5°. Gouhier, sans profession, ex-membre du Comité central, 3e arrondissement rue Bergère aux Grottes,
    6°. Fournier, ex-membre de la Commune de Lyon, adresse inconnue,
    7°. Chévenard, ex-capitaine d’artillerie sous la Commune 17e batterie, adresse inconnue,
    8°. Leblanc, menuisier, ex membre de la Commune, rue Bergère aux Grottes.
    […] On affirme également que Moreau possède à l’heure qu’il est, et en son domicile, quelques bombes non chargées ainsi que les matières explosibles, telles que : capsules, Pycrate, Poudre et Dynamite. […]

    – Lettre au département de justice et police de la confédération suisse à Berne, 17 juin 1873 :

    Messieurs,
    En réponse à vos offices du 28 mai et du 13 juin, nous avons l’honneur de vous informer que nous n’avons pris aucune décision concernant le prétendu complot des communards sauf celle que nous avons communiquée à M. le Président de la Confédération par notre lettre du 18 mai. Il résulte de cette lettre qu’aucune charge sérieuse ne s’élève contre les individus arrêtés à propos de cette affaire, ce qui implique l’idée qu’ils ne se sont pas rendus d’une manière absolue indigne de l’asile suisse. Si nous en avons expulsé cinq, c’est que leur conduite laissait à désirer au point de vue local, si nous pouvons nous exprimer ainsi. Par suite de la position frontière de notre canton et du nombre relativement considérable des communards qui y séjournent, ces derniers sont venus à une réserve plus grande que partout ailleurs et telle démarche, telle imprudence ou légèreté, qui serait sans importance dans un autre canton, pensent à Genève devenir une source d’embarras. Voilà pourquoi, ainsi que nous l’avons expliqué dans nos lettres adressées à M. le Président de la Confédération, en particulier dans celle du 19 mai nous avons éloigné momentanément du territoire genevois cinq des personnes qui avaient assisté aux réunions dans lesquelles avait été préparé le prétendu complot et qui, du reste, n’étaient pas en règle avec la police de notre canton.
    Du reste, depuis lors, nous avons accordé à deux d’entre elles des autorisations de séjour provisoires, qui seront probablement converties en autorisations de séjour définitives.
    Le seul individu mêlé à l’affaire du complot et qui nous paraisse devoir être expulsé du territoire suisse, est le sieur Blampignon Louis Léon, âgé de 21 ans, né à Méry (Aube) et agent secret de la police française. Cet individu a donné au commissaire de Ferney des renseignements mensongers. Depuis lors, nous avons expulsé le sieur Victor Cyrille, né à Grasse, (Alpes-Maritimes) le 17 juin 1848, et qui nous était signalé comme un homme dangereux. Il est représenté comme un agent de la propagande bonapartiste-socialiste. Beaucoup de proscrits le considèrent comme un agent provocateur. […]
    Le conseiller d’État chargé du département de justice et police
    A [?] Girod [?]

    La lettre du commissaire spécial de Ferney, en mars 1873, présente ce prétendu complot aux autorités suisses. Le commissaire français donne un certain nombre de détails et raconte une histoire : celle d’une tentative d’assassinat du Président de la République pour déstabiliser le pays. Il donne les noms de huit personnes qu’il présente comme dangereuses.

    Mais les autorités suisses ne se laissent pas tromper. Après avoir arrêté les prétendus terroristes, elles indiquent finalement qu’il n’existe aucune charge sérieuse contre eux. La belle histoire du commissaire de Ferney devient le « prétendu complot des communards ». Et les Suisses de retourner élégamment l’affaire contre le commissaire français en précisant : « Le seul individu mêlé à l’affaire du complot et qui nous paraisse devoir être expulsé du territoire suisse, est le sieur Blampignon Louis Léon, âgé de 21 ans, né à Méry (Aube) et agent secret de la police française. Cet individu a donné au commissaire de Ferney des renseignements mensongers. »

    On note que Blampignon et Lavalette ne sont pas sur la liste du commissaire de Ferney, dont le but était d’obtenir une expulsion du territoire suisse. Blampignon vivait à ce moment chez Lavalette. Celui-ci est aussi impliqué dans l’affaire et a été arrêté puis relâché par la police suisse. Les autorités helvétiques n’ont pas jugé que Lavalette était un « agent secret de la police française » et devait être expulsé, comme Blampignon. On sait que les communards exilés ont pensé au contraire qu’il était lui aussi impliqué.

    D’après plusieurs personnes, Lavalette parlait au commissaire de Ferney et aux autorités genevoises. Celles-ci aurait-elles voulu conserver un informateur parmi les exilés ?

    #A_la_recherche_de_Lavalette #Lavalette #Commune_de_Paris #communard #communeux #Berne #Genève #Suisse #police #agent_provocateur


  • Typographie en mouvement sur France Culture - pointypo–
    http://www.pointypo.com/evenements/typographie-en-mouvement-sur-france-culture

    Il a suffi d’un lien sur Seenthis à propos de l’ouverture du pointypo, pour que je me retrouve invitée à parler typogra­phie sur les ondes de France Culture en compa­gnie de Geoffrey Dorne et Frank Adebiaye et de la charmante et dynamique équipe de l’émission Place de la Toile.

    Diffu­sion samedi prochain 18h10 sur France Culture, en écoute sur le site ensuite !

    Le billet mentionné :
    http://seenthis.net/messages/59919

    #seenthis_c_est_bon_mangez_en


  • Une petite note sur Lavalette pour notre enquêtrice dans les archives de Berne

    Des informations sur les communards exilés en Suisse, et notamment sur Lavalette, se trouvent dans les Archives fédérales suisses, à Berne. Elles sont en particulier dans le dossier Réfugiés/Flüchtlinge, précisément dans le carton 53.

    Ces archives doivent permettre de trouver des renseignements sur la vie de Lavalette lorsqu’il vivait à Genève, de fin 1871 à 1879. Quelques éléments sur sa vie avant l’exil peuvent aussi s’y trouver.

    Quelques pistes :

    Florent Nicolet et la police française Vers avril 1872, Florent Nicolet est démasqué comme un informateur de la police française. Lavalette, dont il était voisin à Belleville, l’ayant présenté aux proscrits, le doute plane maintenant sur celui-ci. Florent Nicolet avait-il pour mission en venant à Genève de recruter Lavalette comme informateur ?

    Le commissaire de Ferney et la police suisse Quels étaient ses liens avec le commissaire de Ferney (dont le nom semble être Poinot) ? A-t-il seulement coché une liste de noms de communards candidats au statut de réfugié ou a-t-il été un informateur régulier de la police ? Lavalette était ouvrier et écrivait mal, faisant beaucoup de fautes d’orthographe. S’il a fait des rapports écrits, ils doivent être facilement identifiables. On l’accuse d’avoir souvent rencontré le commissaire de Ferney. On l’accuse aussi d’avoir fait un rapport verbal à l’hôtel de ville. Y a-t-il des éléments qui confirment qu’il était un informateur de la police suisse et à quelles dates ?

    Le complot des bombes et Blampignon Que sait-on du prétendu complot des bombes en avril-mai 1873 dans lequel plusieurs exilés, dont Lavalette et Blampignon, étaient impliqués ? Blampignon était-il vraiment un agent provocateur ? Quel était le rôle de Lavalette ? Il a été arrêté pour participation à une société secrète puis libéré, tandis que d’autres semblent avoir été expulsés de Suisse et arrêtés en France. Lavalette et Blampignon ont-ils agit pour le commissaire de Ferney dans cette affaire ? Ou bien Lavalette a-t-il été recruté à cette occasion en échange de sa libération ?

    Règlement de compte chez les exilés Des bagarres ont eu lieu, certaines impliquant Lavalette. Est-ce dû à un caractère bagarreur, à des conflits politiques entre militants de tendances différentes lors de l’éclatement de l’Internationale ou à un règlement de compte contre un « mouchard » ? Autour du 7 mai 1874, peu après que des exilés ont dit qu’il fallait se débarrasser de lui, Lavalette est gravement brûlé. Est-ce un accident ou un règlement de compte ?

    L’affaire Guittat Lavalette est accusé d’avoir encaissé l’argent d’un travail réalisé avec Guittat, un autre ouvrier. Non seulement il n’aurait pas donné l’argent qui lui était dû à son collègue, mais il en aurait imité la signature pour l’encaisser. L’affaire est jugée en avril 1874. A-t-on d’autres informations sur cette affaire ?

    Vie privée Que sait-on de la vie privée de Lavalette ? Dans quelles conditions vit-il ? Que sait-on de sa compagne Anna Moulin ou Germillon, de sa maîtresse en 1872 Mina Pucinelli, de ses enfants, de ses amis ?

    Vie militante Que sait-on de l’activité militante de Lavalette ? Il était membre de la Société des proscrits La Solidarité, et participait à l’administration du restaurant coopératif La Marmite sociale. Les réunions avaient lieu au Temple unique, un lieu fréquenté par les membres de l’Association internationale des travailleurs (AIT) et les francs-maçons. Etait-il franc-maçon ? Etait-il actif au sein de l’AIT ? A-t-il pris parti lors de la scission de l’AIT ?

    Quelques noms Des noms sont cités dans l’histoire de Lavalette. En savoir plus sur eux permet de mieux comprendre son histoire. On a déjà croisé les noms d’Anna Moulin ou Germillon, Mina Pucinelli, Poinot, Guittat, Blampignon, Florent Nicolet. Que sait-on aussi de Despesse, Marthey, Bucheron, Josselin, Petit, Chouillier, Tissot, Poirier ?

    #A_la_recherche_de_Lavalette #Lavalette #Commune_de_Paris #communard #communeux #Berne #Genève #Suisse


  • Une première notice biographique sur Lavalette à partir des informations déjà recueillies

    Lavalette est un communard sur lequel nous avions jusque-là très peu d’informations. Certains lui attribuent le prénom de Charles. Il est enterré sous celui de Gilbert. Probablement né le 15 février 1829, il avait 42 ans pendant la Commune, et mourut en le 4 janvier 1905 à l’âge de 75 ans.

    Lavalette est plombier gazier. Il vit, avant la Commune, à Belleville, quartier très populaire du nord-est de Paris. Durant la guerre franco-allemande, il s’engage dans la garde nationale, à l’instar de nombreux parisiens. La garde nationale est une milice civile distincte de l’armée, constituée pour sa part de militaires. En grande partie formée d’ouvriers et de petits artisans et commerçants, elle est suspecte pour le gouvernement qui craint de voir des armes distribuées à une population très contestataire.

    Fin 1870, les bataillons de la garde nationale de Belleville sont dirigés par le révolutionnaire Gustave Flourens. Dans un Paris en pleine effervescence, Flourens tente de prendre l’hôtel de ville avec ses gardes nationaux, le 31 octobre 1870. L’aventure échoue et il finit en prison. Mais, dans la nuit du 20 au 21 janvier 1871, il est libéré par un commando auquel Lavalette dit avoir participé. (cf. http://seenthis.net/messages/59256)

    Le lendemain, 22 janvier, Flourens et quelques autres tentent une seconde insurrection place de l’hôtel de ville à laquelle se serait joint Lavalette. Cinq insurgés meurent et beaucoup sont blessés.

    Lavalette devient commandant de l’un des bataillons de la garde nationale de Belleville, le 159e. Refusant l’autorité du gouvernement d’Adolphe Thiers qui veut les désarmer, les bataillons se constituent en fédération et élisent un Comité central dont Lavalette est membre. Le lendemain de l’insurrection du 18 mars 1871, le Comité central se réunit dans la précipitation. Seuls vingt personnes sur une trentaine peuvent assister à la première réunion. Lavalette est parmi eux. Le 19 mars, le Comité central annonce depuis l’hôtel de ville que le peuple a renversé le joug du gouvernement et que des élections communales seront organisées dans les prochains jours. Cette affiche est les suivantes portent entre autres la signature de Lavalette.

    Plusieurs membres du Comité central se présentent aux élections. Certains sont élus. Lavalette ne se présente pas directement, mais son nom est sur les listes proposées par deux journaux : celle du Père Duchêne et celle de La Caricature. Il ne recueille cependant que 600 voix dans son arrondissement, le XIXe.

    Au début de l’insurrection, le général Chanzy, républicain modéré, est confondu avec un autre et arrêté et menacé de mort. Au sein du Comité central, Lavalette milite pour sa libération. Chanzy est finalement libéré en échange de sa promesse de ne pas prendre les armes contre la Commune. À Versailles, Thiers lui demande de diriger des troupes contre Paris, mais il tient parole et refuse.

    Lavalette, qui n’est pas élu de l’assemblée communaliste, ne prend pas part à l’activité législative. Ouvrier et non intellectuel, on ne l’entend pas non plus dans les journaux. Il est par contre très actif dans la défense de la ville contre les versaillais. Tout le mois d’avril, il se bat avec son bataillon dans l’ouest de Paris : à Asnières, Neuilly, Issy. Il semble cependant avoir des difficultés à mener ses troupes au combat : manque d’autorité ou absence de discipline des combattants ? Au Comité central, il tente en vain de prendre des mesures contre l’ivrognerie au sein de la garde nationale. Au ministère de la guerre, il fait partie de la commission de l’habillement et de l’équipement.

    Proche de Versailles, le clergé est surveillé et parfois attaqué. Plusieurs églises sont pillées. Le 8 avril, Lavalette quitte en précipitation une réunion à l’hôtel de ville pour s’opposer au pillage de la basilique Notre-Dame. À partir du 17 mai, c’est l’église Notre-Dame-des-Victoire qui est pillée, en premier lieu par des gardes nationaux du 159e bataillon. Lavalette, qui en est le commandant, n’est cependant pas à leur tête. Les opérations sont dirigées par Le Moussu, un représentant de la préfecture de police. Plusieurs personnes, dont des ecclésiastiques, sont arrêtées dans l’église et menacées d’être fusillées. Le soir du 18 mai, Lavalette se rend sur place et fait discrètement libérer trois prisonniers.

    Du 22 au 28 mai, Paris est repris militairement par les versaillais au cours de la Semaine sanglante. Des édifices publics sont brûlés. Un informateur de la police dira plus tard que Lavalette, aidé de quelques hommes du 135e bataillon, aurait mis le feu au ministère des Finances, le 25 mai. L’armée de Versailles est entrée par le sud-ouest de Paris et remonte jusqu’au nord-est, fusillant les prisonniers sur son passage. Lavalette se replie avec des élus de la Commune et du Comité central à la mairie du 11e arrondissement, place Voltaire. Il fait installer les batteries du Père Lachaise et en dirige le tir.

    Il parvient à fuir du Père Lachaise. Beaucoup de ses camarades n’auront pas sa chance et seront exécutés devant ce qui deviendra le « mur des fédérés ». Dans Paris occupé par les versaillais, il réussit à rejoindre l’hôpital Saint-Louis où il demande l’aide du médecin qu’il a fait libérer de l’église Notre-Dame-des-Victoire. Grâce à lui et au vicaire de Saint-Augustin, qu’il a libéré en même temps, il parvient à quitter Paris sous une autre identité. Recommandé par l’ecclésiastique à l’évêque de Bellay, près de la frontière Suisse, il finit par atteindre Genève où se réfugient nombre de communards. Ironie de l’histoire, l’évêque de Bellay, monseigneur Richard, deviendra par la suite archevêque de Paris et consacrera la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, édifiée en expiation des pêchés de la Commune.

    À Genève, une Société des proscrits, La Solidarité, se constitue. Un restaurant coopératif, La Marmite sociale, est mis en place afin de donner à manger aux exilés en difficulté. Lavalette en est l’un des administrateurs.

    De Londres à Genève, en passant par Bruxelles, de violents conflits traversent le milieu des révolutionnaires et par conséquent celui des exilés. L’Association internationale des travailleurs (AIT), la « Première Internationale », est divisée entre marxistes et anarchistes. Le courant anarchiste se constitue en Suisse sous le nom de Fédération jurassienne. La Société des proscrits, divisée, disparaît, semble-t-il fin 1872. La Marmite sociale ne tient pas plus longtemps.

    Plusieurs affaires éclatent où Lavalette est accusé d’être un « mouchard » de la police suisse. Il reconnaît publiquement avoir indiqué au commissaire de Ferney les noms des vrais communards parmi les candidats au statut de réfugié et avoir reçu de l’argent pour ce service. Mais d’autres personnes l’accusent de faire des rapports réguliers au commissaire de Ferney. Vers avril 1872, un informateur de la police française, Florent Nicolet, est démasqué par les exilés qui découvrent une correspondance avec le cabinet du préfet de Paris. Florent Nicolet venait d’arriver à Genève et avait été présenté aux exilés par Lavalette qui habitait le même immeuble que lui à Belleville. Les doutes se tournent encore vers Lavalette. En mai 1873, il est impliqué dans une affaire de bombes sur laquelle nous avons peu d’informations. Elle semble avoir été organisée par un agent provocateur, Louis Blampignon, qui logeait chez Lavalette. Ce dernier est arrêté par la police pour participation à une société secrète, puis libéré. D’autres militants seront, eux, expulsés de Suisse et arrêtés en France. (Cf. http://seenthis.net/messages/60360) Au sein des exilés, Lavalette est considéré comme un traitre. Il devient proscrit parmi les proscrits.

    Des bagarres éclatent entre exilés. Lavalette se bat à plusieurs reprises. Il est attaqué et laissé en sang sur le pavé par un exilé qui le traite de « mouchard ». Lavalette s’en sort et lui intente un procès, qu’il perd, des témoins évoquant son mauvais caractère et son agressivité. Dans le milieu des exilés, certains parlent de « se débarrasser de lui ». En mai 1874, il est grièvement brûlé. Son état semble désespéré. Vengeance ou conséquence de son métier de gazier ?

    Pendant toutes ses années d’exil, il vit dans une grande misère avec sa compagne, Anna, et leurs deux enfants. Début 1872, il a une liaison avec Mina Pucinelli, une flamboyante communarde qui fait des conférences à travers l’Europe et mourra bientôt aux côtés des républicains espagnols. En février 1873, le fils de Lavalette est baptisé civilement au vin blanc dans le Temple unique, où se réunissent internationaux et francs-maçons. On le nomme Louis, Michel.

    En 1879, une amnistie partielle des communards est votée. Elle deviendra totale en 1880. Lavalette, qui avait été condamné aux travaux forcés à perpétuité par un tribunal militaire, obtient sa grâce en mai 1879. Il peut enfin rentrer à Paris avec sa famille.

    Dans les années 1880, on le retrouve parmi les militants qui s’inspirent d’Auguste Blanqui décédé en 1881. Il est cependant toujours considéré comme un informateur de la police et dénoncé à plusieurs reprises. En juin 1881, lors de l’enterrement au Père Lachaise de la femme d’Emile Eudes, un autre communard exilé à Genève, Lavalette est traité de « mouchard » par le journaliste Henri Rochefort. Il publie un démenti dans un journal. Mais une vingtaine d’exilés de Genève font à leur tour paraître une dénonciation commune. Il tente de s’expliquer dans une réunion qu’il convoque au mois de juin. Son étiquette de « mouchard » ne le quittera cependant pas. En mars 1884, il essayera encore de se justifier au cours d’une réunion anarchiste. On le voit par la suite défendre publiquement la mémoire de la Commune, comme en 1885 où il préside une commémoration du 18 mars.

    Le 5 janvier 1905, lors de son enterrement, une couronne est offerte par une organisation blanquiste, le Parti socialiste révolutionnaire du 7e arrondissement. Les obsèques sont suivies par quelques quatre-vingts personnes… dont plusieurs informateurs de la préfecture de police qui envoient des télégrammes pour indiquer que le cortège ne donne pas lieu à des débordements révolutionnaires.

    #A_la_recherche_de_Lavalette #Lavalette #Commune_de_Paris #communard #communeux #Belleville #Comité_central_de_la_Garde_nationale #Garde_nationale


  • Où l’on trouve une lettre de délation dans les archives de la préfecture de police de Paris : Aurélien Scholl, journaliste et romancier reconnu, dénonce le communard Lavalette à la police de Versailles :
    http://seenthis.net/messages/56193#message57712
    http://seenthis.net/messages/56193#message57731

    Très accessoirement, Lavalette est le mari de la sœur de sa propre femme (son beau-frère, donc)...

    Et où l’on prend un malin plaisir à rappeler ce fait d’armes du sieur Aurélien Scholl sur sa page Wikipedia :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lien_Scholl

    #A_la_recherche_de_Charles_Lavalette #Commune #Commune_de_Paris #Commune_de_Paris_de_1871 #communard #communeux #Charles_Lavalette #Lavalette #Aurélien_Scholl


  • Sexualisation précoce (Non-Violence Actualité)
    http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/24645

    On observe depuis une dizaine d’années un phénomène de « sexualisation précoce », expression qui désigne le fait que les enfants et les préadolescents adoptent des comportements sexuels adultes en décalage complet avec leur maturité physique, affective et psychologique. […]
    La sexualité véhiculée par cette société mercantile conforte le plus souvent la domination des hommes sur les femmes, y compris par la violence, et réduit les femmes à des objets sexuels. […] Devant ce phénomène qui conduit à un retour en force des stéréotypes sexuels et sexistes, il est essentiel que les parents accompagnent leurs enfants dans une réflexion sur la connaissance et l’affirmation de soi ainsi que sur la construction de relations – notamment amoureuses –, respectueuses de soi et des autres. La sexualisation précoce est un vol de l’enfance tant pour les filles que pour les garçons.

    #éducation #sexisme


  • Le texte de Hollande dans le hors-série du Monde sur Marx
    in. Regards, n°36, mai 1998.

    Certes, de ce constat, découlent des prescriptions qui, pour les unes - telle « l’abolition de la propriété privée » - n’ont pas résisté à l’épreuve du temps et, pour les autres - tel « le renversement violent de tout l’ordre social passé » - n’ont jamais rencontré l’assentiment des socialistes. Des dix mesures envisagées par le Manifeste, si la progressivité de l’impôt ou l’éducation publique et gratuite demeurent des points essentiels, les autres n’échappent pas à l’oubli. [...]

    Et le passage conclusif à la S. Hessel, après un texte assuré tout-risques, si tant est qu’il l’a écrit lui-même (quel mauvais esprit).

    Considérable est donc le chemin parcouru depuis la parution du Manifeste . Mais la libération humaine est, par essence, un processus inachevé. [...]

    Le [...] dernier point à considérer dans notre marche vers la libération humaine me semble mériter une formulation surprenante, paradoxale : nous devons cultiver notre intolérance - c’est à dire étendre le champ de nos refus. Trop nombreuses, en effet, sont les situations inacceptables que nous nous sommes laissés aller à tolérer. Notre société tolère l’injustice, tolère la misère, tolère la dégradation de l’environnement, tolère des risques à l’encontre de la santé publique, tolère le désespoir des uns, les affaires des autres. Autrement dit, je suis convaincu que le chemin de la libération humaine exige de nous que nous reconsidérions - radicalement - dans les champs politique, économique et social ce que nous voulons et ce dont nous ne voulons pas. [...]

    Je n’ai pas encore tout lu, mais le portrait de C. Laval est bien et y a des images, des chronologies, des textes.

    pour @prac_6 #cax


  • Vu dans le flux un outil qui sert aux échanges instantanés ici : #OTR - permet le chiffrement, outils qui existent déjà depuis plusieurs années. voir http://www.cypherpunks.ca/otr - cryptographie vs. DPI c’est une des grandes oppositions qui montent alors que l’existence d’une surveillance approfondie des communications est de plus en plus documentée dans tous les pays ; le chiffrement et la #cryptographie faisant l’objet de nombreuses présentations sur le 28c3, dans ses aspects techniques comme politiques et sociaux.

    Va commencer d’ailleurs une présentation de la censure de TOR par certains gouvernements :
    http://events.ccc.de/congress/2011/Fahrplan/events/4800.en.html
    Sauf erreur c’est aussi une des seules présentations autour des « Printemps arabes » - dont peu d’acteurs sont référencés au Congrès (peu présents aussi, à ma connaissance)

    Demain est annoncé du sport avec la présentation d’un Français, Eric Filliol, qui dit avoir démontré des vulnérabilités du réseau TOR http://events.ccc.de/congress/2011/Fahrplan/events/4581.en.html
    Présentation qui a été faite (peut-être dans une autre version) au Brésil en octobre
    https://threatpost.com/en_us/blogs/researchers-demonstrate-tor-network-hijack-method-102411
    et dont les tenants et aboutissants sont largement discutés : http://www.wilderssecurity.com/showthread.php?t=310737
    et contestés par la Fondation TOR
    https://blog.torproject.org/blog/rumors-tors-compromise-are-greatly-exaggerated

    Le débat est intéressant car il souligne les enjeux d’outils qui passaient peu à la connaissance du grand public par le passé. Alors que TOR a par exemple été très employé dans le cours des « Révolutions arabes » - c’est aussi un outil très présent dans la galaxie Wikileaks et ses suites. Il semblerait qu’en dépit de ce qu’affirme Filliol TOR reste un outil de choix, davantage que les VPN qui sont susceptibles d’être compromis à des niveaux multiples
    voir là : http://www.businessweek.com/news/2011-12-22/china-based-hacking-of-760-companies-shows-cyber-cold-war.html
    et
    http://www.computerworlduk.com/news/security/3325422/ibahn-denies-hotel-internet-hack-aimed-at-travelling-executives

    mais aussi responsabilités de VPN de remettre les logs de leurs clients à la justice, en particulier avec les tentatives de mise en place de législations plus restrictives autour du copyright (débat sur la #SOPA aux Etats-Unis) : http://www.industryleadersmagazine.com/the-stop-online-piracy-act-what-industry-leaders-can-do-abo

    D’où volonté de certains groupes hacktivistes d’aller voir du côté des #darknets (internets « alternatifs »), notamment Telecomix qui veut remettre en cause la hiérachie http://dns.telecomix.org ; débat également repris par @Stephane Bortzmeyer ici-même
    http://seenthis.net/messages/47785



    • L’Université Laval serait prête à collaborer avec un étudiant de 21 ans qui est parvenu à mettre en ligne un site Web de gestion des études plus fonctionnel que le leur, Capsule, dont l’implantation a fait partie d’un projet de modernisation ayant coûté 20,5 millions de dollars.