city:le cap

  • La théorie de la vitre brisée
    http://www.cqfd-journal.org/La-theorie-de-la-vitre-brisee

    Rappel des faits. La nuit de l’incident, un policier au repos constate que la vitrine de l’auto-école en bas de son immeuble est cassée et aperçoit une voiture passer devant chez lui. Il appelle ses collègues et se rend sur place où deux jeunes viennent d’être interpellés. Il reconnaît en Fadel le conducteur de la voiture qu’il a vu passer quelques minutes plus tôt. Dans la voiture, il y a un PC et trois chèques. Les deux copains expliquent avoir croisé un pote qui leur a laissé ce matériel à l’arrière du véhicule puis est reparti.

    #répression #France #Lyon


  • « Foucault, Deleuze, deux inédits »
    http://laviemanifeste.com/archives/8157

    Ci-dessous deux entretiens réalisés par Emmanuel Moreira pour #Radio_Grenouille (http://www.radiogrenouille.com/actualites-2/sujets/temps-libre-5-avril) avec Adnen Jdey et Matthieu Potte-Bonneville pour discuter de la publication de deux documents exceptionnels.
    Il s’agit de deux publications successives. D’une part un entretien inédit de #Michel_Foucault réalisé en 1979 par Farès Sassine, publié dans le numéro 2 de la Revue Rodéo (http://www.revue-rodeo.fr). Et d’autre part un texte inédit de #Gilles_Deleuze sur #Francis_Bacon dernièrement publié aux éditions De l’incidence éditeur (http://www.delincidenceediteur.fr) dans un ouvrage collectif intitulé Gilles Deleuze, logique du sensible.

    « Gilles Deleuze, logique du sensible. »
    http://laviemanifeste.com/wp-content/uploads/2013/05/adnen_jdey_deleuze.mp3

    « Revue Rodéo n°2 »
    http://laviemanifeste.com/wp-content/uploads/2013/05/mathieu-potte-bonneville-foucault.mp3

    #philosophie #livres #audio #radio


  • INFO IMPORTANTE VIA LE CIP-IDF > Nouvelle BROCHURE « CAP » avril 2012 - Les règles de l’indemnisation chômage des intermittents du spectacle
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6167

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    Bonjour,

    Merci à chacun de faire circuler l’invitation et les informations qui suivent auprès de tous les intéressés. Après "conséquence de l’application du protocole Unedic", le nouveau manuel cap est paru !

    Pour se défendre, le savoir est une arme.
    Ce nouveau manuel présente en détail les règles actuelles d’indemnisation du chômage des intermittents et leurs pièges. Cet outil, fruit de l’expérience des permanences d’infos sur les droits, des procédures juridiques et des actions collectives pour défendre et résoudre des cas apparemment inextricables, face à Pôle emploi, la sécu et autres institutions kafkaïennes, est enfin disponible : 68 pages à lire, consulter et faire connaître pour éviter de se faire carotter par Pôle emploi.
    A prix libre, il est également publié en ligne :
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6167

    A l’occasion de cette parution vous êtes invités à un moment de rencontre.
    La CIP-IDF invite à une rencontre suivie d’un apéro, lundi 25 juin à 18h30 au Théâtre de l’Echangeur, à Bagnolet, 59 av du général De Gaulle ­ m° Gallieni
    Une brève présentation du manuel préludera, nous l’espérons, à des échanges sur ce que pourrait impliquer pour les intermittents, les précaires et l’ensemble de la société la situation sociale et politique actuelle.
    18h30 : présentation du manuel ; où en sommes nous comment se défendre ?
    20H30 : apéro grillade dans la cour du Théâtre de l’Echangeur

    Le texte qui suit constitue une saisissante synthèse de ce que peut être un rapport offensif à la légalité et aux institutions chargées de la mettre en oeuvre, le rapport au droit de ceux qui refusent de se laisser gouverner. La logique qu’il propose peut s’appliquer partout où « ayant-droits » et collectifs sont engagés dans des batailles sur des litiges en matière de droit social.

    Se défendre

    1- Évitons d’abord le problème ressassé du réformisme et de l’anti-réformisme. Nous n’avons pas à prendre en charge les institutions qui ont besoin d’être transformées. Nous avons à nous défendre tant et si bien que les institutions soient contraintes de se réformer. L’initiative doit donc venir de nous, non pas sous forme de programme mais sous forme de mise en question et sous forme d’action.

    2- Ce n’est pas parce qu’il y a des lois, ce n’est pas parce que j’ai des droits que je suis habilité à me défendre ; c’est dans la mesure où je me défends que mes droits existent et que la loi me respecte. C’est donc avant tout la dynamique de la défense qui peut donner aux lois et aux droits une valeur pour nous indispensable. Le droit n’est rien s’il ne prend vie dans la défense qui le provoque ; et seule la défense donne, valablement, force à la loi.

    3- Dans l’expression « Se défendre », le pronom réfléchi est capital. Il s’agit en effet d’inscrire la vie, l’existence, la subjectivité et la réalité même de l’individu dans la pratique du droit. Se défendre ne veut pas dire s’auto défendre. L’auto-défense, c’est vouloir se faire justice soi-même, c’est-à-dire s’identifier à une instance de pouvoir et prolonger de son propre chef leurs actions. Se défendre, au contraire, c’est refuser
    de jouer le jeu des instances de pouvoir et se servir du droit pour limiter leurs actions. Ainsi entendue, la défense a valeur absolue. Elle ne saurait être limitée ou désarmée par le fait que la situation était pire autrefois ou pourrait être meilleure plus tard. On ne se défend qu’au présent : l’inacceptable n’est pas relatif.

    4- Se défendre demande donc à la fois une activité, des instruments et une réflexion. Une activité : il ne s’agit pas de prendre en charge la veuve et l’orphelin mais de faire en sorte que les volontés existantes de se défendre puissent venir au jour. De la réflexion : se défendre est un travail qui demande analyse pratique et théorique. Il lui faut en effet la connaissance d’une réalité souvent complexe qu’aucun volontarisme ne peut dissoudre. Il lui faut ensuite un retour sur les actions entreprises, une mémoire qui les conserve, une information qui les communique et un point de vue qui les mettent en relation avec d’autres. Nous laisserons bien sûr à d’autres le soin de dénoncer les « intellectuels ». Des instruments : on ne va pas les
    trouver tout faits dans les lois, les droits et les institutions existantes mais dans une utilisation de ces données que la dynamique de la défense rendra novatrice.

    Michel Foucault - 1980
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6191

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    CIP-IDF est la liste de débat de la Coordination des Intermittents et Précaires d’ile de france : http://www.cip-idf.org

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  • Se défendre, Michel Foucault (CIP-IDF)
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6191

    Voici deux textes qui clarifient ce qu’il peut en être du rapport au droit de ceux qui refusent de se laisser gouverner. Ils portent avant tout sur le droit pénal mais la logique qu’ils proposent peut aussi bien viser un autre terrain d’application, partout où « ayant-droits » et collectifs sont engagés dans des batailles sur des litiges en matière de droit social. Source : CIP-IDF


  • Se défendre, inédit de Michel Foucault
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6191

    1- Evitons d’abord le problème ressassé du réformisme et de l’anti-réformisme. Nous n’avons pas à prendre en charge les institutions qui ont besoin d’être transformées. Nous avons à nous défendre tant et si bien que les institutions soient contraintes de se réformer. L’initiative doit donc venir de nous, non pas sous forme de programme mais sous forme de mise en question et sous forme d’action.

    2- Ce n’est pas parce qu’il y a des lois, ce n’est pas parce que j’ai des droits que je suis habilité à me défendre ; c’est dans la mesure où je me défends que mes droits existent et que la loi me respecte. C’est donc avant tout la dynamique de la défense qui peut donner aux lois et aux droits une valeur pour nous indispensable. Le droit n’est rien s’il ne prend vie dans la défense qui le provoque ; et seule la défense donne, valablement, force à la loi.

    3- Dans l’expression « Se défendre », le pronom réfléchi est capital. Il s’agit en effet d’inscrire la vie, l’existence, la subjectivité et la réalité même de l’individu dans la pratique du droit. Se défendre ne veut pas dire s’auto défendre. L’auto-défense, c’est vouloir se faire justice soi-même, c’est-à-dire s’identifier à une instance de pouvoir et prolonger de son propre chef leurs actions. Se défendre, au contraire, c’est refuser de jouer le jeu des instances de pouvoir et se servir du droit pour limiter leurs actions. Ainsi entendue, la défense a valeur absolue. Elle ne saurait être limitée ou désarmée par le fait que la situation était pire autrefois ou pourrait être meilleure plus tard. On ne se défend qu’au présent : l’inacceptable n’est pas relatif.

    4- Se défendre demande donc à la fois une activité, des instruments et une réflexion. Une activité : il ne s’agit pas de prendre en charge la veuve et l’orphelin mais de faire en sorte que les volontés existantes de se défendre puissent venir au jour. De la réflexion : se défendre est un travail qui demande analyse pratique et théorique. Il lui faut en effet la connaissance d’une réalité souvent complexe qu’aucun volontarisme ne peut dissoudre. Il lui faut ensuite un retour sur les actions entreprises, une mémoire qui les conserve, une information qui les communique et un point de vue qui les mettent en relation avec d’autres. Nous laisserons bien sûr à d’autres le soin de dénoncer les « intellectuels ». Des instruments : on ne va pas les trouver tout faits dans les lois, les droits et les institutions existantes mais dans une utilisation de ces données que la dynamique de la défense rendra novatrice.

    #Michel_Foucault

    • Il aurait quand même 86 ans l’animal... Et vu que les cafards sont à Montreuil et que son appart était dans le XVe, je pense plutôt qu’il aurait fait des choses à la CIP...
      Bon, serait-il passé dans les nouveaux locaux ? C’est ça la question.
      Tout en se demandant, aussi, s’il n’aurait pas retourné sa veste comme l’autre chien d’Ewald...


    • C’est drôle, mais ça ne tient pas deux secondes. Tu peux ne pas te satisfaire du résultat, mais le processus historique qui y a mené a connu quelques bains de sang.

    • Fil, je trouve marrant d’illustrer cette phrase récurrente selon laquelle « des gens sont morts » pour cette forme précise de la démocratie (par exemple, pour que le mandat impératif soit anticonstitutionnel).

    • Tiens du coup je découvre que cette figure de rhétorique s’appellerait « l’appel aux morts »
      http://logicien.fr/appel-a/aux-morts.html
      (quoi ? pas un nom grec ? hmmm)

      A ne pas confondre avec la prosopopée, qui consiste à faire parler les morts. Si #Pompidou te voyait il te dirait « va voter mon petit ARNO* ».

      La position que tu sembles défendre se retrouve argumentée ici :
      http://anars56.over-blog.org/article-il-y-a-des-gens-qui-sont-morts-pour-avoir-le-droit-de-vot

      J’avoue que même si je suis d’accord avec chacune des critiques, ça continue à ne pas me convaincre de ne pas voter. Car dire « ceux qui votent feraient mieux de s’insurger » me paraît à la fois vrai et faux, au sens où, que l’on vote ou non, on a les mêmes raisons de s’insurger ! Mais ceux qui ne votent pas sont déjà en grande majorité ceux qui sont dominés, et le fait de ne pas voter affaiblit « encore plus » (si je puis me permettre) leur représentation ou en tous cas leur prise en compte dans les calculs de rapports de forces sortie des urnes.

      Le seul argument qui va à l’encontre de mon idée c’est que la participation « cautionnerait » en quelque sorte le résultat du vote, rendant les votants plus dociles et moutonniers que les non-votants. Ca me paraît assez faible comme argument théorique, et pas forcément vérifié sur le terrain sociologique. Bien sûr l’élu pourra toujours dire « j’applique mes choix de façon légitime car les gens ont voté pour moi », mais c’est ce que fera n’importe quel politicien, quelle que soit la configuration électorale qui l’a conduit au pouvoir : Chirac l’a prouvé en 2002.

      Pour revenir à la poésie, on peut être « mort pour une histoire d’argent », « mort pour la patrie », « mort pour une seconde d’inattention », ou encore « mort pour être aimé »
      http://www.dailymotion.com/video/xf9rji_ceux-qui-sont-morts-pour-etre-aimes_news

    • Si les politiques survalorisent le vote comme forme de participation politique c’est en effet parce que cela sert leurs intérêts du fait de son caractère épisodique. Toutefois il reste à mon sens un mode de participation politique important, mais largement insuffisant. À ce titre les primaires de la gauche ont été une innovation intéressante : un vote, avec le paiement d’une cotisation, qui constitue déjà une forme d’engagement militant fut-il minime, élargi à une vaste population.

    • S’insurger, oui. Voter, aussi. Comme le moindre mal, histoire de réduire la souffrance tant qu’on peut. Je ne peux m’empêcher de voir la première option, si elle est préconisée exclusivement, comme un luxe philosophique.

    • D’abord, je suis certainement moins ultra que d’autres ici sur ce sujet : personnellement je ne vote pas, je ne suis pas inscrit et je baille copieusement à l’évocation de la comptabilisation des votes blancs ; mais si d’autres pensent que voter peut leur servir, qu’ils votent (je vais pas pleurer à chaque élection).

      Quelques remarques qui ne sont pas dans le texte que tu signales…

      1. Je trouve que vos arguments en faveur du vote ressemblent plus au Pari de Pascal qu’à autre chose : si le vote sert à quelque chose, alors il vaut mieux voter ; si le vote ne sert à rien, on ne perd pas grand chose à voter quand même. Pourquoi pas, mais pas très motivant non plus.

      2. Ne jamais perdre de vue cette très belle motivation : le mépris absolu et rigolard qu’inspirent ces affreux baveux et ceux qui leur tiennent le crachoir. Ne pas voter est tout de même une chouette activité récréative et réjouissante.

      3. Le problème de la participation n’est pas qu’elle « cautionnerait » le résultat du vote : le problème est plus fondamentalement qu’elle cautionne l’idée que le pouvoir se trouve réellement à cet endroit. Je ne crois pas que « le pouvoir » soit élu et siège à l’Élysée ou à l’Assemblée nationale.

      4. La question liée à la précédente, c’est que ça pousse les gens à croire que leur influence politique principale se concrétise dans cette action de voter. C’est là que je diverge assez largement avec le texte que tu référence (« les gens qui votent feraient mieux… ») : je pense que le gens exercent déjà largement d’autres formes d’influence politique, et que le combat politique se mène largement dans cet ailleurs. Ce même pouvoir intégralement diffusé dans le société, les gens y sont confrontés dès l’école (même les parents sont confrontés au pouvoir qui s’impose à leurs enfants), à l’armée (ah non, ça c’est fini), quand ils pointent au chômedu, dans leur boulot ou même dans leur rapport à la clientèle. Et je pense que les gens font déjà beaucoup plus là, chaque jour, que lorsqu’ils votent. (Et nombreux ont une action/influence politique strictement opposée à la mienne dans leur vie quotidienne, hein… c’est pas parce que les gens ont des opinions qui ne sont pas les miennes qu’ils n’effectuent pas déjà un véritable travail politique quotidien.)

      Plutôt que de poser que les gens devraient ceci ou devraient cela, je pense que la vie des gens est déjà un ensemble de pratiques qui ont un sens politique. Il ne faut sans doute pas surdéterminer la praxis (tout le monde agirait toujours par logique de classe, ou par post-colonialisme, ou par rapports de genre…), mais le travail politique me semble pourtant bien là : empowerment, discours sur la pratique, explicitation et prise de conscience. Je trouve déjà le vote totalement anecdotique à côté de ce que nous pouvons faire pour l’empowerment (et de ce qui se fait déjà).

    • Encore une fois, trop sophistiqué pour moi comme analyse. Nous les avons eus ces morts. Récemment. On se les traine tous les matins au réveil, parce que nous sommes en guerre : la preuve, on se fait massacrer tous les jours. Si je le pouvais, je voterais même avec un lance-pierres, mais je voterais… Puis je retournerais au maquis.

    • Alors je te le dis super-simplement, Speciale : je suis persuadé que ton activité quotidienne rend déjà parfaitement anecdotique (et inutile) ton vote pour un néolibéral de gauche. Mais aussi : tu fais comme tu le sens.

    • Si tu veux parler calculette :
      – est-ce que réellement tu crois que tu as eu la moindre chance de défendre tes intérêts de classe quand il a fallu voter pour les ministres de l’économie Delors, DSK… (et aujourd’hui qui ?) ?
      – à l’inverse : est-ce que tu as le sentiment, même très vague, que des gens qui sont du bon côté de la calculette, votent ne serait-ce qu’un tout petit peu contre leurs intérêts de classe s’ils votent Hollande ?

    • Justement, mes « intérêts de classe » m’exigent de faire tout ce qui serait dans mon pouvoir pour réduire la souffrance, lire la mienne et celle des autres. Je ne peut pas m’en escamoter en me disant que je suis trop pur pour mettre les paluches dans le cambouis. Ceci est une mer de merde et je ne marche pas sur l’eau.

      Deuxio, entre Hollande et… Ma calculette n’en démord pas. Qui plus est, les calculettes n’ont qu’un seul côté. On ne peut pas être de l’autre.

      Mais bon, ne nous acharnons pas trop. Je saurai vivre un situation pire que celle-ci. Mais c’est vrai que je suis un peu réactif quand on me sort la théorie du pire c’est, mieux c’est, vu que je suis en première ligne.

    • Mon intérêt de classe est de gicler l’intégralité de la nomenklatura à la solde du grand capital. Autrement dit, ça ne peut en aucun cas passer par les processus démocratiques actuels en ce qu’ils ne me proposent que de continuer à l’intérieur de la même matrice en apportant immanquablement ma fameuse voix à un membre de la dite nomenklatura.

    • je suis plutôt d’accord avec la position d’arno mais je vais aller voter quand même : sans excitation, sans joie, et si Hollande est élu, mon enthousiasme sera on ne peut plus modéré. Complètement d’accord, ce qu’on fait, ce qu’on est au quotidien est assurément plus essentiel politiquement que glisser un bulletin de vote dans l’urne (moi j’appuie sur le bouton de mon choix et je valide ). Que se soit dans son boulot, les choix professionnels qu’on fait quand on peut, ses relations, son implication dans son quartier, sa façon de consommer ou de ne pas consommer, etc... Mais vu le contexte dans lequel est plongé ce pays depuis un bail, et tel qu’il est barré, je me dis que ce travail n’a pas été suffisant, quelque part nos belles idées n’ont pas convaincu. Donc pour moi ce vote c’est un peu essayer de contenir un tant soit peu un désastre annoncé tout en réfléchissant à comment influer mieux pour remettre à plat tout notre système démocratique. Ou plutôt comment contraindre notre système à devenir réellement démocratique. En tout cas, je comprends qu’on vote, et je comprends qu’on ne vote pas.

    • Idem. Je vais finalement voter, contre l’un et donc pour l’autre.
      Il ne s’agit même pas de manque d’enthousiasme, je suis absolument convaincue qu’il n’y a rien à attendre de la politique des socialistes. Quand bien même certaines de leur promesses seraient sincères, ils n’ont tout simplement pas les moyens de les tenir, tant qu’ils ne s’engageront pas dans une rupture nette. Et ce n’est pas le cas, les socialistes sont pour la règle d’or, le remboursement de la dette, ils se sont abstenus lors de la ratification du traité européen, le parti socialiste n’est pas un parti de gauche.
      Mais je choisis le moins pire, celui qui ne parle pas de ministère de l’identité nationale par exemple.
      Avec Sarkozy le pire est certain et c’est pour tout de suite, l’élection de Hollande peut nous faire gagner du temps, qu’il faudra utiliser pour mener le combat justement, ailleurs, partout où on le peut.

    • pis bon, on cautionne un peu quand même une tendance en votant pour untel ou tel autre. C’est d’ailleurs à mon sens le gros problème. On te demande pas de voter pour telle et telle réforme mais pour un type complètement déconnecté de la réalité. Ces types quand même, qui ont un certain pouvoir et qui veulent encore plus de pouvoir, ils sont fous !


  • BARRICATA - BARRICATA
    http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=96

    Les détenus faisaient leurs revendications, quand l’administration les repoussait, ou pire ne les entendait même pas, ils passaient à l’action et cramaient entièrement les taules. En 1974, 35 taules ont brûlé, il y a eu 100 blessés et 8 morts chez les détenus, aujourd’hui, on ne s’en souvient pas ! C’est une époque où on a pu rêver, croire que c’était possible, parce que c’était comme ça en prison et dans la rue. On était 30 au CAP, mais par exemple 800 à Colmar pour soutenir Serge Livrozet qui avait hurlé : “ pourriture de justice française ”. Tu connais un appel sur les luttes anticarcérales où on est plus de trente aujourd’hui ? Ou alors, on est aidé, parce que d’autres gens sont là pour autre chose, comme ça, on croit qu’on est 800.


  • Le diplôme, même modeste, protège toujours (André Gauron)
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gauron/2011/04/08/le-diplome-meme-modeste-protege-toujours

    L’enquête Cereq apporte ainsi deux enseignements précieux. Le premier c’est qu’il n’y a pas une mais au moins plusieurs jeunesses qui font face à des situations et des perspectives très différente : en ce sens, un pacte pour la jeunesse doit, comme je l’écrivait dans mon précédent papier, “fermer la porte à l’échec scolaire” pour reprendre la formule de Gabriel Mignot. Le second conduit à fortement relativiser le sentiment de déclassement que connaîtraient les jeunes d’aujourd’hui et leur famille. La révolution démographique qu’a connu le lycée et l’université et les diverses formation professionnelles supérieure depuis le début des années 80 ont permis à des centaines de milliers de jeunes chaque année d’accéder à des études supérieures auxquels leurs parents n’avaient pas accès et leurs études ouvrent à une grande majorité d’entre eux l’accès à de meilleurs emplois que leurs parents. (...)
    Ses domaines d’intérêt sont la politique économique, l’Europe et les questions d’emploi et de formation. Il a notamment publié L’empire de l’argent (éd. DBB), Le malentendu européen (Hachette Littératures), Croissance et crise (Maspéro - La découverte) ainsi qu’un rapport sur La formation tout au long de la vie (La (...)