1er jet d’un tract pour la CGA Montpellier, à l’occasion de la marche des fiertés du 1er Juin.
Contre l’Hétéro-normativité - Contre l’homo, la bi et la transphobie
Une société Hétéro-normative
Le rejet du mariage pour tous vu ces derniers mois, est le symbole d’une peur et d’un refus profond de la liberté et de l’égalité de chacun-e. Relayé non pas seulement par les manifestants, mais aussi par l’ensemble des clergés, certains médias, et des participants de la classe politique. Classe politique, non uniquement d’extrême droite (bien que l’on y trouve les plus glaçant), mais des conservateurs en général.
L’hétérosexualité est naturalisé comme bonne, alors que non seulement on retrouve dans la diversité vivante une grande variété de comportement possible, mais qu’en plus de ce qui « naturel » ne découle pas ce qui est bon. Sans quoi il faudrait abandonner tout un ensemble de nos pratiques, dont la médecine ! Certains vont pourtant jusqu’a accuser les homosexuels d’aller a l’encontre du bien de l’humanité, sous entend que l’humain est sur Terre dans l’unique but de se reproduire, réduisant les variété des formes de la vie a l’injonction de la pullulation.
La famille hétéro-parentale est sacralisé, alors qu’il existe des familles monoparentales sans problèmes (et des hétéro-parentales douteuses). En fait, la question n’est pas de contrôler chacun, mais précisément de pouvoir vivre ses engagements librement consentit dans le cadre d’un rapport de pouvoir égal (ni capitaliste, ni religieux, ni adulte-enfant) sans avoir de compte a rendre, ni a l’État, aux proxénètes, aux Clergés, ou aux moralistes. L’amalgame est pourtant ressassé ad nauseam, avec les rapports de dominations qu’implique la pédophilie ou l’inceste. Sans parler de leur désignation comme une maladie ou un péché, dont la médecine, les Clergés, ou les psys, pourrait faire sortir.
La généralisation et la normalisation de tels propos ont conduit ces derniers mois à une recrudescence d’insultes, et d’agressions, a travers une mise en scène qui les faits paraître légitime. C’est la peur au quotidien qui est instillée, celle qui pousse a ne pas se montrer tel que l’on est, a ne pas afficher ses sentiments.
Crise et Patriarcat
Contre le patriarcat, c’est-à-dire contre l’établissement d’une norme sociale établissant des genres (homme-femme) et a l’intérieur de ces genres un rapport de social de domination du genre homme sur le genre femme, et de l’hétérosexualité sur les autres sexualités. L’hétéro-normativité s’ancre sur l’idée qu’il y aurait des genres opposés, complémentaires, projetés dans le monde pour s’encastrer l’un l’autre.
Nous devons affirmer une lutte contre le patriarcat y compris en contexte de crise économique. Nous ne combattons pas le patriarcat au détriment de l’exploitation économique. Les structures autoritaires, de dominations et d’exploitations ne s’opposent pas les unes, les autres, mais se concentrent, s’amalgament, s’adaptent, se superposent. Le capitalisme exploite la structure du patriarcat, et s’il semble parfois soutenir d’autres formes de sexualité, ce n’est pas pour leur libération, mais pour leur exploitation commerciale. Les lesbiennes sont particulièrement touché endossant a la fois les inégalités spécifiquement organisée contre le genre femme et celles de leur sexualités.
La lutte contre l’anesthésie institutionnelle.
Le gouvernement légitimise les homophobes en les reconnaissants. Il laisse-faire les répressions et violences du a ses manifestations contre l’égalité. Les intégristes et les nationalistes (et leur variante socialistes ou régionalistes) en profitent et se déchaînent. Seule l’auto-organisation de la lutte permet leurs rejets.
La reconnaissance d’un droit est insuffisant, dans les faits : l’égalité salariale quelque soit le genre n’est pas réelle, et les CIVG on vu leur budget diminué. À terme, nos relations librement consentit, doivent pouvoir se passer de toute norme et contrôle.
Finissons en avec les genres, l’hétéro-normativité, le patriarcat.