city:sevres

  • Hérodote : Géopolitique de la Turquie

    http://www.herodote.org/spip.php?article563

    Assurément, la Turquie n’est pas le Brésil et encore moins la Chine : pourtant, l’ambition du gouvernement turc de retrouver un rôle d’acteur de premier plan en Méditerranée orientale, voire même sur la scène internationale, justifie ce titre. La forte croissance économique que le pays connaît depuis le début des années 2000, après une crise sévère dont la Turquie a su sortir en appliquant les mesures drastiques imposées par Kemal Derviş [1]], donne assurance et confiance aux responsables politiques et économiques, et ce d’autant plus que l’Union européenne (UE) se trouve dans une situation de marasme économique

    #turquie #géographie


  • Le Monde diplomatique
    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/128

    Une chaîne de montagnes ou un cours d’eau ne suffisent pas à instituer la séparation entre deux pays. Toutes les frontières ont été tracées par l’homme, définies au terme de guerres et de négociations, fixées dans des traités. Dès le XVe siècle, à Tordesillas, les colonisateurs portugais et espagnols s’entendirent sur un partage du monde. Quatre siècles plus tard, à Berlin, Français et Britanniques redessinèrent la carte de l’Afrique, au mépris des réalités locales et au prix d’un découpage arbitraire de géomètre qui continue de fragiliser le continent. Puis vint le traité de Sèvres, quand les vainqueurs de la première guerre mondiale organisèrent le dépeçage de l’Empire ottoman et établirent leurs mandats au Proche-Orient, divisant les populations, créant des clivages artificiels. Même les mers ont eu besoin de leur convention : à Montego Bay, en 1982, l’Organisation des Nations unies (ONU) a défini les règles du partage des eaux territoriales, afin d’en finir avec un désordre qui profitait surtout aux nations riches – lesquelles ont longtemps refusé de ratifier le texte. En fait, les frontières sont si peu naturelles que les Etats éprouvent souvent le besoin de les matérialiser. Et ils ont trouvé toutes sortes de moyens pour y parvenir : ériger des murs, dresser des barrières ou tendre des fils barbelés.


  • La #culture générale, outil de sélection rouillé
    http://www.inegalites.fr/spip.php?article1590
    Marrant, j’ai passé une bonne partie du défilé d’hier à m’engueuler (gentiment) avec un pote prof précisément sur ce sujet. Et l’Observatoire est plutôt d’accord avec moi !

    Les intellectuels étrangers regardent cet exercice très français avec une stupéfaction amusée : rares sont ceux qui comprennent qu’un pays sélectionne ses fonctionnaires et ses élites en leur demandant de formuler dans une dissertation de grandes idées générales puisées dans la littérature, la philosophie, l’histoire ou les arts. Beaucoup moquent même ce goût pour l’abstraction qui, selon eux, frôle la cuistrerie. « La dissertation de culture générale est un mode de recrutement propre à la France, constate Dominique Meurs, professeure d’économie à l’université de Nanterre et chercheuse à EconomiX et à l’Institut national d’études démographiques (INED). Les autres pays embauchent généralement leurs fonctionnaires sans concours, à travers des entretiens d’évaluation qui permettent de mesurer, non les connaissances académiques, mais les compétences professionnelles des candidats. ».

    (...)

    En France, la “culture générale” n’a d’ailleurs de générale que le nom : elle méconnaît des pans entiers de l’univers du savoir. La littérature, la philosophie, l’histoire et les arts sont fortement privilégiés, mais la culture scientifique, les savoirs techniques, la sociologie, l’anthropologie, l’histoire économique, les sciences de la nature, de l’environnement ou de la santé sont regardés avec une certaine condescendance. « La culture, comme le “bon goût”, n’est pas une notion objective déposée au Bureau international des poids et mesures de Sèvres, sourit Marie Duru-Bellat, sociologue à Sciences Po. Elle dépend évidemment de ceux qui en définissent les contours. En France, nous avons une conception plutôt élitiste et traditionnelle de la culture générale, et nous sélectionnons nos futurs dirigeants sur ces critères. Le mépris des savoirs empiriques et scientifiques est pourtant regrettable : dans un monde où les questions d’environnement sont centrales, la culture scientifique, ce n’est pas un détail ! ».

    #éducation #tw #fb