Brider les voitures, oui c’est une idée.
Et oui, il y a sans doute un problème culturel : mon idée à moi, c’est que la voie publique est avant tout un espace public, un espace commun utilisé par tous et que les règles d’utilisation devraient s’aligner sur ses utilisateurs les plus vulnérables (les piétons, les vélos, les enfants,...) et pour des raisons culturelles, c’est loin d’être le cas. Pour l’instant, la route, la rue reste des lieux privilégier du machisme, du concours de bite (« j’ai la plus grosse et j’éjacule pus vite et plus loin que toi, pauvre con »), le lieu des attitudes qui méprisent le « principe de précaution » au nom d’une société qui « doit aller vite ». C’est d’ailleurs incompréhensible que le « principe de précaution » soit appliqué dans de nombreux autres domaines mais pas dans celui de la circulation routière.
Et il y a du boulot : au début des années 1990, Jacques Calvet, l’ancien patron de Peugeot, disait sur l’antenne de France Inter que les limitations de vitesses étaient un scandale sans nom (il ne pouvait pas vendre ses gros modèles, pauvre chéri). C’était criminel, mais ça passait très bien à l’époque et le discours était soutenu par les journalistes.
Aujourd’hui la situation s’est améliorée, mais il reste du boulot... Et pas seulement en France :)