city:tripoli

  • Syrie. Le point sur la bataille de Qoussaïr (21 mai 2013)

    Où est Qoussaïr ? Ville située près de Homs, à quelques kilomètres de la frontière avec le Liban. Elle occupe une position stratégique. Elle permet aisément de rentrer et sortir du Liban.

    Début des combats ? L’assaut de l’armée syrienne contre la rébellion installée à Qoussaïr a débuté le dimanche 19 mai. Il n’est pas terminé (1). L’armée régulière avait pris position dans les alentours depuis plusieurs semaines. Elle contrôlait depuis une dizaine de jours la zone d’al-Tal, qui domine Qoussaïr.

    Qui combat ? D’un côté, des groupes de la rébellion qui contrôlaient la ville depuis une année (notamment la Brigade Farouk relevant de l’Armée Libre Syrienne) ; En face, l’armée syrienne assistée de combattants se revendiquant du Hezbollah et les Forces de la Défense Nationale (milice paramilitaire créée par le régime). L’aviation est intervenue. Il y aurait une centaine de morts des deux côtés.

    Issue ? Tout le monde s’accorde à dire que le régime va reprendre le contrôle de la ville dans les heures ou jours à venir.

    Réactions arabes ? La Ligue arabe a convoqué une réunion pour jeudi 23 mai pour évoquer la conférence internationale dans le contexte de la situation sur le terrain, notamment à Qoussaïr.

    Contexte politique et diplomatique ? L’assaut de Qoussaïr est intervenu au lendemain du jour où Assad a déclaré qu’il ne quitterait pas le pouvoir (2). Personne ne croit que la conférence internationale, destinée à mettre fin au conflit par un accord entre le régime et la rébellion, puisse réellement se tenir début juin. Le fossé se creuse entre chiites et alaouites, combattant pour le régime, et sunnites qui forment le gros de la rébellion. Le Président Assad a récemment fait valoir que son gouvernement n’utilisait les services « d’aucun combattant extérieur à la Syrie, ni d’autres nationalités, et n’avait besoin d’aucun autre Etat arabe ou étranger » (2) (3) La participation du Hezbollah aux combats rend caduc la politique de non-intervention du Liban. Pire, le Front al-Nousra avait menacé, il y a plusieurs semaines, de prendre Beyrouth pour cible si le Hezbollah ne cessait pas ses opérations en Syrie.

    Conséquences ? La chute de Qoussaïr permettra à Damas de reprendre le contrôle de la zone frontalière du Liban. Elle affaiblira la rébellion à Homs et ailleurs en Syrie. Elle offrira au régime la possibilité de choisir ses prochaines cibles. Elle modifiera la lecture des événements en replaçant les loyalistes au centre du jeu. Elle est susceptible de provoquer en Syrie des représailles à l’encontre des alaouites et des chiites (4) et de réalimenter les troubles à Tripoli entre alaouites et sunnites
    1. http://www.aljazeera.com/news/middleeast/2013/05/2013519124646578835.html
    2. http://www.clarin.com/zona/Renunciar-pueblo-decide-quedo-EEUU_0_922107887.html
    3. http://www.syriaonline.sy/?f=Details&catid=12&pageid=5835
    4. http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/05/syria-conflict-lebanese-border-qusayr.html


  • Liban : deux morts dans des accrochages armés à Tripoli
    http://www.lorientlejour.com/article/815057/liban-deux-morts-dans-des-accrochages-armes-a-tripoli.html

    Au moins deux personnes ont été tuées et six autres blessées à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, au cours de heurts confessionnels liés au conflit en Syrie voisine, a rapporté dimanche une source de sécurité à l’AFP.
     
    Les deux morts sont un habitant de 22 ans du quartier alaouite de Jabal Mohsen, et un adolescent de 13 ans originaire du quartier sunnite rival de Bab el-Tebbaneh. En outre, une personne a été blessée à Jabal Mohsen et cinq autres à Bab el-Tebbaneh.
     
    « L’armée libanaise est sur les lieux et répond aux tirs », a ajouté la source de sécurité, sous le couvert de l’anonymat.
     
    Dans l’après-midi, l’Agence nationale d’information (ANI, officielle) a affirmé que la route internationale reliant Tripoli à la région de Akkar était dangereuse en raison de tirs de francs-tireurs


    • Littéralement pour les considérations électorales les plus viles, le gouvernement US a refusé toute aide sérieuse qui aurait sans doute permis de sauver l’ambassadeur ; il était impératif de ne pas risquer d’impliquer les USA dans une “intervention” en Libye alors que le sort du monde se jouait puisque le Saint-président avait entamé la campagne pour sa réélection et qu’une géguerre postmoderniste de plus aurait fait mauvais effet.


  • Même si (ou parce que) l’on n’a aucune passion pour les considérations confessionnelles, la lecture de cet article est tout à fait intéressante pour comprendre un des plus dangereux enjeux des tensions libanaises du moment : Lebanon : Orthodox Law Halves the Future Movement Bloc
    http://english.al-akhbar.com/content/lebanon-orthodox-law-halves-future-movement-bloc

    Not even the gloomiest pessimists would’ve predicted that a few days from now, Lebanon’s Future Movement would have to face a vote over an electoral law that, if passed, would take away more than half its parliamentary seats. The proposed Orthodox Gathering Law has caused panic in the ranks of the Future Movement, which is now mobilizing to thwart the bill.


  • L’attentat de Tripoli, symptôme de l’absence d’Etat en Libye
    http://www.lemonde.fr/libye/article/2013/04/24/l-attentat-de-tripoli-symptome-de-l-absence-d-etat-en-libye_3164978_1496980.

    Or si « 95 % des milices travaillent pour le gouvernement ou sont avec lui », selon les estimations de l’ICG, leur contrôle reste hypothétique et soumis à d’incessantes négociations entre leurs chefs et l’Etat central. "Les tentatives du gouvernement d’unifier les brigades se sont souvent soldées par un échec, à l’instar des Comités suprêmes de sécurité (CSS), un organe hybride entre les ministères de l’intérieur et de la défense, auxquels ont été incorporés beaucoup de révolutionnaires. La seule chose qui ait changé est qu’ils sont désormais payés par le gouvernement mais, ayant été intégrés par brigades entières, leur loyauté reste acquise à leur commandant de terrain", explique Samuel Laurent, consultant risque-pays et auteur de Sahelistan (Seuil, 2013).


  • Nouvelles accusations sur un financement libyen de la campagne de Sarkozy dans le Monde :
    http://www.lemonde.fr/libye/article/2013/04/27/nouvelles-accusations-sur-un-financement-libyen-de-la-campagne-de-m-sarkozy_

    Interrogé le 8 avril par un juge du pôle financier parisien, Serge Tournaire, M. Dupuydauby a rapporté les confidences qui lui auraient été faites à Tripoli, le 28 janvier 2009, par deux dignitaires du régime du colonel Kadhafi – renversé en 2011. Il s’agit de Bachir Saleh, alors directeur du cabinet du dictateur, et de son bras droit, Cheick Amadou – dit « Bany » – Kanté, ex-représentant pour l’Afrique de l’Ouest du Libya Africa Portfolio for Investment, le puissant fonds souverain libyen.
    D’après le récit livré au juge par M. Dupuydauby, ses deux interlocuteurs lui auraient expliqué qu’ils étaient contraints de stopper toute collaboration avec lui, au profit de M. Bolloré, à la suite des injonctions de Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée. « M. Guéant a rappelé à MM. Saleh et Kanté, qui me l’ont répété, que M. Bolloré avait joué un rôle important dans le financement de la campagne de M. Sarkozy en 2007, a assuré au Monde M. Dupuydauby. Il aurait servi d’intermédiaire, via notamment le Liechtenstein, pour le transfert des fonds libyens destinés au financement occulte de M. Sarkozy. »
    M. Guéant aurait du coup obtenu que le régime libyen évince M. Dupuydauby, avec qui il était lié par différents accords, au profit de M. Bolloré, ce dernier obtenant par exemple en janvier 2011, juste avant le déclenchement de la révolution qui allait causer la perte de M. Kadhafi, la concession du port de Misrata.




  • Si ces incapables ne sont pas fichus de démarrer une guerre civile, je vais la déclencher moi-même. Ici, le député du Courant du Futur Mouïn Merhebi sort sa Kalashnikov et tire sur les Forces de sécurité intérieure. (Vous n’en entendrez certainement jamais parler en France.)
    http://www.dailystar.com.lb/News/Politics/2013/Apr-22/214594-mp-fires-shots-in-standoff-with-police-in-tripoli.ashx#axzz2RB4

    Police said late Sunday an investigation is under way after Akkar MP Mouin Merhebi fired shots in a standoff with police near Tripoli, north Lebanon.

    A statement from the Internal Security Forces said police set up two checkpoints Sunday afternoon as part of a crackdown on building violations in Badawi near Tripoli, Lebanon’s second-largest city.

    When Merhebi arrived at one of the checkpoints on the main Beddawi road at 7:30 p.m., he demanded its removal, arguing that the roadblock was causing a traffic jam, the police statement said.

    It said Merhebi ignored the police’s explanation regarding the nature of the checkpoint and grabbed a Kalashnikov out of his car and began firing shots into the air after unleashing insults.

    Then, Merhebi approached a military vehicle at the checkpoint in an attempt to remove it, but the driver refused and a scuffle ensued, the police said.

    Admiratif, l’Orient-Le Jour précise dans le titre et dès sa première phrase : « tire en l’air ». Des fois que ce serait pas grave : Liban : un député tire en l’air pour se frayer un passage (mais au moins, l’OLJ n’omet-il pas de rappeler que ce monsieur est de nos amis du Futur).
    http://www.lorientlejour.com/article/811192/liban-un-depute-tire-en-lair-pour-se-frayer-un-passage.html

    Le député du Courant du Futur, Mouïn Merhebi, a tiré en l’air dimanche soir pour se frayer un passage dans un embouteillage à Tripoli, dans le nord du Liban, selon un communiqué des Forces de sécurité intérieure (FSI).

    Dans les faits, une patrouille des FSI tentait d’éliminer une construction illégale dans la région de Beddaoui lorsque le convoi du député est arrivé sur les lieux et a demandé aux FSI de retirer le point de contrôle qu’ils avaient érigé et qui avait causé un énorme bouchon.

    (J’aimerais bien en savoir plus sur cette « construction illégale », au passage.)


  • Dans l’article de Jean Aziz, cette mention des attaques contres les commerces des alaouites de Tripoli (événement passé inaperçu ici) :
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/04/syria-conflict-possible-partition.html

    On April 10, Sunni jihadists burned large number of Lebanese Alawite shops and businesses in Tripoli. Alawites in the city number some 30,000, or 12% of the population. Most of them live in an area that has become a kind of ghetto. Their businesses throughout the city are now under threat. An Alawite political leader said in an interview, “We are now living in the city between the jaws of pliers. Some deem us traitors and infidels who should be killed and whose property should be destroyed just because we are Alawites.”


  • Liban : une grenade explose devant le club des officiers de Kobbé (les grenades explosent régulièrement, en ce moment à Tripoli)
    http://www.lorientlejour.com/article/810110/-liban-une-grenade-explose-devant-le-club-des-officiers-de-kobbe.html

    L’Agence nationale d’information (ANI, officielle) a rapporté qu’une grenade a explosé lundi devant le club des officiers de Kobbé, à Tripoli (Liban-Nord) sans causer de dégâts matériels ni faire de victime.

    Ne pas oublier, il y a un mois :
    http://seenthis.net/messages/121196
    qui référençait :
    http://english.al-akhbar.com/content/lebanon-tripoli%E2%80%99s-armed-commanders-mutiny-against-future

    The commanders also singled out the most prominent military face of the Future Movement, former Lebanese army officer Amid Hammoud, saying he was responsible for much of Tripoli’s insecurity. In particular, they say that Hammoud is behind the recent spate of hand grenade attacks.

    • Chez NowHariri, le contrefeu prend la forme d’un long billet avec force graphiques (qui, en gros, ne servent en rien la démonstration), pour finalement affirmer que c’est Mikati qui arme les salafistes et les extrémistes islamistes de Tripoli, avec la complicité du Hezbollah : Sects and the city
      https://now.mmedia.me/lb/en/specialreports/sects-and-the-city

      The fighters, he believes, are pawns in a larger game which serves the interest of all those involved. On one hand, Hezbollah sees that their Sunni fighters’ very existence fits Assad’s narrative that extremists from the ‘Emirate of Tripoli’ are sending ‘terrorists’ across the border to fight the regime. On the another hand, Miqati sees a chance to expand his popularity by mobilizing them.

      […]

      “But Miqati now holds the key to almost all fighters that surround the Alawites of Jabal Mohsen. The question is, what does he plan to do with them and how does he plan to protect them now that he’s no longer in government,” closed Ahdab.

      Mais est-ce que, le 11 avril 2013 (date de cet article), Assad a encore besoin des groupes armés de Tripoli pour « faire croire » que son régime affronte des extrémistes fondamentalistes ? Sérieusement.


  • Quand Frida Dahmani, journaliste de Jeune Afrique, plagie mal La Presse de Tunisie et transforme Burhan Ghalioune en « numéro deux des Frères musulmans en Syrie » en « complétant » une interview d’Ahmed Manaï :

    Le 11 décembre 2011, une rencontre importante s’est tenue à Tripoli. Elle a réuni Youssef Kardhaoui, Rached Ghannouchi, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, le second personnage des Frères musulmans en Syrie, tous venus en principe sceller la réconciliation des Libyens. A participé à cette réunion aussi Abdelhakim Belhaj, le gouverneur militaire de Tripoli. C’est au cours de cette réunion qu’a été décidée l’adhésion à l’accord Ghoulioune-Abdeljelil d’armer et d’envoyer des combattants tunisiens et libyens en Syrie. http://www.lapresse.tn/28032013/64790/le-recrutement-lentrainement-le-financement-et-lenvoi-de-jihadistes-en-syri

    Selon Ahmed Manaï, président de l’Institut tunisien des relations internationales (Itri) et membre de la commission des observateurs arabes en Syrie, une rencontre stratégique aurait ainsi eu lieu à Tripoli, en décembre 2011, avec la bénédiction de Mustapha Abdeljalil, alors numéro un libyen, entre Youssef al-Qaradawi, président de l’Union internationale des savants musulmans, Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahdha, Borhane Ghalioune, numéro deux des Frères musulmans en Syrie, Abdelhakim Belhaj, ancien d’Afghanistan et fondateur du Parti national libyen (PNL), et le ministre qatari des Affaires étrangères. Aux termes de l’accord dit Ghalioune-Abdeljalil, les participants sont convenus d’armer les jihadistes syriens et de leur envoyer des renforts tunisiens et libyens. http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2726p043.xml0


  • Je vois que Tammam Salaam s’écrit aussi de cette façon dans les #cablegate, j’en ai donc trois de plus à signaler :

    08BEIRUT1288 - 3 septembre 2008
    LEBANON : WITH DAS HALE, VETERAN SUNNI FIGURE
    STRESSES NEED FOR MORE ASSISTANCE TO THE ARMY
    http://wikileaks.org/cable/2008/09/08BEIRUT1288.html

    In his August 30 meeting with visiting NEA DAS David Hale, Minister of Culture and respected leader of the Sunni community Tammam Salaam stressed the need for progress in the Israeli/Palestinian peace process to defuse extremism in the region. Praising Hizballah’s quick admission of culpability in the August 28 attack on a Lebanese Army helicopter, Salaam opined that a “security by consensus” understanding was emerging between Hizballah and the government. Salaam stressed the need for more powerful USG assistance to the Lebanese Armed Forces, warned about continuing sectarian tension and rising extremism, as demonstrated in Tripoli, and expressed moderate praise for Lebanon’s top three leaders, President Sleiman, PM Siniora, and Speaker Berri. End summary.

    (La citation qu’en fait Angry Arab est trop courte. Remise dans son contexte, elle ne me semble pas particulièrement scandaleuse.)

    La même information reprise le lendemain :
    08BEIRUT1296 - 4 septembre 2008
    SUBJECT : LEBANON : LAF HELICOPTER ATTACK A HIZBALLAH ERROR ?

    Minister of Culture Tammam Salaam told DAS Hale August 30, one day after the cabinet named Kahwagi as the new LAF Commander, that the appointment should give the impression that security is under control. Instead, the helicopter incident represented a step backwards. Salaam did not believe Hizballah would be held accountable for the incident, but credited Hizballah for not being “arrogant” in its public statements on the incident. Salaam added that what was evolving between Hizballah and the GOL was a “security by consensus” understanding.

    Et quelques considérations de politique politicienne par Miqati :
    09BEIRUT443 - 16 avril 2009
    LEBANON : MIKATI CAUTIOUSLY OPTIMISTIC ABOUT ELECTORAL OUTCOME, BUT SAYS RACE WILL BE CLOSE

    Mikati observed that the process of state-building was difficult. He said an April 13 attack on a Lebanese Armed Forces (LAF) patrol in the Bekaa valley proved that “curing” one institution was not enough, if the others were still “sick,” such as the Justice Ministry or the Internal Security Forces (the police). He called President Sleiman “wise,” and credited him for acting as an arbitrator between Lebanon’s political factions. If the electoral outcome produced a moderate majority, including a group of eight to ten independents, then Sleiman would be strengthened, he theorized. Among the independents, Mikati believed that he, current Minister of Culture Tammam Salaam (Sunni), and presidential advisor Nazem Khoury (Christian) were among those who could bring about this change.



  • Insécurite en Libye : Des hommes armés achèvent un blessé dans un hôpital
    http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=27588:insecurite-en-libye--des

    Des hommes armés ont fait irruption, hier, dans la salle de réanimation d’un hôpital de Tripoli pour achever un homme blessé qui y recevait des soins, dans un nouvel épisode de l’insécurité persistante dans le pays, a déclaré un responsable de l’établissement.

    « Des individus armés sont entrés dans la salle de réanimation où deux hommes blessés avaient été admis. Ils en ont tué un et le second a disparu », a expliqué à l’Afp le Dr Sami Hanech, directeur de l’hôpital de traumatologie d’Abou Slim.

    […]

    Les nouvelles autorités libyennes, qui tentent de mettre en place une armée et une police nationales, ne sont pas parvenues à désarmer les groupes d’ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi durant la révolte de 2011. C’est surtout Benghazi, berceau de la révolte dans l’est du pays et désormais repère pour les groupes jihadistes, qui a connu une série d’attaques contre des intérêts occidentaux et des postes de police, ainsi que des assassinats de responsables de la sécurité ou d’anciens rebelles.


  • Lebanon: Tammam Salam’s Path to Prime Minister
    http://english.al-akhbar.com/content/lebanon-tammam-salam%E2%80%99s-path-prime-minister

    How did Lebanon and Saudi Arabia’s power brokers decide on Tammam Salam as the country’s next prime minister? Al-Akhbar explains how former prime minister Mikati’s calculations failed him and paved the way for Salam’s rise.

    When former prime minister Fouad Siniora delivered his speech to the massive crowds at the funeral of Wissam al-Hassan, the assassinated intelligence chief, standing next to him was none other than Tammam Salam.

    Last night, Siniora and Salam were side-by-side once again, this time at Saad Hariri’s downtown mansion. The Arab and international signal had been given to begin negotiations on a new prime minister. With that, MP Salam is now the next prime minister in waiting.



  • Libye : un mausolée musulman détruit à l’explosif dans la banlieue de Tripoli

    http://www.lorientlejour.com/category/Derni�res+Infos/article/807448/Libye+ :+un+mausol.html

    Des inconnus ont fait exploser jeudi le mausolée d’un saint musulman dans la banlieue est de Tripoli, quelques mois après une vague d’attaques menée par des islamistes intégristes contre plusieurs mausolées en Libye, a constaté un photographe de l’AFP.


  • Les gens sont méchants : BHL ne sera pas reçu à Tripoli
    http://www.rue89.com/2013/03/18/bhl-le-juif-ne-fera-pas-le-voyage-tripoli-avec-sarkozy-240661

    Dans un contexte sécuritaire qui reste tendu, la mairie redoutait un incident : Bernard-Henri Lévy est juif, et cela pourrait servir de prétexte aux milices islamistes pour attaquer la mairie, nous expliquait-t-on lundi à Tripoli

    Selon une source proche de BHL, Nicolas Sarkozy a failli annuler le voyage et Lévy l’aurait convaincu d’y aller quand même. Que c’était « effectivement un problème » mais que « leurs amis libyens étaient dans une posture délicate car ils devaient faire attention aux islamistes ».

    Attention, il va forcément y avoir des commentaires totalement à côté de la plaque à ce sujet. Ne pas perdre de vue :
    – que cette histoire se base sur très peu de données factuelles et concerne en premier lieu des manipulateurs professionnels ; les propabilités de montage médiatique sont ici maximales ;
    – que pour un sioniste et un néoconservateur, le fait que les pays arabes soient livrés à l’intolérance islamiste et qu’Israël soit le seul refuge des juifs du monde arabe (tandis que les chrétiens arabes, eux, devraient aller en Europe), ça n’est pas une catastrophe, mais plutôt une sorte de but pratique.


  • Un petit point sur l’une des deux raisons invoquées pour la démission de Mikati :

    – Le général Achraf Rifi, chef des Forces de sécurité intérieure, atteint l’âge de la retraite ; l’homme est très proche du 14 Mars. Prochainement également, le chef de l’armée, Jean Kahwagi semble-t-il apprécié du Hezbollah.

    Le Futur a proposé une loi pour prolonger les deux mandants :
    http://www.dailystar.com.lb/News/Local-News/2013/Mar-22/211132-rifi-downbeat-over-term-extension-prospects.ashx

    The Future parliamentary bloc has written an urgent draft law to change the mandatory retirement age for several high-ranking security officials who are set to reach mandatory retirement age this year, including Rifi and Lebanese Army Commander Gen. Jean Kahwagi.

    – Pas question pour le Hezbollah et les aounistes de prolonger Rifi, qui est leur bête noire dans plusieurs affaires :
    http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/806628/Prorogation_du_mandat_de_Rifi_%3A_vers_une_demission_du_gouvernement_

    Le ministre d’Etat, Ahmad Karamé, a averti vendredi que le gouvernement pouvait tomber si le mandat du général Achraf Rifi à la tête des Forces de sécurité intérieure (FSI) n’était pas prorogé lors du Conseil des ministres qui se tient cet après-midi.

    Pour Kahwagi, le Hezbollah serait favorable, mais pas Aoun :
    http://www.dailystar.com.lb/News/Politics/2013/Mar-19/210664-future-seeks-extension-of-rifi-kahwagi-terms.ashx

    Both Hezbollah and ally Free Patriotic Movement leader MP Michel Aoun oppose extending Rifi’s term, given his affiliation with the Future Movement.

    Similarly, some March 14 groups are said to oppose lengthening Kahwagi’s term because of his perceived closeness to Hezbollah. The Islamist party backs adding to Kahwagi’s mandate, but Aoun does not.

    Je n’ai pas trouvé les raisons de l’opposition des aounistes à Kahwagi.

    – Joumblatt prétend qu’il était prévu de remplacer Rifi par le général Ali Hajj, bête noire du clan Hariri :
    http://www.naharnet.com/stories/en/76691-jumblat-reveals-plan-to-replace-rifi-with-ali-hajj-it-s-all-about-pr

    He revealed a plan that consists of replacing Internal Security Forces chief Asraf Rifi with General Ali Hajj.

    Hajj a déjà 58 ans, alors pour remplacer Rifi qui atteint les 59 ans fatidiques le 1er avril, je ne vois bien pas l’intérêt de provoquer des tensions énormes pour seulement quelques mois à la tête des FSI.

    – Pour succéder à Rifi, Roger Salem : « mais Salem est grec catholique ».
    http://www.dailystar.com.lb/News/Politics/2013/Mar-19/210664-future-seeks-extension-of-rifi-kahwagi-terms.ashx

    If Rifi’s term is not extended, ISF Deputy Commander Brig. Roger Salem will become acting head of the ISF until a new director-general is appointed, although Salem too will reach retirement age in only three months. Custom dictates that a Sunni holds the top post at the ISF, but Salem is a Greek Catholic.

    Et pour remonter plus loin sur le background de l’affaire :
    – Achraf Rifi bloquant l’accès du ministre des télécoms, puis refusant d’obéir aux ordres directs du ministre de l’intérieur ; sur fond de réseau téléphonique suspect :
    http://seenthis.net/messages/18989
    – le #cablegate révélait comment Achraf Rifi était très impliqué dans la création de la milice de Saad Hariri :
    http://seenthis.net/messages/15268

    The second issue Jumblatt raised was Saad’s reported training of Sunni militias in Lebanon (allegedly 15,000 members in Beirut and more in Tripoli). In establishing his own “security agencies” in Beirut and Tripoli, Saad was being badly advised by “some people,” Jumblatt said, such as ISF General Ashraf Rifi. In his meeting with Jumblatt, Hassan admitted having knowledge that members of Saad’s Future Movement were being trained. Hassan reportedly opposed such training, but “people around Saad” (i.e., Rifi) were telling him to go ahead.

    L’homme est donc particulièrement central pour les projets américains au Liban, et il semble tout de même totalement inimaginable que le bonhomme bénéficie du moindre traitement de faveur de la part d’un gouvernement auquel il a déjà très ouvertement désobéi (allant jusqu’à la confrontation physique avec un ministre).


  • Désormais cinq morts depuis hier à Tripoli (Liban)
    http://english.al-akhbar.com/content/clashes-rock-tripoli-killing-5

    At least five people were killed and 18 more wounded in renewed violence in the northern Lebanese city of Tripoli since Thursday night.

    The first death came in an exchange of fire in the Qubbeh neighborhood of the city, security sources told AFP, identifying the man as 26-year-old Moatassem al-Shamra. Two others were were wounded in the same exchange of fire.

    The source said a second man from the Bab al-Tabbaneh neighborhood was also killed, adding that a total of 18 people had been wounded in the ongoing clashes.

    At least one soldier was wounded in the clashes. The Lebanese army continued responding to heavy gunfire and conducting patrols on Friday, Lebanon’s National News Agency reported.


  • Passionnant entretien avec Romain Caillet : Religioscope : Liban : un état des lieux du salafisme
    http://religion.info/french/entretiens/article_605.shtml

    Pour des raisons liées à l’histoire particulière de ce pays, qui a connu une longue guerre civile de 1975 à 1990 et conserve une certaine culture des armes, toutes les composantes de l’islamisme au Liban sont, peu ou prou, militarisées. Les salafis libanais, dans toute leur diversité, n’échappent pas à cette règle et ses principaux leaders disposent de services de sécurité solidement armés, à l’instar des principaux hommes politiques libanais. C’est peut-être ce contexte libanais particulier qui explique l’absence, ou la faiblesse, des principaux courants salafis quiétistes présents dans le monde arabe, et largement majoritaires en France, notamment les partisans de Rabî’ al-Madkhalî, qui prône la soumission politique aux pouvoirs autoritaires, pour peu qu’ils s’affilient vaguement à l’islam. Ce courant, opposé à la quasi-totalité des luttes armées menées actuellement dans le monde musulman, représente donc une offre identitaire peu attrayante pour la jeunesse sunnite, en concurrence directe avec les jeunes chiites libanais, dont l’appartenance au camp du Hezbollah, celui de la « résistance », légitime leur usage des armes dans l’espace public.

    Sans être majoritaire, le courant jihadiste est donc assez populaire dans les milieux salafis libanais, naturellement plus enclins à la rébellion qu’à la docilité. C’est toutefois un compromis entre ces deux lignes politiques, salafis quiétistes contre jihadistes, qui représente à mes yeux la spécificité du salafisme libanais. Son influence sur la population était toutefois restée restreinte, voire relativement marginale, jusqu’à l’émergence spectaculaire du shaykh Ahmad al-Asîr à la faveur de la révolution syrienne et de la vacance du leadership sunnite au Liban. En l’espace d’un an et demi, cet imam de la mosquée Bilâl b. Rabbâh, située dans la commune de ’Abrâ, à l’est de Saïda, la capitale du Sud-Liban, est parvenu à fédérer autour de sa personne plusieurs milliers de militants déterminés.

    Particulièrement intéressant, d’autant qu’il y a des détails et des formulations que me laissent penser que je ne suis pas tout à fait sur la même ligne que Roman Caillet. Mais sa connaissance des salafistes libanais m’impressionne beaucoup.


  • Violences inter-communautaires dans le nord du Liban, un mort
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130320.REU0117/violences-inter-communautaires-dans-le-nord-du-liban-un-mort.ht

    Une personne a été tuée par balle et une vingtaine d’autres ont été blessées lors d’échanges de coups de feu mercredi à Tripoli, la grande ville du Nord-Liban, rapportent des sources de la sécurité, à propos de violences inter-communautaires liées à la guerre civile qui fait rage en Syrie voisine.

    La victime était originaire du quartier de Jabal Mohsen, une enclave alaouite dans cette cité portuaire majoritairement sunnite.

    […]

    Des fusillades ont alors éclaté entre Jabal Mohsen et le quartier sunnite de Bab Tebanneh. D’après la population locale, le gros des blessés se trouve dans le quartier alaouite.

    « le gros des blessés » ? Classieux.


  • Les facteurs de déstabilisation et la responsabilité collective | Scarlett Haddad
    http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/805928/Les_facteurs_de_destabilisation__et_la_responsabilite_collective.html

    Toute cette démonstration de force a eu lieu presque simultanément dans trois régions différentes du pays à la suite d’une rumeur qui n’avait aucun fondement. C’est dire combien la scène locale est devenue fragile et prête à se soulever et combien cheikh el-Assir et ses semblables ont pris de l’importance au sein de la rue sunnite. L’homme dont une poignée de partisans fermaient une route secondaire à Saïda peut désormais mobiliser au Nord, dans la Békaa et à Beyrouth, au détriment des courants modérés qui, toujours selon la source de sécurité, avaient commencé par utiliser le phénomène el-Assir comme un épouvantail avant qu’il ne commence à grignoter leur propre assise populaire. Le cheikh sunnite ne rate d’ailleurs pas une occasion pour se mettre en avant et pour jeter de l’huile sur le feu. Cheikh Maher Hammoud de Saïda a bien essayé de le raisonner, lui rappelant qu’il l’a sorti d’une mauvaise passe dans le passé. En vain. Le cheikh est devenu l’électron incontrôlable sur la scène sunnite et il est en train de devenir un facteur réel de déstabilisation.

    • Tout en prenant le contrepied du traitement habituel des événements par les éditorialistes de son propre quotidien, Scarlett Haddad me semble ici encore très timide.

      Les bombardements syriens près d’Ersal (ou à Ersal, c’est selon), par exemple, ne sont-ils pas la conséquence des actions, il y a quelques mois, qui ont chassé l’armée libanaise du Akkar, avec la participation ouverte et active de députés du 14 Mars. Il n’y a quand même pas que les dérives d’un escroc salafiste de Saïda au Liban, surtout si l’on évoque Tripoli, la Békaa et Beyrouth : il y a une cohérence des événements bien plus inquiétante.


  • Très important : le Liban vient de frôler le déclenchement officiel d’une nouvelle guerre civile, et tout ce qu’on peut lire d’ici, c’est un silence embarrassé, ou une assez nette tentative d’inverser les responsabilités.

    Pour Kahwagi [le chef de l’armée libanaise], le Liban vient de vivre sa pire crise sécuritaire en huit ans
    http://www.lorientlejour.com/category/Derni%E8res+Infos/article/805988/Pour+Kahwagi%2C+le+Liban+vient+de+vivre+sa+pire+crise+s.html

    Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Jean Kahwagi, a affirmé que le Liban avait connu ces dernières 24 h sa pire situation sécuritaire depuis huit ans, après des attaques coordonnées contre des cheikhs sunnites à Beyrouth.

    La lecture de l’Orient-Le Jour tend à n’incriminer que « les chiites » qui ont agressé des religieux sunnites.

    Pourtant, le chef de l’armée est cité déclarant :

    Il a appelé les politiciens et les responsables religieux à “combattre tous ceux qui poussent à la discorde dans le pays”.

    Mais qui peut donc pousser, selon le chef de l’armée, à la « discorde dans le pays » ?

    Dans un article précédent, L’OLJ citait le Grand mufti de la République (sunnite, n’est-ce pas) :
    http://www.lorientlejour.com/category/À+La+Une/article/805966/Liban_%3A_Les_incidents_itinerants_exacerbent_la_rue_sunnite.html

    Le mufti de la République a profité de sa visite à l’hôpital pour s’en prendre aussi à ses propres opposants. « J’impute la responsabilité à certains leaders sunnites, lesquels sont derrière les attaques contre le mufti de la République et visent à le faire tomber. Ces leaders ont incité ces drogués à agresser les ulémas. Ils doivent être sanctionnés au même titre que les drogués », a-t-il expliqué. En effet, le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel, le mouvement Amal et le Hezbollah avaient affirmé dans la nuit de dimanche que les agresseurs étaient des « voyous drogués ».

    L’OLJ ne cherche pas plus loin qui pourraient être des « leaders sunnites » qui « inciteraient » des « drogués chiites » à attaquer des religieux sunnites ?

    La lecture de l’OLJ donne une impression très nette : le Liban est passé au bord de la guerre civile parce que des chiites ont agressé des religieux sunnites. Les citations du grand mufti et du chef de l’Armée, si on se contente de cette lecture, sont plus ou moins incompréhensibles.

    D’abord, il faut rappeler que depuis des semaines, l’agitation sectaire de l’escroc salafiste Assir à Saïda et ses menaces explicites contre les habitants chiites de la ville sont extrêmement dangereuses. J’écrivais il y a tout juste 5 jours : « Ces provocations vont fatalement se terminer dans le sang. » (Provocations explicites qui ne semblent, elles, ni intéresser nos médias, ni provoquer de déclarations paternalistes des ambassades étrangères.)
    http://seenthis.net/messages/121609

    Plus précisément, on pourra lire cette présentation d’un enchaînement des événements par Al-Monitor (article à la tonalité très discutable par ailleurs – je pense qu’il faut en général prendre Al-Monitor avec des pincettes ; cet article s’illustre d’ailleurs par un titre totalement contraire aux événements qu’il relate) :
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/03/sunni-shiite-tension-lebanon.html

    Un militant chiite libanais (présenté avec certitude comme un membre du Hezbollah par Al Monitor) serait mort en Syrie, en protégeant un lieu saint chiite au Sud de Damas (sanctuaire déjà attaqué semble-t-il par des « rebelles » syriens autant intéressés par la guerre contre les lieux saints chiites que par la chute du régime).

    À la nouvelle de l’enterrement, les supporters du salafiste Assir installèrent des check-points à Saïda, pour « distribuer des douceurs » en signe de liesse (il n’y a que l’extrême bonne volonté du Al-Monitor pour accepter l’idée que des miliciens salafistes montent des check-points pour distribuer des pâtisseries libanaises et que cela va bien se passer).

    Des résidents chiites du quartier de Haret Saïda auraient donc décidé de se rendre sur ces check-points pour, selon Al-Monitor, « provoquer ces hommes » (comme si ça n’était pas le fait que des salafistes installent des check-points à Saïda qui était déjà une intolérable « provocation »).

    Suite à quoi (mais le lien logique n’est pas réellement explicité), un « supporter masqué d’Assir » serait allé tirer des coups de feu contre le quartier de Haret Saïda. (Détail insignifiant : s’il est masqué et s’il n’a pas été arrêté, comment sait-on qu’il s’agit d’un supporter d’Assir ?)

    Et c’est ensuite que des religieux sunnites ont été agressés à Beyrouth. La dénonciation par le chef de l’Armée de « ceux qui poussent à la discorde » prend ici beaucoup plus de sens immédiat.

    En réalité, il faudrait sans doute également se replacer dans les événements de Tripoli, où les bandes armées sunnites viennent de dénoncer leur propre instrumentalisation par le 14 Mars et les sheikhs salafistes :
    http://seenthis.net/messages/121196
    et évidemment l’attaque d’Ersal contre l’armée libanaise, qui avait déjà été l’occasion d’une tentative de manipulation orchestrée par le bureau de presse Hariri à Beyrouth, et la réfutation claire par le chef de l’armée :
    http://seenthis.net/messages/112742

    Clairement, le chef de l’armée ne se contente pas de dénoncer deux chiites isolés de Beyrouth…

    Quant aux déclarations du grand mufti, comme le souligne @rumor, http://seenthis.net/messages/123105
    elles ont une signification légèrement différente : la lutte entre le grand mufti sunnite et le 14 Mars est officielle depuis des mois (il y a eu plusieurs articles du Akhbar). Noter que là, les accusations sont encore plus graves : faut-il comprendre que, selon lui, les deux voyous chiites (dénoncés immédiatement par le Hezbollah et Amal) ont agit non à la suite des provocations de Saïda, mais pour le compte de ses opposants du Dar al-Fatwa, c’est-à-dire sur commande des chefs sunnites (politiques, religieux ?) du 14 Mars ?

    Le Hezbollah, lui, dénonce explicitement une ingérence américaine. Depuis le #cablegate libanais, on sait en effet que les politiciens du 14 Mars et leurs alliés américains sont parfaitement capables d’exploiter une situation déjà détestable pour atteindre à une situation encore plus détestable. La déclaration du Mufti, qui implique que l’attaque par des « drogués chiites » seraient en réalité une manipulation de la part de responsables sunnites, me semble correspondre à la même logique.

    • Noter que le chef de l’armée parle de pire crise sécuritaire « depuis 8 ans », c’est-à-dire l’attentat contre Rafiq Hariri en février 2005. Et donc pas du tout les événements de mai 2008, pourtant invoqués rituellement par les 14 Mars comme un véritable épisode de guerre civile.

    • Source : la déclaration du chef de l’armée dans le Safir :
      http://www.assafir.com/Article.aspx?EditionId=2415&articleId=2011&ChannelId=58105

      وقال قائد الجيش اللبناني العماد جان قهوجي لـ«السفير» ان لبنان مر في الساعات الأربع والعشرين الماضية «بأخطر استحقاق أمني منذ ثماني سنوات»، وأضاف أن ما حصل يدل بوضوح الى أين يمكن أن يقود الشحن الطائفي والسياسي والمذهبي المستمر على مدار الساعة، مناشداً السياسيين ورجال الدين أن يتحملوا مسؤولياتهم من أجل وضع حد لكل من يساهم في التحريض ضد الآخر في وطنه.