city:tripoli

  • Aujourd’hui 25 mai, au Liban, c’est la Journée de la Résistance et de la Libération, l’anniversaire de la libération du Sud par le Hezbollah et ses alliés.

    Le Président de la République libanaise, Michel Sleiman, a donc rendu hommage à la Résistance, et son commentaire a été accueilli positivement par Al Manar, la chaîne du Hezbollah, qui reproduit assez largement sa déclaration :
    http://www.almanar.com.lb/english/adetails.php?eid=94909&frid=23&seccatid=14&cid=23&fromval=1
    Al Manar, comme à l’habitude, insiste sur la reconnaissance par le Président de la République du « concept de résistance », qui lie l’armée et le Hezbollah.

    À l’inverse, l’Orient Le Jour propose une version totalement inverse des propos de Sleiman : Sleiman critique vertement l’implication du Hezbollah en Syrie
    http://www.lorientlejour.com/article/816036/sleiman-critique-vertement-limplication-du-hezbollah-en-syrie.html

    Saisissant l’occasion d’une visite au siège du commandement de l’armée, à Yarzé, le président de la République, Michel Sleiman, a renouvelé hier, dans un discours, sa confiance dans l’institution militaire qu’il avait lui-même dirigée avant d’accéder à la présidence et il a réitéré ses principales options en matière de stratégie défensive, en contradiction totale avec la politique suivie par le Hezbollah.

    Tu ne seras certainement pas étonné de constater que Le Monde-avec-AFP adopte la ligne très partiale de l’Orient Le Jour :
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/24/syrie-le-president-libanais-appelle-le-hezbollah-a-la-prudence_3417195_3218.

    Le président libanais Michel Sleimane a appelé vendredi 24 mai le Hezbollah à la prudence concernant son engagement massif dans les combats au côté des forces de Damas, estimant que le puissant parti chiite risquait de s’embourber dans le conflit syrien.

    Pourtant, l’Orient Le Jour reproduit une déclaration qui devrait étonner :

    Apparemment, nous n’avons rien retenu de l’expérience qui a fait de notre patrie un théâtre (pour les autres). Aujourd’hui, nous faisons tout, volontairement, pour qu’elle redevienne un théâtre. Nous nous entre-tuons ailleurs, comme à Qousseir, et chez nous, comme à Tripoli. Nous avons même failli nous entre-tuer à Saïda. Cela est honteux.

    Pour que les libanais s’entretuent à Qusayr, il faut que non seulement le Hezbollah intervienne d’un côté, mais que d’autres Libanais interviennent dans l’autre camp. Ainsi, si tu lis le commentaire de l’OLJ, si tu lis le Monde, si tu écoutes John Kerry et Laurent Fabius, la phrase du Président de la République ne devrait avoir aucun sens… (bon sang, je me demande bien qui sont ces autres Libanais qui se battent en Syrie ; ce suspens est intenable !).


  • Le retournement de la France qui veut mettre le Hezbollah sur la liste européenne des organisations terroristes, tu sais ce que ça signifie, évidemment : ça veut dire qu’on se rapproche dangereusement d’une nouvelle guerre israélienne contre le Liban.

    Ce qu’il manque encore :
    – la signature sur du papier bruxellois (c’est pas fait, mais on fait tout pour),
    – le retour du 14 Mars aux affaires après les législatives (c’est pas fait, mais on fait tout pour),
    – que la situation deviennent totalement hors de contrôle à Tripoli puis à Saïda (c’est pas fait, mais on bien finir par y arriver),
    – que des clashs violents se multiplient dans la Beeka et que l’armée ne soit plus capable d’y riposter (c’est pas fait, mais bon…).


  • Très important : A Coup by Tabbaneh Field Commanders : “We Have the Final Say”
    http://english.al-akhbar.com/content/coup-tabbaneh-field-commanders-we-have-final-say

    The field commanders of Bab al-Tabbaneh’s gunmen have carried out a ‘coup’ against political leaders in the northern city of Tripoli, particularly MP Mohammed Kabbara. For all intents and purposes, the gunmen, who were being exploited politically and even financially, are now the ones controlling the streets.

    Political leaders in Tripoli have long taken advantage of the internecine street conflicts in the city, using the violence and political allegiances of the militants to advance their standings, both locally and regionally. So the field commander rebellion against politicians comes as a striking development in this latest spate of violence.

    The ‘coup’ against MP Kabbara and his political camp began on the night of Wednesday, May 22. As clashes spread, there was a lack of political stances to set the tone for the violence.

    Le député Kabbara est membre du Futur (Saad Hariri), et Amid Amid Hammoud est le chef de la « branche armée » du Futur.

    At this point, Hammoud sensed that the insinuation was aimed at him and responded, “I have distributed the arms, but I cannot cover all of Tabbaneh’s weapon needs.”

    Évidemment, tu n’entendras pas plus parler de cette « révolte » des gangs armés sunnites contre leurs patrons du Courant du Futur (et donc le rôle direct du Futur dans la violence à Tripoli) que tu n’as entendu parler du précédent billet signalant le début de cette révole (il y a deux mois) :
    http://seenthis.net/messages/121196

    Je parie que plus c’est important, et moins tu auras de chance d’en entendre parler…

    • D’ailleurs, dans le Akhbar du jour :
      http://www.al-akhbar.com/node/183696

      ليس الكذب من صفات اللواء أشرف ريفي. وهو لم يخفِ يوماً حقيقة موقفه: «نحن نتاج 14 آذار». قالها بفخر غير مرة وهو يرتدي البزة العسكرية مديراً عاماً لقوى الأمن الداخلي. يوم أمس، كان يتحدّث بأريحية. فما قاله عن «قادة المحاور» في طرابلس ليس طارئاً على قاموسه. كان يردده دوماً في مجالسه الخاصة. في لقاءاته مع الإعلاميين خلف الكاميرا وبعيداً عن آلة التسجيل، او في عشائه اليومي في مكتبه السابق في «المديرية». هو الراعي الرسمي، لكن غير الحصري، للمسلحين الذين لم يتوقفوا منذ العام 2008 عن إطلاق النار في صدر مدينتهم. يرفع قدر أحدهم، ثم يُنزله بـ«شحطة قلم». كان سمير الحسن (قائد سابق لمجموعة مسلحة في المدينة) «رفيقَ» ريفي. ترك سمير تيار المستقبل واقترب من الرئيس نجيب ميقاتي ثم حزب الله، فنبش له اللواء ملفاً من أيام الحرب الأهلية، وهجّره من طرابلس. وكان بلال دقماق ينطق باسم «اللواء أشرف». وبعدما تقارب الرئيس سعد الحريري مع النظام السوري عام 2009، استفاق دقماق ليجد نفسه خلف قضبان نظارة مخفر في طرابلس، بأمر من اللواء.


  • Advanced Middle East Systems, le Amesys nouveau est de retour en Libye
    http://reflets.info/advanced-middle-east-systems-le-amesys-nouveau-est-de-retour-en-libye

    L’information a été repérée par Jean-Marc Manach et provient du site African Intelligence (accès payant). L’article d’African Intelligence relève la présence d’Amesys, sous sa casquette toute neuve d’Advanced Middle East Systems (maintenant exilé technologique… aux Emirats Arabes Unis), à un salon sur le sujet de la défense qui se tenait à Tripoli les 25 et 26 [...]


  • Syrie, l’entrée en guerre du Hezbollah - Les blogs du Diplo, @alaingresh
    http://blog.mondediplo.net/2013-05-23-Syrie-l-entree-en-guerre-du-Hezbollah

    (...) Plus grave est l’inscription de l’intervention du Hezbollah dans une vision régionale selon laquelle s’affronteraient chiites et sunnites, Arabes et Iraniens. Cette perception, largement diffusée par les médias du Golfe, trouve dans l’intervention du Hezbollah une confirmation. Ce clivage sunnite-chiite n’est pourtant ni aussi profond ni aussi historique qu’on le dit : en juillet 2006, quand le #Hezbollah symbolisait la résistance face à l’agression israélienne, les portraits de Hassan Nasrallah se retrouvaient dans les rues du Caire comme de Jordanie, et personne ne le voyait alors comme « un dirigeant chiite ».

    Conséquence immédiate de l’intervention du Hezbollah, l’inscription probable de son aile militaire sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Dans tous les cas, c’est désormais la position de la France, qui y était jusque-là hostile. (...)

    #Liban #Syrie #Islamisme #Salafisme

    « Pourquoi le Hezbollah participe-t-il aux combats en Syrie ? » (25/03/13)
    http://blog.mondediplo.net/2013-03-25-Pourquoi-le-Hezbollah-participe-t-il-aux-combats

    « La crise syrienne déchire les gauches arabes » (Le Monde diplomatique, #2012/08)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/08/DOT_POUILLARD/48029

    Au contraire des révoltes égyptienne et tunisienne, l’insurrection syrienne de mars 2011 n’a pas fait l’unanimité au sein des gauches arabes. Entre sympathie envers les revendications démocratiques des manifestants et crainte des ingérences politiques et militaires extérieures, les dissensions s’exacerbent.


  • Liban : 11 morts et 100 blessés depuis le début des affrontements - Le Point
    http://www.lepoint.fr/monde/liban-11-morts-et-100-blesses-depuis-le-debut-des-affrontements-22-05-2013-1

    Onze personnes, dont deux soldats, ont été tuées et plus de cent autres blessées en trois jours de combats à Tripoli, dans le nord du Liban, lors de heurts entre des partisans et opposants au régime syrien, a indiqué mercredi une source de sécurité. Durant la nuit de mardi à mercredi, les tirs ont atteint des quartiers loin de la zone de front, opposant de manière récurrente les habitants sunnites de Bab el-Tebbaneh, favorables aux rebelles, et les alaouites de Jabal Mohsen, qui défendent le régime de Bachar el-Assad.

    Clashes in Lebanon’s Tripoli kill 11 | Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/content/clashes-escalate-lebanons-tripoli-killing-11

    Eleven people – including at least two officers – were killed and dozens were wounded in fighting in Tripoli, as violence escalated Wednesday on the fourth day of clashes in the northern Lebanese city.

    “The death toll is up to 11 and the numbers of wounded were reported to be at least 70 and went up to 130,” an Al-Akhbar correspondent in Tripoli said.

    رسالة الشمال : إخراج الجيش من كل دوائر التــوتر
    http://www.al-akhbar.com/node/183529

    ثمة خشية من أن يكون الهدف يتعدى تفجير طرابلس أو حتى مناطق عكار بين طرفين سياسيين، ليكون جوهره دفع الجيش الى إخلاء مراكزه في طرابلس، وتحويل عناصر الازمة الراهنة الى عنصر تفجير مباشر ينقل الازمة من المراوحة الى دائرة الخطر المباشر. فهل المطلوب أن يأتي الرد على أحداث القصير ودور حزب الله فيها استهداف الجيش ما دام أطراف النزاع في الشمال اتخذوا على ما يبدو قرار المواجهة؟ وهل يمكن أن يكون الهدف إشغال المؤسسة العسكرية في لحظة مفصلية في مواجهات داخلية؟ وماذا بمقدور الجيش أن يقوم به من خطوات تتعدى تنفيذ إعادة انتشاره في المدينة، لتكون في صلب المعالجة الجذرية لوضع شائك، تتشابك فيها المعطيات الإقليمية والدولية وتتصارع على أرض طرابلس؟

    وهنا لبّ الكلام السياسي حول الجيش. هناك من يحمّل السلطة السياسية مسؤولية عدم تأمين مظلة سياسية للجيش في أكثر اللحظات دقة، ومن يحمّل في المقابل الاطراف السياسيين مسؤولية رمي خلافاتهم في حضن الجيش، وسط أسئلة عن دور القوى السياسية العاقلة شمالاً في كبح جماح الهادفين الى تسريع وتيرة الفتنة الداخلية. لكن الوقت لم يعد ملائماً لتحميل المسؤوليات ما دام الانفجار الكبير قد وقع. ولعل أكثر ما يجب التوقف عنده سياسياً في الوقت الراهن هو دور السلطة التنفيذية، في ظل حكومة مستقيلة.


  • Syrie. Le point sur la bataille de Qoussaïr (21 mai 2013)

    Où est Qoussaïr ? Ville située près de Homs, à quelques kilomètres de la frontière avec le Liban. Elle occupe une position stratégique. Elle permet aisément de rentrer et sortir du Liban.

    Début des combats ? L’assaut de l’armée syrienne contre la rébellion installée à Qoussaïr a débuté le dimanche 19 mai. Il n’est pas terminé (1). L’armée régulière avait pris position dans les alentours depuis plusieurs semaines. Elle contrôlait depuis une dizaine de jours la zone d’al-Tal, qui domine Qoussaïr.

    Qui combat ? D’un côté, des groupes de la rébellion qui contrôlaient la ville depuis une année (notamment la Brigade Farouk relevant de l’Armée Libre Syrienne) ; En face, l’armée syrienne assistée de combattants se revendiquant du Hezbollah et les Forces de la Défense Nationale (milice paramilitaire créée par le régime). L’aviation est intervenue. Il y aurait une centaine de morts des deux côtés.

    Issue ? Tout le monde s’accorde à dire que le régime va reprendre le contrôle de la ville dans les heures ou jours à venir.

    Réactions arabes ? La Ligue arabe a convoqué une réunion pour jeudi 23 mai pour évoquer la conférence internationale dans le contexte de la situation sur le terrain, notamment à Qoussaïr.

    Contexte politique et diplomatique ? L’assaut de Qoussaïr est intervenu au lendemain du jour où Assad a déclaré qu’il ne quitterait pas le pouvoir (2). Personne ne croit que la conférence internationale, destinée à mettre fin au conflit par un accord entre le régime et la rébellion, puisse réellement se tenir début juin. Le fossé se creuse entre chiites et alaouites, combattant pour le régime, et sunnites qui forment le gros de la rébellion. Le Président Assad a récemment fait valoir que son gouvernement n’utilisait les services « d’aucun combattant extérieur à la Syrie, ni d’autres nationalités, et n’avait besoin d’aucun autre Etat arabe ou étranger » (2) (3) La participation du Hezbollah aux combats rend caduc la politique de non-intervention du Liban. Pire, le Front al-Nousra avait menacé, il y a plusieurs semaines, de prendre Beyrouth pour cible si le Hezbollah ne cessait pas ses opérations en Syrie.

    Conséquences ? La chute de Qoussaïr permettra à Damas de reprendre le contrôle de la zone frontalière du Liban. Elle affaiblira la rébellion à Homs et ailleurs en Syrie. Elle offrira au régime la possibilité de choisir ses prochaines cibles. Elle modifiera la lecture des événements en replaçant les loyalistes au centre du jeu. Elle est susceptible de provoquer en Syrie des représailles à l’encontre des alaouites et des chiites (4) et de réalimenter les troubles à Tripoli entre alaouites et sunnites
    1. http://www.aljazeera.com/news/middleeast/2013/05/2013519124646578835.html
    2. http://www.clarin.com/zona/Renunciar-pueblo-decide-quedo-EEUU_0_922107887.html
    3. http://www.syriaonline.sy/?f=Details&catid=12&pageid=5835
    4. http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/05/syria-conflict-lebanese-border-qusayr.html


  • Liban : deux morts dans des accrochages armés à Tripoli
    http://www.lorientlejour.com/article/815057/liban-deux-morts-dans-des-accrochages-armes-a-tripoli.html

    Au moins deux personnes ont été tuées et six autres blessées à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, au cours de heurts confessionnels liés au conflit en Syrie voisine, a rapporté dimanche une source de sécurité à l’AFP.
     
    Les deux morts sont un habitant de 22 ans du quartier alaouite de Jabal Mohsen, et un adolescent de 13 ans originaire du quartier sunnite rival de Bab el-Tebbaneh. En outre, une personne a été blessée à Jabal Mohsen et cinq autres à Bab el-Tebbaneh.
     
    « L’armée libanaise est sur les lieux et répond aux tirs », a ajouté la source de sécurité, sous le couvert de l’anonymat.
     
    Dans l’après-midi, l’Agence nationale d’information (ANI, officielle) a affirmé que la route internationale reliant Tripoli à la région de Akkar était dangereuse en raison de tirs de francs-tireurs


    • Littéralement pour les considérations électorales les plus viles, le gouvernement US a refusé toute aide sérieuse qui aurait sans doute permis de sauver l’ambassadeur ; il était impératif de ne pas risquer d’impliquer les USA dans une “intervention” en Libye alors que le sort du monde se jouait puisque le Saint-président avait entamé la campagne pour sa réélection et qu’une géguerre postmoderniste de plus aurait fait mauvais effet.


  • Même si (ou parce que) l’on n’a aucune passion pour les considérations confessionnelles, la lecture de cet article est tout à fait intéressante pour comprendre un des plus dangereux enjeux des tensions libanaises du moment : Lebanon : Orthodox Law Halves the Future Movement Bloc
    http://english.al-akhbar.com/content/lebanon-orthodox-law-halves-future-movement-bloc

    Not even the gloomiest pessimists would’ve predicted that a few days from now, Lebanon’s Future Movement would have to face a vote over an electoral law that, if passed, would take away more than half its parliamentary seats. The proposed Orthodox Gathering Law has caused panic in the ranks of the Future Movement, which is now mobilizing to thwart the bill.


  • L’attentat de Tripoli, symptôme de l’absence d’Etat en Libye
    http://www.lemonde.fr/libye/article/2013/04/24/l-attentat-de-tripoli-symptome-de-l-absence-d-etat-en-libye_3164978_1496980.

    Or si « 95 % des milices travaillent pour le gouvernement ou sont avec lui », selon les estimations de l’ICG, leur contrôle reste hypothétique et soumis à d’incessantes négociations entre leurs chefs et l’Etat central. "Les tentatives du gouvernement d’unifier les brigades se sont souvent soldées par un échec, à l’instar des Comités suprêmes de sécurité (CSS), un organe hybride entre les ministères de l’intérieur et de la défense, auxquels ont été incorporés beaucoup de révolutionnaires. La seule chose qui ait changé est qu’ils sont désormais payés par le gouvernement mais, ayant été intégrés par brigades entières, leur loyauté reste acquise à leur commandant de terrain", explique Samuel Laurent, consultant risque-pays et auteur de Sahelistan (Seuil, 2013).


  • Nouvelles accusations sur un financement libyen de la campagne de Sarkozy dans le Monde :
    http://www.lemonde.fr/libye/article/2013/04/27/nouvelles-accusations-sur-un-financement-libyen-de-la-campagne-de-m-sarkozy_

    Interrogé le 8 avril par un juge du pôle financier parisien, Serge Tournaire, M. Dupuydauby a rapporté les confidences qui lui auraient été faites à Tripoli, le 28 janvier 2009, par deux dignitaires du régime du colonel Kadhafi – renversé en 2011. Il s’agit de Bachir Saleh, alors directeur du cabinet du dictateur, et de son bras droit, Cheick Amadou – dit « Bany » – Kanté, ex-représentant pour l’Afrique de l’Ouest du Libya Africa Portfolio for Investment, le puissant fonds souverain libyen.
    D’après le récit livré au juge par M. Dupuydauby, ses deux interlocuteurs lui auraient expliqué qu’ils étaient contraints de stopper toute collaboration avec lui, au profit de M. Bolloré, à la suite des injonctions de Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée. « M. Guéant a rappelé à MM. Saleh et Kanté, qui me l’ont répété, que M. Bolloré avait joué un rôle important dans le financement de la campagne de M. Sarkozy en 2007, a assuré au Monde M. Dupuydauby. Il aurait servi d’intermédiaire, via notamment le Liechtenstein, pour le transfert des fonds libyens destinés au financement occulte de M. Sarkozy. »
    M. Guéant aurait du coup obtenu que le régime libyen évince M. Dupuydauby, avec qui il était lié par différents accords, au profit de M. Bolloré, ce dernier obtenant par exemple en janvier 2011, juste avant le déclenchement de la révolution qui allait causer la perte de M. Kadhafi, la concession du port de Misrata.




  • Si ces incapables ne sont pas fichus de démarrer une guerre civile, je vais la déclencher moi-même. Ici, le député du Courant du Futur Mouïn Merhebi sort sa Kalashnikov et tire sur les Forces de sécurité intérieure. (Vous n’en entendrez certainement jamais parler en France.)
    http://www.dailystar.com.lb/News/Politics/2013/Apr-22/214594-mp-fires-shots-in-standoff-with-police-in-tripoli.ashx#axzz2RB4

    Police said late Sunday an investigation is under way after Akkar MP Mouin Merhebi fired shots in a standoff with police near Tripoli, north Lebanon.

    A statement from the Internal Security Forces said police set up two checkpoints Sunday afternoon as part of a crackdown on building violations in Badawi near Tripoli, Lebanon’s second-largest city.

    When Merhebi arrived at one of the checkpoints on the main Beddawi road at 7:30 p.m., he demanded its removal, arguing that the roadblock was causing a traffic jam, the police statement said.

    It said Merhebi ignored the police’s explanation regarding the nature of the checkpoint and grabbed a Kalashnikov out of his car and began firing shots into the air after unleashing insults.

    Then, Merhebi approached a military vehicle at the checkpoint in an attempt to remove it, but the driver refused and a scuffle ensued, the police said.

    Admiratif, l’Orient-Le Jour précise dans le titre et dès sa première phrase : « tire en l’air ». Des fois que ce serait pas grave : Liban : un député tire en l’air pour se frayer un passage (mais au moins, l’OLJ n’omet-il pas de rappeler que ce monsieur est de nos amis du Futur).
    http://www.lorientlejour.com/article/811192/liban-un-depute-tire-en-lair-pour-se-frayer-un-passage.html

    Le député du Courant du Futur, Mouïn Merhebi, a tiré en l’air dimanche soir pour se frayer un passage dans un embouteillage à Tripoli, dans le nord du Liban, selon un communiqué des Forces de sécurité intérieure (FSI).

    Dans les faits, une patrouille des FSI tentait d’éliminer une construction illégale dans la région de Beddaoui lorsque le convoi du député est arrivé sur les lieux et a demandé aux FSI de retirer le point de contrôle qu’ils avaient érigé et qui avait causé un énorme bouchon.

    (J’aimerais bien en savoir plus sur cette « construction illégale », au passage.)


  • Dans l’article de Jean Aziz, cette mention des attaques contres les commerces des alaouites de Tripoli (événement passé inaperçu ici) :
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/04/syria-conflict-possible-partition.html

    On April 10, Sunni jihadists burned large number of Lebanese Alawite shops and businesses in Tripoli. Alawites in the city number some 30,000, or 12% of the population. Most of them live in an area that has become a kind of ghetto. Their businesses throughout the city are now under threat. An Alawite political leader said in an interview, “We are now living in the city between the jaws of pliers. Some deem us traitors and infidels who should be killed and whose property should be destroyed just because we are Alawites.”


  • Liban : une grenade explose devant le club des officiers de Kobbé (les grenades explosent régulièrement, en ce moment à Tripoli)
    http://www.lorientlejour.com/article/810110/-liban-une-grenade-explose-devant-le-club-des-officiers-de-kobbe.html

    L’Agence nationale d’information (ANI, officielle) a rapporté qu’une grenade a explosé lundi devant le club des officiers de Kobbé, à Tripoli (Liban-Nord) sans causer de dégâts matériels ni faire de victime.

    Ne pas oublier, il y a un mois :
    http://seenthis.net/messages/121196
    qui référençait :
    http://english.al-akhbar.com/content/lebanon-tripoli%E2%80%99s-armed-commanders-mutiny-against-future

    The commanders also singled out the most prominent military face of the Future Movement, former Lebanese army officer Amid Hammoud, saying he was responsible for much of Tripoli’s insecurity. In particular, they say that Hammoud is behind the recent spate of hand grenade attacks.

    • Chez NowHariri, le contrefeu prend la forme d’un long billet avec force graphiques (qui, en gros, ne servent en rien la démonstration), pour finalement affirmer que c’est Mikati qui arme les salafistes et les extrémistes islamistes de Tripoli, avec la complicité du Hezbollah : Sects and the city
      https://now.mmedia.me/lb/en/specialreports/sects-and-the-city

      The fighters, he believes, are pawns in a larger game which serves the interest of all those involved. On one hand, Hezbollah sees that their Sunni fighters’ very existence fits Assad’s narrative that extremists from the ‘Emirate of Tripoli’ are sending ‘terrorists’ across the border to fight the regime. On the another hand, Miqati sees a chance to expand his popularity by mobilizing them.

      […]

      “But Miqati now holds the key to almost all fighters that surround the Alawites of Jabal Mohsen. The question is, what does he plan to do with them and how does he plan to protect them now that he’s no longer in government,” closed Ahdab.

      Mais est-ce que, le 11 avril 2013 (date de cet article), Assad a encore besoin des groupes armés de Tripoli pour « faire croire » que son régime affronte des extrémistes fondamentalistes ? Sérieusement.


  • Quand Frida Dahmani, journaliste de Jeune Afrique, plagie mal La Presse de Tunisie et transforme Burhan Ghalioune en « numéro deux des Frères musulmans en Syrie » en « complétant » une interview d’Ahmed Manaï :

    Le 11 décembre 2011, une rencontre importante s’est tenue à Tripoli. Elle a réuni Youssef Kardhaoui, Rached Ghannouchi, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, le second personnage des Frères musulmans en Syrie, tous venus en principe sceller la réconciliation des Libyens. A participé à cette réunion aussi Abdelhakim Belhaj, le gouverneur militaire de Tripoli. C’est au cours de cette réunion qu’a été décidée l’adhésion à l’accord Ghoulioune-Abdeljelil d’armer et d’envoyer des combattants tunisiens et libyens en Syrie. http://www.lapresse.tn/28032013/64790/le-recrutement-lentrainement-le-financement-et-lenvoi-de-jihadistes-en-syri

    Selon Ahmed Manaï, président de l’Institut tunisien des relations internationales (Itri) et membre de la commission des observateurs arabes en Syrie, une rencontre stratégique aurait ainsi eu lieu à Tripoli, en décembre 2011, avec la bénédiction de Mustapha Abdeljalil, alors numéro un libyen, entre Youssef al-Qaradawi, président de l’Union internationale des savants musulmans, Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahdha, Borhane Ghalioune, numéro deux des Frères musulmans en Syrie, Abdelhakim Belhaj, ancien d’Afghanistan et fondateur du Parti national libyen (PNL), et le ministre qatari des Affaires étrangères. Aux termes de l’accord dit Ghalioune-Abdeljalil, les participants sont convenus d’armer les jihadistes syriens et de leur envoyer des renforts tunisiens et libyens. http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2726p043.xml0


  • Je vois que Tammam Salaam s’écrit aussi de cette façon dans les #cablegate, j’en ai donc trois de plus à signaler :

    08BEIRUT1288 - 3 septembre 2008
    LEBANON : WITH DAS HALE, VETERAN SUNNI FIGURE
    STRESSES NEED FOR MORE ASSISTANCE TO THE ARMY
    http://wikileaks.org/cable/2008/09/08BEIRUT1288.html

    In his August 30 meeting with visiting NEA DAS David Hale, Minister of Culture and respected leader of the Sunni community Tammam Salaam stressed the need for progress in the Israeli/Palestinian peace process to defuse extremism in the region. Praising Hizballah’s quick admission of culpability in the August 28 attack on a Lebanese Army helicopter, Salaam opined that a “security by consensus” understanding was emerging between Hizballah and the government. Salaam stressed the need for more powerful USG assistance to the Lebanese Armed Forces, warned about continuing sectarian tension and rising extremism, as demonstrated in Tripoli, and expressed moderate praise for Lebanon’s top three leaders, President Sleiman, PM Siniora, and Speaker Berri. End summary.

    (La citation qu’en fait Angry Arab est trop courte. Remise dans son contexte, elle ne me semble pas particulièrement scandaleuse.)

    La même information reprise le lendemain :
    08BEIRUT1296 - 4 septembre 2008
    SUBJECT : LEBANON : LAF HELICOPTER ATTACK A HIZBALLAH ERROR ?

    Minister of Culture Tammam Salaam told DAS Hale August 30, one day after the cabinet named Kahwagi as the new LAF Commander, that the appointment should give the impression that security is under control. Instead, the helicopter incident represented a step backwards. Salaam did not believe Hizballah would be held accountable for the incident, but credited Hizballah for not being “arrogant” in its public statements on the incident. Salaam added that what was evolving between Hizballah and the GOL was a “security by consensus” understanding.

    Et quelques considérations de politique politicienne par Miqati :
    09BEIRUT443 - 16 avril 2009
    LEBANON : MIKATI CAUTIOUSLY OPTIMISTIC ABOUT ELECTORAL OUTCOME, BUT SAYS RACE WILL BE CLOSE

    Mikati observed that the process of state-building was difficult. He said an April 13 attack on a Lebanese Armed Forces (LAF) patrol in the Bekaa valley proved that “curing” one institution was not enough, if the others were still “sick,” such as the Justice Ministry or the Internal Security Forces (the police). He called President Sleiman “wise,” and credited him for acting as an arbitrator between Lebanon’s political factions. If the electoral outcome produced a moderate majority, including a group of eight to ten independents, then Sleiman would be strengthened, he theorized. Among the independents, Mikati believed that he, current Minister of Culture Tammam Salaam (Sunni), and presidential advisor Nazem Khoury (Christian) were among those who could bring about this change.



  • Insécurite en Libye : Des hommes armés achèvent un blessé dans un hôpital
    http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=27588:insecurite-en-libye--des

    Des hommes armés ont fait irruption, hier, dans la salle de réanimation d’un hôpital de Tripoli pour achever un homme blessé qui y recevait des soins, dans un nouvel épisode de l’insécurité persistante dans le pays, a déclaré un responsable de l’établissement.

    « Des individus armés sont entrés dans la salle de réanimation où deux hommes blessés avaient été admis. Ils en ont tué un et le second a disparu », a expliqué à l’Afp le Dr Sami Hanech, directeur de l’hôpital de traumatologie d’Abou Slim.

    […]

    Les nouvelles autorités libyennes, qui tentent de mettre en place une armée et une police nationales, ne sont pas parvenues à désarmer les groupes d’ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi durant la révolte de 2011. C’est surtout Benghazi, berceau de la révolte dans l’est du pays et désormais repère pour les groupes jihadistes, qui a connu une série d’attaques contre des intérêts occidentaux et des postes de police, ainsi que des assassinats de responsables de la sécurité ou d’anciens rebelles.


  • Lebanon: Tammam Salam’s Path to Prime Minister
    http://english.al-akhbar.com/content/lebanon-tammam-salam%E2%80%99s-path-prime-minister

    How did Lebanon and Saudi Arabia’s power brokers decide on Tammam Salam as the country’s next prime minister? Al-Akhbar explains how former prime minister Mikati’s calculations failed him and paved the way for Salam’s rise.

    When former prime minister Fouad Siniora delivered his speech to the massive crowds at the funeral of Wissam al-Hassan, the assassinated intelligence chief, standing next to him was none other than Tammam Salam.

    Last night, Siniora and Salam were side-by-side once again, this time at Saad Hariri’s downtown mansion. The Arab and international signal had been given to begin negotiations on a new prime minister. With that, MP Salam is now the next prime minister in waiting.



  • Libye : un mausolée musulman détruit à l’explosif dans la banlieue de Tripoli

    http://www.lorientlejour.com/category/Derni�res+Infos/article/807448/Libye+ :+un+mausol.html

    Des inconnus ont fait exploser jeudi le mausolée d’un saint musulman dans la banlieue est de Tripoli, quelques mois après une vague d’attaques menée par des islamistes intégristes contre plusieurs mausolées en Libye, a constaté un photographe de l’AFP.


  • Les gens sont méchants : BHL ne sera pas reçu à Tripoli
    http://www.rue89.com/2013/03/18/bhl-le-juif-ne-fera-pas-le-voyage-tripoli-avec-sarkozy-240661

    Dans un contexte sécuritaire qui reste tendu, la mairie redoutait un incident : Bernard-Henri Lévy est juif, et cela pourrait servir de prétexte aux milices islamistes pour attaquer la mairie, nous expliquait-t-on lundi à Tripoli

    Selon une source proche de BHL, Nicolas Sarkozy a failli annuler le voyage et Lévy l’aurait convaincu d’y aller quand même. Que c’était « effectivement un problème » mais que « leurs amis libyens étaient dans une posture délicate car ils devaient faire attention aux islamistes ».

    Attention, il va forcément y avoir des commentaires totalement à côté de la plaque à ce sujet. Ne pas perdre de vue :
    – que cette histoire se base sur très peu de données factuelles et concerne en premier lieu des manipulateurs professionnels ; les propabilités de montage médiatique sont ici maximales ;
    – que pour un sioniste et un néoconservateur, le fait que les pays arabes soient livrés à l’intolérance islamiste et qu’Israël soit le seul refuge des juifs du monde arabe (tandis que les chrétiens arabes, eux, devraient aller en Europe), ça n’est pas une catastrophe, mais plutôt une sorte de but pratique.