« Papa bleu, maman rose »
►http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/13/papa-bleu-maman-rose_3159249_3232.html
Bleu, blanc, rose, le #drapeau national, infantilisé, est au contraire l’emblème d’un peuple de « Blancs » que ne distingue entre eux que le #genre attribué à la naissance. Un genre qui garde l’innocence de l’enfance – Freud ? connais pas – et sa pureté sexuelle.
Le #logo dessiné sur ces fanions rose et bleu répète à l’infini l’image de la #famille « naturelle ». Quatre silhouettes blanches – un père, une mère et un fils, une fille – sont accrochées l’une à l’autre comme dans les guirlandes de papier découpé que les enfants font à la petite école. Le papier est plié en accordéon ; le modèle est dessiné sur le premier pli, on découpe, et en dépliant, on obtient une ribambelle de figures toutes semblables qui se tiennent par la main et forment une farandole. Chaque logo est ainsi un morceau de la guirlande. Toutes les familles sont identiques. Ce sont des #clones.
(...) Ce logo, qui mime la naïveté d’un dessin d’enfant, est clairement #sexiste : le père protecteur et fort, le fils volontaire et décidé, la mère qui suit, et la petite fille timide. Le dispositif proclame l’homosocialité de la reproduction. La petite fille a sa mère pour modèle, le petit garçon, son père.





