company:le monde

  • Le monde remodelé - The Economist
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/109568364687

    https://31.media.tumblr.com/0d843acaccb9d3ad098bcebc65a99912/tumblr_inline_niqol2PjbR1qz6b8d.png

    La pyramide des âges n’est plus une pyramide. En 2060, forte de 9,5 milliards d’humains, elle ressemblera à une colonne, où chaque catégorie d’âge sera égale en nombre aux autres. Via The Economist.

    #population #prospective


  • Aborder la #ségrégation à partir des quartiers populaires, c’est prendre le problème à l’envers - Le Monde
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/109565728797

    « C’est par le haut du marché #immobilier que se déploient les processus de spécialisation, avec des mécanismes d’éviction qui se diffusent des quartiers riches vers les quartiers mixtes et, en bout de chaîne, vers les quartiers pauvres. Si on veut lutter contre la ségrégation, partons des mécanismes qui en sont à l’origine et non des conséquences. »

    Renaud Epstein (@renaud_epstein), sociologue, en interview pour LeMonde.fr.

    #ville




  • 90% des Français exigent plus de sécurité après les attentats
    http://www.europe1.fr/societe/les-francais-reclament-plus-de-repression-apres-les-attentats-2356009

    En réponse aux attentats qui ont frappée Paris il y a trois semaines, les Français sont à une écrasante majorité favorable à un durcissement des mesures destinées à lutter contre l’extrémisme religieux, selon un sondage Ipsos/Sopra-Steria pour Le Monde et Europe 1, que nous publions mercredi.

    Vive la liberté ! Sauf pour les méchââââânts !


  • Toujours pas de femmes économistes ?
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/66-sexisme-ordinaire/4177-toujours-pas-de-femmes-economistes

    Le Monde (le journal) est-il une « no women zone » ? Après les artistes (Voir : Toujours pas de femmes artistes ?) , ce sont les économistes qui envisagent l’avenir du monde entre hommes. Une soirée de débat organisée au siège du quotidien le 10 février prochain s’interroge sur l’avenir de « l’économie mondiale ». Cette soirée, présentée sur le site de Terra Nova, le think tank proche du parti socialiste, ne fait apparaître aucune femme dans son programme. Sur le site du Monde, elle en fait apparaître une sur 17 intervenants…

    Il y a pourtant parmi les goupes invités, des organismes plutôt ouverts ; que l’on pense à Attac créé par Susan George ou aux Economistes atterrés. Pas assez atterrés pour refuser qu’une moitié de l’humanité décide pour l’autre, manifestement. Il y a aussi Terra Nova qui s’est distingué en fin d’année dernière en embauchant puis limogeant une femme, Juliette Méadel, pour des raisons troubles, après avoir accepté qu’elle travaille gratuitement pendant son congé de maternité.

    –------

    Tsipras et ses hommes
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/breves/53-nouvelles-breves/4176-tsipras-et-ses-hommes

    En Grèce, Syriza inaugure le changement, mais cela ne passe pas par la parité. Le gouvernement d’Alexis Tsipras, officiellement annoncé mardi 27 janvier, ne compte aucune femme ministre de plein exercice. Les rares femmes (6 sur 39 membres du gouvernement au total) sont des ministres déléguées, comme Rania Antonopoulos, spécialiste des liens entre genre et économie, qui sera en charge du Travail.

    C’est en revanche une femme, Zoi Konstantopoulos, qui devrait présider le nouveau Parlement grec. Elle sera la seconde femme à ce poste après Anna Psarouda Benaki, entre 2004 et 2007.

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    Sportives invisibles, le cercle vicieux
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/66-sexisme-ordinaire/4155-sportives-invisibles-le-cercle-vicieux

    Pour la deuxième année consécutive, aucune femme ne figure en 2015 dans le Top 10 du sondage de L’Equipe Magazine sur « les sportifs préférés des Français », publié samedi 17 janvier. Seule la cycliste vétérane Jeannie Longo se fait une place dans le Top 40 de ce sondage (le Mag40), à la 13ème place (et surtout grâce à son aura chez les plus de 65 ans)

    « On est loin de 2005, où neuf femmes figuraient dans le Mag40, dont 5 dans le Top 10 ! », s’exclame le magazine. En oubliant que lui-même n’aide pas à la reconnaissance des sportives. Pour ce sondage, l’institut TNS Sofres a demandé à 1011 personnes de désigner leur sportif préféré parmi une liste de 50 noms. Mais dans cette liste ne figuraient que 4 femmes... En plus de Jeannie Longo, la sprinteuse Myriam Soumaré, la basketteuse Céline Dumerc et la tenniswoman Alizé Cornet.

    –-------

    #effacement_des_femmes #misogynie #discrimination


  • Toujours pas de femmes artistes ?
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/66-sexisme-ordinaire/4173-toujours-pas-de-femmes-artistes

    http://www.lesnouvellesnews.fr/images/stories/photo/2015/01/le%20monde.jpg

    Après les attentats, faut-il s’interroger sur la responsabilité des artistes ? Oui répond le Monde. Soit. Mais lorsque le quotidien de référence part interviewer les artistes en question, il ne trouve sur son chemin que des hommes… Dans son dossier paru dans le Monde du 20 janvier 2015 intitulé (dans la version web) Après les attentats, les artistes se penchent sur leur responsabilité, 25 artistes s’expriment sur la question de la conciliation entre liberté d’expression et devoir de responsabilité. La seule femme interrogée sur les 25, l’est en tandem avec un homme. Ils parlent d’une seule voix et sont présentés ainsi : « Plasticiens et cinéastes, auteurs notamment des longs-métrages Je veux voir et Lebanese Rocket Society, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige ont grandi au Liban et vivent aujourd’hui en France »
    « Qu’en conclure ? » s’insurge l’association HF Ile-de France. « Que la question de la responsabilité ne peut être posée à une femme ? Que la gravité de la situation nous ramenant au questionnement des valeurs fondamentales de la République, l’avis autorisé, attendu, utile ne peut être que masculin ?... La question de la liberté d’expression et de la responsabilité ne devrait-elle pas être posée pour commencer à la rédaction du Monde ? » Dans les commentaires qui suivent l’article, une grande partie interpelle sur ce thème…

    #misogynie #discrimination #effacement_des_femmes


  • L’internet de soi - ComputerWorld
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/109288285302

    Quand la mesure de soi (quantified self) croise l’internet des objets, cela donne naissance à un nouvel internet : l’internet de soi (Internet of Self), estime Mike Elgan pour ComputerWorld. “Le monde devient une extension de soi”. Le signaux du corps deviennent le moyen de contrôler son environnement, en envoyant des données pour commander les objets connectés, sans que vous n’ayez plus besoin d’en prendre la décision. Mike Elgan donne l’exemple de l’ampoule connectée Bolt de Misfit qui peut, via un bracelet ad-hoc ou son smartphone, se prolonger avec une application de suivi de sommeil qui va allumer progressivement la lampe quand vous vous réveillez, en respectant vos cycles de sommeil. Votre corps biologique commande l’ampoule. L’Institut de biomécanique de Valence, en Espagne, a un projet (...)

    #quantified_self #Internet_des_objets #bodyware


  • Et voilà la suite de la pédagogie sur le DNS, en payant dans Le Monde (en kiosque aujourd’hui !) @stephane @thibnton #Snowden #espionnage #dns
    Sécuriser l’annuaire du Net
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/01/26/securiser-l-annuaire-du-net_4563752_1650684.html

    « Sur Internet, tout commence par le DNS. »« Sans DNS, il n’y a pas d’Internet. » Bien des experts commencent ainsi leurs explications sur ce maillon-clé qu’est le Domain Name System.


  • Le monde arabe hait les femmes | Slate.fr
    Par Mona Eltahawy

    http://www.slate.fr/story/54247/printemps-arabe-haine-femmes

    Excision, violences domestiques, négation des droits civiques… Certains vous diront que c’est notre « culture » et notre « religion » de faire ceci ou cela aux femmes. Sachez bien que celui qui en a décidé ainsi n’a jamais été une femme.

    http://www.slate.fr/sites/default/files/femmes-yemen.jpg

    Dans Distant View of a Minaret, feu Alifa Rifaat, auteure égyptienne trop peu connue, commence sa nouvelle par l’histoire d’une femme si indifférente aux relations sexuelles avec son mari qu’elle observe une toile d’araignée au plafond à balayer plus tard pendant qu’il se concentre uniquement sur son plaisir à lui. Elle a le temps de ruminer sur ses refus répétés de prolonger le rapport jusqu’à ce qu’elle aussi atteigne l’orgasme, « comme s’il voulait la priver exprès ». Au moment même où son mari refuse de la faire jouir, l’appel à la prière interrompt son orgasme à lui, et il sort. Après s’être lavée, elle se perd en prière—tellement plus épanouissante qu’elle a hâte qu’arrive l’heure de la prochaine— et se met au balcon pour regarder dans la rue. Elle interrompt sa rêverie pour préparer consciencieusement le café de son mari, qu’il boira après sa sieste. Elle l’apporte dans la chambre afin de le verser devant lui, comme il aime, et constate qu’il est mort. Elle envoie leur fils chercher un médecin.

    #monde_arabe #femmes #droit_des_femmes #droits_humains

    • Ce que tout cela signifie, c’est que quand on en vient au statut de la femme dans le monde arabe, la situation n’est pas meilleure que ce que vous pensiez. En fait elle est mille fois pire. Même après ces « révolutions », on considère que tout va à peu près pour le mieux dans le meilleur des mondes tant que les femmes restent voilées, prisonnières de leur foyer, qu’on leur refuse la simple mobilité de monter dans leurs propres voitures, qu’elles sont obligées de demander aux hommes la permission de voyager et qu’elles sont incapables de se marier, ou de divorcer, sans la bénédiction d’un mâle responsable d’elles.

      #misogynie

    • Bon Mona Eltahawy sur le monde arabe et les femmes, c’est rarement subtil. Et puis, elle est pleine de contradiction cette femme puisqu’elle est #30, among « 100 Most powerful Arab women » in 2012, according to Arabian Business !


  • Parlez-vous le Serpent ?
    http://le-coin-coin.fr/1922-parlez-vous-le-serpent

    Un article du journal Le Monde raconte très bien l’histoire de Vitalik Buterin, le jeune programmeur à l’initiative d’Ethereum, la plateforme d’applications décentralisées la plus à l’avant-garde de ce mouvement. L’équipe a levé un investissement estimé à 15 millions de dollars en septembre 2014, marquant au passage un record dans l’histoire du financement participatif. Aujourd’hui, des centaines de développeurs travaillent à la mise en ligne de la blockchain d’Ethereum annoncée pour le printemps 2015. Il sera alors possible de faire fonctionner les premières applications, d’émettre les premières transactions et d’y inscrire les premiers contrats.

    [...]

    Il m’a semblé important d’expliquer le potentiel des futures applications décentralisées à travers le prisme des luttes sociales, c’est-à-dire en excluant, le temps d’un article, les idées de business orientées profit à court terme.

    #Bitcoin #Blockchain #Ethereum #Numérique #Pair_à_pair #Politique #Social #Économie


  • Surveillance massive de la NSA, ça continue ! (exclu du Monde) @stephane @thibnton @xporte #nsa #espionnage #libertés
    MoreCowbells, nouvelles révélations sur les pratiques de la NSA
    http://www.lemonde.fr/economie/visuel/2015/01/24/cowbells-nouvelles-revelations-sur-les-pratiques-de-la-nsa_4561547_3234.html

    MoreCowBells
    Nouvelles révélations sur les pratiques de la NSA

    Yves Eudes &
    Christian Grothoff, avec
    Jacob Appelbaum,
    Monika Ermert,
    Laura Poitras,
    Matthias Wachs

    L’agence de surveillance américaine s’attaque de façon massive au système qui gère les noms de domaine.

    Un an et demi après le début des révélations d’Edward Snowden, on croyait tout savoir sur la surveillance massive de l’Internet par l’agence de renseignement américaine, la fameuse National Security Agency (NSA). Or les découvertes se poursuivent.

    Le Monde et le site Internet allemand Heise ont pu consulter un nouveau lot de documents confidentiels montrant que la NSA s’attaque de façon massive et systématique au DNS (Domain Name System), qui gère les répertoires de noms à l’échelle mondiale.


  • Et hop !

    L’UE veut les clés pour déchiffrer toutes les communications en ligne
    http://www.numerama.com/magazine/31982-l-ue-veut-les-cles-pour-dechiffrer-toutes-les-communications-en-lign

    L’UE veut les clés pour déchiffrer toutes les communications en ligne

    Le coordinateur de la lutte anti-terroriste de l’Union européenne, qui prépare les propositions finales qui seront adoptées début février par la Commission, demande que l’Europe se dote d’une législation qui rende illégale l’utilisation de moyens de communication chiffrés, sauf à ce que les prestataires fournissent les clés de chiffrement aux autorités compétentes.

    Du même ordre :
    http://seenthis.net/messages/334883

    #Union_Européenne #Contrôle #Police_de_la_pensée



  • Toute la journée, au Liban, ça va être un concours d’hommages tous plus grandiloquents les uns que les autres par les clients des saoudiens (c’est-à-dire avant tout le 14 Mars, nos amis pro-démocratie comme tu le sais) :

    King Abdallah dies : Saad Hariri says the Arab and Islamic nation lost a brilliant leader
    http://www.iloubnan.info/politics/85720/King-Abdallah-dies:-Saad-Hariri-says-the-Arab-and-Islamic-nation-lost-a-b

    In a statement issued on Friday morning, Former Prime Minister Saad Hariri said that, “With the passing of King Abdullah bin Abdul Aziz, God bless his soul, the Arab and Islamic nation lost a brilliant leader and an exceptional figure, who marked the history of the Kingdom of Saudi Arabia and the region with great achievements and initiatives that will remain a benchmark for political interaction, economic progress and social growth for the Kingdom and its Arab surrounding.”

    “As I join the brotherly Saudi people in announcing the passing of this great leader to the Lebanese people, who always had a special place in the heart of King Abdullah bin Abdul Aziz, that rose to the level of father-sons relationship, I call on all Lebanese in all regions to mourn the late King, as an expression of popular loyalty to a man who always supported Lebanon and stood by it in the most difficult times.”

    “The late King had initiated unlimited bestowals, the last of which were two huge grants to support the Lebanese Army and the security agencies, to enable them to defend Lebanon’s sovereignty and national unity and ward off the dangers of terrorism, considering this a direct Saudi responsibility just as we consider this a Lebanese national responsibility.”

    “The whole world feels the magnitude of this loss, and acknowledges the roles played by the late king over long years in leading Saudi Arabia towards the highest positions in the international community and confronting the crises in the region with the will of historic leaders.”

    “This world looks at the Kingdom in these hours, probing points of strength, stability, unity and collaboration, which will be strengthened through the wise leadership of the Custodian of the Two Holy Mosques King Salman bin Abdul Aziz, who now carries the banner of the Kingdom so that it remains high in the sky of Arabs and Muslims, and a beacon of moderation in the face of extremism, a beacon of progress in the face of barbarism, and a beacon of stability and solidarity, in the steps of the founding King and righteous predecessors.”

    “In my personal name, and in the name of the Future Movement in Lebanon, I offer my sincerest condolences to his majesty the Custodian of the Two Holy Mosques and the Crown Prince, his Highness Prince Moqren bin Abdul Aziz, and all the members of the Royal family, especially the sons of the great leader, praying God Almighty to have mercy on the late King and protect the Kingdom, its leadership and its people from all harm.”

    La version originale :
    https://www.facebook.com/notes/saad-hariri/الحريري-الأمة-العربية-فقدت-شخصية-استثنائية-طبعت-تاريخ-المملكة-بعظيم-الإنجازات-وا/10153009572356308


  • "Le Monde" lance une fatwa contre Syriza
    http://www.marianne.net/monde-lance-fatwa-contre-syriza-210115.html

    Il faut saluer la persévérance du Monde pour décrédibiliser Syriza, le parti de gauche alternative, à la veille des élections législatives grecques. C’est du travail de pro. Pour le journal de déférence aux marchés, l’enjeu se résume à un choix cornélien : soit Syriza perd et l’austérité continuera, soit il gagne et l’austérité devra continuer.

    Voilà. Ce n’est ni manichéen ni diabolique, comme il se doit pour un grand journal.

    Reprenons. Le 5 janvier, Le Monde titre : « Une éventuelle victoire de Syriza ne sortirait pas la Grèce d’une spirale de l’échec » (pourquoi voter alors ?). Le lendemain, c’est : « Grèce : Merkel et Hollande fixent les règles du jeu avant les élections » (bis repetita).

    Autre angle d’attaque le 7 janvier : « L’euro miné par la Grèce et la déflation » (ce ne serait pas plutôt la Grèce qui est minée ?). Explication en forme de sous titre : « Les marchés craignent une sortie de la Grèce de l’euro » (hypothèse pourtant rejetée par Syriza). Le même jour, en ouverture des pages économiques : « La Grèce reste le talon d’Achille de la zone euro » (laquelle zone, comme on sait, n’a pas de problème).


  • L’adjudant Kronenbourg est Charlie : lettre ouverte d’un ouvrier du Livre à quelques ministres
    http://larotative.info/l-adjudant-kronenbourg-est-charlie-793.html

    On peut se réjouir du déblocage d’un million d’euros par le ministère de la Culture pour aider Charlie Hebdo. D’autres médias, gavés de pub, propriétés de financiers aisés, n’ont pas eu à attendre que leur rédaction soit décimée à la kalachnikov pour bénéficier de la manne publique.

    Jusqu’ici, Charlie Hebdo survivait par ses seules ventes, sans pub, et sans l’aide de l’État, si ce n’est une aide minorée à l’affranchissement, chichement accordée, tout comme Siné Hebdo, le Monde Diplomatique ou encore la presse syndicale.
    Les Échos, propriété de Bernard Arnault, première fortune de France, s’est vu doté de 4 millions d’euros, Serge Dassault, cinquième fortune de France, reçoit lui aussi une aide conséquente, 16 millions d’euros, pour le Figaro, qui peine à vivre. Le journal l’Opinion, appartenant à Nicolas Beytout et relayant le point du vue du MEDEF est aussi aidé par l’État, pour informer, cultiver, sans doute.

    Selon le ministère de la Culture les aides publiques à la presse concourent à la modernisation et la diffusion partout dans le pays d’une presse pluraliste et diverse. Cela explique sans doute que le Journal de Mickey, Gala, Closer ou « Prions en église » bénéficient d’aides publiques lorsque Charlie Hebdo et d’autres journaux d’information en sont privés.

    Défiler avec des censeurs (doux euphémisme) et soutenir la presse de l’argent ne sont nullement des maladresses ou des obligations de circonstance. C’est le choix politique de l’actuel gouvernement et du parti socialiste. Ce choix a pour conséquence de mettre sur la paille les journaux qui concourent à l’information la plus impartiale .

    Aujourd’hui, la République des costauds renforce Vigipirate et l’arsenal sécuritaire existant. L’heure est à la législation antiterroriste haut de gamme. Il semble cependant que les barrières devant les écoles, les catcheurs enfouraillés en treillis patrouillant dans les gares et les métros, les nombreuses arrestations au délit de faciès ont fait choux blanc. Quel est le bilan de Vigipirate au 7 janvier, un peu avant midi ? Quel est son coût en choix budgétaire, à l’heure où nous fermons des classes et des hôpitaux ?

    #aides_publiques #presse #vigipirate #Dassault_mon_amour


  • http://grenoble.indymedia.org/2015-01-10-Pieces-et-main-d-oeuvre-a-la

    PMO se place en défense de la majorité silencieuse : les hommes, les vrais, les hétéros, moqués, stigmatisés, dévirilisés par les machines, dominés par le « lobby LGBT » qui rêverait d’imposer "l’homonormalité". Pour notre part, nous ne croyons pas que les hommes-hétéros-virils soient une espèce en voie d’extinction. Nous distinguons en revanche clairement l’entourloupe qui consiste à faire passer comme subversif un discours qui défend les privilèges de groupes sociaux dominants : pères divorcés contre "la justice matriarcale", patrons contre les grévistes "preneurs d’otages", Français de souche contre "le racisme anti-blancs", et maintenant PMO en défenseur des hétéros contre "la cabale queer"... Désolés, mais nous n’avalerons pas de telles couleuvres.

    @tetue pour ce passage sur l’homme le vrai en voie d’extinction.

    • Pour faire une critique sérieuse d’un courant théorique et d’un mouvement politique, nous aurions attendu de PMO qu’il commente au moins ses ouvrages principaux, ou les actes de ses militant.e.s. Mais la plupart des maigres articles « queer » cités et critiqués par PMO sont tirés de la presse mainstream. C’est comme si quelque « champion de la critique sociale » pointait la bêtise des anti-industriel.le.s en s’appuyant sur les rares et courtes tribunes qu’on leur prête dans Libération ou Le Monde.

      Enfin, le rapport aux études scientifiques est contradictoire : écartées d’un revers de manche quand elles vont à l’encontre du raisonnement de PMO, elles sont au contraire brandies comme des étendards quand elle abordent la disparition du chromosome Y (éventuellement prévue dans 3 millions d’années...).

      Bref, l’exercice critique que se propose PMO est complètement bâclé, en plus d’être malhonnête et pétri d’arrogance. Ce qui nous pose question sur l’intention à la base.



  • Israël admet avoir assassiné le fils de l’ex-chef militaire du Hezbollah Imad Moughniyeh et 5 autres membres du mouvement - Le Monde

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/01/19/le-fils-de-l-ex-chef-militaire-du-hezbollah-tue-par-israel_4558599_3218.html

    A lire : « Terrorisme d’Etat » : les assassinats ciblés, pratique courante d’Israël (opposants, femmes et enfants) http://orientxxi.info/magazine/palestine-des-assassinats-cibles,0527 @OrientXXI


  • Le Monde a trouvé deux (et seulement deux) experts pour analyser le comportement du Hezbollah aujourd’hui : Farès Souhaid, sobrement présenté comme « ancien député libanais », alors qu’il est coordinateur du secrétariat général du 14 Mars, et un directeur de think tank israélien.

    Liban : crainte d’une riposte du Hezbollah après un bombardement israélien
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/01/19/liban-crainte-d-une-riposte-du-hezbollah-apres-un-bombardement-israelien_455

    Mais aussi parce qu’en l’attaquant en territoire syrien, où sa présence n’est pas du goût de tous les Libanais, Israël le prive de la capacité à brandir l’argument de la défense du territoire national.

    « Le Hezbollah est dans un état de confusion depuis son intervention en Syrie. Son seul salut est dans son retour à l’Etat libanais », a réagi l’ancien député libanais Farès Souhaid, dans un tweet. De son côté, Yoram Schweitzer, directeur d’un think tank israélien, estimait dans un article du Times of Israel que la riposte du Hezbollah pourrait venir ultérieurement, sous une forme différente du tir de missiles : « Même si l’organisation ne répond pas immédiatement, c’est le genre de choses dont il garde un décompte très précis. »

    Avec la conclusion prévisible :

    Cette double disparition porte un rude coup non seulement à la formation paramilitaire libanaise mais aussi au régime Assad, dont le maintien au pouvoir dépend de plus en plus du soutien de ses alliés chiites.

    Avec des témoins de cette qualité, je me demande pourquoi il n’annonce pas carrément que le Hezbollah et le régime syrien vont s’effondrer d’ici trois semaines.

    • il y a moyen pour les palestiniens et pour les libanais de gagner la guerre sans un seul coup de feu : il suffit de faire siffler des sirenes aux bords des colonies chaque quelque temps. les colons seront tellement affolles......


  • Lettre à ma fille, au lendemain du 11 janvier 2015
    JMG Le Clézio, Le Monde des Livres, le 14 Janvier 2015
    http://www.aline-louangvannasy.org/2015/01/lettre-a-ma-fille-au-lendemain-du-11-janvier-2015-par-jmg-le-cl

    Tu as choisi de participer à la grande manifestation contre les attentats terroristes. Je suis heureux pour toi que tu aies pu être présente dans les rangs de tous ceux qui marchaient contre le crime et contre la violence aveugle des fanatiques. J’aurais aimé être avec toi, mais j’étais loin, et pour tout dire je me sens un peu vieux pour participer à un mouvement où il y a tant de monde. Tu es revenue enthousiasmée par la sincérité et la détermination des manifestants, beaucoup de jeunes et des moins ­jeunes, certains familiers de Charlie Hebdo, d’autres qui ne le connaissaient que par ouï-dire, tous indignés par la lâcheté des attentats. Tu as été touchée par la présence très digne, en tête de cortège, des familles des victimes. Emue d’apercevoir en passant un petit enfant d’origine africaine qui regardait du haut d’un balcon dont la rambarde était plus haute que lui. Je crois en effet que cela a été un moment fort dans l’histoire du peuple français tout entier, que certains ­intellectuels désabusés voudraient croire frileux et pessimiste, condamné à la soumission et à l’apathie. Je pense que cette journée aura fait reculer le spectre de la discorde qui menace notre société plurielle. Il ­fallait du courage pour marcher désarmés dans les rues de Paris et d’ailleurs, car si parfaite soit l’organisation des forces de police, le risque d’un attentat était bien réel. Tes parents ont tremblé pour toi, mais c’est toi qui avais raison de braver le danger. Et puis il y a toujours quelque chose de miraculeux dans un tel moment, qui réunit tant de gens divers, venus de tous les coins du monde, peut-être justement dans le regard de cet enfant que tu as vu à son balcon, pas plus haut que la rambarde, et qui s’en souviendra toute sa vie.

    Cela s’est passé, tu en as été témoin.

    Maintenant il importe de ne pas oublier. Il importe – et cela revient aux gens de ta génération, car la nôtre n’a pas su, ou n’a pas pu, empêcher les crimes racistes et les dérives sectaires – d’agir pour que le monde dans lequel tu vas continuer à vivre soit meilleur que le nôtre. C’est une entreprise très difficile, presque insurmontable. C’est une entreprise de partage et d’échange. J’entends dire qu’il s’agit d’une guerre. Sans doute, l’esprit du mal est présent partout, et il suffit d’un peu de vent pour qu’il se propage et consume tout autour de lui. Mais c’est une autre guerre dont il sera question, tu le comprends : une guerre contre l’injustice, contre l’abandon de certains jeunes, contre l’oubli tactique dans lequel on tient une partie de la population (en France, mais aussi dans le monde), en ne partageant pas avec elle les bienfaits de la culture et les chances de la réussite sociale. Trois assassins, nés et grandis en France, ont horrifié le monde par la barbarie de leur crime. Mais ils ne sont pas des barbares. Ils sont tels qu’on peut en croiser tous les jours, à chaque instant, au lycée, dans le métro, dans la vie quotidienne. A un certain point de leur vie, ils ont basculé dans la délinquance, parce qu’ils ont eu de mauvaises fréquentations, parce qu’ils ont été mis en échec à l’école, parce que la vie autour d’eux ne leur offrait rien qu’un monde fermé où ils n’avaient pas leur place, croyaient-ils. A un certain point, ils n’ont plus été maîtres de leur destin. Le premier souffle de vengeance qui passe les a embrasés, et ils ont pris pour de la religion ce qui n’était que de l’aliénation. C’est cette descente aux enfers qu’il faut arrêter, sinon cette marche collective ne sera qu’un moment, ne changera rien. Rien ne se fera sans la participation de tous. Il faut briser les ghettos, ouvrir les portes, donner à chaque habitant de ce pays sa chance, entendre sa voix, apprendre de lui autant qu’il apprend des autres. Il faut cesser de laisser se construire une étrangeté à l’intérieur de la nation. Il faut remédier à la misère des esprits pour guérir la maladie qui ronge les bases de notre société démocratique.

    Je pense que c’est ce sentiment qui a dû te frapper, quand tu marchais au milieu de cette immense foule. ­Pendant cet instant miraculeux, les barrières des classes et des origines, les différences des croyances, les murs séparant les êtres n’existaient plus. Il n’y avait qu’un seul peuple de France, multiple et unique, divers et battant d’un même cœur. J’espère que, de ce jour, tous ceux, toutes ­celles qui étaient avec toi continueront de marcher dans leur tête, dans leur esprit, et qu’après eux leurs enfants et leurs petits-enfants continueront cette marche.

    #Charlie_Hebdo #JMG_Le_Clézio


  • Sur la "marche républicaine" du 11 janvier 2015

    La grande émotion ressentie instantanément par un grand nombre de français s’est traduite par une manifestation sans précédent semble t-il - plus de 4 millions personnes - dans un pays dans une profonde crise économique et sociale depuis de longues années peut étonner à plus d’un titre, si on considère que les motifs principaux sont la défense de la liberté d’expression et la condamnation du terrorisme. Bien entendu, ce sont des causes louables, mais tout de même, jamais la lutte contre le chômage, l’emploi ou la défense des acquis sociaux n’ont poussé autant de monde à défiler dans la rue. Après tout, Paris n’est pas Bagdad, où le terrorisme fait des dizaines de morts par jour au point que la question sécuritaire est devenue fondamentale et vitale pour l’Etat irakien. Quel serait le motif inavoué de cette marche sans précédent ? Esquisse d’une réponse.

    Le dernier billet de Frédéric Lordon, "Charlie à tout prix ?" publié sur son blog "Pompe à Phynance" sur le site du Monde diplomatique, pos s’interroge sur le sens de l’expression "Je suis Charlie" repris quasi-instantanément par des millions de personnes à travers le monde suite à l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo le 7 janvier dernier.

    Commençons par un extrait de son billet :

    " "Je suis Charlie". Que peut bien vouloir dire une phrase pareille, même si elle est en apparence d’une parfaite simplicité ? On appelle métonymie la figure de rhétorique qui consiste à donner une chose pour une autre, avec laquelle elle est dans un certain rapport : l’effet pour la cause, le contenu pour le contenant, ou la partie pour le tout.

    Dans « Je suis Charlie », le problème du mot « Charlie » vient du fait qu’il renvoie à une multitude de choses différentes, mais liées entre elles sous un rapport de métonymie.

    Or ces choses différentes appellent de notre part des devoirs différents, là où, précisément, leurs rapports de métonymie tendent à les confondre et à tout plonger dans l’indistinction.Charlie, ce sont d’abord des personnes humaines, privées – par bonheur, on s’est aperçu rapidement que dire simplement « Charlie » pour les rassembler faisait bon marché de deux policiers, un agent de maintenance, un malheureux visiteur de ce jour là, et puis aussi de cinq autres personnes, dont quatre juives, tuées les deux jours d’après. Sauf à avoir rompu avec toute humanité en soi, on ne pouvait qu’être frappé de stupeur et d’effroi à la nouvelle de ces assassinats.

    (...) Et voici donc le deuxième sens possible de « Charlie » : Charlie comme métonymie des principes de liberté d’expression, des droits à exprimer sans craindre pour sa sécurité, tels qu’ils sont au cœur de notre forme de vie.(...)

    On pouvait donc sans doute se sentir Charlie pour l’hommage aux personnes tuées – à la condition toutefois de se souvenir que, des personnes tuées, il y en a régulièrement, Zied et Bouna il y a quelque temps, Rémi Fraisse il y a peu, et que la compassion publique se distribue parfois d’une manière étrange, je veux dire étrangement inégale.On pouvait aussi se sentir Charlie au nom de l’idée générale, sinon d’une certaine manière de vivre en société(...)

    Mais les choses deviennent moins simples quand « Charlie » désigne – et c’est bien sûr cette lecture immédiate qui avait tout chance d’imposer sa force d’évidence – quand « Charlie », donc, désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal."

    Si le crime est inacceptable : "mourir pour des caricatures" , c’était malheureusement prévisible car la rédaction s’était mise en danger selon le témoignage d’un des anciens de Charlie Hebdo, Delfeil de Ton, qui a déclaré en vouloir à Charb (Stéphane Charbonnier), le directeur de la rédaction de Charlie, d’avoir fait de la surenchère avec ces caricatures et d’avoir mis selon lui la vie de la rédaction en danger.

    Même Wolinski, selon Delfeil, aurait tenu les propos suivants : "Je crois que nous sommes des inconscients et des imbéciles qui avons pris un risque inutile. (…) On fait de la provocation et puis un jour la provocation se retourne contre nous. Il ne fallait pas le faire". Pourtant Charb a "recommencé", lui reproche Delfeil de Ton. En 2012, Charlie Hebdo publie de nouvelles caricatures de Mahomet, condamnées par plusieurs instances religieuses et des politiques.

    Je ne justifie pas ce crime, loin s’en faut. J’ai été choqué d’apprendre la mort de Cabu que j’appréciais du temps où il y avait encore des émissions de télévision où l’on pouvait débattre, c’était le temps de l’émission "Droit de réponse" de Michel Pollack au début des années 1980.

    Si la religion a été désacralisée en Europe, ce n’est pas le cas pour le reste du monde, et cela ne se limite pas à ce que l’on appelle l’"Orient". Car même les plus hautes autorités religieuses chrétiennes d’Orient ont condamné ces caricatures à commencer par Tawadros II le patriarche des coptes , la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient, qui a déclaré que « L’insulte est refusée à n’importe quel niveau. »

    Quant au pape François, il a déclaré qu’ « on ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision », lors d’une conférence de presse dans l’avion qui le conduisait de Colombo à Manille, comme on l’interrogeait sur les caricatures de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo.

    Il est plus que probable que la voix du pape François soit plus audible en dehors du continent européen.

    Je vais rappeler plusieurs faits survenus ces 10 dernières années. En 2003, le roman de Dan Brown, Da Vinci Code, paraît et se vendit à 86 millions d’exemplaires et fut traduit en 40 langues. Il sera adapté au cinéma en 2006 avec des acteurs prestigieux et célèbres comme l’américain Tom Hanks et la française Audrey Tautou. De quoi s’agissait-il ? C’était un roman de fiction basé sur plusieurs théories selon lesquelles le Christ avait eu un enfant issu de sa relation avec Marie-Madeleine et aurait même une descendance qui aurait perduré jusqu’à nos jours.

    Je me souviens à l’époque que l’ouvrage avait été interdit au Liban et dans tout le Moyen-Orient suite aux pressions de l’Eglise maronite du Liban (qui est minoritaire) et en Egypte par l’Eglise copte également minoritaire (15% de la population). Un de mes amis qui vit au Liban m’avait demandé à l’époque de lui acheter le roman et de le lui amener personnellement lors d’une visite, car même les colis postaux étaient scrutés.

    Lorsque trois ans plus tard, le film était sorti sur les écrans : le film fut interdit au Liban, en Jordanie, en Egypte en Chine (!) - pays dont la communauté chrétienne est extrêmement minoritaire -, au Pakistan, au Sri Lanka, dans certaines provinces en Inde, aux Philippines, en Thaïlande, à Singapour...Quant à la très catholique Amérique latine, elle a suivi les consignes du boycott qui appelait au boycott du film.

    Aux Etats-Unis, des manifestations appelant au boycott avaient eu lieu. Vous en conviendrez avec moi que cela fait beaucoup de monde tout de même et que le caractère sacré du Christ est encore majoritairement perçu dans un grand nombre de pays abritant des communautés chrétiennes dans le monde.

    Toujours à la même époque, "La passion du Christ" de Mel Gibson sorti sur les écrans au printemps 2004 avait suscité de très vives réactions en Amérique et en Europe car il a été jugé "antisémite"...De quoi s’agissait-il encore ? Il était question des dernières du Christ, son procès, ses souffrances, ses supplices et sa mort sur la Croix puis sa résurrection. Le film était d’une violence crue et se voulait une description réaliste de ce que le Christ avait enduré. Le film fut attaqué par des organisations juives qui considéraient que c’était une attaque contre tous les Juifs du monde et la 20th Century Fox avait subi maintes pressions mais ne céda pas.

    Je ne me souviens pas que "la liberté d’expression" fut lancée comme leitmotiv dans les deux cas cités plus haut et surtout pas pour Mel Gibson dans les médias dominants du main-stream catalogué depuis comme une sorte d’icône de l’antisémitisme.

    Mais ce n’est pas le plus important à mes yeux :

    La loi n° 90-615 du 13 juillet 1990 dite loi Fabius-Gayssot (du nom du député communiste Jean-Claude Gayssot) a tendance à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe,c’est une loi française qui a innové par son article 9, qui qualifie de délit la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg en 1945, qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de ce statut soit par une personne reconnue coupable de tels crimes.

    À l’époque du vote, la droite parlementaire, majoritaire au Sénat s’était opposée à cette loi portant selon elle atteinte à la liberté d’expression. Le Sénat avait procédé à des votes de rejet les 11, 29 et 30 juin 1990. Parmi les hommes politiques opposés à cette loi, on peut citer Dominique Perben, Pascal Clément, François Fillon, Gilles de Robien, Jean-Louis Debré, Pierre Mazeaud et Jacques Chirac, Jean Foyer, Jacques Toubon, Alain Peyrefitte et même Simone Veil.

    Jacques Toubon, qui n’était encore que député, déclara : « Je suis contre le délit de révisionnisme, parce que je suis pour le droit et pour l’histoire, et que le délit de révisionnisme fait reculer le droit et affaiblit l’histoire » (AN, 3e séance du 21 juin 1991). L’opposition est aussi venue d’intellectuels et notamment d’historiens : « la grande majorité des historiens » selon les termes de Pierre Vidal-Naquet (Le Monde, 4 mai 1996) ; les historiens Pierre Nora, François Furet et François Bédarida. Mais aussi d’écrivains comme Michel Tournier, Michel Houellebecq, Jean Daniel et Alain Robbe-Grillet, de magistrats comme Philippe Bilger, de journalistes comme Philippe Tesson et Ivan Rioufol et de philosophes comme Paul Ricœur.

    Jacques Chirac qui fut élu président de la République cinq ans plus tard, en 1995, disposait d’une majorité parlementaire et sénatoriale sans précédent, mais il n’avait pas jugé bon de revoir cette loi. Il avait en revanche, en juillet 1995, lui, l’héritier du général de Gaulle, rompu avec la doctrine gaulliste en reconnaissant la responsabilité de l’Etat français pour la déportation des juifs en Allemagne alors que c’était le gouvernement illégitime de Vichy qui était responsable - position maintenue par tous les présidents de la quatrième et cinquième République - François Mitterrand compris.

    Malheureusement, la loi Fabius-Gayssot est toujours en vigueur et plus grand monde n’appelle à son abrogation. Caricaturer Mahomet ou le Christ est une chose normale. En revanche, peut-on caricaturer la "Shoah" sans être inquiété et sans être passible de poursuites judiciaires ?

    Je souhaiterais quand même dire un mot sur une certaine hypocrisie et sur cette unanimité et héroïsation imposées par les médias. Charb était soutien du parti communiste français (PCF) depuis longtemps . À l’occasion des élections européennes de 2009 et des élections régionales françaises de 2010, il apporte son soutien au Front de gauche. Il était le compagnon de Jeannette Bougrab, fille de harki, islamophobe, membre de l’UMP, ancienne secrétaire d’Etat à la jeunesse du gouvernement Fillon et sarkozyste notoire...

    On comprend mieux pourquoi la famille de Charb a formellement démenti cette liaison alors que les preuves de cette liaison s’accumulent sur les réseaux sociaux : cela fait mauvais genre une liaison entre un gauchiste et une néo-conservatrice pur-jus pour ne pas dire "hallal"...

    Enfin, ce "11 septembre à la française" ne va tarder à porter ses fruits amers au proche et moyen-Orient- et c’est un euphémisme . François Hollande a présenté ses vœux aux armées le 14 janvier 2015 et a décidé de revoir la baisse programmée des effectifs de l’armée. Il va envoyer le porte-avions nucléaire le Charles-de-Gaulle aux larges des eaux syriennes pour éventuellement bombarder l’Etat islamique en Irak avec l’efficacité que l’on sait au vu des précédents américains en Irak, Pakistan, et Libye pour ne citer que les plus récents, alors que l’attentat contre Charlie Hebdo a été revendiqué par Al-Qaeda au Yemen...allez comprendre quelque chose.

    L’attentat du 11 septembre 2001 avait été perpétré par 19 terroristes dont 15 d’entre eux étaient de nationalité saoudienne. Ils avaient fait leur coup à l’aide de cutters qu’on achète en papeterie, ils ne disposaient pas d’armes de feu. Quelle fut la réaction de la "plus grande démocratie du monde" ? Cela a été de mobiliser 150 000 soldats, de raser l’Afghanistan, l’Irak, puis le Pakistan en faisant des centaines de milliers de victimes....

    14 ans plus tard, Al-Qaeda est encore plus forte que jamais et elle a engendré des monstres encore plus sanguinaires car elle a su créer des réseaux sociaux dans les populations qui ont subi les bombardements atroces des forces coalisées occidentales. La réponse adéquate aurait dû être l’affaire du contre-espionnage : plus discrète et mieux ciblée. Mais surtout, demander à l’Arabie Saoudite de rendre des comptes. Que nenni, rien de tout cela.

    Le philosophe italien Girogio Agamben, disciple de Michel Foucault, a écrit dans un récent article paru dans le Monde diplomatique de janvier 2014, intitulé "Comment l’obsession sécuritaire fait muter la démocratie" les lignes suivantes à propos de la politique de gouvernement telle qu’elle est pratiquée en général en Europe, je le cite :

    L’Etat dans lequel nous vivons à présent en Europe n’est pas un Etat de discipline, mais plutôt — selon la formule de Gilles Deleuze — un « Etat de contrôle » : il n’a pas pour but d’ordonner et de discipliner, mais de gérer et de contrôler. Après la violente répression des manifestations contre le G8 de Gênes, en juillet 2001, un fonctionnaire de la police italienne déclara que le gouvernement ne voulait pas que la police maintienne l’ordre, mais qu’elle gère le désordre : il ne croyait pas si bien dire.

    Autrement dit, on ne s’occupe pas des causes, on gère simplement les effets.

    La plus grande manifestation jamais organisée en France, dite "marche républicaine" du dimanche 11 janvier 2015 s’est déroulée sans incident à Paris : 1.5 à 2 millions de manifestants à Paris, un chiffre qui est donc supérieur au défilé de la Libération du 25 août 1944 qui sonnait le glas de l’occupation nazie dans la capitale française.

    Au total, les manifestants étaient 4 millions dans toute la France et seul, peut-être, le Front populaire de 1936 peut soutenir la comparaison. Si la Libération de Paris d’août 1944 reste dans la mémoire collective comme le début de la fin de la barbarie nazie, et le Front populaire de 1936 comme l’invention des congés payés, la découverte du temps libre, les vacances bref, une émancipation majeure pour la classe ouvrière et les salariés. La "marche républicaine du 11 janvier 2015 ne me paraît pas vouée au même illustre destin.

    Car comme le rappelle justement Frédéric Lordon, journaliste au Monde diplomatique et auteur du billet "Charlie à tout prix ? " le 13 janvier 2015, je le cite :

    (...) On ne sache pas cependant qu’il soit resté grand-chose des manifestations monstres de Carpentras [de mai 1990 en réaction à la profanation des tombes juives du cimetière de Carpentras] et du 1er mai 2002 [manifestation du « front républicain » en réaction à la présence de Jean-Marie Lepen au second tour des élections présidentielles de 2002] , effusions collectives qui avaient déjà hystérisé le commentariat, mais dont on doit bien reconnaître que la productivité politique aura été rigoureusement nulle.

    Pour ma part, j’observe que la loi Fabius-Gayssot de juillet 1990 a été votée deux mois après la profanation des tombes de Carpentras qui fut la conséquence directe de cet événement qui, depuis, s’est dissipé dans les limbes de la mémoire collective.Ce fut une loi qui a été portée par l’émotion collective instantanée et s’est traduite par le vote d’une loi liberticide.

    De même, la réélection de Jacques Chirac à un score soviétique de 82 %, n’a t-elle, elle aussi, laissé des traces dans nos mémoires si ce n’est une fin de règne plombée par divers scandales comme les fameux frais de bouche de 4000 francs quotidiens lorsqu’il était maire de Paris...Et son slogan de la "fracture sociale" usé jusqu’à la corne lors de son élection de 1995 a été voué à un oubli collectif tout aussi profond que le précédent.

    Je me souviens aussi, que lorsque mes amis et moi allions manifester en juillet 2014 pour les enfants palestiniens de Gaza, massacrés et atrocement mutilés par centaines par des chasseurs F-16 israéliens - crimes bien plus barbares que ceux de Charlie Hebdo - le Tribunal administratif de Paris avait interdit le 25 juillet 2014 la manifestation pro-palestinienne qui devait avoir lieu le lendemain sous le motif de "la nécessité de prévenir d’éventuels débordements".

    Nous n’étions que quelques milliers alors que le 11 janvier 2015, il n’y a pas eu de débordements car les mesures de sécurité adéquates ont été prises.L’interdiction de manifester du 25 juillet 2014 fut une décision sans précédent dans l’histoire de la Cinquième République ! On peut gérer une manifestation de plusieurs millions de personnes mais pas une manifestation de quelques milliers...

    Qu’en sera-t-il du 11 janvier 2015 ? Est-ce vraiment la "victoire de la liberté de l’expression" alors qu’elle n’a pas cessé d’être encadrée juridiquement depuis des décennies et que certaines voix commencent à dénoncer un "Patriot Act à la française" à venir ? Il serait salutaire de questionner cet événement et de voir ce qu’il signifie au fond.

    Le 25 juin 1958, l’écrivain André Malraux, ministre des affaires culturelles du général de Gaulle, avait tenu lors d’une conférence de presse, les propos suivants, je le cite :

    Depuis que la France a laissé aux américains le soin de signifier la puissance et aux russes, naguère, le soin de signifier la justice, il y a un malaise profond en France qui demeure. Les français ne pardonnent ni aux uns ni aux autres ni à eux mêmes d’être devenu un peuple sans mission [...] Nous voulons proposer à la France une sorte de mission nouvelle et de nouveau lui donner l’occasion de signifier quelque chose.

    "Un peuple sans mission". En réalité, les français ne l’étaient plus depuis la Commune de Paris de 1871. Après la défaite de Sedan de 1870, c’est une très lente régression ponctuée par de terribles tragédies notamment la première guerre mondiale qui a littéralement éventré la pyramide des âges en laissant un vide d’au moins un million de jeunes hommes dans la force de l’âge morts pour si peu. Suivront quelques sursauts mais sans lendemain.

    La seconde guerre mondiale et la défaite de mai 1940 avait succédé au Front populaire. Par la suite, ils allaient à chaque fois s’engouffrer dans des entreprises coloniales et impériales comme en Indochine puis en Algérie. La guerre de Suez allait définitivement la reléguer à un rôle secondaire.

    Malgré cela, la France a pu être audible et entendue durant la présidence du général de Gaulle car sa diplomatie se voulait autre chose que se limiter au choix entre l’alliance atlantique dominée par les Américains et le bloc communiste de l’Est dominé par l’URSS. Cette parenthèse de la politique de la grandeur gaullienne allait durer 12 ans jusqu’à la disparition de De Gaulle et encore l’Etat profond français ne suivait pas toujours notamment durant l’affaire de Mehdi Ben Barka (assassinat de l’opposant marocain grâce à une opération conjointe entre les services secrets français, marocains et probablement la CIA) et le contournement discret de l’embargo sur la vente d’armes aux arabes et aux Israéliens suite à la guerre des six jours de juin 1967 en faveur d’Israël.

    Des slogans comme "liberté d’expression", "Patrie des droits de l’Homme" etc...sont des expressions qui sont vidées de leur substance dès qu’il s’agit de les appliquer à des non-européens. Quel est le projet ? rien. L’Union nationale qui s’est traduite par une manifestation comme on en voit une ou deux fois dans un siècle pour une liberté d’expression tronquée...A croire qu’il n’y pas de chômage, pas de crise économique,pas de crise du logement, pas de système éducatif en déliquescence, pas de jeunesse à la dérive. Non rien de tout cela. Un naufrage politique qui dure depuis plus de 40 ans.

    A se demander s’il s’agit bien de la patrie de René Descartes, père de la philosophie moderne, ou bien celle de Jean-Paul Sartre ou encore de Jean-Jaurès, des hommes qui lui ont permis de lui "sauver la face" et de prétendre encore qu’elle était encore la France des idéaux de 1789.

    Quelle sera la réponse ? Un sommet anti-terroriste à Washington le 18 février qui réunira tous les pays de l’Otan alors que c’est la France qui a été touchée et non les Etats-Unis. Cela n’augure rien de bon non pas pour les terroristes mais pour les peuples du proche et moyen-Orient. On sait depuis longtemps que la Turquie soutient, abrite et sert de transit pour les djihadistes syriens et que le Qatar finance. Evidemment, la Turquie est membre de l’Otan et le Qatar investit massivement en France.

    Je n’ai rien contre le peuple américain, je dis bien le peuple américain et non leur gouvernement. Encore moins contre les Européens. Et encore moins contre mes compatriotes français.

    Mais je ne peux pas m’empêcher de ne pas penser à ces derniers mots en guise de conclusion de l’ouvrage de Frantz Fanon, "les damnés de la terre" écrit en 1961 en pleine guerre d’Algérie et préfacé par Jean-Paul Sartre, je le cite :

    Allons, camarades, il vaut mieux décider dès maintenant de changer de bord (...) Quittons cette Europe qui n’en finit pas de parler de l’homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde.Voici des siècles que l’Europe a stoppé la progression des autres hommes et les a asservis à ses desseins et à sa gloire ; des siècles qu’au nom d’une prétendue « aventure spirituelle » elle étouffe la quasi totalité de l’humanité. Regardez-la aujourd’hui basculer entre la désintégration atomique et la désintégration spirituelle.

    Un autre sens de la "marche républicaine" du 11 janvier 2015, c’est aussi une invitation aux musulmans et aux arabes à quitter justement "cette Europe qui n’en finit pas de parler de l’homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre...>>


  • Etudiante voilée : incident dans une école d’avocats
    http://www.leparisien.fr/societe/etudiante-voilee-incident-dans-une-ecole-d-avocats-17-01-2015-4455337.php

    Le monde feutré des robes noires n’est pas épargné par les tensions. Un avocat intervenant à l’école de formation professionnelle des barreaux (EFB) d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a quitté le cours de droit qu’il donnait vendredi après-midi après avoir exigé qu’une étudiante retire le foulard qu’elle portait, ce que la jeune femme a refusé.

    L’échange s’est produit dans un amphithéâtre où le professeur donnait un cours magistral.

    L’intervenant ne devrait pas poursuivre ses cours

    « Cet intervenant a remarqué qu’une des étudiantes portait un voile léger et lui a demandé de le retirer sans quoi il mettait fin au cours, confirme Jean-Louis Scaringella, le directeur de l’établissement. L’élève a refusé, invoquant le fait qu’elle n’enfreignait aucune loi. L’intervenant a alors quitté la salle. »

    Selon nos informations, le professeur en question est Me Grégoire Lafarge, un pénaliste parisien, avocat — entre autres — d’Isabelle Balkany, première adjointe au maire de Levallois (Hauts-de-Seine) ou du vice-président du Front national, Florian Philippot. Contacté, Me Lafarge n’a pas souhaité faire de commentaires.

    De son côté, le directeur de l’EFB, qui s’est déplacé sur place au moment des faits, indique avoir simplement « veillé au respect de la loi qui, effectivement, n’interdit pas le port du voile dans l’enseignement supérieur ». Toujours selon nos informations, l’avocat a fait savoir à la direction après l’incident qu’il n’entendait plus poursuivre ses cours au sein de l’école.

    #islamophobie


  • « Le monde arabe [ou musulman] manifeste contre Charlie Hebdo » : les seules manifestations qui intéressent « l’Occident » ?

    Chaque vendredi, depuis 2011, des manifestations débutent immédiatement après la grande prière hebdomadaire au Caire et dans d’autres villes d’Egypte. Depuis le retour officiel de l’armée au pouvoir, une loi réduit considérablement le droit de manifester. Pourtant, des anti-régimes/pro-Morsi/Frères musulmans continuent de manifester chaque vendredi. Malgré le risque d’être arrêtés, condamnés à des peines de prison ferme voire à la peine de mort et d’être soumis à des tortures.
    Charlie Hebdo le savait, le journal avait publié une brève sur le sujet il y a 1 an : « Quatorze femmes membres des Frères musulmans condamnées à onze ans de prison en Egypte. Il suffira juste d’ajouter des barreaux à la fente de leur niqab ».
    Cette condamnation visait 14 Soeurs musulmanes*/pro-Morsi ou présentées comme tel qui avaient manifesté un vendredi contre le pouvoir militaire et la destitution de Morsi. 14 femmes mineures et majeures avaient été condamnées à 11 ans de prison ferme. Les ONG telles que Human Rights Watch ou Amnesty international s’étaient élevées contre cette condamation « injuste », notant qu’en tant que Soeurs musulmanes, elles étaient plus exposées à la torture de la part des co-détenues et des autorités (policiers, soldats, gardiens de prison).
    Ces femmes ont été soumises à des tests de virginité, de grossesse et l’une des formes de tortures utilisées est de les « dévierger » lors de ces examens intimes. Le viol est par ailleurs une des menaces qui pèsent sur les manifestantes.

    Un an après, des Egyptiens continuent de manifester chaque vendredi, alors que des blogueurs mondialement connus, avocats, Frères et Soeurs musulman-e-s qui l’ont fait avant eux observent une grève de la faim en prison, « leur derniers recours ».

    Ailleurs aussi dans le monde arabe et le monde musulman, chaque vendredi ou presque, on manifeste. Au Bahreïn, depuis 2011. Malgré là aussi la répression féroce. Au Soudan, contre le pouvoir. Au Yémen, contre le pouvoir. En Tunisie. Au Koweït. Et ailleurs (Maroc, Algérie, etc). Mais ces manifestations ne sont pas couvertes ni relayées.

    Et alors que d’habitude, les manifestations sont interdites, les pouvoirs de ces pays arabes laissent leurs populations manifester contre les caricatures, contre Israël ou contre tout ce qui ne les met pas en danger. Des hommes et des femmes réduits au silence sont encouragés par ceux-là même qui restreignent leur droit à s’exprimer et à s’opposer à leurs « ennemis extérieurs ». Un exutoire autant qu’un moyen de faire taire des revendications contre les dirigeants.

    Ainsi, les médias du monde entier ont les images de « ces musulmans en colère », « enragés », en train de s’opposer à des symboles de la « liberté d’expression » et de la « modernité » de « l’Occident ». Pas celles des manifestations hebdomadaires sur des questions sociales : pour plus de liberté, de justice, contre le pouvoir, contre la corruption. Et contre la faim.

    Qui s’interroge sur le reste ? Qui parlera des autres manifestations de vendredi prochain ?

    A lire sur ce sujet @OrientXXI http://orientxxi.info/egypte

    *Aucune des Soeurs musulmanes en question ne porte le niqab, peu répandu dans cette organisation. Pour en savoir plus : Sœurs musulmanes, entre répression, régression et émancipation
    http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/Terriennes/Dossiers/p-26776-S-urs-musulmanes-entre-repression-regression-et-emancipation.htm

    Article sur une manifestation au Caire, au printemps 2013 http://sanstransition.tumblr.com/post/48472131684/pluie-de-pierres-au-caire