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  • Le chocolat engendre-t-il des tueurs en série ? | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/11/21/le-chocolat-engendre-t-il-des-tueurs-en-serie

    Le 10 octobre dernier est parue dans le fort sérieux New England Journal of Medicine une étude qui a fait les délices de la presse généraliste. On y apprenait qu’il existait un lien de corrélation extrêmement significatif entre la consommation de chocolat par un pays et le nombre de prix Nobel que ledit pays décrochait. L’information a eu tant plus d’écho qu’elle a été publiée pendant la semaine où les Nobel 2012 étaient décernés. Tout en expliquant qu’une corrélation ne signifie pas forcément un lien de cause à effet, l’auteur de cette étude, Franz Messerli, fait tout pour en dénicher un ! Pour ce cardiologue, tout est dans les flavanols, des molécules antioxydantes présentes dans le cacao, dont plusieurs études ont montré qu’elles améliorent les fonctions cognitives. Tout se tient : les pays où l’on mange beaucoup de chocolat font des habitants plus intelligents et ont donc plus de prix Nobel. La possibilité que le lien de cause à effet soit inversé – dans les pays les plus intelligents et donc les plus comblés en prix Nobel, on sait les vertus bienfaisantes du chocolat sur la santé et on en mange davantage – est, selon Franz Messerli, concevable mais improbable.

    Ce genre d’étude fait les choux gras de la presse et plaît beaucoup au public, notamment parce que le mécanisme présenté est à la fois astucieux et simple à comprendre. Il n’empêche : le glissement d’un simple lien de corrélation statistique à un lien de cause à effet est un exercice périlleux.

    #corrélation #causalité #sciences #médias


  • Des géants du médicament condamnés à 11 Mds de dollars pour leurs méfaits
    http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/Laboratoires_pharmaceutiques_comdamnation_GSK_Novartis_Pfize

    L’industrie pharmaceutique mondiale a accumulé des amendes pour plus de 11 Mds de dollars au cours des trois dernières années pour leurs fautes criminelles, dont la rétention de données relatives à la sécurité des médicaments et à leur promotion à des fins d’utilisation au-delà des conditions autorisées.[1]

    En tout, 26 sociétés, dont huit des dix plus gros acteurs de cette industrie mondiale, ont été reconnues coupables d’avoir agi malhonnêtement. Selon deux articles publiés aujourd’hui dans le New England Journal of Medicine, l’ampleur de ces méfaits, révélés pour la première fois, a sapé la confiance du public et des professionnels et entravé les progrès cliniques. Des juristes ont prévenu que ces amendes de plusieurs milliards de dollars ne suffiront pas à changer le comportement de cette industrie.

    Les 26 sociétés incriminées sont placées sous « contrats d’intégrité » [corporate integrity agreements], lesquels sont imposés aux Etats-Unis lorsque sont détectés des méfaits en matière de santé et placent ces sociétés sous surveillance, pouvant durer jusqu’à cinq ans, pour retrouver un comportement correct. La plus grosse amende de 3 milliards de dollars a été imposée en juillet au laboratoire pharmaceutique GloxoSmith-Kline (GSK), dont le siège se trouve au Royaume-Uni, après que celui-ci a admis trois chefs d’accusation de comportement criminel devant les tribunaux américains. Il s’agit de la plus grosse amende à ce jour. Mais GSK n’est pas seul - neuf autres sociétés se sont vues imposer des amendes, allant de 420 millions de dollars pour Novartis à 2,3 milliards de dollars pour Pfizer, depuis 2009, totalisant plus de 11 milliards de dollars.

    Kevin Outterson, un juriste de l’Université de Boston, dit qu’en dépit de la dimension exorbitante de ces amendes, elles ne représentent qu’une petite proportion des revenus totaux de ces sociétés et peuvent être considérées comme un « coût pour faire des affaires ».

    #Industrie-Pharmaceutique, #médicaments, #amendes


  • Science : Des patients en état végétatif communiquent par la pensée
    http://www.lesmotsontunsens.com/patients-coma-etat-vegetatif-communiquent-par-la-pensee-6987

    Des patients plongés dans un état végétatif (proche du coma) peuvent répondre mentalement aux questions qui leur sont posées. C’est le résultat d’une étude publiée mercredi dans le New England Journal of Medicine.


  • SOUS LE SOLEIL – Des effets néfastes des #rayons_ultraviolets | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/06/01/sous-le-soleil-des-effets-nefastes-des-rayons-ultraviolets/#xtor=RSS-3208

    L’homme figurant sur cette image a été chauffeur de camion pendant vingt-huit ans, et pendant toutes ces années, il a été exposé tous les jours, des heures durant, au soleil venant de la fenêtre gauche de son véhicule. D’année en année, sa peau a évolué de manière différenciée des deux côtés de son visage, jusqu’à aboutir à ce résultat étonnant.

    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/files/2012/06/1338292453_0.jpg

    #santé

    • En dermatologie, on voit aussi de très belles photos de vieilles campagnardes : la peau masquée du soleil (le port du « voile » était fréquent en campagne il y a 50 ans) est celle d’une femme de trente ans alors que la peau exposée (cou, visage, mains) est brûlée par le soleil. Sur un gémi visage jen’avais jamais vu ça :-) merci !


  • Le stérilet, un contraceptif bien plus efficace que la pilule
    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/le-sterilet-un-contraceptif-bien-plus-efficace-que-la-pilule_38965/#xtor=RSS-8

    Chez les jeunes femmes de moins de 21 ans qui choisissent la pilule, le timbre transdermique (à changer une fois par semaine) ou l’anneau vaginal, le risque de tomber enceinte est près de deux fois plus élevé que celui des femmes plus âgées, ont constaté les auteurs de cette recherche, menée auprès de 7.500 participantes âgées de 14 à 45 ans. Pour ce qui est de la différence d’efficacité, la contraception moins durable (pilule, timbre et anneau) représente un taux d’échec de 4,55 % contre 0,27 % pour le stérilet. Ces travaux paraissent dans la revue médicale The New England Journal of Medicine datée du 24 mai.

    • Le truc, c’est que quand tu commences ta vie sexuelle, le gynéco te file la pilule et c’est tout. Tu ne connais que ça, on ne te parle que de ça, comme si c’était un synonyme de contraception. Quand aux avertissements quant aux effets secondaires, ça se résume à : « faut pas fumer avec la pilule, sinon, faut pas vous plaindre ».
      La pilule, c’est le médoc auquel tu dois tout le temps penser, quand il faut le prendre, quand il faut l’arrêter, ne pas être en rupture de stock, prévoir avant de bouger, voyager, toujours sur soi, comme si ta vie en dépendait alors que justement, on n’est pas malade.
      En plus ça coûte cher (comprendre ça rapporte un max aux labos) et ça rend très dépendante du toubib.

      Le DIU, faut le demander, sinon, on ne te le propose jamais et je ne parle même pas des nanas qui n’ont jamais eu de gosses. Tu le fais poser, un anti-inflammatoire pour que ça ne fasse pas mal ensuite (mais y a encore des toubibs qui ne te filent rien et te laisse souffrir pour rien, ça coûte que dalle et surtout, après... tu l’oublies !

      Tu peux te casser au bout du monde, tu peux te faire enlever (ce qui n’est pas souhaitable, mais bon), une guerre nucléaire peut ravager toutes les pharmacies de la terre, tu es à l’abri d’une grossesse pendant 10 ans. Et surtout, tu l’oublies, putain !

    • Alors là, non, pas d’accord du tout du tout du tout !!! J’ai eu un stérilet deux ans et ça a été l’enfer de chez l’enfer ! Non, désolé mais ce n’est pas supporté par toutes. Pendant ces deux ans je peux te dire que je n’ai pas oublié que j’avais un ventre douloureux ! Saignements et douleurs à répétitions (sans parler de la pose où j’ai failli tourner de l’œil)... Moi c’était la guerre nucléaire tous les jours, putain !

      Je ne suis pas contre le stérilet, il ne faut pas mettre à la poubelle les alternatives

    • Mais c’est pas le DIU le problème, c’est 99,9% des fois la pose qui est le problème ! La plupart des gynécos ne promeuvent pas cette technique (connivences ? pharmacie ?), et donc ne l’apprennent pas aussi bien que le reste, forcément. Et donc ça fait mal, surtout par méconnaissance.

      Un bon gynéco qui connaît le DIU n’est pas censé faire mal en le posant, et ce n’est censé faire mal après s’il est posé correctement.

      À lire l’énormissime rubrique sur la contraception :
      http://martinwinckler.com/rubrique.php3?id_rubrique=8
      Et dont un bon nombre sur le DIU :
      http://martinwinckler.com/rubrique.php3?id_rubrique=34

      Précisément sur la douleur :
      http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=472

      Mais en outre, le DIU affranchit les femmes de la dépendance au médecin !!!
      On ne le dira jamais assez.

    • Comme le dit Martin Winckler : la formation des médecins c’est, avant de se faire sa propre idée, la reproduction du modèle appris et ce modèle dit « le DIU c’est pour les femmes qui ont déjà eu des enfants à cause du risque de stérilité » ; depuis cette affirmation péremptoire a été démentie : pas plus de risque de stérilité mais l’usage reste comme souvent en médecine, beaucoup de médecins appliquent toute leur vie professionnelle ce qu’ils ont appris durant leurs études sans revenir dessus sauf forte médiatisation.

    • Oui @allergie, c’est pour ça que, sans chiffre précis, je disais 99,9%. Pour dire qu’évidemment, comme dans tout domaine, il y a toujours des exceptions. C’est dommage quand ça tombe sur soi (comme moi avec l’évanouissement + convulsions que j’ai eu ya 2 semaines à cause d’un médicament, 1 sur 7000 pour cette mauvaise réaction...).

      Mais dans la majorité des cas c’est bon pour le DIU, et dans la majorité des mauvais cas, c’est souvent dû à la mauvaise pose.

    • Ce qui est vrai aussi, c’est qu’on ne m’a jamais proposé ce mode de contraception, c’est moi qui l’ai demandé... Vu les circonstances, j’étais mal inspirée ce jour-là, je l’ai fait enlever après au bout de deux ans.
      Dans un autre ordre d’idée, comme dit @allergie, plusieurs générations de médecins, à qui on a inculqué une certaine médecine, ont voué un culte inébranlable aux antibiotiques et c’est la croix et la bannière pour ne pas s’en faire prescrire. Je crois que ça commence à changer.


  • Suis-je normal, docteur ?
    http://www.destinationsante.com/Suis-je-normal-docteur.html
    http://www.destinationsante.com/IMG/jpg/consult-docpatienteok.jpg

    Plus les connaissances et les techniques médicales évoluent, plus les scientifiques proposent d’atteindre une nouvelle normalité. « Pour vous donner un exemple, il y a 25 ans on considérait que la tension artérielle était normale lorsqu’elle ne dépassait pas 16/9 », explique le Pr Grimfeld. La pression systolique est alors de 160 millimètres de mercure (mmHg). Et la diastolique de 90mmHg. « Des années plus tard, il a été considéré qu’elle devait être inférieure à 14/8. Aujourd’hui, au-dessus de 12/7 elle n’est plus considérée comme normale », raconte le Pr Grimfeld. « Que faire alors des patients qui présentent une tension de 16/9 aujourd’hui ? Sont-ils pour autant devenus anormaux et doit-on tous les traiter ? », s’interroge-t-il face à ce changement de critères de normalité en santé.

    Je trouve cette interrogation autour des glissements de la norme hautement instructive