company:new york times


  • En tant que papa, Steve Jobs n’était pas fan de l’iPad

    http://www.slate.fr/story/92081/papa-steve-jobs-ipad

    Dans la Silicon Valley, les parents qui passent leurs journées à créer des tablettes, applications iPhone et jeux vidéo laissent à peine leurs enfants toucher à un smartphone. C’est ce que pointe un article du New York Times.

    Steve Jobs lui-même était très strict en la matière. Le journaliste Nick Bilton raconte qu’en 2010, il avait demandé au fondateur d’Apple si ses enfants aimaient les iPad. Steve Jobs avait répondu qu’ils n’en avaient jamais utilisé.

    #iPad #enfants #éducation #parents


  •  » Ukraine, journalisme corrompu et foi atlantiste, par Karel van Wolferen
    http://www.les-crises.fr/ukraine-journalisme-corrompu-et-foi-atlantiste-par-karel-van-wolferen

    Karel van Wolferen est un journaliste Néerlandais et un professeur émérite de l’Université d’Amsterdam. Depuis 1969, il a publié plus de vingt livres sur les politiques publiques, qui ont été traduits en onze langues et vendus à plus d’un million d’exemplaires dans le monde. En tant que correspondant étranger pour NRC Handelsblad, l’un des journaux-phares de la Hollande, il a reçu la plus haute récompense néerlandaise pour le journalisme, et au cours des années, ses articles ont été publiés dans le New York Times, le Washington Post, The New Republic, The National Interest, Le Monde, et de nombreux autres journaux et magazines.

    ...

    Ce qu’il faut garder présent à l’esprit, c’est qu’à l’échelle européenne, il n’y a aucune publication, aucun journal qui soutienne un espace public européen et fournisse aux Européens intéressés par la politique un moyen de réfléchir et discuter entre eux des grands événements internationaux

    ...

    Mais Washington a toujours eu l’avantage dans cette guerre de propagande qui l’oppose à un adversaire très réticent, contrairement à ce que les médias grand public ont voulu nous faire croire. La propagande, qui prend sa source à Washington, est construite de manière à coller à l’hypothèse d’un Poutine qui, guidé et soutenu par un nationalisme exacerbé par la chute de l’empire soviétique, tente de repousser les frontières de la Fédération de Russie jusqu’aux anciennes limites du défunt empire.

    ...

    Il ne fait aucun doute que la propagande de Moscou, à laquelle il est souvent fait référence, existe réellement. Mais il y a des moyens, pour les journalistes sérieux, de mettre en balance les propagandes des différents bords et de discerner la part de vérité ou de mensonges ou de foutaises qu’elles contiennent. De ce que j’ai pu voir, cet exercice n’a été fait qu’en Allemagne, et de manière restreinte. Pour le reste, nous devons reconstituer la réalité politique en nous reposant sur les sites web américains, maintenant plus que jamais indispensables, qui accueillent des lanceurs d’alertes et des journalistes d’investigation à l’ancienne et qui, spécialement depuis l’avènement de la « guerre contre le terrorisme » et l’invasion de l’Iraq ont constitué une forme continue de publication samizdat [NdT : « samizdat » d’après Wikipédia : « Le samizdat (en russe : самиздат) était un système clandestin de circulation d’écrits dissidents en URSS et dans les pays du bloc de l’Est, manuscrits ou dactylographiés par les nombreux membres de ce réseau informel. »]

    ...

    De nos jours, la sécurité de l’emploi dans le monde du journalisme est assez incertaine et aller à contre-courant équivaut presque à se retrouver sur une voie de garage avec le diable, car c’est nuire à sa « crédibilité » de journaliste.

    Ce qui frappe une ancienne génération de journalistes sérieux et les fait douter de la crédibilité des médias grand public, c’est le fait d’ignorer les indices qui pourraient miner ou démolir la version officielle ; une version officielle qui a déjà imprégné la culture populaire comme en témoignent les commentaires désinvoltes qui ornent les critiques de livres, de films, et beaucoup d’autres choses.

    Aux Pays-Bas la version officielle est déjà gravée dans le marbre, ce à quoi on devait s’attendre lorsqu’elle a été répétée dix mille fois. Elle ne peut être écartée, bien sûr, mais elle n’est pas basée sur le moindre morceau de preuve.

    ...

    Pour situer le degré de fidélité médiatique à Washington dans le cas ukrainien, et aussi mettre en perspective le comportement servile des politiciens européens, nous devons connaître et comprendre l’Atlantisme. C’est une foi européenne. Il n’a pas produit une doctrine officielle, bien sûr, mais il fonctionne comme tel.

    Il est bien résumé par le slogan néerlandais au moment de l’invasion de l’Irak : « zonder Amerika gaat het niet » (sans les Etats-Unis les choses ne marcheront pas).

    ...

    L’atlantisme est une grave maladie de l’Europe : elle génère une amnésie historique, un aveuglement têtu et une colère politique dangereusement déplacée. Mais elle s’épanouit sur un mélange de certitudes sur la protection qui perdurent depuis la guerre froide, de fidélités issues de la guerre froide intégrées à la culture populaire, d’inculture européenne pure et simple, et d’une réticence compréhensible à admettre qu’on a été, ne serait-ce qu’un petit peu, conditionné. Washington peut se permettre tous les excès sans que l’atlantisme ne soit remis en cause, du fait de la distraction de chacun, que les médias font tout pour entretenir. Je connais des néerlandais dégoûtés par la campagne de diabolisation de Poutine, mais pour eux, l’idée de pointer un doigt accusateur sur Washington, dans l’affaire de l’Ukraine, est quasiment inacceptable. De telle sorte que les publications néerlandaises, tout comme beaucoup d’autres en Europe, n’arrivent pas à se résoudre à placer la crise de l’Ukraine dans sa juste perspective en admettant que la responsabilité en revient à Washington, et que Washington, et non Poutine, a la clé de sa résolution.

    ...

    La vieille Europe réalise-t-elle que les USA ont des ennemis qui ne sont pas les ennemis de l’Europe, parce qu’elle en a besoin pour des raisons de politique intérieure, pour sauvegarder une industrie de guerre économiquement importante, et pour tester la bonne foi politique des candidats à la fonction publique.

    ...

    D’autres obstacles à un réveil restent gigantesques ; la financiarisation et les politiques néolibérales ont produit un enchevêtrement transatlantique d’intérêts ploutocratiques. Ajoutées à la foi atlantiste, elles ont aidé à contrecarrer le développement politique de l’Union européenne, et avec cela, la capacité de l’Europe à prendre des décisions politiques indépendantes. Depuis Tony Blair, la Grande-Bretagne est tombée dans l’escarcelle de Washington, et depuis Nicolas Sarkozy, la même chose peut plus ou moins être dite de la France.

    Ce qui laisse l’Allemagne. Angela Merkel était ouvertement mécontente des sanctions, mais elle a fini par suivre le mouvement parce qu’elle veut rester du bon côté du président américain, et parce que les États-Unis, en tant que vainqueurs de la Seconde guerre mondiale, ont encore du poids à travers un certain nombre d’accords. Le ministre des affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, cité dans les journaux et à la télé, a répudié les sanctions et dénoncé l’Irak et la Lybie comme autant d’exemples de résultats désastreux des escalades et des ultimatums, et malgré cela, lui aussi change d’avis et, au bout du compte, suit le mouvement général.

    Der Spiegel est l’une des publication allemandes qui offrent un espoir. L’un de ses chroniqueurs, Jakob Augstein, attaque les « somnambules » qui sont tombés d’accord sur les sanctions, et blâme ceux de ses collègues qui montrent Moscou du doigt. Gabor Steingart, qui publie Handelsblatt, s’en prend à la « tendance américaine à l’escalade verbale, puis militaire, à l’isolement, à la diabolisation et à l’attaque d’ennemis » et conclut que « le journalisme allemand est passé de la pondération à l’agitation en quelques semaines. Le spectre des opinions s’est réduit au champ de vision d’une lunette de tireur d’élite ». Il doit y avoir d’autres journalistes, en Europe, qui disent la même chose, mais leurs voix ne passent pas la cacophonie de la diabolisation.

    #journalisme #presse #atlantisme #États-Unis #Ukraine #Europe #Karel_van_Wolferen


  • Intéressant Atelier des médias (#RFI) sur ce qui semble devenir un nouveau standard du journalisme : « Le long format fait sa rentrée ».
    http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/le-long-format-fait-sa-rentree

    Réconcilier #Web et #reportage, c’est le projet de trois médias lancés cet été : Lequatreheures, Ulyces et Ijsberg. Streetpress.com inaugure, quant à lui, une nouvelle version misant elle aussi sur le long format. Pourquoi parier sur un #journalisme plus lent et narratif, réponses cette semaine avec nos invités.

    Le long format fait sa rentrée. C’est le nom de l’événement qui nous a réuni en public, lundi 15 septembre à Numa, au coeur de Paris.

    Le long format, c’est ainsi que l’on désigne une forme de journalisme à la fois ancestrale, nouvelle et en devenir. Ancestrale car elle s’applique au style de ces auteurs, journalistes et écrivains, qui ont marqué l’histoire du récit #documentaire : Hemingway, Steinbeck, Londres, Kessel, Capote...

    Nouvelle, car depuis 5 ou 6 ans, on voit éclore de plus en plus de projets journalistiques revendiquant une fibre littéraire ; à l’image, en France, de la revue XXI et des dizaines de titres nés dans son sillage.

    En devenir, car depuis quelques mois, et probablement à la faveur de la publication en ligne par le New York Times de son long reportage multimedia snow fall, on voit émerger des projets web dont l’ambition est d’allier ce qui se fait de mieux en écriture journalistique, en graphisme et en développement informatique.

    Le son
    https://soundcloud.com/radiofranceinternationale/journalisme-longformat-conference

    Où la lenteur devient une valeur « sexy », l’approche documentaire vise à améliorer « l’expérience utilisateur » , l’information s’inspire des « app store » et le journalisme fonctionne comme une « start-up ». Un mix entre Albert Londres et Steve Jobs. C’est beau. Mais ça laisse un goût étrange.

    Par exemple, ça semble normal - pire : innovant - de poser le publi-reportage comme modèle économique. Le « client préféré » (sic) de Street Press ? Réponse vers la 50e minute : les Egoûts de Paris, qui commandent des « histoires ». C’est qu’il ne faut plus dire « journaliste », mais « expert en production de contenus éditoriaux » (sic²) - et un expert a des clients, là où un journaliste avait des sources ou des sujets d’enquête.

    Et puis si tu n’as pas un ordi dernier cri et une connexion efficace comme il faut, n’ouvre pas tous les liens ci-dessous en même temps, sinon ton expérience utilisatrice/teur risque de devenir vraiment très très lente et néanmoins pas du tout sexy.

    Les médias cités :

    Snow fall : http://www.nytimes.com/projects/2012/snow-fall

    StreetPress : http://www.streetpress.com

    Le QuatreHeures : https://lequatreheures.com

    Ulyces : http://www.ulyces.co

    Ijsberg : http://www.ijsbergpress.com
    [et https://ijsbergmagazine.com ]

    cc @syntone @ari

    #audio #radio #médias

    • Mouai. Mes deux sous :)

      Il me semble que les modes changent vite chez les journalistes, ça donne le tourni : le webdoc est fini, vive les formes longues :) Et vu qui est le patron d’Ulyces (le même que celui de Ragemag, Arthur Scheuer, qui a cette fois réussi à attirer des financements de Xavier Niel), ça ressemble à une tentative un peu désespérée de monétiser des reportages sur le web pour se trouver une niche.

      Quand ce n’est pas ce qui est speed et lol, c’est ce qui est long et distingué. Du moment que ça rapporte et que ça permet d’avoir un job cool.

      Ijsberg connecté, Ijsberg accessible, Ijsberg évolutif. Nous avons la chance extraordinaire – due en partie à notre jeune âge – d’une extrême adaptabilité.

      Le "manifeste" (sic) d’Ijsberg est génial. Il ne dit rien, il n’est ni libéral, ni engagé, il n’a aucune intention… rien.
      http://www.ijsbergpress.com

      À la conception de ce nouveau titre, de jeunes journalistes, disciples d’Albert Londres, mais élevés au rythme des web documentaires et des applis mobiles. Francophones en majorité, nomades évidemment, nous ambitionnons de construire le média de nos rêves. Formés dans les meilleures écoles, ayant déjà vécu à l’étranger, enrichis par nos expériences, nous sommes conscients des particularismes et convaincus de la nécessité d’en rendre compte avec fidélité.

      Quant à Streetpress, ils se veulent le Vice français et en imitent jusqu’aux défauts, comme ceux de leur reportage embed à la LDJ ou concernant la rémunération de leurs "stagiaires journalistes".

      Le plus catastrophique c’est encore la similitude de mise en page et d’organisation du contenu entre ces sites avec les mêmes dernières astuces html, quand on repense à la richesse de la mise en page papier. Je crois que je préfèrais encore le vieux web, avec les pages de boingboing qui n’étaient pas responsive mais toutes différentes.

      A tout prendre, dans le domaine de ces longs formats, c’est encore le travail fait par le Guardian sur les frontières, en 4 épisodes, qui est le plus impressionnant.
      http://www.theguardian.com/world/ng-interactive/2014/aug/06/-sp-texas-border-deadliest-state-undocumented-migrants

      Mais pour le coup, c’est pas du storytelling, y’a une intention de documenter quelque chose de compliqué, en se servant de photos, de vidéos, de cartographies, de stats, de sons…, pour faire émerger une certaine réalité. Il ne s’agit pas d’une photogénique avalanche qui sert de modèle partout, et avant tout à valoriser une marque éditoriale. Ou de raconter une jolie histoire sans mettre les mains dans le caca derrière comme en a apparemment l’intention Ijsberg.

      Pour le reste, je crois que ce qu’on a à dire trouve tout seul son format quand il ne s’agit pas de plan marketing, non ?

      Sinon y’a le travail fait par « 6 mois » qui est intéressant. Mais c’est un vrai bouquin qui se feuillette où on veut, un bel objet, qu’on a envie d’exposer et de prêter facilement à nos amis :) Mais bon y’a pas de sons :-( ( @intempestive : le nouveau player arrive, et sa documentation aussi :)

    • Sinon je n’ai pas l’impression que Ulyces soit über-geek, mise à part une grande photo au début, les articles ont tous l’air d’être très littéraires, essentiellement textuels, donc pas sûr qu’il faille une grosse machine pour le lire, du coup j’aime plutôt bien le format (je découvre en direct tous ces nouveaux sites).

    • Le plus catastrophique c’est encore la similitude de mise en page et d’organisation du contenu entre ces sites avec les mêmes dernières astuces html, quand on repense à la richesse de la mise en page papier.

      Tout à fait, @ari, et c’est assez drôle à mettre en perspective avec la volonté affirmée d’être original et de se démarquer. Après, on retrouve une semblable uniformisation sur les formats papier et a contrario une très grande richesse possible des mises en forme sur le web, donc je ne crois pas que ce soit un clivage web/papier qui soit en cause ici.

      L’esthétique en vogue, qu’on retrouve sur beaucoup de sites orientés tablettes/smartphones ou jouant sur cette référence : organisation verticale, usage intensif du scroll, pleine page, images très grand format, parallaxe (j’ai appris ce terme en écoutant l’émission) et petites choses parfaitement contraires aux #bonnes_pratiques (ping @tetue), comme le lancement automatique des vidéos (sur le QuatreHeures, j’ai même dû deviner qu’il fallait cliquer sur l’image pour stopper la vidéo, parce que les contrôles du lecteur disparaissent).

      De toutes façons, comme dit Ijsberg (sous l’icône « Lentement » du magazine) : « Le terrain de jeu est simple : votre écran. A l’intérieur, nous faisons ce que bon nous semble. » On ne saurait mieux résumer l’affranchissement des bonnes pratiques et la mise en position passive de l’internaute : en accédant à notre site, vous vous en remettez à nous - cet onglet-là n’est plus chez vous, à l’intérieur de lui nous prenons la main sur votre matos.

      @rastapopoulos : j’avais commis l’erreur de tous les lancer en même temps, donc je ne sais pas en effet quels sont les plus grands bouffeurs de bande passante. Et pour ce qui est d’aimer, c’est toute l’ambiguité : je trouve aussi ces formats très séduisants, mais il y a un truc qui coince. On attend ou on présuppose quelque chose de moi en tant que lectrice/spectatrice qui me gêne, et de façon plus générale on pose un rapport au monde et à sa représentation en « histoires » sexy qui sonne parfaitement faux en dépit de toutes les pancartes « vrai ! vrai ! vrai ! » qui clignotent partout.

      (et curieuse de découvrir le nouveau lecteur @ari :) )

    • @intempestive : c’est un format à la fois « disruptif » et « immersif » pour le lecteur faut croire ^^ En terme d’accessibilité, c’est une sacrée expérience. Sinon pour ce type de reportage j’ai encore jamais vu de mise en page folle (à la différence du papier). Il me semble que les magazines multimédias conçus pour Ipad sont un peu plus intéressants (mais j’en ai rarement eu entre les doigts). J’imagine que le « mobile-first », première cible, conditionne la mise en page.

    • ah la la @baroug, tu es très sévère

      et @fil visionscarto.net c’est pas trop un site qui prétend livrer du docu, du reportage, etc... éventuellement on en trouvera, mais c’est avant tout un site qui propose d’exposer au public des idées, des recherches, des expérimentations, qu’on édite, qu’on prépare pour faire tenir dans le format visionscarto.net (dont,je précise, on fera évoluer bientôt l’ergonomie et l’accès aux contenus.

      Cela dit, bien sur, il y a une certaine ressemblance avec les sites mentionnés sur cette discussions, et comme partout, il y a des contributions de qualité variables, mais les intérêts des lecteurs et des utilisateurs sont aussi variables. L’important à mes yeux est aussi de couvrir des champs de connaissance aussi étendu que possible (avec nos petits moyens financiers), d’emmener les lecteurs le long d’itinéraires variés et improbables, de proposer aussi par exemple, aux enseignants, des ressources dans lesquelles ils peuvent puiser pour préparer leurs cours, etc...

    • Quand même, qu’est-ce qu’on se marre avec-les-nouvelles tendances-de-la-presse-qui-recycle-toujours-les-même références-et-se-revolutionne-33-fois-par-minute.

      Ce qui me frappe c’est l’insistance sur l’ampleur du texte (à prouver quand même - parce que ces articles c’est quand même de la gnognotte si on prends n’importe quel journal des années 30-60) tout en mettant en avant l’image, et en insistant bien sur la question du temps de lecture, parce qu’on est tous pressés hein !

      Sur Ulyces, on se croirait sur medium et on t’annonce d’avance le temps de lecture. Sur street-presse tu as limite une médaille quand tu as fini l’article, on te le dis comme si tu le savais pas. Sur Ijsberg, on lit promptement, calmement etc...
      Avec un paternalisme certain derrière tout ça, un discours limite élitiste.

      Non mais, je lis vite ou lentement, en entier ou pas, tout de suite ou jamais et si je veux et je te merde.

    • Non mais, je lis vite ou lentement, en entier ou pas, tout de suite ou jamais et si je veux et je te merde.

      +1

      @supergéante comme on l’aime :)

    •  :) bon, ok commentaire pas super constructif. Reste une chose, c’est que les journaux sauf quelques rares d’ultra niche (musique, science) , papier ou pas, je ne m’y abonnais que rarement. Du coup, toutes ces plateformes, je ne me vois pas prendre un abonnement non plus. Et vous ? Prêts à payer pour ces sites ?

    • Moi j’étais abonné à J’aime Lire, mais sinon… :D

      Nan en vrai, j’ai aussi été abonné assez longtemps à @cqfd, au Plan B tant que ça existait, et même furtivement au journal de la décroissance une année.

      Sur internet pour l’instant, jamais rien. Pourquoi ? Je ne sais pas top. Enfin si en fait… Ce n’est pas tant que je ne peux ou veux pas le faire, j’aurais même un peu d’argent pour, etc. Mais ce n’est juste pas possible ! Dans la vraie vie de tous les jours, j’ai déjà 40 millions de trucs à lire hors sites payants : veille d’actus, veille technique, forum politique ici-même, émissions de radio, blogs dans mes RSS, livres sur ma table de chevet quand il reste du temps !!

      Si je payais pour un abonnement à un site en ligne, je me sentirais obligé de lire son contenu en entier, en plus de tout ce que j’ai déjà à lire : nolife quoi. Sachant que je n’ai déjà pas assez de temps pour lire ma liste précédente tout en étant présent pour la famille et en essayant de travailler rentablement…

      C’est quoi cette vie numérique de fou en fait ?

    • Je me suis abonnée au Diplo, à @si, mais ça ne va pas : je lis effectivement par thème, pas par titre, donc, sur chaque titre, je lis quelques articles qui m’intéressent, mais pas tout, et je ne peux pas m’abonner à tous les titres qui produisent même un article qui m’intéresse par mois.
      Donc, oui, il me faudrait plutôt un portail où j’achète un pack de droits de lire qui se répartissent entre une profusion de titre. Genre, 5 articles par jour (crédits étalés sur le mois) sur une vingtaine de titres intéressants comme le Diplo, cqfd, les nouvelles news, médiapart, etc...

    • En effet @monolecte, ce type de portails, je crois que je pourrais me laisser tenter. @fil @rastapopoulos Oui, il y a tellement de ressources et de trucs à lire gratuitement que le temps qui reste n’incite pas à payer pour des infos. Cependant, je crois que je m’abonnerais à un bon portail de journaux tel que décrits, car - et mes propres projets stagnent aussi pour ça - le militantisme et le bénévolat sur le temps non occupé par le travail rémunéré s’effiloche et donc, je veux bien que des gens soient payés pour écrire des articles, si ils font bien leur travail.

    • Oui, tu pourrais avoir deux couches de services : une couche de crédits directs, mais qui implique que tu te fasses ta revue de presse tout les matins pour sélectionner tes articles et une couche d’abonnement au flux d’un curateur (ce qui est vaguement ce que font Seenthis ou Rezo)^ : quelqu’un qui a le temps de plonger dans le flux et d’en ramener une sélection dans une tonalité ou des thématiques qui te plaisent.

      Les titres seraient ensuite rémunérés chacun en fonction des articles lus, ce qui fait que petit pure player ou mastodonte de l’info, ce qui fera la différence, c’est la qualité de chaque article !

    • Ouais enfin un service commun comme ça, ça a vraiment peu de chance de voir le jour quand même… Parce que ce qui en intéresse une bonne partie, au moins les mastodontes, c’est d’avoir du trafic sur LEUR site .Entre autre parce qu’ils veulent des vues de pages à cause de la publicité, et aussi parce que sur les côtés t’as toujours des listes qui te propose des articles du même sujet mais chez eux, pas ailleurs, pour continuer de vouloir acheter un autre article de leur corpus.

      Si déjà chaque site permettait d’acheter contenu par contenu sans abonnement complet, ça serait déjà ça (et une partie l’a déjà hein), mais évidemment ça veut dire donner ses infos à chaque fois, à plein de gens différents.

    • Le modèle économique des mastodontes ne marche pas, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont tous sous perfusion. La pub ne peut pas financer l’info, sauf à en faire une fille de pub... et donc un truc pas intéressant qu’au final personne ne lit.
      Le modèle qui va marcher, c’est le contenu de qualité pour lequel on est d’accord pour payer, comme dans le logiciel libre où on est d’accord pour payer pour les logiciels bien faits et qui nous sont vraiment utiles. D’ailleurs, mon Ubuntu n’est pas très différent d’une plateforme de presse : tous les logiciels sont centralisés, certains sont gratuits et d’autres sont payants. Je fais mon choix sur la plateforme qui gère les dépôts et voilà, tout le monde est content.

      Bon, sauf qu’en vrai, les bons logiciels payants, il faut quand même encore aller se les chercher dans la pampa et les installer soi-même. Mais bon, quand je vois l’usage quotidien que j’ai d’Antidote, pour ne citer que celui-là, je ne juge pas mon investissement disproportionné.

      Je pense que pour l’info, c’est pareil. Certains articles méritent le détour et sont ensuite archivés précieusement. Parce qu’ils sont importants et que ce qu’ils m’apportent justifie ma participation. Après, pour un achat à la pièce, faut pas non plus sombrer dans les conneries des éditeurs de musique qui arrivent à te vendre des mp3 pourris plus chers que leur équivalent physique ou de l’édition qui prennent, en France, le même chemin, avec des tarifs numériques ridicules qui n’incitent pas à cesser le piratage.

    • Dans la Presse, on a tendance à faire comme si le client, c’était le lecteur.
      Tout pourtant démontre que ce n’est pas le cas.
      Et quand on cherche, on se dit alors que le client, c’est l’acheteur d’espace publicitaire. Mais même là, la réponse n’est pas pleinement satisfaisante.
      Et on en arrive au vrai client, celui sans qui le service n’existerait plus depuis longtemps : l’actionnaire. Sans les tours de table à répétition, les « mastodontes » ne seraient plus depuis des dizaines d’années. Le vrai client de la Presse, c’est l’actionnaire. Le lecteur est le service rendu.

    • @biggrizzly oui, mais le lecteur est difficile à chopper avec de la daube. Les obsédés du clic pensent que plus tu fais du putassier et plus les lecteurs viennent... oui, c’est vrai, mais ils repartent aussi sec.
      Le lecteur régulier et fidèle, le bankable, tu ne l’attrape pas comme ça du tout... tu le fais même fuir.
      Beaucoup de clics, c’est très différent que beaucoup de lecteurs. Et des lecteurs qui pensent qu’ils peuvent faire confiance à ce que tu publies, c’est encore plus difficile à trouver. Alors ceux qui veulent bien payer pour ce que tu écris...

      Si tu veux du clic à pub, arrête de faire du journal, fait du porno.

    • Il y a une start-up française qui se lance dans ce que vous dites, un portail ou on achète avec des crédits : http://www.onemoretab.com

      C’est aussi le modèle de http://www.cairn.info depuis longtemps, peut-être à l’avenir celui de flip-board, ou directement de Apple et Microsoft etc.

      Mais ce qui est fâcheux avec ce système selon moi c’est que :

      1) L’« expérience utilisateur » est unique pour tous les titres, et souvent mal fichue. Voir la presse dans le kiosque de Windows 8 sur un PC par exemple (#LOL #WTF).

      2) Cela ajoute des intermédiaires qui prennent l’essentiel des revenus car ils sont en situation de force par rapport aux éditeurs (cf Apple avec son App store, ou plus largement le circuit classique de la grande distribution. Vu que les clients sont massivement chez l’intermédiaire et qu’on devient obligé de passer par la, et bien c’est l’intermédiaire qui prend le pognon des lecteurs).

      Or internet ça permet quand même de faire des jolis sites avec une identité forte pour chaque titre, et que les gens viennent directement dessus sans passer par une galerie marchande, ou à la limite en passant par des portails comme Rezo.net.

      L’autre modèle qu’on peut imaginer c’est le micro paiement en un clic, mais alors il faudrait qu’un service s’impose largement dans le public. Il y a eu des essais je crois mais à chaque fois les start-up peinent à rependre leur service massivement chez les utilisateurs. Donc ça finira géré par Google ou Paypal je suppose si cela doit se faire, mais alors il faudrait qu’il y ait une forte demande de gens qui veulent payer des articles de presse à l’unité, ce qui reste à démontrer.

      Donc finalement ce qu’il faut creuser selon moi c’est les modalités pour que les gens aiment leur journal, soient content de s’y abonner même s’ils ne lisent pas tout, voire lui fasse des dons pour lui permettre de se développer :)

    • @booz mais ya une différence entre « ne pas tout lire » et « lire 5 ou 6 articles de tels thèmes précis de temps en temps ». Si tu lis pas tout mais quand même 70% de chaque numéro, c’est pas vraiment un inconvénient de s’abonner. Mais si tu as 40000 trucs à lire dans 300 « lieux » différents (numériques ou papiers), ce n’est pas pareil… et ça a l’air d’être le cas de beaucoup de monde apparemment (en tout cas d’après les réponses précédentes, au moins ici).

    • et ça a l’air d’être le cas de beaucoup de monde apparemment (en tout cas d’après les réponses précédentes, au moins ici).

      De fait, ça plaide à mort pour la vente à l’unité / par carnets d’articles, mais je ne sais pas dans quelle mesure les seenthisiens actifs (déjà minoritaire sur la plate-forme) sont représentatifs de grand chose…

    • Je ne comprends pas en quoi pouvoir payer un article à l’unité règlerait le problème de @RastaPopoulos qui si j’ai bien compris à déjà trop de choses à lire gratos et n’a plus le temps de lire des trucs payos.

      Après il faut voir la qualité de ce qu’on lit, en principe ce qui est payant est meilleur ou moins intrusif, car quand le service est gratuit, le produit, c’est toi.

    • Si je payais pour un abonnement à un site en ligne, je me sentirais obligé de lire son contenu en entier, en plus de tout ce que j’ai déjà à lire : nolife quoi. Sachant que je n’ai déjà pas assez de temps pour lire ma liste précédente tout en étant présent pour la famille et en essayant de travailler rentablement…

      Disait-il… alors qu’un carnet ou un article à l’unité, c’est nettement plus jouable à priori d’y trouver une place.

    • @baroug mouais, mais alors tu perds l’occasion de lire une chose que tu n’aurais pas imaginé intéressante à la base et tu risques de te cantonner à ce que tu connais déjà.

      Est-ce gênant de s’abonner à un titre sérieux et de ne pas tout lire ? Est-ce que le siècle dernier les gens qui achetaient des journaux en lisaient l’intégralité des signes ?

      Quand on s’abonne selon moi c’est pour soutenir un projet éditorial dans lequel on croit, pas pour avoir le juste nombre de signe en fonction de ce qu’on à le temps de lire au meilleur prix.

      Et si ce n’est pas le cas, c’est peut-être cela qu’il faut changer, en essayant de modifier le rapport des gens aux journaux. (Ce qui est une gageur vu le tournant pris ces dernières années).

      Le coup de l’article à l’unité je le vois efficace pour des infos ultra spécialisées genre un article des échos sur un concurrent, ok on achète, ou une étude sur son secteur d’activité, ok. Ou un dossier sur une loi, ok. Mais pour s’informer au long court, cela ne me semble pas la bonne piste.

    • Mais je ne suis pas que des blogs ou sites précis, ça je pourrais même dire que ce n’est qu’une minorité, ou grand maximum que la moitié de ce que je lis.

      Une bonne partie vient de la veille d’actus et veille techniques, faites avec des lieux d’échanges comme Seenthis. Et du coup, même si on est assez clairement entre gauchistes invétéré⋅e⋅s, cela m’ouvre à de multiples sujets et sites (mastodontes ou obscurs blogs) que je ne suis absolument pas moi-même de mon côté et que je n’aurais jamais lu sinon. Vu la quantité d’informations (ET d’analyses détaillées), je ne fais pas partie des gens qui ont le temps de faire leur propre sélection dans toute cette immensité.

      Et donc oui, quand j’étais abonné (CQFD ou d’autres), je lisais tout, les sujets qui m’intéressaient déjà à la base, et le reste. Et quand j’étais minot chez mes parents, et qu’il y avait des journaux ou magazines, je lisais un peu tout aussi.

      C’est quand même un rapport au monde, à l’information qui a changé. Les sources, même si elles étaient multiples, ne se comptent plus en dizaines… Moi perso ça m’épuise de vouloir tout suivre.

      Je ne dis donc rien de général, là hein, juste comment ma manière de lire (au moins de lire l’information, l’information immédiate et l’information analysée plus lente), a pu changé au cours du temps.

    • @RastaPopoulos, certes mais alors tu te reposes sur des éditeurs militants et sur des portails militants. Peut-être qu’un jour on fera de l’information de masse comme cela, c’est le pari de Rezo.net, mais peut-être pas. Et pour chaque militant qui dit quelque chose, il existe un autre militant qui dit exactement le contraire.

      Et si on doit continuer d’informer le monde entier sur tous les sujets importants avec le moins de biais possible, il faudra encore des rédactions professionnelles dont c’est l’activité principale de faire un journal régulièrement et sérieusement avec les gens qu’il faut pour ne rien oublier, mêmes les sujets pour lesquels on a pas un blogueur bénévole de qualité immédiatement disponible.

    • L’intérêt du papier c’est que quand tu l’achètes, que tu lises ou pas, tu as quelque chose entre les mains, à laisser traîner, à passer avec aux copains ou collègues, à découper, etc…

      La monétisation de la presse sur le web a zappé l’importance de l’objet au-delà de la lecture, du partage… Mais c’est aussi parce que la révolution numérique (et avant elle, la robotisation des imprimeries) a chassé des entreprises de presse la plupart des personnes qui n’étaient pas rédactrices, qui participaient à la fabrication (et ne concevaient pas un journal comme une somme de mots et d’articles reproductibles et vendables quel que soit le support).

      L’achat d’article au clic, c’est quand même vraiment très triste (par rapport à la curiosité, à la diversité de ce qu’on peut picorer dans un journal papier). Sans ça, jamais j’aurais lu d’articles sur le foot (comme ceux de Grégory Schneider dans Libé par exemple).

      Par ailleurs, sur le web, rien de plus rageant que de ne pouvoir partager un article en accès payant. L’un des principaux intérêts du web (le partage facile) tombe alors sévèrement.

      J’imagine que l’avenir c’est la mutualisation d’abonnements entre différents sites. Je paie pour 25 articles entre le Diplo et Bastamag… par exemple. M’enfin ça fait pas rêver non plus. On peut par contre espérer le regroupement entre Bastamag et le Diplo pour produire un gros site d’actu (avec une version papier pour continuer à rendre intelligents mes toilettes) plutôt que la multiplication des petits projets (en témoigne le découpage assez absurde Bastamag / Reporterre).

      Le futur qui vient vite, c’est la diminution drastique du nombre de journalistes et de titres de presse (web ou papier, car quoi que les apôtres du numérique prétendent, ils sont menacés à bien plus court terme). C’est d’ailleurs hallucinant que le nombre d’écoles de journalisme soit toujours croissant…

    • – Par rapport au fait que les titres souhaitent voir leur trafic passer par leur site, que les interfaces et visuels sont différents et que cette différence fait partie du projet editorial : l’idée de l’abo multisites ne veut pas forcément dire être prisonnier d’un portail. L’idée du portefeuille mensuel mutualisé entre différents journaux et qui permette de piocher des articles ne doit pas forcément, et c’est techniquement parlant faisable, passer par un portail unique qui phagocyterait (phago-sites-rait en l’occurrence) l’audience des différents titres qui l’utilisent. Une sorte de flattr promu par un regroupement de medias par exemple.

      – Après, si on arrive tous à travailler rémunéré 4j./3J. semaine et avoir du temps pour chercher, écrire, enquêter etc... alors la question se pose différemment. Mais on en est loin.

      – Pour en revenir à l’expérience personnelle qui guide une partie de ces échanges - le je revenant régulièrement, j’ai l’impression que l’édition, la presse indépendante, c’est soit une histoire de salariés qui se perdent dans le flux de publication et la torpeur idiote de la salle de presse et la déconnexion sociale - même avec les meilleurs intensions du monde, ou de chômeurs, d’étudiants, de célibataires etc. libres de paroles mais qui galèrent entre précarité et fatigue.

      J’aimerais trouver un modèle intermédiaire, qui permette que plus de personnes puissent consacrer du temps à produire des écrits solides, croisés, avec pas de fautes d’orthographe :) sans forcément être aliénés par le temps, la doxa journalistique et la légitimité culturelle ou la précarité…

      Parce que l’on présuppose que de pouvoir travailler à temps plein rend les écrits de la presse salariée plus pertinents, ce qui peut être le cas, mais parfois, on frise le ridicule - surtout quand je vois le nombre indigent d’articles sur la banlieue parisienne, les fantasmes de journaliste sur le Nord ou l’Est de la France par exemple. On est nombreux à être fan de 6, c’est intéressant de voir que l’essentiel du travail sur ce bouquin s’est fait dans un de ces « hors-cadre »...

    • @baroug et c’est largement mérité. Je ne pense pas particulièrement aux scandales qui peuvent expliquer une partie du succès, mais de tous le reste qui est de bonne qualité, les blogs, les soirées avec des supers invités, les très bons journalistes et collaborateurs, chercheurs etc...

      Et je repense en rigolant mais un peu affligé à celui qui du haut de son mépris et avec un sourire arrogant m’affirmait il y a quelque années que le « médiocre » médiapart allait s’effondrer et disparaitre après les présidentielles parce que personne ne renouvellerait son abonnement... Ils étaient alors à 60 000... :)

      Alors moi je dis, médiapart, chapeau et respect, et comme @supergeante pour mon interlocuteur si bien informé, etc...

    • Hey les gens... 43 commentaires, sans dec comment on garde qq minutes pour dépenser ses sous avec des abonnements quand on essaye de vous suivre, hein ?


  • Y’a-t-il une killer app de la #fibre ? - New York Times
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/97715090930

    Conor Dougherty pour le New York Times s’est rendu dans deux villes du Missouri et du Kansas où Google a déployé son programme de fibre optique pour voir ce que les gens faisaient d’un tel débit… Et bien, rien d’exceptionnel pour l’instant. Si on y trouve quelques projets (comme une maison modèle pour démontrer les vertus de l’internet des objets ou un service qui va permettre aux gens de transformer leurs ordinateurs en serveurs, ou encore une entreprise qui relie via la fibre des bornes d’incendie, des ascenseurs ou des caméras de surveillance…), la fibre pour l’instant se contente de doper les usages que l’on connait aujourd’hui : les utilisateurs passent plus de temps à faire des recherches sur le net, à regarder des vidéos… Google envisagerait d’utiliser ces réseaux locaux pour tester de nouveaux (...)

    #haut_débit

    • Quelque part entre 2002 et 2004, au tout début de Pau Broadband Country (le premier projet de DSP FTTH en France) mon patron (dans une petite boite de conseil) débarque dans mon bureau, m’explique qu’il sort d’une réunion avec eux et qu’ils ont besoin qu’on les aide à trouver des applications présentables pour valoriser leur joli réseau optique très cher. J’ai évidemment sorti tout le catalogue de poncifs du genre - téléprésence, vidéoconférence, sauvegardes et stockage mutualisé, vidéo à la demande etc... Les mêmes que je ressassais déjà depuis la première étude que j’avais écrites en 1996 pour Andersen Consulting... Mais déjà je n’y croyais plus et aujourd’hui encore moins : la killer app du FTTH c’est l’accès à l’Internet - présumer de ce que les utilisateurs en feront est non seulement une vaine prétention mais aussi une ignorance fondamentale de la dynamique de l’Internet où ce ne sont pas les usages qui justifient l’infrastructure mais l’infrastructure qui permet l’innovation dans les usages... Connecter tout avec tout pour voir ce qui en émergera est un business plan invendable mais c’est pourtant l’histoire du succès de l’Internet !


  • Otages : Barack Obama reproche à la France de payer les rançons
    http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/14/01003-20140914ARTFIG00223-otages-barack-obama-reproche-a-la-france-de-payer

    Après l’assassinat de trois otages anglo-saxons par l’État islamique en moins d’un mois, Barack Obama porte une accusation lourde contre la France. « Les Français payent des rançons aux terroristes », assure-t-il. Cette saillie du président américain contre Paris était glissée dans un long entretien accordé au New York Times , où il s’explique sur sa stratégie pour combattre l’État islamique. L’interview a été publiée le samedi 13 septembre, avant que la vidéo de l’assassinat de David Haines n’ait été mise en ligne.

    Le quotidien américain décrit l’irritation de Barack Obama quand il aborde le sujet épineux des rançons. « Le président français, François Hollande, dit que son pays ne paye pas de rançons aux terroristes, alors qu’en réalité, il le fait. » À l’opposé, les États-Unis ne « payent pas », assure-t-il, ce qui fait que les ressortissants américains sont moins fréquemment pris en otages, selon lui.

    Paths to War, Then and Now, Haunt Obama
    http://www.nytimes.com/2014/09/14/world/middleeast/paths-to-war-then-and-now-haunt-obama.html?smid=nytcore-ipad-share&smprod=n

    He noted that the United States does not pay ransom to terrorists, but remarked with irritation that President François Hollande of France says his country does not, when in fact it does.

    Ce que certains, sur le Web, se sont déjà empressés de classer dans la catégorie « Qui sont ces États qui financement Daech ? »


  • Obama ridiculise Hollande
    http://www.brujitafr.fr/article-obama-ridiculise-hollande-124575463.html

    « Le président français, François Hollande, dit que son pays ne paye pas de rançons aux terroristes, alors qu’en réalité, il le fait », s’irrite le président américain dans les colonnes du New York Times. Après l’assassinat de trois otages anglo-saxons par l’État islamique en moins d’un mois, l’accusation portée contre la France revient de plus belle. « Les Français payent des rançons aux terroristes », assure Barack Obama. Cette saillie du président américain contre Paris était glissée dans un long entretien accordé au New York Times , où il s’explique sur sa stratégie pour combattre l’État islamique. L’interview a été publiée le 13 septembre, avant que la vidéo de l’assassinat de David Haines n’ait été mise en ligne. Le quotidien (...)


  • La NSA aurait piraté cinq opérateurs télécom allemands
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/09/13/la-nsa-et-le-gchq-auraient-pirate-cinq-operateurs-telecom-allemands_4487181_

    Le Spiegel assure que la NSA et le GCHQ disposent d’un accès clandestin aux réseaux d’au moins cinq entreprises allemandes : Deutsche Telekom, Netcologne, Stellar, Cetel et IABG. Lesquelles opèrent une grande partie des infrastructures de télécommunication allemande.
    [...]
    Les informations collectées permettent d’alimenter un programme de la NSA baptisé « Treasure Map » (« carte au trésor »), que le New York Times avait déjà évoqué fin 2013. Il s’agit d’une « carte interactive quasiment en temps réel de l’Internet mondial », alimentée avec des millions d’informations différentes récoltées par divers biais.

    Selon le Spiegel, la NSA et le GCHQ parviennent non seulement à cartographier les grands noeuds du réseau, mais aussi une grande partie des appareils qui s’y connectent (ordinateurs, téléphones, tablettes). Ce « Google Earth de l’Internet » permettrait de localiser « n’importe quel appareil, à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment ». Pas pour exercer directement de la surveillance, mais pour « mieux comprendre le réseau », dans le but de plannifier des attaques informatiques et d’améliorer l’efficacité de l’espionnage mis en place par les agences.

    #Allemagne #Espionnage #Government_Communications_Headquarters_ #Internet #National_Security_Agency #Royaume-Uni #États-Unis


  • Obama Met Privately With Top Journalists Before ISIS War Speech
    http://www.huffingtonpost.com/2014/09/13/obama-journalists-isis-speech_n_5816494.html?1410651263

    NEW YORK –- President Barack Obama met with over a dozen prominent columnists and magazine writers Wednesday afternoon before calling for an escalation of the war against the Islamic State, or ISIS, in a primetime address that same night.

    The group, which met in the Roosevelt Room of the White House in an off-the-record session, included New York Times columnists #David_Brooks, #Tom_Friedman and #Frank_Bruni and editorial writer #Carol_Giacomo; The Washington Post’s #David_Ignatius, #Eugene_Robinson and #Ruth_Marcus; The New Yorker’s #Dexter_Filkins and #George_Packer; The Atlantic’s #Jeffrey_Goldberg and #Peter_Beinart; The New Republic’s #Julia_Ioffe; #Columbia_Journalism_School Dean #Steve_Coll; The Wall Street Journal’s #Jerry_Seib; and The Daily Beast’s #Michael_Tomasky, a source familiar with the meeting told The Huffington Post.

    National Security Advisor Susan Rice, Deputy National Security Advisor Ben Rhodes and White House Chief of Staff Denis McDonough also attended the meeting, according to the source.

    • Off-the-Record Session With the President on ISIS Raises Concerns
      By MARGARET SULLIVAN SEPTEMBER 17, 2014 3:15 PMSeptember 17, 2014 4:03 pm 3 Comments
      http://publiceditor.blogs.nytimes.com/2014/09/17/off-the-record-session-with-the-president-on-isis-raises

      Tom English of Jackson Heights wrote, “to me, it really looks like the meeting was held to run talking/propaganda points by the media to see how best to sell the war.” Judith Abrams of Newton, Mass., asked, “how can I have confidence in the reporting in the Times when the government and the journalists appear to have such a symbiotic relationship?” And Eric Kodish, chairman of the bioethics department at the Cleveland Clinic, wondered about the ethics of using information from those who were not supposed to talk about what they had heard.

      (...)

      As I noted above, Mr. Obama didn’t invent these off-the-record sessions, not by a long shot. But such meetings shouldn’t be a substitute for allowing news reporters, on behalf of the public, to grill the president on the record – especially on a subject as weighty and important as impending military action. But increasingly, they seem to be just that. Readers are right to be troubled about the implications.


  • Non, on ne mémorise pas moins bien sur Kindle que sur papier !
    http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2014/09/12/non-on-ne-memorise-pas-moins-bien-sur-kindle-que-sur-papier

    Récemment, une étude a fait le tour de la presse internationale (Guardian, New York Times, Rue89...) et j’étais un peu énervé de la synthèse qui en était faite, qui semblait un nouveau pavé dans la mare du sempiternel débat autour de l’électronique et du papier... En fait, le constat qu’on mémorise moins bien au format numérique qu’au format papier me semble si éloigné de la réalité des pratiques et des constats des experts (« Quand on observe de près les effets des écrans sur le cerveau, on constate que le support informatique ne change pas grand-chose à la lecture » dit Stanislas Dehaene), que j’ai voulu en savoir plus.

    Xavier de la Porte sur la même étude jeudi 11 :
    http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-place-de-la-toile-2014-09-11

    #Cognition #Corps_humain #Design #EBook #Kindle #Lecture #Liseuse #Livre #Livre_électronique #Numérique


  • Le test de la brosse à dents - New York Times
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/97202828270

    "Au moment de décider si Google doit dépenser des millions, voire des milliards de dollars dans l’acquisition d’une nouvelle société, son directeur général, Larry Page, demande si l’acquisition réussit le test de brosse à dents : Est-ce quelque chose que vous allez utiliser une ou deux fois jour, et va-t-il rendre votre vie meilleure ?

    Ce critère ésotérique évite les mesures traditionnelles de l’évaluation d’une #entreprise comme les bénéfices, les flux de trésorerie actualisés ou même les ventes. Au lieu de cela, avec ce critère, Larry Page montre qu’il est à la recherche d’une utilité avant la rentabilité, et d’un potentiel à long terme plutôt qu’un profit financier à court terme.” 

    Le test de la brosse à dent de Google met surtout en lumière l’autonomie croissante des grandes entreprises de la Silicon Valley, une (...)

    #économie #startups #financement


  • Les startups de la livraison sont de retour - New York Times
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/96959734592

    Claire Cain Miller pour le New York Times serait presque enthousiaste. Les startups proposant la livraison de produits sont de retour, comme avant la bulle des années 2000. Pourtant, il y a 14 ans déjà, les startups de la livraison à la demande ont symbolisé tous les excès de la bulle techno. Pendant longtemps, les investisseurs se sont désintéressés du sujet : la logistique à mettre en place était trop coûteuse… Mais aux Etats-Unis, de nouveaux acteurs spécialisés dans la livraison de plats provenant de restaurant ou de courses comme Caviar, SpoonRocket, Instacart, Postmates ou DoorDash lèvent des millions. Washio vous rapporte votre linge nettoyé, Ice Cream Life votre crême glacé, Eaze de l’herbe… Ces nouvelles startups peuvent-elles réussir là où leur prédécesseurs ont échoué ? Le problème, rappelle (...)

    #ecommerce #distribution #économie


  • Un de ces articles infiniment fumistes dont le #New_York_Times a le secret dés qu’il s ’agit d’#Israël et de ses #crimes : un titre (le Hamas est coupable du crime des 3 ados israéliens) qui contredit un contenu (le Hamas ne l’est probablement pas) qui s’évertue par ailleurs à disculper le #criminel #Netanyahu.

    New Light on Hamas Role in Killings of Teenagers That Fueled Gaza War
    http://www.nytimes.com/2014/09/05/world/middleeast/killing-of-3-israeli-teenagers-loosely-tied-to-hamas-court-documents-show.h

    JERUSALEM — The abduction and killing of three Israeli teenagers in the occupied West Bank in June, which helped fuel the biggest escalation in Palestinian-Israeli tensions in years, was set in motion by Hamas operatives from a local Palestinian clan and was financed with about $60,000, mostly obtained through a relative who worked for a Hamas association in Gaza, according to official Israeli documents released on Thursday.

    But the documents, related to an investigation and indictment of the man suspected of leading the kidnappers, provide no evidence that the top leaders of Hamas directed or had prior knowledge of the plot to abduct the three Israeli youths.

    Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel and his subordinates asserted as fact that the kidnapping and killing of the three youths was orchestrated by Hamas, which Israel regards as a terrorist group committed to its destruction. He responded by ordering a severe crackdown on Hamas suspects and institutions in the West Bank.

    Though the documents released on Thursday do not necessarily undercut the Israeli government’s assertions, they present a more nuanced picture.

    How to Decode the New York Times
    http://www.fair.org/blog/2014/09/05/how-to-decode-the-new-york-times

    How does that final sentence logically follow from the previous two? If the documents do not support Netanyahu’s claims, then they would most certainly undercut his assertions.

    So what, then, is the “more nuanced picture”? #Kershner writes that the legal documents “depict the plot as more of a family affair, a local initiative organized and carried out by members of a clan in Hebron.” That was what many analysts had been saying all along, offering a very different interpretation than the one being put forth by Israel–though it was the Israeli line, not the one offered by independent analysts, that made its way into US media (FAIR Blog, 7/2/14, 7/28/14). Kershner speaks to one Israeli source who, she reports, still thinks it “was fair to blame Hamas, as an organization, for the kidnappings.” The source added that “it is still possible that we will find evidence of a direct connection.”

    The Times headline writer is correct that these documents shed “new light” on this tragedy. But it’s hard to see how light is shed on a “Hamas role,” since it’s still not clear there is any such role at all. These new revelations do not provide any support for the Israeli government’s claims about Hamas’ responsibility, instead depicting it “as more of a family affair.” The implication is that the horrific bloodshed of the Israeli assault on Gaza followed from a groundless charge. But Kershner’s article works hard to de-emphasize that conclusion.


  • Demain, le shopping prédictif - New York Times
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/96695314860

    Cass Sunstein, le père de l’économie comportementale, s’est amusé à faire de petits sondages pour savoir si les gens étaient près pour le commerce prédictif, c’est-à-dire recevoir des livraisons régulières et automatiques selon ce qu’ils ont acheté par le passé. A l’heure où les entreprises connaissent déjà ce que vous allez acheté avec une précision déconcertante, le commerce prédictif n’est que la prochaine étape, estime Sunstein. Et contrairement au Grand livre du mois, un modèle qui date d’un siècle, vos achats récurrents seront eux personnalisés. Sur ce mode, les gens sont prêts à acheter des livres et les plus jeunes à se faire livrer leurs courses… 

    #Ecommerce


  • L’impression 3D va-t-elle changer le monde ? - New York Times
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/96438425664

    Le New York Times a accueilli un autre débat intéressant cet été : les imprimantes 3D vont-elles changer le monde ? Au-delà des avis techno-béats habituels, quelques critiques intéressantes méritent l’attention. Comme celle de Nick Allen le fondateur de 3D Print UK, qui rappelle que l’impression additive est plus lente et plus coûteuse que la fabrication soustractive ou la fabrication par moulage. La qualité de finition aura toujours du mal a concurrencer celle des produits manufacturés. L’impression 3D permet surtout de faire des articles qui sont aujourd’hui très bon marché quand ils sont produits par la production de masse et en ce sens, elle n’est pas près de devenir son rival. Comparons avec l’impression papier, rappelle encore Nick Allen. Si tout le monde à une imprimante à domicile, qui y imprime son (...)

    #Impression_3D #consommation #effet_rebond


  • De la sociabilité des objets que l’on porte
    http://www.internetactu.net/2014/09/02/de-la-sociabilite-des-objets-que-lon-porte

    L’artiste et programmeur Noah Feehan (@akamediasystem) du New York Times Labs (@nytlabs) évoquait il y a quelques mois les “wearables sociaux”, ces objets que l’on porte conçus pour favoriser les relations sociales. Pour lui, les wearables sont presque exclusivement des enregistreurs : nous les utilisons pour enregistrer les valeurs des capteurs à une résolution que nous, humains, sommes incapables de…

    #économie_de_l'attention #bodyware #design #identités_actives #internet_des_objets #réalité_mixte #wearable


  • Des procédures équitables pour limiter l’arbitraire des algorithmes - New York Times
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/96349428246

    La professeure de droit Danielle Citron revient, dans un débat organisé par le New York Times sur les #big_data, sur la notion de “procédure équitable” (que nous avions évoqué dans cet article). Et rappelle que tous les systèmes de notation doivent être soumis à des exigences d’équité qui reflètent leur centralité dans la vie des gens. Elle recommande une surveillance par un organisme spécialisé afin de réduire la possibilité que les algorithmes empiètent sur les droits civils et rendre les sociétés et organismes plus sensibles aux discriminations que leurs systèmes génèrent.

    #régulation


  • The Day The Top NY Times Columnist Threatened to “Get Me” For Criticizing Israel
    http://mjrosenberg.net/2014/08/25/the-day-the-top-ny-times-columnist-threatened-to-get-me-for-criticizing

    So what’s the moral? It is this: Criticizing #Israel is dangerous business. On what other issue would a #New_York_Times columnist call a Senate staffer and threaten to destroy his career? None. And why was a New York Times columnist acting as if he was working for the Israeli government? #Safire wasn’t a journalist that day; he essentially was a representative of the Israeli government.


  • IsraelValley News : Reins : Des Courtiers en Organes Israéliens Gagnent des Fortunes.
    http://www.israelvalley.com/news/2014/08/27/44273/reins-des-courtiers-en-organes-israeliens-gagnent-des-fortunes

    Le New York Times vient de révéler quelques éléments concernant les liens entre le trafic international d’organes et quelques sociétés sans scrupules basées en Israël.

    L’enquête du New York Times commence avec l’exposé du cas d’Ophira Dorin, une Israélienne en quête d’une greffe de rein. La liste d’attente est longue et elle n’a trouvé aucun donneur compatible parmi sa famille ou ses amis. A 36 ans, cette femme aisée refuse de continuer d’accepter cette attente. Elle se met donc à rechercher un courtier en organes.

    C’est la mère d’Ophira Dorin qui va parvenir à identifier quelques personnages centraux de ce commerce d’un genre particulier : Avigad Sandler, ancien agent d’assurance soupçonné de trafic depuis 2008 et ancien officier de l’armée israélienne, Boris Volfman, jeune émigré ukrainien proche de Sandler et qui a monté sa propre société Leshem Shamaim (“Au nom du Ciel”), et Yaacov Dayan, un homme d’affaires connu dans le monde de l’immobilier.

    Ces trois hommes s’enrichissent depuis des années en organisant ce marché souterrain à partir d’Israël. Les sommes en jeu sont colossales. Et ce trio est habile pour esquiver les condamnations. Les donneurs sont recrutés dans des pays où règne la pauvreté. Il s’agit de gens à ce point démunis qu’ils acceptent de vendre leurs organes pour des montants ridicules au regard du prix final facturé aux receveurs.

    Bien sûr, les donneurs ne sont pas informés des risques médicaux qu’ils encourent et les opérations se font dans de mauvaises conditions.

    Ophira Dorin a acheté un rein pour un montant à cinq chiffres en dollars. Ce rein vient d’un quartier paumé du Costa Rica. La greffe a été réalisée d’un hôpital luxueux de Tel Aviv. Rencontre inattendue entre deux mondes que tout sépare. Pour d’autres clients, les organes reçus viennent du Sri Lanka, de Turquie, d’Egypte, du Pakistan, d’Inde, de Chine, du Kosovo, d’Europe de l’Est,…

    Dès 2008, une conférence internationale de spécialistes des transplantations d’organes avait condamné ce trafic qui viole “les principes d’équité, de justice et de respect de la dignité humaine”.

    Une condamnation morale naturellement restée sans effet. Les “courtiers en organes” israéliens facturent la transaction entre 100.000 et 200.000 $ en moyenne. L’enquête en cours à montré qu’en 2012, un richissime texan a payé 330.000 $ à Sandler pour une greffe

    Source : http://medias-presse.info/le-reseau-israelien-du-trafic-international-dorganes/14242

    #trafic_d'organes


  • ‘NYT’ journey to Israel/Palestine to be led by Israeli ‘expert’ who called on countrymen to ‘kill and kill’ Palestinians
    http://mondoweiss.net/2014/08/israelpalestine-countrymen-palestinians.html

    ...as someone who criticizes The Times reporting regularly, I’m still occasionally taken aback by new examples of how far The Times bias on Israel and Palestine extends and how deeply embedded it is at the paper. A tweet yesterday from long-time Guardian reporter Chris McGreal provides another surprising indication of this phenomenon. McGreal tweeted, “The ‘featured expert’ of NYT readers trip to Israel-Palestine is Arnon ‘the Arab counter’ Soffer. So no bias there then.” Soffer is a politically influential Israeli professor whose views have helped to provide the “intellectual” justification for Israel’s policy of carrying out regular massacres in the Gaza Strip, as well as for ghettoizing and marginalizing Palestinians in other locations.

    #New_York_Times #laideur


  • « The End of liberal zionism » dans la rubrique opinion du New York Times. L’auteur se demande si le sionisme de gauche [trad. approximative de liberal] répandu chez des intellectuels de la diaspora ne se trouve pas désormais devant des contradictions insurmontables du fait de la droitisation du champ politique israélien, mais aussi des organisations des communautés juives dans le monde, qui rendent impossible une solution à deux Etats permettant à l’Etat juif [zionism] de respecter les règles d’un Etat de droit [liberal]. L’argumentation n’est pas nouvelle mais la nouveauté, je crois, est qu’on la lit dans le New York Times.
    http://www.nytimes.com/2014/08/23/opinion/sunday/israels-move-to-the-right-challenges-diaspora-jews.html?src=me&module=Ribbo

    Liberal Zionists are at a crossroads. The original tradition of combining Zionism and liberalism — which meant ending the occupation of the West Bank and Gaza, supporting a Palestinian state as well as a Jewish state with a permanent Jewish majority, and standing behind Israel when it was threatened — was well intentioned. But everything liberal Zionists stand for is now in doubt.

    [...]

    Liberal Zionists must now face the reality that the dissenters have recognized for years: A de facto single state already exists; in it, rights for Jews are guaranteed while rights for Palestinians are curtailed. Since liberal Zionists can’t countenance anything but two states, this situation leaves them high and dry.
    Liberal Zionists believe that Jewish criticism of Israeli policies is unacceptable without love of Israel. They embrace Israel as the Jewish state. For it to remain so, they insist it must have a Jewish majority in perpetuity. Yet to achieve this inevitably implies policies of exclusion and discrimination.
    They’re convinced that Israel can be both Jewish and democratic, but they fail to explain how to reconcile God’s supreme authority with the sovereign power of the people. Meanwhile, the self-appointed arbiters of what’s Jewish in the Jewish state — the extreme religious Zionists and the strictly Orthodox, aided and abetted by Jewish racists in the Knesset like Ayelet Shaked, a Jewish Home Party member who recently called for the mothers of Palestinian “snakes” to be killed — are trashing democracy more and more each day. Particularly shocking are the mass arrests — nearly 500 since the beginning of July — of Palestinian Arab citizens of Israel for peacefully protesting, and the sanctions against Arab students at universities for posting pro-Gaza messages on social media.

    [...]

    In the repressive one-state reality of today’s Israel, which Mr. Netanyahu clearly wishes to make permanent, we need a joint Israeli-Palestinian movement to attain those rights and the full equality they imply. Only such a movement can lay the groundwork for the necessary compromises that will allow the two peoples’ national cultures to flourish.
    This aspiration is incompatible with liberal Zionism, and some liberal Zionists appear close to this conclusion, too. As Mr. Freedland put it, liberal Zionists “will have to decide which of their political identities matters more, whether they are first a liberal or first a Zionist.”


  • Et maintenant tu lis ça signé du « comité éditorial » du New York Times : A Necessary Response to ISIS
    http://www.nytimes.com/2014/08/25/opinion/a-necessary-response-to-isis.html?emc=edit_th_20140825&nl=todaysheadlines&n

    The prospects of defeating ISIS would be greatly improved if other Muslim nations could see ISIS for the threat it is. But, like Iraq, they are mired in petty competitions and Sunni-Shiite religious divisions and many have their own relations with extremists of one kind or another. ISIS has received financing from donors in Kuwait and Qatar. Saudi Arabia funneled weapons to Syrian rebels and didn’t care if they went to ISIS. Turkey allowed ISIS fighters and weapons to flow across porous borders. All of that has to stop.

    (Bon, l’article ne va pas plus loin dans quelques vœux pieux, mais c’est déjà bien plus que ce qu’on pouvait lire il y a six mois.)


  • Cet Holocauste qui refuse la manipulation
    http://www.dedefensa.org/article-cet_holocauste_qui_refuse_la_manipulation_25_08_2014.html

    @TITREBREVE = Cet Holocauste qui refuse la manipulation “Jamais plus ça” – “Never again”, – dit-on pour l’Holocauste des juifs en Europe. « “Never again” must mean NEVER AGAIN FOR ANYONE !”... », conclut la lettre ouverte publiée dans le New York Times par 327 survivants et descendants de survivants de l’Holocauste, à propos de l’action d’Israël contre Gaza ainsi implicitement mise dans la même catégorie que l’Holocauste. Du point de vue fondamental du système de la


  • Burning Man : quand l’élite de la Silicon Valley gâche la fête
    http://www.tsugi.fr/magazines/2014/08/22/burning-man-quand-elite-silicon-valley-gache-fete-6317#sthash.GUa8vABk.uxfs

    Sous l’impulsion de Marck Zuckerberg (fondateur de Facebook), des employés de Twitter, de Zynga ou de Uber, les tentes et camping cars deviennent des yourtes avec air conditionné, électricité, Wi-Fi et chefs privés qui cuisinnent pour leurs riches invités sushis, homars et steak tartare sous 44 degrés. Au lieu des 300 dollars la semaine pour les festivaliers classiques, on passe à 25 000 dollars par tête de pipe (sauf pour quelques invités VIP, le plus souvent des mannequins venues de New York aux frais de la princesse).

    Tyler Hanson, qui travaillait en tant que Sherpa (grosso modo une aide payée) pour cette nouvelle scène des festivaliers grand luxe, raconte au New York Times : « Ta nourriture, tes drogues, tes costumes, tout est géré pour toi. Dans le camp dans lequel je travaillais, il y avait à peu près 30 Sherpas pour 12 invités. Les start-up tech vont maintenant à Burning Man et prennent des drogues à la recherche de la prochaine idée géniale d’appli. »

    Face à cet embourgeoisement, triste constat de cet insider : « Burning Man n’est plus une contreculture. C’est devenu le miroir de la société ».

    #Burning_Man #Drogue #Gentrification #Luxe #Nevada #Silicon_Valley #États-Unis


  • A #Ferguson Story on ‘Conflicting Accounts’ Seems to Say ‘Trust Us’ - NYTimes.com
    http://mobile.nytimes.com/blogs/publiceditor/2014/08/21/a-ferguson-story-on-conflicting-accounts-seems-to-say-trust-us

    Pour le New York Times et comme d’habitude les témoignages anonymes ont le même poids que ceux qui ne le sont pas du moment que les premiers sont en faveur de la partie dominante.

    The story’s first paragraph says that “witnesses have given investigators sharply conflicting accounts of the killing.”

    But where is the backup for the “#he_said_she_said” that readers are so tired of ? What’s the sourcing? It comes in the fifth paragraph — the basis for much of the story and one that’s so hard to grasp that I had to read it twice to understand what it was saying.

    It goes like this:

    The accounts of what witnesses have told local and federal law enforcement authorities come from some of those witnesses themselves, law enforcement authorities and others in Ferguson .”

    Once you’ve absorbed that — the basis of the “sharply conflicting accounts” — you might ask: “And from whom, exactly, has The Times learned of these accounts?” Here’s the answer, which immediately followed in the article:

    Many spoke on the condition of anonymity because they did not want to be identified discussing a continuing investigation.

    The implicit answer is “trust us.”

    The story goes on to quote, by name, two eyewitnesses who say that Mr. Brown had his hands up as he was fired on. As for those who posit that Mr. Brown was advancing on the officer who was afraid the teenager was going to attack him, the primary source on this seems to be what Officer Wilson told his colleagues on the police force. The Times follows this with an unattributed statement: “Some witnesses have backed up that account.” But we never learn any more than that.