company:renault

  • C’était il y a un mois :
    http://www.seenthis.net/messages/128368#message128368

    A l’extrémité Nord d’une péninsule électrique où le risque de black-out est parmi les plus forts, et dans une ville dont la configuration accentue la consommation d’électricité, l’Etat et la Communauté d’Agglo ne trouvent rien de plus intelligent que de subventionner des bornes pour inciter à l’utilisation de véhicules électriques. C’est vrai que ça fait moderne, et green.

    Et maintenant, le pompon, le rechargement est gratuit :

    Les possesseurs d’un véhicule électrique peuvent se servir de ces bornes pour le recharger gratuitement, à condition d’avoir préalablement retiré un badge. Certaines de ces bornes proposent une recharge normale, en huit heures environ ; d’autres, une recharge rapide, en 35 minutes.

    http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/lannion-recharge-gratuite-pour-les-vehicules-electriques-14-05-2013-210

    Je ne suis pas juriste mais j’aurais tendance à dire que c’est illégal. De quel droit on offre le plein à un automobiliste électrique si on ne l’offre pas à celui qui roule au diesel ? Rupture de l’égalité, distorsion de concurrence, tout y est, non ? N’est-il pas interdit d’offrir de l’électricité (vente à perte) ?

    #modes #stupidité #Lannion

    • L’accès à l’article est payant si tu y accèdes directement. Si tu passes par la page d’accueil de ces lescuriens obtus du Télégramme (http://www.letelegramme.fr) et que tu scrolles la colonne de gauche et que tu cliques sur l’article, il est gratuit. Avec un plugin qui vide le Referer ça doit aussi les berner. (C’est de la rupture d’égalité aussi).

    • Je dirais plutôt l’inverse. Renault a le droit d’offrir le plein à tous les automobilistes roulant en Renault. La Mairie de Trifouillis a le droit d’offrir le plein à tous ses résidents, mais elle ne peut pas le faire pour une seule catégorie d’automobilistes.

    • Pas en conseil municipal, décision de la communauté d’agglomération, niveau au-dessus mais ça revient au même, ce n’est pas parce qu’ils le votent qu’ils en ont le droit. Une région n’a pas le droit de donner de l’électricité. Et si oui, pourquoi la donner à des acheteurs de voitures neuves et laisser EDF couper les pauvres gens qui n’ont plus les moyens de payer leurs factures de chauffage ?

    • Une région n’a pas le droit de donner de l’électricité ? Tu en es sûr ? EDF n’est pas le seul fournisseur d’électricité
      http://www.fournisseurs-electricite.com/liste-des-fournisseurs-delectricite
      Sur ton post précédent, je parlais de la méthanisation des lisiers, ce n’est pas une plaisanterie et ça coûte cher à tout le monde. Le but de la manœuvre est peut-être d’associer l’agrobusiness du porc (pas green du tout) au processus. Il serait bien d’avoir plus d’info sur tout ça.

    • C’est indépendant d’EDF, c’est les lois du marché européen : tu n’as pas le droit de donner ce que le privé vend, c’est de la distorsion de concurrence. Un grand opérateur de télécoms français partiellement privatisé avait attaqué la mairie de Paris qui voulait offrir du Wifi gratuit dans ses parcs pour cette raison : offrir gratuitement ce qu’elle vendait, c’était une odieuse distorsion de concurrence. Sauf quand c’est la mairie qui paye ledit opérateur pour l’offrir de sa part (comme ici : la communauté d’agglo paie EDF pour offrir l’électricité, donc EDF ne dit rien, vu que la facture est payée).

    • Le positionnement géographique de ces bornes constituera un formidable effet d’aubaine pour les employeurs et habitants des cent mètres alentours. Je ne serais pas surpris qu’il soit rapidement possible qui se fait financer sa bagnole greenwashée aux frais du contribuable très vite.

    • Pour ma part je commençais à plancher sur un projet dans ma petite boite : inciter nos employés à racheter une bagnole électrique plutôt que thermique en équipant le parking de borne de rechargement aux frais de l’entreprise, évitant aux gens d’avoir à payer le gasoil pour leur déplacements.
      Bien sûr, faudra une compensation car ce n’est pas équitable pour les gens vertueux qui viennent en vélo et qui ont eu l’intelligence de ne pas faire construire à 30 bornes du boulot pour avoir droit à leur carré de pelouse. Il ne s’agit pas de subventionner l’exode urbain « pavillonnaire »..
      Et faudra être sûr que Total ne nous poursuivra pas pour entorse à la concurrence.
      @bp314 : on vient de battre le record du taux de CO2 dans l’atmosphère. http://seenthis.net/messages/138085
      Ne pas réagir, ne pas tenter d’infléchir le cours des choses sera quoi qu’il arrive l’attitude la plus coûteuse pour le contribuable..


  • Pendant qu’au Marais on fête après avoir manifesté sous le regard attendri de la presse aux ordres :

    Merci Renault. Merci ces années de pression, chantage au nuit. Où le droit de grève n’existe pas. Ne pas protester sinon gare. La peur, l’incertitude de l’avenir sont de bonne guerre, parait-il ? Tu expliqueras ça à mes filles, Carlos

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/23/un-salarie-de-renault-s-est-suicide-a-cleon_3164988_3234.html

    Signé dans la première quinzaine de mars, ce dispositif prévoit que le personnel fasse des sacrifices (gel des salaires, accroissement du temps de travail...) en contrepartie de l’engagement de la direction d’augmenter les volumes de production.


  • La grande misère des vieux immigrés en France

    Pour Alexis Bachelay, les pouvoirs publics ont un « devoir encore plus grand » vis-à-vis de ces immigrés qu’il s’agit d’un public extrêmement discret.

    « Ce sont des gens qui sont très pudiques, ce ne sont pas des gens qui revendiquent quoi que ce soit, beaucoup ne réclament pas leurs droits, se contentent de ce qu’on leur donne », dit-il. « Ils sont dans une souffrance qui est difficile à exprimer, ils ont le sentiment d’être rejetés ou abandonnés et livrés à eux-mêmes dans un pays à qui ils sont tout donné. »

    http://www.boursier.com/actualites/reuters/la-grande-misere-des-vieux-immigres-en-france-133806.html

    #migration #France #personnes_âgées #vieux

    • En 1950, apatride réfugiée de Russie soviétique, Beïla ma grand-mère détenait une carte verte d’"économiquement faible", lui permettant de recevoir une aide minuscule de la mairie , c’était ainsi qu’on appelait les gens dans la misère. Notre pays a toujours mal reçu les étrangers. Toujours.


  • Les profits des négociants de matières premières dépassent ceux des banques
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/16/les-profits-des-negociants-de-matieres-premieres-depassent-ceux-des-banques_

    Les chiffres donnent le tournis. Les vingt plus gros négociants de matières premières au monde ont empoché près de 250 milliards de dollars (191 milliards d’euros) au cours de la dernière décennie, devant les géants du secteur automobile (179 milliards d’euros sur la même période de 2003 à 2012 pour Toyota, Volkswagen, BMW, Renault et Ford) et bancaire (171 milliards d’euros pour JPMorgan, Goldman Sachs et Morgan Stanley).

    Les chiffres d’affaires font encore davantage vaciller : les revenus des dix plus gros négociants en 2012 tournent autour de 916 milliards d’euros, soit l’équivalent du PIB de la Corée du Sud. Toutes ces données, compilées par le Financial Times, dessinent un paysage impressionnant et jusqu’ici méconnu puisque rares sont les négociants cotés en Bourse et contraints à un minimum de transparence financière – des entreprises peu ou pas régulées, comme la plupart des grandes multinationales opérant dans des pays en développement.

    #agriculture


  • Les armes à feu : IRL vs Jeux Vidéo - Niou Taiknolog1e : Geekeries & Cie
    http://www.nioutaik.fr/index.php/2013/01/18/635-irl-vs-jeux-video-les-armes-a-feu

    Dans la plupart des FPS rien de tout ça. Il y a bien les fusils sniper qui déclenchent quasi systématiquement des crises de tremblote mais, pour les fusils mitrailleurs ou les armes de poing, c’est comme-ci notre personnage était coulé dans du béton. C’est d’autant plus amusant que, dans ces jeux, on passe à peut prêt tout son temps le flingue pointé en avant histoire de bien se fatiguer les avant-bras, chose impossible en réalité à moins d’avoir remplacé tout son squelette par des poutrelles en acier ! S’il fallait vraiment coller à la réalité, le joueur devrait avoir à appuyer sur un bouton pour lever son arme avant de viser et les tremblements générés par ses muscles s’amplifieraient au fil du temps, mais bon, soyons honnête, ce serait très chiant.

    Au pire, si vous êtes un intégriste du réalisme, vous pouvez toujours demander à votre grand-mère de s’agripper à votre fauteuil chaque fois que vous tirez.

    #jeux_vidéos


  • Les Inrocks - « Les inégalités n’ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire. »
    http://www.lesinrocks.com/2013/04/10/actualite/des-destins-tres-francais-11383786

    La France reste donc une société de classes ?

    La période des Trente Glorieuses a fait croire à certains que les classes sociales étaient mortes, enterrées par le développement des classes moyennes. Or, depuis une quinzaine d’années, les inégalités augmentent à nouveau, en termes de revenus ou de patrimoine. Ce que montre également la persistance d’une si forte reproduction sociale, c’est que l’émergence d’une vaste société “moyenne” relève du mirage. Les destins à ce point contrastés des enfants des classes populaires et des enfants mieux nés soulignent à quel point il subsiste des univers de vie différents dans la société française.

    #Camille_Peugny #sociologie #mobilité_sociale

    • En vrai, le titre est trompeur les inégalités n’ont pas « été repoussées plus loin dans le cursus scolaire », leurs effets visibles peut-être, et encore…
      (Ne serait-ce que du point de vue institutionnel-financier, pour ne pas parler du reste, les budgets des écoles, qui dépendent des mairies, varient de plus de 1 à 10.)

      L’élitisme de l’école n’est-il pas son principal vice ?

      Bin oui, on en revient toujours là.

      Pour cela, il n’y a pas de miracle : il faut plus de moyens – la France dépense 20 % de moins pour l’enseignement primaire que la moyenne des pays de l’OCDE -, des classes moins chargées, des changements dans les pratiques éducatives.

      Le vrai miracle serait une vraie volonté politique pour coordonner augmentation des moyens ET un changement des pratiques éducatives. Le trou noir de la réflexion éducative de la gauche de gauche est que le second n’est absolument pas une conséquence de la première.

    • Enfin, moins visible pour les classes moyennes, qui sont effectivement discriminées plus tard dans le cursus scolaire. Par contre, pour les classes populaires, je peux te dire que le couperet tombe de plus en plus tôt. Dès la maternelle, tu vois déjà comment les petits _cassos" comme on les appelle délicieusement sont traités différemment des autres et combien cette mise à l’écart va s’intensifier tranquillement pendant le primaire pour un direct to CLIS ou Segpa à l’arrivée au collège. Les classes moyennes à fort capital culturel et faible capital financier verront le couperet lors de l’accès aux études supérieures où l’argent fait immanquablement la différence plus que la connaissance des cursus ou les aptitudes des étudiants.

    • La question de la maîtrise de la langue orale est discriminante dès la maternelle. Les écarts (et donc les inégalités) entre les classes de GS de la ville haute et du quartier populaire du #bled-en-chef sont vraiment criantes.
      Pour les classes populaires, il y a à la fois les inégalités de départ (sociales, culturelles) et pour ceux qui s’en sortent malgré tout un effondrement plus tard (au collège) faute d’étayage et aussi de possibilité de se projeter dans l’idée d’un cursus long. L’an dernier, nous avons organisé des séances communes entre un groupe de lycéens et nos CP. J’ai été frappé par le fait de devoir expliquer ce qu’était un lycéen, de fait mes élèves n’en ont pas autour d’eux. Ils connaissent le collège que les grands frères et sœurs fréquentent, mais pas le lycée car les orientations se font avant. Massivement. On retrouve là le tandem élitisme/reproduction sociale.
      Pour les cassos, tu as encore raison. Avant de rejoindre le quartier populaire du #bled-en-chef, j’étais en école rurale et le regard porté par les adultes, et parfois les prises de paroles que ces adultes s’autorisent avec les familles et les gamins, sont tout simplement effrayants. Je ne prétends pas être un bon instit et la question des bonnes pratiques pédagogiques est complexe et je fais mon chemin avec modestie mais il y a un truc dont je suis persuadé c’est que la #bienveillance est une clef pédagogique fondamentale. Une attitude bienveillante de la part des enseignants est une réforme applicable tout de suite, qui ne demande aucun moyen supplémentaire et qui pourrait modifier en profondeur notre système éducatif. L’#effet_Pygmalion est un levier incroyable, j’en ai tous les ans la preuve…

    • Les cassos sont les nouveaux bougnoules de la République. Je suis frappée par l’unanimité du rejet dont il font l’objet et par les attitudes et discours que les gens se croient permis à leur encontre. C’est d’une violence qui m’est assez intolérable et je suis dans cette configuration incroyablement minoritaire. La figure du cassos permet, semble-t-il, de cristalliser tout le besoin de haine et de distinction de l’ensemble du corps social. C’est un racisme anti-pauvres très violent et content de ne pas dire son nom.
      En gros, ils sont un défouloir collectif aux frustrations accumulées ces derniers années, les parfaits boucs émissaires d’un corps social qui se délite totalement.
      Je veux écrire là-dessus, mais quelque part, je n’y arrive pas... même pour moi, c’est trop gros.

    • J’avais mis ça de coté il y a quelque temps sur Diigo :
      http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=52

      On peut dire, pour résumer, que l’École française, bien loin d’être une institution « technique » (dont la théorie serait la « pédagogie ») destinée à mettre les générations montantes en possession de connaissances ou de compétences (on ne peut s’étendre ici sur cette distinction pourtant capitale), est au contraire une institution idéologico-politique de formation d’identités hiérarchisées en classes qui utilise la transmission, l’enseignement comme alibi ou masque de cette opération de reproduction, mais qui, en même temps, ne pouvant se passer de ce masque, effectue réellement, pour une part, cette transmission.

      Et, toujours de ce #Bertrand_Oglivie : http://www.revuedeslivres.fr/a-quoi-sert-lechec-scolaire-par-bertrand-ogilvie

      Or il est évident, contrairement à cette représentation de l’échec comme un « ratage », que cette institution a été conçue dès le départ pour qu’un tel ratage statistique important ait lieu, accompagné bien sûr d’un volant étroit de réussite, qui aboutit à ce résultat que l’école reproduit non pas simplement la société telle qu’elle est, mais le fait que les individus qui y vivent considèrent comme naturelles les normes et les hiérarchies dans lesquelles ils viennent se ranger quand ils entrent sur le marché du travail.

      [...1789] il fallait leur donner les moyens, dans tous les domaines possibles, d’être au niveau de ceux qui pensent, qui formulent conceptuellement les problèmes, et non de ceux qui les subissent. Il s’agissait de leur permettre de participer au débat public de plein pied dans le champ de réflexion et d’action de ce grand moment révolutionnaire de 1789. Il fallait donc inventer une institution spéciale dans laquelle on donnerait à toute la population française (avec évidemment, comme toujours, la question de ce qu’on entend par « tous ») la possibilité d’entrer dans la pensée du politique. Ce projet est politique depuis le départ, et l’est resté jusqu’au bout. Aujourd’hui, dans l’esprit des gens qui font fonctionner cette école, ce lieu reste associé – sur un mode assez lâche, qui est plutôt celui de l’association d’idées – à l’idée d’émancipation politique. [...]
      cette école politique ne pouvait pas non plus ne pas affronter la question de savoir ce qu’on fait d’une masse de scolarisés qui, éduqués à égalité, débarquent dans une société profondément inégalitaire, dans laquelle la question de la propriété a été tranchée dans le sens de la protection de l’inégalité, et doivent donc, d’une manière ou d’une autre, articuler, accepter cette injustice d’une formation égalitaire qui ne contrebalance pas la vie inégalitaire qu’ils vont inévitablement mener – la Révolution française n’ayant pas été une révolution communiste, comme on le sait.

      Sans vouloir lancer un #débat_interminable (quoique...), je suis depuis longtemps assez sidéré par la naiveté de l’exigence d’’#égalité_des_chances, et qui est assez marquée dans cet entretient des inrock : d’abord, la #mobilité_sociale ascendante suppose soit la disparition du travail non-qualifié, soit sa délocalisation, soit le recours à l’immigration, soit, enfin, une mobilité sociale descendante des enfants des classes bourgeoises et moyennes... Ensuite, pour poursuivre l’idée d’Oglivie, dans une société inégalitaire, l’idée d’égalité des chances semble revendiquer que les enfants de pauvres et les enfants de riches doivent avoir les mêmes chances de devenir... pauvres ou riches. Si l’on veut l’égalité des chances, comment ne pas vouloir l’égalité tout court ? : [ http://www.barbery.net/philo/chouette/salaire.htm ]

      il n’est pas vrai que des familles à revenus différents peuvent offrir les mêmes chances de développement à leurs enfants.
      Ce pourquoi, alors qu’il n’y a pas plus de justification rationnelle en faveur de l’égalité que de la hiérarchie des salaires, il faut à mon avis défendre l’égalité des revenus, c’est pour rendre effective et réelle l’égalité des chances des êtres humains.


  • Crise de l’industrie automobile en Europe de l’Est | La perpétuelle course au moins-disant salarial... faudra-t-il payer, un jour, pour avour le droit de travailler ?
    http://www.wsws.org//fr/articles/2013/avr2013/auto-a11.shtml

    La crise de l’industrie automobile européenne a frappé l’Europe de l’Est de plein fouet. Dans les pays qui ont connu il y a deux décennies la restauration capitaliste, les bas salaires ne sont plus suffisamment bas et les entreprises automobiles transfèrent de plus en plus souvent la production vers l’Afrique du Nord.
    Dacia, filiale roumaine du constructeur automobile français Renault, a établi un complexe industriel à Tanger au Maroc où 400.000 véhicules doivent être produits. Bien que Dacia soit actuellement la partie la plus rentable de Renault, et que la décision n’ait pas entraîné de perte d’emplois en Roumanie, c’est la première étape d’une réduction des capacités de production à Pitesti, situé dans le Sud du pays.

    #dumping_social



  • La #crise actuelle de l’économie capitaliste et ses origines [texte intégral de l’exposé n°130 du 22 février 2013] #analyse #marxisme
    http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky/article/la-crise-actuelle-de-l-economie

    Introduction
    L’économie capitaliste continue de s’enfoncer dans la crise. Les annonces officielles du taux de croissance des économies des plus grands pays capitalistes du monde sont si faibles qu’elles flirtent constamment avec la #récession, quand elles n’ont pas carrément plongé dedans comme en Espagne.
    Cette mesure officielle du taux de #croissance est un très mauvais indicateur de la santé économique des pays capitalistes, et d’abord parce qu’il fait la part belle à toutes les surévaluations spéculatives. Les annonces de plans de licenciements à la chaîne, dans pratiquement toutes les branches, et la hausse continuelle du #chômage qui en est la conséquence immédiate, sont une mesure bien plus réelle de la contraction de l’économie.
    La crise actuelle est le dernier épisode en date d’une crise quasi permanente qui dure depuis près de quarante ans. Depuis plusieurs décennies, l’#économie capitaliste est toujours plus noyée dans un océan de « liquidités » comme disent les financiers. À chaque krach boursier, la réaction des États a été la même : injecter de la monnaie pour éviter les faillites en chaine et l’effondrement de l’économie. Krach après krach, la quantité totale d’argent a enflé, démesurément, sans rapport avec la quantité de richesses produites, alimentant la #spéculation et préparant le #krach suivant.
    Des sommes ahurissantes, à donner le tournis, valsent d’une place financière à l’autre. En un clic de souris, des capitaux peuvent renchérir telle matière première ou étrangler encore un peu plus les finances de tel État. Ces sommes d’argent cherchent frénétiquement à s’investir. Cela est aussi vieux que le capitalisme et, à ce propos, on peut reprendre une phrase de #Marx de 1849 sans en changer un mot : un capitaliste « n’est jamais aussi malheureux que lorsqu’il ne sait pas quoi faire de son argent. Voilà le secret de toutes les grandes spéculations, de toutes les entreprises profitables. »
    À l’époque actuelle, c’est avant tout dans la spéculation et peu dans la production, au regard des profits engrangés, que le capital cherche toujours aussi furieusement à s’investir. Or, quelles que soient les inventions délirantes des savants fous de la finance, il n’y a que dans la production que la richesse se crée. Tous les gains faramineux réalisés dans la spéculation ne proviennent au bout du compte que d’une seule source : le profit fait sur le dos des travailleurs dans la production.
    Voilà pourquoi l’ensemble de l’organisation économique capitaliste s’étouffe dans sa propre graisse financière : d’un côté, il n’y a jamais eu autant d’argent dans l’économie, et de l’autre, cet argent qui répugne à s’investir dans le seul endroit où la richesse se crée, la #production, parasite et étouffe cette dernière.
    Il y a près de cent ans, #Lénine, reprenant un point de vue largement partagé par tous les communistes de l’époque, utilisait le terme d’impérialisme pour caractériser l’économie capitaliste. Il le décrivait comme l’état de sénilité du capitalisme, exprimant ainsi que cette organisation sociale avait épuisé ses possibilités quant au rôle de développement des forces productives qu’elle avait eu dans l’histoire.
    Un siècle après, le capitalisme est toujours là. Alors, par quels soubresauts est-il passé ? Lesquelles de ses contradictions se sont exacerbées ? Et aujourd’hui, quelles sont les causes et les conséquences du développement sans limite de la #finance ?
    Pour répondre à ces questions, il faut repartir des analyses de Marx des crises du capitalisme, et aussi revenir sur une évolution essentielle du capitalisme : celle qui amena la domination des monopoles et des trusts, l’#impérialisme.

    Les crises du capitalisme : de la période de la « libre concurrence » à celle de la domination des monopoles
    – Crises et expansions : le mode de fonctionnement du capitalisme
    – La domination des monopoles et l’impérialisme
    – D’une guerre mondiale à l’autre : la première période de convulsions de l’impérialisme
    L’économie capitaliste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 1970 : de la reconstruction à la financiarisation
    – La béquille des États pour reconstruire l’économie
    – Le tournant des années 1970
    – La crise de 1974 et l’intervention des États
    D’une crise à l’autre, le capitalisme financier toujours plus parasitaire
    – Ces capitaux qui cherchent à s’investir partout sauf dans la production
    – Le règne de la spéculation
    – Une économie de crédits et d’endettements fondée sur le socle de l’endettement des États
    La crise de 2008 et ses conséquences
    – De la spéculation sur l’immobilier aux États-Unis à la crise de l’euro
    – Les contradictions de la situation économique actuelle


  • « La lutte des ouvriers de PSA-Aulnay »

    Une série d’émissions réalisées par Au fond près du radiateur (Fréquence Paris Plurielle), qui a également fait un article autour de cette lutte dans le dernier CQFD.
    http://www.aufondpresduradiateur.fr

    Emission 1
    http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article468

    La direction de l’usine PSA d’Aulnay sous Bois prépare le terrain en vue d’une baisse des effectifs et d’une probable fermeture du site : Certains délégués syndicaux sont sous le coup de licenciement. Des travailleurs handicapés, blessés au travail, se retrouvent sans poste. D’autres travailleurs se voient pousser vers la sortie. La direction est même allée jusqu’à procéder à un contrôle de police (contrôle des titres de séjours) sur la chaîne de montage. Face à ça, la solidarité prend forme et la lutte des ouvriers continue.

    Emission 2
    http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article515

    A la veille des vacances des salariés, la direction de PSA a annoncé lors du comité central d’entreprise du 12 juillet un plan de restructuration qui prévoit notamment la fermeture du site d’Aulnay sous Bois et 8300 suppressions d’emplois sur toute la France.

    Emission 3
    http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article564

    Après des mois de combats contre la fermeture de leur site et contre les licenciements, les ouvriers de la chaîne de montage PSA à Aulnay ont donné une tournure plus radicale à la lutte en occupant leur usine...

    Emission 4
    http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article572

    Les ouvriers en lutte de PSA Aulnay sont en grève reconductible illimitée depuis le 16 janvier 2013. Les ateliers de montage et de ferrage sont occupés par les grévistes... Face à eux des dizaines de cadres envoyés par la direction pour tenter de casser la grève.

    Emission 5
    http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article578

    Cinquième semaine de grève reconductible illimitée pour les ouvriers de PSA Aulnay. Les ateliers de montage et de ferrage sont toujours occupés par les grévistes et la production est complètement bloquée... Aucune voiture ne sort de l’usine ! Toutefois la répression est montée d’un cran, 3 grévistes ont déjà été licencié par la direction, d’autres pourraient suivre.

    Emission 6
    http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article581

    Sixième semaine de grève reconductible illimitée pour les ouvriers de PSA Aulnay. La grève s’installe dans la durée, la direction joue le pourrissement. En parallèle de la lutte, des actions juridiques sont lancées contre le groupe PSA. Pour rappel, les ateliers de montage et de ferrage sont toujours occupés par les grévistes et la production est complètement bloquée... Aucune voiture ne sort de l’usine !

    #travail #grèves #lutte #radio #audio


  • Les syndicats français signent l’accord du constructeur automobile Renault visant à réduire drastiquement les emplois et les salaires
    http://www.wsws.org//fr/articles/2013/mar2013/rena-m09.shtml

    Les syndicats de chez Renault ont approuvé un accord de réduction des coûts permettant au constructeur automobile de supprimer des emplois, d’allonger le temps du travail et de geler les salaires dans toutes les usines aux quatre coins de la France.



  • Zone rance automobile
    http://carfree.free.fr/index.php/2013/02/26/zone-rance-automobile
    http://carfree.free.fr/images/hydre.jpg

    Laissez le PDG texan de Titan vous l’expliquer de manière plus claire : « Comment voulez-vous faire du fric avec des ouvriers français, syndicalistes rouges, bolchéviques et fainéants qui travaillent 3 heures par jour pour un salaire de ministre pakistanais ? »


  • Les syndicats espagnols acceptent le chômage de masse et les réductions de salaires
    http://www.wsws.org//fr/articles/2013/fev2013/espa-f21.shtml

    Avec un capitalisme profondément en crise, il est impossible que « tout le monde gagne, » et il n’a pas fallu longtemps pour que cela devienne clair. Les travailleurs ont perdu sur toute la ligne – subissant une augmentation très forte du chômage, des salaires plus bas et des conditions de travail qui empirent, pendant que les employeurs ont récolté les bénéfices. Toutes les protections limitées obtenues au cours de la transition vers la démocratie bourgeoise suite à la mort du dictateur fasciste Francisco Franco en 1975, consacrées par le Pacte de Moncloa et le Statut des travailleurs, sont en train d’être effacées.


  • À propos du #cheval_roumain.

    Petite revue de sources d’aujourd’hui à l’usage de journalistes du futur, lorsque l’#open_data, le #big_data et leur corollaire le #fact_checking auront redonné du sens à la presse traditionnelle et lui auront permis d’écraser les vils propagateurs de #rumeur de la blogosphère.

    1. À tout seigneur, tout honneur, le cheval roumain.

    http://i.imgur.com/JyyhUvP.jpg

    _Sur le site de statistiques de la FAO (nouvelle version)_

    Où l’on constate bien une chute de 30% entre 2008 et 2011.

    2. Son probable bourreau, la voiture.

    http://i.imgur.com/9FxujYv.jpg

    Données issues du rapport du CCFA, L’industrie automobile française, Analyses et statistiques 2012.

    Dans des documents de Renault, on apprend
    – que le parc automobile roumain est « mature », 5 millions de véhicules pour 22 millions d’habitants (et sans doute 500.000 chevaux en 2012)

    …la demande est alimentée non par l’acquisition d’un premier véhicule, mais par son renouvellement.

    On peut même se risquer à dater cette bascule de l’équipement au renouvellement vers la fin 2008 (sans doute aidée par la crise).
    – que Renault-Dacia est le premier constructeur automobile roumain où il détient 32,3% de parts de marché (2009). Au passage, si c’est comme en France, la Logan Break doit avoir pas mal contribué à la disparition des voitures hippomobiles (du moins si j’en juge mes copains bricoleurs qui « voyagent léger, juste ce qui tient dans le coffre de la voiture… »

    3. le commerce international, base de données ComTrade sur le site UN Data (données annuelles)

    Valeurs en USD (leur déclaration est obligatoire) les quantités cela dépend des produits, ici en kilos, mais elles ne sont pas toujours renseignées et, surtout sont simplement agrégées sans considération de valeur unitaire. J’ai calculé, à titre purement indicatif, un « prix » en divisant les valeurs par les quantités et donc en supposant l’ensemble homogène, ce qui n’est évidemment pas le cas (j’espère que la viande de cheval d’Argentine n’est pas que du vulgaire minerai de viande…)

    http://i.imgur.com/XlHm7na.jpg

    Où l’on voit qu’effectivement, les exportations de viande de cheval progressent fortement depuis 10 ans, sans que l’éventuelle pression due aux stocks de chevaux à éliminer ne se voit sur mon indicateur de prix.

    Pour la France, les échanges internationaux de viande de cheval représentent moins de 2% de ceux de viande bovine.

    4. le commerce international en données mensuelles (depuis janvier 2010) sur le site ComTrade de l’OMD/WCO (Organisation Mondiale des Douanes, wcoomd.org)

    (ce sont eux qui gèrent la nomenclature des produits, le code SH 0205 est celui de la viande de cheval (ânes et mules) non congelée, avec des sous-codes dont celui relevé, mais non identifié, dans l’article de Libé. Je précise qu’il a deux jours, je ne connaissais pas un seul code, je savais juste que la nomenclature s’appelait SH, comme Système Harmonisé)

    Avec une analyse par pays sur les valeurs en dollars en 2011

    http://i.imgur.com/8Ai26fI.jpg

    Où l’on voit que les exportations roumaines vers la France sont insignifiantes et qu’en revanche la Belgique (38% des exportations roumaines) semble jouer un rôle de plaque tournante. Les exportations belges sont du même ordre que les importations, le principal client est la France (38%) qui représentent 40% des importations françaises (le pays suivant étant à 10%).

    5. je n’ai pas vraiment été chercher les prix (je ne suis vraiment pas branché marchés…) je me suis contenté de récupérer l’indice des prix à la production (IPPAP) sur le site de l’Insee.
    Apparemment, les volumes de viande de cheval sont trop faibles pour donner lieu à un calcul d’indice de prix de ce poste dans l’indice des prix de gros alimentaire (IPGA)

    http://i.imgur.com/MZSjHwa.jpg

    no comment…

    ================
    NB : à la notable exception du CCFA, où les données sont à récupérer dans des pdf tout pourris — heureusement, je n’ai extrait qu’une (courte) série — tout le reste s’obtient par des requêteurs à l’interface bien conçue et sans trop avoir à naviguer dans des nomenclatures lourdes (et pourtant, celle des douanes l’est…) puis, au choix, par copier/coller ou export csv (avec des dates où les mois sont en clair en anglais :-(

    • Pour la loi sur la circulation hippomobile, c’est beaucoup plus difficile — du moins avec mes outils — d’aller trouver la source.

      Apparemment, l’info a été mise en circulation par José Bové (c’était dans l’article de l’Independent http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/horsemeat-found-in-british-supermarkets-may-be-donkey-8489030.html qui figurait en lien dans le billet cité par Agnès (http://seenthis.net/messages/114049, ouf…)

      “Horses have been banned from Romanian roads and millions of animals have been sent to the slaughterhouse,” said Jose Bove, a veteran campaigner for small farmers who is now vice-president of the European Parliament agriculture committee.

      L’info ayant toute les qualités requises : croustillante et non recoupée, elle a donc buzzé très rapidement. S’enrichissant, au passage (ça ne peut jamais faire de mal…) du coup de patte à l’Europe (L’Europe, l’Europe, l’Europe en sautant comme un Calvi , euh, non un cabri…)

      … le journaliste Yves Calvi a ainsi été très affirmatif : « vous êtes en train de nous dire que les normes européennes font que petit à petit les carrioles roumaines ne peuvent plus être utilisées sur les routes roumaines et les Roumains, qui ne mangent pas de cheval, se retrouvent avec un stock de viande de cheval » lance-t-il à Perico Légasse, rédacteur en chef de Marianne (16ème minute de l’émission). Pourtant, ce dernier n’a pas mentionné l’Europe dans ses propos, mais seulement une interdiction roumaine d’utiliser des carrioles sur les routes locales. Il approuve néanmoins : après tout, l’Europe responsable, hein, c’est probable.

      http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2013/02/lasagnes-au-cheval-leurope-coupable-forcément-coupable-1.

      Mais, aux dernières nouvelles, l’info sur la loi est toujours non recoupée :

      N.B. : Je n’ai pas cherché si la fameuse loi roumaine existait ou non, ce n’était pas directement mon propos, et quel était son libellé exact. Selon le corespondant de Libération à Bucarest, Luca Niculescu, qui m’a envoyé un mot ce matin, cette loi n’existe tout simplement pas : « s’il y a un peu moins de carrioles en Roumanie, c’est à cause de la modernisation du pays, pas en raison d’une loi ». D’ailleurs, « il y a encore plein de carrioles en Roumanie ». Continons à creuser.

      (fin du billet ci-dessus)

      Visiblement, l’idée que le consumérisme marchand a progressé à grands pas dans les anciens PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale) et pourrait avoir eu des effets, disons, contre-intuitifs a beaucoup plus de mal à passer dans les médias et dans les têtes…

    • D’ailleurs, j’ai commencé cette recherche d’infos parce que j’espérais trouver l’impact de la fameuse loi dans les séries statistiques.

      J’ai vite constaté qu’il n’en était rien… Pour les prix, où l’on ne voit pas de rupture, ni de tendance ; et pour les quantités où la hausse très nette résulte d’une tendance longue, alors que pour des décisions « administratives » du type décrit, on a, en général, des effets très identifiables et localisés dans le temps.

      J’ai lu, par ailleurs — je crois que c’est dans le billet d’Alexandre Delaigue, cité dans mon commentaire précédent — quelque chose du genre :

      … ah, oui, c’est une loi ancienne, mais dont l’application ne s’est faite que récemment.

      dont on sent bien, à la précision de l’énoncé et de la datation qu’on n’est pas près de trouver une référence précise (et que, finalement, c’est un peu normal si ça ne se voit pas dans les chiffres…)

      Le cercle des arguments disparus

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      EDIT (16/02) Je me suis laissé emporté…
      Il y a bien un texte, du 29/06/07, cf. infra.

      Il a peut-être eu un impact, mais il n’est guère détectable. La première augmentation des exportations roumaines a lieu en 2006 (+2 000 tonnes, triplement par rapport à l’année précédente). Puis une nouvelle augmentation en 2010 (encore +2 000 tonnes, mais seulement +60% en variation relative).

    • Un grand merci à @denisb qui donne la référence précise du fameux texte de loi
      cf. http://seenthis.net/messages/114606#message114857

      De ce qu’il traduit et de ce que je comprends (avec Google Translate), le décret (?) GEO 69 2007 du 29 juin 2007 http://legeaz.net/text-integral/oug-69-2007-modificare-oug-195-2002 modifie l’ordonnance 195 2002 et vise à la mettre en conformité avec la directive européenne 91/439/CEE portant sur le permis de conduire.

      La nouvelle rédaction de l’article 71 de l’ordonnance de 2002 indique
      – à l’alinéa 1, l’interdiction d’accès et de circulation des animaux, des véhicules de chantier et des véhicules à traction animale aux routes nationales, dans les villes et sur les routes lorsqu’un panneau de signalisation en interdit l’accès
      – à l’alinéa 2, les autorités locales doivent organiser des voies secondaires et des points de passage pour les animaux et véhicules mentionnés à l’alinéa précédent et d’en mettre en place la signalisation.

      Un texte qui correspond en partie à l’article R421-2 du Code de la Route qui interdit l’accès et la circulation des animaux, véhicules sans moteur (et divers autres) sur les autoroutes.

      http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006842313&cidTexte=LEGITEX

      En partie seulement, car ce qui concerne l’interdiction en ville n’est pas dans l’article précédent du Code de la Route. Et c’est cette partie susceptible d’avoir l’impact le plus fort sur le sujet qui nous intéresse.

      Et merci @touti pour le reportage de 2009 http://seenthis.net/messages/114606#message114837 où il est précisé que c’est bien l’accès aux villes qui pose problème.

    • A PROPOS DE LA VIANDE DE CHEVAL OU QUAND LES MÉDIAS PRENNENT LA POPULATION POUR UNE BANDE DE DÉGÉNÉRÉS : On me dit que la viande de cheval en cause était bourrée d’antibiotiques ou autres saloperies du même genre...j’en suis très étonné ? J’imagine très mal le petit paysan roumain, qui a déjà du mal a se soigner, donner des antibiotiques a son cheval. On parle aussi de viande de chevaux argentins, j’imagine encore plus mal l’ estanciero argentin dépenser de l’argent pour son troupeau de chevaux en liberté ! Ce qui m’amène a une réflexion simple. Les médias et les bobos serait-ils en train de faire tout une histoire pour de la viande de cheval quasiment bio alors que dans le même temps, on mange de la viande bourrée de produits chimique, estampillée « Viande française » chez le boucher qui s’en fout totalement et du porc a 2 € le Kg et qui est de qualité non consommable pour des raisons d’hygiène et de conditions de vie des animaux.



  • Je crois que mes journaux essaient de me faire comprendre quelque chose :

    – MALI. Hollande en libérateur
    http://tempsreel.nouvelobs.com/guerre-au-mali/20130201.OBS7514/mali-hollande-en-liberateur.html

    – FRANÇOIS HOLLANDE EN LIBÉRATEUR AU MALI
    http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Francois-Hollande-en-liberateur-au-Mali-462216

    – "Il doit se rendre ensuite à Tombouctou. Il y est attendu par la population en libérateur."
    http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Arrivee-de-Francois-Hollande-au-Mali_6346-2159878-fils-tous_

    – Querelle de libérateurs
    "L’actuel président de la République, François Hollande, et son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, se disputent le titre de héros libérateur de Florence Cassez. A qui en revient réellement le mérite ?"
    http://www.liberation.fr/politiques/2013/01/24/querelle-de-liberateurs_876580

    – A Tombouctou, les soldats français et maliens accueillis en libérateurs
    http://www.liberation.fr/monde/2013/01/28/les-armees-francaise-et-malienne-controlent-les-abords-de-tombouctou_8772

    – "Triomphateur en Mali, libérateur au Mexique, François Hollande piétine sur le sol français." (soupire le Midi Libre)
    http://www.rfi.fr/emission/20130130-une-grogne-sociale

    – "« Vive la France », « Vive Papa Hollande », « Vive le Mali », « Merci, la France »… les cris de joie de la foule libérée officiellement depuis 14 h 30, emplis les rues de la ville mythique de Tombouctou. […] Toute l’après-midi, la population a applaudi à l’arrivée des « libérateurs »."
    http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/La-population-fete-la-liberation-de-Tombouctou-_NG_-2013-01-29-905159


  • Marc Giget : « Il n’y a crise que s’il y a #innovation » - Libération
    http://www.liberation.fr/economie/2013/01/13/marc-giget-il-n-y-a-crise-que-s-il-y-a-innovation_873687

    Le fondateur de l’Institut européen de stratégies créatives revient sur le rôle et la fonction de l’innovation. « Innover, c’est intégrer le meilleur des connaissances du moment pour faire progresser la condition humaine », estime le spécialiste. Plus que la compétition, l’innovation est liée à l’évolution, à l’adaptation, L’innovation est toujours contrée, mais s’il est plus efficace, le nouveau balaie toujours l’ancien. Mais la destruction arrive toujours avant le renouveau. "Dans les grandes vagues (...)


  • Montebourg rentre dans le rang
    http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15043

    Tout va bien. Toutes les promesses de campagne, tous les projets de réforme, la nationalisation, la séparation des activités bancaires, la tranche d’impôts à 75% : tous ces spectres de l’an dernier s’évanouissent gentiment (lire ici le dernier retournement de veste en date, celui du ministre vert Pascal Canfin sur la réforme bancaire). A vrai dire, on le savait déjà, on le constatait au jour le jour. Mais les gesticulations du redresseur productif brouillaient le paysage. Pourquoi consacrer une soirée entière à regarder Montebourg ? Par simple souci de confirmation, comme on s’assure, avant de refermer définitivement la porte, qu’on n’a rien oublié à l’intérieur.

    • En 1988, alors qu’il est âgé de 26 ans, Arnaud Montebourg a droit aux honneurs du Nouvel Observateur. Il vient de remporter un concours lancé par le magazine pour distinguer le plus « Obs » de ses lecteurs. Aux yeux de l’hebdomadaire, le jeune homme à tout pour plaire : son grand-père, Algérien d’origine, est venu s’installer en France, dans la Nièvre en 1962. « Dans la circonscription de François Mitterrand », précise le petit-fils. Dans sa bibliothèque, Stendhal voisine avec Jean Daniel ! Il a conservé pieusement trois numéros de 1967 de L’Obs, a fait ses études de droit en province avant de monter à Paris. Bref, l’image d’Épinal du jeune bobo exemplaire qui mérite une récompense... En l’occurrence, un chèque de 300 000 francs, soit presque 45 000 euros.

      L’emphase ne manque pas pour énoncer toutes les qualités que l’on prête à celui qui est (déjà) l’espace d’un article le symbole de la gauche rayonnante et montante. Moins de dix ans plus tard, Montebourg épousait le 31 mai 1997, la veille du second tour des élections législatives qui le virent devenir député, en l’abbaye cistercienne de Valmagne, Hortense de Labriffe, née en 1968, dont le père est le comte Antoine de Labriffe et la mère Anne de Lacretelle. Celle-ci fut collaboratrice d’Édouard Balladur et de Philippe Douste-Blazy. Nul doute qu’au Nouvel Obs quelques dents ont dû grincer...

      http://www.lepoint.fr/politique/quand-le-nouvel-obs-decouvrait-arnaud-montebourg-25-01-2013-1620203_20.php


  • Nouvelle quinte de toux Lengletienne ce matin...

    Tout allait bien, j’étais à peu près d’accord avec son propos, jusqu’à cette phrase :

    c’est la première fois qu’on allège le coût du travail sans tricher, la mesure étant financée par une augmentation de la TVA et des coupes dans les dépenses publiques.

    C’est sûr, quand on fait payer tout le monde pour le bénéfice de quelques uns, on ne triche pas, on exulte...

    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/francois-lenglet/le-syndrome-renault-24-01-2013-1619548_778.php

    Et puis y a ça...

    L’accord social du 11 janvier, qui assouplit partiellement le marché du travail, produira aussi ses effets.

    L’espoir fait vivre...

    Il a la mémoire courte, François, il y a quelques jours, il écrivait que l’effet des mesures Hollande pour la compétitivité étaient déjà anéanties par la hausse de l’Euro vis à vis des autres monnaies, qui elles étaient dévaluées (pour rester compétitives)

    #lenglet #enfumage #triche


  • #Renault : On prend les mêmes et on recommence
    « C’est un véritable coup de massue pour les salariés français de Renault » juge le PCF | Humanite
    http://www.humanite.fr/cest-un-veritable-coup-de-massue-pour-les-salaries-513027?IdTis=XTC-FT08-FI

    Le PCF condamne l’attitude du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, qui se félicite qu’il n’y ait « ni licenciement, ni fermeture d’usine » et en parlant d’un « cadre normal » de gestion des effectifs et du personnel et le juge "consternant". "

    Euh ... ils passent où les 7 500 salariés « non licenciés » ? Aux broyeurs de Pôle Emploi ?





  • Chute du marché auto : la crise n’explique pas tout | Pertes et Profits
    http://lauer.blog.lemonde.fr/2013/01/02/chute-du-marche-auto-la-crise-nexplique-pas-tout
    Intéressante analyse :

    la dépense automobile se retrouve de plus en plus en concurrence avec d’autres postes, à commencer par l’immobilier. L’explosion des prix du logement a eu un impact direct sur l’allocation des dépenses des ménages, qui s’est faite au détriment de l’achat automobile. De ce point de vue, la comparaison avec l’Allemagne est parlante. Outre-Rhin, la faible croissance des prix immobiliers a laissé beaucoup plus de marges de manœuvres au consommateur pour faire l’acquisition d’un véhicule.

    Cela dit, l’enjeu serait à la fois de réduire le poids des dépenses immobilières et l’utilisation de la voiture. Par exemple en construisant plus dense.

    • Perso, je crois surtout que cela vient des stratégies commerciales des constructeurs français qui n’ont pas l’air d’avoir bien compris qu’ils construisent des trucs qui ne correspondent plus à rien, des caisses plutôt moyennes avec des finitions douteuses et une fiabilité merdique sur la longueur. Beaucoup de gens sont un peu comme moi, obligés d’avoir un véhicule pour se déplacer, ils veulent juste aller du point A au point B avec le minimum d’emmerdements possible et de la manière la plus économique. Soit le contraire de ce qui est vendu.

    • @fil je n’ai pas trop d’inquiétude pour les profits de Renault et les stock options de M. Ghosn, mais pour les 10% d’emplois en France qui viennent de l’automobile et qui risquent de devenir 9 ou 8 ou 7 à mesure qu’ils délocaliseront pour maintenir ou améliorer ce taux de profit.
      @monolecte : idem : les logan qui correspondent à la voiture que tu décris viennent de Roumanie...

    • 10%, c’est en incluant les transports en commun dans la filière, c’est donc un peu capillotracté comme estimation. Ensuite, ce n’est pas parce que les chambres à gaz auraient donné de l’emploi à 10% de la population qu’il eut fallu les maintenir en activité... je sais, pour le coup, c’est très godwintracté comme comparaison, mais il est nécessaire de forcer le trait pour bien appuyer à quel point le chantage à l’emploi (dans un secteur qui, par ailleurs, s’emploie à réduire les effectifs par tous les moyens pour de basses considérations de profits immédiats versé à 0,01% de la population - au plus !) est une grosse galéjade. L’idée que l’on doive maintenir des activités nocives - voire qui mettent en danger la survie de l’espèce - parce qu’il faut maintenir la servitude d’un groupe de personnes (mais surtout les profits d’un groupe nettement plus restreint et discret), est une immonde falsification mentale.

      Pendant ce temps, des tas de véritables besoins humains, massifs et non mortifères, ne sont absolument pas satisfaits, parce qu’on n’y consacre ni argent, ni ressources, ni formations, ni salaires, ni personnes motivées.
      Si on consacrait les moyens de la filière automobile à la transition énergétique, elle cesserait tout bonnement d’être une gentille utopie inatteignable.

    • Tant qu’il restera un marché à saturer de bagnoles, tant qu’il n’y aura pas 5 milliards de véhicules en circulation, les capitalistes fabriqueront des voitures là où ça rapporte. Ils s’occuperont de la transition énergétique plus tard...
      Le marché français est saturé, et on n’a pas le pouvoir d’achat des allemands, vu qu’on a démantelé notre industrie et que notre balance commerciale ne s’en remet pas...

      Je serais curieux de connaitre l’évolution de la répartition entre coûts de conception, coûts de production, coûts de commercialisation et marge dans le prix de vente d’une voiture française sur les 40 dernières années. Je ne pense pas que les coûts de production aient autant progressé en proportion que les coûts de commercialisation.

      Je pense que c’est un cas d’école de l’évolution de l’industrie : les gains de productivité sont tels que l’on arrive à saturer un marché en deux temps trois mouvements, et cela révèle le vrai enjeu industriel qui est non pas de produire, mais vendre. On aboutit à l’effet pervers absurde de la concurrence commerciale : elle est censée faire baisser les prix pour le consommateur, mais en pratique les prix restent forts, car les coûts de commercialisation gonflent sans cesse, ce qui oblige à rogner d’autant sur les coûts de production pour rester compétitifs.
      On l’a vu dans le textile, ça se généralise au reste... Quand on achète un objet, on rétribue de moins en moins le coût de fabrication, et on rétribue de plus en plus le coût que le fabricant a dû dépenser pour que ce soit lui qui nous le vende... Voilà les beaux mirages de la concurrence...