company:the guardian

  • Découverte du plus ancien manuscrit connu de chant polyphonique - Actu musicale - France Musique
    http://www.francemusique.fr/actu-musicale/decouverte-de-la-plus-ancienne-partition-de-chant-polyphonique-69499

    Un doctorant britannique a découvert à la British Library le tout premier exemple de chant polyphonique connu.

    Quelques lignes de musique, mais quelques lignes de la plus haute importance, c’est ce qu’a découvert, dans un manuscrit conservé à la British Library, Giovanni Varelli, étudiant en doctorat. Ecrites il y a près de 1 100 ans, ces notes de musique constituent la plus ancienne trace de musique écrite à l’intention de plusieurs chanteurs, rapporte le quotidien britannique The Guardian. 

    Ces quelques secondes de chant polyphonique ont été découvertes au pied d’une page sur la vie de l’évêque Maternianus de Reims (évêque du IVe siècle), et évoquent une prière en l’honneur de Saint Boniface. Si l’origine du manuscrit comme le nom de son auteur restent inconnus, Giovanni Varelli suggère qu’il pourrait provenir d’un monsatère de la région de Düsseldorf ou de Paderborn (Allemagne). 
     
    Spécialisé dans la notation de la musique ancienne, Giovanni Varelli est étudiant en doctorat au collège St John de l’Université de Cambridge. Il pense que le compositeur – anonyme - de cette musique était déjà expérimenté dans ce style, et déclare « On voit la musique polyphonique comme une musique qui s’est développée selon des règles précises et une pratique presque mécanique. Ceci change notre vision, précisément parce que la personne qui a écrit [ces lignes] a rompu ces règles ».

    La pièce a aussi été interprétée par deux étudiants de Cambridge, Quintin Beer et John Clapham, dans une vidéo diffusée sur Youtube.

    Daté vers l’an 900, ce manuscrit est bien antérieur au plus ancien exemple connu jusqu’à présent, un extrait issu de la collection Winchester Troper, composé pour la cathédrale de Winchester, et datant des environs de l’an 1000.

    http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/images/2014/12/varelli_mea.png
    Photographie du manuscrit découvert par Giovanni Varelli ©MS Harley 3019. Reproduced with the permission of the British Library Board.

    La vidéo de l’interprétation de cette partition
    https://www.youtube.com/watch?v=F5vqAU_EqG4


  • It’s not #Cuba that has just decided to rejoin the modern world – it’s the US | Martin Kettle | Comment is free | The Guardian
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/dec/18/cuba-rejoin-modern-world-us

    During the signing of the Versailles treaty in 1919, it is said that a delegate left the conference muttering: “What on earth will the historians say about all this?” When the remark was reported to the French prime minister, Georges Clemenceau produced a characteristically good retort – Clemenceau was, after all, a journalist. “Well, one thing they won’t say is that Belgium invaded Germany.”

    A modern version of Clemenceau’s robust comment applies equally pointedly in the context of this week’s news that the United States and Cuba are finally to normalise their relations. It is tempting to treat the half-century standoff across the Florida Straits as a case of six of one and half a dozen of the other. Yet one thing the historians cannot say is that Cuba ever attempted to invade or annexe the US. As in the first world war, the big power takes the big responsibility.


  • Lego: can this most analogue of toys really be a modern urban planning tool? | Cities | The Guardian

    http://www.theguardian.com/cities/2014/dec/18/lego-toys-urban-planning-tool-architects-mit

    Lego: can this most analogue of toys really be a modern urban planning tool?

    http://i.guim.co.uk/static/w-1920/h--/q-95/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/12/16/1418735376847/fd78232b-9a1f-4dc3-8d1c-94f0b4cead77-2060x1236.jpeg

    Lego wants to be taken serious by architects, urban planners, even MIT. Can these pricey kids’ toys teach us how to build better cities, or is it all just brand hype?

    –— ---

    Can you identify these Lego city landmarks?

    http://www.theguardian.com/cities/quiz/2014/dec/18/lego-brick-city-quiz-landmarks

    Where in the world would you find these models? These images are taken from Lego-builder Warren Elsmore’s exhibition and book, Brick City: Lego for Grown-ups

    http://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/12/15/1418663770085/City-lego-quiz-005.jpg

    #lego_for_grown_up
    #lego #urban_matter #urbanisme #aménagement


  • New York state to ban fracking over ’red flags’ to public health | Environment | The Guardian
    http://www.theguardian.com/environment/2014/dec/17/new-york-state-fracking-ban-two-years-public-health

    The state of New York said it would ban the controversial practice of hydraulic fracturing on Wednesday because of “red flags” about its risks to public health.

    The ban puts one of the last great areas of untapped potential in the Marcellus Shale off-limits to the oil and gas industry.

    The decision was reached after a two-year study into the effects of fracking on the state’s air and water, and announced at a cabinet meeting in Albany.

    “The takeaway that I get from the data is that there are serious questions about public health,” the governor, Andrew Cuomo, said.

    New York state has had a moratorium on fracking for the past five years – and more than 120 towns across the state have outlawed the practice.

    #fracturation_hydraulique


  • En complément à http://seenthis.net/messages/320887
    Microsoft vs. DoJ: The battle for privacy in the cloud
    http://www.infoworld.com/article/2859897/internet-privacy/microsoft-vs-doj-the-battle-for-privacy-in-the-cloud.html

    What issue can unite the #EFF and #BSA? Fox News and The Guardian? Amazon and eBay? The ACLU and the Chamber of Commerce?

    The issue is the demand by the Department of Justice that #Microsoft deliver the email correspondence and address book data from one of their customers as demanded by a warrant, apparently related to a drugs case (although all the documents remain sealed). Microsoft won’t. The reason? The customer, the email, and the server it’s on are all in Ireland and operated by a local subsidiary.

    #surveillance


  • Sudanese soldiers using rape as weapon of war, says rights group | World news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2014/dec/16/sudan-soldiers-rape-war

    Government soldiers in Sudan are using sexual violence, including the gang-rape of teenage girls, as a weapon of war against southern rebels, a watchdog has claimed.

    Refugees from Blue Nile state described a pattern of abuses including rapes, torture and the beating to death of men in custody, Human Rights Watch said.

    Daniel Bekele, the group’s Africa director, said: “The number of rapes reported to us, often in harrowing detail, suggests that sexual violence is part of the government’s counter-insurgency strategy. The scale of reported abuses points to the urgent need for an international investigation in both rebel- and government-controlled areas.”

    #viol #violences_sexuelles #guerre #Soudan via @reka


  • http://www.theguardian.com/world/2014/dec/11/-sp-isis-the-inside-story?CMP=share_btn_fb
    Traduction de Isis : the inside story . Yamine Makri

    L’Etat islamique e l’Irak et du Levant vu de l’intérieur
    Martin Chulov, The guardian

    (Un article du Guardian que j’ai traduit qui donne quelques précisions sur cette organisation.)

    L’un des commandants supérieurs de l’Etat islamique révèle des détails sur les origines de cette organisation à l’intérieur même d’une prison irakienne, juste sous le nez de leurs geôliers américains.

    À l’été 2004, un jeune djihadiste enchainé marche lentement dans la prison du Camp de Bucca, dans le sud de l’Irak. Il est nerveux lorsque deux soldats américains le conduisent à travers trois bâtiments lumineux et un dédale de couloirs, dans une cour ouverte. D’autres hommes portant des uniformes de prison aux couleurs vives reculent prudemment, en le regardant.

    « J’ai reconnu certains d’entre eux tout de suite » m’a-t-il dit. « J’avais craint le camp de Bucca. Mais quand je suis arrivé, c’était beaucoup mieux que ce que je pensais. »
    Le djihadiste, qui utilise le nom de guerre d’Abû Ahmad, est arrivé au Camp de Bucca lorsqu’il était jeune homme il y a une décennie, il est maintenant un haut fonctionnaire dans l’État islamique (Isis), avoir gravi tous les échelons avec aussi la plupart des hommes qui avaient servi à ses côtés en prison. Comme lui, les autres détenus avaient été capturés par des soldats américains dans différentes villes d’Irak et conduit à cet endroit qui était déjà tristement célèbre : une prison-forteresse au milieu désert qui restera un des héritages de la présence américaine en Irak.

    Les autres prisonniers étaient également terrifiés par le camp de Bucca, mais ils se sont vite rendu compte que, loin de leurs pires craintes, la prison américaine pouvait être une opportunité extraordinaire : « Nous ne pourrions jamais être tous réunis comme ceci à Bagdad, ou n’importe où ailleurs » dit-il. « Cela aurait été incroyablement dangereux et risqué. Ici, nous n’étions pas seulement en sécurité, mais nous étions aussi à quelques centaines de mètres des uns des autres avec l’ensemble des dirigeants d’Al-Qaida. »

    C’est au Camp de Bucca qu’Abû Ahmad a rencontré Abu Bakr al-Baghdadi, l’émir de l’Etat islamique qui est maintenant décrit comme le chef terroriste le plus dangereux du monde. Dès le début, « d’autres hommes dans le camp semblaient s’en remettre à lui. Mais aucun de nous ne savait qu’il allait finir en tant que leader. »

    Abû Ahmad était un membre essentiel dès la première incarnation du groupe. Jeune homme, il militait contre l’occupation américaine qui essayait d’imposer un changement de pouvoir en Irak en favorisant la population chiite du pays au détriment des sunnites dominants. (…)

    Abû Ahmad a accepté de parler publiquement après plus de deux années de discussions, au cours de laquelle il a révélé son passé comme l’un des militants les plus redoutables de l’Irak – il a voulu partagé sa profonde inquiétude pour l’Isis et l’avenir de la région. Avec l’Irak et la Syrie en feu, tous le Moyen-Orient est apparemment condamnés à une nouvelle génération de troubles et d’effusions de sang. La brutalité d’Isis est de plus en plus en contradiction avec ses propres idéaux.

    Ses doutes au sujet de ce que l’État islamique est devenu l’ont conduit à parler au Guardian en une série de conversations expansives, qui offrent une perspective unique sur son leader énigmatique et la naissance du groupe armé - qui s’étend de 2004, quand il a rencontré Abu Bakr al -Baghdadi au Camp de Bucca, à 2011, lorsque l’insurrection irakienne a traversé la frontière vers la Syrie.

    Au début, de retour du Camp de Bucca, le prisonnier qui allait devenir l’homme le plus recherché du monde s’était déjà mis à l’écart des autres détenus. Mais, Abû Ahmad nous rappelle, que les geôliers américains avaient une très différente impression de Al-Baghdadi. Ils le voyaient comme une personne influence, conciliante et apaisante dans un environnement incertain et ils se tournèrent vers lui pour les aider à résoudre les conflits entre les détenus. « J’avais ce sentiment qu’il nous cachait quelque chose. Il était à l’opposé des autres émirs qui étaient beaucoup plus facile d’accès. Il se tenait à distance, loin de nous tous. »

    Baghdadi est né Ibrahim ibn al-Badri Awwad al-Samarrai en 1971, dans la ville irakienne de Samarra. Il a été détenu par les forces américaines à Falloujah, à l’ouest de Bagdad, en Février 2004, quelques mois après qu’il ait contribué à fonder un groupe militant, Jaysh Ahl al-Sunna wal-Jama‘a, qui avait pris racine dans les communautés sunnites agitées autour de sa ville natale.

    « Il a été capturé dans la maison de son ami », a déclaré le Dr Hisham al-Hashimi, un analyste qui conseille le gouvernement irakien sur l’Isis. « Le nom de son ami était Nasif Jasim Nassif. Puis il a été déplacé à Bucca. Les Américains n’ont jamais su qui ils étaient. La plupart des autres prisonniers avec Baghdadi - quelques 24 000 hommes, répartis en 24 camps – semblaient ne pas le savoir non plus. La vie dans la prison était organisée selon des règles strictement hiérarchiques. La couleur des uniformes permettait aux geôliers et aux prisonniers de reconnaître la place de chaque détenu dans cet ordre hiérarchique. « La couleur des vêtements que nous portions reflète notre statut, a déclaré Abû Ahmad. Si je me souviens bien, rouge était pour les gens qui avaient fait des choses mal en prison, blanc était un chef, vert était pour les longues peines et jaune et orange étaient pour les autres. »

    Lorsque Baghdadi, 33 ans, est arrivé à Camp de Bucca, l’insurrection anti-américaine sunnite prenait de l’ampleur à travers l’Irak central et occidental. Une invasion qui avait été vendu comme une guerre de libération était devenue une guerre d’occupation. Les sunnites irakiens, privés de leurs droits par le renversement de Saddam Hussein, s’engageaient dans la lutte contre les forces américaines et ils commençaient à tourner leurs armes vers les bénéficiaires du renversement de Saddam Hussein, la majorité de la population chiite du pays.
    Le petit groupe militant qui a dirigé Al-Baghdadi était l’un des dizaines qui ont germé à partir d’une large révolte sunnite dont beaucoup allaient bientôt se réunir sous le drapeau d’al-Qaïda en Irak, puis l’Etat islamique d’Irak. C’étaient les précurseurs de ce mastodonte maintenant connu simplement comme l’Etat islamique, qui a, sous le commandement de Al-Bagdhadi, envahi une grande partie de l’ouest et du centre du pays et est de la Syrie, et qui a finalement provoqué le retour de l’armée américaine dans une région profondément déstabilisé, moins de trois année après l’avoir quitté, jurant à l’époque de ne plus jamais revenir.

    Mais à l’époque de son séjour à Bucca, le groupe de Al-Baghdadi était peu connu, et il était une figure beaucoup moins importante que le chef de file théorique de l’insurrection, l’impitoyable Abou Moussab al-Zarqaoui, qui est venu à représenter la somme de toutes les peurs pour beaucoup en Irak, en Europe et aux États-Unis. Al-Baghdadi, cependant, avait une façon unique de se distinguer des autres leaders potentiels à l’intérieur et à l’extérieur de Bucca et dans les rues de l’Irak :il revendiquait d’une ascendance d’une lignée directe au Prophète Muhammad. Il avait également obtenu un doctorat en études islamiques de l’Université islamique de Bagdad, ce qui légitimera sa demande sans précédent de devenir le calife du monde islamique en Juillet 2014.

    « Al-Baghdadi était une personne calme » dit Abû Ahmad. « Il a un charisme. On sentait qu’il était quelqu’un d’important. Mais s’il n’y avait pas d’autres éléments qui étaient bien plus importants. Honnêtement, je ne pense pas qu’il en serait arriver là. »

    Al-Baghdadi semble aussi avoir une influence sur ses ravisseurs américains. Selon Abû Ahmad, et deux autres hommes qui ont été emprisonnés au Camp de Bucca en 2004, les Américains voyaient en lui un élément qui pourrait résoudre les différends entre factions rivales haineuses et de garder ainsi le camp calme.

    « Mais avec le temps, à chaque fois qu’il y avait un problème dans le camp, il était lui-même au centre du problème. » Abû Ahmad dit ainsi : « Il voulait être le chef de la prison, et avec le recul maintenant, il s’est en fait imposé en divisant et il a pu obtenir ce qu’il voulait. » En Décembre 2004, Al-Baghdadi a été jugé par ses geôliers américains ne poser aucun risque supplémentaire et sa libération a été autorisée.

    « Il était beaucoup respecté par l’armée américaine » nous dit Abû Ahmad. « S’il voulait visiter des personnes dans un autre camp, il le pouvait, mais nous, nous ne pouvions pas. Et pendant ce temps, sa nouvelle stratégie, de construire l’État islamique s’organisait. S’il n’y avait pas eu cette prison américaine en Irak, il n’y aurait pas eu l’Etat islamique. Bucca était une usine où s’élaborait le projet. Ils y ont construit notre idéologie. »

    Isis a été conduit par des hommes qui ont passé du temps dans les centres de détention américains pendant l’occupation américaine de l’Irak. En plus de Bucca, il y avait le Camp Cropper, près de l’aéroport de Bagdad, et, la tristement célèbre prison d’Abou Ghraib dans la banlieue ouest de la capitale. Plusieurs officiers supérieurs américains qui dirigeaient les opérations de détention ont admis que les prisons avaient un effet incendiaire sur l’insurrection et radicalisaient ceux qui y séjournaient.

    Abû Ahmad précise : « En prison, tous les émirs se réunissaient régulièrement. Nous sommes devenus très proches de ceux avec qui nous étions emprisonnés. Nous connaissions leurs capacités. Nous savions ce qu’ils pouvaient et ne pouvaient pas faire, comment les utiliser pour une raison quelconque. Les personnes les plus importantes dans Bucca étaient ceux qui avaient été près de Al-Zarqaoui. » Il a été reconnu en 2004 comme étant le leader du jihad.

    « Nous avons eu beaucoup de temps pour nous asseoir et planifier », a-t-il poursuivi. « C’était l’environnement parfait. Nous avions tous convenu de nous réunir quand nous sortirons. »

    Selon Hisham al-Hashimi, l’analyste basé à Bagdad, le gouvernement irakien estime que 17 des 25 plus importants chefs d’Etat islamiques exécutant la guerre en Irak et la Syrie ont été incarcéré dans les prisons américaines entre 2004 et 2011. Certains ont été transférés par la garde américaine dans les prisons irakiennes, où une série d’évasions au cours des dernières années ont permis à de nombreux hauts dirigeants de s’échapper et de rejoindre les rangs des insurgés.

    Abou Ghraib a été le théâtre de la plus grande - et la plus dommageable - évasion en 2013, avec un maximum de 500 détenus, beaucoup d’entre eux avaient été remis par l’armée américaine aux autorités irakiennes lors de leur départ. Après la prison a été prise d’assaut par les forces de l’État islamique, qui ont lancé simultanément, et avec autant de succès, d’autres raids à proximité sur la prison de Taji. Le gouvernement irakien a finalement fermé Abu Ghraib en Avril 2014.
    (…) La révélation des abus à Abou Ghraib a eu pour effet de radicaliser de nombreux Irakiens. Alors que Bucca avait déjà eu de nombreuses plaintes pour abus avant sa fermeture en 2009, ces prisons ont été perçu par les Irakiens comme un puissant symbole d’une politique injuste, qui a balayé des maris, des pères et des fils - certains d’entre eux des non-combattants – capturé lors de raids militaires. Beaucoup resteront en prison pendant des mois ou des années.

    À l’époque, l’armée américaine rétorquait que ses opérations de détention étaient valides, et que des pratiques similaires ont été déployés par d’autres forces contre les insurrections - tels que les Britanniques en Irlande du Nord, les Israéliens à Gaza et en Cisjordanie, et les régimes syriens et égyptiens (!!!).

    Même maintenant, cinq ans après que les États-Unis aient fermé Bucca, le Pentagone défend le camp comme un exemple de politique légale pour une période turbulente. « Pendant les opérations en Irak de 2003 à 2011, les forces américaines a incarcéré des milliers de détenus de guerre », a déclaré le lieutenant-colonel Myles B Caggins III, un département américain de la Défense porte-parole de la politique des détenus. « Ce type de détentions sont une pratique courante pendant les conflits armés. Détenir des personnes potentiellement dangereuses est la méthode juridique et humaine d’assurer la sécurité et la stabilité pour les populations civiles. »

    Quelque temps après qu’Al-Baghdadi a été libéré de Bucca, Abû Ahmad a également été libéré. Après avoir atterri à l’aéroport de Bagdad, il a été contacté par les hommes qu’il avait rencontrés au Camp de Bucca. Ils l’ont emmené dans une maison dans l’ouest de la capitale, où il a immédiatement rejoint le djihad, qui s’est transformé d’une lutte contre une armée d’occupation en une guerre sans retenue contre les chiites irakiens.

    Les escadrons de la mort étaient alors courants à Bagdad et une grande partie de centre de l’Irak, tuant des membres de groupes opposés et exilant les résidents des quartiers qu’ils dominaient. La capitale était vite devenu un endroit très différent de la ville qu’Abû Ahmad avait laissé un an plus tôt. Mais avec l’aide des nouveaux arrivants au camp de Bucca, ceux de l’intérieur de la prison avaient été en mesure de planifier chaque nouveau développement dans le déroulement de cette guerre sectaire.

    Al-Zarqaoui voulait intensifier le conflit par quelque chose qui mènerait la lutte au cœur de l’ennemi. En Février 2006, et de nouveau deux mois plus tard, les hommes de Zarqawi ont donc détruit le mausolée de l’imam al-Askari à Samarra, au nord de Bagdad. La guerre sectaire a été totalement enflammé et les ambitions de Al-Zarqawi réalisées.

    Interrogé sur le bien-fondé de cette provocation violente, Abû Ahmad dit qu’« Il y avait une raison pour l’ouverture de cette guerre. Ce n’était pas parce qu’ils sont chiites, mais parce que les chiites coopéraient avec l’armée américaine ce qui a facilité la prise de contrôle américaine de l’Irak. Ils étaient, en coopération l’un avec l’autre. »

    (…) Malgré les réserves qui avaient déjà commencées en 2006, Abû Ahmad était devenu une partie d’une machine à tuer qui fonctionnera à pleine vitesse pendant la majeure partie des deux années suivantes. Des millions de citoyens ont été déplacées, des quartiers ont été nettoyés selon des lignes sectaires, et une population entière impliquée dans des brutalités incontrôlées.

    Cet été là, les États-Unis ont finalement repéré Al-Zarqaoui, avec l’aide des renseignements jordaniens, le tuant dans un raid aérien au nord de Bagdad. Dès la fin 2006, l’organisation était en perte de vitesse - entravée par une révolte tribale qui a déraciné son leadership de Anbar et a diminué sa présence ailleurs en Irak. Mais selon Abû Ahmad, le groupe a bien révélé son pragmatisme, en plus de son idéologie extrémiste. Pour Isis, les années relativement calmes entre 2008 et 2011 représentaient une accalmie, pas une défaite.

    A cette époque, Abou Bakr al-Baghdadi a su devenir une aide de confiance à son chef, Abou Omar al-Baghdadi, et son adjoint, le jihadiste égyptien Abu Ayub al-Masri. Abû Ahmad a déclaré que Isis a effectué une approche auprès de certains cadres du parti Baas de l’ancien régime - adversaires idéologiques mais qui partageaient un ennemi commun : les États-Unis et le gouvernement dirigé par les chiites.

    Les liens de la Syrie à l’insurrection sunnite en Irak ont été régulièrement soulevés par les autorités américaines à Bagdad et par le gouvernement irakien. Tous deux étaient convaincus que le président syrien, Bachar al-Assad, a permis aux djihadistes d’utiliser l’aéroport de Damas, où les responsables militaires les escortaient jusqu’à la frontière avec l’Irak. « Tous les étrangers que je connaissais sont entrés en Irak de cette façon, ce n’était pas un secret. »

    A partir de 2008, lorsque les États-Unis a commencé à négocier la transition de ses pouvoirs aux institutions de sécurité affaiblies de l’Irak - et donc ouvrir la voie à sa propre sortie. L’un d’eux était le major-général Hussein Ali Kamal, le directeur du renseignement au sein du ministère de l’Intérieur du pays. Un Kurde laïque qui avait la confiance de l’établissement chiite, l’une des nombreuses fonctions de Kamal était de sécuriser Bagdad contre les attaques terroristes.

    Comme les Américains, le général Kamal était convaincu que la Syrie cherchait à déstabiliser l’Irak, une évaluation basée sur les interrogatoires de djihadistes qui avaient été capturés par ses troupes. Tout au long de 2009, dans une série d’entretiens, Kamal illustrait son témoignage, en utilisant des cartes qui ont tracé les itinéraires utilisés par les djihadistes de traverser la frontière à l’ouest de l’Irak.

    Comme l’activité de l’Isis redoublait en Irak, il était devenu de plus en plus obsédé par deux réunions qui ont eu lieu en Syrie au début de 2009, qui a réuni les djihadistes irakiens, des responsables syriens et baasistes des deux pays.
    Lorsque je l’ai rencontré en 2009, il était préoccupé par les transcriptions des enregistrements qui avaient été faites lors de deux réunions secrètes dans Zabadani, près de Damas, au printemps de cette année. Les participants comprenaient des hauts baasistes irakiens qui avaient trouvé refuge à Damas depuis que Saddam a été renversé, des officiers militaires syriens de renseignement, et de hauts responsables dans ce qui était alors connu sous le nom d’al-Qaïda en Irak. Les Syriens avaient développé des liens vers les djihadistes depuis les premiers jours de l’insurrection anti-américaine et les avait utilisés pour déstabiliser les Américains et leurs plans pour l’Irak.

    « Au début de 2004/05, certains djihadistes et baasistes privés de leurs droits commençaient à se réunir », a déclaré Ali Khedery, l’ancien conseiller aux ambassadeurs américains et les commandants supérieurs à Bagdhad. « Ils étaient disciplinés, bien organisés, ce sont des gens qui connaissaient la configuration du terrain. Et au fil du temps, certaines personnes qui étaient baasistes sont devenus de plus en plus islamistes et l’insurrection a fait rage. En 2007, le général [David] Petraeus a dit que la coopération entre le renseignement militaire syrien et les djihadistes étaient évident. »

    Dans nos conversations, Abû Ahmad a souligné le lien syrien à l’insurrection en Irak. « Les moudjahidines ont transité par la Syrie » a-t-il dit. « J’ai travaillé avec beaucoup d’entre eux. Ceux du Camp de Bucca arrivaient par Damas. Un très petit nombre venait via la Turquie ou l’Iran. Mais la plupart sont venus en Irak avec l’aide des Syriens. »

    Cette connexion a été vu par les responsables irakiens comme une vraie menace existentielle pour le gouvernement iraquien et a été la principale source de la relation compliquée entre Nouri al-Maliki, alors Premier ministre de l’Irak, et Bachar al-Assad.

    « Nous avions une source à la réunion secrète de Zabadani, disait le général Kamal à l’époque. « Pour autant que nous sachions, c’est la première fois qu’il y avait eu une réunion à ce niveau stratégique entre tous ces groupes. Cela marque un nouveau tournant. »

    Les baasistes dirigeaient la réunion. Leur objectif, selon la source de général Kamal, était de lancer une série d’attaques spectaculaires à Bagdad et ainsi saper le gouvernement de Maliki à majorité chiite, qui avait pour la première fois commencé à affirmer un peu d’ordre dans l’après-guerre civile en Irak. Jusque-là, al-Qaida en Irak et les baasistes avaient été ennemis idéologiques féroce, mais la montée en puissance des chiites - et leurs bailleurs de fonds en Iran - les a réunis pour planifier une grève majeure sur la capitale.
    (…)

    En Mars 2010, les forces irakiennes, agissant sur une demande des Etats-Unis, a arrêté un chef de file de l’Etat islamique appelé Munaf Abdul Rahim al-Rawi, qui s’était révélé être l’un des principaux commandants du groupe à Bagdad, et l’une des rares personnes qui ont eu accès au chef, Abou Omar al-Baghdadi. Al-Rawi a parlé. Et dans un rare moment de collaboration, trois organes principaux de renseignement de l’Irak, y compris la Division du renseignement du général Kamal, ont pu organiser un dispositif d’écoute et placer un tracker GPS dans la cachette d’Abou Omar.

    Après il a été confirmé qu’Abou Omar et son adjoint, Abou Ayoub al-Masri, étaient présents à une maison six miles au sud-ouest de Tikrit, il a été attaqué par un raid américain. Les deux hommes se sont fait exploser pour éviter d’être capturés. Des messages à Oussama ben Laden et Ayman al-Zawahiri ont été trouvés sur un ordinateur dans la maison. Le repaire d’Abou Omar n’avait pas de connexions Internet ou lignes téléphoniques - tous les messages importants ont été réalisés à l’intérieur et par seulement trois hommes. L’un d’eux était Abou Bakr al-Baghdadi.
    « Abu Bakr était un messager pour Abou Omar » affirme Abû Ahmad. « Il est devenu son plus proche collaborateur. Lorsqu’Abou Omar a été tué, Abu Bakr a été, de faite, le nouveau leader. »

    Les décès d’Abou Omar al-Baghdadi et Abu Ayub al-Masri ont porté un coup sérieux, mais les places qu’ils avaient libérés ont été rapidement remplis par les anciens élèves du Camp de Bucca. « Pour nous, c’était une académie » Abû Ahmad continue « mais pour eux - les hauts dirigeants – c’était une école de planification. Ce n’était pas un vide du tout, parce que de nombreuses personnes avaient été encadrées en prison. »

    « Lorsque [la guerre civile en] la Syrie est devenue grave, a-t-il poursuivi, ce ne était pas difficile de transférer toute l’expertise pour une nouvelle zone de combat. Les Irakiens sont les personnes les plus importantes dans les conseils de direction de l’Isis maintenant, et c’est à cause de toutes ces années de préparation. J’ai sous-estimé Al-Baghdadi. Et l’Amérique a sous-estimé le rôle qu’il a joué en en faisant ce qu’il est. »

    Abû Ahmad reste un membre d’Isis ; il est actif dans les activités du groupe en Irak et en Syrie. Tout au long de nos discussions, il s’est présenté comme un homme réticents à rester avec le groupe, et pourtant pas disposé à risquer toute tentative de le quitter.

    La vie avec Isis signifie pouvoir, l’argent, les femmes et le statut - tous des leurres attrayants pour les jeunes armés d’une cause - mais cela signifie aussi tuer pour une vision du monde dans laquelle il ne croit plus avec tant de ferveur. Il fait remarquer que des centaines de jeunes hommes comme lui, qui ont été attirés par un djihad sunnite après l’invasion américaine, mais ne croient pas, après dix ans de guerre, que ce djihad soit resté fidèle à ses idéaux.

    « La plus grande erreur que j’ai fait est de me joindre à eux », mais il ajoute que quitter le groupe signifierait que lui et sa famille seraient certainement tués.
    « Ce n’est pas que je ne crois pas au Jihad » a-t-il dit. « Mais quelles sont les options que je ai ? Si je pars, je suis mort. »

    L’implication de Abû Ahmad dans ce qui est maintenant le groupe terroriste le plus menaçant du monde reflète beaucoup d’autres qui occupent maintenant des postes de direction dans le groupe : d’abord une bataille contre une armée d’invasion, puis un compte à régler avec un ancien ennemi sectaire, et maintenant, une guerre qui a peu de sens.

    Dans le monde des anciens de Bucca, il y a peu de place pour le révisionnisme, ou la réflexion. Abû Ahmad semble se sentir emporté par les événements qui sont maintenant beaucoup plus grand que lui, ou quelqu’un d’autre.

    « Ce ne sont pas des idéologues », a-t-il dit, se référant aux membres supérieurs d’Isis à proximité de Baghdadi. « Ce sont des gens qui ont commencé au Camp de Bucca, comme moi. Et puis c’est devenu plus grand que n’importe quel d’entre nous. Cela ne peut pas s’arrêter maintenant. C’est hors du contrôle de n’importe quel homme. Al-Baghdadi ou quelqu’un d’autre dans son entourage. »

    Martin Chulov covers the Middle East for the Guardian. He has reported from the region since 2005

    Source : http://www.theguardian.com…/…/11/-sp-isis-the-inside-story…

    #Syrie #Martin_Chulov #Isis #jihadism


  • Rhino horn trafficking surging out of control, say campaigners | World news | The Guardian

    http://www.theguardian.com/world/2014/dec/11/rhino-horn-trafficking-out-of-control

    cc @fil

    The trafficking of African rhinoceros horn on the black market has surged 30-fold in the past 13 years and is now running out of control, animal protection advocates have said.

    http://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/12/11/1418327028171/A-black-rhino-in-the-Lewa-009.jpg

    “In 2013, more than 2,000 rhinoceros horns from Africa were trafficked, which is 30 times more than in 2000,” Celine Sissler-Bienvenu, director of the International Fund for Animal Welfare (IFAW) for France and French-speaking Africa, told reporters in Paris.

    #rhinoféroces


  • The case against human rights | Eric Posner | News | The Guardian
    http://www.theguardian.com/news/2014/dec/04/-sp-case-against-human-rights

    The traditional champions of human rights – Europe and the United States – have floundered. Europe has turned inward as it has struggled with a sovereign debt crisis, xenophobia towards its Muslim communities and disillusionment with Brussels. The United States, which used torture in the years after 9/11 and continues to kill civilians with drone strikes, has lost much of its moral authority. Even age-old scourges such as slavery continue to exist. A recent report estimates that nearly 30 million people are forced against their will to work. It wasn’t supposed to be like this.

    At a time when human rights violations remain widespread, the discourse of human rights continues to flourish. The use of “human rights” in English-language books has increased 200-fold since 1940, (...)”.


  • Chief constable warns against ‘drift towards police state’ | UK news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/uk-news/2014/dec/05/peter-fahy-police-state-warning

    The battle against extremism could lead to a “drift towards a police state” in which officers are turned into “thought police”, one of Britain’s most senior chief constables has warned.

    Sir Peter Fahy, chief constable of Greater Manchester, said police were being left to decide what is acceptable free speech as the efforts against radicalisation and a severe threat of terrorist attack intensify.

    It is politicians, academics and others in civil society who have to define what counts as extremist ideas, he says.


  • Egypt government denies fabricating evidence in Mohamed Morsi trial | World news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2014/dec/05/egypt-government-denies-fabricating-key-documents-mohamed-morsi-trial

    Egypt government denies fabricating evidence in Mohamed Morsi trial
    Unverified leaked recordings appeared to show senior officials colluding before trial of ousted president

    Juste pour mémoire... En français pour ceux qui préfèrent http://www.lorientlejour.com/article/899583/egypte-enquete-sur-des-enregistrements-concernant-la-detention-de-mor (en arabe, il y en a plein la presse... financée par le Qatar notamment !)


  • Bahrain activist Maryam al-Khawaja jailed for a year in absentia for assault | World news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2014/dec/01/bahrain-activist-maryam-al-khawaja-jailed-assault

    Abdulla al-Dossary, chief prosecutor of the Muhrarraq district, said the high criminal court had found Khawaja guilty of assaulting and injuring two policewomen at Bahrain international airport, the Bahrain News Agency said.

    The agency did not say whether the other two charges had been upheld.

    Khawaja said in a statement she had not returned to Bahrain to attend the trial as she did not recognise the independence of the court and the charge of assault had been trumped up. Her statement did not say where she was.


  • Cuba’s extraordinary global medical record shames the US blockade | Seumas Milne | The Guardian
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/dec/03/cuba-global-medical-record-shames-us-blockade-ebola

    There are now 50,000 Cuban doctors and nurses working in 60 developing countries. As Canadian professor John Kirk puts it: “Cuban medical internationalism has saved millions of lives.” But this unparalleled solidarity has barely registered in the western media.

    Cuban doctors have carried out 3m free eye operations in 33 countries, mostly in Latin America and the Caribbean, and largely funded by revolutionary Venezuela.

    That’s how Mario Teran, the Bolivian sergeant who killed Che Guevara on CIA orders in 1967, had his sight restored 40 years later by Cuban doctors in an operation paid for by Venezuela in the radical Bolivia of Evo Morales.

    #cuba #santé #ebola (cette dernière phrase sent légèrement la propagande… mais le reste du papier donne quelques chiffres intéressants, et montre qu’une partie de l’establishment démocrate à Washington fait campagne pour la levée du blocus)


  • Toiletry chemicals linked to testicular cancer and male infertility cost EU millions, report says | Environment | The Guardian
    http://www.theguardian.com/environment/2014/dec/02/toiletries-health-impact-could-cost-millions-report-says
    http://i.guim.co.uk/static/w-620/h--/q-95/sys-images/Environment/Pix/pictures/2014/12/1/1417450695210/endocrine-disruptor-chemi-007.jpg

    The Nordic Council, representing the governments of governments of Denmark, Finland, Iceland, Norway and Sweden, is demanding the European Union speeds up its plan to identify, assess and ban harmful EDCs. Sweden is already taking legal action against the EU over its missed deadlines, which it blamed on lobbying by the European chemical industry.

    #chimie #cancer


  • Taking Letchworth to Chengdu: can garden cities work in China? | Housing Network | The Guardian
    http://www.theguardian.com/housing-network/2014/dec/02/garden-cities-china-chengdu-letchworth
    http://i.guim.co.uk/static/w-620/h--/q-95/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/11/24/1416853905296/An-artists-impression-of--012.jpg

    The Chinese government is now committing vast resources to sustainable development and seeking to apply the lessons of the past to manage urbanisation, albeit with own adaptations.

    As a representative of Letchworth Garden City on a trade and investment mission to China, I was able to see first-hand how the garden city ideals are being applied in China, where the principles of well-planned, sustainable communities with a good balance of jobs, homes and open space support the need for low-carbon development.

    One proposed garden city on the outskirts of Chengdu, China’s fourth-biggest city and home to 14 million people, is a world away from Letchworth’s cottages. Here, clusters of skyscrapers emerge from leafy avenues, and a monorail swoops through trees. The sheer scale of the development is striking, with 13 new residential zones, specialist employment areas covering everything from electronics to modern agriculture, and major infrastructure projects, including a central park inspired by New York. Work began in 2011, and in October Tianfu was granted state-level new area status, bringing substantial government support. The area is due to be completed in 2030.

    #chine #cité_jardin #urbanisme #agriculture_urbaine


  • Missing Maps: what is Baraka ... and how can you help map it? | Cities | The Guardian

    http://www.theguardian.com/cities/2014/nov/06/-sp-missing-maps-baraka-democratic-republic-congo-drc

    Che Guevara kicked around Baraka, in the Democratic Republic of Congo, in the 1960s. Now it is a thriving trading city – but still lacks a basic digital map. Guardian readers are setting out to change that

    Before ... the HOT task manager shows Baraka, DRC as currently unmapped. Photograph: Humanitarian OpenStreetMap Team

    Chris Michael

    Thursday 6 November 2014 14.26 GMT

    A huge number of human settlements remain unmapped. Tomorrow, the Missing Maps project sets out to fix that, with an unprecedented plan to map the world’s forgotten places.

    http://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/11/6/1415280286440/d32a6ca6-92c7-4f8a-a40f-d82e2b165244-620x372.png

    A collaboration between the Humanitarian OpenStreetMap Team (HOT), Médecins Sans Frontières (MSF) and the British and American Red Cross, Missing Maps aims to use remote mapping to develop free, open-source maps for every settlement on Earth – particularly those areas prone to disaster and diseases such as Ebola. It’s a kind of human genome project for the world’s cities.

    #cartographie #visualisation #baraka


  • London life – mapped | Cities | The Guardian

    http://www.theguardian.com/cities/gallery/2014/oct/28/london-life-mapped-data-visualisation-graphics

    http://i.guim.co.uk/static/w-700/h--/q-95/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/10/28/1414482665307/b995f20e-60ff-4bef-b591-8511511846b4-1020x654.jpeg

    Where do the happiest, least stressed, most satisfied Londoners live? What’s the busiest station? Do football fans support their local team? These questions and more are explored graphically by James Cheshire and Oliver Uberti’s London: The Information Capital, published by Particular Books on 30 October

    #cartographie #londres #visualisation #football


  • Israeli cabinet approves legislation defining nation-state of Jewish people | World news | The Guardian

    http://www.theguardian.com/world/2014/nov/23/israeli-cabinet-approves-bill-defining-nation-state-jewish-people

    Israeli cabinet approves legislation defining nation-state of Jewish people

    Opponents say proposed law would reserve ‘national rights’ for Jews and not for minorities that make up 20% of population

    Peter Beaumont in Jerusalem
    The Guardian, Sunday 23 November 2014 19.08 GMT

    Binyamin Netanyahu The Israeli PM, Binyamin Netanyahu, argues the law is needed because the notion of Israel as a Jewish homeland was being challenged. Photograph: Barcroft Media

    A controversial bill that officially defines Israel as the nation-state of the Jewish people has been approved by cabinet despite warnings that the move risks undermining the country’s democratic character.

    Opponents, including some cabinet ministers, said the new legislation defined reserved “national rights” for Jews only and not for its minorities, and rights groups condemned it as racist.

    #israël #racisme #xénophobie #état_juif


  • Nafeez Ahmed éjecté du Guardian, a besoin de sous :
    http://www.patreon.com/nafeez
    http://www.nafeezahmed.com (j’ai vu ses articles toujours très « chocs » circuler souvent, mais je ne le connais pas plus que ça)

    My last article for The Guardian, where I wrote on the environment site about the geopolitics of interconnected environmental, energy and economic crises via my Earth Insight blog, was an exclusive analysis of the role of #Gaza’s off-shore gas reserves in partly motivating Israel’s Operation Protective Edge. It is by far the most popular article on the The Guardian website about the Gaza conflict (last time I checked it had about 67,000 social media shares). The day after posting, my editors unilaterally terminated my Guardian contract on the grounds that this was not a legitimate environment story.
    http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jul/09/israel-war-gaza-palestine-natural-gas-energy-crisis

    #journalisme #crowdfunding #censure


  • David Cameron to tell EU: cut all tax credits to migrants | Politics | The Guardian

    http://www.theguardian.com/politics/2014/nov/27/david-cameron-european-union-immigration?CMP=EMCNEWEML6619I2

    Migrants from the European Union will have to work in Britain for a minimum of four years before they can claim benefits, David Cameron will propose on Friday in a major speech setting out a vision of how the EU can control the free movement of workers – and how he is willing to leave the union if he does not get his way.

    http://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/11/27/1417121074533/David-Cameron-009.jpg

    In an attempt to restore his shattered credibility on immigration, the prime minister will say that Britain’s EU membership is now dependent on nation states being able to withhold almost all benefits from EU migrants.

    #migrations #royaume-uni #europe


  • Black Friday : police shut down Tesco after shopper scuffles - video | Business | The Guardian

    http://www.theguardian.com/business/video/2014/nov/28/black-friday-police-tesco-shopper-scuffles-video?CMP=twt_gu

    « J’ai ma télé » !

    Une petite vidéo du Guardian très rigolote sur la consommation :)

    Black Friday shoppers engaged in frantic scuffles in a north London Tesco shortly after midnight. Seven police cars and two amublance cars arrived on the scene before the supermaket was eventually closed due to safety concerns. There were similar scenes at a Sainsbury’s as late-night crowds jostled to claim TVs and coffee machines at discount prices

    #tesco #consommation


  • Human rights abuses ‘leave a third of Libyans with mental health problems’
    http://www.theguardian.com/world/2014/nov/26/human-rights-abuses-libyans-mental-health-problems-report

    Research by Dignity – the Danish Institute against Torture – shared with the Guardian, paints a devastating picture of the human consequences of the regionalism, tribalism and factionalism that have wracked the north African country since the overthrow of Muammar Gaddafi three-and-a-half years ago.

    A fifth of households (20%) had a family member who had disappeared, 11% reported having a household member arrested and 5% reported that one had been killed, researchers found. Of those arrested, 46% reported beatings, 20% positional torture or suspensions and 16% suffocation. Between 3% and 5% reported having suffered sexual, thermal or electrical torture.

    “Our data supports the allegations that widespread … and gross human rights violations have taken place in Libya,” says the report, which seeks to assess Libya’s mental health needs and was co-authored with Benghazi University. The survey is based on 2,692 household interviews and was completed in October 2013. The situation may have got worse since then, it concludes.

    Data revealed that 29% of individuals reported anxiety and 30% depression. Stress levels showed a preoccupation with political instability (63.6%) followed by the collapse of the country (61.2%), insecurity about “life right now” (56.6%) and insecurity about the future (46.4%). Nearly 30% reported being exposed to violence during demonstrations.


  • Polar code agreed to prevent Arctic environmental disasters | Environment | The Guardian

    http://www.theguardian.com/environment/2014/nov/21/polar-code-agreed-to-prevent-arctic-environmental-disasters

    The international body in charge of sea safety adopted measures on Friday to protect people and the environment during a predicted shipping rush in the Arctic.

    http://i.guim.co.uk/static/w-620/h--/q-95/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2014/11/21/1416576349207/d4c75e8b-57ec-4b67-89e3-7c9bd8049312-620x372.jpeg

    But environment groups and insurers said the International Maritime Organisation (IMO) Maritime Safety Committee had failed to address key issues including a proposed ban on heavy fuel oil and how to safeguard against cowboy operators.

    The committee, which met in London this week, signed off on the Polar Code and various amendments to the Safety of Life at Sea (Solas) convention. These changes, which include mandatory requirements for ship design, crew training and search and rescue protocols, are expected to be ratified by the full IMO next year and come into force in 2017.

    #arctic #imo #transport #transport_maritime #passage_du_nord_ouest


  • North Koreans are needed to do the dangerous jobs, says Malaysia | World news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2014/nov/24/-sp-north-korea-malaysia-mine-labour

    After a North Korean was among those killed in a mine explosion at the weekend, Malaysia’s deputy home minister, Datuk Seri Wan Junaidi Tuanku Jaafar, told reporters that the men had been working legally under a special agreement between Pyongyang and authorities in the Malaysian state of Sarawak.

    “When it comes to industries such as coal mines, the jobs are very dangerous and tough,” Wan Junaidi said. “No local or Sarawakian will dare to take up such jobs — that is why [we] need foreign workers. In the coal-mining sector, only Britain, China and North Korea have highly-skilled workers.”

    Defectors’ groups claim there may be as many as 65,000 North Koreans currently working abroad — primarily in China, Russia, Mongolia and the Middle East — where they are sent to jobs in construction, forestry, factories, restaurants and mines.

    They have questioned the ethics of using North Korean workers, amid suggestions that their salaries are paid directly to the government in Pyongyang.


  • Burma’s army uses rape to demoralise ethnic minorities, report says | Global development | The Guardian
    http://www.theguardian.com/global-development/2014/nov/25/burma-army-rape-ethnic-minorities

    The report, If They Had Hope, They Would Speak (pdf), highlights 118 incidences of rape, gang rape and sexual assault in both ceasefire and non-ceasefire areas at the hands of Burma’s armed forces since 2010 – but notes that these figures are likely to be “a fraction” of the number of abuses actually taking place. A culture of impunity and intimidation prevents women from reporting the crimes or seeking redress, the group claims.

    Large-scale development projects in ethnic minority communities – including mining, hydroelectric and pipeline projects – have led to an increase in poverty, sexual violence and militarisation in those areas, the report claims, with the armed forces enjoying “de-facto immunity” for their crimes.

    #birmanie #violences_sexuelles #viol #violences_militaires #intimidation #business