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  • « Dans l’enquête que j’ai faite, j’ai constaté, parfois avec une certaine consternation, que les policiers du Renseignement intérieur sont au courant de quasiment tout en ce qui concerne l’évasion fiscale. Je pense que sur ce qui concerne particulièrement monsieur Cahuzac, étant donné ses responsabilités politiques depuis longtemps, étant donné son activité d’évasion fiscale assez maladroite quelque part, je ne peux pas croire que ce n’était pas connu, précisément de cette police-là. »

    http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/03/01002-20130403ARTFIG00629-bercy-et-beauvau-pouvaient-ils-ne-pas-savoir.php



  • Se sachant menacé dès 2009, Cahuzac a présenté de faux certificats fiscaux aux banques suisses :

    En 2009, après que la Suisse s’est déclarée prête à accorder l’aide judiciaire en cas d’évasion fiscale, Jérôme Cahuzac a estimé que la situation devenait trop dangereuse à Genève et a demandé à Reyl & Cie de transférer les fonds sur un compte omnibus à Singapour, auprès de la filiale de la banque Julius Baer. La banque Julius Baer a réagi avec prudence, écrit le journal. Elle a réclamé à Reyl & Cie, bien que rien ne l’y obligeât, un formulaire appelé « formulaire A », qui fait apparaître le nom du détenteur des fonds.

    Lorsque les banquiers de Julius Baer ont vu qu’il s’agissait d’un homme politique, ils ont demandé un document certifiant que les fonds avaient bien été déclarés au fisc compétent. Selon des recherches effectuées par le Tages Anzeiger, Jérôme Cahuzac « a présenté un certificat fiscal falsifié ». Il a également assuré que ces 600 000 euros provenaient de son activité de chirurgien esthétique, ajoute le journal. En conséquence, Julius Baer a autorisé l’opération de transfert de fonds.

    http://www.lepoint.fr/politique/jerome-cahuzac-a-menti-a-une-banque-suisse-06-04-2013-1651020_20.php


  • En se souvenant d’un coup cette anecdote expliquant que Ségolène Royal hésitait à l’ENA à s’engager à gauche ou à droite...

    Je me demandais, au cours de notre réunion, comment on passait d’amitiés avec d’anciennes petites frappes du GUD à ministre socialiste, y voyant une incongruité culturelle qui me semblait choquante ; un parcours sans doute révélateur de l’opportunisme carriériste d’individus qui se retrouvent au PS comme ils auraient pu faire carrière à droite, du moment qu’ils y trouvent la perspective d’une ascension vers le pouvoir.

    http://www.rue89.com/2013/04/04/question-tabou-faisait-cahuzac-chez-les-socialistes-241166

    S’étonnera-t-on de voir que le lien entre Moscovici, le retraité spécial par la grâce de François Hollande Bartolone, DSK, Cahuzac, Royal, Hidalgo, Jouyet, Jospin et Guigou se nomme François Hollande ?

    Après tout, l’auteur du « Coup d’Etat permanent » de 1964, Mitterrand lui-même ne se trouva guère d’amitiés socialistes que pour atteindre le pouvoir personnel à travers elles. C’est donc depuis 42 ans que le PS est au mains d’une petite bande d’arrivistes incapables de faire leur place au soleil dans les rangs de l’UDR d’alors.


  • Secret bancaire suisse : « L’affaire Cahuzac est l’arbre qui cache la forêt »
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/03/secret-bancaire-suisse-l-affaire-cahuzac-est-l-arbre-qui-cache-la-foret_3153

    Pour Myret Zaki, rédactrice en chef au magazine économique Bilan , “l’affaire Cahuzac est l’arbre qui cache la forêt. Depuis de nombreuses années, c’est l’activité principale de certains banquiers privés d’héberger des comptes offshore”. “A titre d’exemple, quand certains comptes américains sont apparus problématiques compte tenu des procédures entamées par les Etats-Unis, certaines banques privées, plus accommodantes qu’UBS, ont accepté de récupérer ces comptes”, ajoute-t-elle.

    “D’autres politiciens français ont des avoirs placés en Suisse”, dit-elle, affirmant par ailleurs que “les banques suisses ne sont pas les seules concernées”. “Il y a 160 milliards d’euros d’avoirs français en Suisse, dont 60 milliards sont gérés par des filiales de banques françaises.” « Le regard doit par ailleurs être dirigé vers Singapour, où de nombreux comptes ont été transférés après 2009 et la décision du Conseil fédéral suisse de ne plus distinguer la fraude et l’évasion fiscale. Mais les autorités singapouriennes sont peu coopérantes. Ainsi, elles ont toujours refusé de donner le montant des avoirs européens qui y étaient placés ».


  • L’argent n’a pas d’odeur, c’est bien connu. Et l’entre-soi ne connaît pas de frontière politique.
    Les liens inavouables de Cahuzac avec les « gudards » de Marine Le Pen
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/03/les-liens-inavouables-de-cahuzac-avec-les-gudards-de-marine-le-pen_3153182_8

    Par Ariane Chemin

    Si l’histoire du compte non déclaré de Jérôme Cahuzac est un lourd secret, c’est parce qu’elle est avant tout une histoire de famille inavouable. Celle de Jérôme Cahuzac, ou plus exactement de son ex-femme. Patricia Cahuzac est en effet la cousine de la femme d’un avocat parisien, Jean-Pierre Eymié.
    Ce dernier est installé rue Marbeuf, dans le 8e arrondissement de Paris. Il porte au sein d’un petit cercle le surnom de « Johnny le boxeur ». C’est un ancien du GUD, l’organisation étudiante d’extrême droite radicale réputée pour ses méthodes musclées. M. Eymié est associé au sein de son cabinet avec un autre avocat, lui aussi ex-"gudard", Philippe Peninque, l’homme qui a ouvert le compte de Jérôme Cahuzac à UBS en 1992. Et qui est aujourd’hui conseiller proche de Marine Le Pen.

    « L’ARGENT ALLAIT ENSUITE SUR UN COMPTE UBS »

    Peninque et Eymié sont les grands amis de celui qui est alors chirurgien de profession, et pas encore ministre du budget de François Hollande. La petite bande se retrouve régulièrement depuis la fac, autour d’un golf, à Vaucresson ou à la Baule. Ou encore dans la jolie maison du cap Benat, près du Lavandou, dans le Var, chez les Eymié. Jerôme Cahuzac se met à la boxe et au vélo, comme ses deux amis. « Tout cela forme une petite fratrie très familiale », racontait un proche ces derniers jours.

    Jérôme Cahuzac fraye alors en plein « Gud business ». Une bande virile, un univers clos, où on ne fait des affaires que dans l’entre-soi. Eymié et Peninque jouent les « rabatteurs ». Le premier adresse des clients au spécialiste des implants capillaires. Le second, grand manitou des activités du clan, s’occupe, lui, de l’argent et des affaires.

    C’est ensemble que cette petite bande décide d’investir dans des mines au Pérou via une SCI nommée La Rumine, fondée par un autre « gudard », Lionel Queudot et sa femme. Ce dernier a expliqué à ses amis qu’il y avait de l’argent à faire, « dix à quinze fois la mise », selon un témoin de l’époque.

    Plusieurs opérations sont réalisées, dont la dernière vire au fiasco. Le gouvernement péruvien met le holà. Plusieurs investisseurs perdent sèchement leur mise. Jérôme Cahuzac, lui, a déjà une petite aura. Il fera partie des clients chanceux qui auraient été remboursés par Lionel Queudot, expliquait il y a quelques jours au Monde un financier, assurant que « l’argent allait ensuite sur un compte UBS ».

    On a, depuis, beaucoup entendu parler de Lionel Queudot, en raison notamment du rôle qu’il a joué dans la délivrance en 1998, d’un vrai-faux passeport à Alfred Sirven, l’ancien « numéro deux » de la société pétrolière Elf. Curieusement, de l’argent de M. Sirven avait transité sur certains comptes de M. Queudot, découvrent à l’époque le juge genevois Paul Perraudin et son homologue parisien Renaud van Ruymbeke. Celui-là même qui, aujourd’hui, est chargé de l’affaire Cahuzac.


  • Décidément la politique, c’est aqualand.
    On s’éclabousse, on se mouille, on finit trempés...
    Et grâce à l’ouverture d’esprit de Cahuzac, tout le monde est de la fête !
    C’est pratique d’avoir une grande famille, quand on lave son linge sale en famille...

    Un proche de Marine Le Pen a ouvert le compte Cahuzac chez UBS en 1992

    Un nouveau personnage apparaît dans l’affaire Cahuzac. Selon les informations du Monde, le compte suisse dont l’existence a été reconnue par l’ancien ministre a été ouvert par Philippe Péninque, un proche de la présidente du Front national, Marine Le Pen.
    C’est lui qui, en 1992, a ouvert à la banque UBS un compte dont l’ayant droit économique était M. Jérôme Cahuzac, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

    Il a reconnu avoir entretenu des relations amicales avec M. Cahuzac qui était alors médecin. Il a affirmé ensuite : « Ce qui est illégal c’est de ne pas déclarer un compte, pas d’aider à l’ouvrir. Jérôme Cahuzac avait besoin d’un compte, je l’ai aidé à l’ouvrir ».

    Marine Le Pen était-elle au courant de ce scénario ? M. Péninque prétend avoir informé la présidente du FN : « Je lui ai dit que j’étais ami avec Cahuzac et peut-être que dans le cadre de mon activité professionnelle, j’avais ouvert ce compte ».

    Philippe Péninque, 60 ans, n’est pas un inconnu pour ceux qui suivent les affaires de l’extrême droite. Cet ex-membre du GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite radicale, reputé pour sa violence, est aussi ancien membre fondateur d’Egalité et réconciliation. Il fait aujourd’hui partie des conseillers officieux de Marine Le Pen. En 2007, il avait réalisé l’audit du front national.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/03/un-proche-de-marine-le-pen-a-ouvert-le-compte-de-m-cahuzac-chez-ubs-en-1992_


  • Jérôme Cahuzac : « Je suis dans une lessiveuse épouvantable » ( Le Monde , 20 mars).

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/20/jerome-cahuzac-je-suis-dans-une-lessiveuse-epouvantable_1850929_823448.html

    « Sans doute que Jérôme a eu un compte en Suisse, soufflait au Monde, mi-décembre, un proche de cette équipe [celle qui entourait Cahuzac]. Ce qui compte, c’est qu’il ait juré le contraire, les yeux dans les yeux, au Président. Ce n’est pas à la portée de tout le monde ».

    #Cahuzac #politique #mensonge #évasion_fiscale


  • Jérôme Cahuzac démissionne - Libération
    http://www.liberation.fr/politiques/2013/03/19/information-judiciaire-ouverte-dans-l-affaire-cahuzac_889698

    François Hollande a décidé de mettre « fin aux fonctions de Jérôme Cahuzac, à sa demande » et de le remplacer au Budget par Bernard Cazeneuve, actuel ministre des Affaires européennes, après l’ouverture d’une information judiciaire visant Jérôme Cahuzac au sujet d’un possible compte en Suisse. Bernard Cazeneuve est remplacé aux Affaires européennes par Thierry Repentin, actuel ministre délégué à la Formation professionnelle.

    Cazeneuve prend du galon après son passage chez Calvi… http://seenthis.net/messages/123135#message123193


  • Cahuzac et le « JDD » : le vent et l’intox
    http://blogs.mediapart.fr/en/blog/francois-bonnet/100213/cahuzac-et-le-jdd-le-vent-et-l-intox

    L’article entier est construit sur des sources anonymes situées à « Bercy » ou dans l’entourage de Pierre Moscovici. Et le message martelé est le même que celui énoncé depuis cinq jours par les ministres de l’économie et du budget : Jérôme Cahuzac n’a jamais détenu, directement ou indirectement, de compte suisse à l’UBS, au moins durant la période 2006-2012.

    Mediapart se serait donc trompé. Pas seulement, ajoute le JDD et notre éminent confrère Laurent Valdiguié (celui-là même qui voyageait avec le marchand d’armes Ziad Takieddine lorsque ce dernier s’était fait interpeller de retour de Libye avec un sac contenant 1,5 million d’euros en liquide) qui croit voir dans cette affaire « une manipulation ».

    Nous serions même, ajoute-t-il, les acteurs ou les relais idiots d’un « montage de type Clearstream ». Et là, il s’agit d’une phrase sourcée, la seule de tout cet article, et la citation est attribuée à l’ancien patron de la DCRI, Bernard Squarcini. Ce proche de Sarkozy limogé au lendemain de la victoire de François Hollande est ainsi convoqué au secours des communicants de Bercy. Bernard Squarcini s’était entre autres particulièrement distingué lors de l’affaire Bettencourt, et a été pris dans le scandale des fadettes, c’est-à-dire d’une surveillance illégale des conversations de journalistes pour tenter d’identifier leurs sources.

    A trop communiquer, Jérôme Cahuzac et sa conseillère venue d’EuroRSCG Marion Bougeard (celle-là même qui conseillait Liliane Bettencourt dans le scandale des comptes suisses de la milliardaire) communiquent mal.

    #presse #Cahuzac #conflit_d'intérêt #démocratie #évasion_fiscale #communication


  • L’affaire Cahuzac, L’Obs et les ascenseurs | Rue89
    http://www.rue89.com/2013/02/07/cahuzac-lobs-et-les-ascenseurs-239395

    Dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas...

    Accessoirement (mais ce n’est pas une surprise), ce petit épisode n’arrangera pas la réputation des médias traditionnels. Qui s’est prêté à l’entourloupe de Bercy ? Le Nouvel Obs. Attendez, ce nom nous dit quelque chose.

    Le Nouvel Obs, ce n’est pas cet hebdomadaire dont la directrice générale, Nathalie Collin, se trouvait sous les ors de l’Elysée, vendredi dernier, pour remercier chaleureusement, au nom de toute la presse française, le président de la République, et le gouvernement, d’avoir forcé Google à faire un petit don d’une soixantaine de millions à la presse en difficulté (l’histoire est ici, et la vidéo de la cérémonie, avec touchants remerciements, est là) ? Mais oui. C’est bien le même.

    #presse #Cahuzac #Google #conflit_d'intérêt #démocratie


  • Affaire Cahuzac : les révélations d’un financier suisse
    http://blogs.mediapart.fr/blog/antoine-peillon/010213/affaire-cahuzac-les-revelations-dun-financier-suisse

    Précisions suisses sur l’affaire Cahuzac...

    Il est fort probable que le compte (dont Jérôme Cahuzac était l’éventuel bénéficiaire) n’a certainement pas été ouvert en (son) nom propre à l’UBS, mais qu’il a été ouvert via une société, parce que Reyl, comme toutes les banques et gérants indépendants qui ont voulu, depuis 2006, que leurs clients non-déclarés échappent aux nouvelles règles européennes de retenue à la source de l’épargne, a bien pris soin de faire en sorte que plus aucun compte de client aux actifs non-déclarés ne soit ouvert en nom propre[7]. Tous ces comptes non-déclarés ont été transférés dans des comptes de sociétés-écrans, lesquelles étaient des coquilles purement juridiques destinées simplement à être les détentrices officielles de ces comptes.

    #évasion_fiscale #Suisse #sociétés_écrans #banques

    • Ceci étant dit, le fait que Jérôme Cahuzac ait un compte auprès de Reyl ou, via Reyl, auprès d’un autre établissement bancaire, me semble être une certitude à 95% du fait de l’implication d’Hervé Dreyfus. L’autre élément qui, pour moi, crée un faisceau de présomption relativement fort, c’est qu’il y a une proximité très importante entre Hervé Dreyfus et son amie d’enfance Cécilia Ciganer (ex-Sarkozy). De ce fait, Hervé Dreyfus est d’ailleurs un des conseillers patrimoniaux de Nicolas Sarkozy, pour des investissements immobiliers ou autres et pour sa fiscalité.

      Ce que vous décrivez dévoile, au-delà du cas éventuel de Jérôme Cahuzac, un système d’évasion fiscale presque généralisé. Concerne-t-il d’autres personnalités politiques ?

      Je connais très clairement des dossiers impliquant des gens qui ont des profils similaires à celui de Jérôme Cahuzac de par leur séniorité politique, ainsi que ceux touchant aux actifs non-déclarés de grands entrepreneurs français proches des différents pouvoirs politiques de gauche et de droite. Je peux en témoigner parce que je l’ai vu, entendu et vécu.


  • QUAND L’OMISSION CRÉE L’ILLUSION

    "Dans ce vieux monde de machines informatisées, nos prothèses de communication numérique nous isolent chaque jour un peu plus en réduisant au minimum les relations humaines, et nous conditionnent insidieusement jusqu’à notre manière d’appréhender et de comprendre notre situation de survie."
    L’invention de la crise, Éditions L’Harmattan, 2012.

    Un flot d’images surabondantes et de préjugés conformistes, largement diffusés et rabâchés par tous les moyens, crée un réel artificiel où nous croyons vivre. Ces images que nous consommons quotidiennement par les flux de distractions et d’informations sont prises pour la réalité d’un monde qui nous échappe.

    L’accumulation des représentations fragmentées répandue par les médias de masse crée une réalité morcelée du monde où les interactions, les liaisons et les rapports sociaux entre individus ont été exclues. L’ensemble dans son fonctionnement interactionnel n’y est plus accessible, le système global n’est plus compréhensible. L’info en représentation est une mise en scène de morceaux choisis juxtaposés, recomposés en dehors de leur histoire, séparés de leurs situations particulières, une succession de clichés conformes au système. Comme expérience quotidienne de la déformation fragmentée du monde, l’information spectacle est une formation au consentement, l’intégration servile à la réalité marchande.
    Tout ce qui n’est pas compatible avec le monde des affaires se retrouve exclu du spectacle de l’information. Ce qui n’est pas dit dans la communication d’informations est souvent plus important que ce qui est exprimé. Les omissions en disent plus long sur les intentions que son contenu.

    Les infos ne vous diront jamais qu’en quelques dizaines d’années, les 1 % les plus riches se sont approprié 99 % des mass-médias. Ils diffusent maintenant de partout leur point de vue, protégeant ainsi leurs intérêts. Les autres médias suivent par peur d’être dépassés. Leur manière de voir les choses, répandue de partout, est une idéologie qui domine tellement le monde, qu’elle n’est même plus perçue comme la propagande de la classe dominante. Ce conditionnement a envahi tout l’espace de son temps. Tout ce qui pourrait nuire aux intérêts des actionnaires de ces multinationales médiatiques est effacé de la réalité qu’ils produisent. Ce qui est tu en dit beaucoup plus sur le fonctionnement.

    Suite au krach des Subprimes, nombre de chefs d’État ont déclaré qu’ils allaient réglementer les spéculations financières et s’attaquer aux paradis fiscaux. Les attaques contre la banque suisse UBS ont abouti à la fin du secret bancaire. Elles ont permis de faire croire à une action de grande ampleur contre les évasions fiscales. Mais ce qui n’a pas été dit et qui en dit long, c’est que UBS représentait à peine 2 % des avoirs évadés américains (3 % des français). Cette grande opération politico-médiatique a occulté 98 % des évasions fiscales américaines, masquant le trafic des grands trusts internationaux anglo-saxons et des multiples sociétés offshore par lesquelles transitent plus de 13 500 milliards de dollars.
    La Suisse a été prise comme bouc émissaire, et les sanctions surmédiatisées ont permis aux 98 % des évasions fiscales d’être plus florissantes que jamais, bien à l’abri à l’ombre des projecteurs. Les paradis fiscaux sont en pleine expansion dans le silence médiatique. Ce trafic maffieux se développe dans un secret hyperprotégé, ce qui le rend très efficace et prospère.

    Ce qui est mis en avant de la représentation du monde cache ce qui gêne les affaires, qui disparaît ainsi du spectacle de l’info. Ce qui n’est pas communiqué est toujours plus important pour la compréhension du fonctionnement des interactions du système. Le conditionnement à la soumission fonctionne par représentations de morceaux isolés du contexte, de parcelles détachées de leur situation en faisant abstraction de l’ensemble, et omissions de l’essentiel trop injuste et trop scandaleux.

    La critique de la production de camelotes beaucoup trop éphémères est toujours passée sous silence. Il est aujourd’hui techniquement possible de produire de la qualité en moindre quantité. La plupart des marchandises pourraient avoir une durée de vie deux fois plus longue pour un coût de production similaire, ce qui permettrait d’en produire deux fois moins, et ainsi d’augmenter le pouvoir d’achat et réduire la pollution. Cela pourrait provoquer du chômage, à moins que l’on réduise le temps de travail équitablement par une juste répartition des richesses. Mais ce sujet reste tabou, car il remet en cause tout le système.

    La question qui ne sera jamais posée dans les représentations des mass-médias, consiste à savoir qui paye pour l’austérité dans un monde qui n’a globalement jamais été aussi riche. Ce n’est pas une crise de manque de richesse, au contraire. Il y a beaucoup trop d’argent qui circule dans les réseaux trop juteux de la spéculation financière qui parie à la baisse sur les dettes des États affaiblis par leur renflouement des banques, et sur les risques d’une économie ravagée par la récession qu’ils ont eux-mêmes provoquée.

    Le volume des dettes des États dépend des notes que les agences de notation américaines leur ont données. Lorsque la note baisse, les taux d’intérêt de la dette augmentent. Ce qui n’est pas dit par la propagande de la soumission, c’est que cette note n’est pas le résultat d’une enquête sérieuse, approfondie et impartiale sur la solvabilité de cet État, mais seulement une référence indexée sur les cours du marché des dérivés, un baromètre des spéculations en cours, un outil financier au service des gangsters de la mondialisation.

    On omet de vous dire que la hausse des taux d’intérêt sur les dettes des États correspond étonnamment aux gains engrangés par les spéculateurs qui misaient sur la baisse. Par ailleurs, en France, le paiement de ces intérêts est une somme à peu près équivalente à la totalité des impôts sur le revenu. On peut donc considérer que ces impôts passent directement dans les poches de ces milliardaires, qui ont organisé ces dettes par des taux d’intérêt prohibitifs et une évasion fiscale sans faille, mise en place dans le secret et le silence médiatique. Ainsi, c’est la majorité des populations qui payent pour surgonfler les fortunes gigantesques d’une poignée d’escrocs, ce petit groupe fermé de la haute bourgeoisie.

    Sous prétexte de sauver l’économie, le renflouement des banques par des États serviles a facilité les trafics des spéculateurs de l’ombre et stimulé les affaires des truands de la finance mondiale. Les liquidités abondent sur les marchés parallèles opaques et les bulles spéculatives recommencent à gonfler dangereusement.

    Les informations ne diront rien sur un nouveau krach majeur, bien plus important que celui de 2008, qui semble aujourd’hui plus que probable. Les gouvernements, déjà désarmés, n’auront plus d’argent pour sauver le système, car ils se sont fait plumer et ont déjà tout donné pour les banques et les sauvetages abracadabrantesques des pays en faillite. Pillant les États et ruinant l’économie, ces milliardaires maffieux raflent tout ce qu’ils peuvent avant les autres, et surtout avant qu’il ne soit trop tard...

    C’est le black-out médiatique sur ces seigneurs de l’escroquerie globale qui règnent sur un monde d’illusions et de risques, complexe et obscur, le milieu des affaires louches où tout n’est qu’objet de profits et de surexploitation, grands destructeurs de la nature et de la vie sur une planète ravagée. Leur seul projet consiste à en faire plus, en gagner beaucoup plus ; baisser les salaires, les diviser par deux et même plus, supprimer la sécu, les allocations chômage et les retraites, parier sur tout et n’importe quoi, dérober tous les dividendes, s’accaparer tous les intérêts, s’emparer de tous les gains le plus vites possible, monter de nouvelles grandes escroqueries fumeuses encore plus lucratives, tant qu’il est encore temps.

    Peu m’importe de prévoir l’imprévisible dans la confusion et les contradictions d’un monde en perdition, à savoir si l’euro s’écroulera avant le dollar, si la bulle financière crèvera avant que la guerre n’éclate, si le réchauffement climatique sera plus meurtrier que les pollutions chimiques ou nucléaires, si les mouvements populaires l’emporteront sur la répression et montée du fascisme... De toute façon, il semble évident que si on les laisse faire, la misère et le « bien pire » restent à venir.

    Ce système, qui prétend pouvoir tout contrôler, ne peut fonctionner que si l’on y croit, sans aucun doute. Mais dès lors que les informations deviennent contestables, que les politiciens sont pris pour des menteurs, que les spécialistes experts apparaissent comme des manipulateurs, que la pub devient ridicule et l’exploitation insupportable, alors le conditionnement n’opère plus, l’idéologie dominante se fissure et s’effrite, et les usurpateurs de pouvoir, égarés dans la confusion générale, ne maîtrisent plus grand-chose. Quand l’irruption du désordre déchaîne l’irrespect des règles et le refus des contraintes émergent de multiples possibilités imprévisibles, révélant au grand jour la vitalité des désirs dans l’ébauche spontanée d’un changement inévitable.

    Lukas Stella, janvier 2013.


  • Affaire Cahuzac : il faut un juge indépendant - Page 3 | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/france/191212/affaire-cahuzac-il-faut-un-juge-independant?page_article=3

    À ce jour, la seule procédure judiciaire sur cette affaire vise Mediapart. En tant que directeur de la publication, Edwy Plenel a été entendu à la police judiciaire, lundi 17 décembre, dans le cadre de la plainte pour diffamation déposée par Jérôme Cahuzac. Fabrice Arfi sera entendu à son tour début janvier. La procédure est celle d’une enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris à la demande du ministre de la justice, laquelle enquête ne concerne aucunement le fond mais seulement des questions de forme : confirmer que l’article visé a bien été mis en ligne sur Mediapart, que Fabrice Arfi en est bien l’auteur et que Edwy Plenel est bien le directeur du journal.

    À l’occasion de l’audition, par conséquent très brève, de son directeur, Mediapart a pu prendre connaissance de la plainte de M. Cahuzac. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir son incohérence procédurale, ce que nous avons fait acter dans le procès-verbal d’audition. En effet, la plainte se présente comme une saisie de la garde des Sceaux par son collègue ministre du budget en vertu de l’article 48 1°bis de la loi de 1881 sur la presse, lequel article vise « les cas d’injure et de diffamation envers un membre du gouvernement », situation dérogatoire au droit commun où « la poursuite aura lieu sur sa demande (celle du membre du gouvernement - NDLR) adressée au ministre de la justice ».

    Or, dans le développement de la plainte rédigée par les avocats de Jérôme Cahuzac, il est explicitement précisé que la diffamation dont il se plaint ne le concerne pas comme membre du gouvernement mais comme particulier. Le compte non déclaré détenu à l’UBS jusqu’en février 2010 n’était évidemment pas détenu par le ministre Cahuzac (il ne l’est devenu qu’au printemps 2012), mais par le particulier Cahuzac. Par conséquent, la plainte déposée contre Mediapart relève d’un détournement de procédure.


  • Les arguments politiques des élus du PS se résumeraient-ils à payer des agences de communication ?

    Cahuzac mis en cause : plusieurs personnages restent dans l’ombre - SudOuest.fr
    http://www.sudouest.fr/2012/12/16/plusieurs-personnages-restent-dans-l-ombre-910948-4778.php

    Communication de crise

    Loin de rester les bras croisés, Jérôme Cahuzac a envoyé au front l’agence de communication Havas sans que l’on sache si celle-ci est rémunérée par ses soins ou par son ministère. Objectif : saper la crédibilité de tous ses détracteurs. Havas, dont François Hollande ne souhaiterait plus qu’elle travaille pour le gouvernement, a ainsi réussi à persuader nombre de journalistes, dont ceux du « Canard enchaîné », que Mediapart puisait ses informations auprès d’un personnage qualifié de peu fiable, l’ancien contrôleur fiscal lot-et-garonnais Remy Garnier.

    Ce fonctionnaire retraité, en conflit ouvert depuis des années avec Jérôme Cahuzac, est non seulement totalement étranger aux révélations du site, mais, contrairement à ce qui est souvent affirmé, il a gagné tous les procès engagés contre l’administration fiscale. Celle-ci l’avait placardisé pour le punir d’avoir dénoncé les passe-droits dont bénéficiaient certains contribuables.

    http://www.ouest-france.fr/region/paysdelaloire_detail_-Notre-Dame-les-pro-aeroport-font-du-lobbying-_862

    « J’assume ce choix de faire de la communication et de la stratégie. » C’est ainsi que Jacques Auxiette , président du syndicat mixte aéroportuaire et président PS de la Région, justifie le lancement, mardi, d’un appel public à concurrence pour « des actions de lobbying » sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

    #démocratie #propagande

    • http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8NE7U620121214

      « Le présent marché a pour objet d’assurer des prestations de lobbying et d’influence, de conseils stratégiques et opérationnels, et d’appui pour la mise en place de programmes d’envergure », précise le document révélé par Presse Océan.

      La mission du prestataire « portera sur l’élaboration d’une stratégie de lobbying auprès des institutionnels et du grand public afin de promouvoir la réalisation du futur aéroport du grand ouest ».

      Le président du syndicat mixte aéroportuaire est également président socialiste de la région Pays de la Loire.



  • Le compte suisse du ministre du budget Jérôme Cahuzac | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/france/041212/le-compte-suisse-du-ministre-du-budget-jerome-cahuzac

    04 décembre 2012 | par Fabrice Arfi
    Le ministre du budget Jérôme Cahuzac (PS) a détenu pendant de longues années et jusqu’en 2010 un compte bancaire non déclaré à l’UBS de Genève, selon une enquête de Mediapart qui s’appuie sur de nombreux témoignages et des éléments documentaires probants. « Je n’ai pas de compte en Suisse et n’en ai jamais eu. Il est clair que si vous publiez ça, j’attaquerai », a réagi M. Cahuzac.


  • Dans un CD volé à l’UBS, trois milliards d’euros | La Tribune
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121204trib000735025/dans-un-cd-vole-a-l-ubs-trois-milliards-d-euros-.html

    le quotidien munichois #Süddeutsche_Zeitung (SZ) croit savoir que des contribuables allemands ont déposé trois milliards d’euros dans la seule banque #UBS sans avoir à payer un centime d’impôt outre-Rhin.

    Selon la SZ, c’est ce qui ressort de l’analyse des données contenues dans un CD volé à UBS et revendu ensuite au procureur de Bochum, en Rhénanie du Nord Westphalie.

    (…)

    Selon le procureur de Düsseldorf, le #fisc allemand pourrait, grâce aux données contenues dans ces CD, récupérer 1,3 milliard d’euros. L’opération est rentable puisque le CD venant de l’UBS évoqué par la SZ aurait coûté « seulement » 3,5 millions d’euros

    #fraude



  • Finance Criminalité financière Libor

    Libor scandal goes global
    By Robert Stevens
    3 August 2012

    http://www.wsws.org/articles/2012/aug2012/libo-a03.shtml

    The UK Conservative/Liberal Democrat government this week announced the terms of a review into the deepening London Interbank Offered Rate (Libor) crisis.

    The review was commissioned by Chancellor George Osborne, and will be led by Martin Wheatley, managing director of the Financial Services Authority (FSA) and chief executive-designate of the Financial Conduct Authority.

    Libor is a daily rate covering 10 currencies and is supposed to measure the average cost of short-term loans between major banks. It is set in London by 16 banks and is run by the British Bankers’ Association. The interest rates for tens of trillions of dollars in home mortgages, student loans and credit cards are pegged to Libor, as are derivatives valued at $350 trillion and eurodollar futures worth $564 trillion.


  • Bankster, le jackpot de l’économie criminelle (III) : Les comptes de Grimm (Bakchich)
    http://www.bakchich.info/international/2012/08/01/bankster-le-jackpot-de-leconomie-criminelle-iii-les-comptes-de-grimm-6156

    L’affaire n’a pas fait grand bruit. Pour autant, le procès en question risque d’entrer dans l’histoire comme le premier du genre mené contre la mafia new-look américaine. Vous avez dit banksters ?… United States of America v. Carollo, Goldberg & Grimm est en effet un cas d’école. Une illustration spectaculaire de l’existence et des modes opératoires des cartels bancaires déterminés dans le cas d’espèce, à se gaver au préjudice des mairies et collectivités territoriales du pays, des écoles et autres hôpitaux, bref du public au sens large. (...) Source : Bakchich



  • Ces 600 milliards qui manquent à la France | Le nouvel Economiste
    http://www.lenouveleconomiste.fr/ces-600-milliards-qui-manquent-a-la-france-15518

    les cadres d’UBS France évaluent à quelque 85 millions d’euros le montant des avoirs qui ont été soustraits par leur banque au fisc français, chaque année, en moyenne, depuis l’an 2000. “En dix ans, ce sont environ 850 millions d’euros d’avoirs qui ont échappé à l’impôt, grâce à nos seuls services d’évasion fiscale”, affirme l’un d’entre eux. Beth, qui travaille au cœur du groupe UBS, à Lausanne, confirme les estimations de son collègue parisien. Elle fait remarquer que la filiale française enregistre un lourd déficit comptable structurel depuis sa création en décembre 1998, à hauteur d’environ 560 millions d’euros, ce qui devrait suffire à alerter les autorités publiques de contrôle des banques.

    #corruption



  • Enquête sur les banques françaises : elles ont 24 filiales dans les Iles Caïmans, 12 aux Bermudes et 99 au Luxembourg
    http://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/i/info_2895.php

    Les sommets du G20 se suivent et finissent par tous se ressembler. Au-delà des grandes déclarations, les résultats concrets de la lutte contre l’opacité financière sont tellement décevants par rapport aux sommes en jeu que personne ne s’aventure à donner des chiffres. Là où quelques pays riches ont parfois presque « accidentellement » récupéré un ou deux milliards à partir des fichiers bancaires dérobés, les pays en développement sont eux restés complètement à l’écart et n’ont absolument pas bénéficié de ces efforts.

    #banques #for:rezo.net #paradisfiscaux #pfj
    http://ccfd-terresolidaire.org/e_img/chapitres/ccfd_visuel_rapport.jpg