continent:amérique

  • Soirée de lancement-apéro autour de On s’en câlisse le 19 juin 2013
    http://la-parole-errante.org/index.php?art=174

    Février à septembre 2012 : le Québec est foudroyé par la plus longue grève étudiante de son histoire. L’augmentation des frais de scolarité rencontre une résistance acharnée, qui prend vite les traits d’un soulèvement général. Le pouvoir libéral perd pied et décrète une loi d’exception. À quoi la rue répond « la loi spéciale, on s’en câlisse », on s’en fout. La grève se joue des injonctions, elle défie toute tentative de mater juridiquement un conflit politique.

    L’image consensuelle du printemps érable néglige cette puissance de rupture d’un mouvement qui a fait de la ville son terrain de jeu, et de l’économie son ennemi. Au lieu de s’attarder sur ce qui a rassemblé - défense de l’éducation et de la démocratie –, il s’agit de saisir dans la grève ses lignes de partage : la violence, le spectacle, les élections... Élaboré en collectif, ce livre réunit témoignages et analyses pour raconter la grève. Version profane qui oppose au récit officiel les paroles irrévérencieuses de grévistes anonymes. Des blocages à l’état policier, des émeutes aux casseroles, chaque phase de la grève est dépliée afin de rendre compte d’un mouvement aussi singulier qu’exemplaire de luttes actuelles.

    http://www.entremonde.net/client/gfx/photos/produit/15RUPTURE-couv2_46.jpg

    #Canada #Québec #grève #livres #édition


  • Figures du naturalisme - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Figures-du-naturalisme-2324.html

    Peut-on se passer de la dichotomie entre nature et culture ? Traversant les siècles, de Platon à Descola, un ouvrage collectif montre que le naturalisme, quelque forme qu’il prenne, est toujours renaissant.

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L308xH435/arton2324-38bb6.png


  • #A_lire_ailleurs du 1er au 30 juin 2013
    http://www.internetactu.net/2013/06/13/a-lire-ailleurs-du-1er-au-30-juin-2013

    Conférence de François Elie : Quelle école pour la société de l’information ? – Framablog “On peut difficilement enseigner la liberté avec des outils qui cherchent à dominer. Ça va être compliqué d’utiliser des outils qui sont faits pour ne pas être partagés pour apprendre à des élèves à partager. Ça va être compliqué d’enseigner à des élèves comment il…


  • #Prism : pourquoi ce pseudo scandale m’en touche une sans faire bouger l’autre ?

    Quand on hurlait comme des putois sur l’AFP qui cause gentiment sur Skype avec ses sources et qui l’écrit dans ses dépêches, des fois qu’Oncle Sam n’avait pas tapé la bonne requête dans sa base de données pour identifier la source de l’agence de presse… c’était juste pour rire ? Pour troller sur Twitter avec un bot qui crache les dernières dépêches ? Pour le plaisir de se fritter par blogs interposés ? Ou parce que tout indique depuis des années déjà que les américains interceptent non seulement les communications téléphoniques des américains mais aussi à peu près tout ce qui ressemble à une communication à l’exception peut-être d’un protocole encore mal maitrisé, décrit dans la RFC 1149 ?

    Qui me fera gober que la presse américaine ne s’est pas interrogée sur les dispositions pratiques issues du Patriot Act dont l’acronyme signifie « Loi pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme » ?
    Qui me fera gober que le Parlement Européen, après les antécédents d’Echelon ne s’est jamais penché sur ce que les USA écoutent, interceptent et stockent… ?
    Qui me fera gober que la presse française pensait que les SMS et les conversations de Dominique Strauss Khan ont été tirés du chapeau de Bozo le clown ?
    Oui, très franchement, je suis mort de rire, c’est un peu comme si tout ce que la planète compte de faux-culs s’était donné rendez-vous sur la time line du hashtag #Prism

    http://bluetouff.com/2013/06/12/prism-pourquoi-ce-pseudo-scandale-men-touche-une-sans-faire-bouger-lautre

    (Bon, c’est surement un crossposting sur Seenthis mais c’est pas grave)

    #prism #on_vous_l_avait_dit #spapossib

    Mais du coup, pourquoi laisse-t-on (tous) tomber les outils de protection de la vie privée ? (projets de providers alternatifs, hébergeurs indépendants, mail auto-hébergé, no-log, gnupg/pgp et j’en passe). S’en fout la privacy ?

    ☠ Spapossib’®

    • Vous avez réellement, de votre plein gré, mis quelque chose qui compte pour vous sur internet, enfin, plus exactement, le web et ses enseignes clignotantes ?

      Il ne s’agissait pas de se satisfaire de la maitrise d’outils plus complexes. C’était simplement une nécessité vitale.

    • Le mythe de la privacy sur internet revient à admettre dès le départ que tout un chacun la remet en question sur internet ou, plus exactement, sur le Web.

      Le mythe de la privacy revient à dire que plutôt que s’attaquer à la racine du mal, qui est l’architecture du Web, on essaie de créer des surcouches (cryptographiques, institutionnelles) hermétiques au profane et assurant l’emploi d’une caste de savants prescripteurs qualifiant de « bon » ou « pabon » telles et telles surcouches au méchant Web.

      « Faites confiance aux experts, ils sont honnêtes, désintéressés, et ils savent ce qu’ils font ».

      Alors qu’aujourd’hui comme au 1er jour du minirezo et de mygale, le fond du problème est le Web. Le Web est un outil de fichage déguisé en instrument de libération.



  • Votre téléphone vous surveille - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2013/06/09/opinion/sunday/douthat-your-smartphone-is-watching-you.html?_r=0

    Pour Ross Douthat, les révélations d’Edward Snowden doivent nous rappeler les propos de Bruce Schneier : ce n’est pas que l’Internet a été pénétré par l’état de surveillance, c’est que l’Internet, en effet, est un état de surveillance.

    Mais relativise Ross Douthat, pouvons nous projeter dans l’état policier totalitaire d’Orwell pour autant ? Si ce modèle est utile pour comprendre comme l’internet de la surveillance va agir dans les systèmes autoritaires, l’est-il pour l’Amérique ? L’Amérique n’est pas (...)

    #politique




  • L’Oligarchie a fait un rêve : le mythe de la démocratie occidentale | Mondialisation
    http://www.mondialisation.ca/loligarchie-a-fait-un-reve-le-mythe-de-la-democratie-occidentale/5332106

    Article repris sur le blog Médiapart de jean-Claude Pottier

    La démocratie occidentale est-elle le résultat heureux du long malheur des peuples ? Ces peuples ont-ils lutté pour obtenir des droits et jouir de leurs fruits après les avoir courageusement arrachés des mains de leurs maîtres avares de bons sentiments ? Autrement dit, ces peuples ont-ils réussi à faire plier les oligarchies devant la puissance de leurs aspirations démocratiques et les oligarchies ont-elles rendu l’âme en vomissant sur la place publique la liberté, l’égalité et la fraternité universelle comme autant de tribus de leur soumission aux nouveaux maîtres de la terre – les peuples souverains – dont nous serions les héritiers ?

    Plutôt que de flatter notre ego citoyen et de nous conférer une puissance que nous nous supposons en attribuant aux peuples – auxquels nous nous identifions – le rôle principal dans le torrent démocratique qui a submergé l’Occident aux cours des deux derniers siècles, exerçons notre mauvais esprit – critique, il va sans dire – sur nous-mêmes et prenons à partie le mythe de nos origines.


  • Fin des idéologies, ce maudit racontar. - El Correo
    http://www.elcorreo.eu.org/Fin-des-ideologies-ce-maudit-racontar

    Il semblerait que l’impérialisme, étant quelque chose de si grand et si abstrait, qu’il ne toucherait pas les gens de la rue…

    Exacte. Voila le point pour lequel je disais, chacun doit trouver la façon de comprendre que la chose le touche directement. Alors, en Amérique Latine et dans les Caraïbes, en parlant de façon générique, l’impérialisme est visible de nombreuses manières mais il y en a une qui n’offre aucun doute, qui est la présence militaire des Etats-Unis [d’Amérique et non du Mexique. NDEC], de la Grande-Bretagne et de la France dans des bases militaires enclavées en territoire souverain. Et cela n’importe qui peut le voir. En Argentine, par exemple, où ont-ils une base militaire ? Aux Malouines, et on voit là, la relation entre le vieil impérialisme colonisateur des Britanniques et son alliance avec les Etats-Unis d’Amérique et le reste des pays de l’OTAN, parce que cette base est à l’OTAN. Quand le gouvernement argentin reprochera à la Grande-Bretagne de ne pas s’assoir négocier, de vendre des licences de pêche, et par conséquent que des grands navires usines volent nos ressources naturelles de la mer argentine [Idem avec la Somalie où des bateaux pêche, français, Espagnols, etc., pêchent protégés par des militaires de leurs pays à bord. NDEC], ou quand ils vendent des licences d’exploration de pétrole à grandes multinationales qui sont installées avec des plates-formes aux Malouines, cela est de l’impérialisme, clairement. Quand le gouvernement argentin proteste, que répond la Grande-Bretagne ? Que bien sûr, qu’ils vont continuer à soutenir et à utiliser la plate-forme d’exploration de pétrole, qu’il vont continuer à vendre des licences pour l’exploration du pétrole et des licences de pêche, parce que dans ce cas ils vont défendre leur « droit », bien qu’en vérité ce soit un vol, ils vont défendre ce vol, avec la base militaire qu’ils ont aux sur nos Malouines. C’est-à-dire, que ce dont il s’agit est clair, mais il est nécessaire de voir concrètement ce que fait l’impérialisme, et ce n’est pas la seule chose qu’il fait, ce qui se passe, c’est que la partie militaire est très forte.


  • Le procès du soldat Manning ou l’honneur perdu de l’Amérique

    http://www.marianne.net/Le-proces-du-soldat-Manning-ou-l-honneur-perdu-de-l-Amerique_a229354.html

    C’est un procès politique de la pire espèce qui se tient actuellement à Fort Meade, dans le Maryland (Etats-Unis). L’accusé est le soldat Bradley Manning, 25 ans. Accusé entre autres de « collusion avec l’ennemi » (sic) pour avoir organisé la fuite des 700.000 documents classifiés révélés par WikiLeaks, il encourt la prison à vie. 

    Etonnant retournement. Tout le monde, ou presque, a salué la publication de ces documents qui ont mis à nu certains des aspects les plus sordides de la pratique impériale des Etats-Unis, notamment en l’Irak. En revanche, personne ne s’émeut outre mesure de voir celui qui a permis de dévoiler la vérité traité comme un traître, à la manière des victimes expiatoires mises en scène lors des procès staliniens d’antan.

    On n’ose imaginer ce qui se serait dit ou écrit si une telle mascarade judicaire avait eu lieu à Cuba, ou dans le Venezuela de Chavez. Mais là, on est aux Etats-Unis, au royaume de la liberté d’expression. On est donc prié de laisser sa conscience au vestiaire du tribunal et d’écouter sans broncher le réquisitoire du procureur militaire, Joe Morrow, qui parle comme au temps du sénateur Mc Carthy de la guerre froide.


  • Les protestants évangéliques au Liban | Les carnets de l’Ifpo
    http://ifpo.hypotheses.org/2879
    en écho au billet de @nidal http://seenthis.net/messages/144988, une présentation du travail de Fatiha Kaoues

    Le protestantisme au Liban trouve ses origines dans l’activité évangélique entreprise, au xixe siècle, par des missionnaires réformés venus d’Amérique du Nord et d’Angleterre[2]. Ils furent en 1848 à Beyrouth à l’origine de la première congrégation protestante arabophone au Moyen-Orient : l’Église évangélique libanaise. Aujourd’hui, cette dernière est supplantée par une famille du protestantisme, que l’on dit évangélique et particulièrement pentecôtiste et qui multiplie à Beyrouth, notamment dans les quartiers populaires de Sinn el-Fil, Nabaa et Bourj Hammoud, les implantations d’églises.

    #protestantisme
    #évangélisme
    #Liban


  • Hezbollah à Qousseir, les yeux des militaires français braqués sur la bataille.
    http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=114839&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

    (...) L’ancien colonel de l’armée française Alain Corvez indique dans une interview avec le site Manar que Qousseir acquiert une grande importance en raison de son emplacement stratégique, lequel contrôle toutes les routes menant à la côte syrienne et à Damas. Elle constitue d’après lui le nœud de communication stratégique entre Tripoli, Homs et la Békaa libanaise d’un côté, et Tripoli et la capitale syrienne Damas de l’autre.

    Celui qui contrôle cette ville remporte la bataille du centre de la Syrie, et assure la protection de son dos dans la bataille de Damas et toutes les batailles du nord de la Syrie.

    De plus, confie Corvez, cette bataille permettra une étude approfondie pour mieux comprendre les tactiques du Hezbollah pour faire face à la guérilla, surtout concernant les tunnels qu’il a été le premier à inventer dans la guerre moderne. Ce qui constitue tout le contraire de la guerre de juillet 2006, menée par le Hezbollah et suivie attentivement par l’Occident, à travers un grand nombre de moyens.

    Des dirigeants de l’armée française ont déclaré lors d’une réunion avec un groupe de journalistes français que le Hezbollah a dépêché de petits nombres de ses troupes d’élites à la bataille de Qousseir. Ces éléments sont chargés de la gestion de la bataille et des opérations d’intrusion. Ils sont soutenus par environ trois mille combattants bien entraînés. Mais ces derniers ne font pas partie de la force militaire de frappe qui est restée dans le sud du Liban et à Beyrouth.

    Toujours selon ces commandants français, les militants de l’opposition syrienne engagés dans la bataille ont commis d’importantes erreurs stratégiques et meurtrières, tandis que le Hezbollah a réussi à les vaincre psychologiquement parlant, en les forçant à quitter une colline stratégique dans la province de Qousseir, et qu’ils n’auraient pas dû abandonner si facilement.

    Les chefs militaires français ont énuméré les erreurs des miliciens dans la bataille de Qousseir : (...)

    • Syrie. Les enjeux stratégiques de la bataille d’Al Qousair
      Alain Corvez / lundi 3 juin 2013
      http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3556

      (...) La complexité de « l’Orient compliqué », doit amener les décideurs occidentaux à avoir « des idées simples » mais pas simplistes.
      L’alliance Iran-Iraq-Syrie-Hezbollah est une alliance forte car elle repose sur des intérêts communs que soutiennent en outre la Russie et la Chine. A l’approche d’une réunion de paix initiée par la Russie et l’Amérique, mais souhaitée par de nombreux autres pays dont la Chine, il ne faut pas prendre de positions volontairement vindicatives contre tel ou tel acteur de la crise, ni faire de déclarations intempestives qui nuiront ensuite au progrès des négociations.

      Envisager, sous l’instigation forte des Britanniques, de mettre la partie militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes serait une grave et dangereuse erreur qui, en outre, ne rapporterait rien à La France. Le Hezbollah est un parti politique qui a des députés et des ministres du gouvernement libanais et une telle décision nuirait à nos relations équilibrées avec le Liban ; la majorité de la population chiite se sentirait offensée mais aussi les chrétiens du CPL du général Aoun qui sont leurs alliés et sans doute majoritaires au Liban, ainsi que les sunnites qui partagent leurs objectifs.

      Prendre cette décision en raison de l’intervention en Syrie des troupes du Hezbollah rappellerait que de nombreux pays soutiennent les rebelles directement et que la morale du droit international n’est peut-être pas la même pour tous. La définition du terrorisme, comme disait de Gaulle, dépend du point de vue où l’on se place. (1)

      Le Hezbollah s’est engagé dans les combats de Qousair pour défendre son allié syrien mais surtout pour défendre le Liban contre les djihadistes que l’Armée libanaise ne serait pas en mesure d’arrêter. Se mettre mal avec le Hezbollah serait aussi mettre la position de nos 900 soldats membres de la FINUL en danger, ce qui ne dérangerait pas les Britanniques qui ne sont pas présents au Liban militairement. Actuellement les liaisons entre les chefs français de la FINUL et le Hezbollah par l’intermédiaire de l’Armée libanaise permettent d’éviter bien des difficultés et de résoudre les heurts quand ils se produisent dans tout le Sud-Liban. Nous n’aurions donc rien à gagner en prenant une telle décision, au contraire. Comme à Fontenoy en 1745, laissons donc les Anglais tirer les premiers, ce qui donna la victoire au Maréchal de Saxe et à Louis XV.

      Alain Corvez 3 juin 2013.

      1.) Lors de sa conférence de presse à l’Elysée du 27 novembre 1967, tirant les conséquences de la récente guerre des six jours, le général disait : « Maintenant il organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour, il qualifie de terrorisme. »


  • Quand la ségrégation raciale se camoufle derrière la lutte contre la drogue
    http://blogs.rue89.com/drogues-et-addictions/2013/05/31/quand-la-segregation-raciale-se-camoufle-derriere-la-lutte-contre-la-dr

    L’itv (ou la traduction) est un peu bancale mais c’est quand même intéressant.

    L’ancien directeur de campagne de Richard Nixon, H.R Haldeman, a parlé de cette stratégie dans les termes suivants : « Le truc, c’est d’inventer un système qui mette en évidence un fait reconnu : tout le problème vient des Noirs ».

    Dont acte. Quelques années après l’annonce publique de la guerre à la drogue, le crack a envahi les centres-villes où résident nos communautés. L’administration Reagan a surfé sur cette vague avec jubilation en popularisant tous les stéréotypes médiatiques du genre : « bébé du crack », « maman du crack »,« putes du crack », et tout ce qui était lié à une forme de violence en lien avec la drogue.

    Le but était de focaliser l’attention des médias sur la consommation de crack des ghettos de centre-ville, en pensant pouvoir souder le public autour de la guerre à la drogue, une politique populaire, pour laquelle des millions de dollars étaient demandés au Congrès.
    (...)
    A partir du moment où dans cette guerre l’ennemi fut identifié, la vague de répression contre les Noirs a pu se déployer. Le Congrès, les administrations d’Etats, toute la nation a pu mobiliser au service de la guerre à la drogue des milliards de dollars et ordonner des incarcérations systématiques, des peines plus lourdes que celles encourues pas les auteurs de meurtres dans de nombreux pays.

    #racisme #usa #war_on_drugs #drogues


  • Débat et proposition sur l’usage académique de la langue anglaise
    La stratégie du Sauna finlandais | Blogo Numericus
    http://blog.homo-numericus.net/article11138.html

    Au-delà du domaine académique dont parle ici Marin Dacos, les Digital Humanities, ses constats sur les inégalités dans le domaine académique et notamment celles liées à l’usage de l’anglais, et plus encore ses propositions, me paraissent importants à mettre en circulation. Peut-on contraindre les anglophones à simplifier leur expression scientifique dans leur langue maternelle (bref, simplifier, standardiser, « esperantiser » l’anglais) ?

    Sur le même sujet, cf. notamment le fil de discussion ouvert par @reka au sujet de l’usage de l’anglais comme langue de communication par les géographes français (http://seenthis.net/messages/124895), et plus largement, le débat sur l’anglais à l’université suite à l’article controversé de la loi Fioraso sur la recherche (par exemple ici : http://seenthis.net/messages/141079)

    L’anglais comme pla­fond de verre

    En effet, la maî­trise de la langue anglaise fonc­tionne comme un pla­fond de verre. Si nous adop­tions une méta­phore spor­tive, nous pour­rions dire que l’Europe conti­nen­tale, l’Amérique du Sud, l’Asie et l’Afrique jouent en per­ma­nence à l’extérieur, alors que le monde anglo-​américain joue à domi­cile, même à 1000 km de ses bases… Dans les négo­cia­tions diplo­ma­tiques entre la Fin­lande et la Rus­sie, les diplo­mates avaient pris l’habitude d’utiliser l’avantage de « jouer » à domi­cile pour impo­ser des règles cultu­relles leur don­nant un avan­tage. Les Russes impo­sant le par­tage de bou­teilles de Vodka au cours de négo­cia­tions, étant cer­tains de leur supé­rio­rité dans la résis­tance à cet alcool natio­nal, et les Fin­lan­dais pous­sant à des négo­cia­tions à l’intérieur de sau­nas, pra­tique cor­res­pon­dant à un usage fami­lial pro­fon­dé­ment ancré et leur don­nant un avan­tage cer­tain. Je pro­pose donc, non sans esprit de pro­vo­ca­tion, que nos col­lègues anglo­phones rédigent leurs pro­po­si­tions de papiers dans un sauna à 80°C pour com­pen­ser leur avan­tage lin­guis­tique… On peut, en effet, se deman­der s’il faut favo­ri­ser les plus exclus du sys­tème, ou s’il faut han­di­ca­per ceux qui le dominent sans par­tage, comme on le fait dans les courses hip­piques. Ce prin­cipe du han­di­cap[29] est-​il trans­po­sable, du sport hip­pique à la com­pé­ti­tion scien­ti­fique en Digi­tal Huma­ni­ties ? Pour­quoi pas. Mais il fau­drait déter­mi­ner com­ment mar­quer ce han­di­cap sans être contre-​productifs, c’est-à-dire sans alté­rer de façon stu­pide le pro­ces­sus scien­ti­fique. A l’inverse, on peut ima­gi­ner des dis­po­si­tifs s’appuyant sur la dis­cri­mi­na­tion posi­tive, les quo­tas de contri­bu­tions, l’interdiction de cumul des man­dats, le sou­tien finan­cier aux dépla­ce­ments pour les pays et les labo­ra­toires les moins bien dotés, le tra­vail col­lec­tif pour mettre au point une bourse des tra­duc­tions col­la­bo­ra­tives, afin de faire pro­gres­ser le niveau d’anglais des pro­po­si­tions avant leur évalua­tion, etc. Cet article sou­haite ouvrir le débat sur la base d’informations car­to­gra­phiques struc­tu­rées, et non don­ner des réponses défi­ni­tives. Je pro­pose cepen­dant quelques lignes de force.

    De l’anglais au glo­bish[30]

    Allons jusqu’au bout du rai­son­ne­ment. La com­mu­nauté des Digi­tal Huma­ni­ties est anglo­phone en rai­son de la large dif­fu­sion de l’enseignement de l’anglais dans le monde, et non parce que les anglo­phones de nais­sance sont numé­ri­que­ment domi­nants dans cette com­mu­nauté. Accep­tons donc l’anglais comme seconde langue. En tant que seconde langue, il sera le Glo­bish, et non l’English. Ce Glo­blish, méca­ni­que­ment plus rus­tique et rudi­men­taire que l’Anglais d’Angleterre, sera un véhi­cule de com­mu­ni­ca­tion entre égaux.

    Fon­der une étiquette globish

    Ceux qui maî­tri­se­ront mieux cette langue pren­dront garde à ne pas par­se­mer leurs inter­ven­tions orales d’allusions com­plexes ou de traits d’humour néces­si­tant une fine com­pré­hen­sion de la langue. Ils s’excuseront d’être nati­ve­ment anglo­phones, alors que c’est actuel­le­ment le non nati­ve­ment anglo­phone qui s’excuse, en intro­duc­tion de son inter­ven­tion, de l’imperfection de son anglais. L’ensemble de la com­mu­nauté adop­tera un code de cour­toi­sie, une étiquette glo­bish, dans laquelle l’ensemble des par­ti­ci­pants s’obligeront à s’exprimer len­te­ment et clai­re­ment, sans macher leurs mots. Si néces­saire, ils pren­dront des cours de dic­tion. Pour intro­duire une inter­ac­tion avec une audience glo­bish, les orga­ni­sa­teurs choi­si­ront des salles dont l’acoustique est bonne, au détri­ment de salles peut-​être par­fois plus pres­ti­gieuse mais à l’acoustique désas­treuse. Ils dis­tri­bue­ront un car­ton blanc à chaque audi­teur, qui pourra être levé quand l’orateur s’égare et oublie qu’il parle à une audience glo­bish, afin de l’inviter à reve­nir en arrière, à ar-​ti-​cu-​ler, à refor­mu­ler, si besoin est. Ils met­tront en place un sys­tème de par­rai­nage dans lequel des anglo­phones natifs aide­ront les pro­po­sants à amé­lio­rer la qua­lité de leur anglais. Les anglo-​américains sont en géné­ral beau­coup trop polis pour nous aider à cor­ri­ger notre anglais, lors d’échanges par email ou par oral. Dès lors, nous ne pou­vons pas pro­gres­ser, ne sachant même pas si ce que nous disons est com­pris. Je pro­pose donc une modi­fi­ca­tion de cette pra­tique, en inté­grant à l’étiquette glo­bish une inter­ven­tion forte et régu­lière des anglo­phones à des­ti­na­tion des glo­bo­phones, pour les aider à amé­lio­rer leur anglais.

    Construire une confiance globophone

    L’anglais est un ins­tru­ment pra­tique et indis­pen­sable, auquel nous devons for­mer plus for­te­ment nos étudiants, à l’oral comme à l’écrit. Nous devons inci­ter nos étudiants à se jeter dans le bain de l’échange inter­na­tio­nal, dans le meilleur anglais pos­sible, en leur appor­tant un accom­pa­gne­ment de qua­lité, sur la longue durée. Au-​delà de la maî­trise tech­nique, c’est de confiance en soi, de confiance glo­bish, que nous devons doter notre com­mu­nauté. Sinon, com­ment expli­quer que nous ayons si peu de can­di­dats glo­bo­phones dans les élec­tions de nos orga­ni­sa­tions ? C’est bien d’une refon­da­tion glo­bale du rap­port à l’autre qu’il s’agit.

    Une autre référence utile à propos à nouveau du cas de la géographie :
    Geography after Babel – a view from the French province, par M. Houssay-Holzschuch, et O. Milhaud, Geogr. Helv., 68, 51-55, 2013
    www.geogr-helv.net/68/51/2013/ (version postprint, http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00828320)
    #anglais
    #université
    #langue
    #globish
    #géographie


  • Ken Robinson : Comment échapper à la vallée de la mort de l’éducation .
    http://www.ted.com/talks/ken_robinson_how_to_escape_education_s_death_valley.html?fb_ref=talk

    Non loin de là où je vis, il y a un endroit appelé « La vallée de la Mort ». La vallée de la Mort est l’endroit le plus chaud et le plus aride de l’Amérique, et rien n’y pousse. Rien n’y pousse, car il ne pleut pas. D’où son nom, « vallée de la Mort ». Durant l’hiver de 2004, il a plu dans la vallée de la Mort. 180 mm de pluie sont tombés sur une très courte période. Et au printemps de 2005, il y a eu un phénomène. Le sol de la Vallée de la Mort a été complètement tapissé de fleurs pendant un certain temps. Ce qui prouve ceci : la vallée de la Mort n’est pas morte. Elle est en sommeil. Juste sous la surface reposent ces graines fertiles qui attendent des conditions adéquates pour germer et avec les systèmes organiques, lorsque les conditions sont réunies, la vie est inévitable. Ça arrive tout le temps. Vous prenez un territoire, une école, un quartier, vous modifiez les conditions, donnez aux gens une perspective différente, des attentes différentes, un éventail plus large de possibilités, vous chérissez et accorder de l’importance aux relations entre les enseignants et les élèves, vous laissez aux personnes le pouvoir discrétionnaire de faire preuve de créativité et d’innovation dans ce qu’ils font, et les écoles qui étaient autrefois en friche renaissent à la vie.

    #education #school #école #dropout #deathvalley


  • La question de l’austérité : travail, protection sociale et vie post-familiale
    http://ecologie-et-emancipation.over-blog.com/la-question-de-l-aust%C3%A9rit%C3%A9-travail-pro

    L’austérité signifie la guerre de classe, mais cette affirmation doit être nuancée : l’austérité est d’abord et avant tout la manifestation d’une crise de la reproduction du capital et du travail - ou plutôt, une crise de la reproduction du rapport salarial. Nous ne serons pas en mesure de comprendre l’agression en cours sur la protection sociale sans comprendre que la protection sociale et les salaires sont inséparablement liés : la stagnation des salaires et la restructuration du travail dans les quatre dernières décennies annoncent le retrait des services sociaux et la transformation de la protection sociale en un maigre supplément de salaire. Pour être encore plus précis, il faudrait ajouter que le terme « supplément » ne désigne pas ici un changement dans la relation du travail vers le capital, mais plutôt un changement dans les moyens par lesquels le rapport salarial se prolonge. Pour dire les choses simplement, le remplacement du salaire par des prestations d’admissibilité maintient le paradigme de la relation salariale intacte même si les salaires continuent à stagner et à baisser, et que le capital se débarrasse de travailleurs en plus grand nombre. Oui, la protection sociale a servi à émanciper les travailleurs de certaines charges liées à leur auto-reproduction, principalement les soins de santé, l’éducation, l’assurance sociale (chômage), et les soins aux personnes âgées. Mais il a également renforcé la dépendance des travailleurs par rapport au capital, a maintenu la position du prolétariat en tant que prolétariat tandis que toutes les forces ont tendance à le pousser vers le licenciement – le statut d’un surplus de population. C’est ce statut que l’austérité nous oblige à affronter, et, politiquement, à chercher à surmonter.

    #austérité #théorie #communisme #communisation #urbanisme


  • tiens, Global Voices verse dans la propagande pro-#big_pharma

    le problème évoqué est bien réel, mais il doit aussi être lié à l’absence de médicaments à prix abordables sur ces marchés… et donc, entre autres, aux actions de lobbying pro-#brevets de ces mêmes industriels du médicaments présentés ici comme des chevaliers blancs ; cf. #ACTA, sujet pas du tout évoqué par l’article…

    mélanger à dessein violations de #propriété_intellectuelle et problème des faux médicaments, c’est de la fraude intellectuelle

    >> Journée mondiale anti-#contrefaçon : Le cas des médicaments
    http://fr.globalvoicesonline.org/2013/05/26/146846

    Le 28 mai aura lieu la journée mondiale anti-contrefaçon. L’occasion de s’intéresser aux différents domaines frappés par ce fléau moderne, de l’art à la maroquinerie en passant par les parfums, le textile, les produits d’entretien ou encore les casques audio. (...)

    l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 10% des médicaments fabriqués sont des faux.

    http://fr.globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2013/05/Total-counterfeit-drugs-incidents-by-year-375x291.jpg
    Nombre d’incidents causés par de faux médicaments, par année. Graphique de PSI (domaine public).

    La contrefaçon de médicaments touche tous les pays, sans exception, qu’ils soient développés ou moins. Elle atteint parfois des proportions vertigineuses, comme pour le traitement du paludisme, bidon une fois sur deux. En Europe, elle représente 24% des saisies douanières, soit davantage que les cigarettes. En 2010, elle a généré 75 milliards de dollars de bénéfices. Plus que le marché de la drogue. Une situation grave sur le plan de la santé publique, combattue à grand renfort de mesures plus ou moins idoines, plus ou moins efficaces.

    Fer de lance de ce combat en France, le #Leem (les entreprises du médicament) s’est doté en 2003 d’un comité anti-contrefaçon. Il assure un lien en continuum entre industriels et autorités publiques (service des douanes, justice…). Vigie plutôt que réelle force de frappe, ce comité n’en demeure pas moins en première ligne dans le processus de modernisation des techniques anti-contrefaçon. Ces innovations sont de tous types : boîtes scellées, code-barres, hologrammes sur les emballages…

    Mais la lutte contre la contrefaçon passe aussi par une coopération accrue entre industriels et forces de l’ordre.

    #santé

    • j’ai envoyé une réponse sur le site (elle est « en modération ») :

      Cet article de propagande est d’une malhonnêteté alarmante. “La santé des citoyens a-t-elle vraiment un prix ?” Parlez-en au Leem et à l’industrie pharmaceutique, que vous présentez dans cet article comme le chevalier blanc. Car l’industrie est en partie responsable de la situation, du fait de son acharnement à maintenir les prix les plus élevés possibles, via les brevets, ce qui rend les médicaments inabordables dans les pays où, justement, on trouve le maximum de fakes. Est-ce un hasard ? Peut-on écrire un article pareil sans mentionner ce qui s’est passé avec ACTA ?

      En faisant passer un réel problème de santé publique (la tromperie sur la marchandise) pour un problème de propriété industrielle, les lobbyistes de big pharma veulent démontrer que leur propre comportement (la défense des brevets CONTRE la santé publique) serait en fait un comportement tout à fait favorable à la santé publique.

      La manipulation est habile et efficace ; hélas, il s’agit d’une fraude intellectuelle dangereuse.

      # 26 Mai 2013, 16:03

    • pour mémoire la « journée mondiale anti-contrefaçon » évoquée en début d’article est organisée par le lobby des lobbies de la propriété intellectuelle, le GACG, et en France le « Comité Colbert » (http://www.gacg.org/Member).

      Créé en 1954, le Comité Colbert rassemble 75 maisons françaises de luxe et 13 institutions culturelles. Elles œuvrent ensemble au rayonnement international ...

      (pas vraiment des amis de la santé publique mondiale comme Médecins sans frontières ou Act Up…)

    • à noter aussi, le graphique provient du lobby : « Pharmaceutical Security Institute »
      http://www.psi-inc.org

      The Pharmaceutical Security Institute, Inc., a notfor-profit, membership organization dedicated to addressing pharmaceutical counterfeiting issues, is based in Vienna, Virginia.

    • @Fil tu as lu les contributions de l’auteur (5 à ce jour).
      http://fr.globalvoicesonline.org/2013/04/13/143616

      J’ai eu du mal à dépasser le titre de celle sur l’ANI, mais après le premier paragraphe, j’ai craqué…

      Compromis sur le projet de loi sur l’emploi en France
      Mardi 9 avril, l’Assemblée nationale a entériné le projet de loi sur l’emploi. Une transposition légale qui sanctionne avec succès des mois de négociations au cours desquels les partenaires sociaux ont su s’entendre pour améliorer la flexibilité des entreprises sans nuire à la sécurité des salariés. Voilà qui tord le cou aux clichés sur la culture du conflit à la française et qui prépare un terreau fertile de compétitivité pour l’avenir.


  • DYNAMITE ! Un siècle de violence de classe en Amérique, par Louis Adamic
    http://lexomaniaque.blogspot.fr/2010/10/dynamite.html

    En octobre 1979, dans Charlie mensuel n° 129, Jean-Patrick Manchette écrivait ceci :Le polar est l’histoire de la criminalité et du gangstérisme, c’est-à-dire l’histoire de la #violence obligée des pauvres après la victoire du #Capital. Vous croyez que j’exagère ? Lisez donc Dynamite, the story of class violence in America de Louis Adamic (Viking press, 1936). On y voit lumineusement comment le syndicalisme américain s’est transformé en #syndicalisme criminel quand la possibilité de la #révolution a disparu et quand, par conséquent, la question n’a plus été que celle des fameuses « parts du gâteau ». On y voit comment des militants #ouvriers radicaux ont pu devenir racketters et bootleggers puisqu’il n’y avait plus d’autre moyen de jouir.

    #livre #Sao_Maï #Louis_Adamic #U.S.A #I.W.W #Molly_Maguires #AFL-CIO #sabotage #grève


  • Tomáš Sedláček : “Nous avons fétichisé l’économie”
    http://www.presseurop.eu/fr/content/blog/3773351-tomas-sedlacek-nous-avons-fetichise-l-economie?xtor=RSS-16

    Considéré comme l’un des économistes les plus talentueux du moment, Tomáš Sedláček appelle à une humanisation de l’économie. Son best-seller international, L’Economie du Bien et du Mal, vient d’être publié en France. Il sera au Centre tchèque de Paris, le 17 mai, pour un débat avec le journaliste Philippe Thureau-Dangin.

    La seconde partie de l’entretien est passionnante.

    #www.presseurop.eu


  • « USA | Privatopia »
    http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2013/05/usa-privatopia.html

    Extraits de Du Minnesota à l’Arizona. Le rêve américain d’une ville sans ville par Marco d’Eramo (2007)

    Tout dans le mall est destiné à rassurer. Les ascenseurs aux parois de verre sont conçus pour éviter le “viol en ascenseur”, topus mythique de la culture américaine. Dans le mall, les parkings ont des plafonds surélevés et sont éclairés pendant la journée pour conjurer l’autre grande légende métropolitaine : l’agression dans le parking. La police privée, parfois à cheval dans les couloirs, coopère avec le commissariat local de la police publique, auquelle elle est reliée par radio. Les caméras de vidéosurveillance vérifient que les adolescents font bien ce qu’ils sont censés faire – dépenser tout ce qu’ils ont en poche (la dépense moyenne est de 68,1 $ par visiteur) – et rien d’autre. Mike Davis a forgé l’expression efficace de “Panopticon Mall” pour décrire cette institution où le consommateur est constamment visible (et contrôlable), aux toilettes comme dans les cabines d’essayage, selon le modèle d’exposition continue à la surveillance imaginée au début du 19e siècle par Jeremy Bentham pour sa prison “panoptique” rendue célèbre par Michel Foucault dans Surveiller et punir.

    Mais comme nous le verrons également dans le cas des villes privées, l’obsession sécuritaire n’est qu’un facteur parmi d’autres qui ont contribué à la naissance et au succès des malls. La principale raison, c’est que, contrairement aux anciens centres commerciaux qui ne remplissaient qu’une des fonctions traditionnelles des centres-villes – la fonction commerciale – le mall aspire à les remplir toutes : lie de loisir (cinéma théâtre), de socialisation (restaurants, boîtes de nuit, bars), de promenade (le long des allées couvertes et chauffées). Les malls les plus importants abritent un ou deux grands hôtels. Dans les allées couvertes du mall, on croise même des gens qui font leur jogging au petit matin, avant l’ouverture des magasins. Le mall fonctionne à la fois comme une avenue et comme une place. On assiste ici à un processus qui s’est répété souvent au cours de la modernité : une configuration préexistante, spontanée, est détruite avant d’être reconstruite artificiellement une fois que le manque de ce qui a été détruit ou vidé se fait sentir assez fortement. Au 19e siècle, les rivières qui traversaient les villes furent enterrées parce qu’on y déversait trop de déchets toxiques, trop de purins nauséabonds. Mais par la suite, pour reconstituer un semblant de nature à la place des cours d’’eau désormais enterrés, on commença à creuser des rivières et des lacs artificiels dans les parcs urbains comme Central Park, le Bois de Boulogne ou Hyde Park. L’exemple le plus spectaculaire est celui des Buttes Chaumont à Paris, qui était une décharge d’ordures en 1860 ; en à peine trois ans, les paysagistes du baron Haussmann transformèrent cette zone malfamée « en une sorte de Suisse romantique, avec des corniches, ses bois, sa cascade haute d’une trentaine de mètres, sa rivière, ses lacs, sa gorge enjambée par un pont et ses rochers. »

    https://lh3.ggpht.com/-d1WyvYcyL2s/UZxqIDBPTjI/AAAAAAAADfw/X8nt8fil9ic/s1600/Mall_of_America-2005.jpg

    Egalement republication avec photos supplémentaire de Fantasmagories du capital. L’invention de la ville-marchandise de Marc Berdet (La Découverte, Zones, 2013)
    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=166
    http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2013/05/mall-centre-commercial.html

    Les premiers centres commerciaux modernes américains étaient-ils "socialistes", s’interroge Marc Berdet, auteur des Fantasmagories du capital.

    En effet, en 1954, 74 % de la population de USA réside dans les banlieues [suburbs], vastes océans de lotissements de résidences et de gated communities, conséquences de l’avidité des entrepreneurs, des spéculateurs, et du système automobile - réfrigérateur - téléphone - télévision. Les edge-cities, outer-cities et autres exurbs, se forment, villes - territoires sous-équipées n’ayant aucun lien organique avec les lointains centres-villes. L’architecte américain Victor Gruen et son associé Larry Smith inventeront alors les malls modernes, une concentration de magasins mais également d’équipements publics, censée offrir aux habitants des immensités résidentielles, un centre de vie, un « condensateur social », mis en valeur par une architecture de qualité.

    Le texte de Marc Berdet, que nous publions ici, n’indique pas que Gruen a été également le concepteur, et le plus fervent adepte des rues piétonnes aux USA, principal instrument d’embourgeoisement de quartiers pauvre ou populaire, sous l’égide de l’Urban Reneval ; et qu’il joua un rôle considérable, avec son associé Larry Smith [une succursale est ouverte à Paris], au sein de l’administration française des années 1960, pour la conception des premiers centres commerciaux régionaux (notamment des villes nouvelles) [Parly 2, Evry, etc.]. Ici, le socialisme de Gruen peine à nous convaincre, même si en 1978, dans un article intitulé « La triste histoire des centres commerciaux » il critiqua vivement les transformations - dont le gigantisme mercantile [le mal des malls...] - des premiers malls "sociaux".

    #urbanisme #centre_commercial #gigantisme #surveillance #consumérisme #livre


  • Dreamlands - Un visage de l’Amérique : Detroit
    http://www.larevuedesressources.org/dreamlands-un-visage-de-l-amerique-detroit,2579.html

    Dreamlands est un carnet de voyage virtuel à travers Google Earth et Street View. Chaque jour, je me promène dans des lieux que je ne connais pas. Je prends des notes, des photos. Je me confronte aux limites d’un appareil formel contraignant. Je fais avec cette caméra de peu, de beaucoup : StreetView – des panoramiques, des déformations, des objectifs inchangés/inchangeables, des imperfections, des flous de masquage, des limites de résolution parfois. Je fais aussi avec les vides et les pleins que (...)

    #Carnets
    http://dreamlands-virtual-tour.blogspot.com


  • Attentat de Benghazi : l’Amérique s’interroge sur les activités de la CIA
    http://www.lefigaro.fr/international/2013/05/20/01003-20130520ARTFIG00373-attentat-de-benghazi-l-amerique-s-interroge-sur-l

    Les journalistes de Business Insider et de Daily Beast ont leur interprétation. Pour eux, si la CIA est épargnée par la virulence des républicains comme des démocrates, c’est parce qu’elle menait une mission délicate, que personne ne veut dévoiler. On sait que l’agence avait pour mission de contrer le danger terroriste, en freinant les infiltrations d’extrémistes qui fondaient sur le pays livré au chaos. De l’aveu d’Hillary Clinton, la CIA était chargée de récupérer les milliers d’armes pillées par les milices rebelles libyennes dans les arsenaux de Kadhafi pendant la guerre, et notamment des missiles antiaériens sol-air.

    Mais Business Insider se demande également si l’agence n’était pas impliquée, au moment du drame, dans la fourniture de missiles SAM-7 à la rébellion syrienne, à partir de Benghazi. Le journal en ligne affirme que le nouveau gouvernement libyen pourrait avoir été le chef d’orchestre de la livraison de 400 tonnes d’armes, dont des missiles antiaériens, à la Syrie, à travers un port du sud de la Turquie. Cet accord aurait été négocié par Abdelhakim Belhadj, principal contact de Chris Stevens au sein de la rébellion libyenne, pendant la guerre de 2011. Dans ce contexte, suppute Business insider, la présence de l’ambassadeur américain pourrait avoir été liée à la facilitation de ces transferts, et non à l’inauguration d’un bâtiment culturel, contrairement à la version officielle. Une hypothèse qui susciterait un tremblement de terre géopolitique, si elle devait être étayée. L’Administration Obama est officiellement opposée à toute fourniture d’armes aux rebelles syriens.



  • Woodie Guthrie : le héraut à la guitare
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/05/LAURENT/49085

    En 1919, une Amérique en proie à la peur du « rouge » célèbre le centenaire de la naissance de son grand poète Walt Whitman, convaincu dans ses dernières années que son pays serait perdu si le socialisme ne le sauvait pas. La même année, un gosse de 7 ans nommé Woodie Guthrie est témoin de la folie qui s’empare de son Oklahoma natal lors de la découverte du pétrole. - #2013/05

    #Art #Culture #Histoire #Littérature #Mouvement_de_contestation #Musique #États-Unis