• merci pour tous ces dénichages !

      et marrant comme ce travail de mise à disposition d’archives fait par le Nouvel Obs donne un éclairage assez singulier sur l’évolution du bouzin : disons qu’ils sont assez schizophrènes, ou peut-être simplement nostalgiques, sur ce coup-là (car l’hypothèse d’une prise de conscience et d’une réforme en profondeur du #journalisme est naturellement irrecevable)


  • PAROLES D’UN ÉCONOMISTE NON ASSERVI : LES SOLUTIONS à LA « CRISE » PASSENT PAR LA DÉMOCRATIE DIRECTE LOCALE
    http://populaction.com/paroles-d-un-economiste-non-asservi-les-solutions-a-la-crise-passent-pa

    Si, comme nous le constatons depuis 40 ans, les discours et les solutions proposés (et mis en application) en matière économique (impôts, lutte contre le chômage, retraites, qualité des services publics, question de la dette….) par la plupart des économistes et hommes politiques intervenant à la télévision sont vains et si, loin de mener à une amélioration, ils mènent plutôt à une détérioration de la qualité de vie pour le commun des français, c’est que ces individus ne réfléchissent guère que dans le cadre étroit actuel du système et du fonctionnement de nos sociétés – un cadre qu’ils n’ont aucune envie de modifier : ne leur permet-il pas, grâce à leur « talent » d’homme politique ou d’économiste, d’avoir un très bon salaire (5000 euros ?) et de vivre une belle vie – bons restaurants, belles voitures, voyages etc. ?

    Tel ne fut pas le cas de #Cornélius_Castoriadis (1922 -1997) qui, en plus d’avoir été philosophe, penseur et acteur politiques et psychanalyste en exercice, a également été économiste : il a en effet travaillé comme expert à l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) de 1945 à 1970, donc au sein de l’une des institutions internationales les plus « sérieuses » et compétentes en matière économique et financière.

    http://anarsonore.free.fr/spip.php?article141
    http://www.caosmose.net/tvalice/podcast/castoriadis/castb1.mp3


    http://anarsonore.free.fr/spip.php?article142
    http://www.caosmose.net/tvalice/podcast/castoriadis/castb2.mp3

    http://anarsonore.free.fr/spip.php?article143
    http://www.caosmose.net/tvalice/podcast/castoriadis/castb3a.mp3

    Conférence de Cornelius Castoriadis prononcées en septembre 1991 à la préfecture municipale de Porto Alegre . En français avec traduction simultanée en portugais.



  • Reprise des négociations entre le Soudan et le Soudan du Sud - Soudan / Soudan du Sud - RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20130104-soudan-sud-addis-abeba-negociations-hailemariam-desalegn-abyei?ns_campa

    Les présidents du Soudan et du Soudan du Sud doivent se rencontrer ce vendredi 4 janvier à Addis Abeba. Omar el-Béchir et Salva Kiir ne se sont plus parlé directement depuis la signature de l’accord signé en septembre entre les deux pays, et dont la mise en œuvre bute sur d’importantes questions, principalement concernant les frontières et la sécurité. Alors que les deux hommes assurent être prêts à dialoguer pour mettre fin à la tension qui avait déjà failli conduire à une guerre en mars-avril dernier, les provocations continuent pourtant dans les deux camps.

    Le nouveau Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a repris le flambeau de son prédécesseur Meles Zenawi et s’investit personnellement pour pacifier la situation entre le Soudan et le Soudan du Sud. La semaine dernière il est allé voir les deux présidents et a donc obtenu qu’ils se rencontrent ce vendredi à Addis Abeba au palais présidentiel même.

    #soudan #soudan-sud #corne #afrique-de-l-est



  • Rodez La Rouge - n°8 - Quadrimestriel - Juillet 2012
    http://rodezlarouge.fr/?page_id=19
    Revue de critique sociale d’orientation révolutionnaire

    Éditorial
    J’ÉCRIS CES LIGNES dix jours avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2012. Tout autour de moi veut suggérer l’urgence et me communiquer une fièvre pré-électorale. Tout y tend presque machinalement, sans que je puisse dire ce qui menace davantage ma torpeur défensive. http://rodezlarouge.fr/wp-content/uploads/2012/07/%C3%89ditorial.pdf
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    D’HIROSHIMA À FUKUSHIMA, 60 ANS DE NUCLÉARISATION
    Une vérité historique

    SI L’ON EN CROIT le discours officiel – ou plutôt désormais l’absence de discours qui fait suite à un emballement médiatique devenu coutumier en pareille occasion –, un an après la catastrophe nucléaire dans la centrale de #Fukushima au Japon, la situation est sous contrôle. http://rodezlarouge.fr/wp-content/uploads/2012/07/DHiroshima-%C3%A0-Fukushima-60-ans-de-nucl%C3%A9arisation.pdf
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    DE LA RÉCUPÉRATION
    À L’ÈRE DE LA DÉCHÉANCE des économies financiarisées, du moralisme vertueux, du capitalisme vert et du prêchi-prêcha éco-participatif, la #récupération est à la mode. Le mot revêt plusieurs acceptions, mais il est essentiellement employé aujourd’hui pour désigner la pratique qui consiste à réutiliser un bien pour en tirer à nouveau un profit. http://rodezlarouge.fr/wp-content/uploads/2012/07/De-la-r%C3%A9cup%C3%A9ration.pdf
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    LE #NÉOSTALINISME À LA FRANÇAISE !
    L‘HISTOIRE N’EST SOUVENT QUE TROMPE L’ŒIL, et le mensonge « l’activité la mieux partagée » (Pierre Miquel) quand on oublie de mesurer quel a été l’enjeu de la lutte, et quels en furent les véritables protagonistes. L’œuvre des partis uniques et des régimes se réclamant du #marxisme n’avait qu’un seul but, et ils l’ont menée avec une obstination et une conscience qui leur venaient de leur fonction d’origine : la destruction du mouvement révolutionnaire au nom des valeurs de la révolution et du communisme, l’éradication de toute pensée d’émancipation du mouvement ouvrier, la terreur contre les opposants érigée en méthode de gouvernement et ciblée de manière à prévenir les récidives. http://rodezlarouge.fr/wp-content/uploads/2012/07/Le-n%C3%A9ostalisme-%C3%A0-la-fran%C3%A7aise.pdf
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    MAÎTRES ET VALETS DE LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE
    LE BOURDONNEMENT n’est donc pas terminé. Il s’est installé depuis si longtemps déjà qu’on serait bien en peine de dater son commencement. Ce bruit de fond qui accompagne chacune de nos journées, c’est celui de la #démocratie en acte : le plein accomplissement de la liberté politique dans le pays qui, mettant fin à l’absolutisme de l’Ancien Régime, a donné au peuple la souveraineté et la libre expression de sa volonté politique en instaurant le suffrage universel. Placé au cœur du système politique de nos sociétés, le vote est en effet le « geste politique » par excellence de la démocratie parlementaire. http://rodezlarouge.fr/wp-content/uploads/2012/07/Ma%C3%AEtres-et-valets-de-la-d%C3%A9mocratie-repr%C3%A9sentative.pdf
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    Bibliothèque de l’émancipation
    CASTORIADIS ET LE PROJET RÉVOLUTIONNAIRE

    L’œuvre de #Cornelius_Castoriadis (1922-1997) est précieuse pour qui veut se confronter à la pensée révolutionnaire. De ce corpus labyrinthique, nous présenterons ici les éléments qui expliquent sa fidélité au projet révolutionnaire.

    QU’ELLES SOIENT CONSTRUITES par des intellectuels ou qu’elles pèsent comme un couvercle sur l’esprit de tout un chacun, les critiques de l’irrationalité de l’action révolutionnaire dominent depuis les années 80 et l’effondrement du bloc de l’Est. Dans le jeu d’écho qui reprend à l’infini cette équation plate : projet révolutionnaire = irrationalité = terreur, rares sont ceux qui font entendre une parole souveraine. Cornelius Castoriadis était de ceux-là et il n’a cessé de penser la transformation de la société en vue de l’accès à l’autonomie politique. http://rodezlarouge.fr/wp-content/uploads/2012/07/Biblioth%C3%A8que-de-l%C3%A9mancipation.pdf


  • Somalia: The End of a Failed State?

    http://www.globalpolicy.org/home/172-general/51887-somalia-the-end-of-a-failed-state-.html

    By Konye Obaji Ori
    The Africa Report
    September 11, 2012

    When speaking of war-torn “failed states”, Somalia is often mentioned as the archetype. Indeed, Somalia has not had a functioning central government since 1991 and it is ranked today 222th worldwide in terms of GDP per capita. Yet, on September 10th, Somalia held its first presidential elections in 40 years. Hassan Sheikh Mohamud, the new President, is seen as incarnating a drive for change, promoting reform and readjustment after decades of war and poverty. However, the country’s stability is still threatened by resource-driven conflicts, arms smuggling and foreign interventions, all of these worsen by a lack of viable institutions. Will these elections really be a first step on the path towards recovery?

    What does Somalia’s first presidential election in 40 years mean to a nation seeking to filter itself from the shadows of a war-torn failed state? 



    #somalie #corne-afrique #failed-state #afrique-est
    For observers, the answer begins with the implementation of an overwhelmingly free and fair election, respectably accepted by the outgoing president.


  • The Sudans’ Oil Agreement : An Important Step on a Long Road Ahead

    http://www.globalpolicy.org/component/content/article/206-sudan/51860-the-sudans-oil-agreement-an-important-step-on-a-long-road-ahead.

    By Omar Zaki
    Think Africa Press
    August 28, 2012

    After numerous failed negotiations, Sudan and South Sudan finally managed to settle the long disputed transit of oil at the African Union Summit in Addis Ababa this month. Disagreement over the transport of South Sudanese oil through Sudan led South Sudan to shut down the production of oil altogether in January, with alarming consequences for both economies. Despite the Sudans’ Oil Agreement leading the way to greater cooperation between the two countries, many issues still remain. The main obstacle to the possibility of peaceful co-existence is the lack of clear borders and border security. Since the independence of South Sudan, conflict endures in Abyei, South Kordofan and the Blue Nile.

    After an unsettling year of failed negotiations, heated disputes, and cross-border violence, Sudan and South Sudan this month came to a landmark agreement over the transit of oil.

    Failure between the neighbouring governments to agree on a price for the transport of South Sudanese oil through Sudan eventually led to shutdown of production in January. For two economies heavily dependent on oil, the consequences have been dire. The negotiated breakthrough could therefore have monumental significance for both populations, although there is still far to go and numerous highly contentious issues between Sudan and South Sudan remain unresolved.

    #soudan #sud-soudan #énergie #pétrole #afrique-est #corne-afrique


    • Hubris : mot grec irremplaçable, orgueil c’est trop faible. Hubris, question philosophique très profonde. C’est pour ça que je dis que la philosophie n’est pas terminée, parce qu’il y a 2 500 ans qu’on écrit sur les Grecs et quand on creuse il y a des choses élémentaires qui sautent aux yeux que les gens n’ont pas vues. Qu’est-ce que c’est que l’hubris ? Les Grecs sont libres, créent la liberté et savent en même temps qu’il y a des limites. Mais ces limites ne sont pas fixées. Il n’y a pas une table de lois. Bien sûr, il y a des règles de morale etc. Mais par ailleurs personne ne peut savoir d’avance s’il ne va pas trop loin et pourtant il doit le savoir. Et quand on va trop loin c’est l’hubris. C’est la démesure et cette hubris est punie par une sorte d’ordre impersonnel du monde qui ramène toujours tout ce qui veut dépasser l’ordre. Le ramène, et le ramène en prenant le contre pied, c’est-à-dire en l’abîmant, en le jetant dans l’abîme, en le détruisant. La catastrophe fait tout aussi partie du monde grec que la création.


  • Un monde de réfugiés
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/06/A/47899

    Discret, mais présent sur tous les continents, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) prend en charge, depuis 1951, les millions de réfugiés, apatrides et déplacés que causent les guerres ou les catastrophes naturelles. Le HCR ne se contente pas de gérer l’urgence mais cherche (...) / #Afrique, Corne de l’Afrique, #Libye, #Tunisie, Action humanitaire, Droit international, #Migrations, #Réfugiés, #Sahel, Droit international humanitaire, Droit d’asile, Organisation internationale - 2012/06

    #Corne_de_l'Afrique #Action_humanitaire #Droit_international #Droit_international_humanitaire #Droit_d'asile #Organisation_internationale #2012/06


  • Les trois combats du HCR | Augusta Conchiglia
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/06/CONCHIGLIA/47894

    Cinquante millions de déracinés dans le monde. Ce chiffre, révélateur des tensions qui traversent la planète, est celui des populations qui ont dû abandonner leur foyer pour des raisons politiques ou à la suite de catastrophes naturelles. En 2011, plus de 35 millions de personnes ont reçu l’assistance (...) / #Afrique, #Asie, Corne de l’Afrique, #Europe, Action humanitaire, #Immigrés, #Migrations, #Réfugiés, Droit international humanitaire, Droit d’asile, Organisation internationale - 2012/06

    #Corne_de_l'Afrique #Action_humanitaire #Droit_international_humanitaire #Droit_d'asile #Organisation_internationale #2012/06


  • L’élection, processus antidémocratique par définition
    http://anarsonore.free.fr/spip.php?article471

    http://anarsonore.free.fr/IMG/mp3/election_antidemocratique.mp3

    Le terme « démocratie » nous vient de la Grèce antique. Lorsque la démocratie y naît, “l’idée de représentation est totalement absente de la philosophie et de la pratique de la Grèce ancienne (…) le principe de l’élection étaient considéré comme aristocratique” . Et oui, selon le constat des « inventeurs » de la démocratie, l’élection est exactement opposée à la démocratie. L’élection est par essence aristocratique puisqu’il s’agit non de désigner quelqu’un d’égal à un autre mais de choisir quelqu’un supposé meilleur, supérieur aux autres. C’est pourquoi les magistrats de la cité antique ne sont pas élus, mais – pratique démocratique oblige – tirés au sort. Quelques-uns seulement, pour des fonctions exigeant une compétence toute particulière sont élus ; mais ils ne sont jamais considérés comme des représentants des citoyens et leurs charges sont soumises à rotation régulière. D’ailleurs tout magistrat “ peut à n’importe quel moment dans l’exercice de ses fonctions, être mis en cause, pour des raisons de fonds et de forme, et révoqué” . Le mouvement ouvrier fera de même avec ses délégués durant la Commune, dans les soviets, dans les Collectivités, les organisations anarchosyndicalistes …

    http://www.dailymotion.com/video/xkxdc0_l-election-processus-antidemocratique-par-definition-mp3-libre-d

    #Abstention #Cornelius_Castoriadis


  • Extrait de Malaise dans la civilisation de #Cornelius_Cactoriadis (PUF 1971, chap VIII, pp 100-105) :

    “L’analogie existant entre le processus de la civilisation et la voie suivie par le développement individuel peut être poussée loin, car on est en droit de soutenir que la communauté elle aussi développe un Surmoi dont l’influence préside à l’évolution culturelle. Ce serait là une tâche bien séduisante pour un connaisseur des civilisations que de poursuivre cette analogie jusque dans ses détails. Je me bornerai à souligner ici quelques points frappants. Le Surmoi d’une époque culturelle donnée a une origine semblable à celle du Surmoi de l’individu ; il se fonde sur l’impression laissée après eux par de grands personnages, des conducteurs, des hommes doués d’une force spirituelle dominatrice chez lesquels l’une des aspirations humaines a trouvé son expression la plus forte et la plus pure, et par cela même aussi la plus exclusive. L’analogie en beaucoup de cas va encore plus loin, car ces personnalités ont été de leur vivant - assez souvent, sinon toujours - bafouées par les autres, maltraitées ou même éliminées de façon cruelle. Leur sort est au fond analogue à celui du père primitif qui, longtemps seulement après avoir été brutalement mis à mort, prenait rang de divinité. La figure de Jésus-Christ est précisément l’exemple le plus saisissant de cet enchaînement commandé par le destin, si au demeurant elle n’appartient pas au mythe qui lui a donné le jour en souvenir confus de ce meurtre primitif. Mais il y a un autre point concordant, c’est que le « Surmoi de la communauté civilisée » , tout comme le Surmoi individuel, émet des exigences idéales sévères, dont la non-observation trouve aussi sa punition dans une « angoisse de la conscience morale ». Et alors il se produit ici un fait bien curieux : les mécanismes psychiques dont il est question nous sont plus familiers, notre esprit les pénètre mieux sous leur aspect collectif que sous leur aspect individuel. Chez l’individu les agressions du Surmoi n’élèvent la voix de façon bruyante, sous forme de reproches, qu’en cas de tension psychique, tandis que les exigences elles-mêmes du Surmoi demeurent à l’arrière-plan et restent souvent inconscientes. Les rend-on conscientes, on constate alors qu’elles coïncident avec les prescriptions du Surmoi collectif contemporain. En ce point les deux mécanismes, celui du développement culturel de la masse et celui du développement propre à l’individu, sont pour ainsi dire régulièrement et intimement accolés l’un à l’autre. C’est pourquoi maintes manifestations et maints caractères du Surmoi peuvent être plus faciles à reconnaître d’après son comportement au sein de la communauté civilisée que de l’individu pris isolément.

    Le Surmoi collectif a élaboré ses idéals et posé ses exigences. Parmi ces dernières, celles qui ont trait aux relations des hommes entre eux sont résumées parle terme général d’Éthique. De tout temps, l’on a attaché la plus grande valeur à cette dite éthique, comme si on attendait d’elle qu’elle dût accomplir de grandes choses. Elle s’attaque en effet, il est aisé de s’en rendre compte, au point le plus faible de toute civilisation.

    Il convient donc de voir en elle une sorte de tentative thérapeutique, d’effort d’obtenir, à l’aide d’un impératif du Surmoi, ce que jusque-là la civilisation n’avait pu obtenir par le moyen d’autres disciplines. Ici, nous l’avons déjà reconnu, le problème consiste à écarter l’obstacle le plus grand rencontré par la civilisation, à savoir l’agressivité constitutionnelle de l’être humain contre autrui : d’où l’intérêt tout particulier du plus récent des commandements du Surmoi collectif : « Aime ton prochain comme toi-même. » L’étude des névroses, ainsi que leur traitement nous amènent à formuler deux objections au Surmoi de l’individu : par la sévérité de ses ordres et de ses interdictions, il se soucie trop peu du bonheur du Moi, et d’autre part il ne tient pas assez compte des résistances à lui obéir ; de la force des pulsions du soi et des difficultés extérieures. Ainsi sommes-nous très souvent obligés dans un but thérapeutique de lutter contre lui et nous efforçons-nous de rabaisser ses prétentions. Or, nous sommes en droit d’adresser des reproches très analogues au Surmoi collectif touchant ses exigences éthiques. Car lui non plus ne se soucie pas assez de la constitution psychique humaine : il édicte une loi et ne se demande pas s’il est possible à l’homme de la suivre. Il présume bien plutôt que tout ce qu’on lui impose est psychologiquement possible au Moi humain, et que ce Moi jouit d’une autorité illimitée sur son soi. C’est là une erreur ; même chez l’homme prétendu normal, la domination du soi par le Moi ne peut dépasser certaines limites. Exiger davantage, c’est alors provoquer chez l’individu une révolte ou une névrose, ou le rendre malheureux. Le commandement : « Aime ton prochain comme toi-même » est à la fois la mesure de défense la plus forte contre l’agressivité et l’exemple le meilleur des procédés anti-psychologiques du Surmoi collectif. Ce commandement est inapplicable, une inflation aussi grandiose de l’amour ne peut qu’abaisser sa valeur, mais non écarter le péril. La civilisation néglige tout cela, elle se borne à décréter que plus l’obéissance est difficile, plus elle a de mérite. Seulement, celui qui dans l’état actuel de la civilisation se conforme à pareille prescription ne fait qu’agir à son propre désavantage au regard de celui qui se place au-dessus d’elle. Quel obstacle puissant à la civilisation doit être l’agressivité si s’en défendre rend tout aussi malheureux que s’en réclamer ! L’éthique dite naturelle n’a rien ici à nous offrir que la satisfaction narcissique de pouvoir nous estimer meilleurs que les autres. L’éthique, qui s’appuie sur la religion, agite ses promesses d’un au-delà meilleur. Tant que la vertu ne sera pas récompensée ici-bas, l’éthique, j’en suis convaincu, prêchera dans le désert. Il me semble hors de doute aussi qu’un changement réel de l’attitude des hommes à l’égard de la propriété sera ici plus efficace que n’importe quel commandement éthique ; mais cette juste vue des socialistes est troublée et dépouillée de toute valeur pratique par une nouvelle méconnaissance idéaliste de la nature humaine.

    L’étude attentive du rôle joué par un Surmoi dans les manifestations du processus culturel me semble devoir promettre a qui veut bien s’y appliquer d’autres clartés encore. Je me hâte de conclure. Pourtant, il m’est difficile d’éviter une question. Si l’évolution de la civilisation présente de telles ressemblances avec celle de l’individu, et que toutes deux usent des mêmes moyens d’action, ne serait-on pas autorisé à porter le diagnostic suivant : la plupart des civilisations ou des époques culturelles - même l’humanité entière peut-être - ne sont-elles pas devenues « névrosées » sous l’influence des efforts de la civilisation même ? On pourrait adjoindre au catalogue psychanalytique de ces névroses des propositions thérapeutiques, prétendant à bon droit offrir un grand intérêt pratique. Je ne saurais dire qu’une pareille tentative d’application de la psychanalyse à la communauté civilisée serait absurde ou condamnée à la stérilité. Mais il faudrait procéder avec beaucoup de prudence, ne pas oublier qu’il s’agit uniquement d’analogies, et qu’enfin non seulement les êtres humains, mais aussi les concepts, ne sauraient être arrachés sans danger de la sphère dans laquelle ils sont nés et se sont développés. Au surplus, le diagnostic des névroses collectives se heurte à une difficulté particulière. Dans le cas de la névrose individuelle, le premier point de repère utile est le contraste marqué entre le malade et son entourage considéré comme « normal ». Pareille toile de fond nous fait défaut dans le cas d’une maladie collective du même genre ; force nous est de la remplacer par quelque autre moyen de comparaison. Quant à l’application thérapeutique de nos connaissances... à quoi servirait donc l’analyse la plus pénétrante de la névrose sociale, puisque personne n’aurait l’autorité nécessaire pour imposer à la collectivité la thérapeutique voulue ? En dépit de toutes ces difficultés, on peut s’attendre à ce qu’un jour quelqu’un s’enhardisse à entreprendre dans ce sens la pathologie des sociétés civilisées.

    Pour différentes raisons, tout jugement de valeur sur la civilisation humaine est bien loin de ma pensée. Je me suis efforcé d’échapper au préjugé proclamant avec enthousiasme que notre civilisation est le bien le plus précieux que nous puissions acquérir et posséder ; et que ses progrès nous élèveront nécessairement à un degré insoupçonné de perfection. Du moins puis-je écouter sans indignation ce critique qui, après avoir considéré les buts poursuivis par la tendance civilisatrice et les moyens dont elle use, se croit obligé de conclure que tous ces efforts n’en valent pas la peine, et ne sauraient aboutir qu’à un état insupportable pour l’individu. Mais il m’est facile d’être impartial, pour la raison que dans ce domaine je sais bien peu de choses. Je n’en sais qu’une seule, en toute certitude, c’est que les jugements de valeur portés par les hommes leur sont indiscutablement inspirés par leurs désirs de bonheur, et qu’ils constituent ainsi une tentative d’étayer d’arguments leurs illusions. Je comprendrais fort bien que quelqu’un s’appliquât à relever le caractère d’impulsion fatale affecté par la civilisation humaine, et fît remarquer par exemple que la tendance à restreindre la vie sexuelle, ou à réaliser l’idéal humanitaire aux dépens de la sélection, répond à des orientations évolutives que rien ne saurait influencer ni détourner de leur voie, et devant lesquelles mieux vaut s’incliner, comme s’il s’agissait de nécessités naturelles. L’objection faite à cette manière de voir m’est bien connue - ces dites tendances, considérées comme irrévocables, n’ont-elles pourtant pas été souvent, au cours de l’histoire humaine, écartées au profit d’autres ? Aussi, n’ai-je pas le courage de m’ériger en prophète devant mes frères ; et je m’incline devant le reproche de n’être à même de leur apporter aucune consolation.
    Car c’est bien cela qu’ils désirent tous, les révolutionnaires les plus sauvages non moins passionnément que les plus braves piétistes.

    La question du sort de l’espèce humaine me semble se poser ainsi : le progrès de la civilisation saura-t-il, et dans quelle mesure, dominer les perturbations apportées à la vie en commun par les pulsions humaines d’agression et d’autodestruction ? A ce point de vue, l’époque actuelle mérite peut-être une attention toute particulière. Les hommes d’aujourd’hui ont poussé si loin la maîtrise des forces de la nature qu’avec leur aide il leur est devenu facile de s’exterminer mutuellement jusqu’au dernier. Ils le savent bien, et c’est ce qui explique une bonne part de leur agitation présente, de leur malheur et de leur angoisse. Et maintenant, il y a lieu d’attendre que l’autre des deux « puissances célestes », l’Eros éternel, tente un effort afin de s’affirmer dans la lutte qu’il mène contre son adversaire non moins immortel.”


  • Quand la Banque mondiale encourage la razzia sur les terres agricoles | Benoît Lallau
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/09/LALLAU/20938

    Si les images de la famine en #Afrique font le tour de la planète, on sait peu que ce fléau est en partie lié à l’essor des investissements fonciers sur le continent. Exemples en Ethiopie et au Mali. / Afrique, Corne de l’Afrique, #Agriculture, #Agro-alimentaire, #Alimentation, #Faim, #Finance, Relations (...) / Afrique, Corne de l’Afrique, Agriculture, Agro-alimentaire, Alimentation, Faim, Finance, Relations Nord-Sud, Pauvreté - 2011/09

    #Corne_de_l'Afrique #Relations_Nord-Sud #Pauvreté #2011/09


  • Périsse le consensus - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article560

    La situation présente n’est pas le résultat d’une manipulation, d’une conspiration visant à abrutir les populations. Le fait est qu’elles veulent l’être. Or cela, il faut le dire. De même, il faut dénoncer la chute énorme de la qualité, de la rigueur dans tous les domaines. Il faut créer des îlots de résistance contre la corruption et la lâcheté, contre le n’importe quoi qu’on imprime et qu’on diffuse, contre l’erreur qu’on donne pour vérité, la perte de mémoire, l’oubli, devenu traits structuraux de la société contemporaine. Désigner du doigt les faux monnayeurs, les opportunistes, les tourne casaques. Même s’il ne se trouve pas dans le monde que dix jeunes pour l’entendre dont un à Caracas, un autre à Tokyo, c’est décisif. Mais, comme disait la duchesse de Guermantes, la qualité d’un homme est définie non par les salons qu’il fréquente, mais par ceux qu’il refuse de fréquenter.

    #Cornelius_Castoriadis


  • Francisco Varela - Processus d’acquisition des connaissances
    http://anarsonore.free.fr/spip.php?article261

    http://anarsonore.free.fr/IMG/mp3/Francisco_Varela.mp3

    L’esprit n’est pas quelque chose qui se trouve à l’intérieur de mon cerveau. La conscience et l’esprit appartiennent au domaine du couplage social. C’est le lieu même de leur dynamique. Et comme parties de la dynamique sociale humaine, l’esprit et la conscience opèrent comme des sélecteurs du chemin suivi par notre dérive structurale ontogénétique. De plus, comme nous existons dans le langage, les domaines de discours que nous générons deviennent une partie de notre domaine d’existence et constituent une partie de l’environnement dans lequel nous conservons notre identité et notre adaptation.

    Extrait de L’Arbre de la Connaissance, Racines biologiques de la compréhension humaine de Francisco Varela et Humberto Maturana, 1994

    #embodied_mind


  • ۩ Philosophy In The Flesh, de George Lakoff et Mark Johnson - errata
    http://errata.eklablog.com/philosophy-in-the-flesh-de-george-lakoff-et-mark-johnson-a17043993
    http://data0.eklablog.com/errata/mod_article17043993_2.jpg

    Lakoff et Johnson appartiennent au courant de l’« #embodied_mind » ou réalisme incarné dont le principal initiateur fut #Francisco_Varela (1946-2001), neurobiologiste d’origine chilienne, auteur notamment de Autonomie et connaissance, essai sur le vivant , et, avec Evan Thompson et Eleanor Rosch, L’inscription corporelle de l’esprit . Les concepts vareliens de « clôture du vivant », d’« autopoïèse » et d’ « énaction » ont eu une certaine influence en France – Castoriadis fut parmi les premiers à en saluer la pertinence – et ont contribué à la critique radicale des premiers cognitivistes.

    Entretien avec George Lakoff par John Brockman (mars 1999) http://data0.eklablog.com/errata/mod_article17043993_2.pdf

    • C’est intéressant. Mais faut-il absolument et uniquement un modèle, soit « instructionniste », soit soit « sélectionniste ». Je ne sais pas lequel des deux est le plus apte à "expliquer les mécanismes cérébraux, mais l’être humain n’est-il qu’un mécanisme, de plus explicable. Certes il est mécanisme neuronal, mais si on en reste là on passe à côté du sacré de l’être. Par exemple l’amour expliqué n’est plus l’amour. Je trouve que le risque est de dériver vers l’homme-machine....

    • #Cornelius_Castoriadis a remarquablement anticipé les trouvailles les plus « révolutionnaires » (ou du moins celles qui ont paru telles) du courant de l’#embodied_mind (de tradition merleaupontyenne) initié par le biologiste chilien #Francisco_Varela. Tout ce qui a été découvert d’important en neuroscience et en linguistique à la fin du XX° s et au début du XXI° était présent non seulement en germe, mais souvent explicitement dans les écrits de Cornelius Castoriadis. Lorsque je me réfère au courant de l’embodied mind, je parle en particulier des neurobiologistes Damasio et Edelman, et des linguistes Lakoff et Johnson.
      Un exemple : Cornelius Castoriadis rejoint parfaitement le courant lakovien – qu’il ne connaissait pas et qui est issu de la critique de Chomsky – lorsqu’il remet en cause en 1988 la grammaire générative qui fait encore autorité outre-atlantique. « L’entreprise de Chomsky, écrit-il, doit se heurter à ce dilemme impossible : ou bien les formes grammaticales (syntactiques) sont totalement indifférentes quant au sens – énoncé dont tout traducteur connaît l’absurdité ; ou bien elles contiennent dès le premier langage humain, et on ne sait comment, toutes les significations qui émergeront jamais dans l’histoire – ce qui emporte une métaphysique lourde et naïve de l’histoire. Dire que, dans tout langage, il doit être possible d’exprimer l’idée ‘John a donné une pomme à Mary’ est correct, mais tristement court. » ( Le Monde morcelé )
      On trouve aussi chez Cornelius Castoriadis une étonnante anticipation de la théorie des métaphores, de même que la reconnaissance de la pensée inconsciente et des images-schémas qui sont des postulats de base du courant lakovien. Il écrit par exemple : « Et c’est aussi ce à quoi fait allusion Freud dans le texte de 1913 sur ‘les deux principes du fonctionnement psychique’ : il n’y a pas dans l’inconscient de quoi distinguer la vérité de la simple fiction investie d’affect. Ce qui est porté par un désir est : il n’est ni ‘vrai’ ni ‘faux’. Il revient au même de dire avec Freud, et contrairement à feu Jacques Lacan, que dans l’inconscient il n’y a que des représentations des choses, et des complexions de représentations de choses, mais non pas des représentations de mots ni des complexions de représentations de mots – pas de significations et pas de ‘signifiants’ linguistiques. Ce qu’il y a comme signifiant est autre chose, c’est l’usage d’une représentation pour une autre représentation (à la place de...), le quid pro quo, mais cela ne se fait pas sur un mode langagier ; il n’y a pas la possibilité de représenter la signification ‘cela est faux’. Or cette possibilité de représenter la signification : ‘cela est faux’, et plus même : cette signification bipolaire : vrai/faux (ici prise au sens le plus pauvre, le plus rudimentaire, n’apparaît qu’avec le langage, avec la société, donc avec l’institution de la société et l’usage canonique du langage. »
      Tout langage est métaphorique et plonge ses racines dans l’inconscient non langagier, ce qui est en contradiction avec les courants largement dominants de la philosophie occidentale et la philosophie analytique. Cornelius Castoriadis écrit aussi avec perspicacité : « Il est donc pour ainsi dire impossible de parler sans utiliser des termes métaphoriques – par exemple, processus est une métaphore ; nous croyons nous opposer par ce terme à toute substantialisation grossière ou réification mais le processus, c’est le procès romain, le préteur et les deux adversaires, etc. Toute définition utilisera des termes métaphoriquement, négativement, et pour la même raison, elle tendra à être négative ; et à travers ces négations émerge par esquisses le visé. » ( Sujet et vérité dans le monde social-historique ).
      Même s’il n’établit pas une distinction très précise entre trope et métaphore, sa pensée n’en demeure pas moins très claire lorsqu’il dit : « Qu’est-ce qu’une ‘figure du discours’, un trope, et qu’est-ce que le sens propre ? Ce que l’on a appelé depuis l’Antiquité des tropes ne sont que des tropes particuliers ou des tropes au deuxième degré. Toute expression est essentiellement tropique. Un mot, alors même qu’il est utilisé dans son prétendu ‘sens propre’, ou avec sa ‘signification cardinale’, est encore utilisé dans un sens tropique. Il n’y a pas de ‘sens propre’ ; il y a seulement – mais toujours, et inéliminablement, et fût-ce dans les métaphores ou les allégories les plus subtiles ou les plus échevelées – repérage identitaire, point d’un réseau de repérages identitaires, lui-même pris dans le magma des significations, et référé au magma de ce qui est. » Il parlait de trope, de quid pro quo ou d’abus de langage, s’interrogeant sur la polysémie et affirmant, à l’encontre des principales théories linguistiques en vigueur depuis Saussure, que le langage codique était un leurre. Il posait les jalons d’une théorie des métaphores qui se développait parallèlement à ses travaux outre-atlantique.


  • Considérations sur la Grèce moderne - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article536

    Personne ne peut répondre à la question de savoir pourquoi quelqu’un n’a pas créé quelque chose à tel moment donné. La constitution d’un peuple en commu­nauté politique n’est pas quelque qui va de soi, qui se donne, c’est quelque chose qui se créé. On peut simplement constater que lorsqu’une telle création est absente, les caractéristiques de la situation pré­cédente se perpétuent, ou ne changent que de forme.

    #Cornelius_Castoriadis

    Lire aussi http://seenthis.net/messages/36278


  • L’Afrique est riche, et pourtant elle a faim | Actualutte |
    http://actualutte.info/?p=5467

    Voilà qui est clair, la famine est d’une certaine façon « organisée ». On peut le comprendre si le but recherché par le néolibéralisme est de précariser les pays, les plus vulnérables les amener à vendre leurs terres à des groupes internationaux pour une bouchée de pain (Groupes occidentaux, Chine mais aussi pays du Golfe). Pour Thierry Brun, la responsabilité des pays du Nord est totale. La crise agricole et alimentaire a disparu des écrans et des priorités des grands de ce monde. (…) Face à cette situation d’urgence, les gouvernements du G20 préfèrent favoriser les intérêts des entreprises agro-industrielles et des acteurs financiers plutôt que d’encourager et de soutenir les politiques agricoles des pays en développement. Les mêmes pays riches réclament cependant de nouvelles libéralisations au sein de l’OMC. Le cynisme était de mise lors du récent G20 agricole, car la question de constituer des réserves alimentaires d’urgence a été écartée. Au nom de quoi ? Le stockage d’une centaine de millions de tonnes supplémentaires de céréales pour aider les pays pauvres pouvait nuire aux marchés… Il est urgent de changer de cap : c’est tout l’enjeu du prochain sommet du G20 à Cannes et des mobilisations citoyennes prévues en novembre ».(6)

    #corne de l’Afrique #famine #finance


  • The lie of the land: Mapping the borders of South Sudan has been fraught with difficulty - Africa, World - The Independent

    http://www.independent.co.uk/news/world/africa/the-lie-of-the-land-mapping-the-borders-of-south-sudan-has-been-fraug

    comment fût décidée et dessinée la nouvelle frontière

    #sudsoudan #frontières #cartographie #corneafrique #soudan


  • Dr. Cornel West endorses BDS, supports Ethnic Studies at University of Arizona | The Electronic Intifada
    http://electronicintifada.net/blog/nora/dr-cornel-west-endorses-bds-supports-ethnic-studies-university-a

    “Denying education to Palestinian students and eliminating ethnic studies in Arizona are necessary steps to maintain oppressive, pro-corporate policies. The UofA currently holds contracts with Motorola, Caterpillar…which support Israeli occupation of Palestine and anti-immigrant legislation in Arizona. Divestment is the strongest statement our university can make in support for worldwide human rights. We, as members of the university community, demand that our administration end our university’s contracts with these corporations and stand up for human rights around the world and at home.”

    #cornel_west #bds #israël #palestine