The U.S. Military and the Unraveling of Africa » Print
http://original.antiwar.com/engelhardt/2013/06/18/the-u-s-military-and-the-unraveling-of-africa/print
#terrorisme en #Afrique engendré et alimenté par #africom et ses subordonnés
En 2000, un rapport préparé sous les auspices du Strategic Studies Institute de l’US Army War College a examiné "l’environnement sécuritaire en Afrique." Bien qu’il a abordé "les mouvements séparatistes ou rebelles internes" dans les « Etats faibles », ainsi que des acteurs non étatiques comme les milices et les "armées de seigneurs de guerre," il n’a fait aucune mention de l’extrémisme islamique ou des menaces terroristes transnationales majeures. En fait, avant 2001, les Etats-Unis ne reconnaissaient aucune organisation terroriste en Afrique sub-saharienne.
Peu après les attentats du 11/9, un haut responsable du Pentagone a affirmé que l’invasion américaine de l’Afghanistan pourrait entraîner des "terroristes" hors de ce pays et dans les pays africains. "Les terroristes liés à al-Qaïda et les groupes terroristes autochtones ont été et continuent d’être une présence dans cette région", a-t-il dit. "Ces terroristes, bien entendu, menaceront le personnel et les installations des Etats-Unis."
Lorsqu’on lui a demandé plus de précisions sur les dangers transnationaux réels, le fonctionnaire a fait référence aux militants somaliens mais a finalement admis que même les islamistes les plus extrêmes sur place, "n’ont pas vraiment participé à des actes de terrorisme en dehors de la Somalie." De même, lorsqu’il a été interrogé sur les connexions entre le noyau Al-Qaïda d’Oussama ben Laden et les extrémistes africains, il n’a évoqué que les liens les plus ténus, comme le "salut" de Ben Laden aux militants somaliens qui ont tué des soldats américains au cours de l’infâme incident "Black Hawk Down" de 1993.
Malgré cela, les États-Unis ont envoyé du personnel en Afrique dans le cadre du Groupe de forces interarmées - Corne de l’Afrique (CJTF-HOA) en 2002. L’année suivante, CJTF-HOA a élu domicile au Camp Lemonnier à Djibouti, où il réside à ce jour sur la seule base américaine officiellement avouée en Afrique.
Alors que le CJTF-HOA démarrait, le département d’Etat a lancé un programme multi-million de dollar de lutte contre le terrorisme , connu comme l’Initiative Pan-Sahel [Pan-Sahel Initiative], pour soutenir les forces armées du Mali, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie. En 2004, par exemple, des équipes de formation des forces spéciales ont été envoyées au Mali dans le cadre de l’initiative. En 2005, le programme a été élargi pour inclure le Nigeria, le Sénégal, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie et a été rebaptisé Partenariat Antiterroriste Transsaharien [Trans-Saharan Counterterrorism Partnership].
Dans le New York Times Magazine, Nicholas Schmidle a noté que le programme a vu le déploiement sur une année d’un personnel des Forces spéciales "pour former les armées locales à combattre les insurrections et les rébellions et pour empêcher l’expansion de Ben Laden et ses alliés dans la région." Le Partenariat Antiterroriste Transsaharien et son programme compagnon du ministère de la Défense, alors connu sous le nom de Enduring Freedom Operation- Trans-Sahara, ont été, à leur tour, englobés dans l’US Africa Command quand celui-ci a pris la responsabilité militaire du continent en 2008.
Comme Schmidle l’a noté, les résultats des efforts américains dans la région semblaient en contradiction avec les objectifs déclarés de l’AFRICOM [ c’est moi qui met en gras ]. " Al-Qaïda a établi des sanctuaires dans le Sahel, et en 2006, il a acquis une franchise en Afrique du Nord [Al-Qaïda au Maghreb islamique] ", a-t-il écrit. " Les attaques terroristes dans la région ont augmenté en nombre et en létalité ."
En fait, un regard sur la liste officielle des organisations terroristes du Département d’Etat indique une augmentation constante du nombre des groupes radicaux islamiques en Afrique parallèlement à la croissance des efforts de contre-terrorisme américains sur place - avec l’ajout du Groupe islamique combattant libyen en 2004, de l’al-Shabab somalien en 2008 et de l’Ansar al-Dine malien en 2013. En 2012, le général Carter Ham, alors chef de l’AFRICOM, a ajouté les militants islamistes de Boko Haram du Nigeria à sa propre liste des menaces extrémistes.
Le renversement de Kadhafi en Libye par une coalition interventionniste, dont les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, a également renforcé une foule de nouveaux groupes islamistes militants comme les Brigades de Omar Abdul Rahman, qui ont depuis effectué plusieurs attaques contre des intérêts occidentaux, et l’organisation proche d’al- Qaeda Ansar al-Sharia, dont les combattants ont agressé des installations américaines à Benghazi, en Libye, le 11 Septembre 2012, tuant l’ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains. En fait, juste avant cette attaque, selon le New York Times, la CIA suivait "un éventail de groupes militants armés dans et autour" de cette seule ville.
Selon Frederic Wehrey, analyste politique senior à la Carnegie Endowment for International Peace et expert de la Libye, ce pays est maintenant un "terrain fertile" pour les militants en provenance de la péninsule arabique et d’autres endroits du Moyen-Orient comme ailleurs en Afrique pour recruter des combattants, recevoir une formation, et récupérer. "C’est vraiment devenu un nouveau pôle," m’a-t-il dit.
- #United States
- #AFRICA
- #AFRICOM
- #Nick Turse
- #Washington
- #Tom Engelhardt
- #author
- #Vietnam
- #Anything That Moves
- #North Africa
- #Mali
- #U.S. military
- #President
- #U.S. Africa Command
- #Pentagon
- #Afghanistan
- #al-Qaeda
- #Guinea
- #Gulf of Guinea
- #Somalia
- #Nigeria
- #sub-Saharan Africa
- #Libya
- #Islamist
- #Ansar al-Dine
- #Hamid Karzai
- #Al-Shabaab
- #United States Army

















