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  • L’unité des Palestiniens se forge dans la résistance
    vendredi 29 août 2014 - David Hearst - 27 août 2014 - Middle East Eye / Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar
    http://www.info-palestine.net/spip.php?article14913

    (...) L’un d’entre eux était de maintenir le siège de Gaza. Il n’est maintenant plus un gouvernement en Europe ou en Amérique qui puisse imaginer qu’aider Israël à maintenir le blocus soit une bonne idée. Le désarmement du Hamas est également sorti de tous leurs agendas et parler de prévenir le réarmement du Hamas est une politique assez différente. Un signe du décalage qu’il y a entre insister sur le désarmement du Hamas et empêcher son réarmement est visible dans le document concocté par les représentants de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, puis communiqué au conseiller israélien à la sécurité nationale Yossi Cohen et qui a servi de base à une résolution des Nations Unies.

    Le deuxième objectif stratégique des gouvernements israéliens successifs a été de garder les Palestiniens divisés. Cela a été la pierre angulaire de toute une stratégie pour empêcher la naissance d’un État palestinien, et elle s’est érodée à la suite de cette guerre, bien que la haine personnelle de Mahmoud Abbas à l’égard du Hamas ne doit jamais être sous-estimée. C’était l’assaut le plus brutal jamais lancé par Israël sur Gaza, mais cela ne reste pas sans conséquences. Les choses ne sont plus là où elles en étaient il y a 50 jours.

    Les célébrations auxquelles on a assisté à Gaza la nuit dernière en ont fourni la preuve. L’accord politique d’unité entre le Fatah et le Hamas est moins important à cet égard, et en particulier plus fragile que l’aspect militaire de la question. Le Hamas n’a pas réussi à briser le siège et la deuxième série de pourparlers au Caire sur un port et l’aéroport pourrait ne jamais commencer, ou plus probablement, ne jamais aboutir. Mais ce que la guerre de 50 jours a fait à Gaza, c’est de restaurer la notion de résistance militaire comme moyen de l’unité palestinienne. Et c’est ce que les habitants de Gaza et les Palestiniens dans le monde entier ont fêté.

    Ce n’était pas écrit sur le Playbook de Netanyahu. Rappelez-vous quand il a commencé la guerre il y a 50 jours. Il disait que c’était un bon moment pour frapper le Hamas. Israël et en particulier l’Autorité palestinienne avaient imaginé que le Hamas était impopulaire dans la bande de Gaza et que les Gazaouis se révolteraient s’ils étaient soumis au malheur d’une autre guerre. Netanyahu pensait que le Hamas était privé de fonds et d’armes en provenance d’Iran et du Sinaï, maintenant que l’Égypte avait fermé tous les tunnels. On parlait même de réinstaller Mohammed Dahlan dans un Gaza sans Hamas.

    C’est le contraire qui s’est produit. Le Hamas a contre-attaqué, avec efficacité. Même au plus fort de la seconde Intifada, le Fatah étaient considéré comme co-responsable de la résistance, en grande partie en raison de son histoire. Aujourd’hui, il n’y a aucun doute dans la rue palestinienne, de qui dirige la résistance aujourd’hui : les Brigades al Qassam, dont la figure de proue est Mohammed al-Daif.

    La guerre s’interrompt avec les Brigades al-Qassam placées au sommet d’une force de résistance plus large qui comprend d’autres factions palestiniennes, dont une partie affiliées au Fatah. La résistance remplace les factions et l’idéologie, et sur le champ de bataille, elle a réussi à combler la fracture Hamas-Fatah.

    Le changement dans l’équilibre du pouvoir entre les deux principales factions palestiniennes se reflète aussi dans une réunion houleuse à Doha entre Mahmoud Abbas et Khaled Mechaal. Meshaal a critiqué Abbas pour la récente vague de répression contre les manifestants en Cisjordanie, et Abbas a accusé Meshaal de tenter de monter un coup de force contre lui, se référant à une histoire étrangement publiée au préalable dans les médias israéliens.

    Meshaal a répondu avec mépris que personne ne pouvait monter un coup d’État alors que l’ensemble de la Cisjordanie est sous occupation. Meshaal a ensuite demandé à savoir quand Abbas signerait le traité de Rome qui permettrait à l’État non membre de Palestine à rejoindre la Cour pénale internationale. Toutes les factions palestiniennes ont signé, sauf bien sûr, Abbas. Meshaal voulait savoir quand ce sera fait. Abbas n’a rien répondu.

    L’autre conséquence de la guerre était d’exposer qui faisait le mouchard à l’oreille de Netanyahu et pourquoi Israël et l’Égypte ont pensé pouvoir contourner leur bienfaiteur commun, l’Amérique. Le soutien à Israël par l’Arabie Saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis (EAU), qui avant la guerre était un secret, est maintenant devenu manifeste. Les responsables israéliens n’arrêtaient pas de se vanter à ce sujet. Israël a révélé que Abdel Fatah al-Sisi et Mohammed bin Zayed, le prince héritier d’Abou Dhabi, voulaient la destruction du Hamas, en allant même plus loin que ce qu’’ils étaient en train de faire. Les pays du Golfe ont considéré la guerre contre Gaza comme faisant partie intégrante de leur campagne contre les Frères musulmans et les islamistes en général et dans toute l’Afrique du Nord.

    Ce n’est pas une coïncidence si la semaine qui a précédé le cessez-le-feu, les EAU ont emprunté les aéroports égyptiens et ont bombardé des cibles islamistes et du mouvement de Misrata à Tripoli pour empêcher l’aéroport international de tomber entre leurs mains. La guerre par procuration en Libye a impliqué directement des avions du Golfe et des bases égyptiennes. Les Américains étaient si furieux qu’ils l’ont fait savoir par le New York Times. Ces mêmes États voulaient et avaient besoin de la destruction du Hamas.


  • Égypte, la liberté ou la mort en prison
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/egypte-la-liberte-ou-la-mort-en,0658

    Emprisonnés et condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir manifesté, des leaders de la révolution tels que Alaa Abdel Fattah sont désormais en grève de la faim. Dans sa dernière lettre, l’activiste explique sa démarche, un ultime recours suivi par d’autres jeunes leaders et avant eux par des dizaines de prisonniers détenus sans procès.

    Le 18 août 2014, premier jour de la grève.

    Égypte, les illusions perdues des « jeunes de la Révolution » - par Chaymaa Hassabo
    http://orientxxi.info/magazine/egypte-les-illusions-perdues-des,0544

    Tous font partie des « Jeunes de la Révolution » (shabâb al-thawra). C’est donc une catégorie problématique qui amalgame dans un « bloc » politique unifié tous les jeunes dont les participations successives ou simultanées aux soulèvements ont fait la chronique des trois dernières années. En effet, la notion de « génération politique » ne peut couvrir l’ensemble des militants. L’observation de leurs parcours politiques et de leurs motivations montre une diversité générationnelle et d’appartenance politique. Ils sont islamistes, nationalistes, anarchistes, trotskistes, marxistes, libéraux, voire sans affiliation idéologique particulière, ou encore devenus pro-Sissi. Ils s’accordent sur des revendications générales, sans pour autant avoir la même perception de la manière de faire la révolution.

    ...

    Malgré cette disparité, il est évident aujourd’hui que beaucoup d’entre eux se trouvent pris dans le même piège : écartés, marginalisés, arrêtés, torturés, punis à la moindre contestation du nouvel ordre établi depuis la destitution du président Mohamed Morsi le 3 juillet dernier. Dans le contexte de l’après 3 juillet, la tendance à diaboliser la Révolution du 25 janvier et ceux qui s’en réclament prend de l’ampleur, disqualifiant toute forme d’expression alternative à celle des tenants du pouvoir.

    #Égypte


  • Entretien avec Rached Ghannouchi - Institut Jean Lecanuet - France Forum
    http://www.institutjeanlecanuet.org/blog

    Jeudi 28 août 2014

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    ENTRETIEN AVEC RACHED GHANNOUCHI

    Terre de naissance des révolutions arabes, la Tunisie vit, depuis trois ans, un chapitre capital de sa jeune histoire. C’est évidemment l’opinion de Rached Ghannouchi, président du parti Ennahda. Pour lui, l’ensemble de l’islam est concerné par l’expérience démocratique tunisienne. « Ce qui est en train de se passer en Tunisie libère l’image de l’islam de celle du terrorisme et lui associe celle de la démocratie : une démocratie musulmane, assise sur une souveraineté populaire. » La religion garde un rôle important tempère Rached Ghannouchi, mais un rôle différent : « Diffuser des valeurs de paix et de tolérance, d’équité et de justice. » Est-ce bien l’avis de tous les Tunisiens ? « Islamistes et laïques modérés peuvent vivre ensemble. Le problème vient des extrémistes des deux camps », répond le président d’Ennahda.

    Guillaume Klossa, président du think tank EuropaNova se demande néanmoins si, derrière le mot démocratie, chacun met bien la même chose. Le responsable politique tunisien est on ne peut plus clair dans sa réponse : « J’ai 72 ans et, dans ma vie, je n’ai voté qu’une fois, mais je sais ce que veut dire pour moi la démocratie : des élections libres et multipartistes, la liberté de la presse, l’égalité des sexes, la justice, l’alternance au pouvoir. » Et puis, fait-il remarquer : « Nous ne sortons pas d’une période avec un gouvernement “fort” comme ont dit certains politiques en France après la chute de Ben Ali, mais d’une dictature véritable. » Ce sera la seule petite mise au point du déjeuner car « les Tunisiens veulent aller de l’avant. Le reste, c’est de l’histoire ancienne », n’a cessé de répéter Rached Ghannouchi.

    Le sénateur de Paris Yves Pozzo di Borgo évoque les prochaines élections en Tunisie et leurs conséquences possibles sur la cohésion nationale du pays. Rached Ghannouchi, dont le parti est donné favori, se montre rassurant : « Les élections auront lieu à la fin de l’année et, quelle que soit l’issue, un gouvernement de coalition est souhaitable car notre démocratie naissante est encore fragile. Oui, un consensus est nécessaire même si une majorité se dégage. Il nous faut encore au moins cinq ans pour stabiliser notre démocratie. »

    Rachida Dati, ancien ministre de la Justice, député européen et maire du 7e arrondissement de Paris, et Anne-Marie Idrac, ancien secrétaire d’État aux Transports et au Commerce extérieur et ancienne présidente de la SNCF et de la RATP, abordent la situation compliquée des autres pays arabes : Syrie, Irak, Libye, Egypte. Entre contextes sociaux sectaires ou communautaristes, interventions extérieures, aucune solution ne semble émerger. Rached Ghannouchi constate aussi ces crises et les fortes difficultés pour qu’une véritable démocratie s’installe dans ces pays voisins, mais il reste optimiste, notamment pour l’Egypte : « Le monde arabe dans son ensemble est entré dans une nouvelle ère comme l’Europe l’a été à la suite de la Révolution française. La révolution égyptienne réussira aussi sa mue démocratique. Le génie ne retournera pas dans sa lampe ! La Tunisie a mieux réussi que les autres parce que la situation y est moins complexe. Notre société est plus homogène comparée à l’Irak, à la Syrie ou à l’Egypte. Forcément, le prix de la démocratie sera plus lourd dans ces pays. » Yves Pozzo di Borgo évoque les relations politiques des nouveaux partis du monde arabe et interroge sur les relations entre Tunisie, Algérie et Maroc. « Qu’attendez-vous de la France ? » demande Rachida Dati. « Nous attendons que nos amis français et européens nous aident, que les démocraties européennes et toute la communauté internationale fassent leur devoir car il n’y a pas d’autres solutions que la réussite de la démocratie. Chacun y a intérêt. » Il ajoute : « Nous sommes avec tous ceux qui se battent pour la démocratie et contre le terrorisme. Le vrai visage de l’islam, c’est la liberté et la démocratie. Nous devons montrer le bon produit islamique pour faire disparaître le mauvais. » Anne-Marie Idrac ajoute : « Vous devez, de votre côté, nous aider à mieux vous comprendre, c’est bien le but de telles rencontres. »

    Guillaume Klossa s’interroge sur l’état des relations avec la France compte tenu des tensions diplomatiques au moment de la révolution. Rached Ghannouchi le rassure : « Les relations avec la France et aussi avec l’Europe s’améliorent. La Tunisie a maintenant un accord de partenariat privilégié avec l’Europe. Les visites ministérielles de la France sont nombreuses. L’ambassadeur de France en Tunisie a prononcé un discours en arabe. Le nombre d’étudiants tunisiens en France augmente. Les touristes français sont un peu moins nombreux, mais c’est aussi le résultat de la crise économique en France. » « C’est aujourd’hui notre intérêt et celui de l’Europe de vous connaître et de vous accompagner vers la démocratie. J’espère que la nouvelle Commission européenne sera à la hauteur de cet enjeu », ajoute Rachida Dati.

    « L’union du Maghreb reste un objectif, mais la question du Sahara est toujours un point très dur entre l’Algérie et le Maroc », précise le président d’Ennahda.

    Fadila Mehal, conseillère de Paris, voit bien les interrogations qui persistent dans la société française envers les évolutions en cours en Tunisie ou au Maroc et souhaite le faire entendre à Rached Ghannouchi : « La France a deux points de vigilance très forts qui peuvent compliquer nos relations. Je pense à la question du rôle des partis religieux par rapport à nos valeurs de laïcité et aussi à la question des femmes. »

    Rachida Dati partage la remarque de Fadila Mehal, mais elle note néanmoins que « nous sommes exigeants avec les peuples arabes comme en Tunisie alors que nous avons cautionné pendant des années des dictatures ». Et elle déplore que le ressentiment contre l’Islam repose parfois sur des fantasmes ou des comportements très minoritaires : « La loi sur les signes ostentatoires, puis celle sur le port de la burqa n’ont causé aucun problème dans la communauté musulmane et chez ses responsables. »


  • Égypte, la liberté ou la mort en prison
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/egypte-la-liberte-ou-la-mort-en,0658

    Emprisonnés et condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir manifesté, des leaders de la révolution tels que Alaa Abdel Fattah sont désormais en grève de la faim. Dans sa dernière lettre, l’activiste explique sa démarche, un ultime recours suivi par d’autres jeunes leaders et avant eux par des dizaines de prisonniers détenus sans procès. Source : Orient XXI


  • Egypte : mort d’Ahmed Seif el Islam, saint patron de la justice – Nouvelles du Caire

    http://blog.slateafrique.com/nouvelles-du-caire/2014/08/28/egypte-mort-d%E2%80%99ahmed-seif-el-islam-saint-patron-de-la-just

    Mort d’une figure emblématique de la militance égyptienne et de la lutte pour les droits de l’homme, le père d’Alaa Abdel Fattah et Mona Seif, tous deux emprisonnés actuellement, alors qu’Alaa a commencé une grève de la faim la semaine dernière.

    Voici la lettre ouverte de son fils, traduite en anglais :

    http://www.madamasr.com/content/open-letter

    Triste jour pour les luttes égyptiennes.


  • Hamas trying to sell ’victory’ to Gazans - D
    With Egypt and Israel recognizing it, Hamas can claim an achievement. But the question remains: Could it lead to a Palestinian release from the bonds of the Oslo Accords?
    By Amira Hass | Aug. 27, 2014
    Haaretz
    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.612655

    Israel and Hamas understood that they had arrived at a kind of a draw. Israel’s ability to militarily grind the other side will always be greater than that of Hamas, but the Palestinian threshold of suffering and its ability to absorb the blows is greater than that of Israel by an order of magnitude. The Israel Defense Forces and the military wing of Hamas could have continued demonstrating their asymmetrical armed power for a few more weeks, at the expense of the lives and homes of thousands more Palestinians and at the expense of the lives and property of a few Israelis and the worn out nerves of the citizens of Israel.

    During the first two or three weeks of the war, the Palestinian public in Gaza – including the majority, which is not the Hamas hard-core – supported the Muqawama (resistance, meaning the military wings ) almost in their entirety, despite the heavy civilian losses. Afterwards, however, it lost not only its fortitude to suffer, but also its belief in the political logic of extending the military campaign and in Hamas’ negotiating skills. That message certainly got through to the Hamas and Islamic Jihad activists and their leaders.

    As expected, Hamas spokesmen were quick to sell the cease-fire as a victory over Israel. If they compromise and, in the coming weeks, speak of “achievements,” they have a better chance of persuasion; it will be sufficient to quote some of the Israeli newspapers on the military surprises that Hamas prepared and its ability to find Israeli weak spots.

    Hamas can certainly claim a diplomatic achievement: Egypt spoke directly with Hamas representatives in order to get their agreement to the current cease-fire. PLO representatives on the joint negotiations delegation in Cairo did not participate in this successful round of the talks. A senior PLO source told Haaretz that delegation members who were not Hamas or Islamic Jihad did not even insist on being kept in the loop. Hamas understood long ago that the coup against Mohammed Morsi in Egypt had created a new reality and overturned the political and regional forecasts it had counted on before.

    But it turns out that even Egypt, which refused to speak directly with an organization that is part of the Muslim Brotherhood, understood that it had no other option: Hamas is a key political organization in the Palestinian arena. If Egypt wants to fill the role of political and regional leader, it cannot dismiss Hamas as a terrorist organization that can be crushed.

    Despite everything, after more than 2,100 deaths, among them 518 children and 296 women (according to the figures of the Mezan human rights organization); over 10,000 wounded; more than 10,000 buildings that were bombed and wrecked, including some 2,800 which were completely destroyed; how is it possible to describe as a victory an agreement that does not even include an important term that Hamas demanded from the start of the war: international guarantees that Israel will carry out its commitments, especially the “lifting of the blockade?”

    Hamas’ spokesmen raised expectations with their demand that the “blockade be lifted.” Though important to Hamas, the sea port and airport had little significance to the public. Allowing goods into the Strip - especially raw materials and construction materials - is positive, but people in Gaza were speaking more and more about the resumption of contact between Gaza and the West Bank, about regaining their freedom of movement, not only to go abroad but also within the country, at least the areas that were occupied in 1967.

    The separation between Gaza and the West Bank – which contravenes the Oslo Accords, yet deepened during the Oslo negotiations – has been a pillar of Israeli policy over the past 21 years (together with the expansion of settlements and the establishment of Palestinian enclaves in the West Bank). Israel has not changed its policy and it is difficult to believe that it will “remove the blockade” in accordance with the very logical expectations of the Palestinians.

    But another round of fighting in the near future does not seem likely. Hamas’ ability to rearm is limited.

    Now the question is whether Hamas and Fatah can overcome their mutual aversion and succeed in creating a joint political strategy.

    If they do, such a strategy would need to free them from the bonds of the Oslo Accords, and involve popular resistance and a resolute diplomatic and legal campaign. At the same time, it would also need to prevent any of the individual Palestinian groups from imposing a military path on all the rest.


  • Centre d’actualités de l’ONU - Un convoi du PAM entre à Gaza en passant par Rafah pour la première fois depuis 2007
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33182

    27 août 2014 – Alors qu’un cessez-le-feu illimité est entré en vigueur mardi à Gaza, un convoi humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) a franchi, pour la première fois depuis 2007, la frontière entre l’Egypte et Gaza mercredi, apportant assez de nourriture pour nourrir près de 150.000 personnes pendant cinq jours, a annoncé l’agence onusienne.

    Après sept heures de route au départ d’Alexandrie - où la nourriture a été chargée – en passant par le Sinaï, les camions du PAM sont arrivés au point de passage de Rafah. Le convoi de 18 camions transportait 15.600 colis alimentaires. Les colis contiennent de la viande en conserve, des haricots en conserve, du thé et des dattes. Un deuxième convoi avec près de 10.000 colis doit arriver à Gaza dans les prochains jours.

    « C’est la première fois que le PAM utilise le point de passage de Rafah depuis le début du blocus de Gaza en 2007 », a souligné le PAM.

    « Il est extrêmement important que nous ayons accès à la bande de Gaza par différents points de passage, y compris celui de Rafah, afin d’assurer un flux constant de fournitures humanitaires pour répondre aux besoins croissants des personnes touchées par les récentes violences. Nous sommes reconnaissants au gouvernement de l’Egypte d’avoir ouvert le passage de Rafah et avoir permis au PAM de se procurer de la nourriture en Egypte », a déclaré le Directeur régional du PAM pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Asie centrale et l’Europe de l’Est, Mohamed Diab.


  • Netanyahu saw his chance to run away from Gaza, and he took it
    http://www.haaretz.com/mobile/.premium-1.612637?v=2B3DFDB80CDA29EEE4B239CE73D18418

    In return for unlimited quiet, Israel agreed to immediately open the border crossings with Gaza to humanitarian aid and to extend the fishing zone to a distance of six nautical miles. Israel also agreed to the immediate entry of construction materials for the rebuilding of Gaza, without any guarantee from either Egypt or Hamas for the establishment of a monitoring mechanism to ensure that the cement and concrete is not used for the rehabilitation of the tunnels project.

    The Egyptian proposal didn’t include any statement, not even a hint, regarding Israel’s security demands. There was nothing about the demilitarization of the strip, the re-arming or the issue of the tunnels. When reading the thin Egyptian document to which Benjamin Netanyahu agreed, John Kerry’s draft – which was rejected by the cabinet with a disdain that bordered on humiliation of the secretary of state – suddenly looks like the proposal of the year.

    The third agreement that Netanyahu has signed with Hamas since he entered office in 2009 does not even return Israel to the starting point with Gaza. Netanyahu just wanted to return to the status quo that has become a personal ideology, but the reality is that Israel has regressed.


  • Avions d’Egypte et d’Emirats Arabes ont frappé en Libye...
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2262

    Tant dans le monde, auprès des pays africains ou de tout l’orient ainsi qu’au Maghreb, l’information n’est pas passée inaperçue. Tant elle a réveillé une alerte généralisée au niveau des états-majors, l’utilisation d’avions rappelle un certain 11 septembre... Certains médias ont titré « des avions non-identifiés sont intervenus en Libye ». Et la confusion qui règne dans le pays Kadhafi a rajouté au mystère angoissant, la véracité que des aéronefs ont bien survolé et frappé dans un pays, du Nord-Est (...)

    Monde, informations, actualité, international, politique, relations, diplomatie, affaires étrangères,

    / Terrorisme , islamisme , Al-Qaeda , politique , , Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, (...)

    #Monde,informations,_actualité,_international,_politique,_relations,_diplomatie,_affaires_étrangères, #Terrorisme_,_islamisme,Al-Qaeda,politique, #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société


  • مصادر : توافق خليجي عليها… ومشاورات جارية مع روسيا وإيران
    http://www.alquds.co.uk/?p=211799

    Des centaines de milliers de morts plus tard et après la dévastation du pays (avec la complicité active de la diplomatie française), on parle désormais d’une « solution » en Syrie.

    La réunion dans les pays du Golfe devrait ouvrir à une proposition égyptienne (pays qui a déjà annoncé qu’il était ni avec l’opposition, ni avec le régime) pour un dialogue intérieure. L’Egypte (et sans doute l’Algérie) portent la proposition, désormais soutenue par le Golfe (Saoudiens en tête). La Ligue arabe bénit oui-oui comme d’habitude. Reste à s’assurer la collaboration des Iraniens.



  • Abbas to ask UN to set timetable for Palestinian state along 1967 lines
    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/1.612264

    Haaretz reported earlier Sunday that Abbas is planning to announce a major diplomatic initiative this week, which sources in Ramallah say will entail asking the world powers and United Nations — including the International Criminal Court — to take responsibility for the Israeli-Palestinian conflict.

    Abbas was speaking to Egypt’s Sada El Balad television station after meeting with President Abdel Fattah al-Sissi on Saturday. Abbas said he would present his proposal to U.S. Secretary of State John Kerry, who will be visiting the region this week or next. Abbas said he would insist on the initiative, even though the U.S. administration would not like it.

    Abbas has not been in a hurry to take this route despite pressure from Palestinian splinter groups. He said he had broad support in the Arab world and that over the next few days he would discuss the issue with other Palestinian leaders.

    Abbas’ associates are not giving details on the plan but say the Palestinian leaders will meet Tuesday to hear about Abbas’ meetings over the weekend in Qatar and Egypt.

    “We’re working on two levels that do not collide — the political and the internal,” a source close to Abbas told Haaretz.

    Domestically, Abbas can suggest a new election or cooperation among the Palestinian groups until the election. This could win the groups’ support by reviving the Palestine Liberation Organization and bringing in Hamas and Islamic Jihad. Abbas might also ask the Palestinian leadership to choose a successor.

    Last week Yasser Abed Rabbo, a key member of the PLO Executive Committee, said the model for negotiations under the sponsorship of one country was finished. He said the era of Kerry’s shuttle diplomacy had ended.

    Abed Rabbo added that the international community had to take responsibility for what was happening in the territories, restrain Israel and end the occupation.


  • Egypt and United Arab Emirates Said to Have Secretly Carried Out Libya Airstrikes
    http://www.nytimes.com/2014/08/26/world/africa/egypt-and-united-arab-emirates-said-to-have-secretly-carried-out-libya-airs

    CAIRO — Twice in the last seven days, Egypt and the United Arab Emirates have secretly teamed up to launch airstrikes against Islamist-allied militias battling for control of Tripoli, Libya, four senior American officials said, in a major escalation between the supporters and opponents of political Islam.

    The United States, the officials said, was caught by surprise: Egypt and the Emirates, both close allies and military partners, acted without informing Washington or seeking its consent, leaving the Obama administration on the sidelines. Egyptian officials explicitly denied the operation to American diplomats, the officials said.


  • Cairobserver — Millions of meters of land
    http://cairobserver.com/post/95640115209/millions-of-meters-of-land

    According to Egypt’s current president, the country has received more than $20 billion in “aid” from Gulf countries, namely, Saudi Arabia (a trailblazer in promoting democracy and freedoms in the region), the United Arab Emirates, and Kuwait. $20 billion is a lot of money but where did it go? Furthermore, what qualifies that sum of money as “aid?” To put the number into perspective, this Gulf “aid” is about four times the annual revenue of the Suez Canal. That sum of money could have paid for completing the third metro line and building the entire fourth metro line in Cairo with some spare change to do a tram line somewhere. That sum of money is also about 12 times the annual US aid to Egypt. However, just like the US aid is not as philanthropic as it sounds (most of the money is actually military contracts and Egypt ends up spending more than the “aid” money annually for US military equipment and maintenance), Gulf “aid” isn’t the gift to the Egyptian people that it purports to be. Where has this money actually gone and what impact on the lives of Egyptians, particularly those living in cities, has this money made? This is not a Marshall Plan type of aid, resulting in specific development projects that actually impact the economy, provide sustained jobs and services. To put it bluntly, what are Gulf backers of the regime getting for their money? (besides the political clout they buy in Egypt, for example see the size of the new Saudi embassy in Cairo)

    One possible answer is land. Lots of land. Millions of square meters of Egyptian land.

    #Egypte #corruption #foncier #immobilier #Golfe #Emirats #Arabie_Saoudite


  • Raids sur Tripoli : les islamistes libyens accusent les Émirats et l’Égypte | La #Libye après Kadhafi
    http://www.lapresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/la-libye-apres-kadhafi/201408/23/01-4794012-raids-sur-tripoli-les-islamistes-libyens-accusent-les-emirats-et

    Les islamistes libyens ont nommément accusé samedi les Émirats arabes unis et l’Égypte d’avoir lancé des raids aériens contre leurs miliciens engagés depuis six semaines dans la bataille de l’aéroport de Tripoli, après avoir affirmé avoir pris le contrôle de cette installation vitale.


  • Why ISIS is a threat to Saudi Arabia: Wahhabism’s deferred promise
    http://english.al-akhbar.com/content/why-isis-threat-saudi-arabia-wahhabism%E2%80%99s-deferred-promise

    The House of Saud fought the religious regimes that emerged after the Arab Spring. They allocated a huge budget to overthrow the Muslim Brotherhood rule in Egypt in order to prevent the emergence of a model of Islamic rule that competes with and undermines the legitimacy of the Saudi regime. But there appeared from within the Wahhabi arena people who carry a competing project and who have inflammatory ideas, religious justifications, military and human power that make them a potential alternative in a divided environment. This was revealed by the calls made by young people on social networking sites to the prince of the faithful of the Islamic State to come to the Hijaz and liberate Mecca from the House of Saud. (...) Source: Al Akhbar (...)


  • Avec l’aide de la Russie, l’Egypte lance la construction d’un nouveau canal de Suez
    http://www.brujitafr.fr/article-avec-l-aide-de-la-russie-l-egypte-lance-la-construction-d-un-nouve

    http://www.solidariteetprogres.org/local/cache-vignettes/L602xH396/httpenglish.ahram.org.eg-174ae.jpg

    Le 5 août, le président égyptien à lancé les travaux pour le creusement d’un nouveau canal de Suez. L’Egypte cherche définitivement à rejoindre la dynamique des BRICS. Après avoir boudé le sommet africain d’Obama du 4 août, où le président américain n’avait de toute façon prévu aucun moment pour s’entretenir directement avec les chefs d’Etats africains, le président Abdel Fattah Al-Sissi s’est rendu le 12 août à Sotchi en Russie pour y conclure des accords majeurs de coopération avec Poutine. Le chef de l’État égyptien a également envoyé une lettre de soutien à l’Argentine dans son combat contre les fonds vautours et le Fonds monétaire international (FMI), dont les exigences avaient provoqué des émeutes de la faim en Égypte en (...)


  • How Egypt Prolonged the Gaza War
    http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/08/18/how_egypt_prolonged_the_gaza_war_israel_ceasefire

    This process has also shattered another myth — that the primary game in town is about how to achieve a two-state solution between Israel and the PLO. Today, two-state diplomacy seems to be at best in hibernation. The talks in Cairo, on the other hand, are substantial. They cover violence, security, reconstruction, living conditions in Gaza, movement and access to the territory, Hamas-Fatah reconciliation, and internal Palestinian governance.

    (...)

    There is one more troubling aspect of Cairo’s diplomacy that has largely escaped notice. While Egyptian mediators were forced in the end to deal directly with Hamas’s leadership in order to reach a cease-fire, they have tried to mitigate this unpleasant reality in two ways. They have not only been seeking to enhance the role of Palestinian President Mahmoud Abbas — something Mubarak always did in his day — but may also be flirting with Palestinian Islamic Jihad (PIJ), a group far more committed to violence against Israel than Hamas. PIJ leaders such as Khaled al-Batsh have been quoted in the Egyptian government-owned media recently insisting that no other state can take Egypt’s place as mediator.

    Egypt’s military-dominated regime, then, has proved that it is not against forging alliances with violent Islamists; its only feud is with those allied with the Muslim Brotherhood. The apparent Egypt-PIJ flirtation highlights how the country’s highly polarized politics might cause Cairo’s military-dominated leadership to cultivate clients that are hardly in the interests of the United States or Israel. An Egypt that looks and acts more and more like Pakistan is not something to celebrate.



  • #Israel bars Amnesty, Human Rights Watch workers from #Gaza
    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.611015

    Human Right Watch investigators have been barred from entering Gaza via the #Erez crossing since 2006, while Amnesty’s people have been barred since June 2012. Until the Morsi government in Egypt was brought down, they would enter Gaza from Egyptian territory through the #Rafah crossing.

    #Egypte


  • Translating “Frozen” Into Arabic - Elias Muhanna
    http://www.newyorker.com/books/page-turner/translating-frozen-into-arabic
    @gonzo : je ne sais pas si tu avais vu cela...

    The Arabic of “Frozen” is frozen in time, as “localized” to contemporary Middle Eastern youth culture as Latin quatrains in French rap.

    Why Disney decided to abandon dialectal Arabic for “Frozen” is perplexing, and the reaction has been mixed. Many YouTube viewers are annoyed, with some fans recording their own versions of the songs in dialect. An online petition has called for Disney to switch its dubbing back to Egyptian Arabic, plaintively wondering, “How can we watch ‘Monsters University’ in the Heavy Modern Arabic while we saw the first one in Egyptian accent that everybody loved…?”

    How indeed? Or perhaps the real question is: Why? Why is Disney willing to commission separate translations of its films for speakers of Castilian Spanish and Latin American Spanish, European Portuguese and Brazilian Portuguese, European French and Canadian French, but is moving in the opposite direction when it comes to Arabic? The answer cannot be that the dialect markets are too small. The population of all of Scandinavia is less than a third of Egypt’s, but is represented by five different translations of “Frozen.” There are nearly ten times as many Moroccans living in Casablanca alone as there are Icelanders in the whole world. The markets are there. What is missing is a constituency for cultural production in dialectal Arabic.

    Of course, it isn’t Disney’s job to cultivate such a constituency. Nor is its assumption that Modern Standard Arabic is a lingua franca suitable for all forms of literature and all Arab audiences a species of Orientalism. It reflects, rather, an ideology propagated by linguistic purists in the region, rooted in many centuries of literary and religious history. The Arab world, however, is no longer culturally unipolar, with most of its films and music originating in Egypt. The most popular soap operas of the region are Syrian, North African films are staples of the festival circuits, and some of the largest media conglomerates are based in the Gulf. This is to say nothing of the effect that the Web and social media are having on the penetration of Arabic dialects into written communication, which is incalculable.

    The age of the Arabic vernacular is here; someone just needs to tell the talking snowman.


  • An afternoon on Syrian displacement, and protection in Europe

    There are currently more than 2.8 million registered refugees from Syria. Ninety-six percent of these refugees are hosted by neighbouring countries – Lebanon, Turkey, Jordan, Iraq and Egypt. With the exception of Germany and a few other limited initiatives, the primary aim of the European response has been to contain the crisis in the Syrian region and to reinforce Europe’s borders.

    http://www.rsc.ox.ac.uk/events/an-afternoon-on-syrian-displacement-and-protection-in-europe

    #Syrie #réfugiés #asile #migration #Europe #témoignage


  • Sayyed Hassan Nasrallah: The Resistance in Gaza is on quest for tangible victory | Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/content/sayyed-hassan-nasrallah-resistance-gaza-quest-tangible-victory

    want to borrow the words of one of the leaders of the Palestinian Resistance that Gaza’s problem is that it is caught between a problem of confidence with Israel on one hand – a fundamental and substantial problem – and between two axes on the other, the Qatari-Turkish axis and the Egyptian-Saudi-Emirati axis. The reasons for this division are understandable and well-known, but unfortunately it is a sharp and jarring division at a time when this division should be overcome one way or another. We, for example, after consultations with the brothers in the Palestinian factions and the brothers in Iran, suggested to the Iranians to get in touch with the Turks, Qataris, Egyptians and Saudis even if it is through the United Arab Emirates or Oman. As far as the Resistance axis is concerned, we are not concerned with scoring points or using the Resistance movement in internal and regional considerations. There is a fundamental goal, and that is stopping the war on Gaza and lifting the siege. When there are clashes, the priority is for people to talk to each other. But in the midst of the events, the Egyptian position, for example, was difficult as Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan attacked Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi personally. Even the Qatari position towards Egypt, through Al-Jazeera, was negative. If you want to help Gaza, then you should talk to Egypt. The Palestinians themselves say that any solution or compromise is not possible without Egypt. This requires the two competing axes to give priority to Gaza over all the other discussions and conflicts, which has still not happened in an appropriate manner.


  • La police de Ferguson gaze une équipe de journalistes puis démonte leur matériel. (Il se dit par ailleurs qu’il s’agit de l’équipe d’Al Jazeera.)

    Ahmadiyya Times :
    https://twitter.com/ahmadiyyatimes/status/499823896879579136

    https://pbs.twimg.com/media/Bu-dIwICIAEWGXY.jpg

    ’Cops in #ferguson are quite literally rolling up to reporters & tear gassing them to keep reports from getting out

    Andrew W. Challand :
    https://twitter.com/andrewchalland/status/499817840149794816

    https://pbs.twimg.com/media/Bu-lkolCAAIwyN0.jpg

    […] here is a picture of the #Ferguson police LITERALLY dismantling the First Amendment.

    Clay Perry :
    https://twitter.com/clayperrymusic/status/499576743967993856

    https://pbs.twimg.com/media/Bu7aZqPCAAA8mRo.jpg

    Realist picture you will see today.. #Ferguson